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Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Thierry, 16.10.2016 à 16:45363345
beuzno :
"ville avoisinant la terre" de Jorj A. Mhaya (Liban) chez Denoël
oh la belle surprise!
un beau dessin original avec des personnages au long cou et des décors aux détails hyper-réalistes dans un gris lumineux
l'histoire d'un homme qui ne retrouve plus son domicile avec plein de sous-entendus
oh que c'est bon! j'adore l'insolite

il est sur ma (petite) pile

beuzno, 16.10.2016 à 9:47363344
"ville avoisinant la terre" de Jorj A. Mhaya (Liban) chez Denoël
oh la belle surprise!
un beau dessin original avec des personnages au long cou et des décors aux détails hyper-réalistes dans un gris lumineux
l'histoire d'un homme qui ne retrouve plus son domicile avec plein de sous-entendus
oh que c'est bon! j'adore l'insolite

Anoeta, 15.10.2016 à 13:53363337







Lecture de la fin de Naruto... qui est une véritable purge. Résumé des anciens épisodes.
Naruto est un apprenti ninja orphelin sans véritable talent. Il est délaissé de tous car un démon est scellé dans son corps (c'est un jinchuriki pour ceux qui aiment les termes japonais). Son but est de devenir Hokage, c'est à dire Shogun à la place du Shogun.
Les 27 premiers tomes qui forment la première partie du manga voit la jeunesse de la team Kakashi, à savoir Sakura, Sasuke et Naruto. Une rivalité et une amitié naitront entre les deux derniers cités. Mais les objectifs de sasuke sont bien plus sombres que ceux de Naruto. Il souhaite tuer son frère qui a massacré toute sa famille. Ceci sous un fond de coup d'état raté (superbe combat Sarutobi Vs Orochimaru,le gand méchant de cette première partie du livre.)
Ce premier grand arc se termine sur le départ volontaire de Sasuke avec Orochimaru qui rejoint le côté obscur du chakra.
Le tout ponctué par des duels toujours sympa à suivre, chacun ayant son opposition préférée (Kakashi Vs Zabuza ou Orochimaru Vs Jiraya+ Tsunade ou Naruto Vs Neiji ou Garaa Vs Rock Lee...), de multiples personnages et des flash-back à la pelle.

Bien 2eme partie du manga (qui correspond à l'animé Shippuden)
Une association de 10 grands méchants (l'akatsuki) souhaite récupérer tous les démons des Jinchuriki ! Mon Dieu (pardon ma Kaguya ! ce serait terrible). Bon on voit arriver le truc on va avoir 10 combats, tous les plus dantesques les uns que les autres. Bon pourquoi pas Naruto est (ou était) un bon shonen qui tache après tout. D'ailleurs ne boudons pas notre plaisir, le combat contre Hidan et Kakuzu est des plus divertissants.


Jusqu'au tome 42,les premiers combats s'enchainent donc et voit la disparation de plusieurs membres (Sasuke faisant des dégats aussi de son côté, tuant son mentor Orochimaru au passage). Arrive alors le combat entre Pain et Naruto qui est des plus pénibles, Pain tuant tout le village puis réssucitant tout le monde car au final, c'est un gentil Pain, il n'a juste pas eu de chance dans la vie. Heureusement Naruto est là pour qu'il redevienne gentil. Ouf tout va bien.


Alors qu'on commençait à s'ennuyer,pim bonne idée de Kishimoto : il pourrit l'histoire des hokage de Konoha. Le massacre des Uchiwa par le frère de sasuke est en fait un coup monté de toutes pièces par le Hokage ou tout du moins par sa garde rapproché qu'il n'arrive pas à contrôler. Le frère de sasuke n'est donc pas un traitre mais bien un pion de la machinerie politique. Tout ceci tranche un peu avec le discours toujours naif de Naruto...

Alors que l'akatsuki devait disparaitre n'ayant plus de tête, Tobi, un membre survivant, reprend les rennes de l'organisation car en fait il manipulait Pain. Et oui le grand méchant c'est Tobi pas Pain ! En plus ils ne sont plus beaucoups dans l'organisation (Tobi, Kisame, Zetsu rejoints par Kabuto) on voit poindre la fin du manga.

Alors qu'on commençait à reprendre espoir énorme idée pourrie de Kishimoto (tome 50 et des poussières) : Kabuto réssucite tout le monde ! Ceux d'hier et d'aujourd'hui ! Tous les méchants morts depuis le tome 4 ! Whaou et c'est parti pour des combats nazes pendant 10 plombes. Heureusement qu'une alliance du monde entier s'est formée pour battre tous ses méchants. Le tout semblant bien baclé car maitriser un gars en 20 pages, alors qu'il avait fallu 1 tome complet pour le battre précédemment, ça pose des questions... Bref.

Au final, ils ne sont plus que 3 (Tobi, Madara ressuscité et Tobi)

Et là c'est le summum : Orochimaru ressuscite, il devient gentil (on comprend pas bien pour quoi) puis Sasuke redevient gentil (on comprend mieux).

Le combat entre Madara et le reste du monde s'étant du tome 58 au tome 70 ! C'est interminable. Au final Tobi redevient gentil (car c'est un grand gentil Tobi, il n'a juste pas eu de chance dans la vie. heureusement que Naruto est là pour sa redemption. Et puis on apprend qu'il est manipulé par Madara depuis le début. Salaud de Madara, c'est lui le grand méchant pas Tobi !)

Tome 71 : alors que Madara est sur le point de remporter la bataille, il est trahi par Zetsu (qui en fait manipule Madara depuis le début !) Et la déesse Kaguya s'incarne de le corps de Madara. Commence le combat Kaguya + Zetsu Vs Naruto + Sasuke + Kakashi + Tobi gentil.

Tome 72 : Fin du combat contre la déesse. Rédemption (très) rapide de Madara (car c'est un grand gentil Madara, il n'a juste pas eu de chance dans le vie. heureusement que Hashirama est là pour sa rédemption... Tout ça c'est parce que Kaguya a mangé le fruit interdit. J'exagère un peu, je deviens de mauvaise foi)

Et là Sasuke redevient méchant. Combat Naruto Vs Sasuke. Hop match nul. Sasuke redevient gentil (car c'est un grand gentil Sasuke, il n'a juste pas eu de chance dans le vie.)
Le village lui pardonne toutes ses méchanceté. Bim changement d'Hokage (je maintiens un peu de suspens, je ne dis pas qui est-ce) fin de l'Histoire.


1* pour les tomes 67 à 72 (pas 0, je suis un grand gentil).
Place à Boruto ! Non merci sans moi.

Sans doute, je relirai avec un plaisir non dissimulé les 40 premiers tomes. De bonne humeur je piocherai par ci par là. Mais je ne relirai pas cet arc de la 4eme grande guerre ninja qui dure 23 tomes...

Bicephale, 10.10.2016 à 11:03363324
Base/Zone de DoubleBob : Dieu que c'est merveilleux, étrange, intrigant, déstabilisant, doux et terrible.

