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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années. |
 | | Pierre, 16.09.2016 à 17:57 | 363141 |
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Je n'avance pas vite dessus, mais jusqu'ici c'est très bien. |
 | |  |  | | Pierre : | | Tout cela est juste mais aurait pu exister indépendamment de cette construction policière avec ce dénouement façon thriller américain. ça ne t'as pas gêné, cette révélation finale un peu hénaurme (je parle de l'identité du criminel, pas du cas des amis d'enfance qui est plutôt traité finement) ? |
Non, et je dirais presque, au contraire. On n'a pas ici un héros blasé et revenu de tout des séries noires classiques, c'est un adolescent qui fait son enquête presque comme un divertissement, mais nécessaire, dans le sens d'une diversion pour l'aider à surmonter son deuil, mais ce chemin l'amène à tourner et se rapprocher d'un gouffre , comme pris dans un étau qui se resserre. La révélation de l'assassin aurait-elle été moins "hénaurme", j'aurais eu l'impression d'avoir été mené en bateau. |
 | | Pierre, 15.09.2016 à 18:09 | 363135 |
|  |  | | lanjingling : | Une BD noire qui m'a fait ressentir des échos de Jason dans le thème de l'isolation et son traitement, par le rythme en à-coups, avec ces personnages qui ont du mal à aller au bout de leurs actions, par la tragédie qui heurte toute vie; mais ici le personnage principal est un adolescent qui survit, et en sortira non plus fort ou plus adulte(on n'est pas dans une série de super-héros) mais avec une cicatrice de plus. Couleurs, dessin minimaliste et animalier participent pleinement à l'atmosphère melant noirceur et innocence. |
Tout cela est juste mais aurait pu exister indépendamment de cette construction policière avec ce dénouement façon thriller américain. ça ne t'as pas gêné, cette révélation finale un peu hénaurme (je parle de l'identité du criminel, pas du cas des amis d'enfance qui est plutôt traité finement) ? |
 | |  |  | Une BD noire qui m'a fait ressentir des échos de Jason dans le thème de l'isolation et son traitement, par le rythme en à-coups, avec ces personnages qui ont du mal à aller au bout de leurs actions, par la tragédie qui heurte toute vie; mais ici le personnage principal est un adolescent qui survit, et en sortira non plus fort ou plus adulte(on n'est pas dans une série de super-héros) mais avec une cicatrice de plus. Couleurs, dessin minimaliste et animalier participent pleinement à l'atmosphère melant noirceur et innocence. |
 | |  |  | | Pierre : | | Thierry : | | On lit rarement un roman des années 70 en se disant "pour l'époque, c'était bien", sauf en ec qui concerne l'évolution des mentalités. |
C'est intéressant ce que tu dis. Quand je songe à Arzach, à Ici Même, ou à Zil Zélub, je les considère comme des "classiques de la bd moderne" sans chercher à les évaluer à l'aune de leur supposée contribution à l'édification de la bd en tant que média adulte (un classique étant je crois une oeuvre indémodable et susceptible d'être imitée). Par contre, un regard rétrospectif sur mes bullenotes me fait réaliser que j'ai certainement surévalué l'école franco-belge. M'enfin (comme dirait l'autre) je ne sais pas si j'aurais le courage de réviser ces notes (subjectives forcément) que j'assume (sauf grosse erreur de ma part). |
tu cites 3 exceptions, qui sont effectivement des classiques de la bande dessinées modernes, qui sont devenus des classiques parce que, justement, ils sont "libres" de cette influence. Ce sont des oeuvres à part entières. |
 | | crepp, 08.09.2016 à 17:19 | 363094 |
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Troisième aventure du Juge Bao dans une cité où la famine est terrible. Est ce la faute des conditions climatiques ou y a t'il un problème avec le Gouverneur ?!
Classique, trop évident, trop manichéen.
Bref c'était sympathique de découvrir les trois premières histoires avec le coffret, mais cela ne m'a pas assez convaincu pour continuer
2 bâtons. |
 | | Pierre, 08.09.2016 à 14:55 | 363093 |
|  |  | | Thierry : | | On lit rarement un roman des années 70 en se disant "pour l'époque, c'était bien", sauf en ec qui concerne l'évolution des mentalités. |
C'est intéressant ce que tu dis. Quand je songe à Arzach, à Ici Même, ou à Zil Zélub, je les considère comme des "classiques de la bd moderne" sans chercher à les évaluer à l'aune de leur supposée contribution à l'édification de la bd en tant que média adulte (un classique étant je crois une oeuvre indémodable et susceptible d'être imitée). Par contre, un regard rétrospectif sur mes bullenotes me fait réaliser que j'ai certainement surévalué l'école franco-belge. M'enfin (comme dirait l'autre) je ne sais pas si j'aurais le courage de réviser ces notes (subjectives forcément) que j'assume (sauf grosse erreur de ma part). |
 | |  |  | "Les lumières de l'Amalou" fait déjà figure d'exception. je l'ai raté à lépoque et je l'avais rattrapé en intégrale, déjà 10 ans après sa sortie. J'ai eu envie de le relire pour Wendling uniquement.
Dernièrement, j'ai relu "Sur la route de Selma", qui fut l'un des premiers titres de la collection Aire Libre. Pour 1991 et dans le contexte d'un éditeur grand public comme Dupuis, c'était quand même gonflé de parler frontalement de racisme et de mettre du sexe dans un scénario. Il y avait encore, j'ai l'impression, une ségrégation entre la bande dessinée majoritairement grand public et une bande dessinée pour adulte qui distillait le cul principalement comme argument de vente. Il n'y avait que Casterman, à travers (A Suivre) pour explorer une bande dessinée qui s'éloignait des standards traditionnels.
A l'époque, on pouvait être surpris par le sujet assez inattendu. J'avais beaucoup aimé. En relecture, beaucoup moins parce que j'y vois surtout une bande dessinée qui reste contrainte dans un format trop étriqué. Le scénario est bien construit, la mise en place est bonne, puis il faut conclure en 60 pages, parce qu'il faut respecter un cahier des charges, que ce genre d'histoire se prête mal à la scission en 2 tomes... et on en arrive à une conclusion baclée qui enlève beaucoup de densité à l'ensemble.
On lit rarement un roman des années 70 en se disant "pour l'époque, c'était bien", sauf en ec qui concerne l'évolution des mentalités.
