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Arabie saoudite
Le feu et la ségrégation tuent 14 écolières
Quatorze écolières ont été tuées et cinquante ont été blessées lorsqu'un incendie a éclaté dans leur école à la Mecque, en Arabie saoudite. Les secours ont été fortement freinés par respect de la ségrégation des sexes.
Publié par Gaëlle Baume le 12/03/2002 à 10h54
Quatorze vies d’enfants perdues. En raison des flammes, c’est certain, mais aussi en raison de la ségrégation qui persiste quelles que soient les circonstances, même au détriment des vies humaines.
Lorsque les 835 écolières et leurs 55 professeurs ont aperçu l'incendie, elles ont été prises de panique et se sont précipitées vers la sortie. Le bâtiment de quatre étages n'avait pas de sortie de secours, rapporte ce mardi le journal Saudi Gazette.
Quelques unes des écolières blessées sont dans un état grave. Douze autres, qui n'étaient que légèrement blessées, ont pu quitter l'hôpital. La Saudi Gazette, citant des sources officielles, précise que les victimes ont été piétinées à mort dans le seul escalier du bâtiment.
Les témoins, citées par le journal, affirment que l'accès à la sortie était encombré car la porte était fermée et que le garde qui avait la clé n'était pas là.
Les secours empêchés au nom de la loi islamique
Les écoles de filles en Arabie saoudite sont généralement fermées afin de garantir la ségrégation des sexes. La mère d'une jeune fille a expliqué qu'elle s'était précipitée avec ses fils et d'autres résidents du quartier pour porter secours aux écolières mais qu'ils en ont été empêchés par les hommes de la Commission pour la Promotion de la Vertu et la Prévention du Vice.
Cette organisation veille à ce que les hommes et les femmes restent bien séparés dans ce pays où la ségrégation sexuelle est la règle. Elle veille également à la stricte observance de la loi islamique. Mais la loi islamique doit-elle prévaloir sur les règles de survie? |
 | |  |  | | c'est ce qui s'appelle de l'optimisme volontaire, ou du volontarisme optimiste, je sais plus ;o))) |
 | | J-C, 06.03.2002 à 14:35 | 20630 |
|  |  | comme quoi je ne mets pas que des choses pessimistes !!
LE POINT DE VUE DE
Les Echos du 06 mars 2002
La France est-elle attrayante ?
Depuis quelques semaines, la question de l'attractivité économique de la France est revenue sur le devant de la scène. D'aucuns annoncent que cette dernière s'est non seulement fortement réduite, mais qu'elle va encore se détériorer dans les années à venir. Les origines de cette sombre perspective sont à la fois anciennes et bien connues. Il s'agit notamment du poids trop important des dépenses publiques dans l'économie, du coût élevé du travail (a priori augmenté par le passage aux 35 heures), du manque de flexibilité de la main-d'oeuvre, d'une pression fiscale et réglementaire trop pesante... A l'évidence, compte tenu de ces désavantages, l'économie française paraît vouée à l'échec.
Le « problème » est que, malgré toutes ces carences, la France est non seulement la locomotive de la croissance eurolandaise depuis 1998, mais également l'économie de l'OCDE qui, avec le Royaume-Uni et l'Espagne, résiste le mieux au récent ralentissement mondial. Il y a donc là un apparent paradoxe entre des faiblesses structurelles certaines et des performances économiques appréciables. Car, même si une croissance proche de 2 % en 2001 et 2002 peut apparaître décevante au regard des 3,3 % par an enregistrés en moyenne de 1998 à 2000, elle reste bien supérieure au 1,1 % qui prévalait de 1990 à 1997. Parallèlement, alors que l'écart de croissance France-Allemagne n'a été que de 0,4 point entre 1970 et 1995 (soit 0,016 point par an), il atteint 6 points de 1996 à 2001, soit plus de 1 point par an. Et ce principalement parce que l'économie hexagonale bénéficie d'une plus grande réactivité de ses acteurs (ménages et entreprises confondus) tant par rapport aux années 1980-1995 que comparativement à l'économie allemande. Dès lors, même si la France a encore beaucoup à faire pour attirer massivement les capitaux étrangers, la vigueur durable de sa demande intérieure et la qualité de ses produits constituent ses principaux avantages pour séduire les investisseurs internationaux. Ce qui, dans le contexte actuel, n'est déjà pas si mal.
Pour faire mieux, la France devra s'engager sur trois voies simultanément. Primo, la création de fonds de pension, capables de résoudre en partie les problèmes de financement des retraites, de soutien de l'investissement innovant et de notre indépendance boursière (78 % des flux quotidiens sur le CAC 40 sont étrangers). Deusio, l'appareil productif français doit devenir plus compétitif, ce qui passe par un compromis astucieux entre flexibilité de la main-d'oeuvre, réduction des charges sur le travail et arbitrages salariaux plus efficaces. Tertio, la France doit absolument lutter contre ses penchants pessimistes et (re)trouver un fort esprit d'initiative. Car, sans prise de risque, évidemment contrôlée, l'économie française ne peut que perdre.
L'évolution récente de la consommation française a d'ailleurs montré, une fois encore, que le pessimisme était vraiment un fléau économique. En effet, parce que, depuis le printemps, ils n'ont cessé d'être mis en garde contre un écroulement imminent des dépenses des ménages, les producteurs et distributeurs de biens de consommation ont été prudents dans leurs approvisionnements. Car il n'y a rien de pire pour un chef d'entreprise que de se retrouver avec des stocks d'invendus.
