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don Lope, 21.03.2002 à 16:5722483
Un p'tit air de révolution ;o))

Alexandra Kollontaï, égérie oubliée de la révolution d'Octobre

• LE MONDE | 21.03.02 | 10h04

L'hebdomadaire allemand "Die Zeit" revient sur le parcours exceptionnel de cette communiste, féministe et aristocrate, disparue il y a cinquante ans, et qui a peut-être été la maîtresse de Lénine.

Le mystère Alexandra Kollontaï demeure entier. C'est la conclusion de l'article du professeur Dietrich Geyer, historien et spécialiste de l'Europe de l'Est, dans le très sérieux Zeit. Pourquoi Staline aurait-il épargné cette camarade excentrique surnommée "l'Amazone du féminisme", "la Walkyrie de la révolution" ou encore "la grande dame de la diplomatie soviétique", alors que les purges des années 1930 avaient envoyé à la mort des centaines de milliers de fidèles communistes ? D'après l'auteur, "les raisons de la clémence de Staline resteront certainement une énigme, une de plus dans la vie de cette femme énigmatique".

Née en 1872 à Saint-Pétersbourg d'un père général et d'une mère issue d'une famille fortunée, Alexandra n'a jamais connu les bancs de l'école. Bachelière à 16 ans, elle parle déjà plusieurs langues. Elle se sépare après cinq ans de son premier mari, Vladimir Kollontaï. "Elle voulait être libre, étudier et se rendre utile. En 1898, elle décide de partir rejoindre le socialiste Heinrich Herkner à Zurich." C'est là qu'elle plonge dans le milieu intellectuel de gauche florissant. Tout en gardant ses distances avec Rosa Luxembourg, elle devient "un auteur marxiste que l'on remarque".

Les thèmes qu'elle aborde sont dans l'air du temps : la situation sociale des femmes, la prostitution et, encore et toujours, le combat pour l'égalité des sexes. Lorsqu'en 1911 les mencheviks tentent d'obtenir des fonds pour Lénine, elle intrigue contre cet homme qui n'est à ses yeux que le représentant d'"une poignée de camarades avides de pouvoir".

La guerre change la donne. Installée en Norvège, elle est fascinée par l'idée de transformer le conflit mondial en guerre civile contre l'impérialisme et se range finalement du côté de Lénine. "Les agitations de son propre cœur ont certainement joué un rôle dans ce choix, avance l'auteur. Elle est séduite par un agent scandinave de Lénine, Alexandre Schlapnikov."

Après la révolution de 1917, elle rentre à Petrograd et devient l'une des plus ardentes voix du camp léniniste, "suscitant enthousiasme, mais aussi haine et aversion". Commissaire aux affaires sociales dans le premier gouvernement rouge, la rumeur laisse entendre qu'elle serait la maîtresse de Lénine. Elle se remarie avec l'idole de la flotte de la mer Baltique, Pavel Dybenko, et démissionne de son poste, refusant de cautionner le traité de paix avec l'Allemagne.

PERLES ET CHAPEAUX CHICS

En 1922, quant elle quitte son dernier mari, la Kollontaï est définitivement écartée de la scène politique soviétique. Staline l'envoie à Oslo comme représentante diplomatique. Après un bref passage à Mexico, elle fut envoyée à Stockholm en 1930. "Durant toutes ces années, le monde observa avec étonnement comment cette femme aux colliers de perles et chapeaux chics représenta l'Etat des travailleurs et des paysans, souligne Dietrisch Geyer.

Une femme d'autorité et d'expérience, indispensable à la diplomatie soviétique durant ces années de guerre." Elle quitte en 1945 le service actif. Installée dans un trois-pièces à Moscou, elle se retrouve pratiquement seule, et les lettres flatteuses qu'elle adresse à Staline ne semble pas émouvoir le "Petit Père des peuples".

Elle s'éteindra dans l'oubli le 9 mars 1952, un an avant Staline. La Pravda ne lui consacrera pas une ligne. Il faudra attendre les années 1970 pour que l'on reparle d'elle, "stylisée en icône de la révolution à l'Est et rappelée comme la combattante de la première heure du féminisme à l'Ouest". Sur sa tombe on peut lire cette épitaphe : "Révolutionnaire, tribun, diplomate." "Curieux que les trois vocables inscrits sur la pierre tombale n'existent en russe que sous la forme masculine, relève l'historien allemand. Une manière anodine d'effacer le combat de toute une vie : celui de l'émancipation de la femme."

Nicolas Bourcier







Léon le Wacky, 21.03.2002 à 9:5922408
Si tu peux me donner quelques bons titres, ça m'intéresse, Grenouille.

grenouille, 21.03.2002 à 9:5422405
il y a comme même des valeurs sur léon, Solotaref, Nadja, sont des auteurs qui ne m ont jamais déçu en litterature enfantine.
Léon, vue que je suis pas chez moi, j ai du mal a retrouver des reference.
Coak

Léon le Wacky, 20.03.2002 à 8:1922264
On n'arrête pas le progrès. :o)
Je peux malgré tout rassurer les amateurs, il fut un temps pas si lointain où je m'intéressais beaucoup à la littérature pour enfants, et j'ai lu de très belles choses. Comme dit Thierry, il faut faire le tri entre les gros navets et les bouquins intelligents.

Thierry, 20.03.2002 à 7:3322258
Ca fait quand meme peur quand on lit ca, surtout les explications editoriales ;o)
Va-t-on nous refaire Croc-Blanc avec un jeune trappeur de 13 ans, et le Seigneur des anneaux avec des hordes d'adolescents (p'tet que je lirais comme ca) ;o)) ? Sans deconner, il y a toujours de tres beaux livres pour enfants et de la soupe lobotomisante. Bizzarement, les enfants sont souvent beaucoup plus interesses par les livres qui ne joue pas le jeu de cette "identification"/simplification a outrance.
Leon, Disney a meme commercialise des livres electroniques interactifs qui combinent le drelin-drelin de la fee Clochette et les machin-choses qui se deplie quand on ouvre la page.
A+

Léon le Wacky, 20.03.2002 à 7:0622253
Sous forme de CD, alors?!

grenouille, 19.03.2002 à 23:3222251
oui léon!! en plus cela existe encore....

don Lope, 19.03.2002 à 22:0222241
les 45 tours ?? euh si on parle de la meme chose oui ! mais dites pas que c'était le bon vieux temps, y font des choses encore mieux aujourd'hui (sisi ils ne font pas que des merdes les éditeurs !!)

Léon le Wacky, 19.03.2002 à 21:2822237
Et les livres-disques Disneyland, avec le drelin-drelin de la fée Clochette qui avertissait les enfants quand ils devaient tourner la page, quelqu'un s'en souvient?

MR_Claude, 19.03.2002 à 18:5322186
Pour le problème de l'identification, n'est-ce pas exactement ce qu'il dit mon gars là? ;o))) Je cite "L’identification : mot-clé aberrant de la littérature jeunesse"... et bien évidemment qu'il y en a de très bons, je pense qu'il s'insurge juste contre les déchets... ;o)))

don Lope, 19.03.2002 à 18:3322178
Je suis un poil pas du tout d'accord avec tout ca !!
On ne m'enlevera pas de l'idée qu'il existe une multitude de livres pour enfants tout à fait formidables. Mais tout comme dans les collections dites pour adultes il y a des déchets, tout comme dans la BD il y a des schetters ;o))
Et puis je ne comprend le fait que l'on doive toujours s'assimiler aux héros pour développer ou non son imaginaire. L'identification c'est certes un joli mot, mais quand à ce qu'elle implique, je ne suis pas certaine de son intérêt. Voilà voilà !

MR_Claude, 19.03.2002 à 17:2522168
C'est un poil long, mais bon...


