et pourtant, Jacques Schrauwen est le spécialise BD de la RTBF, mais pour vendre le Batman de Marini, il ose une tirade improbable selon laquelle Force est de reconnaître que la bande dessine américaine, dans le format " comics " en tout cas, fait rarement dans la dentelle, selon l’expression consacrée… La psychologie des (super-)héros est le plus souvent sommaire, et l’accent est mis sur l’action, sur la violence, aussi, sur une espèce de manichéisme facile consistant à montrer le monde sous deux facettes uniquement, le bien et le mal…
le ciel lui est tombé sur la tête ?
Je viens bien reconnaître que Marini fait beaucoup plus dans la dentelle, mais plutôt tendance bonnet C ou D, string ou tanga
Avant de découvrir la prochaine aventure de "Tif & Tondu" réalisée par Blutch et Robber, ce premier cahier éponyme vous ouvre les portes de sa création.
Ici sont compilées les vingt-deux premières planches en noir et blanc du futur album, accompagnées de nombreuses illustrations extraites des carnets de croquis de Blutch.
Sous le haut patronage de Rosy et Tillieux, créateurs de la série originelle, Blutch et Robber dévoilent les coulisses de leur travail, où l'on trouve pour l'occasion le roman complet présenté par Tif et Tondu - "Les mystères de l'antiquaire" - et rédigé par Robber. Une mise en abyme littéraire et ludique, illustrée de cabochons de Blutch.
Un objet collector, au tirage limité et à la fabrication originale.
(Spécial dédicace à Mael) Utopies hebdomadaires. L'Amérique latine des bandes dessinées
Tout y est.
1- Dès la première page, écorchage de noms propres (éditions Castermann; Péyo)
2- Condescendance jusque dans le vocabulaire (amusant, j'avoue):“un monde découpé en petites images rectangulaires”, “l'univers des petits rectangles hebdomadaires”. (Les viñetas)
3- Les "analyses" clichées: "Les héros de b.d. ne vont pas à la rencontre d'un continent ou d'un pays ; ils vont seulement au devant de l'aventure", "Le manichéisme inhérent à toute forme d'art narratif populaire".(Parenthèse: ne lasse pas de m'amuser cette répétitive propension d'universitaires "de gauche" (tiers-mondistes, anti-colonialistes...) à mépriser les "arts populaires" et les "arts narratifs".)
Bref, mépris et méprise globale sur la B.D., seul Franquin (et dans une moindre mesure "le caustique Greg") échappe à ce nivellement critique au bulledozer, dans un paragraphe final dans lequel se concentre la seule trace d'intelligence de l'article :
"Franquin, un des rares créateurs vrais de la b.d. belgo-française, n'a pris son moyen d'expression ni pour un genre didactique, ni pour le champ d'action d'idées admises (imposées). Poète, il a pu entrevoir quelques obscures vérités et il les a mises en images. Pour lui, il n'y a qu'un seul monde, mais surtout il sait que ce monde n'a pas de centre. Son Amérique latine reste vraie, non parce qu'elle voulait être une photographie du réel, mais parce qu'elle annonçait un peu de son avenir et du nôtre. Les dessinateurs de talent n'ont pas manqué de 1945 à aujourd'hui, mais il aurait fallu, pour l'Amérique latine, que la b.d. compte plusieurs Franquin. Il y en a eu un seul, dont l'imagination venait nous charmer et saper, à notre insu, nos utopies hebdomadaires."
En fin d'après-midi aujourd'hui sur France Info, le présentateur parle d'une possible loi interdisant la cigarette dans les films français et conclut le reportage qui vient d'être entendu par ces mots :
Pour trouver une dimension véritablement épique à cette histoire, il faut se pencher sur les compositions de [beeep] et naviguer au gré d’un dessin réaliste et appuyé, foisonnant de détails, de muscles saillants et de poitrines voluptueusement galbées.
une bonne analyse critique qui appuye là où ça fait mal.
"1986, Cheryl a huit ans - elle est la fille qu'Alack Sinner a eue avec Sophie Milaszcewicz, une fille d'immigrés polonais, rencontrée au cours d'une de ses premières enquêtes (Viet Blues)."