Or la consommation de novembre et décembre a dépassé amplement toutes les attentes. Aussi, en janvier, la quantité d'articles à solder se veut-elle limitée. Dès lors, la fièvre acheteuse observée depuis le 9 janvier a rapidement épuisé ces derniers. Malheureusement, en l'absence de produits soldés, les ménages ont moins envie de dépenser. En d'autres termes, l'excès de pessimisme qui prévaut depuis l'été dernier en matière de consommation, et qui n'a cessé de s'avérer vain, a limité le chiffre d'affaires des producteurs et distributeurs de biens de consommation. Merci les Cassandre...
Pis, le pessimisme n'est pas seulement autoréalisateur, mais il dispose également de la capacité à s'autoentretenir. Ainsi, alors que la légère baisse de la consommation des ménages en produits manufacturés de cet automne (publiée fin novembre) avait fait les « gros titres » et permis à de nombreux économistes d'annoncer la fin de « l'exception française », l'augmentation de ce même agrégat tant en novembre qu'en décembre est passée presque inaperçue.
Pourtant ces évolutions confirment que la consommation reste bien le moteur indéfectible de la croissance française. Et ce mouvement devrait d'ailleurs durer au moins jusqu'en février 2002. En effet, si les dépenses en textile-cuir n'ont progressé que de 0,1 % en décembre, ce sont elles qui tireront fortement la consommation en janvier, via le traditionnel effet soldes qui s'annonce particulièrement vigoureux, si l'on en croit les déclarations des dirigeants dans la distribution. De plus, la forte augmentation des carnets de commandes dans l'industrie automobile en décembre indique que les achats de voitures neuves ne sont pas près de régresser. Enfin, en décembre, la hausse des perspectives d'achats des ménages selon l'enquête de conjoncture de l'Insee montre que ces derniers ont toujours soif de dépenser. Par la suite, même si un effet de correction baissière aura inévitablement lieu, la reprise progressive de l'activité industrielle et la bonne tenue durable des services devraient permettre de prendre le relais de la consommation, puis de la relancer dès l'été.
En conclusion, il faut rappeler que les scénarios catastrophes dressés depuis le printemps dernier et généralisés après le 11 septembre tablaient sur un effondrement de la consommation au plus tard en septembre 2001. Aussi, la seule infirmation de cette hypothèse de base indique non seulement que l'économie française ne s'est pas enfoncée dans le marasme, mais également qu'elle reste toujours inscrite sur le chemin d'une croissance proche de 2 % en 2002. C'est certainement pourquoi, malgré ses défauts et grâce à la volonté de ses acteurs privés, la France devient de plus en plus attractive.
MARC TOUATI
At'chao ! |
 | |  |  | | "Moi, je vote pour moi!" (Extrait du Schtroumpfissime.) |
 | | compte supprimé . 05.03.2002 à 21:51 | 20538 |
|  |  |
J-C c'était pour rigoler, tu votes pour qui tu veux mon gars, et tant qu'on peut voter, votons. |
 | |  |  | | Et très beau non-événement! |
 | | man, 05.03.2002 à 19:31 | 20517 |
|  |  | | Super non-dialogue, les gars ! ;o)) |
 | |  |  | | "Votez Madelin!", c'est de l'humour non-sens, ça, non? :o) |
 | | crepp, 05.03.2002 à 14:11 | 20458 |
|  |  | | Merci de reconnaitre mon non-talent Claude :o) |
 | |  |  | | Quel déconneur ce crepp... ;o))) |
 | | crepp, 05.03.2002 à 10:43 | 20441 |
|  |  | | Ah non, au sujet de Madelin je ne parlais pas de moi.C'était une blague foireuse et c'est tout :o)) |
 | | J-C, 05.03.2002 à 7:56 | 20431 |
|  |  | Ramonash, de quelle abomination parles-tu ? voter Madelin ? je croyais que crepp parlait pour lui, c'est pour cela que je ne répondais pas.
At'chao ! |
 | |  |  | | On lui a pas fait sa piqûre ce matin, au Kuk? :o)) |
 | |  |  | | ça a encore été calme, la musique au boulot aujourd'hui, hein Keyan? ;o))) |
 | | compte supprimé . 04.03.2002 à 15:53 | 20341 |
|  |  | | crepp: non, tu crois que J-C serait capable d'une telle abomination ? |
 | |  |  | Je mets cette nouvelle ici parce que chez elle, il y a du monde a la tribune ;o)
L'ancienne vedette de "Alerte à Malibu" aura bientôt sa version dessin animé. Pamela Anderson travaille en ce moment avec Stan Lee.
Ce dernier est une figure de légende dans le monde des comics puisqu'il est le créateur, entre autres, de "Spiderman", "X-Men" ou encore les "4 Fantastiques".
La série animée s'appellera "Striperella".
"Comme ça, je pourrai me reposer un peu, passer plus de temps avec mes deux enfants. Et puis, un personnage de dessin animé n'a pas à se soucier des rides ou des cheveux blancs."
Mais j'ai du mal a y croire. Quoique Pamela en Barbarella, pourquoi pas ? |
 | | crepp, 01.03.2002 à 14:27 | 20006 |
|  |  | Devinette:
Qui va voter Alain Madelin aux prochaines élections? ;o) |
 | | man, 01.03.2002 à 13:28 | 19994 |
|  |  | Travailleurs, travailleuses ! On vous ment, on vous exploite, on vous spolie ! Pendant que les patrons s'engraissent dans leur nid douillet et jouent au golf toute la journée ( ;o)) ), c'est vous qui trimez pour gagner votre pain quotidien, pour nourrir vos enfants qui meurent de la peste et de la tuberculose ! Les politiques vous mentent, ils vous font des promesses mirobolantes pour mieux vous flouer. N'écoutez pas ces humains sans vergogne, qui seraient prêts à vendre leur mère pour une voix de plus ! Refusez ce confort de pacotille que vous font miroiter les riches pour mieux vous faire mordre la poussière ! Choisissez l'avenir ! Votez Man !