"A partir de deux ans"


"Au début de l’été, les journaux ont proposé, comme à leur habitude, une sélection d’ouvrages « pour l’été ». Occasion pour R de réel de se pencher sur quelques titres censés être le meilleur de l’édition dite « jeunesse » - et, plus généralement, sur quelques (mauvaises) tendances de la production actuelle.
Qu’on le sache, la jeunesse est un âge compris entre de 2 (ou 3) et 13 ans : Télérama(1) indique que sa sélection va « de 3 à 13 ans » ; Le Monde quant à lui ratisse plus large, puisque ses premiers ouvrages peuvent être lus « à partir de 2 ans » (les enfants des lecteurs du Monde sont-ils plus éveillés ou leurs parents sont-ils plus orgueilleux ?). Après « à partir de 13 ans » (et jusque 77 ?), fini la jeunesse.
Dans le cas d’une interdiction d’un film à des moins de 12 ou 16 ans, une limite chiffrée paraît acceptable, puisqu’il faut bien un critère. Mais que signifie cette indication inversée (plus de...) pour inciter les lecteurs, indication qui a le défaut d’être stigmatisante (celui qui lit un livre « à partir de 8 ans » à l’âge de 12 ans est-il dans la norme ?) ? La comparaison avec le cinéma est d’ailleurs instructive, puisqu’aucun dessin animé, genre a priori dédié aux enfants, n’est recommandé « à partir de... » par une mention sur son affiche. Ce qui vaut pour le cinéma ne vaut-il pas pour la littérature ? À moins que les éditeurs ne considèrent que, si ce sont les enfants qui poussent leurs parents à aller au cinéma, dans le cas des livres, ce sont les parents qui font le geste d’acheter, et qu’il leur faut, pour gagner du temps (pourquoi regarder le livre, le lire ?) savoir si l’objet désiré s’adresse bien à leur enfant.
Seconde chose que le naïf découvre en lisant une sélection de livres « pour la jeunesse » : il y a deux types de livres pour enfants, les « albums » et les « romans ». Cette distinction semble être un repère virtuel mettant d’un côté les livres fins, larges, aux nombreuses illustrations, et de l’autre les livres épais, de petit format, peu illustrés, plus « littéraires ». L’édition pour jeunesse ayant déjà inventé les tranches d’âge, on ne voit pas l’intérêt de cette seconde distinction, qui semble redondante (puisqu’il semble qu’un livre « à partir de 12 ans » ne pourra jamais être un album ni un « à partir de 3 ans » un roman).
Autre distinction, légitime celle-là : la distinction entre la littérature et les livres dits documentaires (encyclopédies, livres scientifiques, livres d’art...). Parmi ces derniers, repérés à la fois par Le Monde et Télérama : Le Van Gogh et Le Desnos. On se dit qu’il y a une faute dans le journal, que ce n’est pas vraiment le titre. Mais si : la collection « Il faut passer le pont », coéditée par Dada et Mango Jeunesse, publie une série de livre sur ce modèle — Le Rimbaud, Le Verlaine, Le Baudelaire, sélection de textes de ces auteurs illustrés par un artiste contemporain. Écrire Le Desnos, c’est au choix, se croire provençal, créer une formule absurde grammaticalement (après, il ne faudra pas se plaindre si les enfants disent « la Géraldine »(2)), ou avoir la mégalomanie de penser qu’on publie le texte définitif sur le poète en question. Lorsqu’il s’agit de Desnos, admettons le choix des textes et des images (inspirées des collages dadaïstes). Mais pour Van Gogh, ici considéré comme un auteur (en l’occurrence, des lettres à son frère Théo), quel sens y a-t-il à faire des illustrations ? « Oser faire de l’image sur les lettres formidables de Vincent à son frère, sans plagier ni singer le peintre le plus populaire de l’enfance [sens de ce qualificatif ?], relève de la folie. Avec intelligence et surtout une modestie incroyable [sens de cette remarque ?], Gérard Mathie a su atteindre l’équilibre idéal. » (Le Monde) Or que sont, sinon un plagiat et un singage, ces collages de morceaux de tableaux de Van Gogh les uns sur les autres ou sur des fonds uniformes ? Quel sens cela a-t-il de dénaturer les tableaux de Van Gogh, alors qu’il suffisait de faire une sélection de lettres de Van Gogh et de les illustrer par ses tableaux (puisque c’est « le peintre le plus populaire de l’enfance »), ou, au contraire, par des images résolument différentes ?
Maintenant, la littérature. « Il manque à leurs personnages deux éléments essentiels : l’inquiétude et le devenir. Leur état d’enfance n’est jamais en devenir. [...] Non seulement il n’est pas question pour eux de grandir, mais il semble même qu’ils n’en auront jamais la possibilité »(3). Cette remarque d’Isabelle Jan (à propos d’albums de la collection Père Castor) est particulièrement vraie pour tout une partie de la littérature qui s’adresse aux enfants, et qui pose comme principe essentiel qu’il faut parler aux enfants de choses qui les concernent et auxquelles ils puissent s’identifier. Or, comme l’enfant, dès qu’il a passé le stade buccal, est un lecteur potentiel, et que ses tendances scatologiques peuvent représenter un bon filon, allons-y sans scrupules : les ouvrages pipi-caca-popo abondent.
Pipicacapopot est d’ailleurs le titre d’un ouvrage récent(4). Citons de larges extraits de ce texte essentiel (les « / » représentent une nouvelle page) : « Ce matin, Maman Lapin a un cadeau pour Bébé Lapin, un beau pot jaune / - Tiens Bébé Lapin, c’est pour toi, c’est pour faire... / Merci ! Bébé Lapin prend le pot et sort dans le jardin sans écouter Maman. Maman n’a pas le temps de finir sa phrase, Bébé Lapin est déjà loin ! / Bébé Lapin met le pot sur sa tête pour se protéger du soleil. - Trop chaud ce chapeaupot ! / Bébé Lapin met le pot sous ses fesses pour cueillir des marguerites - Troué ce tabouretpot ! / Bébé Lapin met sa pelle dans le pot - Pas de bretelles ce sacàdospot ! [etc. durant quelques pages, avant la fin :] - C’est l’heure de faire pipi, dit maman en montrant le pot / - C’est un pipipot ? demande Bébé Lapin ? - Oui c’est un petit pot pour toi, dit maman. - Alors plus de fesses mouillées ? Alors fini les couches serrées ? dit Bébé Lapin. - Oui c’est ton pot pour faire pipipot et cacapot, répond maman. / - Il est juste bien, dit Bébé Lapin en essayant le pot. Mais j’en veux un autre, un rouge. - Un autre ? demande Maman étonnée. Pour quoi faire ? - Pour mon ours, pour qu’il fasse trois petites crottes de lapin comme moi, regarde, dit Bébé Lapin, tout content de lui en montrant son pot. »
On imagine l’éditeur tout content de lui expliquant le principe du livre en réunion chez Père Castor : « C’est quelque chose de très léger, puisque c’est un lapin, l’enfant va s’identifier, mais sans avoir le sentiment de la contrainte ; l’idée c’est vraiment de lui rendre l’objet “pot” sympathique et que la découverte de ce nouvel objet se passe en douceur : il cherche à quoi cela peut bien servir avant que sa mère ne le lui explique ; le dénouement fait de lui presque un adulte puisque non seulement il utilise le pot, mais qu’à son tour il veut en donner un à son ours, symbole de l’enfant qu’il n’est déjà plus ». À cette réunion de Père Castor, tout le monde applaudit, et voilà comment on lance un livre.
Prenons un autre exemple, recommandé par le guide des romans jeunesse de la Fnac(5) : Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?(6), qui raconte l’histoire de Max, un petit garçon qui croit que le monde se partage entre les avec-zizi (les hommes, qui sont forts), et les sans-zizi (les femmes, qui sont faibles). Si sa copine Zazie n’a peur de rien et joue au foot, ce doit être parce qu’elle a un zizi.
Mais non ! Morale de l’histoire expliquée au petit Max : il y a les avec-zizi, et les avec-zézettes, et les uns ne sont pas plus forts que les autres. Pour ceux qui n’auraient pas bien compris, l’éditeur présente ainsi l’auteur : « Comme Thierry Lenain a deux filles, il écrit des histoires qui défendent les filles. [Ah bon ? C’est pour ça ? Alors s’il avait deux garçons, il écrirait probablement des histoires qui défendent les garçons] Mais il espère que les garçons les liront aussi. [Hé oui, sinon son lectorat serait immédiatement amputé de moitié] Parce que quand les avec-zizi feront un peu moins les malins, à croire qu’ils sont les plus forts, ça ira mieux pour tout le monde (même pour eux). Thierry en est certain. » Voilà pour le message sur l’égalité homme-femme. Mais Thierry s’est-il rendu compte que sur la dernière page, où il montre de part et d’autre les avec-zizi et les avec-zézette, du côté garçon il met le directeur de l’école et du côté fille la maîtresse ? Comme quoi, on a beau vouloir défendre les avec-zézette, on n’en pense pas moins qu’il vaut mieux avoir un bon vieux zizi pour diriger une école.

Il est difficile de ne pas s’interroger sur l’avantage d’une telle littérature. Quel modèle parental défend-il l’idée qu’il faut infantiliser les enfants ? Le plus surprenant dans ce genre de livre, ce n’est pas le fait qu’il trouve un lectorat, mais que quelqu’un ait le désir de l’écrire : qu’est-ce qui pousse un auteur à publier un texte aussi niais sinon l’idée que les enfants sont niais ? Il y a, malgré les dénégations de tous ceux qui participent à ces publications — très souvent parents de jeunes enfants et donc censés être à même de savoir quoi leur proposer — une forte dose de mépris (inconscient, espérons-le) vis-à-vis de l’enfant qui, sous le prétexte que son développement intellectuel n’est pas achevé, est considéré comme un gentil benêt.
Cette infantilisation touche d’ailleurs, par ricochet, tout ce qui est proche des livres pour enfants : est-il vraiment nécessaire pour les journalistes (qui, pas de doute possible, écrivent pour les parents) de se mettre à bêtifier ? « Chic, un nouveau héros ! », « Hervé Trullet est le prince des maternelles », « Un berger décide d’emmener son troupeau de moutons en... voyage scolaire. N’importe quoi ! », « Tout un monde pétillant comme un soda fruité »1. Parfois le journaliste littéraire reprend le dessus, mais cela ne dure guère. Ainsi, à propos d’une série de contes au vocabulaire élaboré : « Les auteurs, pour une fois, ne s’autocensurent pas sous prétexte qu’ils s’adressent à des enfants ». Est-ce à dire que les auteurs de tous les autres livres s’autocensurent sous prétextent qu’ils s’adressent à des enfants, et que c’est bien dommage ? « Hou là là, n’allons pas jusque là ! » doivent se dire les journalistes.

