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© Kymera

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Scarlet Traces
ScénarioEdginton Ian
DessinD'Israeli
Année2005
EditeurKymera
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

 

1 avis

smiley_Bone
Ceux qui croyaient, suite à son passage sur X-Force avec Warren Ellis, que Ian Edginton était un scénariste médiocre vont pouvoir réviser leur jugement. Edginton nous emmène dans une Angleterre qui a subi une invasion martienne, mais qui, de la même manière que dans le roman d'HG Wells, ont réussi à "gagner" la guerre. Et ce n'est pas tout, le Royaume-Uni a même réussi à exploiter la technologie martienne pour devenir la première puissance mondiale en ce début de vingtième siècle. A première vue, le régime victorien semble prospère, avec ses étranges
cab aux pattes d'insectes, son aviation civile composée d'engins furtifs à la forme quasi plate, son métro aérien, etc. A tel point que d'anciennes gloires militaires comme le Major Robert Autumn s'ennuient ferme dans leur riche résidence... Cependant tout n'est pas si rose, des cadavres de jeunes femmes sont retrouvés en piteux état et vidées de leur sang sur les bords de la Tamise. En parallèle le frère d'Archie Currie (majordome et compagnon d'arme de Robert Autumn) a des ennuis avec la police. Il est tiré d'affaire grâce à l'intervention d'Autumn, et par la suite, leur explique qu'il est ici pour retrouver sa fille qui a disparu. Autumn et Currie lui proposent son aide et commencent leur enquête qui les ménera assez loin dans l'horreur et leur fera découvrir l'atroce vérité...

Scarlet Traces est donc une histoire qui, sous une atmosphère uchronique et steampunk, vous prend aux tripes avec des héros désespérés dont le sens de l'honneur, l'humanité et la droiture paraissent bien désuets face à un monde impitoyable, ultra-technologique, et fertile en inégalités sociales. Edginton maîtrise son sujet de bout en bout, avec quelques jolis clins d'oeil à la mythologie londonienne de la fin du XIXème siècle, et se fend d'une critique grincante de la société contemporaine, avec une technologie de plus en plus sophistiquée qui n'est pas en harmonie avec l'Humanité mais qui se réalise plutôt à ses dépens...

On retrouve D'Israeli, déjà vu pour ma part dans Bizzaro's world, aux pinceaux... Très nerveux, très méticuleux, très noir voir glauque, parfois caricatural, son trait rappelle Chris Bachalo, mais sans les fioritures inutiles qui empèsent le storytelling du dessinateur de Steampunk... Il n'y avait sans doute que D'Israeli pour donner une telle atmosphère crasseuse et angoissante sous un vernis de technologie somptueuse. Et puis l'on peut voir tout le travail d'approche de l'artiste, dans un petit carnet d'esquisse et de planches abandonnées qui ponctue ce remarquable album.


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