(Président d'un petit pays comme la France, franchement, pour un dieu, ça n'a rien de mégalo)
Man |
 | | J-C, 01.03.2002 à 8:06 | 19961 |
|  |  | ne sois pas ironique, Matthieu, ça ne sert à rien de se cacher les choses.
et si tu avais quelques notions aussi infimes soient elles d'économie, tu saurais que l'esclavage n'est pas un facteur de relance économique d'une nation ! il ne suffit pas d'avoir des idées "humanistes" et de faire croire que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil pour faire avancer une économie !
c'est bien dans l'esprit socialo-bolchévique que de faire croire que les gens qui ne sont pas du même avis que vous sont de dangeureux fascistes qui veulent s'en prendre aux libertés de chacun ! n'inversons pas les rôles !
At'chao ! |
 | |  |  | | je suis bien daccord avec j-c... il est temps de prendre des mesures courageuses comme de retablir l'esclavage... ca ca va relancer l'economie :o) |
 | |  |  | | parce que schmilblick il y a ??? |
 | | man, 28.02.2002 à 17:03 | 19872 |
|  |  | | Moui, m'enfin ça fait pas trop avancer le schmilblick... |
 | | J-C, 28.02.2002 à 14:22 | 19857 |
|  |  | je suis bien d'accord avec toi Claude, on aurait pu se passer de la fin mais de temps en temps, il faut savoir secouer le cocotier !! ça à le mérite de poser les problèmes même si ça ne fait pas très plaisir !
encore des sujets qu'il faudrait débattre autour d'un verre :-))
At'chao ! |
 | |  |  | | Note bien, Gaston Defferre qui lit du Proust, c'eût pû être rigolo! |
 | |  |  | J'ai deja du mal avec les enjeux financiers en Belgique, alors en France, c'est presque aussi passionnant que du Proust lu par Gaston Deferre (Dieu ait son ame).
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 | |  |  | | Moi j'ai tout lu et euh... bin j'en pense pas grand chose, n'y connaissant rien du tout, y'a juste la fin de l'article qui me gêne, c'est complètement déplacé, et même un peu de mauvaise foi, enfin bon voilà quoi... |
 | | J-C, 28.02.2002 à 9:43 | 19837 |
|  |  | fainéant, va !
:-))
At'chao ! |
 | | compte supprimé . 28.02.2002 à 9:25 | 19834 |
|  |  | C'est tellement assommant que je me suis endormi après le troisième paragraphe! Merci bien Alain Lambert!
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 | | J-C, 28.02.2002 à 6:50 | 19816 |
|  |  | LE POINT DE VUE DE ALAIN LAMBERT
Les Echos du 27 février 2002
Finances publiques : le gouvernement fainéant
La situation des finances publiques françaises est telle qu'il est permis de se demander pourquoi l'équipe de Lionel Jospin souhaite tant se succéder à elle- même. Du fait de son invraisemblable inaction, le prochain gouvernement sera plongé dans les pires difficultés financières que la France ait connues depuis les débuts de la Ve République.
Comprenons-nous bien : je n'affirme pas que la France sera durablement plongée dans le marasme économique. Au contraire, je pense que l'euro offrira à notre pays les moyens de retrouver une prospérité durable et une amélioration de son marché de l'emploi. Mon propos ne traite pas de conjoncture mais de structures. Pas d'économie en général, mais de finances publiques. Or qu'en est-il sur ce front ?
Depuis juin 1997, le gouvernement de Lionel Jospin laisse croire - à moins qu'il ne le croie lui-même - que la croissance économique retrouvée par la France ne doit rien au hasard, mais tout à lui-même et à sa géniale politique. La réduction de la durée du travail, les emplois-jeunes, le recrutement de fonctionnaires, les politiques sociales auraient soutenu la croissance par la demande étatique et l'auraient auto-entretenue grâce à la dynamique de l'emploi. Cette illusion naïve érigée en postulat, il devenait inutile de réduire les dépenses publiques pour réduire les déficits et l'endettement : la croissance retrouvée fournirait bien les recettes supplémentaires nécessaires et les déficits se réduiraient d'eux-mêmes !
Le ralentissement économique survenu à compter de mars dernier démontre avec éclat l'inanité de cette théorie. Le gouvernement Jospin n'était pas à l'origine de la croissance retrouvée ; elle était liée d'abord à des facteurs internationaux ! Ce n'est pas davantage sa politique de l'emploi qui a réduit le chômage puisqu'il continue de la mener aujourd'hui, et que cependant le chômage augmente depuis huit mois. J'observe que le gouvernement, qui s'attribuait bruyamment les mérites de la bonne conjoncture, évite soigneusement de se reconnaître la moindre responsabilité dans la difficile période que traverse la France aujourd'hui.
Soyons clairs : il n'est pas davantage au pouvoir d'un gouvernement français de décider de la croissance que de faire tomber la pluie. Certains disent ou croient le contraire : ils se trompent, ils trompent, mais la légende court toujours et hélas prospère. En revanche, il est clairement dans la capacité d'un gouvernement français, et l'on pourrait ajouter pleinement dans sa responsabilité, de procéder aux réformes de structure nécessaires pour permettre un retour durable à l'équilibre des finances publiques et alléger le fardeau d'une dette pour laquelle les Français acquittent chaque année 40 milliards d'euros.
En ce domaine, par manque de courage, le gouvernement Jospin n'a rien fait de ce qu'il aurait pu et dû : réforme de l'Etat, réforme des retraites, réforme de l'assurance-maladie. Il a laissé perdurer le déficit structurel des finances publiques à 20 milliards d'euros (140 milliards de francs), et donc la France à la merci du premier retournement conjoncturel. Comme l'actuel qui aggrave brutalement nos déficits d'au moins 7,7 milliards d'euros.