Thierry, 10.10.2016 à 10:47363322
Dieu que c'est chiant...

crepp, 09.10.2016 à 21:26363320




Un jeune garçon est élevé par sa mère dans une forêt, la vie est simple mais belle. Sa mère est veuve, et elle a perdu ses autres fils à la guerre. Elle veut donc le protéger, elle veut le garder. Mais un petit doute sifflé par un oiseau lui parvient, sa rencontre avec des hommes en armes changera définitivement la donne.
Après la sortie du très intéressant « Morgane » (chez Delcourt), voici de nouveau la légende Arthurienne sur les étales. Ce Perceval est une adaptation libre du texte « Perceval ou le conte du Graal » de Chrétien de Troyes.
Le premier mot qui vient à la fin de ma lecture est « Naif ». Ce mot fonctionne pour le personnage principal, pour l’intrigue (dans son début) mais aussi pour le trait de Risberg (ceci n’est pas une insulte).
Perceval est vraiment le héros de cette BD, c’est une quête initiatique d’un adolescent pour se trouver, et se comprendre. C’est aussi une description de l’esprit chevaleresque. On retrouvera donc les personnages marquants comme le chevalier Vermeil, Blanchefleur, et surtout le roi pêcheur (plus beau passage de la BD), on y croise le roi Arthur mais sa présence est vraiment forte surtout quand le héros parle de lui.
La grande force de cette BD c’est la manière dont certaines qualités sont totalement mises à mal quand on les montre sous un autre angle. C’est un récit épique et surtout contemplatif. Et c’est avec un vrai plaisir que je me suis laissé emporter par ce Perceval. Il faut dire aussi que le thème m’attire.
4 épées.

Mael, 08.10.2016 à 18:59363316
Un collectif hommage à mai 68 chez Soleil, vous voyez le truc venir ? Bon, c'est très mauvais, souvent putassier, la plupart des BDs sont soit hyper-pompières (scènes de manifs voire illustrations moches de Rossi) soit des récits sans intérêt sur le ton de "je n'étais pas né en 68" (la palme revenant à un gag de Dav disant en gros "il n'y avait pas internet et Mc Do en 68, pas étonnant qu'ils se soient révoltés"). Au milieu quelques bonnes BDs quais expérimentales signées Benoît Springer (en papier découpé !) ou un Olivier Bramanti rendant hommage aux situationnistes. Bon son frère illustre un discours de de Gaulle, un peu moins original mais graphiquement toujours intéressant. Bref pour eux (et quelques récits pas inintéressants de Boudjellal sur les kiosques en 68) je met un pavé mais brrrr, globalement ça fait peur.

crepp, 05.10.2016 à 18:42363290




Oui c'est vrai, Christophe Blain doit être un auteur adoré par le dessinateur de cet "Alexandre Jacob journal d'un anarchiste cambrioleur". Ca prouve qu'il a bon gout, de plus j'ai passé un bon petit moment à suivre les "aventures" de ce personnage. J'avais surtout peur de voir un "gentleman cambrioleur" à la Arsène Lupin, mais ce n'est pas le cas.
Bref pour un premier album (en tout cas pour Gael Henry), j'ai trouvé l'ensemble bien honorable.
3 matraques (presque envie de surcoter à 4)

Thierry, 05.10.2016 à 10:11363286
c'est fou ce que je retrouve chez ma mère. Petit livre dans un style graphique très marqué par la bande dessinée indépendante du début des années 2000, on est dans une forme de produit finalement assez typique, qui cherche sa voie mais n'arrive guère loin. Un livre qui repose sur une ambiance étherée, un récit à haute charge onirique, une approche très picturale... comme si l'auteur voulait s'éloigner au maximum des canons esthétiques habituels (consciemment ou non) mais pour un résultlat finalement guère intéressant. l'effort est louable. Il fallait casser les moules. Maisil fallait une démarche pour proposer autre chose. Dans le cas des passeurs, on reste dans une approche assez "scolaire".

grimmy, 03.10.2016 à 15:04363264
Thierry :
Relecture des 2 précédents avant la nouveauté parce que l'histoire me paraissait un peu lointaine. Donc, Bernard est mort sur les barricades et Julie a été emprisonnée pour activités révolutionnaires. Le citoyen Guizot va intriguer poiur la faire déporter en Guyane.
Quant aux enfant de Julier et Bernard, leurs destinées sont très différentes. Bernard-Marie, portrait craché de son père, est adopté par sa tante Sarah, dévorée par la haîne qu'elle voue à Julie. Enfant fragile et émophile, ses nuits sont peuplées de cauchemars où ses ancêtres se succèdent. Pour lui, la pression d'être le dernier des Sambre est terrible.
Quant à Judith, elle est morte à la naissance. Ou pas...
Belle ouvrage, indéniablement et un sujet maîtrisé par son auteur, entre psychanalyse et revisite moderne des thèmes de la prédestination sociale. Le souffle romantique exacerbé des premiers tomes a laissé la place à une forme de naturalisme qui m'évoque plus Hugo, peut-être Zola. Yslaire fait bien le job, c'est sûr.

Comme toi, j'ai relu les deux précédents pour attaquer ce nouvel opus. Ce qui me fascine c'est la cohérence de ce projet entamé il y a maintenant 30 ans. Graphiquement, c'est un peu moins beau qu'à l'accoutumée, mais ce nouveau chapitre apporte une nouvelle pièce à un édifice déja très impressionnant... Plus qu'à Victor Hugo (dont l'ombre planait sur les 4 ou 5 premiers numéros) c'est vers Zola qu'on va au final. Tout ça fait un peu sérieux, un peu pompier mais si cette ambition qu'à Yslaire a créer une "oeuvre" peut prêter à sourire, au fond elle force mon admiration.

grimmy, 03.10.2016 à 15:02363263
Thierry :
Relecture des 2 précédents avant la nouveauté parce que l'histoire me paraissait un peu lointaine. Donc, Bernard est mort sur les barricades et Julie a été emprisonnée pour activités révolutionnaires. Le citoyen Guizot va intriguer poiur la faire déporter en Guyane.
Quant aux enfant de Julier et Bernard, leurs destinées sont très différentes. Bernard-Marie, portrait craché de son père, est adopté par sa tante Sarah, dévorée par la haîne qu'elle voue à Julie. Enfant fragile et émophile, ses nuits sont peuplées de cauchemars où ses ancêtres se succèdent. Pour lui, la pression d'être le dernier des Sambre est terrible.
Quant à Judith, elle est morte à la naissance. Ou pas...
Belle ouvrage, indéniablement et un sujet maîtrisé par son auteur, entre psychanalyse et revisite moderne des thèmes de la prédestination sociale. Le souffle romantique exacerbé des premiers tomes a laissé la place à une forme de naturalisme qui m'évoque plus Hugo, peut-être Zola. Yslaire fait bien le job, c'est sûr.

Comme toi, j'ai relu les deux précédents pour attaquer ce nouvel opus. Ce qui me fascine c'est la cohérence de ce projet entamé il y a maintenant 30 ans. Graphiquement, c'est un peu moins beau qu'à l'accoutumée, mais ce nouveau chapitre apporte une nouvelle pièce à un édifice déja très impressionnant... Plus qu'à Victor Hugo (dont l'ombre planait sur les 4 ou 5 premiers numéros) c'est vers Zola qu'on va au final. Tout ça fait un peu sérieux, un peu pompier mais cette ambition qu'à Yslaire a créer une "oeuvre" peut prêter à sourire mais au fond force mon admiration.

