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Bézian, le virtuose.

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1 - 2

effer, 15.10.2008 à 16:31314121
J'ai eu peur, j'ai cru qu'il adaptait la série TV de France 3, ouf!

NDZ, 15.10.2008 à 14:19314110
Bézian va encore diviser sur son prochain bouquin, je le sens... c'est vrai que c'est couillu de sa part, une adaptation de "Plus belle la vie" :)

wandrille, 05.03.2008 à 9:07305100
Mmmmmmm, ai-je le droit de dire que je n'ai pas aimé cet album ? Je vais me gêner tiens... Bon alors certes, il y a une fabuleuse virtuosité dans le dessin (et surtout la mise en couleur).

Les images sont admirablement composée, la couv est incroyable... Mais...

Cette intro fleuve de dix pages qui ne débouche sur rien, cette pseudo ambiance de solitude, ces personnages à peine esquissé, ... je ne sais pas, j'ai l'impression d'avoir lu un brouillon de scenario illustré par Michel Ange, une esquisse de personnage habillé dans des costumes magnifiques : un ballet de golems.

Avec des dialogues en fait assez creux et impersonnels pour parcellaires qu'ils soient. Parfois les silences ne sont pas parlant du tout... ce sont juste des silences.

Effectivement, on pourrait se contenter juste de dire que "oui mais le dessin est terrible"... mais non, la bd c'est aussi une histoire et là, je suis assez déçu. ça eu pu être terrible et pi en fait non.

bon.

Je vais aller relire "ne touchez à rien" pour me réconcilier avec Bézian.

lyaze, 20.11.2007 à 20:17298337
Pierre :
Arte Info vient de consacrer un sujet au nouvel album de Bézian.

Mince a pu la télé moi.

Pierre, 20.11.2007 à 20:15298336
Arte Info vient de consacrer un sujet au nouvel album de Bézian.

Thierry, 19.10.2007 à 10:46295675
Ca y est, j'ai pris le temps de le lire ! Une fois ! Et ce n'est pas assez ! Le premier choc vient du dessin. Bezian atteint des sommets en terme de style et d'elegance, sans sacrifier a sa patte si personnelle. Vient ensuite un recit dense, qui sous des airs simplistes de thriller (imaginez la meme trame sous la plume d'un Corbeyran ou... revons un peu, un Dufaux, nous atteindrions d'autres sommets), gagne progressivement en epaisseur, se revele au gre de references dont j'ai probablement manque la moitie (faut que je le relise, et que je lise les commentaires ci-dessous itou) pour deboucher sur un conclusion qui desarconne dans son apparente simplicite. Mais rien n'est ce qu'il parait dans le monde de Bezian, toujours a cheval entre realisme et une certaine forme de realite fantasmee. Glop !

syl, 06.10.2007 à 20:01294767
Claude :
Alors sinon, Bézian avait entamé il y a déjà quelques temps un récit intitulé provisoirement "L'Odyssée d'un tueur". Précédant "Les Garde-Fous", cela "racontait" (en suivant les pensées du personnage) la cavale de Boone en Europe, à raison d'un chapitre par meurtre et par ville.
3 chapitres aux moins étaient parus dans la revue "Cheval sans tête". C'était très ambitieux et faisait - je crois - référence à Ulysse de Joyce. Au niveau de la narration et de la mise en page, la chose la plus radicale qu'il ait jamais faite... Malheureusement, c'est jusqu'à preuve du contraire, inachevé.


Oh merci!!! J'avais completement oublié. Cette relecture des planches des "Cheval sans tête" est un plaisir et est surtout très excitante après avoir lu les Garde-fous.

Claude, 04.10.2007 à 12:23294613
Alors sinon, Bézian avait entamé il y a déjà quelques temps un récit intitulé provisoirement "L'Odyssée d'un tueur". Précédant "Les Garde-Fous", cela "racontait" (en suivant les pensées du personnage) la cavale de Boone en Europe, à raison d'un chapitre par meurtre et par ville.
3 chapitres aux moins étaient parus dans la revue "Cheval sans tête". C'était très ambitieux et faisait - je crois - référence à Ulysse de Joyce. Au niveau de la narration et de la mise en page, la chose la plus radicale qu'il ait jamais faite... Malheureusement, c'est jusqu'à preuve du contraire, inachevé.

lyaze, 02.10.2007 à 17:18294484
Thierry :
Raah, fais suer d'avoir rater le train en marche ! meme pas lu le sujet pour pas gacher la lecture de l'Opus !

