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Tribune et Defouloir

Discussions générales, Duels, petits jeux rigolos... ]


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Léon le Wacky, 16.06.2003 à 20:0295354
Oui... Pauvre Man... :o/

compte supprimé . 16.06.2003 à 18:4995350
Ben 200€, moi ça me ferait pas rigoler non plus.

cubik, 16.06.2003 à 14:3595315
ah oui, j'oubliais que c'etait payant les concours :)
ben ca m'etonne po trop en fait

man, 16.06.2003 à 14:0095309
Nan mais là c'est encore pire, c'est à cause de la rivalité entre écoles privées et publiques, ils se communiquent pas les dates de leurs concours, et par fierté ils font semblant de pas savoir à quelle date ils tombent alors que les candidats doivent le savoir environ 6 mois à l'avance.

Et là où ça me pompe bien, c'est quand même que j'ai raqué 60€ pour le Celsa, et 140€ pour le CFJ. Donc je trouve ça carrément abusé !

Sinon merci pour le soutien, ça me touche. Si si, vraiment.

cubik, 16.06.2003 à 13:4595304
si si, innocence quand meme :)
j'ai jamais vu un concours changer des dates ou des horaires pour les postulants
y font tous leur truc dans leur coin, et ca tombe souvent au meme moment pasque c'est des dates qui les arrangent, donc bon, je te trouvais un peu optimiste sur ce coup la

Grunt, 16.06.2003 à 12:5795297
C'est une école qui prépare au chomage. =o)

khan guru, 16.06.2003 à 12:5095294
c koi le celsa?

man, 16.06.2003 à 12:4495293
Innocence mon cul, c'est des connards aveuglés par leur fierté et leur complexe d'infériorité, voilà tout ! 9 écoles en tout et même pas capables de s'arranger entre eux ! bordel, si ça c'est pas de l'incompétence !

cubik, 16.06.2003 à 12:1195290
c'est beau de voir l'innocence de certains face aux concours :)

man, 16.06.2003 à 12:0395289
RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHhhhhhhhhhhhh PAF PAF PAF !! GNap qlskjhdfmqlsjdf sqdmlA LAZEKZKEKJDs qslsqdmsqmsmd tiens tiens tiens tiens prends ça et ça et ça et ça !!

GLAAAAAAAAARDSQRLKFDJJJJJJJKKKKKKKKKKKqskljhmfd mqsdllllllllkqsjfldj ABBBBBBBabKjsqkldjlsmmmmmmmmmmm !!!!!!!! PAN PAN ET PAN KLALDKAKSKDKALALLALKAKAKAKLAK !!!

RRRRRRRiiiiiiKKKK PTOU !!!

(tenez, je vous laisse le directeur du Celsa, ceux qui veulent peuvent s'en servir comme paillasson)

('culé !)

cubik, 10.06.2003 à 17:1794628
oui, bon, en meme temps, faudra po que ca dure trop longtemps quand meme >)

Catskills, 10.06.2003 à 15:1994596
>> par contre, les 2 nouveaux donjon, adn ou janus, nib!
>> comme y avait po janus, je leur ai rien pris, meme po le 3eme testament, voila!

Bin je suis zému mon Cubik joli! Voilà une belle pensée qu'elle est belle et qu'elle me va droit au coeur! :0)))))

cubik, 10.06.2003 à 13:4794585
l'album de velizy, c'est vraiment des gros gros nains
y attende que je sois passep our mettre les nouveautes les enfoires
heureusement que je les ai feinte, je suis repasse apres etre alle a la fnac
du coûp, il avait bien le 3eme testament (vu la file a la caisse, on comprend pourquoi)
par contre, les 2 nouveaux donjon, adn ou janus, nib!
comme y avait po janus, je leur ai rien pris, meme po le 3eme testament, voila!

jon_arbuckle, 22.05.2003 à 22:3292013
Pour réagir en deux mots sur bouquin "COMMENT LA GAUCHE A PERDU L'ÉCOLE" de Davindenkoff...première question : est-ce que ça a un quelconque intérêt de savoir comment la gauche aurait perdu l'école, si tant est qu'elle l'est perdue, et si tant est que cette phrase interrogative veuille dire quelque chose.

Je me demande si la première précuppation des gens dans la rue quand ils manifestent leur inquiétude sur l'avenir du système éducatif en france est de savoir si la gauche, ou la droite, ou le centre, pourquoi pas, a perdu l'école. Franchement, des bouqins comme ça, ce n'est pas sérieux.

Par contre, le bouquin rappelle des problèmes graves et récurrents en france sur les "ratés" ou ceux qui sont présentés comme tels du sytème éducatif français : l'illétrisme, l'échec scolaire, les inégalités dans l'accès à l'enseignement supérieur, et j'en passe.

On ne peut nier ces phénomènes graves et récurrents du sytème éducatif français. On ne peut nier, par exemple, que les enfants issus des banlieues, de familles étrangères, souvent défavorisées, parviennent plus difficilement dans l'enseignement supérieur que les enfants de cadre.

Mais est-ce la faute de l'école ? Non. L'école est là pour éveiller les élèves, leur enseigner des connaissances, et leur donner envie de les approfondir par eux-mêmes.

Je ne dis pas que j'ai eu les meilleurs profs de france dans ma banlieue du 93, mais j'en ai eu de très bons, et tous voulaient que leurs élèves arrivent à quelque chose.

Il ne faut pas oublier qu'avant de critiquer l'école et ses échecs, il faut peut-être commencer par critiquer la démission de certains parents qui considèrent que c'est à l'école d'éduquer leurs enfants. Je regrette, mais il n'appartient pas à l'école d'éduquer les enfants.

C'est avant tout le rôle des parents de donner des repères à leurs enfants, de leur faire comprendre qu'étudier est essentiel et structurant pour leur personnalité, et que c'est le seul moyen de progression social.

Les échecs de l'école sont aussi et avant tout les échecs du corps social en son entier.

MR_Claude, 22.05.2003 à 22:1292012
ah certes, moi je critiquais juste ta preuve apportée ci dessous. Mais j'ai jamais dit que t'avais pas raison. Juste que la preuve ci dessous n'en ets pas une :o)

man, 22.05.2003 à 22:1092010
J'ai d'autres preuves si tu veux, mais j'ai pas envie de me lancer dans un exposé de trois pages sur la différence entre le populisme et le fascisme. :o)

MR_Claude, 22.05.2003 à 22:0692009
ah ça c'est pas une preuve man, un ancêtre peut très bien vivre plus longtemps que ses rejetons :o)

man, 22.05.2003 à 22:0492008
Juste pour pinailler un peu, ça me démangeait :


>> Enfin bref, j'en ai marre que ce triste Napoléon de gouttière de Sarkozy vilipende mai 68 comme source de tous nos maux et fasse du populisme à outrance. On dirait le général Boulanger (théoricien et inventeur du populisme, ancêtre du fascisme).

Heu... Boulanger n'a rien d'un théoricien, il n'est pas l'inventeur du populisme, et le populisme n'est pas vraiment l'ancêtre du fascisme... la preuve c'est qu'il existe toujours... Voilà voilà :o)))

Grunt, 22.05.2003 à 21:1692003
J'aime bien comment elle cause la catskills. =o)

Catskills, 22.05.2003 à 17:5491988
>> et après c'est moi qui suis virulent... la prochaine fois, je laisse passer Catskills devant :o)

C'est rare que je m'énerve mais quand je m'énerve, je m'énerve!!!

;0))

Enfin bon, n'ayez crainte cher Mr Claude, s'il le faut, je ferai un rempart de ma colère à votre indignation...

MR_Claude, 22.05.2003 à 17:4891986
et après c'est moi qui suis virulent... la prochaine fois, je laisse passer Catskills devant :o)

Matthieu, 22.05.2003 à 17:4291983
>> non Matthieu, toi t'as dit qu'il était intéressant, assume :o)))

c'etait une forme de politesse... :o))
et si il etait vraiment ininteressant on aurais pas ressenti le besion d'y repondre :o)

Catskills, 22.05.2003 à 17:3791976

>> Ben ça, je leur ais déjà dit aux éditrices d'hachette-lit', mais curieusement ça leur avaient pas trop plus... Allez savoir pourquoi. =o)

J'espère que le bouquin va se ramasser comme ça tu pourras aller les narguer en leur disant que tu avais raison! :0))))

>> Cela dit, je suis entierement daccord avec je-sais-pas-qui qui dit que les femmes qui travaillent sont responsables de la délinquance.

Je parlais du petit brun repêché des grandes traîtrises

>> Comme on me l'avait jamais faite celle-là, j'y adhère d'emblée tiens. =o)

Elle est pas neuve pourtant! Entre Le Pen, Boutin, Monseigneur Lefèvre, et consorts.... c'est pas les exemples de déclarations fracassantes qui manquent!

