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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | Pierre, 15.05.2013 à 21:07 | 351107 |
|  |  | | chrisB : | Il est vraiment si top que ça le Lartigues et Prevert ?
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Ah ! Encore une de ces biodessinées consacrées à des artistes du XXe siècle. Il faudrait un sujet pour les recenser ! |
 | | chrisB, 15.05.2013 à 17:02 | 351103 |
|  |  | Il est vraiment si top que ça le Lartigues et Prevert ?
Et Iron, personne pour en parler ? |
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Mon dieu que c'est con ! Un vrai bonheur ! :o)
| lanjingling : |
Au passage, je note que, avec Dixie Dugan, Valentina, et Louise Brookovicz dans Corto Maltese, Louise Brooks est décidemment bien servie par le 9ème art. Il est vrai qu'elle est plus graphique que, par exemple , Brigitte Bardot. |
Serais-tu Boris Henry, le gars qui a signé la préface du bouquin ?
Non parce que tu cites les mêmes références exactement dans le même ordre. :o)
Quant à ta dernière phrase, je préfère de ne pas relever.
| Pierre : |
Les titres à rallonge étaient une spécialité du cinéma italien de ces années-là (la palme étant détenu par l'excellent Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l'amico misteriosamente scomparso in Africa? (qui n'est pas sans lien avec la bande dessinée, Ettore Scola ayant déclaré que l'idée lui était venu d'une histoire de Mickey écrite et dessinée par Romano Scarpa), et spécialement du giallo, genre auquel appartient le film incriminé. Il serait injuste de le classer parmi les "plus mauvais films du cinéma". A son générique on a certes un réalisateur de second plan (qui signait Anthony Ascott) mais en contrepartie Ernesto Gastaldi, grand pourvoyeur de scénarios pour le giallo et accessoirement scénariste de ... Mon Nom est Personne, Stelvio Massi à la photo (qui signa peu après au moins un bon polar Squadra Volante) et Bruno Nicolai pour la bande son, l'assistant indispensable d'Ennio Morricone. Le film est produit par Luciano Martino (le frère du réalisateur Sergio Martino, auteur du fameux Etrange vice de Mme Ward) qui était à l'époque le compagnon d'Edwige Fenech. |
Merci pour toutes ces précisions.
Je note que :
1. Quand je serai grand, je veux faire Luciano Martino comme métier !
2. Bruno Nicolai. Donc une musique à priori intéressante. (Au passage, j'aime aussi beaucoup le travail de Piero Piccioni. Et Piero Umiliani aussi. Enfin pour ce que j'en connais.)
3. Berbérian "classe" le film dans les "MEILLEURS plus mauvais films du monde", nuance... :o)
Il le cite en tout cas comme un souvenir émouvant, marquant et décisif pour la suite de sa vie cinéphile (et amoureuse ?), ce qui n'est pas rien, tu en conviendras. |
 | | e m, 06.05.2013 à 21:50 | 351016 |
|  |  | Achille Talon #11...
Je me réessaye pour la nième fois à Achille Talon.
Alors c'est bien écrit, les dialogues sont recherchés... mais qu'est-ce que c'est pénible à lire. Et tout ça pour des chutes que je ne trouve pas marrantes.
Je retenterai peut-être à l'occasion, mais pas de si tôt.
1 voisin
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 | | Pierre, 05.05.2013 à 15:11 | 351006 |
|  |  | | Charlie Brown : |
Ah ! Heureusement que tu as écrit ce post car je commençais à me demander si tu n’étais pas Charles Berbérian… :o)
Quant à exigence et abnégation, ce sont effectivement des termes bien choisis. |
Si j'étais né vingt ans plus tôt à 4000 kilomètres plus à l'est, j'aurais pu être, avec un peu de chance, Charles Berbérian. Mais de toute manière, cette supposition ne peut que me flatter (la réciproque n'étant sans doute pas valable pour Berbérian).
