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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | lldm : | | NDZ : | | La série classique, c'est de l'aventure de l'école Marcinelle. C'est gentillet, avec de l'humour, mais pas à chaque page. De la SF avec des vaisseaux et des pouvoirs mnémoniques, mais pas de vulgarité. Là, c'est une succession de "gags" en 1-2 pages et je suis tombé coup sur coup sur une succession de clichés (les filles infirmières et la tête vide, les filles qui ne savent pas conduire, les filles qui ont peur des souris) qui me semblent parfaits pour conditionner nos chères têtes blondes dès le plus jeune âge. Bon, après, j'exagère sûrement un peu, ça m'a un peu énervé que ma fille lise ça à côté de moi, sans vraiment échanger sur sa lecture ;) |
on pourrait se dire que de l'eau a coulé sous les ponts depuis 1988, mais je crains que ce genre de saloperies n'ait pas disparu des publications enfantines (elles sont si présentes dans les publications adultes...) |
en même temps, il ne faut pas oublier que ce genre de série est réalisée par des auteurs qui ne sont plus de toute première fraîcher et qui ont été formé par le magaziner qui n'a jamais été d'une modernité sociale galopante. Il ne faut pas s'attendre à beaucoup mieux. |
 | |  |  | Il y a de la gravité dans cettelégèreté. Dans ce livre cathartique de Catherine Meurisse, qui a échappé à l'attentat de Charlie Hebdo. Elle y a perdu la capacité à ressentir la beauté. Elle tente de se reconstruire en se racontant et en tentant de retrouver cette beauté à tout prix.
Au fil des pages, elle nous parle d'elle, de l'effarement de l'attentat, de l'effondrement qui l'a suivi, de la stupeur, du vide, de l'absence, de la lente remontée, de l’absurdité de la vie d’après. Recommencer surtout à vivre, mais comment? Surtout avec des gardes du corps qui vous collent aux basques.
C’est beau. C’est sensible. C’est pudique.C’est parfois férocement drôle. Et au detour d’une page, c’est parfois boulversant. |
 | |  |  | Werner, un soldat allemand démobilisé, est parti en Indochine pour refaire sa vie après la défaite. En butte au racisme des occidentaux qui n'en voient en lui qu'un sale boche, il erre jusqu'à atterir dans un lieu étrange. Une sorte de complexe industriel perdu au fonds de la jungle, qui entoure la demeure somptueuse des "maîtres", de riche chinois qui vivent cachés et semblent dissimuler un lmurd secret.
Je suis très partagé sur ce livre. j'aime beaucoup Loo-Hui Phang et Philippe Dupuy depuis leur première collaboration (Une élection américaine). Ils réalisent cette fois un conte étrange, chargé de symbôles et d'un érotisme troublant.Pourtant une impression de déjà-vu s'impose, comme si je me trouvais face à un empilement de motifs et d'ingrédients qui ne constituent qu'un édifice un peu bancal.
J'aime me laisser porter par ce genre d'histoire et j'ai conscience qu'il me faudra décoder quelques éléments. Les scènes oniriques fonctionnent très bien, mais j'en sors avec l'impression d'une histoire un peu forcée. |
 | |  |  | Au début des années 80, le journaliste David Simon (et créateur de la série The Wire, que je n'ai pas vu) a partagé pendant un an la vie quotidienne de la section "homicide" de la ville de Baltimore. Il a tiré de cet expérience un livre qui raconte par le détail la réalité de la vie sur le terrain. Loin des idées reçues, il dressait un portrait réaliste et austère de la vie de ces policiers.
Cette approche rappelle celle de séries comme Hill Street Blues, par exemple. Une représentation presque naturaliste du travail de la police.
En adaptant ce livre en bande dessinée, Philippe Squarzoni propose un livre très sobre, mais qui ne manque pas d'idées de mise en scène. Sans esbrouffe, rendant bien l'aspect austère et peu spectaculaire du travail, Homicide est certainement un livre réussi. Ce qui m'inquiète un peu, c'est que cette adaptation comptera 4 tomes. Est-ce que j'aurai encore envie de me plonger dans le travail morne et répétitif des inspecteurs de la brigade "homicide" de la ville de Baltimore pour 3 tomes de plus, me doutant que le contenu ne devrait pas changer de manière drastique ?
Je doute de l'arrivée soudaine d'une serial-killer poisseux ou d'un monte-en-l'air excentrique et spectaculaire pour pimenter l'ensemble. Nous resterons probablement dans le même canevas. Dans une série télévisée comme HSB, il y aura un effet d'attachement aux personnages que l'on retrouve de semaines en semaines. Une attente s'installe. Je dois dire que dans le cas d'Homicide, si le livre est très bien en soi, je n'ai aucune attente particulière pour la suite. Et quand le tome 2 sortira, je doute d'avoir envie de l'acheter. |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 22:52 | 362926 |
|  |  | | Le pire c'est qu'il y a aussi des mentions "macho!" ou des gags sur le partage des tâches ménagères qui essaient de récupérer le truc... mais qui sont 1/ ratés et donc restent profondément sexistes sur le fond 2/ complètement à côté de ce qui pourrait peut-être faire rire la cible de cette série (7-14 ans ?). C'est en ce sens que ça m'énerve, c'est le genre de blagues inutiles (passeront au-dessus de la tête des enfants) mais qui laisseront des traces. Ces gags sont-ils destinés aux parents qui lisent les albums de leurs enfants? c'est en ce sens que je parlais de proto-bamboo... de l'album qui se veut familial et qui est juste beauf, con-conservateur bien de droite. |
 | | lldm, 06.08.2016 à 22:08 | 362925 |
|  |  | | NDZ : | | La série classique, c'est de l'aventure de l'école Marcinelle. C'est gentillet, avec de l'humour, mais pas à chaque page. De la SF avec des vaisseaux et des pouvoirs mnémoniques, mais pas de vulgarité. Là, c'est une succession de "gags" en 1-2 pages et je suis tombé coup sur coup sur une succession de clichés (les filles infirmières et la tête vide, les filles qui ne savent pas conduire, les filles qui ont peur des souris) qui me semblent parfaits pour conditionner nos chères têtes blondes dès le plus jeune âge. Bon, après, j'exagère sûrement un peu, ça m'a un peu énervé que ma fille lise ça à côté de moi, sans vraiment échanger sur sa lecture ;) |