D'ailleurs, en parlant de Boutin, un paradoxe rigolo:

Elle est pour la femme à la maison avec le cilice sous la robe à fleurs en tergal pour expier d'impures songeries matutinales quand son seigneur et maître grogne d'une voix mâle (mais suave):

"Eh Germaine y vient mon café?"

Pourtant, cette brave Mme Boutin fait carrière en politique... donc hors de la maison... comme plein de Mme FN elles aussi pour le retour de la femme au foyer.

Si je comprends bien, celles-là, elles collaborent avec l'oppression machiste pour mieux garder leur place au soleil les lendemains qui (dé)chantent?

MR_Claude, 22.05.2003 à 17:3491973
non Matthieu, toi t'as dit qu'il était intéressant, assume :o)))

Bon, moi c'est plus le livre que l'article que je juge inintéressant car biaisé dès le départ en posant de faux problèmes (vu que l'accusation de parti-pris n'est que vile supputation de ma part :o) ).

J-C, 22.05.2003 à 17:3291970
d'abord, ce n'est pas mon article, ensuite, il est très bien car il a au moins permis de faire réagir certain(e) !

At'chao !

Matthieu, 22.05.2003 à 17:2691968
c'est pas gentils de dire a J-C que son article n'aa aucun interet... :o)))
(bon d'accord c'est un peu vrai mais apres il va bouder et on aura plus nos stripes de calvin et hobbes) :o)))

Grunt, 22.05.2003 à 17:2191963
Catskills

>> Plutôt que ce piège à sous fourré de poncifs à la sauce lieux communs genre "on fait un coup éditorial sans gâcher du neurone à penser un peu plus profond que d'habitude"...

Ben ça, je leur ais déjà dit aux éditrices d'hachette-lit', mais curieusement ça leur avaient pas trop plus... Allez savoir pourquoi. =o)

Cela dit, je suis entierement daccord avec je-sais-pas-qui qui dit que les femmes qui travaillent sont responsables de la délinquance.

Comme on me l'avait jamais faite celle-là, j'y adhère d'emblée tiens. =o)

MR_Claude, 22.05.2003 à 17:1291954
>> Plutôt que ce piège à sous fourré de poncifs à la sauce lieux communs genre "on fait un coup éditorial sans gâcher du neurone à penser un peu plus profond que d'habitude"...

Bon, au moins, je suis pas tout seul :o)

Catskills, 22.05.2003 à 17:0891950
Plutôt que ce piège à sous fourré de poncifs à la sauce lieux communs genre "on fait un coup éditorial sans gâcher du neurone à penser un peu plus profond que d'habitude"... (je sais, je suis sévère mais y a de quoi), je pense que je vais me jeter sur le dernier opus d'Elizabeth Badinter.

Elle au moins réfléchit plus loin que le bout de son nez et puis il serait temps de nous réveiller les filles, parce que je vous signale que Raffarin et consorts envisagent très sérieusement de nous faire regagner nos cuisines.

Quelques exemple en passant:

- prime maternelle aux femmes qui s'engagent à quitter leur travail trois ans minimum pour s'occuper de leur progéniture.

- projet de privatisation des crèches (lire Libé de mardi)

- rumeurs (ne parlons que de ça pour l'instant) de suppression de la petite et grande section des maternelles (donc plus de crèche ou si pas de pognon retour case cuisine)

et , cerise sur le gâteau, l'UMP (et le RPR) n'a jamais observé les lois de la parité et n'a aucune intention de le faire. Il est fort probable d'ailleurs que les lois sur la parité soient fort peu vérifées dans les temps qui vont venir si l'exemple de son irrespect est donné d'en haut.

Et c'est sans compter sur Sarkozy et ses amis qui multiplient les déclarations anti mai 68 et anti femmes qui bossent et ne surveillent pas leurs enfants ce qui cause, comme chacun le sait, de la DELINQUANCE ma bonne dame!

je rappelle pour les amnésiques que mai 68 a permis

- Loi Neuwirth (69): autorisation de la contraception
- 1970: transfert de l'autorité paternelle à l'autorité parentale
- 1972: loi sur l'égalité de rémunération homme/femme... toujours pas appliquée partout de nos jours!
- 1974: Loi WEILL

Je m'arrête là parce que sinon ça va faire long...

Enfin bref, j'en ai marre que ce triste Napoléon de gouttière de Sarkozy vilipende mai 68 comme source de tous nos maux et fasse du populisme à outrance. On dirait le général Boulanger (théoricien et inventeur du populisme, ancêtre du fascisme). Il a trouvé son bouc émissaire en grattant le nostalgique de l'ORTF et de Tante Yvonne (de Gaulle) ministre de la censure dans le sens du poil... c'est à dire le gauchiste chevelu, pacifiste et contestataire.

ça me débecte!

MR_Claude, 22.05.2003 à 16:5191939
avec plaisir, Grunt, je le lirais promis :o)))

Matthieu, 22.05.2003 à 16:4891937
j'avais commencé une belle reponse, mais mon chef est entré dans mon bureau j'ai du fermer la fenetre :o/
j'ai la flemme de retaper tout, mais en gros, on peut dire que si la gauche a pas fait mieu, la droite est en train de faire pire.
(oui oui je sais c'est vraiment facile)

Grunt, 22.05.2003 à 16:4391933
/me a d'ores et déjà trouvé le futur bouquin qu'il ramenera au clodius. =o)

J-C, 22.05.2003 à 16:3791932
:-))

At'chao !

MR_Claude, 22.05.2003 à 16:3591931
et donc, c'est l'UMP qui est dans la rue? Fichtre, les temps changent, je devrais sortir moi...
Quoique non, je sors pas si l'UMP est dans la rue, moi :o)

J-C, 22.05.2003 à 16:3391929
voilà !

At'chao !

MR_Claude, 22.05.2003 à 16:3291928
Le discours "la gauche a pas fait mieux" c'est marrant je l'entends plutôt de la bouche des types de l'UMP en ce moment, c'est curieux hein :o)))

(le discours "la droite a pas fait mieux" ayant connu de riches heures en son temps :o) )

J-C, 22.05.2003 à 16:3291927
oui !

At'chao !

MR_Claude, 22.05.2003 à 16:3091926
quels gens dans la rue??? ils sont de gauche peut-être???

J-C, 22.05.2003 à 16:2891925
c'est pas à moi qu'il faut dire ça, Claude, c'est aux gens dans la rue !

At'chao !

MR_Claude, 22.05.2003 à 16:2891924
>> quesqu'il est virulent ca cloclo ;o)))
>> ya dit nul part "la gauche au pouvoir depuis 81" mais simplement que les gouvernements de gauche qui ont existés depuis 81 n'ont pas ete a la hauteur de certaines esperences des profs (et des eleves !!)

certes, mais c'est peut-être encore pire :o) parce que pourquoi a ce moment là ne se concentrer que sur le rdv manqué des gouvernements de gauche? les gouvernements de droite depuis 81 sont exemptés d'améliorer l'éducation? encore une fois, je ne vois pas bien l'intérêt de faire un livre qui analyserait uniquement le rapport de la gauche à l'éducation. Un bouquin sur ce qui a été fait ou pas fait ok, mais pourquoi y mettre une couleur à gauche ou à droite, pour moi c'est vicié à la base, ce genre d'analyse.

J-C, 22.05.2003 à 16:2591923
clair que ça a été du temps perdu ! :-))

At'chao !

MR_Claude, 22.05.2003 à 16:2591922
J-C, dire que la gauche a pas fait mieux c'est surtout complètement stupide, on va remonter jusqu'ou avec un raisonnement comme ça? avant la gauche y'a eu la droite, pis avant y'avait la gauche, etc, etc... Moi tout ce que je vouis c'est que c'est un truc qui ne fait absolument rien avancer, c'est tout.

Grunt, 22.05.2003 à 16:2391920
Clair que les colles, j'ai connu. =o))

Tant de samedi matin paumés à rédiger 4 heures durant des dissert de nazes sur "le respect" ou encore "l'assuidité"...
=o)

J-C, 22.05.2003 à 15:5891914
ah je vois, toi aussi tu as eu des problèmes avec l'école ? :-))

At'chao !

Grunt, 22.05.2003 à 15:5691913
J.C à dit:


>> ah ? tu écris sous ce nom là, grunt ?

>> At'chao !


"écrire"? Euh...

/me se gratte la tête en fouillant dans sa mémoire ce que ça veut dire...

J-C, 22.05.2003 à 15:5491912
ah ? tu écris sous ce nom là, grunt ?

At'chao !

Grunt, 22.05.2003 à 15:5291909
Juste au passage...

COMMENT LA GAUCHE A PERDU L'ÉCOLE
par Emmanuel Davidenkoff
Hachette Litteratures, 337 pages, 18 euros

Vous noterez que ce livre est excelement fabriqué.

Hum...
/me gonfle le torse.

