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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | Pierre : D'après X. Fournier, c'est la conjonction de plusieurs facteurs : Mon journal qui change de formule, le scénariste pour qui ce n'était qu'un travail alimentaire et Pellos qui a déjà pas mal de travail en cours.
Chris : en fait, c'est presque un cas d'école ici. Sur un texte, il y a des sauts à la ligne intempestifs, vestige évident de la mise en page originale du texte numérisé. Sur un autre, des l (comme lapin) ont été substitués par des I (comme Icare). Ces deux cas sont dommages pour le livre ; mais la compréhension reste intacte.
Sur un autre texte, sur une portion, les a sont souvent substitués par des o (« faire » devient « foire »)...
Bref, tous les symptômes d'océrisations mal relues. |
 | | Pierre, 01.08.2016 à 13:26 | 362869 |
|  |  | | Mr_Switch : |
Restent des découvertes insoupçonnées, comme cet Atomas dessiné par Pellos en 1948 et dont les planches bénéficient d'un découpage exubérant. |
Je ne sais plus pourquoi Atomas est resté inachevé (18 planches en tout je crois): peut-être simplement à cause de la disparition du support de publication ?
En tout cas, Pellos semble y reprendre les innovations de mise en page incroyables de son récit de science-fiction d'avant-guerre Futuropolis (je l'ai lu il y a un moment, je ne me souviens plus trop de l'histoire - un récit post apocalyptique - mais on doit y trouver des réminiscences de Welles et de Barjavel). |
 | | Le PBE, 01.08.2016 à 9:39 | 362868 |
|  |  | | L'Oyster Character Recognition est un procédé de transcription des textes basé sur l'élevage d'huîtres intelligentes. Lorsque les huîtres font des séries de coquilles amusantes on dit qu'elles enfilent des perles. D'où la notion de perles d'OCR. |
 | | chrisB, 01.08.2016 à 9:26 | 362867 |
|  |  | Yo,
C'est quoi une perle d'OCR ? |
 | |  |  | Super-héros français - Une anthologie. Disons-le d'emblée, le livre souffre de défauts impardonnables, surtout quand on se veut luxueux.
En effet, le livre compile des extraits de romans et des extraits de bandes dessinées. Les extraits de romans n'ont simplement pas tous été relus, nous gratifiant de jolies perles d'OCR. Ça pourrait être rédhibitoire... Et c'est bien étonnant de ne voir personne râler à ce sujet sur le net.
Sinon, l'ouvrage n'est pas inintéressant, loin de là. Certains trouvent les extraits de bandes trop longs. Je les ai parfois trouvés bien courts. Des visions antinomiques ? Pas réellement : il s'agit bien d'extraits de récit - le début, le milieu voire la fin. On a rarement le droit à un récit complet. De là, on a l'impression de trop ou de trop peu. Mais c'est le lot de ce genre d'ouvrages.
On sera toutefois étonné de constater que les auteurs de matériel récent ne sont pas toujours crédités.
Restent des découvertes insoupçonnées, comme cet Atomas dessiné par Pellos en 1948 et dont les planches bénéficient d'un découpage exubérant. |
 | | NDZ, 30.07.2016 à 13:40 | 362863 |
|  |  | Bon, je ne vous en mets qu'un. Mais j'en ai tenté plusieurs, du coup de Bamboo : pour changer de mon pavé qui m'accompagne à l'hôpital en ce moment, rien de mieux que d'explorer la bibliothèque du service en compagnie de ma petite malade... Las, ça donne pas envie de rire. À côté, Vaisseau Spécial est le summum de l'humour racé et fin. Maintenant que j'en ai lu, je comprends encore moins que ça puisse se vendre par palette chez Leclerc. Au point d'en faire un film. Même chose pour la série sur les chevaux. Mêmes les têtes blondes ça ne doit pas les faire rire. On a vraiment la quintessence de l'humour Gros Nez de Cauvin et cie mais dans un état de mort cérébrale, de déliquescence des chairs plus qu'avancée. Devant ces séries d'Humour Corporate (où les gags sont transposables en changeant juste les vêtements des personnages et les couvertures des albums), on ne peut qu'espérer qu'il n'y aura jamais de large public pour l'humour touchant à la corporation des auteurs dans la misère qui se battent à coups de poireaux ou bien la guilde des tranches de bacon associées à des serpents. L'humour est sauf.
Quoi que, je vais peut-être appeler Bamboo pour une série "Les auteurs dans la misère qui se battent à coups de poireaux"... |
 | | Mael, 18.07.2016 à 23:13 | 362792 |
|  |  | | Mr_Switch : | | Pourquoi pas, si tant est que l'on renouvelle l'expérience, bien sûr. |
Jsuis pour, faut juste que les organisateurs organisent mieux et définissent mieux les règles (c'est uniquement moi que je cible hein, je précise). |
 | |  |  | | Bin, je l'ai inséré en pensant bien que tes antennes ne tarderaient pas capter le signal. Prix patrimoine ? Pourquoi pas, il est patrimonial dans l'esprit. Pourquoi pas, si tant est que l'on renouvelle l'expérience, bien sûr. |
 | | chrisB, 18.07.2016 à 12:20 | 362790 |
|  |  | Quelle merveille (éligible au prix patrimoine ?)
C'est drôle, c'est touchant, c'est un paquet de trucs en plus de la picole, de la loose et des gerbes de vomi. Vraiment Rocky c'est bien plus que tout ça, ce gros pavé fait vraiment honneur à la trajectoire de ce nouvel homme moderne ! |
 | | Pierre, 12.07.2016 à 1:20 | 362767 |
|  |  | 
Très beau. On dirait à la fois un autoportrait et un écho fragile, déchirant et lointain d'un ancien mythe. Le grand Pan est mort ! |
 | | lldm, 08.07.2016 à 18:29 | 362754 |
|  |  | Pas dans la bulle base, on dirait.