on pourrait se dire que de l'eau a coulé sous les ponts depuis 1988, mais je crains que ce genre de saloperies n'ait pas disparu des publications enfantines (elles sont si présentes dans les publications adultes...) |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 21:05 | 362924 |
|  |  | | J'ai aussi lu les gendarmes 1 et les Femmes en blanc 19 et il y avait aussi de très bonnes blagues sur les jupes courtes. |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 21:04 | 362923 |
|  |  | | lldm : | | NDZ : | C'est quand-même énorme de mettre des blagues sexistes dans ce genre de truc. Bamboo avant l'heure. |
tu nous en dis plus ? (je connais pas ce truc) |
La série classique, c'est de l'aventure de l'école Marcinelle. C'est gentillet, avec de l'humour, mais pas à chaque page. De la SF avec des vaisseaux et des pouvoirs mnémoniques, mais pas de vulgarité. Là, c'est une succession de "gags" en 1-2 pages et je suis tombé coup sur coup sur une succession de clichés (les filles infirmières et la tête vide, les filles qui ne savent pas conduire, les filles qui ont peur des souris) qui me semblent parfaits pour conditionner nos chères têtes blondes dès le plus jeune âge. Bon, après, j'exagère sûrement un peu, ça m'a un peu énervé que ma fille lise ça à côté de moi, sans vraiment échanger sur sa lecture ;) |
 | | lldm, 06.08.2016 à 13:36 | 362921 |
|  |  | | NDZ : | C'est quand-même énorme de mettre des blagues sexistes dans ce genre de truc. Bamboo avant l'heure. |
tu nous en dis plus ? (je connais pas ce truc) |
 | | NDZ, 06.08.2016 à 10:58 | 362920 |
|  |  | C'est quand-même énorme de mettre des blagues sexistes dans ce genre de truc. Bamboo avant l'heure. |
 | | crepp, 05.08.2016 à 16:59 | 362915 |
|  |  | | chrisB : |
Tu as lu les 2 livres "compilations" (Bourhis fait du Bourhis facon petit livre du).
J'ai discuté avec Etienne Lecroart (le hasard), et sur ce livre il y a vraiment eu coconstruction (il ne l'aurait pas fait sinon) et c'est effectivement le plus reussi.
Pour Fabrice Neaud c'était pas ça, et c'est dommage car il aurait pu faire un livre plus interessant.
Celui sur les requins m'a beaucoup plus aussi. |
Si un jour je tombe sur un autre titre (à la biblio, ou un ami...)je tenterai peut être, mais à l'achat je vais me rabattre sur d'autres choses. |
 | | lldm, 05.08.2016 à 16:44 | 362914 |
|  |  | | Mael : | Du strigel tu veux dire ? Comme le premier phylactère, tout ça.
Sinon je sais que je fais des fautes tout le temps mais en excluant le fond (cette vision de la bande dessinée bon... ils ne parlent pas du pariétal tiens ?) j'espère que la page publiée ne comporte pas d'erreur à "Trajane". |
c'est la page présentée en ligne (on peut en lire une douzaine, j'ai pour ma part pas tenu au-delà de quatre); je n'ai pas vu le tirage papier.
Ils avaient le choix entre "de Trajan" et "Trajane", et voilà le résultat. Ça aurait pu être pire, il aurait pu se lancer dans un "de Trajane".
Quand à cette quête vaseuse de prémisses historiques à la bande dessinée, elle a officiellement excédé le cadre de notre discipline (où on comprend que le complexe d'infériorité rendait nécessaire ces ridicules ponts analogiques) pour contaminer le monde des historiens et les dispositifs muséographiques : vu il y a peu une très belle série de fresques du XIVe accompagnées d'un panneau d'une rare connardise qui draguait le chaland par la fibre sympatoche pédagogique en nous comparant tout ça à une bande dessinée.
Le ton et l'approche trahissaient une ignorance de la bande dessinée par les historiens à peu près égale à celle de l'art médiéval par les auteurs de bédée (ou pire, les théoriciens) qui s'escriment à rapprocher l'enluminure, les croquis d'architecte ou Dieu sait quoi encore, de notre discipline. |
 | | Mael, 05.08.2016 à 14:28 | 362913 |
|  |  | Du strigel tu veux dire ? Comme le premier phylactère, tout ça.
Sinon je sais que je fais des fautes tout le temps mais en excluant le fond (cette vision de la bande dessinée bon... ils ne parlent pas du pariétal tiens ?) j'espère que la page publiée ne comporte pas d'erreur à "Trajane". |
 | | lldm, 05.08.2016 à 13:04 | 362912 |
|  |  | | Mael : | | très loin de la façon Bourhis de faire, je n'ai jamais compris le moindre intérêt que l'on pouvait trouver à ses "petit livres de...", |
Il ment pas sur la marchandise, pourtant, ce sont des manuels de conversations :
« Hervé Bourhis et Terreur Graphique proposent plus de 200 anecdotes indispensables à tout fan du 9è art : un bible ludique et érudite. »
C'est beau comme une page de réclame pour le Reader's Digest de 1965.
Le résultat est à la hauteur des ambitions du machin, au millimètre près. Tout ça pour 19,99 euros.

ooooh, je vais l'offrir à ma maman, on va partager notre érudition et nos anecdotes indispensables autour du Strudel, ça va nous rapprocher dans l'amour de la bédée. |
 | | Mael, 05.08.2016 à 11:27 | 362910 |
|  |  | | Perso j'ai bien aimé le Neaud, pas tant sur le fond (appris peu de choses mais Pierrat est un bon vulgaristeur et j'ai trouvé que ça développait les choses sans faire trop "anecdotes") que sur une forme d'adaptation que j'ai trouvé assez intelligente, avec un dessin n'illustrant pas stricto sensus les textes mais tentant de jouer avec. Pas toujours habilement, c'est vrai, mais avec certaines réussites. Parfois c'est juste illustratif mais je trouve que ce n'était pas la majorité (très loin de la façon Bourhis de faire, je n'ai jamais compris le moindre intérêt que l'on pouvait trouver à ses "petit livres de...", "Ingmar" par contre c'est bien). |
 | | chrisB, 05.08.2016 à 9:09 | 362909 |
|  |  | J'ai lu les 8, celui sur l'univers est particulier, c'est plus une pensée autour de l'univers qu'un livre qui pose un peu les bases (l'objectif de la collec pour moi, aprés on adhère ou pas).