Beaucoup de bandes dessinées traditionnelles des années 80, 90 ou même 2000 me font cet effet: pour l'époque, c'était bien. Et ce n'est pas un problème de mentalité. C'est plus lié à un vrai problème de moyens. La bande dessinée (auteurs, éditeurs, lecteurs...) ne se donne pas assez souvent les moyens d'être un média "mature". Elle avance à petits pas, mais, fondamentalement, reste dans l'optique "ce n'est que de la bédé". On aborde des sujets bateaux et on se dit que déclarer "la guerre, c'est mal et la racisme, c'est moche" c'est de l'engagement politique fort.
Et on essaye d'intégrer des codes qui n'ont pas nécessairement vocation à y être. La bande dessinée n'est ni le cinéma sur papier, ni une série tv, ni de la littérature. C'est de la bande dessinée, et cela permet de faire des multitudes de choses, et pas seulement à régurgiter des influences extérieures en s'excusant presque d'exister.
Il y a une chsoe pour laquelle la bande dessinée est novatrice. Avant la folie des reboots et des remakes à Hollywood, la bande dessinée a fait ses plus grosses réussites éditoriales en publiant des Lucky Luke, des B&M ou des Astérix en tentant de ressembler le plus possible à l'original. Comme si on cherchait des sosies de Sean Connery pour le prochain James Bond. |
 | |  |  | Oui. Moi qui fus mis au bain de la bande dessinée contemporaine, il y a 16 ans, notamment par Thierry, je sens cette évolution. J'ai notamment lu des bouquins à la fin des années 2000 qui me furent conseillés plusieurs années auparavant. Les conseilleurs avaient alors déjà mis de l'eau dans leur vin. D'où une impression de décalage.
Remarque que tu mettais déjà une bullenote moyenne, fin 2005, à la série, Thierry. |
 | |  |  | | Le PBE : | | Thierry : | | Le PBE : | | (il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans) |
perso, je crois que je virerais la moitié de mes coups de coeur. |
Le Thierry d'il y a 15 ans serait-il le Télérama du Thierry d'aujourd'hui ? ;o) |
et le telé-loisir du Thierry de demain ? |
 | | Le PBE, 08.09.2016 à 11:47 | 363079 |
|  |  | | Thierry : | | Le PBE : | | (il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans) |
perso, je crois que je virerais la moitié de mes coups de coeur. |
Le Thierry d'il y a 15 ans serait-il le Télérama du Thierry d'aujourd'hui ? ;o) |
 | |  |  | | Le PBE : | | (il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans) |
perso, je crois que je virerais la moitié de mes coups de coeur. |
 | | Le PBE, 08.09.2016 à 10:36 | 363077 |
|  |  | (il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans)
pour les fans, la dernière contribution de Claire Wendling dans la bullebase:

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 | |  |  |  je n'avais gardé aucun souvenir de cette série. Je pense qu'on peut la considérer comme une des oeuvres fonndatrices de toute la vague Delsol. Et c'est surtout la seule série dessinée par Claire Wendling, remise sur le devant de la scène lors de la polémiqu.e. d'Angou.ê.m.e 2016.
Honnêtement, je trouve que l'histoire ne casse pas 3 pattes à un canard. Elle n'a rien de désagréable, mais je ne me passionne pas vraiment pour cette intrigue.
Par contre, je saisis mieux pourquoi Morvan a voulu mettre Claire Wendling à l'honneur et pourquoi Bajram, si je me trompe, a insisté sur l'influence majeure qu'elle a eu sur toute une génération d'auteurs. Le dessin est très bon. Elle garde le bon équilibre entre la lisibilité et le sens du détail. Elle ne tombe pas dans le côté chichiteux que peut avoir une certaine bande dessinée franco-belge, dans sa recherche du cadrage alambiqué ou de la multiplication des détails gratuits qui font se dire que, wouah, c'est chiadé et il y a du boulot, mais qui ne sert à rien sinon à alourdir la page. |
 | |  |  | | Pierre : | 
Des avis là-dessus ? |
Assez drôle, plutôt mystérieux, un peu trop long |
 | | Pierre, 07.09.2016 à 19:46 | 363072 |
|  |  | 
Des avis là-dessus ? |
 | | crepp, 07.09.2016 à 12:29 | 363066 |
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Je continue la découverte des aventures de ce Bao incorruptible.
Ici il se retrouve dans une petite cité où son ami juge lui explique que tout va pour le mieux. Pourtant, entre une bande de petits voleurs, des notables rançonnés, des disparitions, et enfin des meurtres, la petite cité n'est pas si paisible que cela.
Je m'habitue surement au graphisme assez statique car j'ai une préférence pour ce second opus. Je m'y retrouve plus facilement dans les personnages. De plus l'intrigue (même si prévisible) est plus riche et intéressante que la première.
3 batons. |
 | | beuzno, 06.09.2016 à 19:23 | 363064 |
|  |  | une curiosité bien agréable "voyage en Astrylie - traité ethnographique" de Tristan Bordmann édité chez "le clou"
il y a aussi un film (le CD est joint à la BD) et une expo à Lille
étude d'un pays imaginaire avec ses us et coutumes
c'est bien fait, fouillé, drôle et un peu potache
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 | | beuzno, 06.09.2016 à 19:00 | 363063 |
|  |  | cette BD "m'interloque" et ce n'est pas désagréable
onze nouvelles sans trop d'histoires, non-sens, plusieurs degrés
le traducteur, qui écrit la préface, en a "suer"
et le dessin change toutes les 4 pages
pas facile à la première lecture des dialogues comme des dessins
je crois que plus on le lit, mieux on le note
c'est bizarre que ce soit dargaud l'éditeur |
 | | Pierre, 06.09.2016 à 13:31 | 363060 |
|  |  | | beuzno : | premier épisode : décrire l'Egypte, ravager la Palestine
voilà de la bonne BD intelligente
la pièce de théâtre d'Adeline Rosenstein dont c'est l'adaptation doit être très intéressante aussi
tour de force de Baladi : adapter en BD une pièce qui fait appel à l'imagination des spectateur en évitant les images
belle réussite |
Feuilleté samedi dernier, j'ai bien failli le prendre. Je l'inscris sur ma liste. |
 | | beuzno, 06.09.2016 à 12:42 | 363059 |
|  |  | premier épisode : décrire l'Egypte, ravager la Palestine
voilà de la bonne BD intelligente
la pièce de théâtre d'Adeline Rosenstein dont c'est l'adaptation doit être très intéressante aussi
tour de force de Baladi : adapter en BD une pièce qui fait appel à l'imagination des spectateur en évitant les images
belle réussite |
 | | crepp, 05.09.2016 à 22:14 | 363057 |
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Héros populaire chinois par excellence, ce premier tome des aventures du Juge Bao est surement dans un sens désuet, surtout dans la narration qui donne place à des moments très figés (oh que cela manque de mouvements).