Thierry, 03.10.2016 à 9:48363259
toujours exhumé de mon grenier, deux courts récits surréalistes qui évoquent la noirceur d'un Thomas Ott. Deux récits inracontables dans lesquels les perspectives changent, la logique interne des mondes créés par les auteurs se substitue à la nôtre. Une mouche et un dormeur. Un masque et un couteau. Comme des mauvais rêves. Le noir prévaut. Le blanc s'efface. Intense.

Thierry, 03.10.2016 à 9:44363258
retrouvé dans le grenier, un petit livre réalisé lors d'une exposition. Travail spontané avec les limites de ce genre de travail, mais avec du charme. -22°c c'est justre la petite tranche de vie du réveil d'une jeune fille jusqu'au passage chez lz boulanger. Juste un morceau de la routine quotiidienne qui done l'impression d'être le temoin de l'intimité de son sujet, sans voyeurisme. Anecdotique mais léger et charmant.

Thierry, 03.10.2016 à 9:39363257
[mondes_thorgal_louve6 : album sans vignette] un peu meilleur que les précédents, ce qui frappe, c'est la volonté du faiseur qu'est Yann d'inscrire son travail dans la continuité en multipliant les références.
La Gardienne des Clés, Tjahzi, Volsung de Nichor, des allusions aux albums "Aaricia" et "La gardienne des clés"... et le lien qu'il a créé lui-même entre La jeunesse de Thorgal et Louve.
Yann est un faiseur. Il connaît les ficelles et sait se fondre dans un univers. Mais on est d'abord un peu triste de voir ce scénariste qui nous a régalé de son côté provocateur être rentré dans le rang de manière aussi spectaculaire et déçu de lire un scénario aussi peu original. Service minimu, produit manufacturé de série sans rien de trop honteux mais sans charme.

Thierry, 03.10.2016 à 9:34363256
Relecture des 2 précédents avant la nouveauté parce que l'histoire me paraissait un peu lointaine. Donc, Bernard est mort sur les barricades et Julie a été emprisonnée pour activités révolutionnaires. Le citoyen Guizot va intriguer poiur la faire déporter en Guyane.
Quant aux enfant de Julier et Bernard, leurs destinées sont très différentes. Bernard-Marie, portrait craché de son père, est adopté par sa tante Sarah, dévorée par la haîne qu'elle voue à Julie. Enfant fragile et émophile, ses nuits sont peuplées de cauchemars où ses ancêtres se succèdent. Pour lui, la pression d'être le dernier des Sambre est terrible.
Quant à Judith, elle est morte à la naissance. Ou pas...
Belle ouvrage, indéniablement et un sujet maîtrisé par son auteur, entre psychanalyse et revisite moderne des thèmes de la prédestination sociale. Le souffle romantique exacerbé des premiers tomes a laissé la place à une forme de naturalisme qui m'évoque plus Hugo, peut-être Zola. Yslaire fait bien le job, c'est sûr.

Thierry, 29.09.2016 à 11:07363229
Un roi immortel entame un long périple pour demander aux dieux de l'éclairer sur la sa condition.
Au cours de ce voyage, Bablet invoque les grandes figures mythologiques sans se priver de quelques libertés, à commencer part le titre: Adrastée, qui renvoye à une nymphe qui protégea Zeus de Chronos... pas grnad chose à voir avec l'histoire.
Il y a un style, une ambiance (même si les couleurs sont souvent ternes) mais aussi un propos confus et alambiqué. La réflexion sur le sens de la vie n'est pas inintéressant mais plombé par le manque de clarté. On peut mesurer la progression de Bablet en lisant son livre suivant, Shangri-La, qui corrige plusieurs défauts et démontre que Bablet évolue favorablement et est un auteur à suivre.

crepp, 26.09.2016 à 18:30363202
Merci beaucoup Thierry.

Thierry, 26.09.2016 à 9:34363200
Découverte de Matthieu Bablet pour moi.
Je m'intéresse assez peu au catalogue Ankama, mais à la lecture de ce titre et ce que j'ai eu l'occasion d'en voir, j'ai l'impression q'Ankama occupe désormais la niche qu'occupèrent Delcourt et Soleil il y a 20 ans: celle de l'éditeur qui dépoussière un peu bande dessinée mainstream. Lorsqu'Aquablue ou Carmen McCallum ont débuté, ces séries apportaient un regard différent et plus moderne sur la bande dessinée de SF. Depuis, le "style" delcourt est devenu un canon dela bande dessinée mainstream et Ankama me semble faire partie de ceux qui vont gratter un peu plus loin.
Ce Shangri-La me laisse un peu perplexe. Il y a plein de bonnes choses mais je sens également qu'il y a encore des défauts de jeunesse. Le scénario me semble un patchwork d'élément déjà vu ici et là. L'ambiance générale me renvoie vers "The Expanse" mélangé à des ingrédients divers, incluant même un combat derobots géants à la Gundam, des réflexions sur la société de consommation qui renvoient à la SF "sociale" de films comme "Soleil Vert", les allusions à Apple et Google sont transparentes sans être trop appuyées... Le scénario est ambitieux et je dois reconnaître que le résultat est plutôt équilibré, malgré certaines baisses de rythmes et certains dialogues très ampoulés, voire carrément pompeux.
J'ai tendance à surcoter l'ensemble parce qu'il y a une vraie volonté de proposer un univers riche et cohérent. Ce pari est plutôt bien relevé par l'auteur malgré des faiblesses. On pourrait presque parler de problèmes de réglage. En tout cas, je pense que Bablet est un auteurà suivre. S'ill arrive à fluidifier ses dialogues et résoudre ses problèmes de rythme, il peut vraiment surprendre.

NDZ, 25.09.2016 à 22:14363196
Le diable est dans les détails et les réussites aussi. On a un album pour trentenaire dans lequel une bande de copains se réunit et on ne sait pas pour quelle occasion... mais dans les dialogues, les silences, les seconds rôles, même si certaines choses sonnent justes, d'autres laissent voir les coutures. La même chose avec des têtes d'animaux et on aurait un (faible) lapinot, du style de "La vie comme elle vient".

NDZ, 25.09.2016 à 22:10363195
Du Cauvin pur jus, à savoir, une idée étalée sur 49 pages (en couleur) : les travelos c'est rigolo... Je vous laisse juger.