Revenons aux livres. Aux « romans ». La remarque d’Isabelle Jan sur le dédoublement de personnages adultes en version enfant (« un petit détective, un gangster modèle réduit », cf. article précédent) est particulièrement vraie dans les romans pour les 11-13 ans, dont il a été décidé, une fois pour toutes, qu’il fallait que les héros aient environ 13 ans, pour que le lecteur puisse s’y identifier. L’identification : mot-clé aberrant de la littérature jeunesse. Soit un livre(7) de la collection « Vertigo » chez Hachette Jeunesse, qui, comme son nom l’indique, est une collection de livres policiers « à partir de 12 ans ». Quel intérêt pour un jeune lecteur de lire les aventures de Frédéric et d’Adriana, qui ont son âge, plutôt que celles d’Hercule Poirot ou du Commissaire Maigret ? Le type de récit est le même, mais dans le second cas, le lecteur doit fournir un travail d’imagination plus important pour entrer dans le monde proposé par l’auteur - car celui-ci lui est moins proche. Or à quoi bon la littérature si ce n’est pour développer l’imaginaire des enfants ? Non seulement l’identification n’est pas impossible dans le cas d’un roman policier classique et d’un héros âgé (l’enfant peut se projeter dans l’avenir, il n’est pas obligé de croire qu’il aura 12 ans et demi toute sa vie), mais elle est plus riche et plus intéressante. Il ne s’agit bien sûr ici pas de renier toute forme de littérature dont les héros sont des enfants, puisque ceux-ci peuvent être très loin, par certains traits, du quotidien des enfants lecteurs, auquel cas il y a bien un travail de l’imaginaire.
Quant au ton de l’ouvrage, là encore, infantilisation et lyrisme de bas étage sont de mise : « [Frédéric et Adriana sont avec Rochester, qui les a kidnappés et qui s’adresse à eux :] “La montagne, vous l’aimez ?” C’était une drôle de question, et un drôle de moment pour la poser, alors que les Jeeps devaient être si proches que je n’osais penser à ce qui allait se passer. “Si vous l’aimez, vous ne l’aimez sûrement pas autant que moi. Ça me vient de mon père... C’est un écrivain qui l’a dit : la passion de la montage chez un homme c’est d’abord l’enfance en lui qui ne veut pas mourir. Vous comprenez ?” Nous n’avons pas compris mais je n’ai pas oublié. Il est sorti de la grotte comme jaillissait le premier éclair et tout de suite après ce fut le premier coup de tonnerre. »
« L’enfance qui ne veut pas mourir », c’est donc ça le sens de la passion de Rochester pour la montagne. C’est le message - définitif - de l’auteur, qui doit permettre de répondre à la question gravement posée en quatrième de couverture : « Qui est cet homme étrange ? Un assassin ? Un kidnappeur d’enfants ? Un être sensible malmené par la vie ? » À votre avis ? Dans ce genre d’ouvrages, il n’y a pas trop à chercher, tout est limpide, tout est écrit, tout se comprend d’une seule lecture, la morale est écrite noire sur blanc, allez les enfants, refermez votre livre et allez sagement vous coucher sans poser de questions. "

Raphaël Meltz

don Lope, 19.03.2002 à 17:0222162
bah ... il faut s'avoir s'ouvrir à tout ;o))

Léon le Wacky, 17.03.2002 à 20:4521876
Ugh! Centaurette Erudite a parlé! :o)

don Lope, 17.03.2002 à 18:3721829
passons d'autres sujets nous appellent et nous interpellent :


Petit quart d'heure culture ;o))

Le cheval indien, fulgurante conquête de l'homme

• LE MONDE | 16.03.02 | 11h11


Comment les Indiens d'Amérique, qui vécurent pendant des millénaires sans voir le moindre équidé, surent-ils devenir en quelques décennies de si fabuleux cavaliers, ignorant les éperons, méprisant la selle et se livrant avec leur monture à de véritables corps-à-corps ? Peu d'ethnologues se sont penchés sur la question, et leur tâche fut loin d'être aisée. "Ils ont dû trier, comparer, passer au crible une multitude d'informations fragmentaires, imprécises, et surtout contradictoires", prévient d'emblée Maria Franchini. L'ouvrage très documenté que vient de publier cette spécialiste du monde équestre, Les Indiens d'Amérique et le cheval (éditions Zulma, 296 p., 25 € ), ne nous donne pas la clé de l'énigme. Mais il nous fait découvrir sous toutes ses facettes l'extraordinaire relation qui, deux siècles durant, unit cet animal aux peuples des Plaines.

Deux siècles, ou à peine plus... Presque une brève rencontre. Elle commence dans les années 1660, chez les tribus du Sud : les plus proches des colonies espagnoles établies au Nouveau-Mexique, où les Blancs, les premiers, auraient confié les soins de leur cavalerie aux esclaves autochtones. Elle se termine aux alentours de 1890, date à laquelle le bison, chassé de toutes parts, devient quasiment absent du territoire américain.

Contraints de se sédentariser, les peuples nomades commencent alors à croiser leurs bêtes, peu adaptées aux travaux agricoles, avec des chevaux lourds. Pour le fougueux petit coursier, qui rivalisait en vitesse et en endurance avec les plus fiers pur-sang américains, c'est la fin de l'âge d'or. Mais il aura entre-temps occupé tous les espaces, et conquis tous les peuples indiens. Jusqu'aux très nordiques Pieds-Noirs, qu'on avait vus en 1730 combattre à pied contre des Shoshones montés, et qui guerroyaient à cheval vingt ans plus tard.

Quoi qu'en disent les westerns, il semble certain que les habitants des Plaines n'aient pas constitué leurs premiers troupeaux en capturant des mustangs au lasso. Dans l'immense majorité des cas, affirment les ethnologues, les Indiens préféraient voler ou acheter des chevaux déjà domestiqués plutôt que de se compliquer la vie avec des animaux sauvages. Ils avaient, il est vrai, plus important à faire : devenus cavaliers avant d'être éleveurs, il leur fallait encore apprendre à entretenir et reproduire l'espèce.

"CELUI GRACE A QUI ON VIT "

Dès lors, tout changea dans la société indienne. Le bât aidant, les changements de camp se firent moins éprouvants. Les tentes s'agrandirent, les peintures et les sculptures devinrent plus nombreuses et plus belles. Les guerres étaient aussi plus féroces, mais les femmes, délivrées des lourds fardeaux, gagnèrent un peu d'émancipation. Bercés par le pas du cheval avant même d'être nés, les enfants apprenaient à monter à l'âge tendre.

Adoré, magnifié, divinisé, "celui grâce à qui on vit" - ainsi l'appelaient les Apaches et les Navajos - était pourtant traité à la dure. "La grandeur d'âme et la sauvagerie, la tendresse et la férocité, la dévotion et l'outrage faisaient bon ménage dans l'âme de chaque Indien", rappelle Maria Franchini. Les chevaux n'échappaient pas à cette dualité. "Le même homme, qui soignait avec amour le vieux cheval qui l'avait loyalement servi, pouvait, en cas de besoin, abattre de sang-froid l'un de ses poulains pour s'abreuver de son sang, ou l'exténuer pour gagner une course." L'animal, enfin, avait une forte valeur marchande : on pouvait tout obtenir en échangeant des chevaux, même l'impunité d'un crime ou la femme convoitée.

Ainsi, au fil des générations, se développa le cheval indien. Une petite race (1,40 m au garrot, 350 kilos) hirsute, dont l'écrivain et photographe Stanley Vestal donnait en 1869 la description suivante : "Petit, solide, haut sur jambes, cage thoracique très développée, croupe avalée, jarrets d'âne, une robe parsemée de taches blanches aux formes inouïes, ce poney cache le diable dans le fond de son œil vitreux."

PETITS ET LAIDS

D'où tirait-il ces caractéristiques si particulières ? L'un de ses lointains ancêtres était-il le cheval barbe d'Afrique du Nord, qui fut par la suite, à l'époque de l'occupation arabe, croisé dans le sud de l'Espagne avec une race locale ? Avait-il suivi l'exemple des chevaux de Cuba, devenus petits et laids par consanguinité ? Les Indiens ne nous ont guère éclairés sur l'origine de leurs coursiers. Leurs légendes, qui contiennent de nombreuses allusions à la vie quotidienne avec les chevaux, témoignent en effet d'un refus quasi unanime d'admettre que ceux-ci aient été reçus des Blancs.