L'absence de ces réformes annonce un scénario noir pour les prochaines années. Si rien ne change, les salaires et pensions de la fonction publique représenteront 50 % des dépenses de l'Etat en 2010, contre 41 % en 1997. Que restera-t-il alors pour l'investissement public (les écoles, les universités, les routes, l'équipement militaire, le patrimoine) ? Et pour les interventions (aides au logement, à l'emploi, aux reconversions industrielles, etc.) ?
L'absence de volonté du gouvernement d'éradiquer le déficit provoquera une nouvelle augmentation du poids des charges d'intérêts de la dette, actuellement autour de 14 % des dépenses de l'Etat. La dégradation du déficit de 2002 coûtera 450 millions d'euros d'intérêts à partir de 2003, soit 3 milliards de francs. C'est-à-dire la moitié de l'investissement routier annuel de l'Etat ! Le gouvernement Jospin a bénéficié de la baisse des taux d'intérêt offerte par l'arrivée de l'euro, mais celle-ci est maintenant engrangée : on ne peut plus compter sur elle pour stabiliser les intérêts de la dette. Ceux-ci vont s'envoler à nouveau et passer brutalement à plus de 15 % du budget en 2010.
A partir de 2005, et faute de réforme, les dépenses de retraites et d'assurance-maladie, du fait du vieillissement de la population, vont brutalement exploser. En 2040, l'impasse à financer serait de 4 % du PIB pour les retraites, selon le Conseil d'orientation des retraites (COR), et de 2 % du PIB supplémentaires pour l'assurance-maladie, soit l'équivalent actuel de 88 milliards d'euros ou 575 milliards de francs de déficit supplémentaire chaque année ! Quand bien même le prochain gouvernement parviendrait à retrouver l'équilibre des finances publiques en 2005 - ce que l'actuel a rendu impossible -, le déficit recommencerait immédiatement à se creuser du fait des charges liées au vieillissement de la population.
Quant à l'assurance-maladie, le gouvernement ne s'est jamais donné les moyens d'en maîtriser la dérive ou de faire clairement assumer aux Français le choix d'une santé coûteuse par un niveau de recette approprié. L'objectif national des dépenses d'assurance-maladie (Ondam), voté chaque année par le Parlement, aura été en moyenne de 2,5 % de 1998 à 2002. La progression effective de ces dépenses aura été de 4,9 %, soit 2,4 points d'écart chaque année. S'en remettant à la croissance, le gouvernement n'aura fait que tenter de masquer les effets désastreux de son absence de responsabilité.
Disons-le sans détour, le gouvernement Jospin ne laisse à son successeur d'autre choix que d'entreprendre des réformes difficiles et courageuses, puisqu'il aura négligé d'utiliser pour le faire la période favorable qui s'ouvrait à lui. Le roi sera nu : il devra faire face au ralentissement conjoncturel et présenter aux Français la facture des réformes dont on leur avait soigneusement caché le prix à payer : réduction du temps de travail, emplois-jeunes, fonctionnaires supplémentaires, etc. En prétendant avoir géré les finances publiques au mieux des intérêts de la France, Lionel Jospin n'aura tenté de préparer que son propre avenir aux dépens de celui de la France et des Français qui, en réponse, ne lui renouvelleront pas leur confiance. Ils se souviennent des « rois fainéants », qui régnèrent au cours d'une partie du haut Moyen Age. La législature qui s'achève entrera dans l'histoire comme celle du « gouvernement fainéant ».
At'chao ! |
 | |  |  | bien Frabs, bien
je parie que ca fait du bien de se vider...
Bon allez, ressaisis-toi....
Idée : debranche ton modem ou ton cable durant 1 ou 2 semaines ....
Manu |
 | | frads, 25.02.2002 à 13:00 | 19522 |
|  |  | Bon ben voilà. Désolé d'insérer un message sérieux au sein de ce forum mais il faut que j'explique certains trucs, et en même temps que je pousse un coup de gueule. Depuis 1998 que je réalise un fanzine, je n'ai jamais eu de problèmes de cohabitation entre ce dernier et les activités obligatoires de qqun de mon age, à savoir l'école. Et puis là, cette année, celle-là même qui suit une année scolaire que j'avais dû recommencer, une fois que les choses se sont remise en ordre dans ma tête, que j'avais réussi à passer outre le fait de ma doublure de 4ème année d'étude secondaire, et que maintenant je suis monté en 5ème, il a suffit des vacances de carnaval et de quelques profs chieurs pour tout casser. En effet, cette année, je recommence à être dans une situation où c'est "cho pour moi" parce que les profs sont brouillons et tout et tout. La meilleure preuve de tout cela est le dernier numéro du fanzine qui est sorti en retard, ce qui n'arrive que quand on est bassiné de boulot. Et puis j'avais retrouvé un groupe de potes, alors que l'année précédente j'étais plutot solo, et que l'année encore avant, j'étais de nouveau dans un groupe, etc. Bref, j'ai difficile à m'intégrer dans un groupe. Et puis ce week-end je me suis rendu compte que je ne branlais plus rien au niveau de l'école, tout ça parce que je préférais passer mon temps sur LE site, le chat, ou la conception du site et du fanzine. Ca m'a valu de pas mal broyer du noir. Et ce matin, je m'amène à l'école, et tout ce que mon groupe de pote trouve à faire, c'est de m'envoyer chier, allez savoir pourquoi. Donc voilà, j'ai décidé de sécher l'après midi, histoire de déjà commencer à remettre à l'aise de l'ordre dans ma tête. De plus, j'ai décidé que ceci serait le dernier message que je posterais sur LE site avant qques semaines, pcq faut que je fasse vraiment le point, sinon je sens que je me dirige vers une certaine abîme. Et j'ai aussi décidé que fini le chat pdt ces qques semaines, aussi. Et malheureusement, à cause du boulot de l'école, il a fallu que je me résigne à abandonner un ptit temps aussi la conception du site et du prochain numéro du fanzine. Parce que les profs, ils s'en battent les couilles, de ces choses là, tant qu'ils sont payés pour donner cours.