Oui vaut mieux lire le livre, et plutôt 2 fois qu'une, avant de lire nos analyses.

chrisB, 02.10.2007 à 17:15294482
Très bon album de Bézian, même s'il n'atteint pas le sommet qu'est Archipels. Graphiquement c'est splendide, on bave sur chaque planche.
Le jeu des couleurs instaure une dynamique en 2 temps qui fonctionne à merveille, sans gacher le plaisir il y a une foule de chose interessante à se mettre sous le neurone. En vrac les references liées à la maison engloutie, celle de l'architecture, du cinéma (O Welles mais pas que, il y a aussi selon moi, du Von Stroheim et du Hitckcock). Bref ca reste un non polar (ou pas) intelligent, donc à lire.

lyaze, 02.10.2007 à 17:15294483
NDZ :
ingweil :
Bon tout ceci est encore à creuser. Pour qui la 1ère chronique ?


Vu ce que vous proposez (à juste titre pour la quasi-totalité de ce qui a été dit), c'est un recueil d'articles universitaires qu'il faut, pas une simple chronique. Avec une extension à l'oeuvre de Bézian dans son ensemble (tant les maisons et les intérieurs jouent un rôle chez lui - sauf pour Archipels, bien entendu :) )

Oui, en plus j'avais encore des trucs à dire sur le couple du dernier livre, et le message d'ingweil me permettra de le faire.
là je suis dans une phase où j'ai envie de faire des thèses sur tout, sur Bézian, sur Lynch, sur la végétation dans les films de Miyazaki...oulala, ça bouillonne en moment :p

Thierry, 02.10.2007 à 16:47294478
Raah, fais suer d'avoir rater le train en marche ! meme pas lu le sujet pour pas gacher la lecture de l'Opus !

NDZ, 02.10.2007 à 16:45294476
ingweil :
Bon tout ceci est encore à creuser. Pour qui la 1ère chronique ?


Vu ce que vous proposez (à juste titre pour la quasi-totalité de ce qui a été dit), c'est un recueil d'articles universitaires qu'il faut, pas une simple chronique. Avec une extension à l'oeuvre de Bézian dans son ensemble (tant les maisons et les intérieurs jouent un rôle chez lui - sauf pour Archipels, bien entendu :) )

ingweil, 02.10.2007 à 15:33294462
/! Attention encore du spoil !!! /!

syl :

que sont les garde-fous?

Pour le moment, je garde ma première impression, c'est que c'est la maison et sa structure qui sont les garde-fous. Il y avait aussi cette idée dans Adam Sarlech que finalement c'est dans leur folie que les êtres se protègent le mieux de la glissade totale : en confrontant leurs propres folies à celle du commissaire, c'est ainsi que le couple risque de se perdre. Tant qu'ils restent dans leur maison, leur douce folie, ils ne sont pas en danger, ils sont protégés en quelque sorte (voyez l'entrée dans la maison, elle apporte la quasi-certitude que leur espace ne sera pas violé). En laissant entrer le commissaire dans leur univers, le couple se laisse détruire de l'intérieur (le ver dans le fruit). Le commissaire a, au début de l'histoire, l'apparence de la rationnalité (police, autorité...) pour mieux séduire le couple. Si on continue la métaphore biblique, il est le serpent qui tente et qui corrompt en introduisant le doute dans les esprits (ceux du couple comme ceux du lecteur, il est tellement évident que le flic ne se trouve pas par hasard dans cette maison, que Boris doit avoir quelque chose à se reprocher). La maison devrait être capable de protéger le couple, si on n'y laissait pénétrer personne. C'est un peu la maison de Ne touchez à rien d'ailleurs.

Bon tout ceci est encore à creuser. Pour qui la 1ère chronique ?

Thierry, 02.10.2007 à 14:41294455
toujours pas eu le temps de lire Garde-fous :o( et cela fait un an que je veux relire Chien rouge-Chien noir :o(
pas le temps
pas glop

NDZ, 02.10.2007 à 14:32294454
Bon, Lyaze, tu m'excuseras mais je te fais répondre à ma question posée plus bas concernant Chien Rouge-Chien Noir.

lyaze :
Pour moi, il y a dans ce livre une phrase clef : une citation du père à propos d’un morceau de musique « …Et l’incursion des silences ! Cette musique est une mémoire irisée avec des trous aussi chargés de sens que les morceaux qui restent… »


Je n'avais pas encore lu Les garde-fous, d'où je n'avais pas lu vos échanges ci-dessous... mais quand j'ai lu cette même phrase (celle que tu cites) j'ai tout de suite pensé à mon analyse première de Chien... à savoir

SPOILER SUR CHIEN ROUGE-CHIEN NOIR

Que Lou, l'homme qui a "disparu", est passé dans un monde parrallèle qui correspond aux "silences".