"Cette omission volontaire s'inscrit dans une parfaite logique : un peuple qui veut immortaliser un événement-clé de son histoire au point de l'incorporer dans sa religion ne peut en aucun cas l'associer à une réalité douloureuse et avilissante. Il était donc impensable que les Indiens puissent attribuer l'arrivée du cheval à leurs envahisseurs", souligne Maria Franchini. Si les origines du cheval indien demeurent donc mystérieuses, sa disparition, en revanche, s'explique très simplement. Dès la fin du XIXe siècle, il fut présenté à ses cousins d'Amérique. Quelques décennies de plus, et "les gigantesques percherons et les élégants morgans (entre autres) avaient dilué son sang, agrandi sa taille, adouci ses traits, rendu son pelage luisant et chassé le diable de son corps".

Catherine Vincent



MR_Claude, 17.03.2002 à 18:3421826
En somme, un esprit pur et droit qui se complait dans la fange de nos esprits tordus... ;o)))

don Lope, 17.03.2002 à 18:3021823
ni l'un ni l'autre, tout au plus je vous gribouille

Léon le Wacky, 17.03.2002 à 18:2421818
Et ça te chatouille ou ça te gratouille?

don Lope, 17.03.2002 à 18:2021815
nullement !! aucunement !! j'infirme !! je défirme !! je conteste et je désateste !

Léon le Wacky, 17.03.2002 à 18:1721814
T'as tellement l'esprit tordu que t'es la seule à aikrire korecteman dens le sugeai dé fotes d'aurtografe.

MR_Claude, 17.03.2002 à 18:1621813
ça t'a au moins mis le doute quant à ses intentions...

don Lope, 17.03.2002 à 18:1321810
léon si c'est une manière de me signifier que j'ai moi aussi l'esprit tordu, c'est très mal joué ;o))

Léon le Wacky, 17.03.2002 à 17:5321789
Si on n'avait pas l'esprit tordu, on irait ailleurs que sur Bulledair, tu crois pas? :o)

MR_Claude, 17.03.2002 à 17:5321788
ça je le savais don, mais j'aurais jamais osé m'en servir comme excuse ;o)))

don Lope, 17.03.2002 à 17:5121785
Tu vois Claude, il n'y a pas que toi qui ai l'esprit tordu

Léon le Wacky, 17.03.2002 à 17:4921783
Si t'as un truc tordu à exhiber, vaut mieux que ce soit ton esprit qu'aut' chose. :o))

MR_Claude, 17.03.2002 à 17:0421768
ah bon... ça change tout alors ;op
Mais tu crois vraiment qu'un esprit tordu peut s'exhiber comme un portable? ;o)))

don Lope, 17.03.2002 à 16:5721765
personne n'était visé ;o))

MR_Claude, 17.03.2002 à 16:3921760
(Traduction personnelle: va t'acheter un portable, ça nous changera ;o))) )

don Lope, 17.03.2002 à 16:3521758
bin on a toujours quelque chose à exhiber !!
Enfin que les choses soient claire : il y en a qui exhiberont leur portable tantdis que d'autres exhiberont leur esprit tordu, leurs sarcasmes ou encore leurs tentatives d'embrouillement fouareuses ;o))

MR_Claude, 17.03.2002 à 16:2321753
et peut-on conclure quelque chose de ceux qui, n'ayant pas de portable, n'ont rien à exhiber? j'avoue que ça m'intéresse de le savoir ;o)))

don Lope, 17.03.2002 à 16:1521751
C'est peut etre là beaucoup demandé. En attendant contente toi de cette petite lecture quotidienne ;o)) :


Exhiber son portable, un travers masculin

• LEMONDE.FR | 15.03.02 | 13h20


Durant quatre mois, deux chercheurs en psychologie de l'université de Liverpool, John Lycett et Robin Dunbar, ont observé les porteurs de portable. L'une des premières conclusions de leur étude ? Les hommes se distinguent des femmes dans leur relation à l'objet fétiche par leur tendance exhibitionniste. La gent masculine extirpe son engin — de l'étui à ceinture, de la poche revolver ou de l'attaché-case —, et le montre bien au-delà du temps de son utilisation réelle. Pour ne pas dire au prorata du nombre de concurrents masculins présents alentours. Les femmes, plus farouches ou protectrices, se contentent de ranger l'appareil sitôt l'appel terminé.

Une décennie après les premiers pas du téléphone portable sur le marché mondial, ce trophée des temps modernes s'est hissé du rang de produit de luxe à celui d'ornement culturel voire d'élément d'intégration. Il pullule mais n'a nullement vocation à repousser le mauvais œil : le scientifique, le voleur et même son propriétaire le couvent du regard.

Le téléphone portable, qui pourrait avoir séduit un demi-milliard d'utilisateurs en 2003, devra-t-il revêtir dorénavant sur sa coque une mention obligatoire, à l'identique de celle qui figure sur les paquets de cigarettes ? Nombre de scientifiques — notamment ceux qui ont mis en évidence ses effets nocifs sur le cerveau — s'accorderaient volontiers pour que la mention "Nuit gravement à la santé " vienne parer cet objet culte.

Les statisticiens britanniques pourraient enchérir avec les mentions "Ne pas jeter dans les toilettes" et "Nettoyage à sec recommandé". Selon la firme britannique d'études de marché Continental Research, 1,3 million de vols de portable et 1,6 million de pertes accidentelles ont été enregistrés en Grande-Bretagne en 2001. 600 000 appareils auraient malencontreusement plongé dans les toilettes, 400 000 auraient succombé par noyade dans une boisson et pas moins de 200 000 auraient péri dans le tambour d'une machine à laver.

Revers du succès ? Détournement aquatique du sempiternel "Allo" ? Toujours est-il que ces noyades intempestives pourraient bien inspirer quelque innovateur en matière d'étanchéité.

Marlène Duretz


Léon le Wacky, 16.03.2002 à 19:5121694
Je préférerais une édition spéciale. :o))

don Lope, 16.03.2002 à 18:5521687
Alors, je te ferais un forfait spécial Léon ;o))

Léon le Wacky, 16.03.2002 à 15:3221661
Si tu es rédactrice-en-chef, je déclare forfait, Don. :o)))

don Lope, 16.03.2002 à 11:5621639
bah... sinons, on pourrait toujours créer un nouveau quotidien spécialement pour toi Léon

frads, 16.03.2002 à 11:5621638
Ca y est? Il est parti? Ouf! Felelbelebelbleblebleble J-C!

Léon le Wacky, 16.03.2002 à 10:0621626
J'espère seulement qu'on ne sera pas trop en manque d'articles du Monde. :o))

don Lope, 16.03.2002 à 9:0721619
qu'est ce que tu fais encore là si tu dois partir ?? des regrets ??

MR_Claude, 16.03.2002 à 9:0321618
bon voyage J-C (salaud! %))) )

J-C, 16.03.2002 à 8:5821617
bon aller, je vous laisse, j'embarque pour mon vol vers Miami !! j'en prends pour 10 heures !!! mais bon, là-bas il fait beau et 30° :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 15.03.2002 à 21:0321595
En effet, ça fait froid dans le dos! :o(

MR_Claude, 15.03.2002 à 20:2321594
et bien en voila un de non scientifique alors... j'aurais pu le mettre en tribune et défoulmoir aussi tiens...

La "photo du siécle".

par Pierre Tévanian

Extrait de
Le racisme républicain. Réflexions sur le modéle français de discrimination, éditions l'Esprit frappeur, 4, 57 Euro.

"La scéne se passe dans le magazine "Photo", en novembre 1999. La question est la suivante : quelle est selon vous la photo du siécle ? Jean François Jonvelle, photographe renommé, a choisi l'image d'une Tunisienne entièrement nue, photographiée en 1910 par deux jeunes Allemands. S'agit il, par ce choix, d'attirer l'attention sur les questions éthiques et politiques que pose le métier de photographe ? S'agit il de mettre en évidence les ambiguïtes de la position de spectateur face à une belle image ? S'agit il de nous expliquer qu'une image, même ^produite par des colons exploitant des colonisés, véhiculant un imaginaire réducteur et avilissant (la femme "indigéne",son impudeur, sa libido sans limites), peut malgré tout être qualifiée de belle image ? Non. Tout cela est trop compliqué. Jean François Jonvelle a su trouver des mots plus simples pour justifier son choix : "en plus de l'exceptionnelle lumiére, de la pose, du stylisme, du modéle magnifique, j'ai été bluffé par l'intemporalité de ces images et par la formidable sensation de liberté qui s'en dégage".

Ces propos laissent songeur. "Intemporel", ce cliché érotique typique de l'ére coloniale, "libre", cette femme colonisée, soumise aux fantasmes de l'homme blanc ? Que veut dire Jean François Jonvelle ? La fin de son commentaire apporte quelques précisions : "tout était à faire, tout était permis, tout s'offrait à eux".