Donc voilà comment en une semaine et ensuite un week-end l'école m'a enlevé -provisoirement mais bon, et encore, qui sait- ce qui me faisait vivre avec plaisir depuis quelques années. Bon voilà, c'était pour dire ça, on ne sait jamais que l'absence de ma présence insignifiante vous fasse quelque chose, on peut espérer. Si il y en a parmi vous qui ont des choses importantes à dire (on sait jamais que je sois en affaires avec l'un(e) ou l'autre d'entre vous, je sais plus), vous pouvez toujours écrire à cyberfrads@freegates.be.
Voilà, c'est tout ce que j'avais à déballer, désolé pour le dérangement. |
 | |  |  | | BDParadisiaques?... Morti, je sais que c'est un sujet défouloir, mais est-ce une raison pour y mettre de telles grossièretés? :o))) |
 | | Morti, 22.02.2002 à 18:43 | 19271 |
|  |  | | Oui Léon, ça donne des rencontres BDparadisiaques... :o))))))))))) |
 | | J-C, 22.02.2002 à 17:09 | 19268 |
|  |  | je pourrais rajouter que deux entreprises qui perdent des sous et se réunissent, n'ont jamais fait une entreprise qui en gagne. pire, une entreprise qui en gagne et qui en rachete une qui en perd, elles finissent par en perdre toutes les deux !!!
dingue non ?
At'chao ! |
 | |  |  | | Heureusement, nous, nous sommes des crétins PACIFIQUES! :o) |
 | |  |  | | Euh, Morti, je suis pas sûr que plusieurs arriérés légers qui se groupent puissent faire un individu d'intelligence normale. :o) Sans rire, les mouvements de groupes menés par des crétins, on sait ce que ça donne! |
 | | J-C, 22.02.2002 à 16:34 | 19263 |
|  |  | =GetCaratValue ($C$1;$C$2;$C$3;$C$4;C$6:C$8;$B16;26396)
imaginez ça sur 100 colones et 163 lignes par 15 feuilles de calculs !!! en sachant que chaque paramètre doit correspondre à quelque chose !!
At'chao ! |
 | | Morti, 22.02.2002 à 16:02 | 19261 |
|  |  | | Non, mais on peut se grouper... :o) |
 | |  |  | | Ah ben, ça tombe bien, aucun bulledairien n'a plus de 80 de Q.I. :o)) |
 | | man, 22.02.2002 à 14:24 | 19242 |
|  |  | | ...c'est bien sûr le test de QI ! (maximum : 80) ;o))) |
 | | man, 22.02.2002 à 14:23 | 19241 |
|  |  | | Mais le test déterminant pour être accepté dans l'arène, ce n'est pas, contrairement à ce que l'on croit, le fameux strip-tease du casting... |
 | | compte supprimé . 22.02.2002 à 12:07 | 19220 |
|  |  | Hahahaha!!!! ça va etre le moment de faire notre casting pour le loft histérie 2 alors!!!
j en suis!!! |
 | |  |  | Nous compatissons mon cher Leon ( a lire avec la musique des Rap-tout par les Inconnus dans la tete )
Enfin Leon , il y aurait pu y avoir pire ... Ils auraient pu faire un Loft Story II en France ... ;o)
Je rigole bien sur , ils peuvent pas aller aussi loin ...
Comment ca ? ils sont en train de faire le casting ????
Mais ou va le monde ??? ( a lire avec du Francis Cabrel dans les cages a miel ... )
Manu |
 | |  |  | | Un Loft Story belge est en train de voir le jour. Nous allons avoir droit à une boucherie de chacals paranos made in Belgium. Merci, merci aux directeurs des programmes, je sens que je vais encore passer beaucoup de soirées sur le t'chat au lieu de regarder la téloche. |
 | |  |  | bin en effet je prefere pas en rencontrer un en vrai...
si tu axepte pas le terme d'ultra-libéral disons liberaliste tout cour ou madelainiste ou sellieriste...
enfin bref rien de bien sympatique a mes yeux... |
 | | J-C, 20.02.2002 à 10:40 | 19013 |
|  |  | voilà ! c'est tout à fait ça :-)) sauf que là, c'est plus long !
(tiens au fait, j'ai joué (mal) dimanche)
At'chao ! |
 | | Morti, 20.02.2002 à 10:29 | 19011 |
|  |  | Merci J-C, là c'est tout de suite plus clair...bien que tu ne m'apprennes rien... :o)
C'est un peu comme quand tu as une approche de green à faire au-dessus d'un bunker avec le vent de face et que tu te rends compte que tu as oublié ton wedge... :o)))) (private joke) |
 | | J-C, 20.02.2002 à 9:41 | 19007 |
|  |  | où ça un ultra-libéral ?? mon cher Matthieu, si t'appelle ça un ultra-libéral, qu'est-ce que ça va être quand tu vas vraiment en voir un !
Morti, pour résumer : on est dans la merde !! :-))
At'chao ! |
 | | man, 19.02.2002 à 22:38 | 18997 |
|  |  | Oui ! non seulement il l'a envoyé à tout le monde, mais en plus il a oublié, dans sa liste des espèces animales dites "hermaphrodites" successives, mon client, le mérou de Méditerranée, qui, vieux mâle, change de sexe pour assurer la pérennité de son espèce !