Le livre d'Alfred sur le tatouage est aussi un peu pauvre, il aurait pu être meilleur... |
 | | Herbv, 05.08.2016 à 9:01 | 362908 |
|  |  | Effectivement, j'ai trouvé Le Hasard comme étant le plus réussi des cinq que j'ai lu.
Il est certain que Bourhis fait du Bourhis et Neaud du Neaud, ce qui m'a déçu car j'espérai autre chose de leur part. En plus, ce sont les deux sujets que je connais le mieux, ce qui n'a pas aidé à m'y intéresser.
Il faut que je lise celui celui sur les requins et je songe aussi à celui sur l'univers, j'ai lu des retours favorables. |
 | | chrisB, 05.08.2016 à 8:40 | 362907 |
|  |  | | crepp : | 
Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare. |
Tu as lu les 2 livres "compilations" (Bourhis fait du Bourhis facon petit livre du).
J'ai discuté avec Etienne Lecroart (le hasard), et sur ce livre il y a vraiment eu coconstruction (il ne l'aurait pas fait sinon) et c'est effectivement le plus reussi.
Pour Fabrice Neaud c'était pas ça, et c'est dommage car il aurait pu faire un livre plus interessant.
Celui sur les requins m'a beaucoup plus aussi. |
 | | Herbv, 05.08.2016 à 7:59 | 362905 |
|  |  | | Glotz : | | Jean-Noël Lafargue (qui a fait celui sur l'IA) connaît également bien la bande dessinée. |
Pour celui sur l'IA, j'ai profité d'une séance de dédicace au salon Livre Paris pour poser quelques questions sur le scénario et la narration. Si le fond est bien de Lafargue, la forme est dûe à Montaigne qui a fait les choix narratifs.
Alors qu'il sait dessiner (il m'a fait un petit dessin tout à fit correct à côté de celui de Montaigne), il disait avoir délégué la scénarisation du tome à sa dessinatrice.
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 | | Pierre, 04.08.2016 à 16:34 | 362899 |
|  |  | | Le PBE : | Le but assumé est de faire traiter par un « spécialiste » un sujet plus ou moins vulgarisé et de toucher un public qui ne lit pas nécessairement de BDs (une présentation sur actuabd avec interview de David Vandermeulen, le directeur de collection)
Je n'en ai pour l'instant lu aucun et il est difficile de savoir quels liens / aller-retours il y a eu entre le spécialiste et le dessinateur, néanmoins au vu des exemples on se doute que le second s'approprie le travail du premier et mériterait d'être crédité comme co-scénariste.
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Je devrais lire plus souvent actuabd. Ainsi j'aurais appris que "ouvrir le champ de la bande dessinée" signifie "acquérir de nouvelles parts de marché" et c'est Vandermeulen qui le dit ! |
 | | Glotz, 04.08.2016 à 13:52 | 362898 |
|  |  | | Pierre : | | Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium). |
Il me semble Jacques de Pierpont était critique aux Cahiers de la bande dessinée dans les années 1980. Jean-Noël Lafargue (qui a fait celui sur l'IA) connaît également bien la bande dessinée. Je ne sais pas comment les 6 autres ont été choisis : leurs qualités de vulgarisateur ? |
 | | Le PBE, 04.08.2016 à 13:33 | 362897 |
|  |  | | Pierre : |
Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium).
En revanche, tous les dessinateurs sont peu ou prou des auteurs confirmés. A charge pour eux, j'imagine, d'avoir eu à réaliser le travail d'adaptation de ces "scénarios" conçus par des non-professionnels. Ne sachant pas ce qu'ils ont eu entre les mains, on ne peut pas trop les blâmer, sinon d'avoir accepter cette tâche qui dévalorise l'idée de bande dessinée elle-même (vue ici comme un moyen facile, "ludique", coloré pour refourguer au tout venant de la connaissance vulagarisée ?). |
Le but assumé est de faire traiter par un « spécialiste » un sujet plus ou moins vulgarisé et de toucher un public qui ne lit pas nécessairement de BDs (une présentation sur actuabd avec interview de David Vandermeulen, le directeur de collection)
Je n'en ai pour l'instant lu aucun et il est difficile de savoir quels liens / aller-retours il y a eu entre le spécialiste et le dessinateur, néanmoins au vu des exemples on se doute que le second s'approprie le travail du premier et mériterait d'être crédité comme co-scénariste.
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 | | Pierre, 04.08.2016 à 11:50 | 362895 |
|  |  | | crepp : | 
Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare. |
Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium).
En revanche, tous les dessinateurs sont peu ou prou des auteurs confirmés. A charge pour eux, j'imagine, d'avoir eu à réaliser le travail d'adaptation de ces "scénarios" conçus par des non-professionnels. Ne sachant pas ce qu'ils ont eu entre les mains, on ne peut pas trop les blâmer, sinon d'avoir accepter cette tâche qui dévalorise l'idée de bande dessinée elle-même (vue ici comme un moyen facile, "ludique", coloré pour refourguer au tout venant de la connaissance vulagarisée ?). |
 | | crepp, 04.08.2016 à 10:01 | 362894 |
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Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare. |
 | | chrisB, 02.08.2016 à 15:06 | 362879 |
|  |  | | Merci !! |
 | | Pierre, 02.08.2016 à 11:06 | 362877 |
|  |  | | Je me souviens de l'étonnement avec lequel j'ai découvert la fonction OCR sur mon scanner il y a presque quinze ans, quand j'ai scanné des extraits d'interview de Franquin avec Numa Sadoul, à la demande d'un certain ... Mr_Switch (et je me rappelle aussi combien il m'avait paru fastidieux de remettre en forme les document produits). |
 | | Mael, 02.08.2016 à 9:01 | 362876 |
|  |  | | chrisB : | Yo,
C'est quoi une perle d'OCR ? |
Pour te répondre sans gag, l'OCR c'est quand une machine scanne une page de texte imprimé et retranscrit le texte par reconnaissance des caractères. C'est pratique car ça marque assez bien mais ça reste très hésitant sur pleins de choses et nécessite donc de vraies relectures pour que les lettres soient les bonnes, que les coupures soient bien comprises etc.