C'est évidemment n'importe quoi, Cheryl est la fille d'Enfer et pas de Sophie !
Et personne ne s'est intéressé au dernier Ray Banana sur Bubulle...
Je l'ai pourtant feuilleté quand c'est sorti, mais je ne l'ai pas acheté. Je ne me sentais plus concerné par le destin de ce personnage. Peut-être ai-je eu tort. L'as-tu lu ?
Une critique d'une histoire de Chine en B.D..Il y a évidemment le poncif de base, la B.D., c'est simplet et uniquement pour les enfants ("pour un "roman graphique, il y a ici beaucoup de mots",écrit-il) , et surtout, deuxième poncif, plus grave selon moi, l'histoire (ou toute vulgarisation) en B.D., ce ne peut être que pour les enfants car "les images contenant bien moins d'informations que le texte", l'histoire est obligatoirement simplifiée.
Ben oui, c'est connu, il n'y a pas d'informations dans les dessins, ceux-ci s'adressent uniquement à l'émotion, seul l'écrit parle à l'intelligence (et n'imaginons même pas que l'on puisse articuler les deux).
Les analphabètes sont ceux qui ne savent pas lire ou écrire. Quand admettra-t-on que ne pas savoir regarder une image ("l'aniconie") est aussi une tare ?
Cela dépendait des sujets, des auteurs, parfois le scénariste se lachait un peu, et dans l'ensemble c'était moins catéchisant que ce qu'il y avait dans Tintin.
Cela dit, Spirou maintenant, c'est parfois "sex, drugs & rock'n'roll"; l'esprit du temps...
Samedi dans l'esprit Inter, je ne sais plus quand ni à propos de quoi, mais l'animateur comparait celui de "Faites entrer l'accusé" à "L'Oncle Paul, qui nous racontait des histoires dans le journal Tintin".
Bon c'est vrai que c'était aussi chiant que ce qu'on trouvait dans Tintin, mais tout de même.
C'était une petit pique mais notez que j'ignorai qu'il était considéré britannique.
Mais oui les classification par zones géographiques... Manga, comics désignent des choses mais après une section BD alternative ma foi... Mmouais, ce ne serait pas satisfaisant vu la masse de mangas alternatifs halalalala.
En bon bibliothécaire je vous le dit, classer c'est toujours ultra frustrant.
Pourquoi pas juste "les meilleures BD" et point ?
Bon en fait je m'en fiche un peu, mais ne me met pas trop au défi des listes d'auteurs par pays, j'aime les listes.
Rhôô le vilain! Comme si les limites de ce distingo geographico-culturel n'avaient pas déjà été moult fois pointées du doigt.
Punition pour Mael: Me faire un joli tableau avec dans la 1ère colonne les 27000 et quelques auteurs de la base, dans la deuxième leur pays d'origine et dans la troisième leur sexe, sans omettre de vérifier que les dates de naissance et le cas échéant de décès sont bien remplies.
Ensuite on pourra sérieusement se pencher sur une nouvelle classification.
Récemment, j'ai relayé ici (le bon fil, sans aucun doute) l'entretien pathétique de Benoit Mouchard, monsieur Casterman, qui voulait nous convaincre de son audace et de son ingéniosité dans l'éditorial de la molleburne éditoriale la plus dégonflée qu'on ait vu depuis un brin.
Un début de réponse publique à cette supercherie avait commencé ici-même ; c'est devenu cette copieuse lettre ouverte, publiée par Alexandre Balcaen sur du9 :
les commentaires de du9 sont ouverts à vos propres interprétations de l'éditorial de Mouchart : tant qu'à faire, enrichissons le dossier au maximum et soutenons Alexandre Balcaen dans cette prise de position courageuse.
Apparemment, les auteurs contributeurs n'ont lu l'édito qu'une fois leur(s) exemplaire(s) en main, qu'en pensent-ils? vont-ils renouveler le bail? Curieux je suis. Parce qu'il y a matière à faire en sorte qu'il n'y ait qu'un seul et unique Pandora, vu comme c'est parti :))