Et c'est un scandale, Monsieur le président, que ce pamphlet qui vise à attribuer à ce mollusque -que je ne nommerai pas par décence-, une place plus importante que celle de mon client sur la grande échelle de l'évolution. Car qui, mesdames et messieurs les jurés, oui, qui peut se targuer d'avoir une huître (le mot est lâché !) dans son aquarium ? Certainement pas l'accusé, qui n'a que de l'huître un vague air de famille, ce qui d'ailleurs, et je pèse mes mots, jette un doute accablant sur la véracité et la sincérité de ses propos : seule une pine d'huître pouvait s'exprimer ainsi ! |
 | |  |  | | Everland, je croyais que j'étais le seul à qui tu avais envoyé ce texte sur les huîtres. Tu me trompes avec Jeff????? Nous réglerons ça devant un tribunal! |
 | |  |  | aaaaaaaaarg ! un ultra liberal sur bulledair !!
je... je... je peux pas laisser dire ca... ca aaaaarg !
(je signal juste que je l'ai lu en entier, quel talent ce moi) |
 | | Morti, 19.02.2002 à 18:42 | 18975 |
|  |  | | C'est un avantage sur moi car un texte pareil, je suis pas trop attiré. Pas que le contenu ne puisse m'intéresser mais le téléphone qui sonne, les collègues qui piétinent, les e-mails qui s'entassent...donc je vais au plus court...tu peux pas faire un résumé ? :o) |
 | | J-C, 19.02.2002 à 14:53 | 18956 |
|  |  | même pas, Morti, et d'autant moins que le top bavard est mort et enterré ! paix à son âme ! je ne poste pas des trucs que pour faire du remplissage, je choisis et lis mes articles avant d'en faire profiter tout le monde.
At'chao ! |
 | | Morti, 19.02.2002 à 13:59 | 18950 |
|  |  | | J-C vient de faire un bond énorme au Top Bavard on dirait... :o) |
 | | compte supprimé . 19.02.2002 à 13:03 | 18942 |
|  |  | | J aime pas quand éverland m envoi un message dans ma boite de bulle dans lequel il me parle d huitres, cet insecte vertébré de la famille des mamifaire ovipares, alors que je deteste cette plante putride... |
 | | J-C, 19.02.2002 à 10:38 | 18921 |
|  |  | La chronique de
NICOLAS BAVEREZ
(Les Echos du 19/02/2002)
Nous sommes en 1956 !
Les nations sont plus résistantes que les hommes : leur ruine peut être précédée de nombreuses années de langueur puis de paralysie, durant lesquelles le mal qui les ronge reste invisible, masqué par la puissante inertie des structures et des intérêts en place, soulagé mais non traité par la distribution des richesses accumulées au fil du temps. Voici deux décennies que les Français ont entrepris de se répartir les fruits du travail des générations de l'immédiat après-guerre, hantées par le désastre de 1940, et de vivre sur la rente des réformes réalisées au début de la Ve République. Une crise économique mondiale et un bouleversement géostratégique majeur ont eu raison de l'héritage. La France présente désormais des traits identiques à ceux de l'Angleterre des années 1970, cumulant la perte de son rang international, la déliquescence de son système politique, le déclin économique, la montée d'une violence sociale dont l'explosion de la délinquance n'est qu'une des manifestations. Et comme pour l'Angleterre des années 1970, chacun des scrutins décisifs se résume dès lors au dilemme suivant : poursuivre sur la lancée, au risque d'un déclassement irrémédiable ou d'une révolution ; engager des réformes radicales pour remettre le pays en phase avec le monde moderne, au risque de tensions majeures.
1. La France de 2002 n'est pas une exception ; elle est une absence. L'Europe et le monde du XXIe siècle ne se construisent pas contre elle, mais en dehors d'elle. Deux visions se partagent aujourd'hui l'avenir de l'Europe : la première, britannique, fondée sur la concurrence et la libéralisation, épouse la dynamique du grand marché et de son élargissement, trouvant de puissants relais en Espagne et en Italie comme dans les nouvelles démocraties acquises à la mondialisation ; la seconde, allemande, repose sur le fédéralisme politique et s'appuie sur la logique d'intégration dont l'euro est porteur, avec un large écho en Europe continentale. Face à ces constructions rivales mais cohérentes, l'invocation rituelle d'une fédération d'Etats-nations sonne creux. La calamiteuse présidence française de 2000, ponctuée par le traité mort-né de Nice, a montré le ralliement de la France à une approche thatchérienne de l'Europe se limitant à la défense d'un intérêt national, lui-même réduit à un juste retour financier immédiat. Jamais le projet d'une Europe politique n'a été plus indispensable ; jamais la France ne s'est autant mise hors d'état de le porter.
Dans la crise internationale déclenchée par la vague d'attentats du 11 septembre 2001, la France a non seulement été marginalisée sur le plan diplomatique mais ridiculisée sur le plan militaire : des Mirage qui n'ont jamais quitté leur base d'entraînement à un porte-avions appareillant après la fin des opérations, la France a fait la démonstration du caractère obsolète d'un outil militaire qui continue à être fondamentalement organisé en fonction des concepts de la guerre froide - dissuasion nucléaire en tête - et dont les capacités opérationnelles ont été gravement affaiblies par un désinvestissement systématique. Elie Halévy rappelait à juste titre, face aux totalitarismes, que, « sans la menace de la force armée, la diplomatie n'est que jappements de roquets ». Sur la scène européenne et mondiale, la France de 2002 s'essaie parfois encore à aboyer ; elle serait bien en peine de mordre qui que ce soit.