Donc une perle d'OCR c'est un truc tellement mal fait qu'il devient drôle (comme les perles du bac). |
 | |  |  | Pierre : D'après X. Fournier, c'est la conjonction de plusieurs facteurs : Mon journal qui change de formule, le scénariste pour qui ce n'était qu'un travail alimentaire et Pellos qui a déjà pas mal de travail en cours.
Chris : en fait, c'est presque un cas d'école ici. Sur un texte, il y a des sauts à la ligne intempestifs, vestige évident de la mise en page originale du texte numérisé. Sur un autre, des l (comme lapin) ont été substitués par des I (comme Icare). Ces deux cas sont dommages pour le livre ; mais la compréhension reste intacte.
Sur un autre texte, sur une portion, les a sont souvent substitués par des o (« faire » devient « foire »)...
Bref, tous les symptômes d'océrisations mal relues. |
 | | Pierre, 01.08.2016 à 13:26 | 362869 |
|  |  | | Mr_Switch : |
Restent des découvertes insoupçonnées, comme cet Atomas dessiné par Pellos en 1948 et dont les planches bénéficient d'un découpage exubérant. |
Je ne sais plus pourquoi Atomas est resté inachevé (18 planches en tout je crois): peut-être simplement à cause de la disparition du support de publication ?
En tout cas, Pellos semble y reprendre les innovations de mise en page incroyables de son récit de science-fiction d'avant-guerre Futuropolis (je l'ai lu il y a un moment, je ne me souviens plus trop de l'histoire - un récit post apocalyptique - mais on doit y trouver des réminiscences de Welles et de Barjavel). |
 | | Le PBE, 01.08.2016 à 9:39 | 362868 |
|  |  | | L'Oyster Character Recognition est un procédé de transcription des textes basé sur l'élevage d'huîtres intelligentes. Lorsque les huîtres font des séries de coquilles amusantes on dit qu'elles enfilent des perles. D'où la notion de perles d'OCR. |
 | | chrisB, 01.08.2016 à 9:26 | 362867 |
|  |  | Yo,
C'est quoi une perle d'OCR ? |
 | |  |  | Super-héros français - Une anthologie. Disons-le d'emblée, le livre souffre de défauts impardonnables, surtout quand on se veut luxueux.
En effet, le livre compile des extraits de romans et des extraits de bandes dessinées. Les extraits de romans n'ont simplement pas tous été relus, nous gratifiant de jolies perles d'OCR. Ça pourrait être rédhibitoire... Et c'est bien étonnant de ne voir personne râler à ce sujet sur le net.
Sinon, l'ouvrage n'est pas inintéressant, loin de là. Certains trouvent les extraits de bandes trop longs. Je les ai parfois trouvés bien courts. Des visions antinomiques ? Pas réellement : il s'agit bien d'extraits de récit - le début, le milieu voire la fin. On a rarement le droit à un récit complet. De là, on a l'impression de trop ou de trop peu. Mais c'est le lot de ce genre d'ouvrages.
On sera toutefois étonné de constater que les auteurs de matériel récent ne sont pas toujours crédités.
Restent des découvertes insoupçonnées, comme cet Atomas dessiné par Pellos en 1948 et dont les planches bénéficient d'un découpage exubérant. |
 | | NDZ, 30.07.2016 à 13:40 | 362863 |
|  |  | Bon, je ne vous en mets qu'un. Mais j'en ai tenté plusieurs, du coup de Bamboo : pour changer de mon pavé qui m'accompagne à l'hôpital en ce moment, rien de mieux que d'explorer la bibliothèque du service en compagnie de ma petite malade... Las, ça donne pas envie de rire. À côté, Vaisseau Spécial est le summum de l'humour racé et fin. Maintenant que j'en ai lu, je comprends encore moins que ça puisse se vendre par palette chez Leclerc. Au point d'en faire un film. Même chose pour la série sur les chevaux. Mêmes les têtes blondes ça ne doit pas les faire rire. On a vraiment la quintessence de l'humour Gros Nez de Cauvin et cie mais dans un état de mort cérébrale, de déliquescence des chairs plus qu'avancée. Devant ces séries d'Humour Corporate (où les gags sont transposables en changeant juste les vêtements des personnages et les couvertures des albums), on ne peut qu'espérer qu'il n'y aura jamais de large public pour l'humour touchant à la corporation des auteurs dans la misère qui se battent à coups de poireaux ou bien la guilde des tranches de bacon associées à des serpents. L'humour est sauf.
Quoi que, je vais peut-être appeler Bamboo pour une série "Les auteurs dans la misère qui se battent à coups de poireaux"... |
 | | Mael, 18.07.2016 à 23:13 | 362792 |
|  |  | | Mr_Switch : | | Pourquoi pas, si tant est que l'on renouvelle l'expérience, bien sûr. |
Jsuis pour, faut juste que les organisateurs organisent mieux et définissent mieux les règles (c'est uniquement moi que je cible hein, je précise). |
 | |  |  | | Bin, je l'ai inséré en pensant bien que tes antennes ne tarderaient pas capter le signal. Prix patrimoine ? Pourquoi pas, il est patrimonial dans l'esprit. Pourquoi pas, si tant est que l'on renouvelle l'expérience, bien sûr. |
 | | chrisB, 18.07.2016 à 12:20 | 362790 |
|  |  | Quelle merveille (éligible au prix patrimoine ?)
C'est drôle, c'est touchant, c'est un paquet de trucs en plus de la picole, de la loose et des gerbes de vomi. Vraiment Rocky c'est bien plus que tout ça, ce gros pavé fait vraiment honneur à la trajectoire de ce nouvel homme moderne ! |
 | | Pierre, 12.07.2016 à 1:20 | 362767 |
|  |  | 
Très beau. On dirait à la fois un autoportrait et un écho fragile, déchirant et lointain d'un ancien mythe. Le grand Pan est mort ! |
 | | lldm, 08.07.2016 à 18:29 | 362754 |
|  |  | Pas dans la bulle base, on dirait.