C'est le Déploiement, de Nick Sousanis.
Dès les premières pages, l'auteur nous donne un petit aperçu du sérieux théorique qu'il faudra attendre de sa thèse: nous serions (enfin, je dis "nous", pas vraiment "nous". "Nous", mais pas lui, dont le mode opératoire exige que nous souscrivions à son détachement de ce "nous", que nous concédions à la hauteur surplombante depuis laquelle, dans un horizon dégagé, il a su s'extirper de la terrible routine ou le monde entier patauge sauf lui, c'est-à dire où "nous" pateaugeons), nous serions, disais-je, "piégés dans nos langages". Ah. Comment pourrions-nous être piégés "dans nos langages" ? Je veux dire : de quoi parle-t-il, l'animal, quand il dit "langages"? Nos formulations ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Nos représentations ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Nos cultures ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Voire nos langues (vieille antienne barthesienne branlante, mais ce qui ne signifie toujours pas "nos langages")? Effectivement, être piégés dans "nos langages", ça ne veut rien dire. Les abeilles, qui ne parlent pas, sont peut-être construites, effectivement, par leur langage, dans cette acception latérale du mot "langage". Mais "nous", y'a aucune chance.
De ces prémisses notionnelles vasouillardes (qu'il ne suffira pas de renvoyer une fois de plus à l'ambiguïté anglo saxonne du mot "language" pour en minimiser le caractère approximatif), il va falloir s'accommoder pour déberlificoter tout le reste. Et c'est gratiné.
On aura droit, en guise de bande dessinée, à l'exception de trois ou quatre pages qui sont effectivement des planches (c'est-à dire qui produisent de la bande dessinée) une abominable bouillie académique hésitant visuellement entre le schema pédagogique, les cours de dessin ABC des années 60, la découverte de son moi créatif par tante Odile après la lecture du volume Marabout Poche consacré au surréalisme, et, méthodiquement, entre le plan de montage Ikea, l'allégorie pompière, le power point.... Un sentiment de familiarité se dégage de cet embarrassant patchwork mal foutu, nunuche et intellectuellement paresseux... Où a-t-on déjà vu une cochonnerie pareille ? Qui d'autre a traité le récitatif et la démonstration en bande dessinée avec les armes illustratives, le ton, la mythologie communicante et le goût de l'apostrophe lyrique des séminaires sur le dépassement de soi pour businessmen ? Mais Scott McCloud, bien entendu !
En effet, le montage des pages, bien qu'il prétende mettre en lumière la singularité et la richesse processuelles de la bande dessinée, y échoue quasi invariablement, incapable qu'il est de quitter le modèle du découpage allégorisé, point par point, dans lequel le dessin est bel et bien là pour aider à supporter un texte bavard, embarrassant de poésardie hors d'âge et d'accents libéraux.
Le choix des allégories lui-même est tragicomique ; tragique par leur vulgarité - le labyrinthe de la pensée, les rails de la vie moutonnière - et comique par les notes dont il les accompagne pour nous renseigner sur les conditions difficiles de l'invention de l'eau tiède : page.44, un soleil dissipe les nuages. Ce sont ceux de la peur de l'inconnu. Il les chasse et vient éclairer la page des flammes de l'analyse. Oula. renversant. En note, l'auteur, nous convainc du travail harassant qui conduit aux lieux communs les plus antiques en mettant à contribution Horkeimer, Adorno, Condorcet, Wilson, pour cette seule page ébouriffante.
La biblographie générale, pour ce truc ni fait ni à faire, me laisse perplexe... Mais comment lit-il ? Comment peut-il, dans le même bouquin, par exemple, se réclamer de Deleuze et de Goodman? Il les lit comment, pour rendre cette cohabitation fonctionnelle ?
C'est publié par Actes Sud - L’An 2, c'estr-à dire par T. Groesteen. C'est postfacé par Smolderen. Ils sont contents. Je savais déjà qu'ils avaient la cervelle en bouillie, mais j'ignorais que la nécrose avait touché la rétine. |
 | | Mael, 07.07.2016 à 12:28 | 362721 |
|  |  | Lucas fait partie des rares auteurs qu'on a publié à avoir directement contacté Gorgonzola. Il avait envoyé 8 pages dont je me souviens bien (et que j'avais refusé, trop longs, tout en lui disant être très intéressé par son travail). Par la suite il a participé à trois Gorgonzola, avec des refus, des publications, un vif intérêt. J'ai souvent du défendre son job car beaucoup le trouvaient sans intérêt, pleurnichard, mal fichu. Il m'a toujours beaucoup fait rire, même quand il était déprimant. Le ton, la construction, je ne sais pas quoi, mais j'ai retrouvé ça dans socle.
A côté de ça je me suis souvent énervé de ses interventions ici (tout comme LL de Mars, éditeur de cet opuscule) et ai décroché de son travail avec la longue période de "Reconstitutions" - BD abstraite que je trouve sans grand intérêt. Je n'ai donc pas vu ses évolutions avant de le recroiser dans Tyurkey Comix, avec la joie de retrouver ses pages bavardes et insensées. Fait amusant je me souviens d'un conseil d'un éditeur de la revue pour faire progresser Gorgonzola en me disant "Il y a des auteurs qui n'ont vraiment pas le niveau, lui par exemple" en me pointant Lucas, je l'ai défendu et suis content de voir que j'avais raison hé hé.
Bref, beaucoup d'anecdote pour dire que j'étais content de voir Socle. C'est un livre très drôle, une étrange bande dessinée, on voit que pour Lucas c'est vraiment un moyen d'expression naturel - il dessine assez mal, ne construit pas "comme de la BD" - mais il s'y exprime correctement, c'est en séquences, en saut de dialogues etc. Sous cette forme qu'il est pertinent (et pas en posts analytiques). "Socles" est l'accompagnement d'un collectionneur passionné par les socles de sculptures, il parle de sa collection, de sa manie de collectionner, présente des choses avec un ton péromptoire absolument fascinant.