Mais en même temps il y a des expressions qui fonctionnent. C'est une simple histoire de gentils contre des méchants, oui c'est vrai, mais qui me plait dans un sens, sans trop savoir pourquoi en fait :o))
3 bijoux. |
 | |  |  | ça y est, nous dépassons la série télé avec l'apparition de Negan. Rick s'estengagé à débarassé la communauté du Hilltop des Saviors de Negan. Trop sûr de lui, il sous-estime la danger que représente Negan et se fait surprendre. Ce tome particulièrement noir et violent impose une rupture de plus, se soldant par la mort de 2 personnages emblématiques de la série. Je continue de prendre un vrai plaisir à suivre ce feuilleton. On ne peut pas dire que l'ensemble pisse très loin, mais c'est efficace, prenant et addictif. |
 | |  |  | Jusqu'ici, il n'était question que de survivre.
Désormais, il faut recommencer à vivre. Et l'arrivée de l'hiver pose la délicate question de l'approvisionnement.
C'est alors qu'un homme se présente à Alexandria. Il se prétend l'émissaire d'une autre communauté, désireuse de collaborer avec Alexandria.
Pour Rick, c'est une prise de conscience. Alexandria n'est qu'un îlot dans le vaste monde. Ils ne sont pas seuls. Mais peut-on faire confiance aux autres groupes ?
Connaissant les grands boulversements à venir, ce tome impose clareent une rupture et une ouverture vers un nouvel âge pour la série. En tant que tel, ce tome est plaisant, sans plus, mais il est évident qu'il sert de pont de départ à une toute nouvelle époque. |
 | |  |  |   A l'époque, j'avais décroché au tome 4. J'avais tenté de relire le tome 1 mais je n'avais vu que des cadrages alambiqués pour montrer un maximum de fesses et de seins tendus. En feuilletant le tome 5, je n'ai plus eu cette impression de fan service permanent. J'ai donc relu le tome 4 pour me remettre dans le bain aant d'enchaîner avec les deux derniers tomes.
Surprise, le tome 4 me paraît bien meilleur que dans mon souvenir et je me rends compte que l'intrigue est bien plus complexe que dans mon souvenir. Le délai entre la parution des tomes n'a pas aidé et je découvre qu'une relecture de la série complète ne serait pas une mauvaise idée.
Les deux derniers tomes fonctionnent plutôt bien, malgré une impression de très gros McGuffin comme justification (même si il pourrait se dissiper en relecture). Cyann passe de monde en monde et d'époques en époques, pour découvrir progressivement ce qui est réellement advenu de sa famille et qu'elle se trouve elle-même dans un étrange imbroglio temporel. Le dernier tome évite de tomber dans un excès explicatif, et il permet de mettre toutes les pièces en place pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce cycle. Finalement, la leture de ce cyle est plutôt plaisante. |
 | |  |  | | Pierre : | | Thierry : | Premier album pour autant que je sache que cet Alexandre Jacob, Journal d'un cambrioleur anarchiste. Le scénariste est juste crédité pour un autre album paru en 2014.
le livre était vendu comme la biographie du personnage qui a servi d'inspiration à Arsène Lupin. C'est une manière comme une autre d'attirer l'attention. Il y a bien une allusion en fin d'album, mais dans les faits, l'influence réelle d'Alexandre Jacob sur le personnage de Maurice Leblanc semble plus relever de la légende.
Alexandre Jacob était un anarchiste. Pour lui, la vie ne lui laissait que le choix entre l'esclavage (travailler pour enrichir un autre), la mendicité et le vol. Il choisit la dernière voie, se faisant une spécialité des cambriolages de demeures bourgeoises, de riches rentiers, de hauts focntionnaires, d'écclesiastiques... Si le personnage force une certaine sympathie, il n'est pas pour autant un Robin des Bois ou un justicier. Il vole, il redistribue une partie à la cause. Mais son action politique reste limitée. Reste un orateur séduisant et non dénué d'humour qui n'a poas hésité à utiliser son procès comme tribune.
Cette biographie revient sur sa vie jusqu'à son procès en 1905, le récit se construisant en flashbacks à partir de ce procès-spectacle qui polarisa l'opinion publique. L'influence de Blain est très présente. Presque écrasante. Ce livre a presque un charme désuet, tant il me semble influencé par les grandes heures de la collection Poisson Pilote. Alexandre Jacob fait partie de ces bandes dessinées plutôt bien faîtes mais qui me paraissanet trop marquées par les influences des auteurs. Il manque de personnalité. Un travail appliqué et bien fait mais un peu vide. Cela dit, question de goût, je préfère des auteurs biberonnés à Blain et quelques autres qu'à la succession sans fin de resucée post Delcourt et Soleil qui ont rarement beaucoup de saveur. |
ça me fait songer au Voleur de Georges Darien, qui date de 1897. |
Alexandre Jacob est actif entre 1899 et 1905. |
 | | Pierre, 24.08.2016 à 17:12 | 363003 |
|  |  | | Thierry : | Premier album pour autant que je sache que cet Alexandre Jacob, Journal d'un cambrioleur anarchiste. Le scénariste est juste crédité pour un autre album paru en 2014.
le livre était vendu comme la biographie du personnage qui a servi d'inspiration à Arsène Lupin. C'est une manière comme une autre d'attirer l'attention. Il y a bien une allusion en fin d'album, mais dans les faits, l'influence réelle d'Alexandre Jacob sur le personnage de Maurice Leblanc semble plus relever de la légende.
Alexandre Jacob était un anarchiste. Pour lui, la vie ne lui laissait que le choix entre l'esclavage (travailler pour enrichir un autre), la mendicité et le vol. Il choisit la dernière voie, se faisant une spécialité des cambriolages de demeures bourgeoises, de riches rentiers, de hauts focntionnaires, d'écclesiastiques... Si le personnage force une certaine sympathie, il n'est pas pour autant un Robin des Bois ou un justicier. Il vole, il redistribue une partie à la cause. Mais son action politique reste limitée. Reste un orateur séduisant et non dénué d'humour qui n'a poas hésité à utiliser son procès comme tribune.