2. La France est une démocratie, mais elle n'a plus de Constitution ; elle entretient des administrations, mais elle n'a plus d'Etat. Pour la philosophie classique des Lumières, une Constitution supposait un système de séparation des pouvoirs et un Etat de droit. Ces deux éléments fondamentaux du contrat démocratique n'existent plus. La cohabitation entraîne une confusion de l'exécutif et du législatif tout en segmentant l'exécutif : l'Etat perd toute autorité et toute efficacité, en même temps qu'il n'est plus contrôlé ; il devient ainsi l'otage des corporatismes. Et nul ne sait plus qui préside et qui gouverne.
Dans le même temps, la notion d'ordre public disparaît avec la crise aiguë de la justice qui se décline en volatilité des normes et en dérive d'un pouvoir judiciaire qui s'émancipe de la règle de droit pour en appeler directement à l'opinion. La réintégration de la politique, de la haute administration et des grands dirigeants d'entreprise dans l'Etat de droit est salutaire. Mais les magistrats reproduisent les excès qu'ils dénoncent lorsqu'ils refusent toute forme de responsabilité ou de contre-pouvoir, autre que corporatiste. L'actuelle guerre des pouvoirs participe de la dissolution de l'Etat et de l'ordre public, au lieu de favoriser leur rétablissement. Elle ne permet pas de lutter efficacement contre la corruption, ainsi que le démontre le recul continu de la France dans la hiérarchie des Etats de droit (23e place sur 79 selon Transparency International, en fin de peloton des pays développés). Elle alimente en revanche une surenchère et une instabilité des normes qui déstabilisent la vie économique et sociale au lieu de contribuer à les réguler.
3. La France distribue et consomme, mais ne produit plus. Toute statistique est critiquable : il n'est donc pas anormal qu'aient été contestées les récentes données de PIB par habitant, montrant l'appauvrissement d'un pays classé désormais en termes de richesses au 12e rang sur 15 en Europe et au 18e rang au sein de l'OCDE. Mais il reste peu vraisemblable que toutes les mesures se trompent simultanément, surtout lorsqu'elles s'inscrivent dans une durée longue. Or, tous les éléments convergent aujourd'hui pour témoigner de la gravité du décrochage économique de la France. Au plan macroéconomique, le recul des richesses produites est inévitable dans le pays qui cumule le taux d'emploi le plus faible, une diminution constante des heures travaillées, un sous-investissement chronique, une productivité élevée mais stagnante . La dégradation de la compétitivité du pays est confirmée par l'évolution du commerce extérieur.
La France se trouve surtout confrontée à un affaiblissement de ses structures productives sans précédent depuis les années 1930. Les créations d'entreprises diminuent de 2 % par an depuis 1990, alors que le nombre des faillites a doublé. Parmi les 100 premiers groupes mondiaux ne figurent que 8 entreprises françaises (contre 22 japonaises et 11 allemandes). Plus préoccupante encore est la désertification du tissu des grosses PMI-PME. Or, ce phénomène ne peut manquer de s'aggraver puisque la balance des investissements directs a été négative à hauteur de 140 milliards d'euros en 2000 et que la France a reculé au 6e rang mondial pour l'accueil des capitaux en 2001. Le retard accumulé en matière de nouvelles technologies devient également rédhibitoire : le taux de pénétration des ordinateurs dans la population est limité à 35 % (à égalité avec l'Argentine, contre 65 % aux Etats-Unis et 52 % en Europe), celui d'Internet à 19 % (contre 28 % en Europe et plus de 50 % aux Etats-Unis et au Japon) ; les accès Internet à haut débit sont au nombre de 500.000 pour plus de 6 millions en Europe et 25 aux Etats-Unis. Et là encore, les capacités de rattrapage sont très limitées, compte tenu de la baisse régulière de l'investissement et de l'effort de recherche : depuis 1995, les dépenses de recherche ont stagné en France (+ 0,6 % contre + 3 % en Europe, + 4 % au Japon et + 5,5 % aux Etats-Unis), avec une évolution parallèle du nombre de chercheurs (+ 0,8 % en France, + 2,9 % en Europe, + 6 % aux Etats-Unis). En bref, la France est en passe de se spécialiser dans l'exportation des cerveaux et des capitaux productifs d'une part, dans l'importation des retraités et des chômeurs structurels de l'autre.
4. Rongée par la misère sociale et les tensions raciales, la France se dirige vers une guerre civile de moins en moins froide. La nation se dissout dans un individualisme radical, en même temps que l'Etat providence transforme les citoyens en clients. Les trois mamelles de l'Etat providence sont désormais la paupérisation, l'anomie et les conflits raciaux. D'un côté, la France reste le seul des grands pays développés à n'être jamais sorti du chômage de masse provoqué par le premier choc pétrolier (9 % de chômage contre 7 % pour l'ex-RFA, 4,8 % au Royaume-Uni, 5,8 % aux Etats-Unis). De l'autre, les ravages sociaux provoqués par l'éviction de la production et du travail progressent nettement plus vite que les subsides de l'Etat providence. La pauvreté croît et touche 7 % des ménages, soit 4,2 millions de personnes, se concentrant sur les étrangers (25 % des Maghrébins) et les jeunes (20 % des moins de 25 ans). Sans développement durable, il n'est pas d'emploi stable ; et sans emploi stable, il n'est pas d'intégration.