Il y a des répliques qui sont vraiment très fortes, des répétitions, des parenthèses, des phrases arty qui n'ont guère de sens mais seraient très crédibles dans un catalogue. Ma préférence va aux socles cachés, au refus de s’identifier et au regret de "ne plus être peuple". C'est vraiment drôle et assez pertinent.
Pour publier ces gribouillis mal scannés, volontairement j'imagine (certaines pages sont coupées dans le texte, on voit les trous des feuilles...) LL de Mars a invité 3 compères (Blexbolex, Largier et Muzotroimil) à dessiner des sculptures sur socles sur les pages de gauches, sortes d'images de la collection présentées, répondant à tout ça. Cela rajoute au foutraque mais j'avoue que si l'idée m'avait énormément séduite ça ne m'a finalement pas tant intéressé que ça, les dessins sont généralement beaux, plus "clairs" voire gagesques, et ça tombe un peu à plat. Bon ça reste un objet intéressant mais la greffe ne prend pas.
Ou alors elle révèle d'autant plus le travail de Lucas ? En tous cas, puisque tu es revenu aux longs bavardages dans tous les sens avec des bulles et des parenthèses, tu reviens quand tu veux dans Gorgonzola. |
 | |  |  | Les aventures d'un canard tout mignon cruel et antipathique. Je ne suis pas sûr que la loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 aurait apprécié :)
Ici Gédéon décide que les animaux aussi ont le droit de faire du sport. Mais le principal sport présenté sera finalement l'art de zigouiller les renards (les canards et les chiens semblent apprécier les carpettes en peau de renard) |
 | | e m, 27.06.2016 à 17:48 | 362632 |
|  |  | J'étais assez étonné de voir qu'ils étaient trois aux couleurs.
Parfois j'ai du mal à comprendre...
La panche du tome 3 en bullebase n'est pas représentative.
Quelques autres ici :
http://www.bdgest.com/preview-1673-BD-nous-les-morts-les-enfants-de-la-peste.html
Mais ça rend tout de même moins flashy en vrai que sur mon écran) |
 | | e m, 27.06.2016 à 17:46 | 362631 |
|  |  | J'étais assez étonné de voir qu'ils étaient trois aux couleurs.
Parfois j'ai du mal à comprendre...
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 | |  |  | Tatata.
tome 1: Yana
tome 2: Yana, Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard
tome 3: Yana, Vitkovic Nikola et Mads
tome 4: Yana, Vitkovic Nikola et Slavkovic Milos
L'ordre des auteurs sur Bédéthèque n'a aucune signification. Quant aux coloristes que Bédéthèque crédite, ce ne sont pas forcément les bons (ce qui est vrai pour toute base, par ailleurs)
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 | |  |  | tome 1: Yana
tome 2: Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard (parce qu'il y a deux yeux ?)
tome 3: Yana, Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard (le troisième oeil?)
tome 4: Slavkovic Milos, Yana et Vitkovic Nikola (les mêmes dans le désordre, ils ont échangé leur palette?) |
 | | Mael, 27.06.2016 à 12:48 | 362626 |
|  |  | | Voilà un avis qui donne envie de savoir qui sont les coloristes (et de les voir cités en bullefiche). |
 | | e m, 26.06.2016 à 9:21 | 362622 |
|  |  | Nous les morts #1 à 4...
Mon dieu que c'est laid.
Ces couleurs... Ça pique encore les yeux.
On ne retiendra que les couvertures.
2 puis 1 zombie |
 | | crepp, 25.06.2016 à 14:58 | 362618 |
|  |  | | chrisB : | | crepp : | 
Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues |
Merci de ton retour, je tourne autour depuis qu'il est dispo, mais à chaque fois j'ai la série que j'adore en tête (The Wire) et je me décide pas à repartir avec... |
Pour info, je n'ai pas de point de comparaison, car je n'ai ni lu le livre, ni vu la série. |
 | | chrisB, 25.06.2016 à 9:56 | 362616 |
|  |  | | crepp : | 
Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues |
Merci de ton retour, je tourne autour depuis qu'il est dispo, mais à chaque fois j'ai la série que j'adore en tête (The Wire) et je me décide pas à repartir avec... |
 | | Pierre, 24.06.2016 à 13:42 | 362611 |
|  |  | 
Un bel album dans une esthétique proche du Macherot des années 60: subtile chronique adolescente sur la difficulté du deuil, doublée d'un thriller au dénouement malheureusement un peu hénaurme. C'est dommage.
C'était accessoirement ma 1900e bullenote. |
 | | lldm, 23.06.2016 à 0:02 | 362603 |
|  |  | | lldm : | Je l'ai pas noté, j'arrive pas. J'ai pris un immense plaisir à le lire, je me sens en pleine résonance politique avec l'auteure, c'est un livre aussi utile que drôle, enlevé, aux hypothèses solides, et mieux encore, quelle que soit notre formation politique et historique, il y a de fortes chances que chacun d'entre nous y apprennent quelques petits trucs édifiants, fous, tragiques, étranges. Mais pour ce qui est de notre discipline, la bande dessinée, Liv Strömquist, fait un usage, disons, hmm très modéré, de ses possibilités. Que ce ne soit pas un frein à en enrichir votre bibliothèque pour autant. |
"y apprenne", et pas "y apprennent".