Cette biographie revient sur sa vie jusqu'à son procès en 1905, le récit se construisant en flashbacks à partir de ce procès-spectacle qui polarisa l'opinion publique. L'influence de Blain est très présente. Presque écrasante. Ce livre a presque un charme désuet, tant il me semble influencé par les grandes heures de la collection Poisson Pilote. Alexandre Jacob fait partie de ces bandes dessinées plutôt bien faîtes mais qui me paraissanet trop marquées par les influences des auteurs. Il manque de personnalité. Un travail appliqué et bien fait mais un peu vide. Cela dit, question de goût, je préfère des auteurs biberonnés à Blain et quelques autres qu'à la succession sans fin de resucée post Delcourt et Soleil qui ont rarement beaucoup de saveur. |
ça me fait songer au Voleur de Georges Darien, qui date de 1897. |
 | |  |  | comme j'ai découvert The Walking Dead à travers la télévision, j'en suis encore dans la phase qui a été adaptée. Il y a pour l'instant le petit plaisir de retrouver les points communs et les différences entre les 2 médias. La structure même de l'histoire, qui ne s'articule finalement autour d'aucun but précis, a pour conséquence des longueurs parfois assez pénibles, à la télévision comme dans les comics. Dans l'ensemble, j'y trouve quand même mon compte. J'ai une petite préférence pour la série, que je trouve plus subtile d'un point de vue psychologique. A vrai dire, je me rends compte que les parties que je trouve les plus lourdes dans la série (entre autres les longs discours lourdingues de Rick) sont souvent transposés directement de la bande dessinée.
J'ai lu le tome 15 hier. Comme souvent après un moment fort, le soufflé retombe un peu et les relations entre les personnages sont souvent un peu trop démonstratives 5Kirkman n'est pas le roi de la suggestion), mais j'ai pour l'instant la carotte de l'arrivée de Negan, qui débarque au tome 17, si je ne me trompe pas. |
 | | e m, 23.08.2016 à 18:29 | 363000 |
|  |  | C'est à partir de WD #14 que j'avais décroché.
Je commençais à m'ennuyer, je ne retrouvais plus tout ce qui me plaisais dans l'arc avec le Gouverneur. Ce personnage est vraiment charismatique, les suivants me paraissaient bien fades à côté. (entre autres choses)
Donc abandon au tome 14, et lecture épisodique de quelques tomes suivants, sans me souvenir de ce qui précédait, et sans vraiment accrocher.
Et j'ai eu l'occasion de lire les 3/4 derniers tomes, et finalement ça redevient plutôt intéressant avec cette évolution des personnages et de ce qu'ils font pour survivre.
Maintenant j'ai même envie de m'acheter les TPB qui me manquent. |
 | |  |  |  ca continue son petit bonhomme de chemin. Un tome plus calme dans lequel le groupe de Rick tente de trouver sa place à Alexandria, avant un tome explosif dans lequel Alexandria est envahie par des walkers. Un épisode intense et très réussi. |
 | |  |  | Premier album pour autant que je sache que cet Alexandre Jacob, Journal d'un cambrioleur anarchiste. Le scénariste est juste crédité pour un autre album paru en 2014.
le livre était vendu comme la biographie du personnage qui a servi d'inspiration à Arsène Lupin. C'est une manière comme une autre d'attirer l'attention. Il y a bien une allusion en fin d'album, mais dans les faits, l'influence réelle d'Alexandre Jacob sur le personnage de Maurice Leblanc semble plus relever de la légende.
Alexandre Jacob était un anarchiste. Pour lui, la vie ne lui laissait que le choix entre l'esclavage (travailler pour enrichir un autre), la mendicité et le vol. Il choisit la dernière voie, se faisant une spécialité des cambriolages de demeures bourgeoises, de riches rentiers, de hauts focntionnaires, d'écclesiastiques... Si le personnage force une certaine sympathie, il n'est pas pour autant un Robin des Bois ou un justicier. Il vole, il redistribue une partie à la cause. Mais son action politique reste limitée. Reste un orateur séduisant et non dénué d'humour qui n'a poas hésité à utiliser son procès comme tribune.
Cette biographie revient sur sa vie jusqu'à son procès en 1905, le récit se construisant en flashbacks à partir de ce procès-spectacle qui polarisa l'opinion publique. L'influence de Blain est très présente. Presque écrasante. Ce livre a presque un charme désuet, tant il me semble influencé par les grandes heures de la collection Poisson Pilote. Alexandre Jacob fait partie de ces bandes dessinées plutôt bien faîtes mais qui me paraissanet trop marquées par les influences des auteurs. Il manque de personnalité. Un travail appliqué et bien fait mais un peu vide. Cela dit, question de goût, je préfère des auteurs biberonnés à Blain et quelques autres qu'à la succession sans fin de resucée post Delcourt et Soleil qui ont rarement beaucoup de saveur. |
 | | lldm, 18.08.2016 à 22:43 | 362974 |
|  |  | | Thierry : |
Je dois avouer que le plus grand mystère de ces dernières années reste pour moi les livraisons régulières de Jim (Un petit livre oublié sur un banc et autres), d'une niaiserie assez confondante (et d'une pauvreté visuelle imparable) mais qui séduit des lecteurs mâles, biberonnés à la franco-belge bien classique alors qu'il ne s'agit que de petites bluettes sentimentales qui, en roman, passeraient, au mieux pour du Marc Levi, au pire pour de la chick-lit. Il me semble malgré tout me rappeller d'un propos gentiment sexiste, et très calibré pour la mâle quarantenaire ou plus. |
c'est malin, je suis allé voir. Je vais devoir prendre des bains oculaire pendant deux semaines. Il y a quelques dizaines de pages d'extraits en ligne. C'est trop. |
 | |  |  | | La mode, c'est plutôt cave et case. Thierry attend donc son prochain Jessica Brandy (double si possible) avec soif. |
 | | NDZ, 18.08.2016 à 12:31 | 362970 |
|  |  | c'est vrai qu'avec la déferlante Cuisine et BD de ces dernières années, on attend les "Régime et BD"
Quoi que, vue la crise, pas mal d'auteur ont perdu des kilos sans conseil... |
 | |  |  | | j'attends le spécial régime et BD |
 | | NDZ, 18.08.2016 à 11:37 | 362968 |
|  |  | | Pourtant avec tous les magazines spécial BD et Sexe (c'est l'été), tu en as plein des trucs à lire, y'a personne qui fait la prépub du prochain Blandy :)) |
 | |  |  | | ça tombe bien, je cherchais justement un truc à lire |
 | | Anoeta, 17.08.2016 à 21:21 | 362965 |
|  |  | | Ah ah sympa le top Nouveautés :o) |
 | |  |  | | lldm : | 
ce livre (je pourrais écrire et étendre à «ce genre de livres») et l'étrange attachement qu'on semble lui porter éclairent plutôt bien les paradoxes qui hantent l'édition de bande dessinée et la critique : c'est cadré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est monté comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est écrit comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est passionnant comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Et aussi bizarre que ça puisse sembler, c'est également coloré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Si le dessin était virtuose, étrange, flamboyant ou au minimum incongru, ça pourrait être ce qu'on appelle paresseusement un « livre de dessinateur ». Mais le dessin de Davodeau n'est ni laid ni beau, ni vif ni mort, ni honteux ni glorieux, ni élégant ni disgracieux. Il fait ce qu'il a à faire en s'excusant d'être là.