Thierry, 22.09.2016 à 11:32363176
Thierry :
crepp :
Thierry :
je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années.


au fait j'attends ton avis sur




alors hop hop hop ...

sur la pile

je suis à la moitié :o)

Thierry, 22.09.2016 à 10:58363175
Me voilà à jour dans The Walking Dead.
Avec le recul, il est intéressant de voir comment la série à progressivement évolué d'un survival horror vers un western post-apocalyptique. Car c'est bien ce en quoi la série s'est muée au cours des derniers épisodes: un western.
Tous les marqueurs y sont: la communauté perdue dans un environnement hostile qui y apporte la civilisation, la frontière... et surtout l'opposition à l'autre, celui qui vit autrement, qui est intégré dans un monde que la communauté de Rick tente de plier à sa volonté. Rick est un cowboy alors qu'Alpha et les whisperers sont les indiens. Les zombies ? Ils sont devenus depuis longtemps un élément du décors, un danger diffus sans plus être la menace principale. Cela fait déjà un moment que Rick a expliqué que les morts représentent un danger qui peut être géré alors que le vrai danger vient des hommes.
Rick sent son pouvoir lui échapper. Il a mal évalué la menace que posait Alpha. Maggie a lui délibérément désobéi en exécutant Gregory. Carl s'oppose à lui en protégeant Lydia. Et la colère gronde au sein d'Alexandria, pressée de riposter à l'agression des whisperers. Rick a besoin d'aide. Il se tourne alors vers son mauvais génie, sa mauvaise conscience qu'il garde bien à l'abri dans sa prison: Negan.
La lecture reste agréable. The Walking Dead continue de remplir son contrat: offrir un moment de lecture divertissant.

Thierry, 21.09.2016 à 12:00363172
crepp :
Thierry :
je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années.


au fait j'attends ton avis sur




alors hop hop hop ...

sur la pile

Thierry, 21.09.2016 à 11:53363171
Mael :
Pierre :
Thierry :
je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années.


Réputation ... Tu y vas fort, on ne savait même pas que cet album avait une réputation !


C'est ce que j'allais dire, jamais entendu parler et pourtant j'aime le patrimoine obscur de Marcinelle !

maintenant il en a une, et presque une bullechronique, signe de grande réputation :o)

Mael, 21.09.2016 à 11:32363170
Pierre :
Thierry :
je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années.


Réputation ... Tu y vas fort, on ne savait même pas que cet album avait une réputation !


C'est ce que j'allais dire, jamais entendu parler et pourtant j'aime le patrimoine obscur de Marcinelle !

Pierre, 21.09.2016 à 10:35363167
Thierry :
je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années.


Réputation ... Tu y vas fort, on ne savait même pas que cet album avait une réputation !

crepp, 21.09.2016 à 10:30363166
Thierry :
je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années.


au fait j'attends ton avis sur




alors hop hop hop ...

Thierry, 21.09.2016 à 9:57363165
je parlais dernièrement de ces bandes dessinées qui étaient bien "pour l'époque", qui ont contribué à secouer le cocotier du conformisme de la bande dessinée grand public... C'est pareil ici. La réputation de cet albul tient finalement à deux très belle pages, séquence d'un cauchemar halluciné, et de par la carrière de son jeune dessinateur. POur le reste, le livre a beaucoup vieilli. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il n'et plus dispo depuis des années.

Pierre, 16.09.2016 à 17:57363141




Je n'avance pas vite dessus, mais jusqu'ici c'est très bien.

lanjingling, 15.09.2016 à 18:54363136
Pierre :
Tout cela est juste mais aurait pu exister indépendamment de cette construction policière avec ce dénouement façon thriller américain. ça ne t'as pas gêné, cette révélation finale un peu hénaurme (je parle de l'identité du criminel, pas du cas des amis d'enfance qui est plutôt traité finement) ?

Non, et je dirais presque, au contraire. On n'a pas ici un héros blasé et revenu de tout des séries noires classiques, c'est un adolescent qui fait son enquête presque comme un divertissement, mais nécessaire, dans le sens d'une diversion pour l'aider à surmonter son deuil, mais ce chemin l'amène à tourner et se rapprocher d'un gouffre , comme pris dans un étau qui se resserre. La révélation de l'assassin aurait-elle été moins "hénaurme", j'aurais eu l'impression d'avoir été mené en bateau.

Pierre, 15.09.2016 à 18:09363135
lanjingling :
Une BD noire qui m'a fait ressentir des échos de Jason dans le thème de l'isolation et son traitement, par le rythme en à-coups, avec ces personnages qui ont du mal à aller au bout de leurs actions, par la tragédie qui heurte toute vie; mais ici le personnage principal est un adolescent qui survit, et en sortira non plus fort ou plus adulte(on n'est pas dans une série de super-héros) mais avec une cicatrice de plus. Couleurs, dessin minimaliste et animalier participent pleinement à l'atmosphère melant noirceur et innocence.


Tout cela est juste mais aurait pu exister indépendamment de cette construction policière avec ce dénouement façon thriller américain. ça ne t'as pas gêné, cette révélation finale un peu hénaurme (je parle de l'identité du criminel, pas du cas des amis d'enfance qui est plutôt traité finement) ?

lanjingling, 15.09.2016 à 17:02363134
Une BD noire qui m'a fait ressentir des échos de Jason dans le thème de l'isolation et son traitement, par le rythme en à-coups, avec ces personnages qui ont du mal à aller au bout de leurs actions, par la tragédie qui heurte toute vie; mais ici le personnage principal est un adolescent qui survit, et en sortira non plus fort ou plus adulte(on n'est pas dans une série de super-héros) mais avec une cicatrice de plus. Couleurs, dessin minimaliste et animalier participent pleinement à l'atmosphère melant noirceur et innocence.

Thierry, 09.09.2016 à 10:39363098
Pierre :
Thierry :
On lit rarement un roman des années 70 en se disant "pour l'époque, c'était bien", sauf en ec qui concerne l'évolution des mentalités.


C'est intéressant ce que tu dis. Quand je songe à Arzach, à Ici Même, ou à Zil Zélub, je les considère comme des "classiques de la bd moderne" sans chercher à les évaluer à l'aune de leur supposée contribution à l'édification de la bd en tant que média adulte (un classique étant je crois une oeuvre indémodable et susceptible d'être imitée). Par contre, un regard rétrospectif sur mes bullenotes me fait réaliser que j'ai certainement surévalué l'école franco-belge. M'enfin (comme dirait l'autre) je ne sais pas si j'aurais le courage de réviser ces notes (subjectives forcément) que j'assume (sauf grosse erreur de ma part).

tu cites 3 exceptions, qui sont effectivement des classiques de la bande dessinées modernes, qui sont devenus des classiques parce que, justement, ils sont "libres" de cette influence. Ce sont des oeuvres à part entières.

crepp, 08.09.2016 à 17:19363094




Troisième aventure du Juge Bao dans une cité où la famine est terrible. Est ce la faute des conditions climatiques ou y a t'il un problème avec le Gouverneur ?!
Classique, trop évident, trop manichéen.
Bref c'était sympathique de découvrir les trois premières histoires avec le coffret, mais cela ne m'a pas assez convaincu pour continuer
2 bâtons.

Pierre, 08.09.2016 à 14:55363093
Thierry :
On lit rarement un roman des années 70 en se disant "pour l'époque, c'était bien", sauf en ec qui concerne l'évolution des mentalités.