Je tente de m'expliquer : comme en musique, en BD il y a un rythme, donné pas le découpage, MAIS si on veut faire une pose (avec un soupir en musique) en BD, on ne peut pas l'imposer, à moins de mettre une page blanche (qui coupe le rythme sur la longueur - qui ne sera pas forcément lue comme un silence dans le récit), car même si les cases sont très aérées, l'oeil du lecteur ne comprendra pas cette pause. D'où les pauses explicites (cases vides, trait rouge) imposées par Bézian et qui correspondraient à ce qui peut se passer dans un autre espace-temps (avec dilatation éventuelle du temps).

La musique guide le récit, l'histoire suit une partition... le compositeur a donc disparu dans un brèche spacio-temporelle (il revient via cette brèche, qui donne au niveau de sa porte d'entrée d'ailleurs, il n'a pas quitté son appart' en fait) car il maîtrise désormais le silence aussi bien que le son.

Il vit donc un moment dans ces "soupirs" du récit.

S'il y avait eu stricte alternance des cases en changeant juste la couleur du cadre par exemple, on aurait pas eu cette impression du rôle primordial du silence, de l'absence du son en quelque sorte, et donc de l'absence de Lou... LE son (il maîtrise).
Pour compléter, il y a un dialogue qui caractérise la musique de Lou, peut-être une piste (je n'ai pas l'album sous la main) ?? Différents styles de musique s'invitent d'ailleurs dans l'album, comme pour vraiment donner une bande son à la lecture et donc insister sur les silences.

Conclusion : Bézian a semé un indice dans Les Garde-fous pour l'analyse de Chien... ? :o)

NB : on a aussi, si je me souviens, une soirée hype-mondaine dans Chien... un peu comme celle des Garde-Fous. La boucle est bouclée.

FIN SPOILER

Sinon, très belleS analyseS des Garde-Fous qui est un bon album de Bézian.

syl, 08.09.2007 à 21:51292589
SPOILER
syl :

Ouais dis.
Et finalement on les voit peu seuls tous les deux. Souvent dans la fameuse salle video noire, et ils s'y engueulent même.Et même ils sont peu face à face (souvent l'un derrière l'autre). Une des rares fois qu'ils se font face, c'est à la fin, avec le père en premier plan, qui semble comprendre quelque chose...
La première fois ou ils sont seuls ET radieux, en fait ils se cachent quelque chose: lui la carte, elle qu'elle prend le livre pour aller le donner au campeur :). Ah, il y a une deuxieme fois, c'est à la fin.


P31 aussi quand Boris revient de promenade. Et juste après on ne les voit plus. ils sont dans leur lit.

Tiens, le stagiaire refoulé dans le tunnel clot la moitié pile du livre, ensuite, on croit qu'ils vont fuir, mais Fix les retient. On a cru à une tension qui allait disparaitre, et non. C'est un malade celui-là :)
Quel est le rôle de cette Magda? nous rappeler que c'est une fiction? Ou que la fiction s'inspire de la réalité?
C'est quand meme la derniere après le stagiaire a etre dans la maison, et meme a y retourner via le "videophone"? :)

syl, 08.09.2007 à 21:33292588
SPOILER encore
lyaze :

Pour moi, il y a dans ce livre une phrase clef : une citation du père à propos d’un morceau de musique « …Et l’incursion des silences ! Cette musique est une mémoire irisée avec des trous aussi chargés de sens que les morceaux qui restent… »
Oui, car beaucoup de choses se passent dans les ellipses,


comme des fenêtres ouvertes. Vive l'architecture de la BD

quels mystères se cachent dans ce que l’on ne nous donne pas à voir. Et tous les non-dits dans la relation entre Boris et Alice.


Ouais dis.
Et finalement on les voit peu seuls tous les deux. Souvent dans la fameuse salle video noire, et ils s'y engueulent même.Et même ils sont peu face à face (souvent l'un derrière l'autre). Une des rares fois qu'ils se font face, c'est à la fin, avec le père en premier plan, qui semble comprendre quelque chose...
La première fois ou ils sont seuls ET radieux, en fait ils se cachent quelque chose: lui la carte, elle qu'elle prend le livre pour aller le donner au campeur :). Ah, il y a une deuxieme fois, c'est à la fin.