Autrement dit, si ce livre avait été ce à quoi tous les signes qu'il emprunte le disposent — une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi — personne n'en aurait remarqué l'existence au-delà de la séance de repassage ou du demi-coma d'après le digestif. Mais incarnée dans un récit en bande, cette histoire translucide comme toutes celle de Davodeau qui me sont arrivées entre les mains, est élevée au rang d'œuvre de caractère, à tonalité forte, au sujet exigeant.
Nous en arrivons au paradoxe évoqué plus haut : ce que nous méprisons ailleurs (la comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi devant les exigences attendues du cinéma), nous sommes capables de le louer dans une bande dessinée. Pourquoi ? Parce que nous en méprisons le cadre A PRIORI. On dira d'elle « c'est bien, pour une bande dessinée », avec le même ton repoussant qu'on entend dans « il est intelligent pour un ouvrier » (cultivé pour un noir, poli pour un jeune de banlieue, honnête pour un juif, doué pour un trisomique, élégant pour un paysan etc.)
C'est quand une bande dessinée est la moins exigeante et la plus timide possible dans l'usage de ses propriétés exclusives qu'elle rencontre un succès d'estime et un succès critique parce qu'il faut qu'elle sorte d'elle-même pour qu'on commence à l'aimer, qu'elle se fasse la plus discrète possible sur sa honteuse nature. En gros : moins il y a de bande dessinée dans la bande dessinée, plus on la plébiscite comme merveille de la bande dessinée. Pour l'aimer, nous devons donc imaginer qu'il faut la détester. |
J'ai lu le Davodeau en question il y a bien longtemps. Ta comparaison avec "comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi" est en effet assez juste, même si elle est un peu sévère. Cela dit, dans mon souvenir (lointain), il me semble que l'ensemble fonctionnait plutôt correctement. Un peu comme Chabouté qui réalise des bandes dessinées qui ne repose pas sur grand chose mais qui réussit parfois à transmettre une émotion. C'est fugace, c'est joli mais je reconnais cela ne pissait pas très loin.
Je dois avouer que le plus grand mystère de ces dernières années reste pour moi les livraisons régulières de Jim (Un petit livre oublié sur un banc et autres), d'une niaiserie assez confondante (et d'une pauvreté visuelle imparable) mais qui séduit des lecteurs mâles, biberonnés à la franco-belge bien classique alors qu'il ne s'agit que de petites bluettes sentimentales qui, en roman, passeraient, au mieux pour du Marc Levi, au pire pour de la chick-lit. Il me semble malgré tout me rappeller d'un propos gentiment sexiste, et très calibré pour la mâle quarantenaire ou plus.
C'est à croire que beaucoup de lecteurs restent dans une "zone de confort" tellement bornée (même s'ils s'en défendent) que la moindre petite "audace" prend des proportions énormes. La découverte permanente de l'eau tiède. Et qu'il y existe des eaux plus tièdes que d'autres. Et inversément. |
 | | lldm, 14.08.2016 à 14:25 | 362958 |
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ce livre (je pourrais écrire et étendre à «ce genre de livres») et l'étrange attachement qu'on semble lui porter éclairent plutôt bien les paradoxes qui hantent l'édition de bande dessinée et la critique : c'est cadré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est monté comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est écrit comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est passionnant comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Et aussi bizarre que ça puisse sembler, c'est également coloré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Si le dessin était virtuose, étrange, flamboyant ou au minimum incongru, ça pourrait être ce qu'on appelle paresseusement un « livre de dessinateur ». Mais le dessin de Davodeau n'est ni laid ni beau, ni vif ni mort, ni honteux ni glorieux, ni élégant ni disgracieux. Il fait ce qu'il a à faire en s'excusant d'être là.
Autrement dit, si ce livre avait été ce à quoi tous les signes qu'il emprunte le disposent — une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi — personne n'en aurait remarqué l'existence au-delà de la séance de repassage ou du demi-coma d'après le digestif. Mais incarnée dans un récit en bande, cette histoire translucide comme toutes celle de Davodeau qui me sont arrivées entre les mains, est élevée au rang d'œuvre de caractère, à tonalité forte, au sujet exigeant.
Nous en arrivons au paradoxe évoqué plus haut : ce que nous méprisons ailleurs (la comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi devant les exigences attendues du cinéma), nous sommes capables de le louer dans une bande dessinée. Pourquoi ? Parce que nous en méprisons le cadre A PRIORI. On dira d'elle « c'est bien, pour une bande dessinée », avec le même ton repoussant qu'on entend dans « il est intelligent pour un ouvrier » (cultivé pour un noir, poli pour un jeune de banlieue, honnête pour un juif, doué pour un trisomique, élégant pour un paysan etc.)
C'est quand une bande dessinée est la moins exigeante et la plus timide possible dans l'usage de ses propriétés exclusives qu'elle rencontre un succès d'estime et un succès critique parce qu'il faut qu'elle sorte d'elle-même pour qu'on commence à l'aimer, qu'elle se fasse la plus discrète possible sur sa honteuse nature. En gros : moins il y a de bande dessinée dans la bande dessinée, plus on la plébiscite comme merveille de la bande dessinée. Pour l'aimer, nous devons donc imaginer qu'il faut la détester. |
 | | lldm, 09.08.2016 à 22:21 | 362946 |
|  |  | | ah, c'était dans le topic consacré aux relectures, que je voulais foutre ça. Bon. Désolé. |
 | | lldm, 09.08.2016 à 22:20 | 362945 |
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J'ai pas l'impression qu'on ait beaucoup causé de ça à sa sortie. C'est dommage. C'est vraiment un sacré drôle de truc.