C'est intéressant ce que tu dis. Quand je songe à Arzach, à Ici Même, ou à Zil Zélub, je les considère comme des "classiques de la bd moderne" sans chercher à les évaluer à l'aune de leur supposée contribution à l'édification de la bd en tant que média adulte (un classique étant je crois une oeuvre indémodable et susceptible d'être imitée). Par contre, un regard rétrospectif sur mes bullenotes me fait réaliser que j'ai certainement surévalué l'école franco-belge. M'enfin (comme dirait l'autre) je ne sais pas si j'aurais le courage de réviser ces notes (subjectives forcément) que j'assume (sauf grosse erreur de ma part).

Thierry, 08.09.2016 à 13:51363091
"Les lumières de l'Amalou" fait déjà figure d'exception. je l'ai raté à lépoque et je l'avais rattrapé en intégrale, déjà 10 ans après sa sortie. J'ai eu envie de le relire pour Wendling uniquement.
Dernièrement, j'ai relu "Sur la route de Selma", qui fut l'un des premiers titres de la collection Aire Libre. Pour 1991 et dans le contexte d'un éditeur grand public comme Dupuis, c'était quand même gonflé de parler frontalement de racisme et de mettre du sexe dans un scénario. Il y avait encore, j'ai l'impression, une ségrégation entre la bande dessinée majoritairement grand public et une bande dessinée pour adulte qui distillait le cul principalement comme argument de vente. Il n'y avait que Casterman, à travers (A Suivre) pour explorer une bande dessinée qui s'éloignait des standards traditionnels.
A l'époque, on pouvait être surpris par le sujet assez inattendu. J'avais beaucoup aimé. En relecture, beaucoup moins parce que j'y vois surtout une bande dessinée qui reste contrainte dans un format trop étriqué. Le scénario est bien construit, la mise en place est bonne, puis il faut conclure en 60 pages, parce qu'il faut respecter un cahier des charges, que ce genre d'histoire se prête mal à la scission en 2 tomes... et on en arrive à une conclusion baclée qui enlève beaucoup de densité à l'ensemble.
On lit rarement un roman des années 70 en se disant "pour l'époque, c'était bien", sauf en ec qui concerne l'évolution des mentalités.
Beaucoup de bandes dessinées traditionnelles des années 80, 90 ou même 2000 me font cet effet: pour l'époque, c'était bien. Et ce n'est pas un problème de mentalité. C'est plus lié à un vrai problème de moyens. La bande dessinée (auteurs, éditeurs, lecteurs...) ne se donne pas assez souvent les moyens d'être un média "mature". Elle avance à petits pas, mais, fondamentalement, reste dans l'optique "ce n'est que de la bédé". On aborde des sujets bateaux et on se dit que déclarer "la guerre, c'est mal et la racisme, c'est moche" c'est de l'engagement politique fort.
Et on essaye d'intégrer des codes qui n'ont pas nécessairement vocation à y être. La bande dessinée n'est ni le cinéma sur papier, ni une série tv, ni de la littérature. C'est de la bande dessinée, et cela permet de faire des multitudes de choses, et pas seulement à régurgiter des influences extérieures en s'excusant presque d'exister.
Il y a une chsoe pour laquelle la bande dessinée est novatrice. Avant la folie des reboots et des remakes à Hollywood, la bande dessinée a fait ses plus grosses réussites éditoriales en publiant des Lucky Luke, des B&M ou des Astérix en tentant de ressembler le plus possible à l'original. Comme si on cherchait des sosies de Sean Connery pour le prochain James Bond.

Mr_Switch, 08.09.2016 à 13:09363089
Oui. Moi qui fus mis au bain de la bande dessinée contemporaine, il y a 16 ans, notamment par Thierry, je sens cette évolution. J'ai notamment lu des bouquins à la fin des années 2000 qui me furent conseillés plusieurs années auparavant. Les conseilleurs avaient alors déjà mis de l'eau dans leur vin. D'où une impression de décalage.

Remarque que tu mettais déjà une bullenote moyenne, fin 2005, à la série, Thierry.

Thierry, 08.09.2016 à 11:56363081
Le PBE :
Thierry :
Le PBE :
(il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans)

perso, je crois que je virerais la moitié de mes coups de coeur.

Le Thierry d'il y a 15 ans serait-il le Télérama du Thierry d'aujourd'hui ? ;o)

et le telé-loisir du Thierry de demain ?

Le PBE, 08.09.2016 à 11:47363079
Thierry :
Le PBE :
(il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans)

perso, je crois que je virerais la moitié de mes coups de coeur.

Le Thierry d'il y a 15 ans serait-il le Télérama du Thierry d'aujourd'hui ? ;o)

Thierry, 08.09.2016 à 11:29363078
Le PBE :
(il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans)

perso, je crois que je virerais la moitié de mes coups de coeur.

Le PBE, 08.09.2016 à 10:36363077
(il faudrait que je me lance dans une campagne de relectures de ces coups de cœurs distribués il y a 15 ans)

pour les fans, la dernière contribution de Claire Wendling dans la bullebase:


Thierry, 08.09.2016 à 10:00363076
je n'avais gardé aucun souvenir de cette série. Je pense qu'on peut la considérer comme une des oeuvres fonndatrices de toute la vague Delsol. Et c'est surtout la seule série dessinée par Claire Wendling, remise sur le devant de la scène lors de la polémiqu.e. d'Angou.ê.m.e 2016.
Honnêtement, je trouve que l'histoire ne casse pas 3 pattes à un canard. Elle n'a rien de désagréable, mais je ne me passionne pas vraiment pour cette intrigue.
Par contre, je saisis mieux pourquoi Morvan a voulu mettre Claire Wendling à l'honneur et pourquoi Bajram, si je me trompe, a insisté sur l'influence majeure qu'elle a eu sur toute une génération d'auteurs. Le dessin est très bon. Elle garde le bon équilibre entre la lisibilité et le sens du détail. Elle ne tombe pas dans le côté chichiteux que peut avoir une certaine bande dessinée franco-belge, dans sa recherche du cadrage alambiqué ou de la multiplication des détails gratuits qui font se dire que, wouah, c'est chiadé et il y a du boulot, mais qui ne sert à rien sinon à alourdir la page.

Gantois, 07.09.2016 à 20:05363073
Pierre :




Des avis là-dessus ?


Assez drôle, plutôt mystérieux, un peu trop long

Pierre, 07.09.2016 à 19:46363072




Des avis là-dessus ?

crepp, 07.09.2016 à 12:29363066




Je continue la découverte des aventures de ce Bao incorruptible.
Ici il se retrouve dans une petite cité où son ami juge lui explique que tout va pour le mieux. Pourtant, entre une bande de petits voleurs, des notables rançonnés, des disparitions, et enfin des meurtres, la petite cité n'est pas si paisible que cela.
Je m'habitue surement au graphisme assez statique car j'ai une préférence pour ce second opus. Je m'y retrouve plus facilement dans les personnages. De plus l'intrigue (même si prévisible) est plus riche et intéressante que la première.
3 batons.