Voilà, quoi. =o)

J-C, 22.05.2003 à 15:4891908
bon d'accord, je vois que ça soulève les passions ! je ne jette la pierre à personne je pensais même avoir par l'intermédiaire de ce petit article mis tout le monde dos à dos. parfois j'ai l'impression que dire que la droite est conne c'est bien et dire que la gauche a pas fait mieux, c'est un crime. faut regarder les choses en face on ne peut pas éternellement ne rien faire pour ne froisser personne et on ne puet pas toujours faire les bonnes choses ! mais il est un peu facile de critiquer un gouvernement parce qu'il est de droite. le PS aussi c'est cassé les dents sur l'épineux problème de l'éducation nationale.

At'chao !

Matthieu, 22.05.2003 à 15:3991906
quesqu'il est virulent ca cloclo ;o)))
ya dit nul part "la gauche au pouvoir depuis 81" mais simplement que les gouvernements de gauche qui ont existés depuis 81 n'ont pas ete a la hauteur de certaines esperences des profs (et des eleves !!)

une autre chose, lors des manifs contre Alegres en automne 98 les profs qui etaient en greve etait ceux qui se definissaient comme "de gauche". Donc attention a ne pas confondre la gauche et le PS (j'y tiens, si si)

>>Y'avait vraiment besoin d'un bouquin et d'un article pour dire ça? :o)))

de 337 pages en plus O__°

j'aime bien les articles de J-C, il pose des petites bombes bien provoquente, et il se sauve en courant en nous laissant nous entre tuer :o)))

MR_Claude, 22.05.2003 à 15:3591904
c'est un peu court jeune homme! :o)))

Je veux dire, qu'est-ce qu'on apprend avec ça? Rien... Que il y a eu des réformes à faire qui n'ont pas été faites, tout le monde le sait. Que l'école n'a jamais été et n'est pas partie pour être un lieu de pure égalité, grande nouvelle!
Etc etc..; que ni les diférents gouvernements ni les différentes organisations syndicales n'ont vraiment réussi à faire avancer le schmilblick... Y'avait vraiment besoin d'un bouquin et d'un article pour dire ça? :o)))

Reste que le ton employé est quand même franchement partisan, je le maintiens. Certes la gauche au pouvoir à déçu les espoirs placés en elle. Mais euh, la droite au pouvoir a fait mieux? (avant ou depuis 81, hein...) Poser le problème en ces termes, c'est déjà pourrir le débat.

J-C, 22.05.2003 à 15:2991901
c'est un point de vue !

At'chao !

MR_Claude, 22.05.2003 à 15:2791898
mouaif... ça me fait toujours rire de lire "la gauche au pouvoir depuis 81"...
Attention je ne dis pas ça pour déculpabiliser qui que ce soit, mais bon, c'est un peu gros comme ficelle. y'a pas eu chirac et Balladur comme premiers ministres a cette époque là? Encore une fois, un bouquin (et un article) de plus pour renvoyer la balle dans le camp des autres. N'importe quoi!

Matthieu, 22.05.2003 à 15:2691897
interressant...
mais quand meme 2 petites remarques : l'education est plutot faché avec le PS (toute proportion gardé) qu'avec la gauche en general, il me semble.
quant a la conclusion, elle fait un peu "breve de comptoire" l'argument "les profs ne veulent de toute facon" c'est un peu leger quand on vois quelle sont les reformes qu'on nous propose.

et augmenter l'efficacité de l'education c'est possible meme sans reforme, il suffit d'augmenter le budget de l'education plutot que de chercher par tous les moyens a le réduire...

J-C, 22.05.2003 à 15:1591893
Les Echos 22-05-2003

Livres :
COMMENT LA GAUCHE A PERDU L'ÉCOLE
par Emmanuel Davidenkoff
Hachette Litteratures, 337 pages, 18 euros

Education : les rendez-vous manqués de la gauche

Vingt ans de relations passionnées et jalonnées d'erreurs.

La droite n'est pas seule à être fâchée avec les enseignants. Au moment où le ministre de l'Education nationale, Luc Ferry, peine à réformer la grande loi d'orientation sur l'éducation votée par la gauche en 1989, et où les syndicats d'enseignants enchaînent, sans désarmer, les manifestations contre l' « abandon de la priorité à l'éducation » , un livre rappelle le divorce qui s'est également opéré entre les enseignants et la gauche : le 21 avril 2002, au premier tour de l'élection présidentiele, Lionel Jospin a subi un véritable désaveu de la part des enseignants. Pour expliquer ce hiatus, Emmanuel Davidenkoff dresse un bilan minutieux et sans concession de l'état du système scolaire et de vingt années de relations passionnées entre la gauche - gouvernementale ou pas - et les enseignants. A l'aide d'exemples précis, il montre comment ces années ont été jalonnées d'erreurs, et de rendez-vous manqués. Avec une conclusion sans appel : la gauche n'a pas su répondre aux immenses espoirs suscités, dans le domaine éducatif, par son arrivée au pouvoir en mai 1981.
L'on attendait d'elle, explique l'auteur, qu'elle démocratise le système scolaire, et qu'elle casse le lien vicieux entre inégalités sociales et inégalités scolaires. Or, malgré des intentions louables, l' « ascenseur scolaire » est resté en panne. Le gouvernement, qui a inscrit l'adage des « 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat » dans la loi d'orientation de 1989, n'a pas forcément cherché à en accompagner les conséquences : la massification du système s'est traduite par un creusement des inégalités, malgré l'augmentation constante des moyens...
Aucune ligne forte
Dans l'enseignement supérieur, les étudiants issus de milieux favorisés monopolisent plus que jamais les grandes écoles, quand les plus modestes échouent à l'université, faute d'être suffisamment encadrés. Dans l'enseignement professionnel, les lycées continuent à se vider, la filière est dévalorisée, et la gauche, qui n'a que tardivement compris la crise de confiance entre le monde ouvrier et l'enseignement professionnel, n'a pas réussi à redresser le cap. Nul hasard donc si la droite a pu s'emparer, sans que personne ne le lui conteste, de la thématique de la fracture scolaire.
L'on attendait aussi de la gauche qu'elle ouvre grand le débat sur l'école. Or, elle-même déchirée, manquant, parfois, de courage politique face au poids de l'électorat enseignant, elle n'a pas su adopter une position claire sur des sujets sensibles comme la violence scolaire ou le collège unique. Aucune ligne forte n'a émergé du trop-plein de propositions et de réformes. Et au final, martèle l'auteur, le grand rendez-vous n'a pas eu lieu : les réformes ont continué à se faire d'« en haut », et le malaise, le sentiment d'oubli s'est accentué chez certains enseignants, avant de se transformer en franche exaspération quand Claude Allègre a entrepris de secouer le « Mammouth ».
Pour autant, le gouvernement n'est pas seul en cause et il demeure trop facile de dire que « c'est la faute au ministre ». Par conservatisme, les syndicats et les enseignants ont, eux aussi, refusé de se plier au jeu des réformes. L'absence de hiérarchie intermédiaire - notamment le peu de crédit accordé aux personnels de direction - et la pérennité de certains mythes comme la baisse du niveau des élèves ou la supériorité de l'enseignement général sur l'enseignement professionnel ont contribué à creuser le fossé. Reste aujourd'hui à savoir si la droite est mieux armée pour réformer, alors que les défis - lutte contre l'illettrisme et l'échec scolaire - sautent aux yeux. La première année Ferry laisse dubitatif. Le Mammouth serait-il impossible à réformer ?

LAURENCE ALBERT

At'chao !

man, 17.05.2003 à 21:5591123
*Expression corporelle spontanée d'un état émotionnel, acquérant secondairement une valeur symbolique et une signification sociale*

jon_arbuckle, 17.05.2003 à 21:2391120
Les dirigeants du PS élaborent une ligne commune pour s'opposer au projet Fillon

LE MONDE | 15.05.03

"Le bureau national a été consacré aux retraites
Repoussé d'une journée pour cause de manifestations, le bureau national du PS, qui s'est réuni mercredi 14 mai, a été exclusivement consacré aux retraites – dans un climat relativement consensuel plutôt inhabituel ces derniers temps. "C'est la première fois depuis longtemps qu'il y a de nouveau un vrai débat, comme si nous étions déjà dans l'après-congrès -du PS-", se félicite Manuel Valls, député de l'Essonne.

Il est vrai que François Hollande envisage de conclure le rendez-vous de Dijon, dimanche 18 mai, par une "adresse" commune de tous les socialistes, face à la droite, sur le sujet.

Tour à tour, les dirigeants du PS ont livré leur impression sur "l'exceptionnelle mobilisation" de la veille, en notant la présence de nombreux salariés du secteur privé. Certains ont ensuite demandé une "clarification"sur les déclarations récentes du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, qui laissaient entendre que l'allongement à 40 ans de cotisation pour la fonction publique était une position acquise (Le Monde du 9 mai). "La seule qui vaille, c'est le parti qui la fixera", a prévenu M. Hollande."