C'est le Déploiement, de Nick Sousanis.
Dès les premières pages, l'auteur nous donne un petit aperçu du sérieux théorique qu'il faudra attendre de sa thèse: nous serions (enfin, je dis "nous", pas vraiment "nous". "Nous", mais pas lui, dont le mode opératoire exige que nous souscrivions à son détachement de ce "nous", que nous concédions à la hauteur surplombante depuis laquelle, dans un horizon dégagé, il a su s'extirper de la terrible routine ou le monde entier patauge sauf lui, c'est-à dire où "nous" pateaugeons), nous serions, disais-je, "piégés dans nos langages". Ah. Comment pourrions-nous être piégés "dans nos langages" ? Je veux dire : de quoi parle-t-il, l'animal, quand il dit "langages"? Nos formulations ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Nos représentations ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Nos cultures ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Voire nos langues (vieille antienne barthesienne branlante, mais ce qui ne signifie toujours pas "nos langages")? Effectivement, être piégés dans "nos langages", ça ne veut rien dire. Les abeilles, qui ne parlent pas, sont peut-être construites, effectivement, par leur langage, dans cette acception latérale du mot "langage". Mais "nous", y'a aucune chance.
De ces prémisses notionnelles vasouillardes (qu'il ne suffira pas de renvoyer une fois de plus à l'ambiguïté anglo saxonne du mot "language" pour en minimiser le caractère approximatif), il va falloir s'accommoder pour déberlificoter tout le reste. Et c'est gratiné.
On aura droit, en guise de bande dessinée, à l'exception de trois ou quatre pages qui sont effectivement des planches (c'est-à dire qui produisent de la bande dessinée) une abominable bouillie académique hésitant visuellement entre le schema pédagogique, les cours de dessin ABC des années 60, la découverte de son moi créatif par tante Odile après la lecture du volume Marabout Poche consacré au surréalisme, et, méthodiquement, entre le plan de montage Ikea, l'allégorie pompière, le power point.... Un sentiment de familiarité se dégage de cet embarrassant patchwork mal foutu, nunuche et intellectuellement paresseux... Où a-t-on déjà vu une cochonnerie pareille ? Qui d'autre a traité le récitatif et la démonstration en bande dessinée avec les armes illustratives, le ton, la mythologie communicante et le goût de l'apostrophe lyrique des séminaires sur le dépassement de soi pour businessmen ? Mais Scott McCloud, bien entendu !
En effet, le montage des pages, bien qu'il prétende mettre en lumière la singularité et la richesse processuelles de la bande dessinée, y échoue quasi invariablement, incapable qu'il est de quitter le modèle du découpage allégorisé, point par point, dans lequel le dessin est bel et bien là pour aider à supporter un texte bavard, embarrassant de poésardie hors d'âge et d'accents libéraux.
Le choix des allégories lui-même est tragicomique ; tragique par leur vulgarité - le labyrinthe de la pensée, les rails de la vie moutonnière - et comique par les notes dont il les accompagne pour nous renseigner sur les conditions difficiles de l'invention de l'eau tiède : page.44, un soleil dissipe les nuages. Ce sont ceux de la peur de l'inconnu. Il les chasse et vient éclairer la page des flammes de l'analyse. Oula. renversant. En note, l'auteur, nous convainc du travail harassant qui conduit aux lieux communs les plus antiques en mettant à contribution Horkeimer, Adorno, Condorcet, Wilson, pour cette seule page ébouriffante.
La biblographie générale, pour ce truc ni fait ni à faire, me laisse perplexe... Mais comment lit-il ? Comment peut-il, dans le même bouquin, par exemple, se réclamer de Deleuze et de Goodman? Il les lit comment, pour rendre cette cohabitation fonctionnelle ?
C'est publié par Actes Sud - L’An 2, c'estr-à dire par T. Groesteen. C'est postfacé par Smolderen. Ils sont contents. Je savais déjà qu'ils avaient la cervelle en bouillie, mais j'ignorais que la nécrose avait touché la rétine. |
 | | Mael, 07.07.2016 à 12:28 | 362721 |
|  |  | Lucas fait partie des rares auteurs qu'on a publié à avoir directement contacté Gorgonzola. Il avait envoyé 8 pages dont je me souviens bien (et que j'avais refusé, trop longs, tout en lui disant être très intéressé par son travail). Par la suite il a participé à trois Gorgonzola, avec des refus, des publications, un vif intérêt. J'ai souvent du défendre son job car beaucoup le trouvaient sans intérêt, pleurnichard, mal fichu. Il m'a toujours beaucoup fait rire, même quand il était déprimant. Le ton, la construction, je ne sais pas quoi, mais j'ai retrouvé ça dans socle.
A côté de ça je me suis souvent énervé de ses interventions ici (tout comme LL de Mars, éditeur de cet opuscule) et ai décroché de son travail avec la longue période de "Reconstitutions" - BD abstraite que je trouve sans grand intérêt. Je n'ai donc pas vu ses évolutions avant de le recroiser dans Tyurkey Comix, avec la joie de retrouver ses pages bavardes et insensées. Fait amusant je me souviens d'un conseil d'un éditeur de la revue pour faire progresser Gorgonzola en me disant "Il y a des auteurs qui n'ont vraiment pas le niveau, lui par exemple" en me pointant Lucas, je l'ai défendu et suis content de voir que j'avais raison hé hé.
Bref, beaucoup d'anecdote pour dire que j'étais content de voir Socle. C'est un livre très drôle, une étrange bande dessinée, on voit que pour Lucas c'est vraiment un moyen d'expression naturel - il dessine assez mal, ne construit pas "comme de la BD" - mais il s'y exprime correctement, c'est en séquences, en saut de dialogues etc. Sous cette forme qu'il est pertinent (et pas en posts analytiques). "Socles" est l'accompagnement d'un collectionneur passionné par les socles de sculptures, il parle de sa collection, de sa manie de collectionner, présente des choses avec un ton péromptoire absolument fascinant.
Il y a des répliques qui sont vraiment très fortes, des répétitions, des parenthèses, des phrases arty qui n'ont guère de sens mais seraient très crédibles dans un catalogue. Ma préférence va aux socles cachés, au refus de s’identifier et au regret de "ne plus être peuple". C'est vraiment drôle et assez pertinent.