beuzno, 06.09.2016 à 19:23363064
une curiosité bien agréable "voyage en Astrylie - traité ethnographique" de Tristan Bordmann édité chez "le clou"
il y a aussi un film (le CD est joint à la BD) et une expo à Lille
étude d'un pays imaginaire avec ses us et coutumes
c'est bien fait, fouillé, drôle et un peu potache

beuzno, 06.09.2016 à 19:00363063
cette BD "m'interloque" et ce n'est pas désagréable
onze nouvelles sans trop d'histoires, non-sens, plusieurs degrés
le traducteur, qui écrit la préface, en a "suer"
et le dessin change toutes les 4 pages
pas facile à la première lecture des dialogues comme des dessins
je crois que plus on le lit, mieux on le note
c'est bizarre que ce soit dargaud l'éditeur

Pierre, 06.09.2016 à 13:31363060
beuzno :
premier épisode : décrire l'Egypte, ravager la Palestine
voilà de la bonne BD intelligente
la pièce de théâtre d'Adeline Rosenstein dont c'est l'adaptation doit être très intéressante aussi
tour de force de Baladi : adapter en BD une pièce qui fait appel à l'imagination des spectateur en évitant les images
belle réussite


Feuilleté samedi dernier, j'ai bien failli le prendre. Je l'inscris sur ma liste.

beuzno, 06.09.2016 à 12:42363059
premier épisode : décrire l'Egypte, ravager la Palestine
voilà de la bonne BD intelligente
la pièce de théâtre d'Adeline Rosenstein dont c'est l'adaptation doit être très intéressante aussi
tour de force de Baladi : adapter en BD une pièce qui fait appel à l'imagination des spectateur en évitant les images
belle réussite

crepp, 05.09.2016 à 22:14363057




Héros populaire chinois par excellence, ce premier tome des aventures du Juge Bao est surement dans un sens désuet, surtout dans la narration qui donne place à des moments très figés (oh que cela manque de mouvements).
Mais en même temps il y a des expressions qui fonctionnent. C'est une simple histoire de gentils contre des méchants, oui c'est vrai, mais qui me plait dans un sens, sans trop savoir pourquoi en fait :o))
3 bijoux.

Thierry, 01.09.2016 à 10:22363036
ça y est, nous dépassons la série télé avec l'apparition de Negan. Rick s'estengagé à débarassé la communauté du Hilltop des Saviors de Negan. Trop sûr de lui, il sous-estime la danger que représente Negan et se fait surprendre. Ce tome particulièrement noir et violent impose une rupture de plus, se soldant par la mort de 2 personnages emblématiques de la série. Je continue de prendre un vrai plaisir à suivre ce feuilleton. On ne peut pas dire que l'ensemble pisse très loin, mais c'est efficace, prenant et addictif.

Thierry, 30.08.2016 à 10:26363028
Jusqu'ici, il n'était question que de survivre.
Désormais, il faut recommencer à vivre. Et l'arrivée de l'hiver pose la délicate question de l'approvisionnement.
C'est alors qu'un homme se présente à Alexandria. Il se prétend l'émissaire d'une autre communauté, désireuse de collaborer avec Alexandria.
Pour Rick, c'est une prise de conscience. Alexandria n'est qu'un îlot dans le vaste monde. Ils ne sont pas seuls. Mais peut-on faire confiance aux autres groupes ?
Connaissant les grands boulversements à venir, ce tome impose clareent une rupture et une ouverture vers un nouvel âge pour la série. En tant que tel, ce tome est plaisant, sans plus, mais il est évident qu'il sert de pont de départ à une toute nouvelle époque.

Thierry, 30.08.2016 à 9:42363025
A l'époque, j'avais décroché au tome 4. J'avais tenté de relire le tome 1 mais je n'avais vu que des cadrages alambiqués pour montrer un maximum de fesses et de seins tendus. En feuilletant le tome 5, je n'ai plus eu cette impression de fan service permanent. J'ai donc relu le tome 4 pour me remettre dans le bain aant d'enchaîner avec les deux derniers tomes.
Surprise, le tome 4 me paraît bien meilleur que dans mon souvenir et je me rends compte que l'intrigue est bien plus complexe que dans mon souvenir. Le délai entre la parution des tomes n'a pas aidé et je découvre qu'une relecture de la série complète ne serait pas une mauvaise idée.
Les deux derniers tomes fonctionnent plutôt bien, malgré une impression de très gros McGuffin comme justification (même si il pourrait se dissiper en relecture). Cyann passe de monde en monde et d'époques en époques, pour découvrir progressivement ce qui est réellement advenu de sa famille et qu'elle se trouve elle-même dans un étrange imbroglio temporel. Le dernier tome évite de tomber dans un excès explicatif, et il permet de mettre toutes les pièces en place pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce cycle. Finalement, la leture de ce cyle est plutôt plaisante.

Thierry, 24.08.2016 à 22:54363004
Pierre :
Thierry :
Premier album pour autant que je sache que cet Alexandre Jacob, Journal d'un cambrioleur anarchiste. Le scénariste est juste crédité pour un autre album paru en 2014.
le livre était vendu comme la biographie du personnage qui a servi d'inspiration à Arsène Lupin. C'est une manière comme une autre d'attirer l'attention. Il y a bien une allusion en fin d'album, mais dans les faits, l'influence réelle d'Alexandre Jacob sur le personnage de Maurice Leblanc semble plus relever de la légende.
Alexandre Jacob était un anarchiste. Pour lui, la vie ne lui laissait que le choix entre l'esclavage (travailler pour enrichir un autre), la mendicité et le vol. Il choisit la dernière voie, se faisant une spécialité des cambriolages de demeures bourgeoises, de riches rentiers, de hauts focntionnaires, d'écclesiastiques... Si le personnage force une certaine sympathie, il n'est pas pour autant un Robin des Bois ou un justicier. Il vole, il redistribue une partie à la cause. Mais son action politique reste limitée. Reste un orateur séduisant et non dénué d'humour qui n'a poas hésité à utiliser son procès comme tribune.
Cette biographie revient sur sa vie jusqu'à son procès en 1905, le récit se construisant en flashbacks à partir de ce procès-spectacle qui polarisa l'opinion publique. L'influence de Blain est très présente. Presque écrasante. Ce livre a presque un charme désuet, tant il me semble influencé par les grandes heures de la collection Poisson Pilote. Alexandre Jacob fait partie de ces bandes dessinées plutôt bien faîtes mais qui me paraissanet trop marquées par les influences des auteurs. Il manque de personnalité. Un travail appliqué et bien fait mais un peu vide. Cela dit, question de goût, je préfère des auteurs biberonnés à Blain et quelques autres qu'à la succession sans fin de resucée post Delcourt et Soleil qui ont rarement beaucoup de saveur.


ça me fait songer au Voleur de Georges Darien, qui date de 1897.

Alexandre Jacob est actif entre 1899 et 1905.