M. Hollande, qui pour faire bonne mesure s'est affiché avec bernard Thibault, invité et ovationné au congrès de Dijon...

C'est quand même assez incroyable des attitudes pareilles. Quelques jours avant les grandes manifs et grèves, le groupe PS à l'assemblée nationale s'était déclaré d'accord avec les grandes orientations du projet de réforme des retraites, et notamment les 40 années de cotisation. Aujourd'hui, le PS se déclare opposé au projet, et accueille en héros le sécrétaire général de la CGT...

Ce n'est pas très sérieux de changer à ce point d'opinion sur une question fondamentale en seulement quelques jours : ça donne quand même une méchante impression de récup politique tout ça.

J-C, 15.04.2003 à 14:4786751
un peu long mais très intéressant !

Le stratège et le philosophe

LE MONDE | 15.04.03

Qui sont ces néoconservateurs qui jouent un rôle essentiel dans les choix du président des Etats-Unis, au côté des chrétiens fondamentalistes ? Et qui étaient leurs maîtres à penser, Albert Wohlstetter et Leo Strauss ?
C'était dit sur le ton de l'éloge sincère : "Vous êtes certains des meilleurs cerveaux de notre pays" ; tellement bons, ajoutait George W. Bush, que "mon gouvernement emploie une vingtaine d'entre vous". Le président s'adressait, le 26 février, à l'American Entreprise Institute, à Washington (Le Monde du 20 mars).

Il rendait hommage à un cercle de réflexion (think tank) qui est l'un des bastions de la mouvance néoconservatrice américaine. Il saluait une école de pensée qui marque sa présidence et disait tout ce qu'il doit à un courant intellectuel à l'influence aujourd'hui prédominante. Il reconnaissait être entouré de néoconservateurs et les créditait d'un rôle essentiel dans ses choix politiques.

Au tout début des années 1960, John F. Kennedy avait recruté au centre gauche, à l'université Harvard notamment, certains professeurs choisis parmi "the best and the brightest" – les meilleurs et les plus intelligents, pour reprendre l'expression de l'essayiste David Halberstam. Le président George W. Bush va, lui, gouverner avec ceux qui ont justement, à partir des années 1960, rué dans les brancards de ce consensus centriste, à coloration social-démocrate, alors dominant.

Qui sont-ils ? Quelle est leur histoire ? Quels furent leurs maîtres à penser ? Où sont les origines intellectuelles du néoconservatisme bushien ?

Les néoconservateurs ne doivent pas être confondus avec les chrétiens fondamentalistes, qu'on trouve aussi dans l'entourage de George W. Bush. Ils n'ont rien à voir avec la renaissance d'un intégrisme protestant venu des Etats du Sud, ceux de la "ceinture biblique" (Bible Belt), et qui est l'une des forces montantes dans le Parti républicain d'aujourd'hui. Le néoconservatisme est de la Côte est ; un peu californien, aussi. Ses inspirateurs ont un profil "intellectuel", souvent new-yorkais, souvent juifs, ayant commencé "à gauche". Certains se disent toujours démocrates. Ils ont une revue littéraire ou politique à la main, pas la Bible ; ils portent des vestes en tweed, pas les costumes croisés bleu pétrole des télévangélistes du Sud. La plupart du temps, ils professent des idées libérales sur les questions de société et de mœurs. Leur objectif n'est ni d'interdire l'avortement ni d'imposer la prière à l'école. Leur ambition est autre.

Mais, explique Pierre Hassner, la singularité de l'administration Bush est d'avoir assuré la jonction entre ces deux courants. George W. Bush fait vivre ensemble néoconservateurs et chrétiens fondamentalistes. Ces derniers sont représentés dans le gouvernement par un homme comme John Ashcroft, le ministre de la justice ; les premiers ont l'une de leurs vedettes au poste de ministre adjoint de la défense, Paul Wolfowitz. George W. Bush, qui fit campagne au centre droit, sans ancrage politique très précis, a réalisé un cocktail idéologique étonnant, et détonant, mariant Wolfowitz et Ashcroft, néoconservateurs et intégristes chrétiens, deux planètes opposées.

Ashcroft a enseigné à la Bob-Jones University, en Caroline du Sud, académiquement inconnue mais place forte du fondamentalisme protestant. On y tenait des propos frisant l'antisémitisme. Juif, d'une famille d'enseignants, Wolfowitz est un brillant produit des universités de la Côte est ; il eut deux des professeurs parmi les plus éminents des années 1960, Allan Bloom, le disciple du philosophe juif d'origine allemande Leo Strauss, et Albert Wohlstetter, professeur de mathématiques et spécialiste de stratégie militaire. Ces deux noms vont compter. Les néoconservateurs se sont placés sous l'ombre tutélaire du stratège et du philosophe.

Mal nommés, ils n'ont rien, non plus, de gens qui voudraient garantir l'ordre établi. Ils rejettent à peu près tous les attributs du conservatisme politique tel qu'on l'entend en Europe. L'un d'entre eux, Francis Fukuyama, qui s'est rendu célèbre par son essai La Fin de l'histoire, assure : "Les néoconservateurs ne veulent en rien défendre l'ordre des choses tel qu'il est, fondé sur la hiérarchie, la tradition et une vue pessimiste de la nature humaine" (Wall Street Journal du 24 décembre 2002).

Idéalistes-optimistes, convaincus de la valeur universelle du modèle démocratique américain, ils veulent mettre fin au statu quo, au consensus mou. Ils croient en la politique pour changer les choses. Sur le front intérieur, ils esquissent la critique d'un Etat-providence, produit de présidences démocrates (Kennedy, Johnson) et républicaine (Nixon), qui peine à résoudre les problèmes sociaux. En politique étrangère, ils dénonçaient dans les années 1970 la détente, qui, disaient-ils, profitait plus à l'URSS qu'à l'Occident. Critiques du bilan des sixties et opposés au réalisme diplomatique d'un Henry Kissinger, ils sont anti-establishment. Irving Kristol et Norman Podhoretz, fondateur de la revue Commentary, deux des parrains new-yorkais du néoconservatisme, viennent de la gauche. Ils formulent une mise en cause de gauche du communisme soviétique.

Dans Ni Marx ni Jésus (1970, Robert Laffont), Jean-François Revel avait décrit une Amérique plongée dans les tumultes de la révolution sociale des années 1960. Il explique aujourd'hui le néoconservatisme comme une manière de retour de bâton. Sur le front intérieur, d'abord. Les néoconservateurs critiquent, dans le sillage de Leo Strauss, le relativisme culturel et moral des années 1960. Pour eux, le relativisme va déboucher sur le politically correct des années 1980.

C'est un autre intellectuel de haut rang qui mène ici la bataille, Allan Bloom, de l'université de Chicago, que son ami Saul Bellow a peint dans son roman Ravelstein (Gallimard, 2002). En 1987, dans The Closing of the American Mind (traduit en français sous le titre L'Ame désarmée), Bloom pourfend un milieu universitaire pour qui tout se vaut : "Tout est devenu culture, écrit-il ; culture de la drogue, culture rock, culture des gangs de la rue et ainsi de suite sans la moindre discrimination. L'échec de la culture est devenu une culture."

Pour Bloom, grand interprète des textes classiques à l'image de son maître Strauss, une partie de l'héritage des années 1960 "aboutit à un mépris de la civilisation occidentale par elle-même, explique Jean-François Revel. Au nom du politiquement correct, toute culture en vaut une autre et Bloom s'interroge sur ces étudiants et ces professeurs parfaitement disposés à admettre des cultures non européennes souvent attentatoires aux libertés et qui manifestaient en même temps une extrême sévérité pour la culture occidentale, se refusant à la reconnaître supérieure en aucun point".

Pendant que le politically correct donne l'impression de tenir le haut du pavé, les néoconservateurs marquent des points. Le livre de Bloom est un immense succès. En politique étrangère, une véritable école néoconservatrice a pris forme. Des réseaux s'installent. Dans les années 1970, le sénateur démocrate de l'Etat de Washington Henry Jackson (mort en 1983) critique les grands accords sur le désarmement nucléaire. Il forme alors une génération de jeunes gens férus de stratégie, dont Richard Perle et William Kristol, qui a suivi les cours d'Allan Bloom.

Dans et hors de l'administration, Richard Perle va retrouver Paul Wolfowitz, tous les deux travaillant pour Kenneth Adelman, autre contempteur de la politique de détente, ou Charles Fairbanks, sous-secrétaire d'Etat. En matière stratégique, leur maître à penser est Albert Wohlstetter. Chercheur à la Rand Corporation, conseiller du Pentagone et néanmoins grand spécialiste de gastronomie, Wohlstetter (mort en 1997) est un des pères de la doctrine nucléaire américaine.