Pour publier ces gribouillis mal scannés, volontairement j'imagine (certaines pages sont coupées dans le texte, on voit les trous des feuilles...) LL de Mars a invité 3 compères (Blexbolex, Largier et Muzotroimil) à dessiner des sculptures sur socles sur les pages de gauches, sortes d'images de la collection présentées, répondant à tout ça. Cela rajoute au foutraque mais j'avoue que si l'idée m'avait énormément séduite ça ne m'a finalement pas tant intéressé que ça, les dessins sont généralement beaux, plus "clairs" voire gagesques, et ça tombe un peu à plat. Bon ça reste un objet intéressant mais la greffe ne prend pas.
Ou alors elle révèle d'autant plus le travail de Lucas ? En tous cas, puisque tu es revenu aux longs bavardages dans tous les sens avec des bulles et des parenthèses, tu reviens quand tu veux dans Gorgonzola. |
 | |  |  | Les aventures d'un canard tout mignon cruel et antipathique. Je ne suis pas sûr que la loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 aurait apprécié :)
Ici Gédéon décide que les animaux aussi ont le droit de faire du sport. Mais le principal sport présenté sera finalement l'art de zigouiller les renards (les canards et les chiens semblent apprécier les carpettes en peau de renard) |
 | | e m, 27.06.2016 à 17:48 | 362632 |
|  |  | J'étais assez étonné de voir qu'ils étaient trois aux couleurs.
Parfois j'ai du mal à comprendre...
La panche du tome 3 en bullebase n'est pas représentative.
Quelques autres ici :
http://www.bdgest.com/preview-1673-BD-nous-les-morts-les-enfants-de-la-peste.html
Mais ça rend tout de même moins flashy en vrai que sur mon écran) |
 | | e m, 27.06.2016 à 17:46 | 362631 |
|  |  | J'étais assez étonné de voir qu'ils étaient trois aux couleurs.
Parfois j'ai du mal à comprendre...
|
 | |  |  | Tatata.
tome 1: Yana
tome 2: Yana, Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard
tome 3: Yana, Vitkovic Nikola et Mads
tome 4: Yana, Vitkovic Nikola et Slavkovic Milos
L'ordre des auteurs sur Bédéthèque n'a aucune signification. Quant aux coloristes que Bédéthèque crédite, ce ne sont pas forcément les bons (ce qui est vrai pour toute base, par ailleurs)
|
 | |  |  | tome 1: Yana
tome 2: Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard (parce qu'il y a deux yeux ?)
tome 3: Yana, Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard (le troisième oeil?)
tome 4: Slavkovic Milos, Yana et Vitkovic Nikola (les mêmes dans le désordre, ils ont échangé leur palette?) |
 | | Mael, 27.06.2016 à 12:48 | 362626 |
|  |  | | Voilà un avis qui donne envie de savoir qui sont les coloristes (et de les voir cités en bullefiche). |
 | | e m, 26.06.2016 à 9:21 | 362622 |
|  |  | Nous les morts #1 à 4...
Mon dieu que c'est laid.
Ces couleurs... Ça pique encore les yeux.
On ne retiendra que les couvertures.
2 puis 1 zombie |
 | | crepp, 25.06.2016 à 14:58 | 362618 |
|  |  | | chrisB : | | crepp : | 
Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues |
Merci de ton retour, je tourne autour depuis qu'il est dispo, mais à chaque fois j'ai la série que j'adore en tête (The Wire) et je me décide pas à repartir avec... |
Pour info, je n'ai pas de point de comparaison, car je n'ai ni lu le livre, ni vu la série. |
 | | chrisB, 25.06.2016 à 9:56 | 362616 |
|  |  | | crepp : | 
Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues |
Merci de ton retour, je tourne autour depuis qu'il est dispo, mais à chaque fois j'ai la série que j'adore en tête (The Wire) et je me décide pas à repartir avec... |
 | | Pierre, 24.06.2016 à 13:42 | 362611 |
|  |  | 
Un bel album dans une esthétique proche du Macherot des années 60: subtile chronique adolescente sur la difficulté du deuil, doublée d'un thriller au dénouement malheureusement un peu hénaurme. C'est dommage.
C'était accessoirement ma 1900e bullenote. |
 | | lldm, 23.06.2016 à 0:02 | 362603 |
|  |  | | lldm : | Je l'ai pas noté, j'arrive pas. J'ai pris un immense plaisir à le lire, je me sens en pleine résonance politique avec l'auteure, c'est un livre aussi utile que drôle, enlevé, aux hypothèses solides, et mieux encore, quelle que soit notre formation politique et historique, il y a de fortes chances que chacun d'entre nous y apprennent quelques petits trucs édifiants, fous, tragiques, étranges. Mais pour ce qui est de notre discipline, la bande dessinée, Liv Strömquist, fait un usage, disons, hmm très modéré, de ses possibilités. Que ce ne soit pas un frein à en enrichir votre bibliothèque pour autant. |
"y apprenne", et pas "y apprennent".
Désolé
|
 | | lldm, 22.06.2016 à 17:45 | 362600 |
|  |  | Je l'ai pas noté, j'arrive pas. J'ai pris un immense plaisir à le lire, je me sens en pleine résonance politique avec l'auteure, c'est un livre aussi utile que drôle, enlevé, aux hypothèses solides, et mieux encore, quelle que soit notre formation politique et historique, il y a de fortes chances que chacun d'entre nous y apprennent quelques petits trucs édifiants, fous, tragiques, étranges. Mais pour ce qui est de notre discipline, la bande dessinée, Liv Strömquist, fait un usage, disons, hmm très modéré, de ses possibilités. Que ce ne soit pas un frein à en enrichir votre bibliothèque pour autant. |
 | | lldm, 20.06.2016 à 19:41 | 362586 |
|  |  | 
Le premier m'avait mis en alerte, c'était prometteur et enthousiasmant. Ce second volume est encore meilleur. Pas que j'y aime tout ce qui y est publié (quasi, ceci dit) mais même ce qui m'y intéresse le moins y a sa place, sa raison d'y être, forme quelque chose de sensé et de fécond avec le reste. Le travail rédactionnel y est plus débridé et plus drôle que dans le premier. Une mention particulière pour les textes surplombant Ma Zuo ou Jérôme Dubois, et pour celui consacré au nivellement par le milieu.