Pierre, 24.08.2016 à 17:12363003
Thierry :
Premier album pour autant que je sache que cet Alexandre Jacob, Journal d'un cambrioleur anarchiste. Le scénariste est juste crédité pour un autre album paru en 2014.
le livre était vendu comme la biographie du personnage qui a servi d'inspiration à Arsène Lupin. C'est une manière comme une autre d'attirer l'attention. Il y a bien une allusion en fin d'album, mais dans les faits, l'influence réelle d'Alexandre Jacob sur le personnage de Maurice Leblanc semble plus relever de la légende.
Alexandre Jacob était un anarchiste. Pour lui, la vie ne lui laissait que le choix entre l'esclavage (travailler pour enrichir un autre), la mendicité et le vol. Il choisit la dernière voie, se faisant une spécialité des cambriolages de demeures bourgeoises, de riches rentiers, de hauts focntionnaires, d'écclesiastiques... Si le personnage force une certaine sympathie, il n'est pas pour autant un Robin des Bois ou un justicier. Il vole, il redistribue une partie à la cause. Mais son action politique reste limitée. Reste un orateur séduisant et non dénué d'humour qui n'a poas hésité à utiliser son procès comme tribune.
Cette biographie revient sur sa vie jusqu'à son procès en 1905, le récit se construisant en flashbacks à partir de ce procès-spectacle qui polarisa l'opinion publique. L'influence de Blain est très présente. Presque écrasante. Ce livre a presque un charme désuet, tant il me semble influencé par les grandes heures de la collection Poisson Pilote. Alexandre Jacob fait partie de ces bandes dessinées plutôt bien faîtes mais qui me paraissanet trop marquées par les influences des auteurs. Il manque de personnalité. Un travail appliqué et bien fait mais un peu vide. Cela dit, question de goût, je préfère des auteurs biberonnés à Blain et quelques autres qu'à la succession sans fin de resucée post Delcourt et Soleil qui ont rarement beaucoup de saveur.


ça me fait songer au Voleur de Georges Darien, qui date de 1897.

Thierry, 24.08.2016 à 10:34363002
comme j'ai découvert The Walking Dead à travers la télévision, j'en suis encore dans la phase qui a été adaptée. Il y a pour l'instant le petit plaisir de retrouver les points communs et les différences entre les 2 médias. La structure même de l'histoire, qui ne s'articule finalement autour d'aucun but précis, a pour conséquence des longueurs parfois assez pénibles, à la télévision comme dans les comics. Dans l'ensemble, j'y trouve quand même mon compte. J'ai une petite préférence pour la série, que je trouve plus subtile d'un point de vue psychologique. A vrai dire, je me rends compte que les parties que je trouve les plus lourdes dans la série (entre autres les longs discours lourdingues de Rick) sont souvent transposés directement de la bande dessinée.
J'ai lu le tome 15 hier. Comme souvent après un moment fort, le soufflé retombe un peu et les relations entre les personnages sont souvent un peu trop démonstratives 5Kirkman n'est pas le roi de la suggestion), mais j'ai pour l'instant la carotte de l'arrivée de Negan, qui débarque au tome 17, si je ne me trompe pas.

e m, 23.08.2016 à 18:29363000
C'est à partir de WD #14 que j'avais décroché.
Je commençais à m'ennuyer, je ne retrouvais plus tout ce qui me plaisais dans l'arc avec le Gouverneur. Ce personnage est vraiment charismatique, les suivants me paraissaient bien fades à côté. (entre autres choses)
Donc abandon au tome 14, et lecture épisodique de quelques tomes suivants, sans me souvenir de ce qui précédait, et sans vraiment accrocher.
Et j'ai eu l'occasion de lire les 3/4 derniers tomes, et finalement ça redevient plutôt intéressant avec cette évolution des personnages et de ce qu'ils font pour survivre.
Maintenant j'ai même envie de m'acheter les TPB qui me manquent.

Thierry, 23.08.2016 à 11:05362995
ca continue son petit bonhomme de chemin. Un tome plus calme dans lequel le groupe de Rick tente de trouver sa place à Alexandria, avant un tome explosif dans lequel Alexandria est envahie par des walkers. Un épisode intense et très réussi.

Thierry, 22.08.2016 à 11:16362990
Premier album pour autant que je sache que cet Alexandre Jacob, Journal d'un cambrioleur anarchiste. Le scénariste est juste crédité pour un autre album paru en 2014.
le livre était vendu comme la biographie du personnage qui a servi d'inspiration à Arsène Lupin. C'est une manière comme une autre d'attirer l'attention. Il y a bien une allusion en fin d'album, mais dans les faits, l'influence réelle d'Alexandre Jacob sur le personnage de Maurice Leblanc semble plus relever de la légende.
Alexandre Jacob était un anarchiste. Pour lui, la vie ne lui laissait que le choix entre l'esclavage (travailler pour enrichir un autre), la mendicité et le vol. Il choisit la dernière voie, se faisant une spécialité des cambriolages de demeures bourgeoises, de riches rentiers, de hauts focntionnaires, d'écclesiastiques... Si le personnage force une certaine sympathie, il n'est pas pour autant un Robin des Bois ou un justicier. Il vole, il redistribue une partie à la cause. Mais son action politique reste limitée. Reste un orateur séduisant et non dénué d'humour qui n'a poas hésité à utiliser son procès comme tribune.
Cette biographie revient sur sa vie jusqu'à son procès en 1905, le récit se construisant en flashbacks à partir de ce procès-spectacle qui polarisa l'opinion publique. L'influence de Blain est très présente. Presque écrasante. Ce livre a presque un charme désuet, tant il me semble influencé par les grandes heures de la collection Poisson Pilote. Alexandre Jacob fait partie de ces bandes dessinées plutôt bien faîtes mais qui me paraissanet trop marquées par les influences des auteurs. Il manque de personnalité. Un travail appliqué et bien fait mais un peu vide. Cela dit, question de goût, je préfère des auteurs biberonnés à Blain et quelques autres qu'à la succession sans fin de resucée post Delcourt et Soleil qui ont rarement beaucoup de saveur.

lldm, 18.08.2016 à 22:43362974
Thierry :

Je dois avouer que le plus grand mystère de ces dernières années reste pour moi les livraisons régulières de Jim (Un petit livre oublié sur un banc et autres), d'une niaiserie assez confondante (et d'une pauvreté visuelle imparable) mais qui séduit des lecteurs mâles, biberonnés à la franco-belge bien classique alors qu'il ne s'agit que de petites bluettes sentimentales qui, en roman, passeraient, au mieux pour du Marc Levi, au pire pour de la chick-lit. Il me semble malgré tout me rappeller d'un propos gentiment sexiste, et très calibré pour la mâle quarantenaire ou plus.


c'est malin, je suis allé voir. Je vais devoir prendre des bains oculaire pendant deux semaines. Il y a quelques dizaines de pages d'extraits en ligne. C'est trop.

Mr_Switch, 18.08.2016 à 13:23362972
La mode, c'est plutôt cave et case. Thierry attend donc son prochain Jessica Brandy (double si possible) avec soif.

NDZ, 18.08.2016 à 12:31362970
c'est vrai qu'avec la déferlante Cuisine et BD de ces dernières années, on attend les "Régime et BD"

Quoi que, vue la crise, pas mal d'auteur ont perdu des kilos sans conseil...