J’ai presque envie de penser que c’est leur relation de couple qui est le noeud central de cette histoire, l’histoire du tueur n’étant peut être qu’un catalyseur.


Je partage cet avis.

Sinon, je voulais toucher un mot sur les hirondelles. Je sais que cet oiseau migrateur revient toujours à l’endroit où il a niché l’année précédente (souvent près d’habitation). J’ai deux observations par rapport à cet album, je me suis tout bêtement demandé où elles avaient pu faire ça avant. Pas d’habitation aux alentours et je ne suis pas sûr que la maison moderne les ai inspiré, tout est trop lisse, et pas de cachette, ou de recoin pour faire un nid. Alors peut être que c’était dans la maison engloutie. Et cela m’a fait réalisé qu’après avoir parcouru l’Europe (« migration »), Boone était aussi retourné auprès de son nid de naissance. Mais celui là n’est plus accessible, et, comme promis dans la lettre aux policiers, il accompli son dernier assassinat prévu, sa propre mort.



et bé. belle lecture très chère. L'hirondelle est omniprésente.

lyaze, 08.09.2007 à 21:11292586
Seconde lecture, et petit résumé pour essayer de délimiter les différentes phases du récit. (spoilers inside)
Première page, Syl en a bien parlé.
- Arrivée théâtrale et grandiloquente dans la maison du couple parfait : Alice Harno et Boris Lentz (éditeur). Fête en l’honneur de la sortie d’un livre policier, l’ambiance est mondaine et superficielle. Elément perturbateur : l’appel du flic.
- Lendemain calme, ballade d’Alice hors de la maison, elle offre le livre à Gerfaut. Petite discussion dans la pinède, c’est la première sortie d’Alice.
- Arrivée du flic, Fédor Fix, apparition du père d’Alice, Odilon Harno qui vit aussi ici. Tout en visitant la maison, le flic explique sa venue et prodigue des mises en garde : un tueur en série (Boone) pourrai s’en prendre à Alice. Sinon on apprend que le stagiaire en pince pour Alice, un suspect ?
- Au départ de Fix, c’est déjà un huis clos entre les 3 personnages, une tension est palpable.
- Arrivée inattendu du stagiaire (c’était les vacances), mais Alice s’occupe de lui, « comme tout les mardis ». (Bon, là je suis embêtée, j’avais remarqué un collier au cou d’Alice, et elle ne l’avait plus en revenant avec le stagiaire, et je me suis dis « tiens tiens ! » mais en regardant mieux, Bézian semble oublier de le dessiner de temps en temps…alors je ne sais pas trop quoi en penser) En tout cas, avant le départ du stagiaire, Boris lui présente un avertissement explicite par le biais d’extraits d’Othello (quel regard accusateur a Orson Welles !) Et Boris le raccompagne au tunnel où il montre enfin des signes de sa colère.
- Dans la même journée, visite de Magda (l’écrivain), elle reste peu, retour au huis clos à 3.
- Le soir même, arrivée de Fix et de ses acolytes pour occuper la maison et préparer un piège à Boone. Alors qu’Alice et son père ne sont pas d’accord, Boris marche avec les idées du flic et le montre très violement. Pour finir, il ferme tous les volets (rouge) de la maison, et voilà un vrai huis clos, plein de tension. Préparation du traquenard, le temps passe, le découpage fait ressentir cette augmentation de pression. Un soir, arrivée de Boone, le piège se referme sur lui, implacable et violent. C’était juste Gerfaut qui venait rendre son livre, mais Fix est persuadé qu’il était bien Boone. La tension se relâche.
- Le lendemain, pendant qu’Alice va se promener dans la pinède (seconde sortie), elle rencontre le vrai tueur. Elle n’était pas son but final et repartira donc saine et sauve.
- Dernière page, très paisible à mettre en parallèle avec la violence de la première.

Pour moi, il y a dans ce livre une phrase clef : une citation du père à propos d’un morceau de musique « …Et l’incursion des silences ! Cette musique est une mémoire irisée avec des trous aussi chargés de sens que les morceaux qui restent… »

Oui, car beaucoup de choses se passent dans les ellipses, quels mystères se cachent dans ce que l’on ne nous donne pas à voir. Et tous les non-dits dans la relation entre Boris et Alice.
J’ai presque envie de penser que c’est leur relation de couple qui est le noeud central de cette histoire, l’histoire du tueur n’étant peut être qu’un catalyseur.
Et cela me fait évidement penser à un des mes films fétiche, « Lost Highway » de David Lynch (surtout la première partie du film). J’y avais déjà tout de suite pensé à cause de la maison (dessinée par le fils de Frank Lloyd Wright) et de l’ambiance pesante qu’il y règne. De plus, la première partie de ce film est tout simplement une histoire de couple, de suspicion d’adultère, où la tension augmente peu à peu pour ensuite exploser violement.
(et puis l’héroïne s’appelle Alice ;)