Ayrolles trouve un ton juste pour aborder le cas Finkielkraut finement, sans tomber dans les tentations mécaniques de la charge (très délicat : comment résister au désir de violence frontale ? Comment produire un espace critique de ses positions hostiles par le cadre même de la bande dessinée ?). Vraiment chouette.
Lecture d'autant plus réjouissante qu'elle suit de deux jours celle du premier numéro de "Pandora", triste chose bâclée, pavé spongieux qui n'en finit pas de rappeler son incohérence programmatique, celle à laquelle conduit le désir de racoler tous les publics imaginaires (et qui, fatalement, n'en touche aucun), globalement hideux, vain, soluble plus rapidement que dans son temps de lecture, dont je sauverais avec peine une quinzaine de pages.
Il parait, si on en croit l'absurde zigoto qui fonde "Pandora", qu'on manque de revues de qualité. Je suggère qu'on lui envoie un "Nicole 2" avec applicateur. |
 | | crepp, 19.06.2016 à 14:36 | 362573 |
|  |  | 
Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues |
 | | Pierre, 18.06.2016 à 20:41 | 362570 |
|  |  | 
Il faut reconnaître à Bastien Vivès un talent certain pour exprimer la vacuité. De fait, ce livre est vide. Peut-être même son auteur aussi est-il vide ? |
 | | crepp, 15.06.2016 à 17:23 | 362517 |
|  |  | | Le PBE : |
Ce blog est décidément excellent, j'irai m'y ballader plus souvent.
(Par contre faudrait me remonter bubulle dans la liste des liens) |
Très sympa de reparler de Mark Kalesniko ! |
 | | Le PBE, 15.06.2016 à 16:44 | 362516 |
|  |  |
Ce blog est décidément excellent, j'irai m'y ballader plus souvent.
(Par contre faudrait me remonter bubulle dans la liste des liens) |
 | |  |  | | Le PBE : | J'ai plutôt un bon souvenir de ce livre, il faurdait que je me le mette sur la pile des relectures.
L'influence de Schuiten s'explique aussi par le fait qu'il en réalisait le storyboard. Dans l'article d'actuabd consacré au film, Peeters raconte « Nous avions fait le constat que jamais François Schuiten, avec sa minutie habituelle et le temps qu’il investissait dans la réalisation de ses histoires, n’aurait pu réaliser toutes les histoires que nous avions envie de raconter, nous explique Benoît Peeters. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de faire appel à d’autres dessinateurs comme Alain Goffin ou Anne Baltus. François et moi faisions le scénario et le story-board, Anne réalisait le dessin »
La collaboration avec Goffin, c'est Plagiat qui aborde aussi une histoire où obsession/folie et art se mêlent.
Apparté qui n'a rien à voir: Je suis en train de lire les Jardins Statuaires de Jacques Abeille. Son univers fait inévitablement pensé aux Cités Obscures (Schuiten illustre d'ailluers la couverture et a collaboré avec Abeille sur Les Mers Perdues). |
je sais, je sais :o)
Jacques Abeille fut une excellente surprise pour moi |
 | | Le PBE, 15.06.2016 à 15:30 | 362513 |
|  |  | J'ai plutôt un bon souvenir de ce livre, il faurdait que je me le mette sur la pile des relectures.
L'influence de Schuiten s'explique aussi par le fait qu'il en réalisait le storyboard. Dans l'article d'actuabd consacré au film, Peeters raconte « Nous avions fait le constat que jamais François Schuiten, avec sa minutie habituelle et le temps qu’il investissait dans la réalisation de ses histoires, n’aurait pu réaliser toutes les histoires que nous avions envie de raconter, nous explique Benoît Peeters. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de faire appel à d’autres dessinateurs comme Alain Goffin ou Anne Baltus. François et moi faisions le scénario et le story-board, Anne réalisait le dessin »
La collaboration avec Goffin, c'est Plagiat qui aborde aussi une histoire où obsession/folie et art se mêlent.
Apparté qui n'a rien à voir: Je suis en train de lire les Jardins Statuaires de Jacques Abeille. Son univers fait inévitablement pensé aux Cités Obscures (Schuiten illustre d'ailluers la couverture et a collaboré avec Abeille sur Les Mers Perdues). |
 | |  |  | un livre méconnu scénarisé par Schuiten & Peteers et mis en image par Anne Baltus, élève de François Schuiten lorsqu'il enseignait à l'Académie St Luc de Bruxelles.
George Leterrier est un maquettiste qui pousse le sens du détail jusqu'à l'obsession. Il reçoit un jour une commande d'une vedette de cinéma: Dolorès Moore. Il doit reproduire sa maison, jusque dans le moindre détail. Il se lance dans cette tâche titanesque, qu'il considère comme l'oeuvre de sa vie.
Mais au fil des mois, et des passages éclairs de Dolorès, toujours entre deux tournages, son obsession se déplace progressivement sur la maîtresse de maison.
Le style d'Anne Baltus est très influencé par Schuiten. Ses personnages évoquent ceux de Schuiten dans leur physionomie ou leurs attitudes. Comme son professeur, elle porte un intérêt particulier à l'architecture. Il n'est donc pas étonnant que cette histoire s'articule entièrement autour d'une maison, de ses volumes, ses vides, ses perspectives... On sent également l'influence des années 80, d'auteurs comme Chantal de Spiegeleer, Philippe Berthet... On a envie de dire que , pour un premier album, Anne Baltus signait un livre très intéressant, qui ne manquait pas de qualité. L'histoire était plutôt convenue, mais bien exploitée.
Malheureusement, Anne Baltus ne publiera qu'une autre bande dessinée (Calypso, scénarisée par le seul Benoît Peeters) et n'a plus donné de signe de vie depuis.