Plus exactement, il est à l'origine de la remise en question de la doctrine traditionnelle, dite de "destruction mutuelle assurée" (MAD, selon le sigle anglais), qui fondait la dissuasion. Selon cette théorie, les deux blocs ayant la capacité d'infliger à l'autre des dommages irréparables, les responsables hésiteraient à déclencher le feu nucléaire. Pour Wohlstetter et ses élèves, MAD était à la fois immorale – par les destructions infligées aux populations civiles – et inefficace : elle aboutissait à une neutralisation mutuelle des arsenaux nucléaires. Aucun homme d'Etat doué de raison, en tout cas aucun président américain, ne déciderait un "suicide réciproque". Wohlstetter proposait au contraire une "dissuasion graduée", c'est-à-dire l'acceptation de guerres limitées, éventuellement avec des armes nucléaires tactiques, avec des armes "intelligentes", de haute précision, capables de s'attaquer aux dispositifs militaires de l'adversaire.

Il critiquait la politique de contrôle des armements nucléaires menée de concert avec Moscou. Elle revenait, selon lui, à brider la créativité technologique des Etats-Unis pour maintenir un équilibre artificiel avec l'URSS.

Il sera écouté par Ronald Reagan, qui lance l'Initiative de défense stratégique (SDI), baptisée "guerre des étoiles", ancêtre de la Défense antimissiles, reprise par les élèves de Wohlstetter. Ceux-ci seront les plus chauds partisans d'une dénonciation unilatérale du traité ABM, qui, à leurs yeux, empêchait les Etats-Unis de développer ses systèmes de défense. Et ils ont convaincu George W. Bush.

Sur le chemin de Perle et de Wolfowitz, on croise encore Elliott Abrams, aujourd'hui responsable du Proche-Orient au Conseil national de sécurité à la Maison Blanche, et Douglas Feith, un des sous-secrétaires à la défense. Tous se rejoignent dans un soutien inconditionnel de la politique menée par l'Etat d'Israël, quel que soit le gouvernement en place à Jérusalem. Ce soutien sans faille explique qu'ils se placent sans sourciller derrière Ariel Sharon. Les deux mandats du président Ronald Reagan (1981 et 1985) avaient donné l'occasion à nombre d'entre eux d'exercer leurs premières responsabilités gouvernementales.

A Washington, les néoconservateurs ont tissé leur toile. La créativité est de leur côté. Au fil des ans, ils marginalisent les intellectuels du centre ou du centre gauche démocrate, pour occuper une place prépondérante dans les lieux où se forgent les idées qui vont dominer la scène politique. Ce sont des revues comme National Review, Commentary, The New Republic, dirigée un temps par le jeune "straussien" Andrew Sullivan ; l'hebdomadaire The Weekly Standard, propriété du groupe Murdoch, dont la chaîne de télévision Fox News assure la diffusion de la version vulgarisée de la pensée néoconservatrice. Ce sont des pages éditoriales comme celles du Wall Street Journal, qui, sous la responsabilité de Robert Bartley, donnent sans complexe dans le militantisme néoconservateur. Ce sont des instituts de recherche, les fameux think tanks, comme le Hudson Institute, The Heritage Fondation ou l'American Enterprise Institute. Ce sont des familles aussi : fils d'Irving Kristol, le très urbain William Kristol dirige The Weekly Standard ; un fils de Norman Podhoretz a travaillé pour l'administration Reagan ; fils de Richard Pipes – juif polonais émigré aux Etats-Unis en 1939, professeur à Harvard et un des plus grands critiques du communisme soviétique –, Daniel Pipes dénonce dans l'islamisme le nouveau totalitarisme menaçant l'Occident.

Ces hommes ne sont pas des isolationnistes, au contraire. Ils ont généralement une vaste culture et une grande connaissance des pays étrangers, dont ils maîtrisent souvent la langue. Ils n'ont rien à voir avec le populisme réactionnaire d'un Patrick Buchanan, qui prône un repli de l'Amérique sur ses problèmes intérieurs.

Les néoconservateurs sont internationalistes, partisans d'un activisme résolu des Etats-Unis dans le monde. Ils ne le sont pas à la manière du vieux Parti républicain (Nixon, George Bush père), confiant dans les mérites d'une Realpolitik peu regardante sur la nature des régimes avec lesquels les Etats-Unis passent des alliances pour défendre leurs intérêts. Un Kissinger fait, pour eux, figure d'antimodèle. Mais ils ne sont pas non plus internationalistes dans la tradition démocrate wilsonienne (du nom du président Woodrow Wilson, père malheureux de la Société des nations), celle de Jimmy Carter ou de Bill Clinton. Ceux-là sont jugés naïfs ou angéliques, qui comptent sur les institutions internationales pour répandre la démocratie.

Après le stratège, le philosophe. Il n'existe pas de liens directs entre Albert Wohlstetter et Leo Strauss, mort en 1973, avant l'apparition officielle du néoconservatisme. Mais, dans le réseau des néoconservateurs, certains ont jeté des ponts entre les enseignements des deux hommes, bien que leurs domaines de recherche aient été fondamentalement différents.

Par filiation ou par capillarité (Allan Bloom, Paul Wolfowitz, William Kristol...), la philosophie de Strauss a servi de substrat théorique au néoconservatisme. Strauss n'a pratiquement pas écrit sur l'actualité de la politique ou des relations internationales. Il était lu et reconnu pour son immense érudition des textes classiques grecs ou des Ecritures chrétiennes, juives et musulmanes. Il était salué pour la puissance de sa méthode interprétative. "Il a réussi la greffe de la philosophie classique, avec la profondeur allemande, dans un pays sans grande tradition philosophique", explique Jean-Claude Casanova, que son maître, Raymond Aron, envoya étudier aux Etats-Unis. Aron avait une grande admiration pour Strauss, croisé à Berlin avant la guerre. Il conseilla à plusieurs de ses élèves, comme Pierre Hassner ou quelques années plus tard Pierre Manent, de se tourner vers lui.

Leo Strauss était né à Kirchhain, en Hesse, en 1899, et avait quitté l'Allemagne à la veille de l'arrivée de Hitler au pouvoir. Après un bref séjour à Paris puis en Angleterre, il avait gagné New York, où il enseigna à la New School of Social Research avant de fonder à Chicago le Committee on Social Thought, qui deviendra le creuset des "straussiens".

Il serait simpliste et réducteur de ramener l'enseignement de Leo Strauss aux quelques principes dans lesquels ont pu puiser les néoconservateurs qui entourent George W. Bush. De même que le néoconservatisme plonge ses racines dans d'autres traditions que l'école straussienne. Mais la référence à Strauss forme un arrière-plan pertinent au néoconservatisme à l'œuvre actuellement à Washington. Elle permet de comprendre en quoi le néoconservatisme n'est pas une simple foucade de quelques faucons ; en quoi il s'appuie sur des bases théoriques, peut-être contestables, certainement pas médiocres. Le néoconservatisme se situe à la jonction de deux réflexions présentes chez Leo Strauss.

La première est liée à son expérience personnelle. Jeune homme, il a vécu la décrépitude de la République de Weimar sous les coups de boutoir convergents des communistes et des nazis. Il en a conclu que la démocratie n'avait aucune chance de s'imposer si elle restait faible et refusait de se dresser contre la tyrannie, par nature expansionniste, fût-ce en recourant à la force : "La République de Weimar était faible. Elle n'eut qu'un moment de force, sinon de grandeur : sa violente réaction à l'assassinat du ministre juif des affaires étrangères Walther Rathenau en 1922, écrit Strauss dans un avant-propos à la Critique de la religion chez Spinoza. Dans l'ensemble, elle présentait le spectacle d'une justice sans force ou d'une justice incapable de recourir à la force."

La deuxième réflexion est la conséquence de sa fréquentation des Anciens. Pour nous comme pour eux, la question fondamentale est celle du régime politique, qui façonne le caractère des hommes. Pourquoi le XXe siècle a-t-il engendré deux régimes totalitaires que, revenant au terme d'Aristote, Strauss préfère appeler "tyrannies" ? A cette question qui taraude les intellectuels contemporains, Strauss répond : parce que la modernité a provoqué un rejet des valeurs morales, de la vertu qui doit être à la base des démocraties, et un rejet des valeurs européennes, que sont la "raison" et la "civilisation".

Ce rejet trouve, selon lui, sa source dans les Lumières, qui ont produit de manière quasi nécessaire l'historicisme et le relativisme, c'est-à-dire le refus d'admettre l'existence d'un Bien supérieur, se reflétant dans les biens concrets, immédiats, contingents, mais ne se réduisant pas à eux, un Bien inatteignable qui doit être l'étalon de mesure des biens réels.

Traduit en termes de philosophie politique, le relativisme a eu pour conséquence extrême la théorie de la convergence entre les Etats-Unis et l'Union soviétique, très en vogue dans les années 1960-1970. Elle aboutissait à reconnaître à la limite une équivalence morale entre la démocratie américaine et le communisme soviétique. Or, pour Leo Strauss, il existe des bons et des mauvais régimes ; la réflexion politique ne doit pas se priver de porter des jugements de valeur et les bons régimes ont le droit – et même le devoir – de se défendre contre les mauvais. Il serait simpliste d'opérer une transposition immédiate entre cette idée et "l'axe du Mal", dénoncé par George W. Bush. Mais il est bien clair qu'il procède de la même origine.