En somme, lorsque Jean François Jonvelle parle de liberté, c'est avant tout à la liberté des photographes qu'il songe, et non à celle des personnes photographiées - qui ne sont pourtant pas pour rien dans le charme qu'il trouve à ces vieilles photos.Tout devient plus clair : aux photographes, effectivement, tout était permis. Et d'une maniére générale, tout ou presque était permis à beaucoup d'hommes blancs sur beaucoup d'hommes et de femmes de couleur - y compris ce qui n'était pas permis avec des femmes blanches. Aucun interdit, aucun devoir, aucune limite ou presque ne s'opposait à eux, puisqu'en face d'eux et de leurs objectifs, il y avait des hommes - et plus encore des femmes- sans droit.

Tout leur était permis, à ces photographes, comme tout est permis à un homme qui photographie un arbre, un ciel ou une montagne, car ces "modéles magnifiques" qui s'offraient à leurs yeux et a leurs objectifs n'étaient en fin de compte pas fondamentalement différents d'un arbre, d'un ciel ou d'une montagne. Emmanuel Lévinas dirait que ces "modéles magnifiques" étaient "sans visages" - ou plutot "privés de visage" par tous ceux qui les "dévisageaient".

Si ces "modéles magnifiques" avaient eu un visage, s'ils avaient été reconnus comme des êtres humains à part entiére, les photographes se seraient posé quelques questions.

Par exemple : ces humains consentent ils à l'image que nous donnons d'eux ? sont ils seulement en position de consentir à quoi que ce soit ? Bref : qu'elle est "leur" liberté ?

Ou, avec les mots de Jean François Jonvelle : pour ces Tunisiennes, en 1910, qu'est ce qui était "a faire", qu'est ce qui était "permis" ? Quest ce qui "s'offrait à elles" ?

La réponse est simple : rien ne s'offrait, évidemment sinon l'obligation de s'offrir à ces photographes allemands, a qui tout était permis puisqu'a elles rien n'était permis.

Qu'en 1910, des photographes n'aient pas vu le visage de ces "modéles magnifiques", qu'ils n'aient pas remarqué qu'ils avaient affaire à des humains, et qu'ils aient pensé à leur liberté d'artistes sans penser à la liberté de ces femmes, est déja problématique. Que dire lorsqu'un autre photographe, près d'un siécle plus tard, reste tout aussi "aveugle" ?
"

don Lope, 15.03.2002 à 19:5521589
Léon, n'as tu jamais ouïe dire que la vérité sort toujours de la bouche des enfants ?? Et la vérité n'est-elle pas tout ce qu'il y a de plus sérieux et de plus dramatique ?? Bref je refuse ton hypothèse ;o))
Et JC, tu n'aurais pas quelque chose d'un peu moins scientifique à nous mettre sous la dent des fois ? Pasque moi tes machins sur la lune et sur Saturne meme en essayant de les lire attentivement, je n'y arrive pas !!

man, 15.03.2002 à 13:4721567
Grenouille : j'ai fait un sujet pour ça ("Un peu (plus) poésie dans ce monde de brutes"), que d'ailleurs je vais remonter illico presto. Merci de m'avoir rappelé son existence ;o))))

J-C, 15.03.2002 à 13:2321558
LE MONDE | 12.03.02

Grâce à une semaine d'interventions minutieuses, le télescope Hubble observe l'espace avec une acuité décuplée

Au cours de cinq sorties, du 4 au 8 mars, les astronautes américains ont rajeuni cet observatoire spatial mis en orbite en 1990. Les panneaux solaires et le système électrique central ont été remplacés et une nouvelle caméra installée.

"Nous avons une belle vue sur monsieur Hubble le télescope, prêt à faire d'autres découvertes. Bonne chance à vous, monsieur Hubble", a lancé l'astronaute américain John Grunsfeld samedi 9 mars, lorsque l'équipage de Columbia a libéré le satellite astronomique américano-européen au terme d'une semaine de réparations effectuées dans la soute de la navette spatiale. Après un voyage autour de notre planète de onze jours, Columbia et son équipage de sept personnes devaient se poser, mardi 12 mars, sur la piste d'atterrissage du centre spatial Kennedy, près de cap Canaveral (Floride).

Cette quatrième mission de maintenance (après les précédents travaux de 1993, 1997 et 1999) a, selon la NASA, été un succès complet. Au cours de cinq sorties dans l'espace (Le Mondedu 6 mars), les astronautes ont remplacé les deux panneaux solaires du télescope orbital, changé son système électrique central, installé une nouvelle caméra décuplant son acuité visuelle et, enfin, réparé le système de refroidissement du spectromètre infrarouge Nicmos, en sommeil depuis 1999. Une cinquième et dernière visite de maintenance, programmée pour l'été 2004, devrait permettre d'installer deux nouveaux instruments. Ensuite, le télescope spatial vivra en solitaire jusqu'à sa mise à la retraite prévue pour 2010.

A cette date, le successeur de Hubble devrait avoir été lancé. Un consortium rassemblant les agences spatiales américaine, européenne et canadienne ainsi que les industriels travaille sur le projet depuis plusieurs années. Baptisé pour l'heure Next Generation Space Telescope (NGST), unsatellite étudiera la structure de l'Univers, l'origine et l'évolution des galaxies ainsi que la formation des étoiles. Pour traquer les objets les plus lointains et les plus anciens du cosmos, le NGST travaillera essentiellement dans le rayonnement infrarouge.

MIROIRS GIGANTESQUES

A l'origine, ce télescope du futur devait être équipé d'un miroir de 8 mètres de diamètre (contre 2,4 m pour Hubble), mais, pour des raisons à la fois technologiques et budgétaires, la direction du projet a décidé en 2001 de se contenter d'un miroir de 6 mètres. Pas question en effet pour la NASA et ses associés de verser dans la mégalomanie financière. L'enveloppe allouée au NGST ne devra pas dépasser les 500 millions de dollars (528 millions d'euros), soit un coût quatre fois inférieur à celui de son prédécesseur.

Le NGST constituera une des pierres angulaires du programme Origins de l'agence spatiale américaine, dont le but est d'envoyer dans l'espace des instruments censés répondre à deux questions essentielles : d'où venons-nous et sommes-nous seuls dans l'Univers ?

En plein développement depuis la découverte, au milieu des années 1990, de planètes gravitant autour d'autres étoiles, la bioastronomie (ou exobiologie) nécessitera cependant des observatoires d'une conception autrement plus révolutionnaire que celle du NGST. Détecter et étudier des planètes comparables en taille à la nôtre, tournant autour d'étoiles situées à plusieurs dizaines d'années-lumière, nécessite des miroirs gigantesques que personne pour l'heure n'est capable de construire ni de mettre en orbite.

Les chercheurs pensent toutefois contourner ce problème en misant sur une technique astucieuse, l'interférométrie, qui combine la lumière reçue par plusieurs télescopes pour fabriquer une image de très haute résolution. La difficulté réside dans le vol en formation de plusieurs satellites et le contrôle de leur espacement au milliardième de mètre près...

Pour tester la méthode, la NASA doit lancer une mission baptisée "Starlight", avec deux petits engins, en 2005. Ensuite, le projet Terrestrial Planet Finder fusionnera probablement avec son homologue européen Darwin. Une escadrille de cinq vaisseaux prendra des images des planètes extrasolaires.

Pierre Barthélémy

At'chao !

Thierry, 15.03.2002 à 7:5121516
Une bonne justification a ma manie ;o))
Les chewing-gums bons pour la mémoire
Nouvelle découverte scientifique étonnante : mâcher du chewing-gum serait bon pour la mémoire.
Publié par Geoffroy Klompkes le 14/03/2002 à 19h40
C'est une étude conjointe de l'Université de la Northumbrie et de l'Unité de recherches cognitives de Reading qui le révèle : la mastication du chewing-gum renforce la mémoire.
Et ceci quel que soit le goût du chewing-gum, mentholé ou aux fruits. Parce que ce n'est pas le type de chewing-gum qui est responsable mais bien la mastication elle-même.
Parce qu'elle augmente le rythme cardiaque et l'afflux d'insuline dans le cerveau des "mâcheurs".
L'expérience a été menée sur trois groupes de 25 personnes. Le premier mâchait un chewing-gum, le deuxième en mâchait un imaginaire et le troisième ne faisait rien. Tout cela pendant trois minutes.
A l'issue du test, le premier groupe comptait 1 battement et demi de plus que le deuxième et trois de plus que le troisième.
"Nous pensons que la légère augmentation du rythme cardiaque améliore l'apport d'oxygène et de glucose au cerveau, suffisamment pour améliorer la fonction cognitive", a expliqué un de ces chercheurs.
Une autre théorie voudrait que le chewing-gum encourage la sécrétion d'insuline en augmentant la salivation. "Il est bien connu qu'il y a dans le cerveau des récepteurs d'insuline qui sont importants pour l'apprentissage et la mémoire."