Par contre, Dolorès vient d'être adapté au cinéma... en Allemangne. Décidémùent, ce livre reste méconnu chez nous. Il mérite pourtant d'être redécouvert. |
 | | NDZ, 15.06.2016 à 11:38 | 362507 |
|  |  | | beuzno : | ma meilleure lecture des 6 premiers mois 2016
narration impeccable, personnages bien campés
Un savant fuit "Baghdad" à cause de ses recherches
Avec sa fille, traumatisée par la mort de sa mère, et son esclave, il trouve refuge dans les Pouilles dans un château de Frédéric II
Comment sera-t-il accueilli par les autres hôtes du château?
passionnant
cette bd devrait figurer dans le panthéon bulledairien 2016
je vais lire sa première bd "Haddon Hall" |
Merci de ce retour, ça va me faire franchir le cap... car excellentes critiques ailleurs également. Même chose pour le premier. |
 | | beuzno, 14.06.2016 à 19:14 | 362503 |
|  |  | ma meilleure lecture des 6 premiers mois 2016
narration impeccable, personnages bien campés
Un savant fuit "Baghdad" à cause de ses recherches
Avec sa fille, traumatisée par la mort de sa mère, et son esclave, il trouve refuge dans les Pouilles dans un château de Frédéric II
Comment sera-t-il accueilli par les autres hôtes du château?
passionnant
cette bd devrait figurer dans le panthéon bulledairien 2016
je vais lire sa première bd "Haddon Hall" |
 | | e m, 13.06.2016 à 19:42 | 362490 |
|  |  | Un peu de volonté, et on arrête n'importe quelle série. Même ses préférées (!)
Pour ma part, quelques séries qui me plaisaient beaucoup : Thorgal, Tuniques bleues, Blacksad... Et même Spirou.
Mon spirou que j'aimais tellement. L'ersatz actuel l'aura tué. |
 | | chrisB, 13.06.2016 à 11:43 | 362485 |
|  |  | Une excellente lecture ! un petit air de Ruppert et Mulot du début (quand ils faisaient des trucs droles).
Galerie de personnages, un peu de conneries en barre, graphiquement intéressant -> bonne pioche :) |
 | |  |  | | Il a fallut le temps que la graine germe. De petit pépin au pommier majestueux aux frondaisons délicates :o) |
 | |  |  | | Thierry : | | Je suis obligé d'avouer une faiblesse terrible lorsqu'il s'agit de XIII et de Thorgal.J'avais tenté la désintoxication lorsque JVH a jeté l'éponge, mais j'ai replongé en cours de route. Je sais que c'est mauvais et je ne peux même pas parler de plaisir coupable. C'est juste un réflexe con. Je continue la série. Je me flagelle. Faites-moi mal, les gars. |
On va pas se géner, d'autant plus que tu en rajoutes une couche avec ta tentative de justification, parce qu'on pourrait eventuellement te pardonner si vraiment | Thierry : | | je suis attaché à ces séries qui ont servi de point d'entrée pour la bande dessinée. Ce furent eux qui me firent découvrir qu'il existait autre chose que l'école de Marcinelle, que la bande dessinée n'était pas que pour les gamins. |
Sauf que tu avais précédement ingénument avoué que | Thierry : | ce premier tome fait partie demon panthéon personnel, comme l'un des albums qui m'a fait découvrir "l'autre" bande dessinée. J'ignorais qui était Moebius, j'avais dévouvert cette histoire par hasard dans un numéro de Noel de Spirou. la graine était plantée. il falait qu'elle germe
Mais je n'avais jamais depuis poussé plus loin dans le monde d'Edena. |
Pourquoi, Thierry, pourquoi as-tu également suivi la mauvaise pente actuabdesque, alors que venait de s'ouvrir devant tes yeux de gamin émerveillés la voie de l' Eden(a), t'obligeant à un grand écart esthétique et de douloureux aveux ?
|
 | |  |  | | e m : | | Mael : | | C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine. |
De la bien belle abnégation.
Bravo ! 8D |
je suis obligé d'avouer une faiblesse terrible lorsqu'il s'agit de XIII et de Thorgal. J'ai ce réflexe typique qui m'énerve chez les autres. je suis attaché à ses séries qui ont servi de point d'entrée pour la bande dessinée. Ce furent eux qui me firent découvrir qu'il existait autre chose que l'école de Marcinelle, que la bande dessinée n'était pas que pour les gamins. J'avais tenté la désintoxication lorsque JVH a jeté l'éponge, mais j'ai replongé en cours de route. Je sais que c'est mauvais et je ne peux même pas parler de plaisir coupable. C'est juste un réflexe con. Je continue la série. Je me flagelle. Faites-moi mal, les gars.
J'ai honte. |
 | | NDZ, 12.06.2016 à 17:48 | 362476 |
|  |  | Alors c'est trop difficile à comprendre (mais fascinant, rapport aux zombies) pour un p'tit gars de cinq ans, mais c'est déjà "pas palpitant, bébé et sans intérêt" pour une petite fille de 8 ans. C'est mignon mais pas très bien ficelé, dans le même genre, on préférera les albums illustrés de Sacré-Coeur au Petit Lézard. |
 | | e m, 11.06.2016 à 13:33 | 362471 |
|  |  | | Mael : | | C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine. |
De la bien belle abnégation.
Bravo ! 8D |
 | |  |  | | Sinon, Léonard c'est pas mal aussi, finalement. |
 | |  |  | Puisqu'on semble être ces temps-ci dans le topic de la honte : je me surprends à trouver que Zidrou ce n'est pas si mal (même Ducobu, même certaines pages de Tamara), et pourtant quand j'étais plus jeune je le trouvais grossièrement niais.
Jamais arrivé à le cerner, quand j'y pense. Parfois audacieux (avec les Crannibales), mais toujours là pour faire tomber certaines bonnes idées ou certains frôlements d'absurde dans le gaga débilos. Et à l'inverse, on sentait un souhait de montrer par ailleurs un côté "je veux vous parler de la vraie vie de manière touchante", ce qui m'insupportait encore plus.
Je confesse qu'aujourd'hui cette ambivalence et cette maladresse m'accrochent et que je trouve ça pas si mal écrit. Achevez-moi.
(Mais n'empêche, il y a des tas de choses que je n'aimais pas parce que je me pensais comme "amateur de BD" et que je jugeais ça "pas bien par rapport à ce que doit être la BD que j'aime", alors que maintenant que la BD est pour moi un objet aussi extérieur affectivement que le football ou le théâtre, je me fiche de juger ça "par rapport". J'ai de plus en plus de mal avec le "par rapport", dans tous les domaines.) |
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