Le premier bouquin de Jesse Jacobs, bien plus fin que son sujet ne le laissait supposer (une histoire de démiurges facétieux, la quasi assurance d'une gamelle, a priori) était même franchement enthousiasmant. Il laissait quand même imaginer un premier coup, celui d'un auteur malin et gracieux mais à ficelles, séducteur, qui se vautrerait au suivant. Et pas du tout. Le deuxième est meilleur, encore plus insaisissable. Le relire m'a donné envie de me retaper également « Et tu connaîtras l'univers et les dieux ». J'ai passé un excellent moment sans rougir de m'être vautré deux heures dans un fauteuil au lieu d'aller bosser. |
 | |  |  | | lldm : | | NDZ : | | La série classique, c'est de l'aventure de l'école Marcinelle. C'est gentillet, avec de l'humour, mais pas à chaque page. De la SF avec des vaisseaux et des pouvoirs mnémoniques, mais pas de vulgarité. Là, c'est une succession de "gags" en 1-2 pages et je suis tombé coup sur coup sur une succession de clichés (les filles infirmières et la tête vide, les filles qui ne savent pas conduire, les filles qui ont peur des souris) qui me semblent parfaits pour conditionner nos chères têtes blondes dès le plus jeune âge. Bon, après, j'exagère sûrement un peu, ça m'a un peu énervé que ma fille lise ça à côté de moi, sans vraiment échanger sur sa lecture ;) |
on pourrait se dire que de l'eau a coulé sous les ponts depuis 1988, mais je crains que ce genre de saloperies n'ait pas disparu des publications enfantines (elles sont si présentes dans les publications adultes...) |
en même temps, il ne faut pas oublier que ce genre de série est réalisée par des auteurs qui ne sont plus de toute première fraîcher et qui ont été formé par le magaziner qui n'a jamais été d'une modernité sociale galopante. Il ne faut pas s'attendre à beaucoup mieux. |
 | |  |  | Il y a de la gravité dans cettelégèreté. Dans ce livre cathartique de Catherine Meurisse, qui a échappé à l'attentat de Charlie Hebdo. Elle y a perdu la capacité à ressentir la beauté. Elle tente de se reconstruire en se racontant et en tentant de retrouver cette beauté à tout prix.
Au fil des pages, elle nous parle d'elle, de l'effarement de l'attentat, de l'effondrement qui l'a suivi, de la stupeur, du vide, de l'absence, de la lente remontée, de l’absurdité de la vie d’après. Recommencer surtout à vivre, mais comment? Surtout avec des gardes du corps qui vous collent aux basques.
C’est beau. C’est sensible. C’est pudique.C’est parfois férocement drôle. Et au detour d’une page, c’est parfois boulversant. |
 | |  |  | Werner, un soldat allemand démobilisé, est parti en Indochine pour refaire sa vie après la défaite. En butte au racisme des occidentaux qui n'en voient en lui qu'un sale boche, il erre jusqu'à atterir dans un lieu étrange. Une sorte de complexe industriel perdu au fonds de la jungle, qui entoure la demeure somptueuse des "maîtres", de riche chinois qui vivent cachés et semblent dissimuler un lmurd secret.
Je suis très partagé sur ce livre. j'aime beaucoup Loo-Hui Phang et Philippe Dupuy depuis leur première collaboration (Une élection américaine). Ils réalisent cette fois un conte étrange, chargé de symbôles et d'un érotisme troublant.Pourtant une impression de déjà-vu s'impose, comme si je me trouvais face à un empilement de motifs et d'ingrédients qui ne constituent qu'un édifice un peu bancal.
J'aime me laisser porter par ce genre d'histoire et j'ai conscience qu'il me faudra décoder quelques éléments. Les scènes oniriques fonctionnent très bien, mais j'en sors avec l'impression d'une histoire un peu forcée. |
 | |  |  | Au début des années 80, le journaliste David Simon (et créateur de la série The Wire, que je n'ai pas vu) a partagé pendant un an la vie quotidienne de la section "homicide" de la ville de Baltimore. Il a tiré de cet expérience un livre qui raconte par le détail la réalité de la vie sur le terrain. Loin des idées reçues, il dressait un portrait réaliste et austère de la vie de ces policiers.
Cette approche rappelle celle de séries comme Hill Street Blues, par exemple. Une représentation presque naturaliste du travail de la police.
En adaptant ce livre en bande dessinée, Philippe Squarzoni propose un livre très sobre, mais qui ne manque pas d'idées de mise en scène. Sans esbrouffe, rendant bien l'aspect austère et peu spectaculaire du travail, Homicide est certainement un livre réussi. Ce qui m'inquiète un peu, c'est que cette adaptation comptera 4 tomes. Est-ce que j'aurai encore envie de me plonger dans le travail morne et répétitif des inspecteurs de la brigade "homicide" de la ville de Baltimore pour 3 tomes de plus, me doutant que le contenu ne devrait pas changer de manière drastique ?