La perte de toute forme de contrôle social sur des pans entiers du territoire et de la population se situe ainsi à la croisée du malthusianisme économique et de la décomposition de l'Etat. L'explosion quantitative et qualitative de la délinquance (+ 7,7 %, et + 9,8 % pour les crimes et délits contre les personnes en 2001) est la contrepartie logique de taux de chômage qui atteignent 80 % dans certains quartiers. La violence de plus en plus extrême des sauvageons est renvoyée en miroir par des gendarmes factieux qui se trouvent généreusement récompensés pour avoir violé toutes les règles de leur statut : quand les forces dites de l'ordre méprisent impunément les obligations liées à leur uniforme, il est difficile d'attendre des citoyens qu'ils respectent la loi. La misère sociale, le blocage de l'intégration et la déliquescence de l'Etat libèrent ainsi un dangereux espace pour les fanatismes communautaires, avec le risque que les conflits sociaux se dégradent de plus en plus en conflits raciaux. La cristallisation réciproque des tensions et des passions autour de la communauté maghrébine, dont le taux de chômage dépasse 40 % avec pour corollaire une surreprésentation dans la population pénitentiaire (60 % environ), fournit un terreau idéal pour les dérives terroristes, comme le prouve l'implication importante de jeunes Français issus de l'immigration dans les réseaux islamistes, Al-Qaida en tête. Il est plus que temps de mettre un coup d'arrêt à ce processus.
***
La situation de la France de 2002 apparaît toute entière contenue dans le paradoxe suivant. D'un côté, les Français sont en train de prendre conscience de la profondeur du déclassement et de la balkanisation de leur nation à travers une succession d'événements symboliques tels que l'humiliation militaire et diplomatique subie lors de la crise internationale ouverte par les attaques du 11 septembre, le spectaculaire décrochage en termes de niveau de richesse et de développement, la démission de l'Etat en Corse, les incidents du match France-Algérie qui ont illustré l'échec complet des politiques d'intégration et l'irruption d'une coupure raciale au sein du corps politique et social : nul ne peut donc continuer à ignorer que le pays relève d'une thérapie de choc d'une ampleur comparable à celle mise en oeuvre en 1958. D'un autre côté, les réponses politiques n'ont jamais été aussi faibles et convenues : la cohabitation, après avoir ruiné les institutions et la politique extérieure, détruit la séparation des pouvoirs et le clivage entre majorité et opposition, qui constituent le socle de la vie démocratique, est en passe de réduire l'élection présidentielle à un lancer de nains, avec MM. Schuller et Teulade dans le rôle des premières quilles.
Le privilège des fins de régime consiste à écarter systématiquement les possibilités de réforme pour donner toutes leurs chances aux conservateurs de tout poil. Chateaubriand en a exprimé le principe : « L'incapacité est une franc-maçonnerie dont les loges sont en tout pays ; cette charbonnerie a des oubliettes dont elle ouvre les soupapes et dans lesquelles elle fait disparaître les Etats. » L'incapacité des hommes et la dissolution de l'Etat composent de fait le mortier qui cimente le cartel des cohabitants et la logique secrète de leur pacte qui s'incarne dans le slogan : « mini-campagne, mini-débat, mini-mandat, et nous ferons le minimum ». Nous sommes en 1956 !
At'chao ! |
 | |  |  | | Et moi, j'aime pas Everland, youpi! :o) |
 | |  |  | | je vous aime tous, le monde est beau, vive la fesse, j'adore les épinards, Schetter c'est du grand art, Matthieu tu pues, Il fait beau, j'adore mon ordi, youpi ! |
 | |  |  | | Ou vois tu de la frustration??? Au contraire même ;o))) |
 | |  |  | | génial, tu trouves vraiment Léon ?? Je veux bien que la haine fasse avancer le monde, m'enfin ca marche surement pour toutes les sortes de haine. Il doit y avoir un tri qui se fait quelque part...Non je maintien c'est triste de vous voir frustré comme ca !! |
 | | frads, 15.02.2002 à 23:07 | 18629 |
|  |  | | Putaaaaaaaiiiiiiiin! Faut etre trop con pour raconter ce que je raconte précédemment! Aaarrrrfff honte sur moi! |
 | | frads, 15.02.2002 à 23:05 | 18627 |
|  |  | Bordel de bordel de gnagnagna etc! Mais comment se fait-il que ce sujet existe alors qu'il y a déjà "Là où les grandes âmes malfaisantes se rencontrent???"
Arf chuis trop con bordel de bi.. jme suis laissé prendre à mon propre piège! :o) |
 | |  |  | | Mais non, c'est génial, au contraire! |
 | |  |  | | c'est triste...tant de haine |
 | |  |  | Cette licence est ethno-embryologiquement impropable.
Ils sont unicellulaires , nous sommes MTDEC.
C'est tristement deshumanisant et desesperement vrai, mon cher Glaudie.
Manu ;o/ |
 | |  |  | | Et que fais tu de la licence poétique??? (ou du moins colérique dans ce cas...) |
 | |  |  | Ne confond pas Bacterie et Mycete.
Le 1° est moins heterotrophe que le second.
On ne dit pas "bec" pour les bacteries mais phenomene d'endocytose avec Fibrae et fili chez la procaryote ( rare )ou l'eucaryote inferieure.
Manu (;oþ cher cousin ) |
 | |  |  | | Je sais bien, et alors? ça empêche pas les mycoses d'être pleines de bactéries que je sache??? A ce compte là tu pouvais aussi me dire qu'une bactérie ça n'a pas de bec!!!! |
 | |  |  | Cher Claude, la micose vient en fait d'un micro-organisme.
Mais c'est un Mycète ( un champignon) et non une bacterie.
Ca a son importance mon zami.
Manu |
 | |  |  | | J'ai horreur des gens qui veulent toujours avoir raison quand c'est moi qui ai toujours raison, et je hais les intolérants qui refusent de penser comme moi! |
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