Léon le Wacky, 15.03.2002 à 6:5921511
Merci, Grenouille! Mais je pense que ton poème serait plutôt à ranger dans la tranche "sérieuse", et l'article de Don dans la tranche "détente". :o)

grenouille, 15.03.2002 à 4:2221510
et bien!! j ai vraiment de la lecture en retard.....
bon j arrive sur la tranche de l'alternance détente!! ça tombe bien.
J hesite entre une chansonnette et un poème!!

Toi la seule
Toi la seule et j'entends les herbes de ton rire
Toi c'est la tête qui t'enlève
Et du haut des dangers de mort
Sur les globes brouillés de pluie des vallées
Sous la lumière lourde sous le ciel de terre
Tu enfantes la chute.

Les oiseaux ne sont plus un abri suffisant
Ni la paresse ni la fatigue
Le souvenir des bois et des ruisseaux fragiles
Au matin des caprices
Au matin des caresses visibles
Au grand matin de l'absence la chute.
Les barques de tes yeux s'égarent
Dans la dentelle des disparitions
Le gouffre est dévoilé aux autres de l'éteindre
Les ombres que tu crées n'ont pas droit à la nuit.

Paul Éluard

:o)) Coak Coak

don Lope, 14.03.2002 à 21:1621498
nan c'est moi qui leur ait demandé pourquoi je n'avais pas le droit de participer JC ;o))

MR_Claude, 14.03.2002 à 17:2021458
Bin en gros les grands ils veulent la même chose, mais sans que ça interfère avec leurs intérêts personnels non? ;o)))

J-C, 14.03.2002 à 16:3321450
c'est vraiment trop trognon :-))

et à toi aussi ils ont posé des questions, don ? (pas taper, pas taper :-)))

At'chao !

don Lope, 14.03.2002 à 16:0021447
La voix des enfants :


Les enfants souhaiteraient un ministère des sans-abris

• LEMONDE.FR | 11.03.02 | 15h00


Mesures sociales à foison, bonheur pour tous, mais aussi interdictions multiples : les 500 propositions d'enfants et d'ados au futur président de la République, sélectionnées parmi les 15 000 réponses des abonnés de trois journaux (Le Petit quotidien, Mon Quotidien et L'actu) et publiées le 5 mars, sont aussi généreuses que radicales.

La politique actuelle ne les satisfait pas. S'ils étaient président, les 6-16 ans oeuvreraient pour plus de démocratie et moins de privilèges : "un langage compréhensible par tous", "écouter toutes les bonnes idées, même celles de mes adversaires", "ne pas faire de promesses sans être certain de les tenir", "une police pour les hommes politiques", "indexer le salaire des députés et sénateurs sur leur présence". Chloé, 7 ans, gouvernerait avec les enfants. Lina, 8 ans, voudrait "penser comme un papa ou une maman à tout le monde dans la France". Ils veulent "arrêter les guerres", ou "devenir un pays neutre".

La pauvreté et l'exclusion préoccupent. L'un compte "former un ministre pour les sans-abris", une autre créer "les hôtels du cœur", un troisième "une boîte aux lettres" pour les dons. Des mesures sont proposées en faveur des handicapés, des réfugiés et des personnes âgées - "qu'elles redeviennent jeunes". Beaucoup suggèrent de donner plus d'argent à tout le monde, de baisser les prix, les impôts (étant donné qu'il servent à faire plein de choses inutiles, comme des ronds-points), de ne plus faire payer les courses, de rendre loisirs et culture gratuits. Benjamin, 12 ans, voudrait "arrondir l'euro à 5 francs". Tous rivalisent d'idées pour lutter contre le tabagisme ou l'alcool au volant, et augmenter la sécurité routière.

Sur certains sujets, comme la sécurité, le discours est moins humaniste, de "tuer les voleurs" à "construire plus de prisons". Sont suggérées des portes électroniques dans les écoles, la vidéosurveillance. Mais plusieurs s'opposent à la peine de mort.

L'environnement reste l'un de leurs thèmes de prédilection. Laura, 10 ans, veut "réparer la couche d'ozone". Il faut "arrêter de couper les arbres, j'inventerais des meubles avec une autre matière", promet un enfant de 7 ans. Les usines à risque et les pétroliers causeurs de marées noires seront sécurisés ou ne seront pas. Il faut plus d'autoroutes pour les uns, moins de voitures pour les autres, interdire la chasse, et "interdire aux chiens de faire des crottes".

L'école, la famille reviennent souvent. Sitôt à l'Elysée, Julien, 9 ans, déciderait "que les ministres viennent régulièrement dans les cantines scolaires pour en apprécier la qualité". D'autres projettent d'interdire les devoirs et les claques, de réduire le poids des cartables, ou que "pendant une semaine, les professeurs et les élèves échangent leur rôle". Mélanie aimerait "supprimer le droit de divorce quand on a un enfant de moins de 14 ans", Maureen, 7 ans, prévoit "une école des parents pour qu'ils élèvent bien leurs enfants". Marion, 10 ans, choisirait "que les enfants violés par leurs parents puissent changer de nom".

Certains veilleraient à la bonne qualité des bonbons, d'autres se feraient bâtisseurs ("une tour Eiffel dans chaque ville"), ou inventeurs de "la pilule du bonheur". Et puis, Maïté, 7 ans, aurait "plein de robes", Lucas, 6 ans, "changer(ait) les horaires de (sa) boulangerie", et Paul, 14 ans, "sortir(ait) avec Jeanne, Marie et Caroline".

Claire Ané



Léon le Wacky, 14.03.2002 à 15:2021432
Et pour respecter le principe de l'alternance, encore un petit couplet et un célèbre refrain de Marie-Paule Belle :

Dans la grande maison d'couture,
Y en a qui sont trottins,
Y a des vendeuses et par nature,
Y en a qui sont mannequins,
Y en a qui font des corsages,
D'autres qui font des surjets,
Moi, Mesdames, Messieurs, mon ouvrage,
C'est d'faire des robes en biais.
Pour bien biaiser une robe, ma foi,
Y en a pas deux, pas deux comme moi.

Je suis biaiseuse chez Paquin,
Pour mon métier, j'ai le béguin,
Les biais, c'est tout mon bonheur,
J'suis pas pour la journée d'huit heures
Et le travail de nuit n'me fait pas peur.
Avec ardeur, avec entrain,
Je biaise du soir au matin,
Quand mes parents m'voient pas rentrer,
Ils disent : Y a pas à s'inquiéter,
Elle est encore en train d' biaiser.

J-C, 14.03.2002 à 14:2121413
LE MONDE | 14.03.02

Ludions et satellites sondent les caprices des océans

La France participe à un programme mondial qui vise à mesurer en temps réel l'évolution des masses océaniques. Objectif : mieux modéliser le climat et améliorer les prévisions météorologiques saisonnières.
Brest de notre envoyé spécial

Dans un recoin du centre d'essais de l'Institut français de recherche et d'exploitation de la mer (Ifremer), à Brest (Finistère), trois tubes d'aluminium écrasés prouvent que la vie d'un ludion n'est pas de toujours de tout repos. "Ils n'ont pas résisté au test de résistance à la pression", indique Gérard Loaec, chef du service mesure in situ et électronique de l'Ifremer. Pour rester autonome en mer pendant trois à cinq ans, descendre à 2 000 m de profondeur et remonter tous les dix jours pour envoyer vers un satellite les données de température et de salinité recueillies au cours de ce périple, avant de replonger inlassablement, mieux vaut être robuste.

C'est précisément ce qu'on demande au "profileur" Provor, un ludion d'une trentaine de kilogrammes pour deux mètres quarante de haut. Quelques dizaines d'exemplaires ont déjà été déployés dans l'Atlantique, dont une quinzaine courant mars. Mis au point par l'Ifremer et produit sous licence par la société française Martec, Provor est une pièce essentielle du système d'océanographie opérationnel mis en place au niveau mondial. D'ici à 2005, 3 000 bouées de ce type - dont 400 à 500 françaises - devraient être dispersées dans toutes les mers du globe, dont elles offriront, presque en temps réel, une image en trois dimensions.

La qualification du Provor a été délicate. La moitié des premiers modèles a été perdue après deux ans passés en mer. Mais la qualité est désormais au rendez-vous. "Si le programme d'océanographie opérationnelle se poursuit, on mettra à l'eau 800 flotteurs par an dans le monde", estime Eric Le Marchand, responsable de la division ingénierie et systèmes de Martec. L'industriel, qui a racheté une filiale au Canada, espère bien, à 15 000 euros pièce, damer le pion à son concurrent américain Webb Research.