Cette notion centrale de régime, comme matrice de la philosophie politique, a été développée par les straussiens, qui se sont intéressés à l'histoire constitutionnelle des Etats-Unis. Strauss lui-même – par ailleurs admirateur de l'Empire britannique et de Winston Churchill, comme exemple d'homme d'Etat mu par une volonté – pensait que la démocratie américaine était le moins mauvais des systèmes politiques. On n'avait rien trouvé de mieux pour l'épanouissement de l'homme, même si les intérêts avaient tendance à remplacer la vertu comme fondement du régime.

Mais, surtout, ses élèves, comme Walter Berns, Hearvey Mansfield ou Harry Jaffa, ont nourri l'école constitutionnaliste américaine. Celle-ci voit dans les institutions des Etats-Unis plus que l'application de la pensée des Pères fondateurs, la réalisation de principes supérieurs, voire, pour un homme comme Harry Jaffa, de l'enseignement biblique. Dans tous les cas, la religion, éventuellement civile, doit servir de ciment aux institutions et à la société. Cet appel à la religion n'était pas étranger à Strauss, mais ce juif athée "s'amusait à brouiller les pistes", selon l'expression de Georges Balandier ; il considérait la religion comme utile pour entretenir les illusions du plus grand nombre, illusions sans lesquelles l'ordre ne pouvait être maintenu. En revanche, le philosophe devait conserver son esprit critique et s'adresser au petit nombre dans un langage codé, matière à interprétation, intelligible pour une méritocratie fondée sur la vertu.

Prônant un retour aux Anciens contre les pièges de la modernité et les illusions du progrès, Strauss n'en défend pas moins la démocratie libérale, fille des Lumières – et la démocratie américaine, qui semble en être la quintessence. Contradiction ? Sans doute, mais une contradiction qu'il assume à l'instar d'autres penseurs du libéralisme (Montesquieu, Tocqueville). Car la critique du libéralisme, qui court le risque de se perdre dans le relativisme – si tout peut être dit, la recherche de la Vérité perd de sa valeur –, est indispensable à sa survie. Pour Strauss, le relativisme du Bien a pour conséquence une incapacité à réagir contre la tyrannie.

Cette défense active de la démocratie et du libéralisme réapparaît dans la vulgate politique sous la forme d'un des thèmes favoris des néoconservateurs. La nature des régimes politiques est beaucoup plus importante que toutes les institutions et arrangements internationaux pour le maintien de la paix dans le monde. La plus grande menace provient des Etats qui ne partagent pas les valeurs (américaines) de la démocratie. Changer ces régimes et faire progresser les valeurs démocratiques constitue le meilleur moyen de renforcer la sécurité (des Etats-Unis) et la paix.

Importance du régime politique, éloge de la démocratie militante, exaltation quasi religieuse des valeurs américaines et opposition ferme à la tyrannie : bien des thèmes qui sont la marque des néoconservateurs peuplant l'administration Bush peuvent être tirés de l'enseignement de Strauss, parfois revu et corrigé par les "straussiens" de la deuxième génération. Une chose les sépare de leur maître putatif : l'optimisme teinté de messianisme que les néoconservateurs déploient pour apporter les libertés au monde (au Moyen-Orient demain, hier à l'Allemagne et au Japon), comme si le volontarisme politique pouvait changer la nature humaine. C'est encore une illusion, qu'il est peut-être bon de répandre pour le plus grand nombre, mais à laquelle le philosophe, lui, ne doit pas se laisser prendre.

Reste une énigme : comment le "straussisme", qui était d'abord fondé sur une transmission orale largement tributaire du charisme du maître et qui s'exprimait dans des livres austères, textes sur les textes, a-t-il assis son influence sur une administration présidentielle ? Pierre Manent, qui dirige à Paris le Centre de recherches Raymond-Aron, avance l'idée que l'ostracisme dont auraient été victimes les élèves de Leo Strauss dans les milieux universitaires américains les a poussés vers le service public, les think tanks et la presse. Ils y sont relativement surreprésentés.

Une autre explication – complémentaire – tient dans le vide intellectuel consécutif à la fin de la guerre froide que les "straussiens", et à leur suite les néoconservateurs, semblaient les mieux préparés à remplir. La chute du mur de Berlin leur a donné raison dans la mesure où la politique musclée de Reagan vis-à-vis de l'URSS a précipité sa perte. Les attentats du 11 septembre 2001 ont confirmé leur thèse sur la vulnérabilité des démocraties face aux diverses formes de tyrannie. De la guerre en Irak, ils seront tentés de tirer la conclusion que le renversement des "mauvais" régimes est possible et souhaitable. Face à cette tentation, l'appel au droit international peut se réclamer d'une certaine légitimité morale. Il lui manque, jusqu'à nouvel ordre, le pouvoir de conviction et de contrainte.

Alain Frachon et Daniel Vernet

At'chao !

J-C, 01.04.2003 à 11:4884505
Le Canada, petit frère ingrat des Etats-Unis ?

LE MONDE | 31.03.03

Le refus du gouvernement Chrétien de participer à la guerre lancée par George W. Bush contre l'Irak a déclenché la colère de l'ambassadeur américain à Ottawa. Pour "La Presse", il est vraiment allé "trop loin".
Emboîtant le pas des députés à la Chambre des communes d'Ottawa, la presse canadienne s'est déchaînée la semaine dernière contre Paul Cellucci, l'ambassadeur des Etats-Unis, qui a reproché vertement au gouvernement de Jean Chrétien sa décision de ne pas participer à la guerre américano-britannique contre l'Irak.

"Il va trop loin", a titré André Pratte, un des éditorialistes du quotidien québécois La Presse.

M. Cellucci "a le droit d'être fâché et de mettre de côté la langue de soie des diplomates", mais, en accusant le Canada d'avoir laissé tomber les Américains, il fait preuve d'une "inadmissible impertinence".

Devant un parterre d'hommes d'affaires réunis à Toronto, l'ancien gouverneur de l'Etat voisin du Massachusetts, nommé ambassadeur à Ottawa en 2001 par George W. Bush, avait affirmé que "les Etats-Unis seraient prêts à aider le Canada en cas de menace contre sa sécurité. Il n'y aurait pas de débat... pas d'hésitation. Nous serions aux côtés du Canada, parce que nous faisons partie de la même famille... C'est pourquoi beaucoup de gens aux Etats-Unis sont déçus et agacés que le Canada ne nous soutienne pas pleinement".

"Nous aussi, on est déçus", a titré Yves Boisvert, autre éditorialiste de La Presse, en paraphrasant le premier ministre, Jean Chrétien. Si la colère de M. Cellucci est, selon lui, "sans précédent" – tout comme l'est l'absence du Canada d'une coalition armée dirigée par les Américains – la nature de cette guerre-là, "préventive, condamnée par la majorité des nations", est aussi sans précédent. "Le fait que même un membre de la famille comme le Canada ne soit pas membre de la coalition est, en soi, accablant pour la diplomatie américaine", a constaté M. Boisvert. Que les Français se soient opposés à Washington pouvait être "agaçant, mais relativement prévisible". Mais que cette opposition vienne du Canada, cela l'était moins. "Il fallait donc s'attendre,a-t-il ajouté, à une colère d'une forme ou d'une autre" de la part de ce puissant voisin.

"LE PARRAIN"

André Pratte a tenté de remettre les pendules à l'heure :"Le Canada n'a pas laissé tomber les Etats-Unis", surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. Il a même adopté des lois antiterrorisme "allant à la limite des convictions démocratiques des Canadiens". Il a aussi pris de vigoureuses mesures, en collaboration avec les autorités américaines, pour renforcer le contrôle des frontières. De quoi devrait-il avoir honte ? Certainement pas de "refuser de participer à une attaque qui n'a pas obtenu la sanction de l'ONU (...). Nous pensons au contraire, affirme l'éditorialiste, que les Canadiens sont fiers du fait que leur gouvernement défende la paix et les institutions internationales. En le faisant, Ottawa trahit-il la "famille" nord-américaine ?"

Non, répond-il. "A moins que dans cette famille personne ne puisse exprimer de désaccord avec (...) le parrain". Invitant Washington à "un peu d'introspection" pour comprendre pourquoi des pays aussi proches que le Canada refusent de les suivre "malgré la sincérité de leur amitié et malgré les risques de représailles commerciales", il conclut en relevant que bien des pays sont dans le même camp que le Canada et qu'"à force d'arrogance il ne restera plus grand monde dans la famille américaine".

Dans le quotidien national anglophone Globe and Mail du 28 mars, l'éditorialiste vedette Jeffrey Simpson y va quant à lui d'un regard sur la crise entre la France et les Etats-Unis sous le titre "Cinquante millions de Français ne peuvent pas avoir tort". Selon lui, l'indéfectible soutien de la population à la politique de Jacques Chirac sur le dossier irakien reflète sûrement, en profondeur, "un antiaméricanisme qui fait partie de la vie française depuis deux décennies, un phénomène curieux pour un pays qui n'a jamais été en guerre contre les Etats-Unis".