Désolé
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 | | lldm, 22.06.2016 à 17:45 | 362600 |
|  |  | Je l'ai pas noté, j'arrive pas. J'ai pris un immense plaisir à le lire, je me sens en pleine résonance politique avec l'auteure, c'est un livre aussi utile que drôle, enlevé, aux hypothèses solides, et mieux encore, quelle que soit notre formation politique et historique, il y a de fortes chances que chacun d'entre nous y apprennent quelques petits trucs édifiants, fous, tragiques, étranges. Mais pour ce qui est de notre discipline, la bande dessinée, Liv Strömquist, fait un usage, disons, hmm très modéré, de ses possibilités. Que ce ne soit pas un frein à en enrichir votre bibliothèque pour autant. |
 | | lldm, 20.06.2016 à 19:41 | 362586 |
|  |  | 
Le premier m'avait mis en alerte, c'était prometteur et enthousiasmant. Ce second volume est encore meilleur. Pas que j'y aime tout ce qui y est publié (quasi, ceci dit) mais même ce qui m'y intéresse le moins y a sa place, sa raison d'y être, forme quelque chose de sensé et de fécond avec le reste. Le travail rédactionnel y est plus débridé et plus drôle que dans le premier. Une mention particulière pour les textes surplombant Ma Zuo ou Jérôme Dubois, et pour celui consacré au nivellement par le milieu.
Ayrolles trouve un ton juste pour aborder le cas Finkielkraut finement, sans tomber dans les tentations mécaniques de la charge (très délicat : comment résister au désir de violence frontale ? Comment produire un espace critique de ses positions hostiles par le cadre même de la bande dessinée ?). Vraiment chouette.
Lecture d'autant plus réjouissante qu'elle suit de deux jours celle du premier numéro de "Pandora", triste chose bâclée, pavé spongieux qui n'en finit pas de rappeler son incohérence programmatique, celle à laquelle conduit le désir de racoler tous les publics imaginaires (et qui, fatalement, n'en touche aucun), globalement hideux, vain, soluble plus rapidement que dans son temps de lecture, dont je sauverais avec peine une quinzaine de pages.
Il parait, si on en croit l'absurde zigoto qui fonde "Pandora", qu'on manque de revues de qualité. Je suggère qu'on lui envoie un "Nicole 2" avec applicateur. |
 | | crepp, 19.06.2016 à 14:36 | 362573 |
|  |  | 
Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues |
 | | Pierre, 18.06.2016 à 20:41 | 362570 |
|  |  | 
Il faut reconnaître à Bastien Vivès un talent certain pour exprimer la vacuité. De fait, ce livre est vide. Peut-être même son auteur aussi est-il vide ? |
 | | crepp, 15.06.2016 à 17:23 | 362517 |
|  |  | | Le PBE : |
Ce blog est décidément excellent, j'irai m'y ballader plus souvent.
(Par contre faudrait me remonter bubulle dans la liste des liens) |
Très sympa de reparler de Mark Kalesniko ! |
 | | Le PBE, 15.06.2016 à 16:44 | 362516 |
|  |  |
Ce blog est décidément excellent, j'irai m'y ballader plus souvent.
(Par contre faudrait me remonter bubulle dans la liste des liens) |
 | |  |  | | Le PBE : | J'ai plutôt un bon souvenir de ce livre, il faurdait que je me le mette sur la pile des relectures.
L'influence de Schuiten s'explique aussi par le fait qu'il en réalisait le storyboard. Dans l'article d'actuabd consacré au film, Peeters raconte « Nous avions fait le constat que jamais François Schuiten, avec sa minutie habituelle et le temps qu’il investissait dans la réalisation de ses histoires, n’aurait pu réaliser toutes les histoires que nous avions envie de raconter, nous explique Benoît Peeters. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de faire appel à d’autres dessinateurs comme Alain Goffin ou Anne Baltus. François et moi faisions le scénario et le story-board, Anne réalisait le dessin »
La collaboration avec Goffin, c'est Plagiat qui aborde aussi une histoire où obsession/folie et art se mêlent.
Apparté qui n'a rien à voir: Je suis en train de lire les Jardins Statuaires de Jacques Abeille. Son univers fait inévitablement pensé aux Cités Obscures (Schuiten illustre d'ailluers la couverture et a collaboré avec Abeille sur Les Mers Perdues). |
je sais, je sais :o)
Jacques Abeille fut une excellente surprise pour moi |
 | | Le PBE, 15.06.2016 à 15:30 | 362513 |
|  |  | J'ai plutôt un bon souvenir de ce livre, il faurdait que je me le mette sur la pile des relectures.
L'influence de Schuiten s'explique aussi par le fait qu'il en réalisait le storyboard. Dans l'article d'actuabd consacré au film, Peeters raconte « Nous avions fait le constat que jamais François Schuiten, avec sa minutie habituelle et le temps qu’il investissait dans la réalisation de ses histoires, n’aurait pu réaliser toutes les histoires que nous avions envie de raconter, nous explique Benoît Peeters. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de faire appel à d’autres dessinateurs comme Alain Goffin ou Anne Baltus. François et moi faisions le scénario et le story-board, Anne réalisait le dessin »
La collaboration avec Goffin, c'est Plagiat qui aborde aussi une histoire où obsession/folie et art se mêlent.
Apparté qui n'a rien à voir: Je suis en train de lire les Jardins Statuaires de Jacques Abeille. Son univers fait inévitablement pensé aux Cités Obscures (Schuiten illustre d'ailluers la couverture et a collaboré avec Abeille sur Les Mers Perdues). |
 | |  |  | un livre méconnu scénarisé par Schuiten & Peteers et mis en image par Anne Baltus, élève de François Schuiten lorsqu'il enseignait à l'Académie St Luc de Bruxelles.
George Leterrier est un maquettiste qui pousse le sens du détail jusqu'à l'obsession. Il reçoit un jour une commande d'une vedette de cinéma: Dolorès Moore. Il doit reproduire sa maison, jusque dans le moindre détail. Il se lance dans cette tâche titanesque, qu'il considère comme l'oeuvre de sa vie.
Mais au fil des mois, et des passages éclairs de Dolorès, toujours entre deux tournages, son obsession se déplace progressivement sur la maîtresse de maison.