Sinon, je voulais toucher un mot sur les hirondelles. Je sais que cet oiseau migrateur revient toujours à l’endroit où il a niché l’année précédente (souvent près d’habitation). J’ai deux observations par rapport à cet album, je me suis tout bêtement demandé où elles avaient pu faire ça avant. Pas d’habitation aux alentours et je ne suis pas sûr que la maison moderne les ai inspiré, tout est trop lisse, et pas de cachette, ou de recoin pour faire un nid. Alors peut être que c’était dans la maison engloutie. Et cela m’a fait réalisé qu’après avoir parcouru l’Europe (« migration »), Boone était aussi retourné auprès de son nid de naissance. Mais celui là n’est plus accessible, et, comme promis dans la lettre aux policiers, il accompli son dernier assassinat prévu, sa propre mort.

PS : le Gerfaut est un faucon, mais j’ai aucune analyse avec ça (quoique vu son prénom il va peut être ressusciter ;)
Tiens, en cherchant Harno, j’ai trouvé une « Alice Harnoncourt » violoniste et femme de chef d’orchestre, et puis j’ai vu que Georges Lentz est un compositeur contemporain. Bon j’arrête là ! ^__^

lyaze, 08.09.2007 à 15:10292573


Gros Spoilers !!!

Pour un peu parler du tueur. On sait que sa mère a vendu la maison de son enfance, on se doute qu’elle savait que la maison allait être engloutie sous le lac artificiel, et on imagine que le fils adorant cette maison ne s’en est jamais remis. Je tire cet avis du seul « salope » que dit le tueur.
Ensuite, mon interprétation : il tue les femmes qu’il aime, selon lui pour empêcher qu’un autre le fasse. Je vois ici un excès de jalousie et de possession (cf Othello et Pelléas et Mélisande), mais le plus intéressant c’est qu’il abandonne les corps dans des eaux mortes, comme la maison de son enfance. Tout ce qu’il a aimé fini de la même façon.

Par contre, question, que signifie Boone ?

lyaze, 08.09.2007 à 14:58292572
lyaze :
Tiens en feuilletant le livre (que je n’ai pas encore relu), je vois 2 cases en parallèle, l’une au dessus de l’autre. La première : le père devant son piano avec un partition à la main, et la seconde : un homme devant un ordinateur montrant le plan de la maison.
Rien que cet exemple me fait penser que « musique » et « architecture » ne sont pas anodins et servent à la «construction» du récit.
(Partition/ plan=>base de construction de la musique/ maison)


Au fait c’est page 50, et je viens de réaliser que la case au dessus des 2 autres montre un homme devant pleins d’écrans de télé, des fenêtres sur le monde pour un peu s’évader de ce huis clos…
Et de toute façon le découpage des pages 50 et 51 est magnifique, surtout pour 2 cases : « vue dans la forêt », à mettre en parallèle avec « la maison vue à partir de la forêt ».

lyaze, 08.09.2007 à 14:37292570
NDZ :
Je l'ai relu hier soir et c'est comme à chaque lecture... déroutant, intriguant, passionant et sublime.

lyaze :
En tout cas, la musique semble toujours plus importante qu'au premier abord, comme dans "chien rouge, chien noir".


Tu pourrais développer comme syl steup ? :)


Ben en fait je n’en sais pas vraiment plus, mais j’ai l’impression que c’est une piste à creuser, on en avait parlé à l’époque avec Thyuig.
Ce que je sais : Bézian joue du piano, il a par exemple joué en public pour des films muets.
Dans « chien noir, chien rouge », Lou est un musicien, et il semble qu’il soit totalement immergé dans sa musique. Quand un personnage rentre chez Lou, on voit clairement des partitions et un clavier, et dans « Les gardes fous » il y a le piano à queue du père et des passages (avec partition) de Pelléas et Mélisande.
Tiens en feuilletant le livre (que je n’ai pas encore relu), je vois 2 cases en parallèle, l’une au dessus de l’autre. La première : le père devant son piano avec un partition à la main, et la seconde : un homme devant un ordinateur montrant le plan de la maison.
Rien que cet exemple me fait penser que « musique » et « architecture » ne sont pas anodins et servent à la «construction» du récit.
(Partition/ plan=>base de construction de la musique/ maison)