Reste que la position française est appuyée par bien d'autres pays, renforçant l'idée que la guerre déclenchée par l'administration Bush est une "horrible erreur géopolitique". L'éditorialiste loue enfin le"remarquable sang-froid" avec lequel les Français ont répondu aux invectives américaines, alors que leur pays "est devenu l'ennemi public numéro deux aux Etats-Unis, après Saddam Hussein" !

Anne Pélouas

At'chao !

man, 21.03.2003 à 9:4683027
Tu oublies le petit côté "Ernest-Antoine Seillère" qui le rend si sympathique :)

Matthieu, 21.03.2003 à 9:4483026
c'est assez effrayant, meme raffarin parait bon a coté...
on a pas d'equivalant en france je crois, on dirait Madelin melangé a Boutin

cubik, 21.03.2003 à 9:3383023
t'aurais au moins pu mettre la source :)
la lettre est tire de l'instructif bouquin de michael moore
Mike contre-attaque (en vo stupid white men je crois)

man, 20.03.2003 à 22:1882954
Je le mets là pour pas polluer la discussion sur l'autre sujet :

Une lettre du réalisateur américain Michael MOORE au président des Etats-Unis Georges W. BUSH

Cher Georges,
Depuis que tu es président des États-Unis, de mauvaises langues prétendent que tu te tournes les pouces. Pourtant en quelques mois, tu as réussi à:

1) Réduire de 39 millions de dollars le budget des bibliothèques fédérales
2) Réduire de 35 millions de dollars le budget du programme de formation en médecine pédiatrique avancée.
3) Réduire de 50% le budget de la recherche sur les énergies renouvelables.
4) Repousser l'émission du règlement réduisant les niveaux "acceptables" d'arsenic dans l'eau potable.
5) Réduire de 28% le budget du programme de recherche pour des véhicules moins polluants et moins consommateurs d'énergie.
6) Abolir la législation permettant à l'État de refuser tout contrat public aux entreprises qui violent les lois fédérales, les lois de protection de l'environnement, et les règles de sécurité sur le lieu de travail.
7) permettre à la secrétaire de l'Intérieur Gale Norton d'explorer la possibilité d'ouvrir les parcs nationaux à l'exploitation forestière et minière et aux forages pétroliers et gaziers.
8) Renier ta promesse de campagne d'investir 100 millions de dollars par an dans la protection des forets tropicales.
9) Réduire de 86% le programme communautaire d'accès aux soins, qui organisait la coopération des hôpitaux publics, des cliniques privées et autres prestataires pour venir en aide aux malades dépourvus d'assurance médicale.
10) Réduire à néant une proposition visant à accroître l'accès du public aux informations sur les conséquences potentielles des accidents chimiques industriels.
11) Réduire de 60 mil lions de dollars le programme de logements sociaux de la fondation d'aide à l'enfance.
12) Refuser de signer l'accord de Kyoto sur l'effet de serre, contre la volonté de 178 pays.
13) Rejeter un accord international ayant pour but l'application du traité de 1972 bannissant les armements micro biologiques.
14) réduire de 200 millions de dollars le budget des programmes de formation des travailleurs au chômage.
15) réduire de 200 millions de dollars le Fonds pour l'enfance et le développement, un programme qui permet aux famille à bas revenus de faire garder leurs enfants pendant les heures de travail.
16) Éliminer la couverture des contraceptifs prescrits médicalement pour les fonctionnaires de l'administration fédérale (alors que le Viagra est encore couvert).
17) Réduire de 700 millions de dollars le budget de réhabilitation des logements sociaux.
18) Réduire d'un demi milliard de dollars le budget de l'EPA (agence de protection de l'environnement).
19) Abolir les directives concernant les règles d'hygiène et de sécurité sur les lieux de travail.
20) Renier ta promesse de campagne de réguler les émissions de dioxyde de carbone qui contribuent fortement à l'effet de serre.
21) Interdire l'attribution d'aides d'origine fédérale aux organisations internationales de planning familial qui fournissent des conseils ou des services en matière d'IVG, fussent-elles financées sur fond propres.
22) Nommer responsable en matière d'hygiène et de sécurité minières auprès du ministère du Travail un ancien dirigeant d'une entreprise minière, Dan Laurier.
23) Nommer sous secrétaire au ministère de l'Intérieur Lynn Scarlett, un fonctionnaire qui ne croit pas à l'effet de serre et qui s'oppose à l'introduction de règles plus contraignantes contre la pollution atmosphérique.
24) Approuver le projet controversé du ministère de l'Intérieur Gale Norton, qui consiste à mettre aux enchères des fonds marins proches de la côte est de la Floride aux fins d'exploitation pétrolifère et gazière.
25) Prévoir l'autorisation de forages pétroliers dans une aire protégée du Montana, la Lewis and Clark National Forest.
26) Menacer de fermer le Bureau de lutte contre le sida de la maison Blanche.
27) Décider de ne plus consulter l'Association américaine du barreau en matière de nomination des juges fédéraux.
28) Refuser toute aide financière aux étudiants condamnés pour des délits de toxicomanie mineurs (alors que les personnes condamnées pour assassinat ont toujours droit à ces aides).
29) Dégager seulement 3% du montant défini par les avocats du département de la justice pour le budget alloué aux poursuites de l'administration contre l'industrie du tabac.
30) Faire passer ton projet de baisse d'impôts, qui profite, pour 43% , au 1% des américains les plus fortunés.
31) Signer un décret qui rend beaucoup plus difficile aux américains disposant de revenus faibles ou moyens de se déclarer en faillite personnelle, même quand ils font face à des dépenses médicales exceptionnelles.
32) Nommer directeur du personnel de la Maison Blanche Kay Cole James, une adversaire de la discrimination positive en faveur des minorités.
33) Réduire de 15,7 millions de dollars le budget du programme contre la maltraitance des mineurs.
34) Proposer l'élimination du programme "Lire, c'est fondamental", qui permettait de distribuer gratuitement des livres aux enfants de familles pauvres.
35) Stimuler le développement d'armements "micro nucléaires" destinés à atteindre des cibles souterraines et ce en violation du traité d'interdiction des essais nucléaires.
36) Essayer d'éliminer une législation protégeant 24 millions d'hectares de forêts contre toute fore d'exploitation forestière et contre la construction de routes.
37) Nommer responsable du contrôle des armements et des questions de sécurité internationale John Bolton, adversaire des traités de non-prolifération et hostile à l'ONU.
38) Nommer une d!irigeante de Monsanto, Linda Fisher, comme administratrice adjointe de l'Agence de protection de l'environnement.
39) Nommer à un poste de juge fédéral Michael McConnel, dont on connaît bien l'opposition à la séparation de l'Église et de État.
40) Nommer à un poste de juge fédéral Terrence Boyle, adversaire des droits civiques.
41) Éliminer la date butoir de 2004 accordée aux constructeurs d'automobiles pour développer des prototypes de véhicules plus économes en carburant.
42) Nommer à la tête du programme gouvernemental de lutte contre la drogue John Walters, adversaire du traitement des toxicomanes incarcérés.
43) Nommer secrétaire adjoint à l'intérieur J. Steven Giles, bien connu pour son travail au service des lobbies du charbon et du pétrole.
44) Nommer responsable pour l'eau et la recherche scientifique auprès du ministère Bennet Raley, adversaire de la législation en faveur de la protection des espèces menacées.
45) Faire pression pour bloquer les poursuites engagées contre le Japon par les femmes asiatiques ayant servi d'esclaves sexuelles aux troupes japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale.
46) Nommer conseiller juridique de la maison Blanche Ted Olson, ton principal avocat dans la controverse juridique sur la légalité du scrutin en Floride.
47) Proposer d'améliorer la procédure d'autorisation de la construction de barrages et de centrales nucléaires, y compris en affaiblissant les critères de protection de l'environnement.
48) Proposer la vente de zones de forage gazier et pétrolier dans les aires protégées de l'Alaska.

Maintenant, tu veux te lancer dans une guerre dont tu ne mesures pas les conséquences à venir.

Je crois, cher Georges, que la France devrait faire voter par l'ONU l'envoi de casques bleus aux USA car visiblement, tu es en train de faire ce qu'aucun de tes prédécesseurs n'avait oser faire à ton peuple.....et par voie de conséquences, à nous.

Alors, cesse de faire joujou avec tes soldats et de traiter Saddam Hussein comme un ennemi car visiblement, tu lui ressembles.

Allez Georges, rentre chez toi, et arrête de faire peur à mon fils avec tes bruits de bottes.