Le style d'Anne Baltus est très influencé par Schuiten. Ses personnages évoquent ceux de Schuiten dans leur physionomie ou leurs attitudes. Comme son professeur, elle porte un intérêt particulier à l'architecture. Il n'est donc pas étonnant que cette histoire s'articule entièrement autour d'une maison, de ses volumes, ses vides, ses perspectives... On sent également l'influence des années 80, d'auteurs comme Chantal de Spiegeleer, Philippe Berthet... On a envie de dire que , pour un premier album, Anne Baltus signait un livre très intéressant, qui ne manquait pas de qualité. L'histoire était plutôt convenue, mais bien exploitée.
Malheureusement, Anne Baltus ne publiera qu'une autre bande dessinée (Calypso, scénarisée par le seul Benoît Peeters) et n'a plus donné de signe de vie depuis.
Par contre, Dolorès vient d'être adapté au cinéma... en Allemangne. Décidémùent, ce livre reste méconnu chez nous. Il mérite pourtant d'être redécouvert. |
 | | NDZ, 15.06.2016 à 11:38 | 362507 |
|  |  | | beuzno : | ma meilleure lecture des 6 premiers mois 2016
narration impeccable, personnages bien campés
Un savant fuit "Baghdad" à cause de ses recherches
Avec sa fille, traumatisée par la mort de sa mère, et son esclave, il trouve refuge dans les Pouilles dans un château de Frédéric II
Comment sera-t-il accueilli par les autres hôtes du château?
passionnant
cette bd devrait figurer dans le panthéon bulledairien 2016
je vais lire sa première bd "Haddon Hall" |
Merci de ce retour, ça va me faire franchir le cap... car excellentes critiques ailleurs également. Même chose pour le premier. |
 | | beuzno, 14.06.2016 à 19:14 | 362503 |
|  |  | ma meilleure lecture des 6 premiers mois 2016
narration impeccable, personnages bien campés
Un savant fuit "Baghdad" à cause de ses recherches
Avec sa fille, traumatisée par la mort de sa mère, et son esclave, il trouve refuge dans les Pouilles dans un château de Frédéric II
Comment sera-t-il accueilli par les autres hôtes du château?
passionnant
cette bd devrait figurer dans le panthéon bulledairien 2016
je vais lire sa première bd "Haddon Hall" |
 | | e m, 13.06.2016 à 19:42 | 362490 |
|  |  | Un peu de volonté, et on arrête n'importe quelle série. Même ses préférées (!)
Pour ma part, quelques séries qui me plaisaient beaucoup : Thorgal, Tuniques bleues, Blacksad... Et même Spirou.
Mon spirou que j'aimais tellement. L'ersatz actuel l'aura tué. |
 | | chrisB, 13.06.2016 à 11:43 | 362485 |
|  |  | Une excellente lecture ! un petit air de Ruppert et Mulot du début (quand ils faisaient des trucs droles).
Galerie de personnages, un peu de conneries en barre, graphiquement intéressant -> bonne pioche :) |
 | |  |  | | Il a fallut le temps que la graine germe. De petit pépin au pommier majestueux aux frondaisons délicates :o) |
 | |  |  | | Thierry : | | Je suis obligé d'avouer une faiblesse terrible lorsqu'il s'agit de XIII et de Thorgal.J'avais tenté la désintoxication lorsque JVH a jeté l'éponge, mais j'ai replongé en cours de route. Je sais que c'est mauvais et je ne peux même pas parler de plaisir coupable. C'est juste un réflexe con. Je continue la série. Je me flagelle. Faites-moi mal, les gars. |
On va pas se géner, d'autant plus que tu en rajoutes une couche avec ta tentative de justification, parce qu'on pourrait eventuellement te pardonner si vraiment | Thierry : | | je suis attaché à ces séries qui ont servi de point d'entrée pour la bande dessinée. Ce furent eux qui me firent découvrir qu'il existait autre chose que l'école de Marcinelle, que la bande dessinée n'était pas que pour les gamins. |
Sauf que tu avais précédement ingénument avoué que | Thierry : | ce premier tome fait partie demon panthéon personnel, comme l'un des albums qui m'a fait découvrir "l'autre" bande dessinée. J'ignorais qui était Moebius, j'avais dévouvert cette histoire par hasard dans un numéro de Noel de Spirou. la graine était plantée. il falait qu'elle germe
Mais je n'avais jamais depuis poussé plus loin dans le monde d'Edena. |
Pourquoi, Thierry, pourquoi as-tu également suivi la mauvaise pente actuabdesque, alors que venait de s'ouvrir devant tes yeux de gamin émerveillés la voie de l' Eden(a), t'obligeant à un grand écart esthétique et de douloureux aveux ?
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 | |  |  | | e m : | | Mael : | | C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine. |
De la bien belle abnégation.
Bravo ! 8D |
je suis obligé d'avouer une faiblesse terrible lorsqu'il s'agit de XIII et de Thorgal. J'ai ce réflexe typique qui m'énerve chez les autres. je suis attaché à ses séries qui ont servi de point d'entrée pour la bande dessinée. Ce furent eux qui me firent découvrir qu'il existait autre chose que l'école de Marcinelle, que la bande dessinée n'était pas que pour les gamins. J'avais tenté la désintoxication lorsque JVH a jeté l'éponge, mais j'ai replongé en cours de route. Je sais que c'est mauvais et je ne peux même pas parler de plaisir coupable. C'est juste un réflexe con. Je continue la série. Je me flagelle. Faites-moi mal, les gars.
J'ai honte. |
 | | NDZ, 12.06.2016 à 17:48 | 362476 |
|  |  | Alors c'est trop difficile à comprendre (mais fascinant, rapport aux zombies) pour un p'tit gars de cinq ans, mais c'est déjà "pas palpitant, bébé et sans intérêt" pour une petite fille de 8 ans. C'est mignon mais pas très bien ficelé, dans le même genre, on préférera les albums illustrés de Sacré-Coeur au Petit Lézard. |
 | | e m, 11.06.2016 à 13:33 | 362471 |
|  |  | | Mael : | | C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine. |
De la bien belle abnégation.