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| Edwige Fenech apparaît deux fois dans ce bouquin. Elle a d’abord droit à un chapitre entier pour le film de Giuliano Carnimeo intitulé Perchè quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer ? (ça, c’est du tirtre, bordel !), sorti en France sous le titre Les rendez-vous de Satan et que Berbérian cite sous le nom de L’affaire de l’iris sanglant car il est sorti dans certains pays sous son nom anglophone : The Case of the Bloody Iris. |
Les titres à rallonge étaient une spécialité du cinéma italien de ces années-là (la palme étant détenu par l'excellent Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l'amico misteriosamente scomparso in Africa? (qui n'est pas sans lien avec la bande dessinée, Ettore Scola ayant déclaré que l'idée lui était venu d'une histoire de Mickey écrite et dessinée par Romano Scarpa), et spécialement du giallo, genre auquel appartient le film incriminé. Il serait injuste de le classer parmi les "plus mauvais films du cinéma". A son générique on a certes un réalisateur de second plan (qui signait Anthony Ascott) mais en contrepartie Ernesto Gastaldi, grand pourvoyeur de scénarios pour le giallo et accessoirement scénariste de ... Mon Nom est Personne, Stelvio Massi à la photo (qui signa peu après au moins un bon polar Squadra Volante) et Bruno Nicolai pour la bande son, l'assistant indispensable d'Ennio Morricone. Le film est produit par Luciano Martino (le frère du réalisateur Sergio Martino, auteur du fameux Etrange vice de Mme Ward) qui était à l'époque le compagnon d'Edwige Fenech. Dans mon souvenir, le film était un giallo moyen (pour mémoire le giallo est un film de genre opérant un cocktail de polar, d'épouvante, de romance et d'érotisme où les meurtres sadiques sont canoniquement exécutés à l'arme blanche par un tueur ganté de noir), où l'assassin est ce personnage qu'on soupçonnait au début mais qui, tenu dans l'ombre tout le long du film nous était sorti de l'esprit. On retrouve tous les tics du genre en matière de techniques: zooms abusifs, caméra tournoyant sur elle-même, contre-plongée, angles bizarres ... Mon édition DVD malheureusement, a été édité sur une copie passable aux couleurs passées ayant légèrement virées sur le bleu-vert, ce qui n'est pas pour mettre en valeur les carnations de notre divine Edwige (que le maquilleur a curieusement fardé lui conférant une pâleur cadavérique). Tiens, si je n'avais pas mieux à faire je reverrais ce Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer? (mais j'ai en vu l’exposition Jesus Rafael Soto à Beaubourg. Ah! Les séductions insoupçonnées de l'art cinétique !). Non, s'il s'agissait vraiment de citer un pur navet dans la filmographie abondante d'Edwige Fenech je donnerai sans hésiter le titre de Samoa fille sauvage, une de ces toutes premières prestations et qui vaut son pesant de cacahuètes et à l'avantage d'avoir été édité en France (le fameux double programme dont j'ai déjà parlé et où figure ce péplum avec Irène Tunc, celle d'Alain Cavalier).
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| « Un de ces mystères, je supposai à l’époque, fut cette drôle de sensation ressentie pendant que je regardais Edwige Fenech à l’écran. Une sensation certainement à l’origine de mon intérêt pour le cinéma… » |
Je ne peux que me retrouver dans cette déclaration qui pour le coup me donne envie de lire ce bouquin.
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| Berbérian cite aussi Edwige Fenech dans le chapitre suivant, intitulé Cinéma spaghetti. Il fut marqué et fasciné, plus jeune encore, sûrement, par une affiche du film I peccati di Madame Bovary (titre original : Die nackte Bovary, connu en France sous le titre Les folles nuits de la Bovary, réalisé par Hans Schott-Schöbinger, alias John Scott !), sur laquelle pose lascivement une Edwige Fenech que l’auteur va rêver toute sa vie de « voir évoluer en nuisette Bovary ». Graal qu’il finit visiblement par atteindre vu que dans le générique de fin il « tient également à remercier chaleureusement Olivier Mimran pour l’avoir aidé à retrouver Madame Bovary ». |
Pas vu mais en tant que flaubertophile et fenecholâtre impénitent je me dois de voir ce nanar doublement prometteur ! |
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