Les mesures des premiers Provor convergent déjà vers le centre de données de l'Ifremer, où elles sont associées à celles que fournissent les bouées de surface de Météo-France et les navires océanographiques ou "d'opportunité". Ces derniers, des cargos notamment, larguent régulièrement des sondes perdables, les XBT, largement utilisées par toutes les marines du monde pour donner à leurs sous-marins une idée des lentilles et masses d'eaux qui leur permettent de se déplacer et de communiquer en toute discrétion. Le profil de la couche d'eau fourni par les XBT revient à 150 euros, un coût de référence pour les observations in situ. "Les projets futuristes de planeurs sous-marins ou de submersibles propulsés autonomes ne verront le jour qu'à condition de pouvoir concurrencer ce tarif", estime Gérard Riou, directeur de la technologie marine et des systèmes d'information de l'Ifremer, pour qui toute l'économie de l'océanographie opérationnelle repose "sur un compromis entre la qualité des mesures et le coût".

A ce jour, la base de données Coriolis regroupant les informations collectées par les ludions "totalise plus de 165 000 "profils" des masses océaniques, correspondant à 5,5 millions de mesures de température et 0,6 million de mesures de salinité", indique Thierry Carval, qui s'assure de la qualité des données à l'Ifremer. Le planisphère sur laquelle ont été portés tous les points de mesure montre bien que des pans entiers de l'océan, à l'écart des routes maritimes classiques, restent à l'état de mare incognita. Les Provor et leurs semblables devront remplir ces vides. L'enjeu ? "Être capable, vers 2008, de faire, notamment, des prévisions météorologiques saisonnières, un peu comparables à la prévision du temps à cinq jours d'aujourd'hui", explique Gérard Riou. On sait aujourd'hui prévoir l'arrivée d'El Niño, ce déplacement de masse d'eau chaude dans le Pacifique qui influe sur le climat du globe. Mais on commence aussi à caractériser l'oscillation nord-atlantique, dont les variations affectent fortement la météorologie européenne. L'océanographie opérationnelle devrait permettre de préciser son rôle et de prévoir son impact avec plus de précision. Mais aussi aider les pêcheurs à localiser les zones poissonneuses ou prédire l'évolution des marées noires. On imagine sans peine l'impact d'un tel système pour la gestion des capacités énergétiques, l'agriculture, la sécurité, les assurances ou encore le tourisme.

TROIS COMPOSANTES

Il s'agit de faire le pont entre les préoccupations des climatologues, dont la connaissance des océans - formidables régulateurs thermiques - est encore lacunaire, et celles des décideurs de tous horizons. Concrètement, l'océanographie opérationnelle "repose sur trois composantes", résume Pierre Bahurel, chef du projet Mercator, qui fédère, à Toulouse, les moyens de modélisation du Centre national d'études spatiales (CNES), du CNRS, de l'Ifremer, de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), de Météo-France et du SHOM (défense). Ensuite, les satellites Topex-Poséidon, ERS-2, Jason (qui commence tout juste à envoyer ses premières données) et Envisat engrangent des informations sur toute la surface des océans. Enfin, les bouées et profileurs ainsi que les campagnes des navires océanographiques offrent, en des points isolés, des mesures sur les 2 000 premiers mètres de profondeur de l'océan. La modélisation informatique combine ces masses considérables de données pour "obtenir l'évolution du volume des océans dans le temps".

Depuis janvier 2001, Mercator fournit ainsi un bulletin hebdomadaire de prévision à quinze jours de l'état de l'Atlantique nord, avec une résolution de 30 km qui, en juin, devrait passer à 5 km seulement sur l'Atlantique et la Méditerranée. A la fin de l'année, le globe sera intégralement couvert avec une résolution grossière de 200 km qui passera à 25 km à l'automne 2003 afin "de voir les tourbillons dans l'océan".

Les données sont partagées au niveau international dans le cadre de Godae (Global Ocean Data Assimilation Experiment). Mais cette mutualisation repose sur le principe de la "compétition-stimulation, indique Pierre Bahurel. D'ici à 2005, une demi-douzaine de modèles émergeront et il faut essayer d'être les meilleurs". A la clé, l'unique centre de prévision océanographique européen pourrait être basé à Toulouse. Un défi "énorme", qui s'appuie sur les supercalculateurs de Météo France et les capacités d'archivage du CNES, menacées de saturation. "Le métier de prévisionniste océanographique, conclut Pierre Bahurel, reste encore à inventer."

Hervé Morin

At'chao !

J-C, 14.03.2002 à 13:1621407
ah ben finalement si ! je connais cette chanson de Marie-Paule mais alors ça faisait un baille que je l'ai pas entendue !!

merci Léon !

At'chao !

Léon le Wacky, 14.03.2002 à 11:1421388
C'est ça, la vie facile
Qu'on perd à la gagner.
C'est ça, la vie facile
Qu'on ne sent pas passer.
C'est ça, la vie facile,
Celle qu'on vit aujourd'hui,
Celle où tout est facile
Sauf, justement, la vie.

Thierry, 14.03.2002 à 10:3121383
Ca change agreablement des comedies musicales ;o)

Léon le Wacky, 14.03.2002 à 10:0721376
Faut écouter Marie-Paule Belle, J-C, ça vaut la peine.

Lorsque je suis arrivée dans la capitale,
J'aurais voulu devenir une femme fatale,
Mais je ne buvais pas, je ne me droguais pas et n'avais aucun complexe,
Je suis beaucoup trop normale, ça me vexe!

Je ne suis pas Parisienne, ça me gêne, ça me gêne,
Je ne suis pas dans le vent, c'est navrant, c'est navrant.
Aucune bizarrerie, ça m'ennuie, ça m'ennuie,
Pas la moindre affectation,
Je ne suis pas dans le ton!
Je n' suis pas végétarienne, ça me gêne, ça me gêne,
Je n' suis pas karatéka, ça me met dans l'embarras.
Je ne suis pas cinéphile, c'est débile, c'est débile,
Je ne suis pas M.L.F.,
Je sens qu'on m'en fait grief.

Bientôt, j'ai fait connaissance d'un groupe d'amis
Vivant en communauté dans le même lit.
Comme je ne buvais pas, je ne me droguais pas et n'avais aucun complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes.

Je ne suis pas nymphomane, on me blâme, on me blâme,
Je ne suis pas travestie, ça me nuit, ça me nuit,
Je ne suis pas masochiste, ça existe, ça existe,
Pour réussir mon destin,
Je vais voir le médecin.
Je ne suis pas Parisienne, ça me gêne, ça me gêne,
Je ne suis pas hystérique, ça s'complique, ça s'complique.
Oh, dit le psychanalyste, que c'est triste, que c'est triste!
Je lui dis : Je désespère,
Je n'ai pas de goûts pervers.

Mais si, me dit le docteur en se rhabillant,
Après ce premier essai, c'est encourageant.
Si vous ne fumez pas, vous ne vous droguez pas, et n'avez aucun complexe,
Vous avez une obsession : c'est le sexe!

Depuis, je suis à la mode, je me rode, je me rode
Dans les lits de Saint-Germain, c'est divin, c'est divin.
Je fais partie de l'élite, ça va vite, ça va vite,
Et je me donne avec joie tout en faisant du yoga.

Je vois les films d'épouvante, je m'en vante, je m'en vante,
En serrant très fort la main du voisin, du voisin.
Me sachant originale, je cavale, je cavale,
J'assume ma libido, je vais draguer en vélo.

Maint'nant, je suis Parisienne, j'me surmène, j'me surmène,
Et je connais la détresse, et le cafard, et le stress.
Enfin, à l'écologie, j'm'initie, j'm'initie,
Et loin de la pollution, je vais tondre mes moutons.

J-C, 14.03.2002 à 8:2521359
j'avoue là mon ignorance quant au répertoire de Marie-Paule !!!

At'chao !

Thierry, 14.03.2002 à 7:2521355
je reformule, Marie-Paule Belle n'aurait-elle pas, elle aussi, interprete la chanson d'Higelin ?
A+

J-C, 13.03.2002 à 15:2521301
à ma connaissance, Thierry, Higelin a chanté lui même cette chanson.

At'chao !

Thierry, 13.03.2002 à 15:0321299
ca n'a pas ete chante par Marie-Paule Belle, la chanson d'Higelin ?
Je n'ai rien contre les fumeurs non plus, je precise ;o)
Le tabac nuit gravement a la sante, l'alcool est a consommer avec moderation et le chocolat est bon pour TOUT, absolument TOUT. MANGEZ DU CHOCOLAT !!!

J-C, 13.03.2002 à 14:4921297
Cigarette

Paroles: Jacques Higelin 1974

-------

Je suis amoureux d'une cigarette
Toute la sainte journée elle me colle au bec
Eh Lucie si t'restes un peu d'ferraille
Ravitaille moi d'un paquet d'gris
Que je m'en grille aussitôt
A la place de ce satané vieux mégot

Je suis amoureux d'une cigarette
Sans elle j'ai l'air d'un pousin cherchant son omellette
Eh Suzon si t'restes un peu d'pognon
Ramène moi donc un paquet d'blond
Que je m'en roule une aussi sec
A la place de ce satané vieux mégot

Je l'aime bien épaisse
Roulée comme une papesse
Dans son fourreau zigzag à bord gommé

Quand au bout de la langue
Je la lèche elle tangue
Fumante elle frémit sous la morsure de mon dentier. Hé hé

Je suis amoureux d'une cigarette
Elle a la rondeur d'un sein qu'on mord ou qu'on tète
Eh Jenny Y aura une taf' pour toi
Si tu penses à mon paquet d'gris
Magne-toi car j'ai bientôt fini
De tirer sur ce satané vieux mégot

At'chao !