Bravo ! 8D |
 | |  |  | | Sinon, Léonard c'est pas mal aussi, finalement. |
 | |  |  | Puisqu'on semble être ces temps-ci dans le topic de la honte : je me surprends à trouver que Zidrou ce n'est pas si mal (même Ducobu, même certaines pages de Tamara), et pourtant quand j'étais plus jeune je le trouvais grossièrement niais.
Jamais arrivé à le cerner, quand j'y pense. Parfois audacieux (avec les Crannibales), mais toujours là pour faire tomber certaines bonnes idées ou certains frôlements d'absurde dans le gaga débilos. Et à l'inverse, on sentait un souhait de montrer par ailleurs un côté "je veux vous parler de la vraie vie de manière touchante", ce qui m'insupportait encore plus.
Je confesse qu'aujourd'hui cette ambivalence et cette maladresse m'accrochent et que je trouve ça pas si mal écrit. Achevez-moi.
(Mais n'empêche, il y a des tas de choses que je n'aimais pas parce que je me pensais comme "amateur de BD" et que je jugeais ça "pas bien par rapport à ce que doit être la BD que j'aime", alors que maintenant que la BD est pour moi un objet aussi extérieur affectivement que le football ou le théâtre, je me fiche de juger ça "par rapport". J'ai de plus en plus de mal avec le "par rapport", dans tous les domaines.) |
 | |  |  | | C'étais pas un défi que je lançais, hein :) |
 | | Mael, 11.06.2016 à 0:47 | 362466 |
|  |  | | C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine. |
 | | e m, 10.06.2016 à 18:28 | 362464 |
|  |  | Comme les deux précédents tomes, d'après tes bullenotes.
Tu ne les as quand même pas achetés ? |
 | |  |  | | [treize24 : album sans vignette] mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, c'est mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais... mais à un point que je ne pensais pas que c'était possible. |
 | |  |  | Si pour être collectionneur (et figurer au tableau d'honneur de bdgest comme "collectionneur du mois") je dois avoir dans ma bibliothèque les Spirou de Morvan et de Broca, je laisse ma médaille à d'autres plus méritants.
Et pour les reliures, je trouve plus touchant d'avoir un exemplaire dont les jeux ont été faits par un gamin il y 40 ans.
Mon argumentaire n'a pas convaincu l'authentique collectionneur, je pense être irrécupérable. |
 | |  |  | | lanjingling : | | Thierry : | | Ce doit être ce qui sauve beaucoup de séries FB "historique": le réflexe d'achat. |
Et aussi la "collectionnite", dont je ne suis pas atteint. Il y a quelques années, quand j'achetais encore pas mal de B.D., j'avais rencontré un collectionneur qui se présentait comme tel, et tant qu'à faire, j'avais fait pareil, précisant que j'avais tous les Spirou, sauf certains qui ne plaisaient vraiment pas, et que je collectionnais les reliures du journal de Spirou, achetant sans problème des exemplaires griffonnés, ou dont les jeux avaient été faits par un gamin il y a 30 ou 40 ans. Tu n'es pas un vrai collectionneur, m'a-t-il alors catégoriquement assené. |
paf, dans les dents ! Comment as-tu réagi ? |
 | |  |  | | Le PBE : | | Thierry : |  |
Achat liè à cette nouvelle vue sur le site du responsive design ? |
oui, je dois avouer que j'ignorais l'existence de ce livre jusqu'à ce que le site du responsive design ne me signale son existence |
 | |  |  | | Thierry : | | Ce doit être ce qui sauve beaucoup de séries FB "historique": le réflexe d'achat. |
Et aussi la "collectionnite", dont je ne suis pas atteint. Il y a quelques années, quand j'achetais encore pas mal de B.D., j'avais rencontré un collectionneur qui se présentait comme tel, et tant qu'à faire, j'avais fait pareil, précisant que j'avais tous les Spirou, sauf certains qui ne plaisaient vraiment pas, et que je collectionnais les reliures du journal de Spirou, achetant sans problème des exemplaires griffonnés, ou dont les jeux avaient été faits par un gamin il y a 30 ou 40 ans. Tu n'es pas un vrai collectionneur, m'a-t-il alors catégoriquement assené. |
 | | Le PBE, 08.06.2016 à 14:58 | 362452 |
|  |  | | Thierry : |  |
Achat liè à cette nouvelle vue sur le site du responsive design ? |
 | |  |  | | lanjingling : | | Mael : | | A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins |
Rigidité hallucinante, tout est relatif :)

Leloup connait ses limites, il s'est spécialisé dans le dessin de machines volantes, et a choisi une héroïne japonaise qui a moins de formes que, disons, Natacha ou Paulette.
Dans les années 70 et 80, Yoko Tsuno était une des séries vedettes de Spirou, cela se vend encore bien maintenant (ou bien c'est beaucoup emprunté en bibliothèque)? |
il doit rester un public de vieux qui "continuent la série" comme on dit. C'est le côté rassurant de la bédé-à-papa. Un peu comme un vieux doudou, elle garde le même goût malgré les années. Ce n'est pas que ça goute bon, mais on est habitué. C'est vrai qu'il y a des trucs que je lisais ado (genre Aria), dont je me demande sincèrement qui peut encore lire ça
Cela dit, un libraire m'avait raconté il y a quelques années avoir reçu "par erreur" quelques exemplaires du dernier Chick Bill. Avant de les remballer, il les as mis dans les nouveautés, tant qu'à faire. Il les as tous vendus, alors qu'il était persuadé que plus personne ne lisait ce truc.
Ce doit être ce qui sauve beaucoup de séries FB "historique": le réflexe d'achat. |
 | | Mael, 08.06.2016 à 14:21 | 362450 |
|  |  | | lanjingling : | | Mael : | | A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins |
Rigidité hallucinante, tout est relatif :)

Leloup connait ses limites, il s'est spécialisé dans le dessin de machines volantes, et a choisi une héroïne japonaise qui a moins de formes que, disons, Natacha ou Paulette.