Je doute de l'arrivée soudaine d'une serial-killer poisseux ou d'un monte-en-l'air excentrique et spectaculaire pour pimenter l'ensemble. Nous resterons probablement dans le même canevas. Dans une série télévisée comme HSB, il y aura un effet d'attachement aux personnages que l'on retrouve de semaines en semaines. Une attente s'installe. Je dois dire que dans le cas d'Homicide, si le livre est très bien en soi, je n'ai aucune attente particulière pour la suite. Et quand le tome 2 sortira, je doute d'avoir envie de l'acheter. |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 22:52 | 362926 |
|  |  | | Le pire c'est qu'il y a aussi des mentions "macho!" ou des gags sur le partage des tâches ménagères qui essaient de récupérer le truc... mais qui sont 1/ ratés et donc restent profondément sexistes sur le fond 2/ complètement à côté de ce qui pourrait peut-être faire rire la cible de cette série (7-14 ans ?). C'est en ce sens que ça m'énerve, c'est le genre de blagues inutiles (passeront au-dessus de la tête des enfants) mais qui laisseront des traces. Ces gags sont-ils destinés aux parents qui lisent les albums de leurs enfants? c'est en ce sens que je parlais de proto-bamboo... de l'album qui se veut familial et qui est juste beauf, con-conservateur bien de droite. |
 | | lldm, 06.08.2016 à 22:08 | 362925 |
|  |  | | NDZ : | | La série classique, c'est de l'aventure de l'école Marcinelle. C'est gentillet, avec de l'humour, mais pas à chaque page. De la SF avec des vaisseaux et des pouvoirs mnémoniques, mais pas de vulgarité. Là, c'est une succession de "gags" en 1-2 pages et je suis tombé coup sur coup sur une succession de clichés (les filles infirmières et la tête vide, les filles qui ne savent pas conduire, les filles qui ont peur des souris) qui me semblent parfaits pour conditionner nos chères têtes blondes dès le plus jeune âge. Bon, après, j'exagère sûrement un peu, ça m'a un peu énervé que ma fille lise ça à côté de moi, sans vraiment échanger sur sa lecture ;) |
on pourrait se dire que de l'eau a coulé sous les ponts depuis 1988, mais je crains que ce genre de saloperies n'ait pas disparu des publications enfantines (elles sont si présentes dans les publications adultes...) |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 21:05 | 362924 |
|  |  | | J'ai aussi lu les gendarmes 1 et les Femmes en blanc 19 et il y avait aussi de très bonnes blagues sur les jupes courtes. |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 21:04 | 362923 |
|  |  | | lldm : | | NDZ : | C'est quand-même énorme de mettre des blagues sexistes dans ce genre de truc. Bamboo avant l'heure. |
tu nous en dis plus ? (je connais pas ce truc) |
La série classique, c'est de l'aventure de l'école Marcinelle. C'est gentillet, avec de l'humour, mais pas à chaque page. De la SF avec des vaisseaux et des pouvoirs mnémoniques, mais pas de vulgarité. Là, c'est une succession de "gags" en 1-2 pages et je suis tombé coup sur coup sur une succession de clichés (les filles infirmières et la tête vide, les filles qui ne savent pas conduire, les filles qui ont peur des souris) qui me semblent parfaits pour conditionner nos chères têtes blondes dès le plus jeune âge. Bon, après, j'exagère sûrement un peu, ça m'a un peu énervé que ma fille lise ça à côté de moi, sans vraiment échanger sur sa lecture ;) |
 | | lldm, 06.08.2016 à 13:36 | 362921 |
|  |  | | NDZ : | C'est quand-même énorme de mettre des blagues sexistes dans ce genre de truc. Bamboo avant l'heure. |
tu nous en dis plus ? (je connais pas ce truc) |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 10:58 | 362920 |
|  |  | C'est quand-même énorme de mettre des blagues sexistes dans ce genre de truc. Bamboo avant l'heure. |
 | | crepp, 05.08.2016 à 16:59 | 362915 |
|  |  | | chrisB : |
Tu as lu les 2 livres "compilations" (Bourhis fait du Bourhis facon petit livre du).
J'ai discuté avec Etienne Lecroart (le hasard), et sur ce livre il y a vraiment eu coconstruction (il ne l'aurait pas fait sinon) et c'est effectivement le plus reussi.
Pour Fabrice Neaud c'était pas ça, et c'est dommage car il aurait pu faire un livre plus interessant.
Celui sur les requins m'a beaucoup plus aussi. |
Si un jour je tombe sur un autre titre (à la biblio, ou un ami...)je tenterai peut être, mais à l'achat je vais me rabattre sur d'autres choses. |
 | | lldm, 05.08.2016 à 16:44 | 362914 |
|  |  | | Mael : | Du strigel tu veux dire ? Comme le premier phylactère, tout ça.
Sinon je sais que je fais des fautes tout le temps mais en excluant le fond (cette vision de la bande dessinée bon... ils ne parlent pas du pariétal tiens ?) j'espère que la page publiée ne comporte pas d'erreur à "Trajane". |
c'est la page présentée en ligne (on peut en lire une douzaine, j'ai pour ma part pas tenu au-delà de quatre); je n'ai pas vu le tirage papier.
Ils avaient le choix entre "de Trajan" et "Trajane", et voilà le résultat. Ça aurait pu être pire, il aurait pu se lancer dans un "de Trajane".
Quand à cette quête vaseuse de prémisses historiques à la bande dessinée, elle a officiellement excédé le cadre de notre discipline (où on comprend que le complexe d'infériorité rendait nécessaire ces ridicules ponts analogiques) pour contaminer le monde des historiens et les dispositifs muséographiques : vu il y a peu une très belle série de fresques du XIVe accompagnées d'un panneau d'une rare connardise qui draguait le chaland par la fibre sympatoche pédagogique en nous comparant tout ça à une bande dessinée.
Le ton et l'approche trahissaient une ignorance de la bande dessinée par les historiens à peu près égale à celle de l'art médiéval par les auteurs de bédée (ou pire, les théoriciens) qui s'escriment à rapprocher l'enluminure, les croquis d'architecte ou Dieu sait quoi encore, de notre discipline. |
 | | Mael, 05.08.2016 à 14:28 | 362913 |
|  |  | Du strigel tu veux dire ? Comme le premier phylactère, tout ça.
Sinon je sais que je fais des fautes tout le temps mais en excluant le fond (cette vision de la bande dessinée bon... ils ne parlent pas du pariétal tiens ?) j'espère que la page publiée ne comporte pas d'erreur à "Trajane". |
 | | lldm, 05.08.2016 à 13:04 | 362912 |
|  |  | | Mael : | | très loin de la façon Bourhis de faire, je n'ai jamais compris le moindre intérêt que l'on pouvait trouver à ses "petit livres de...", |
Il ment pas sur la marchandise, pourtant, ce sont des manuels de conversations :
« Hervé Bourhis et Terreur Graphique proposent plus de 200 anecdotes indispensables à tout fan du 9è art : un bible ludique et érudite. »
C'est beau comme une page de réclame pour le Reader's Digest de 1965.
Le résultat est à la hauteur des ambitions du machin, au millimètre près. Tout ça pour 19,99 euros.

ooooh, je vais l'offrir à ma maman, on va partager notre érudition et nos anecdotes indispensables autour du Strudel, ça va nous rapprocher dans l'amour de la bédée. |
 | | Mael, 05.08.2016 à 11:27 | 362910 |
|  |  | | Perso j'ai bien aimé le Neaud, pas tant sur le fond (appris peu de choses mais Pierrat est un bon vulgaristeur et j'ai trouvé que ça développait les choses sans faire trop "anecdotes") que sur une forme d'adaptation que j'ai trouvé assez intelligente, avec un dessin n'illustrant pas stricto sensus les textes mais tentant de jouer avec. Pas toujours habilement, c'est vrai, mais avec certaines réussites. Parfois c'est juste illustratif mais je trouve que ce n'était pas la majorité (très loin de la façon Bourhis de faire, je n'ai jamais compris le moindre intérêt que l'on pouvait trouver à ses "petit livres de...", "Ingmar" par contre c'est bien). |
 | | chrisB, 05.08.2016 à 9:09 | 362909 |
|  |  | J'ai lu les 8, celui sur l'univers est particulier, c'est plus une pensée autour de l'univers qu'un livre qui pose un peu les bases (l'objectif de la collec pour moi, aprés on adhère ou pas).