Michael Moore.

man, 18.03.2003 à 21:0082629
Oué ! vive le RMI à 10000 euros ! :o)

jon_arbuckle, 17.03.2003 à 20:3382479
"Vague d'arrestations en Cisjordanie et dans la bande de Gaza :
L'incursion survient au lendemain de la mort d'une militante pacifiste américaine, Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer de l'armée alors qu'elle s'était allongée dans une rue pour empêcher la démolition d'une maison à Rafah."

(Le Monde 17.03.2003)

ça me pétrit le sang ce genre d'info...


man, 12.03.2003 à 17:3881870
C'est vrai que c'est un peu abusé.

Après une petite recherche sur le net, j'ai quand même trouvé cet article de Libé, qui lui est paru le 28 février. Mais c'est vrai que peu de journaux en ont parlé.


Bourrasque après la fermeture d'un journal basque

La justice espagnole accuse «Egunkaria»de servir l'ETA. Les nationalistes crient à l'abus de pouvoir.

Par François MUSSEAU
vendredi 28 février 2003

«On est attaqué de manière infondée, sur la base d'accusations très vagues...» Mikel Arrieta, du journal «Egunkaria» Madrid de notre correspondant

On est habitué, au Pays basque espagnol, aux rassemblements de journalistes menacés de mort par l'ETA. Cette fois-ci, c'est l'ensemble des médias régionaux d'inspiration nationaliste qui s'insurgent contre «l'état d'exception» qu'incarnerait Madrid. Un manifeste signé par une dizaine d'intellectuels basques dénonce même «un péril pour la démocratie». A l'origine de cette levée de boucliers, la fermeture, le 20 février, d'Egunkaria, seul quotidien édité intégralement en euskara, la langue basque.

Comptes sous scellés. La décision a été prise par le juge Del Olmo, de l'audiencia nacional, persuadé que ce quotidien indépendantiste, fondé il y a treize ans, «est un instrument de l'ETA» et «diffuse dans ses pages l'idéologie terroriste». Tous les comptes bancaires du quotidien ont été mis sous scellés. Sur les dix responsables du journal arrêtés, quatre ont été remis en liberté, dont le directeur de la publication, Martxelo Otamendi. Ce dernier a affirmé, mercredi, avoir été torturé par la police au cours de sa détention. Une accusation reprise en choeur par les nationalistes modérés, au pouvoir dans la région, et rejetée «catégoriquement» par le ministre espagnol de l'Intérieur, Angel Acebes.

Au Pays basque et dans une bonne partie de la presse espagnole, la fermeture d'Egunkaria est perçue comme une atteinte à la liberté d'expression. Le week-end dernier, des milliers de manifestants ont investi les rues de Saint-Sébastien pour clamer leur indignation contre un «abus de pouvoir». L'université du Pays basque, certaines maisons d'édition, des quotidiens (Deia, Diario de Alava...) ont proposé leur aide.

Grâce à une chaîne de solidarité, un nouveau titre, Egunero, sort désormais chaque jour en kiosque et compte 16 pages en noir et blanc, au lieu des 56 pages en couleur de son prédécesseur. En revanche, la polémique aidant, le nouveau venu s'écoule à environ 75 000 exemplaires, soit cinq fois plus qu'Egunkaria.

«Tout est très louche dans cette affaire, confie Mikel Arrieta, responsable de la communication du quotidien interdit. On est attaqué de manière infondée, sur la base d'accusations très vagues... Dans le fond, c'est une manière de s'en prendre à l'euskara.»

Suspicion. C'est bien ainsi que l'a compris l'exécutif nationaliste modéré, qui a toujours fait de la «récupération» de l'idiome basque une de ses priorités (il accordait 1,6 million d'euros de subventions annuelles à Egunkaria). Le gouvernement régional a exigé la «réouverture immédiate du journal», estimant «inacceptable le lien établi entre le monde de la culture basque et la violence armée». Les mêmes autorités ont aussi promis de débloquer les mêmes fonds en faveur d'Egunero.

La suspicion qu'une certaine presse abertzale ­ gauche séparatiste ­ sert les intérêts de l'ETA n'est pas nouvelle. En juillet 1998, le juge Garzon avait ordonné la fermeture du quotidien Egin pour «collaboration avec une organisation terroriste». Son remplaçant, Gara, est toujours dans le collimateur de la justice. Comme ce dernier, Egunkaria recevait et publiait les communiqués de l'ETA. Le titre offrait toutefois une tribune à des opinions diverses, souvent opposées à une solution armée, et était devenu un référent populaire de la langue basque.

MR_Claude, 12.03.2003 à 17:2581865
c'est ce qu'on appelle une formule diplomatique :o)

Matthieu, 12.03.2003 à 17:2081863
>> [...]la police aurait frappé, insulté et humilié plusieurs gardés à vue. RSF préfère parler de "mauvais traitements"[...]

c'est quoi la difference ??? les mauvais traitements c'est bien des coups et (ou) des insultes non ?

man, 12.03.2003 à 17:0781859
Réaction tardive de la presse française sur l'affaire Egunkaria :

• LE MONDE | 11.03.03 | 13h14

Un quotidien basque fermé par la justice espagnole

Seul quotidien généraliste publié intégralement en langue basque, Euskaldunon Egunkaria (Le Quotidien), créé fin 1990, a été fermé par la police espagnole le 20 février. Soupçonné par la justice ibérique "de délit d'appartenance ou de collaboration" avec l'organisation séparatiste ETA, le quotidien, édité à Andoain, près de San Sebastian, et qui diffuse 15 000 exemplaires, a été perquisitionné et son matériel saisi.

Trente-quatre personnes ont été arrêtées, dont le directeur du journal, Martxelo Otamendi Egiguren, qui a été incarcéré pendant cinq jours. Il avait déjà fait l'objet en 2002 d'une enquête de la justice espagnole pour "incitation au meurtre" après avoir publié un entretien avec des membres de l'ETA. Il avait ensuite été laissé en liberté sans restriction. Peio Zubiria, ancien directeur du journal, a été hospitalisé après avoir tenté de se suicider, le 23 février, pendant sa détention, puis a été réincarcéré après avoir été soigné. Martin Ugalde, président du conseil d'administration, ainsi que sa femme, ont été placés en garde à vue.

Lundi 10 mars, alors que six salariés du journal restaient toujours en détention et que leurs domiciles restaient sous scellés, la justice espagnole a décidé de prolonger la fermeture d'Egunkaria pour au moins six mois.

Aussitôt connue, la fermeture d'Egunkaria a provoqué de nombreuses manifestations de soutien au Pays basque espagnol. Le 22 février, plusieurs milliers de personnes ont défilé à San Sebastian. L'Académie de la langue basque a exprimé "sa profonde préoccupation", soulignant que "la langue comme la culture basques relèvent d'un patrimoine commun hors de toute idéologie". Créé à l'aide d'une "souscription populaire", Egunkaria est subventionné en partie par le gouvernement basque d'Espagne (dirigé par les nationalistes) et celui de Navarre (conduit par la droite populaire de José Maria Aznar).

"FOURNIR DES EXPLICATIONS"

De son côté, Reporters sans frontières (RSF) a écrit au ministre espagnol de la justice, José-Maria Michavila, pour lui "demander des explications" sur la fermeture du journal. "La lutte nécessaire et légitime contre le terrorisme doit respecter le principe de la liberté de la presse, fondamental dans toute démocratie", a écrit Robert Ménard, secrétaire général de RSF. "Nous nous interrogeons sur l'opportunité de fermer des journaux alors même que la justice ne s'est pas encore prononcée sur les accusations portées contre les journalistes d'Egunkaria. Nous vous demandons de bien vouloir nous fournir des explications sur cette décision, qui nous paraît hâtive au regard du manque d'informations précises sur les faits reprochés à la direction du journal."

Lors d'une conférence de presse tenue à Paris mercredi 5 mars, Eneko Bidegain, correspondant du journal à Bayonne, a rejeté en bloc les accusations de la justice espagnole contre le journal et a défendu son "indépendance" vis-à-vis des groupes politiques et des institutions. M. Bidegain a indiqué que les journalistes basques ne comptaient pas rester silencieux. Ils se sont organisés pour éditer un nouveau quotidien de 16 pages, Egunero (Tous les jours), également publié en basque et imprimé en Navarre.

Selon un journaliste placé en garde à vue, puis libéré, la police aurait frappé, insulté et humilié plusieurs gardés à vue. RSF préfère parler de "mauvais traitements" et a demandé l'ouverture d'une enquête au ministre espagnol de l'intérieur, Angel Acebes.

Daniel Psenny

compte supprimé . 08.03.2003 à 19:2681239
/me sort sa sulfateuse

cubiikkkk ??? vient gamin vient jte veux pas de mal gamin ??? allé viens c une blague gamin

cubik, 07.03.2003 à 10:0681037
nyark nyark nyark
non j'ai rien dit sur le fait qu'en tant qu'escroc, mac 10 sait reconnaitre quand il se fait avoir par plus fort que lui >)


ehin? mais non j'lai po dit

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