Dans les années 70 et 80, Yoko Tsuno était une des séries vedettes de Spirou, cela se vend encore bien maintenant (ou bien c'est beaucoup emprunté en bibliothèque)? |
Non mais alors l'ultra-rigidité des reprises de Buck Danny (ou de Michel Vaillant) n'ont même pas l'excuse de l'âge c'est vraiment délirant. Et moche, mon dieu.
Pas de Yoko Tsuno dans ma bib, quand j'étais en stage durant trois mois dans une plus grosse ville il y avait et ça ne sortait jamais, comme les Aria d'ailleurs. Mais ça a pu sortir à une époque. |
 | |  |  | | Mael : | | A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins |
Rigidité hallucinante, tout est relatif :)

Leloup connait ses limites, il s'est spécialisé dans le dessin de machines volantes, et a choisi une héroïne japonaise qui a moins de formes que, disons, Natacha ou Paulette.
Dans les années 70 et 80, Yoko Tsuno était une des séries vedettes de Spirou, cela se vend encore bien maintenant (ou bien c'est beaucoup emprunté en bibliothèque)? |
 | |  |  | | Mael : | | A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.) |
et avec l'implication de Guy Delisle, raison de sa présence à Shenzhen ou Pyongyang |
 | | Mael, 08.06.2016 à 12:14 | 362446 |
|  |  | | NDZ : | | Sinon, pour questions pour les libraires et bibliothécaires : Seuls, c'est à partir de quel âge selon vous ? ça plaît vraiment aux jeunes ou bien ce sont les parents/adultes qui poussent ? |
L'intégrale du premier cycle part très très bien chez les CM. Quelques adultes le prenne aussi mais il n'y a vraiment pas à forcer les parents (qui sont généralement totalement indifférent à ce que prennent les enfants). |
 | | Mael, 08.06.2016 à 12:12 | 362445 |
|  |  | | Glotz : |
    L'autre jour, j'ai lu le recueil d'interview consacré par Mosquito à Yann et Conrad il y a quelques années. Ceux-ci y évoquaient les auteurs médiocres mais indéboulonnables qui, au début des années 1980, sévissaient dans Spirou sans pouvoir être remplacés, la faute à des contrats trop avantageux. Est-ce encore le cas ? Car je veux bien croire que Les Tuniques bleues (dont le temps de lecture des derniers albums dépasse rarement les 5 minutes) ou le Marsupilami se vendent encore en supermarchés, mais qui lit Papyrus de nos jours. |
A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins.
Après j'y vois un côté sympathique, celui de ne pas jeter les anciens comme de vieilles chaussettes, mais enfin parfois une pré-retraite...
Bon ça n'explique le fait de lancer de nouvelles aventures de Buck Danny assez affreuses et dingues (et qui en disent long sur la cible visée par le magazine, dans son habituelle contradiction entre revue jeunesse et de vieux nostalgiques). Mais de toute façon le meilleur épisode de Buck Danny jamais réalisé est paru dans le Gorgonzola 21 sous la plume de Léo Quiévreux (BAM).
Le Marsupilami ça doit indiscutablement se vendre puisque ça a été un but de Dupuis de racheter Marsu Production pour pouvoir le pré-publier (et le réutiliser dans Spirou la série).
Sinon je constate que plein de ces albums n'ont pas le coloriste indiqué alors qu'ils le sont dans Spirou, normalement je le faisais mais comme tu reçois désormais tes abonnements chez toi fait ce petit plaisir à Mr_Switch ! |
 | | Mael, 08.06.2016 à 12:03 | 362444 |
|  |  |
Ce qui m'échappe c'est que si nos réunions de familles ont bien lui à la campagne il n'y en a pas de prévu bientôt non ? j'ai raté un truc ? |
 | | NDZ, 08.06.2016 à 11:31 | 362443 |
|  |  | | Glotz : | Histoires à suivre publiées dans Spirou en 2015.
 Les mécanismes de l'humour trondheimien fonctionnent moins chez moi dans l'univers très réaliste de Maggy Garrisson quand dans le monde de fantasy de Ralph Azam, que je lis avec plaisir, sans jamais pour autant parvenir à retenir ce qui s'y est passé après en avoir fini la lecture.
L'alibi social de Spirou ?
    L'autre jour, j'ai lu le recueil d'interview consacré par Mosquito à Yann et Conrad il y a quelques années. Ceux-ci y évoquaient les auteurs médiocres mais indéboulonnables qui, au début des années 1980, sévissaient dans Spirou sans pouvoir être remplacés, la faute à des contrats trop avantageux. Est-ce encore le cas ? Car je veux bien croire que Les Tuniques bleues (dont le temps de lecture des derniers albums dépasse rarement les 5 minutes) ou le Marsupilami se vendent encore en supermarchés, mais qui lit Papyrus de nos jours ?
  L'aviation dans Spirou, une histoire qui dure. D'un côté, un énième album de Buck Danny dont la couverture présente sur Bubulle illustre bien le niveau ; de l'autre une série de Yann romançant la vie de la femme pilote la plus célèbre des années 1930 et suivantes, l'Allemande Hanna Reitsch, en une bande dessinée historique plutôt correcte dans le genre.
  Des séries pour enfants dont le dessin me laisse très dubitatif et les histoires me passent vraiment très loin au-dessus de la tête.
[les_campbell4 : album sans vignette] Une série pour enfant pas forcément plus jolie mais les pirates me sont plus sympathiques.
Une série pour enfants/préados que j'aurais adoré quand j'étais enfant/préado et qui malgré un scénario de plus en plus gratuitement alambiqué continue à dérouler un univers qui me plaît beaucoup, le dessin efficace de Gazzotti n'y étant pas pour rien.