Le livre d'Alfred sur le tatouage est aussi un peu pauvre, il aurait pu être meilleur... |
 | | Herbv, 05.08.2016 à 9:01 | 362908 |
|  |  | Effectivement, j'ai trouvé Le Hasard comme étant le plus réussi des cinq que j'ai lu.
Il est certain que Bourhis fait du Bourhis et Neaud du Neaud, ce qui m'a déçu car j'espérai autre chose de leur part. En plus, ce sont les deux sujets que je connais le mieux, ce qui n'a pas aidé à m'y intéresser.
Il faut que je lise celui celui sur les requins et je songe aussi à celui sur l'univers, j'ai lu des retours favorables. |
 | | chrisB, 05.08.2016 à 8:40 | 362907 |
|  |  | | crepp : | 
Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare. |
Tu as lu les 2 livres "compilations" (Bourhis fait du Bourhis facon petit livre du).
J'ai discuté avec Etienne Lecroart (le hasard), et sur ce livre il y a vraiment eu coconstruction (il ne l'aurait pas fait sinon) et c'est effectivement le plus reussi.
Pour Fabrice Neaud c'était pas ça, et c'est dommage car il aurait pu faire un livre plus interessant.
Celui sur les requins m'a beaucoup plus aussi. |
 | | Herbv, 05.08.2016 à 7:59 | 362905 |
|  |  | | Glotz : | | Jean-Noël Lafargue (qui a fait celui sur l'IA) connaît également bien la bande dessinée. |
Pour celui sur l'IA, j'ai profité d'une séance de dédicace au salon Livre Paris pour poser quelques questions sur le scénario et la narration. Si le fond est bien de Lafargue, la forme est dûe à Montaigne qui a fait les choix narratifs.
Alors qu'il sait dessiner (il m'a fait un petit dessin tout à fit correct à côté de celui de Montaigne), il disait avoir délégué la scénarisation du tome à sa dessinatrice.
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 | | Pierre, 04.08.2016 à 16:34 | 362899 |
|  |  | | Le PBE : | Le but assumé est de faire traiter par un « spécialiste » un sujet plus ou moins vulgarisé et de toucher un public qui ne lit pas nécessairement de BDs (une présentation sur actuabd avec interview de David Vandermeulen, le directeur de collection)
Je n'en ai pour l'instant lu aucun et il est difficile de savoir quels liens / aller-retours il y a eu entre le spécialiste et le dessinateur, néanmoins au vu des exemples on se doute que le second s'approprie le travail du premier et mériterait d'être crédité comme co-scénariste.
|
Je devrais lire plus souvent actuabd. Ainsi j'aurais appris que "ouvrir le champ de la bande dessinée" signifie "acquérir de nouvelles parts de marché" et c'est Vandermeulen qui le dit ! |
 | | Glotz, 04.08.2016 à 13:52 | 362898 |
|  |  | | Pierre : | | Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium). |
Il me semble Jacques de Pierpont était critique aux Cahiers de la bande dessinée dans les années 1980. Jean-Noël Lafargue (qui a fait celui sur l'IA) connaît également bien la bande dessinée. Je ne sais pas comment les 6 autres ont été choisis : leurs qualités de vulgarisateur ? |
 | | Le PBE, 04.08.2016 à 13:33 | 362897 |
|  |  | | Pierre : |
Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium).
En revanche, tous les dessinateurs sont peu ou prou des auteurs confirmés. A charge pour eux, j'imagine, d'avoir eu à réaliser le travail d'adaptation de ces "scénarios" conçus par des non-professionnels. Ne sachant pas ce qu'ils ont eu entre les mains, on ne peut pas trop les blâmer, sinon d'avoir accepter cette tâche qui dévalorise l'idée de bande dessinée elle-même (vue ici comme un moyen facile, "ludique", coloré pour refourguer au tout venant de la connaissance vulagarisée ?). |
Le but assumé est de faire traiter par un « spécialiste » un sujet plus ou moins vulgarisé et de toucher un public qui ne lit pas nécessairement de BDs (une présentation sur actuabd avec interview de David Vandermeulen, le directeur de collection)
Je n'en ai pour l'instant lu aucun et il est difficile de savoir quels liens / aller-retours il y a eu entre le spécialiste et le dessinateur, néanmoins au vu des exemples on se doute que le second s'approprie le travail du premier et mériterait d'être crédité comme co-scénariste.
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 | | Pierre, 04.08.2016 à 11:50 | 362895 |
|  |  | | crepp : | 
Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare. |
Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium).
En revanche, tous les dessinateurs sont peu ou prou des auteurs confirmés. A charge pour eux, j'imagine, d'avoir eu à réaliser le travail d'adaptation de ces "scénarios" conçus par des non-professionnels. Ne sachant pas ce qu'ils ont eu entre les mains, on ne peut pas trop les blâmer, sinon d'avoir accepter cette tâche qui dévalorise l'idée de bande dessinée elle-même (vue ici comme un moyen facile, "ludique", coloré pour refourguer au tout venant de la connaissance vulagarisée ?). |
 | | crepp, 04.08.2016 à 10:01 | 362894 |
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Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare. |
 | | chrisB, 02.08.2016 à 15:06 | 362879 |
|  |  | | Merci !! |
 | | Pierre, 02.08.2016 à 11:06 | 362877 |
|  |  | | Je me souviens de l'étonnement avec lequel j'ai découvert la fonction OCR sur mon scanner il y a presque quinze ans, quand j'ai scanné des extraits d'interview de Franquin avec Numa Sadoul, à la demande d'un certain ... Mr_Switch (et je me rappelle aussi combien il m'avait paru fastidieux de remettre en forme les document produits). |
 | | Mael, 02.08.2016 à 9:01 | 362876 |
|  |  | | chrisB : | Yo,
C'est quoi une perle d'OCR ? |
Pour te répondre sans gag, l'OCR c'est quand une machine scanne une page de texte imprimé et retranscrit le texte par reconnaissance des caractères. C'est pratique car ça marque assez bien mais ça reste très hésitant sur pleins de choses et nécessite donc de vraies relectures pour que les lettres soient les bonnes, que les coupures soient bien comprises etc.
Donc une perle d'OCR c'est un truc tellement mal fait qu'il devient drôle (comme les perles du bac). |
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