Thierry, 18.08.2016 à 11:53362969
j'attends le spécial régime et BD

NDZ, 18.08.2016 à 11:37362968
Pourtant avec tous les magazines spécial BD et Sexe (c'est l'été), tu en as plein des trucs à lire, y'a personne qui fait la prépub du prochain Blandy :))

Thierry, 17.08.2016 à 21:37362966
ça tombe bien, je cherchais justement un truc à lire

Anoeta, 17.08.2016 à 21:21362965
Ah ah sympa le top Nouveautés :o)

Thierry, 16.08.2016 à 11:08362962
lldm :

ce livre (je pourrais écrire et étendre à «ce genre de livres») et l'étrange attachement qu'on semble lui porter éclairent plutôt bien les paradoxes qui hantent l'édition de bande dessinée et la critique : c'est cadré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est monté comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est écrit comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est passionnant comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Et aussi bizarre que ça puisse sembler, c'est également coloré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Si le dessin était virtuose, étrange, flamboyant ou au minimum incongru, ça pourrait être ce qu'on appelle paresseusement un « livre de dessinateur ». Mais le dessin de Davodeau n'est ni laid ni beau, ni vif ni mort, ni honteux ni glorieux, ni élégant ni disgracieux. Il fait ce qu'il a à faire en s'excusant d'être là.
Autrement dit, si ce livre avait été ce à quoi tous les signes qu'il emprunte le disposent — une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi — personne n'en aurait remarqué l'existence au-delà de la séance de repassage ou du demi-coma d'après le digestif. Mais incarnée dans un récit en bande, cette histoire translucide comme toutes celle de Davodeau qui me sont arrivées entre les mains, est élevée au rang d'œuvre de caractère, à tonalité forte, au sujet exigeant.
Nous en arrivons au paradoxe évoqué plus haut : ce que nous méprisons ailleurs (la comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi devant les exigences attendues du cinéma), nous sommes capables de le louer dans une bande dessinée. Pourquoi ? Parce que nous en méprisons le cadre A PRIORI. On dira d'elle « c'est bien, pour une bande dessinée », avec le même ton repoussant qu'on entend dans « il est intelligent pour un ouvrier » (cultivé pour un noir, poli pour un jeune de banlieue, honnête pour un juif, doué pour un trisomique, élégant pour un paysan etc.)
C'est quand une bande dessinée est la moins exigeante et la plus timide possible dans l'usage de ses propriétés exclusives qu'elle rencontre un succès d'estime et un succès critique parce qu'il faut qu'elle sorte d'elle-même pour qu'on commence à l'aimer, qu'elle se fasse la plus discrète possible sur sa honteuse nature. En gros : moins il y a de bande dessinée dans la bande dessinée, plus on la plébiscite comme merveille de la bande dessinée. Pour l'aimer, nous devons donc imaginer qu'il faut la détester.

J'ai lu le Davodeau en question il y a bien longtemps. Ta comparaison avec "comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi" est en effet assez juste, même si elle est un peu sévère. Cela dit, dans mon souvenir (lointain), il me semble que l'ensemble fonctionnait plutôt correctement. Un peu comme Chabouté qui réalise des bandes dessinées qui ne repose pas sur grand chose mais qui réussit parfois à transmettre une émotion. C'est fugace, c'est joli mais je reconnais cela ne pissait pas très loin.
Je dois avouer que le plus grand mystère de ces dernières années reste pour moi les livraisons régulières de Jim (Un petit livre oublié sur un banc et autres), d'une niaiserie assez confondante (et d'une pauvreté visuelle imparable) mais qui séduit des lecteurs mâles, biberonnés à la franco-belge bien classique alors qu'il ne s'agit que de petites bluettes sentimentales qui, en roman, passeraient, au mieux pour du Marc Levi, au pire pour de la chick-lit. Il me semble malgré tout me rappeller d'un propos gentiment sexiste, et très calibré pour la mâle quarantenaire ou plus.
C'est à croire que beaucoup de lecteurs restent dans une "zone de confort" tellement bornée (même s'ils s'en défendent) que la moindre petite "audace" prend des proportions énormes. La découverte permanente de l'eau tiède. Et qu'il y existe des eaux plus tièdes que d'autres. Et inversément.

lldm, 14.08.2016 à 14:25362958

ce livre (je pourrais écrire et étendre à «ce genre de livres») et l'étrange attachement qu'on semble lui porter éclairent plutôt bien les paradoxes qui hantent l'édition de bande dessinée et la critique : c'est cadré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est monté comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est écrit comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi, c'est passionnant comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Et aussi bizarre que ça puisse sembler, c'est également coloré comme une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi. Si le dessin était virtuose, étrange, flamboyant ou au minimum incongru, ça pourrait être ce qu'on appelle paresseusement un « livre de dessinateur ». Mais le dessin de Davodeau n'est ni laid ni beau, ni vif ni mort, ni honteux ni glorieux, ni élégant ni disgracieux. Il fait ce qu'il a à faire en s'excusant d'être là.
Autrement dit, si ce livre avait été ce à quoi tous les signes qu'il emprunte le disposent — une comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi — personne n'en aurait remarqué l'existence au-delà de la séance de repassage ou du demi-coma d'après le digestif. Mais incarnée dans un récit en bande, cette histoire translucide comme toutes celle de Davodeau qui me sont arrivées entre les mains, est élevée au rang d'œuvre de caractère, à tonalité forte, au sujet exigeant.
Nous en arrivons au paradoxe évoqué plus haut : ce que nous méprisons ailleurs (la comédie dramatique télévisée du dimanche après-midi devant les exigences attendues du cinéma), nous sommes capables de le louer dans une bande dessinée. Pourquoi ? Parce que nous en méprisons le cadre A PRIORI. On dira d'elle « c'est bien, pour une bande dessinée », avec le même ton repoussant qu'on entend dans « il est intelligent pour un ouvrier » (cultivé pour un noir, poli pour un jeune de banlieue, honnête pour un juif, doué pour un trisomique, élégant pour un paysan etc.)
C'est quand une bande dessinée est la moins exigeante et la plus timide possible dans l'usage de ses propriétés exclusives qu'elle rencontre un succès d'estime et un succès critique parce qu'il faut qu'elle sorte d'elle-même pour qu'on commence à l'aimer, qu'elle se fasse la plus discrète possible sur sa honteuse nature. En gros : moins il y a de bande dessinée dans la bande dessinée, plus on la plébiscite comme merveille de la bande dessinée. Pour l'aimer, nous devons donc imaginer qu'il faut la détester.

lldm, 09.08.2016 à 22:21362946
ah, c'était dans le topic consacré aux relectures, que je voulais foutre ça. Bon. Désolé.

lldm, 09.08.2016 à 22:20362945


J'ai pas l'impression qu'on ait beaucoup causé de ça à sa sortie. C'est dommage. C'est vraiment un sacré drôle de truc.
Le premier bouquin de Jesse Jacobs, bien plus fin que son sujet ne le laissait supposer (une histoire de démiurges facétieux, la quasi assurance d'une gamelle, a priori) était même franchement enthousiasmant. Il laissait quand même imaginer un premier coup, celui d'un auteur malin et gracieux mais à ficelles, séducteur, qui se vautrerait au suivant. Et pas du tout. Le deuxième est meilleur, encore plus insaisissable. Le relire m'a donné envie de me retaper également « Et tu connaîtras l'univers et les dieux ». J'ai passé un excellent moment sans rougir de m'être vautré deux heures dans un fauteuil au lieu d'aller bosser.

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