Idem : j'ai un reste de tendresse enfantine pour le dessin de Maltaite et l'ambiance victorienne toute en clichés me plaît. |
Merci de me rappeler qu'abonner ma fille à Spirou pour son anniversaire qui sera dans un mois n'est peut-être pas très judicieux (on se posais la question il y a une semaine avec ma femme).
Sinon, pour questions pour les libraires et bibliothécaires : Seuls, c'est à partir de quel âge selon vous ? ça plaît vraiment aux jeunes ou bien ce sont les parents/adultes qui poussent ? |
 | | Pierre, 08.06.2016 à 10:46 | 362442 |
|  |  |
Voilà un verdict sans appel. |
 | | Glotz, 08.06.2016 à 9:59 | 362441 |
|  |  |    |
 | | Glotz, 08.06.2016 à 7:46 | 362438 |
|  |  | Histoires à suivre publiées dans Spirou en 2015.
 Les mécanismes de l'humour trondheimien fonctionnent moins chez moi dans l'univers très réaliste de Maggy Garrisson quand dans le monde de fantasy de Ralph Azam, que je lis avec plaisir, sans jamais pour autant parvenir à retenir ce qui s'y est passé après en avoir fini la lecture.
L'alibi social de Spirou ?
    L'autre jour, j'ai lu le recueil d'interview consacré par Mosquito à Yann et Conrad il y a quelques années. Ceux-ci y évoquaient les auteurs médiocres mais indéboulonnables qui, au début des années 1980, sévissaient dans Spirou sans pouvoir être remplacés, la faute à des contrats trop avantageux. Est-ce encore le cas ? Car je veux bien croire que Les Tuniques bleues (dont le temps de lecture des derniers albums dépasse rarement les 5 minutes) ou le Marsupilami se vendent encore en supermarchés, mais qui lit Papyrus de nos jours ?
  L'aviation dans Spirou, une histoire qui dure. D'un côté, un énième album de Buck Danny dont la couverture présente sur Bubulle illustre bien le niveau ; de l'autre une série de Yann romançant la vie de la femme pilote la plus célèbre des années 1930 et suivantes, l'Allemande Hanna Reitsch, en une bande dessinée historique plutôt correcte dans le genre.
  Des séries pour enfants dont le dessin me laisse très dubitatif et les histoires me passent vraiment très loin au-dessus de la tête.
[les_campbell4 : album sans vignette] Une série pour enfant pas forcément plus jolie mais les pirates me sont plus sympathiques.
Une série pour enfants/préados que j'aurais adoré quand j'étais enfant/préado et qui malgré un scénario de plus en plus gratuitement alambiqué continue à dérouler un univers qui me plaît beaucoup, le dessin efficace de Gazzotti n'y étant pas pour rien.
Idem : j'ai un reste de tendresse enfantine pour le dessin de Maltaite et l'ambiance victorienne toute en clichés me plaît. |
 | | lldm, 02.06.2016 à 23:44 | 362395 |
|  |  | | Pierre : | | Les deux mon Capitaine (et certainement plus encore). Frab était le newsgroup consacré à la bd. |
aaaah. À l'époque j'étais complètement déconnecté de la bd, je dois dire. Je ne le voyais donc passer que sur frap. |
 | |  |  | Pierre parle bien ici de frab, où J.-N. Lafargue écrivait également.
Frab était bien sûr la branche fr.rec.arts.bd tandis que frap était la branche fr.rec.arts.plastiques.
Je conjugue au passé ; cependant, ces groupes sont toujours activés, à défaut de pouvoir dire qu'ils sont actifs. |
 | | Pierre, 02.06.2016 à 17:51 | 362392 |
|  |  | | lldm : | | Pierre : | | (Je vois qu'il y a un album signé par Jean-Noël Lafargue qui participait beaucoup à frab, pour ceux dont ce(s) nom(s) évoque(nt) encore quelque chose) |
C'était pas frap ? (on cause bien des newsgroup de Fr. arts plastiques, où effectivement Lafargue était très présent ?) |
Les deux mon Capitaine (et certainement plus encore). Frab était le newsgroup consacré à la bd. |
 | | lldm, 02.06.2016 à 16:38 | 362391 |
|  |  | | Pierre : | | (Je vois qu'il y a un album signé par Jean-Noël Lafargue qui participait beaucoup à frab, pour ceux dont ce(s) nom(s) évoque(nt) encore quelque chose) |
C'était pas frap ? (on cause bien des newsgroup de Fr. arts plastiques, où effectivement Lafargue était très présent ?) |
 | | Pierre, 31.05.2016 à 21:32 | 362376 |
|  |  | J'aimais bien l'émission que Jean-Baptiste Thoret consacrait au cinéma (avec un comparse dont le nom m'échappe), sur France Inter, il y a quelques années.
Pour ma part je ne lirais jamais un livre issu d'une collection intitulée "la petite bédéthèque des savoirs" ...
(Je vois qu'il y a un album signé par Jean-Noël Lafargue qui participait beaucoup à frab, pour ceux dont ce(s) nom(s) évoque(nt) encore quelque chose) |
 | | crepp, 31.05.2016 à 19:20 | 362375 |
|  |  | 
première lecture d'un album de "la petite bédéthèque des savoirs". Je commence donc par le cinéma, puisque le sujet est le "nouvel Hollywood", c'est à dire une partie des films réalisées (de la fin des années 60 au milieu des années 70) par une nouvelle génération de réalisateurs qui ont essayé de changer la donne des grands studios.
Je commence par le principal intérêt : l'envie de revoir ou de découvrir des films de cette période. La liste est un petit régal de films plus qu'intéressants.
Mais pour le reste, je suis assez déçu, car on reste vraiment à la surface des choses, j'aurai tant voulu quelque chose de plus puissant, de plus marquant, de plus profond.
Même Bruno est dans un sens mis de coté, oui il y a de belles illustrations, mais ou se trouve la spécificité narrative d'une bande dessinée dans cet ouvrage ?
Bref 2 Palmes d'or.
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