Léon le Wacky, 13.03.2002 à 14:2221288
L'amour, c'est comme une cigarette,
ça flambe comme une allumette,
ça pique les yeuxx, ça fait pleurer,
et ça s'envole en fumée.

Sylvie Vartan, vous vous souvenez? Et la chanson d'Eric Charden, "14 ans, les gauloises" : "C'est pas que ça plaît, mais faut y goûter!" (Je ne garantis pas l'exactitude du texte, ça fait longtemps, tout ça!)

Grunt, 13.03.2002 à 13:2921275
En plus, fumer ça ralentit l'activité sexuelle, et ça a été prouvé scientifiquement. A partir de 35 ans, un non fumeur a deux fois plus de rapports qu'un fumeur, qui se tape 5 clopes par jour au minimum.
Alors si on additionne le prix du tabac, la gêne occasionnée par celui-ci et si on a déjà pas une activité sexuelle brillante, alors on opte vite pour un verre de lait.
C'est plus mieux pour la santé, et ça coute moins cher.
=o))

J-C, 13.03.2002 à 13:2521274
Thierry, entendons nous bien, je ne veux pas empècher qui que se soit de fumer même si je trouve ça débile, ce que je ne veux pas c'est d'avoir à subir leur pollution surtout dans des lieux où c'est interdit mais où tout les fumeurs s'en foutent car l'interdiction n'est pas imposée !!!

de plus, la stratégie des cigarettiers a un peu changé ces dernières années, ils se battent sur le fait que tout le monde sait que c'est nocif et donc qu'il ne faut pas venir leur demander des comptes si les gens sont malades !!! quant à leur bénéfices, et bien ils vont dans la poche des actionnaires, bien souvent toi ou moi indirectement !!

là ou je te rejoind, c'est sur la très grande hypocrisie des pouvoirs publics sur le sujet !!

At'chao !

Thierry, 13.03.2002 à 12:1221273
JC, c'est pour ca que j'apprecie le "une cigarette sure, ca n'existe pas". Ca sonne presque comme un aveu.
Le probleme avec la lutte contre le tabac, c'est que les gouvernements doivent prendre des mesures pour des raisons de sante publique, mais n'ont pas specialement envie de tuer la poule aux oeufs d'or.
De temps en temps, on instaure une nouvelle interdiction. Il y a actuellement une "polemique" sur la suppression des compartiments "fumeur" dans les trains. Les chemins de fer belge sont opposes a la decision et exhibent des enquetes faites aupres des usagers qui ne sont pas favorables a cette suppression, qu'ils soient fumeur ou non. On empeche les cigarettiers de sponsoriser des evenements soprtifs et culturels, on interdit les PLV chez les libraires ou les cafetiers (interdiction d'enseigne, cendrier avec marque) . Je me demande quel est l'impact reel de telles mesures. Cela dissuade-t-il les gens de fumer ? Et a quoi servent les benefices degager par l'industrie du tabac ?
En Belgique, le budget a la prevention anti-tabac s'elevait a 2 centimes par habitant. Autant dire peau de balle.
A+

J-C, 13.03.2002 à 11:1621265
de toutes façons, particules ou pas particules, la cigarette c'est mauvais pour la santé !! alors un peu plus ou un peu moins !! je trouve qu'il faudrait lutter plus activement pour faire respecter les interdictions de fumer dans les lieux publics dont tout le monde se fout royalement et qui gène les gens qui ne fument pas et donc qui n'ont rien demandé à personne !!! les fumeurs, ils peuvent s'empoisonner autant qu'ils veulent, c'est pas faute de leur avoir dit sans relache depuis plusieurs années !!!

At'chao !

Thierry, 13.03.2002 à 8:0521251
une petite clope ?
Je ne resiste pas extraire cette petite phrase: Un porte-parole de Philip Morris a affirmé mardi ne pas croire que les filtres que nous utilisons puissent poser des risques pour la santé des fumeurs. Rien ne permet de suggérer que ces fibres pénètrent effectivement dans les poumons. Sous le poids des questions, le porte-parole a même conclu abruptement : Une cigarette sûre, ça n'existe pas.
Au moins, c'est clair ;o)
Santé Des particules d'acétate de cellulose se détachent de l'embout de la cigarette
Les bouts filtres plombés du cow-boy Philip Morris
Des scientifiques américains révèlent le danger du procédé censé protéger le fumeur contre un excès de polluants. Le cigarettier dément que les débris incriminés nuisent à la santé.
FRÉDÉRIC SOUMOIS
D'après des scientifiques américains du Roswell Park Cancer Institute de Buffalo (New York), le cigarettier Philip Morris aurait vendu pendant plus de quarante ans des cigarettes pourvues de filtres défectueux. Le défaut serait dû à un procédé de fabrication trop rapide (250 cigarettes à la seconde) qui entraîne une erreur dans la fabrication des filtres. De minuscules fibres d'acétate de cellulose, que les propres documents du cigarettier estiment entre 5 et 120 micromètres, se détachent ensuite du filtre quand la cigarette est fumée.
Selon l'équipe du professeur John Pauly, qui publie mardi ces résultats dans la revue « Tobacco Control » publiée par l'Association britannique de médecine, ces fibres présentent un danger pour la santé et pourraient être une cause indirecte de cancer. Nous sommes en présence d'un produit vendu dans le monde entier, qui laisse s'échapper des fibres et des particules dont on peut raisonnablement penser qu'elles sont dangereuses, et le plus grand groupe du monde (dans ce secteur) ne dit rien, explique John Pauly. En se basant sur des milliers de documents confidentiels internes au producteur de tabac mais « déclassifiés » par la justice, les chercheurs sont arrivés à la conviction que des tests sur les dangers possibles de ces filtres ont très certainement été menés dans des laboratoires secrets , en dehors des Etats-Unis, sans doute en Allemagne.
D'après les auteurs du rapport, ce défaut des filtres touche toutes les marques du producteur. Or, Philip Morris est le leader mondial du secteur via ses marques Alpine, Altria, Bristol, Cambridge, Dave's, Marlboro, Merit, Parliament, Philip Morris et Virginia Slims. Le groupe a réalisé en 2000 un bénéfice de 8.400 millions de dollars (9.610 millions d'euros). Plus de 90 % des cigarettes vendues dans le monde sont pourvues d'un filtre. Un porte-parole de Philip Morris a affirmé mardi ne pas croire que les filtres que nous utilisons puissent poser des risques pour la santé des fumeurs. Rien ne permet de suggérer que ces fibres pénètrent effectivement dans les poumons. Sous le poids des questions, le porte-parole a même conclu abruptement : Une cigarette sûre, ça n'existe pas.
Pour Pierre Bartsch, pneumologue et président de la Fares (Fondation contre les affections respiratoires), des débris de 5 microns, comparables à la taille de fibre d'amiante, sont tout à fait capables d'être absorbés dans les poumons. Or, la plupart des solvants utilisés pour produire l'acétate de cellulose sont toxiques.
Pour le médecin, cette nouvelle découverte prouve une fois de plus que les cigarettiers savent parfaitement ce qu'ils font en fabriquant un produit très élaboré, et qui comporte notamment plus de 600 additifs (lire ci-contre). Il est sûr qu'il est totalement absurde de fumer et de porter en bouche les résultats de la combustion d'un tel mélange dont on n'a jamais étudié les résultats de la décomposition par combustion. Imagine-t-on de s'installer la tête au-dessus d'un feu de bûches, poursuit Pierre Bartsch. Ainsi, au bout de trente ans de consommation régulière, un fumeur aura inhalé plus de 6 kilos de particules : Ce n'est pas le tabac qui représente un danger, mais le fait d'inhaler la fumée de la combustion de substances végétales.
La découverte des scientifiques de Buffalo vient éclairer d'un jour neuf les récentes révélations sur le caractère nocif des cigarettes dites « légères » mais qui seraient en fait aussi dangereuses que les « normales », voire davantage. Paradoxalement, la teneur moindre en nicotine incite les fumeurs à fumer plus pour obtenir leur dose régulière. Le fait que l'adjonction d'ammoniaque a permis de diminuer le caractère irritant de la fumée pousse le fumeur à inhaler plus profondément. D'où l'augmentation forte de tumeurs périphériques dans les poumons, là où les fumeurs n'étaient pas atteints auparavant, parce que la fumée les faisait tousser, insiste le pneumologue.
Qui conclut sur le fait que la manière dont ces substances pénètrent dans l'organisme est essentiel dans leur nocivité. C'est une ingestion intra-artérielle : Du poumon elles passent directement au coeur et au cerveau.·

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