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Thierry, 08.10.2012 à 10:07346922
Capricorne de retour dans un New York tout chamboulé, Capricorne renoue plus que jamais avec cette ambiance de pulp des débuts, et le résultat est vraiment excellent. Du divertissement intelligent et exigeant, sans être prise de tête. Et vivement la suite.
Et une Ash Grey décidément bien présente sur les couverture, deuxième où elle se retrouve seule, après une ombre de petit chapêron rouge dans le tome 13. Que nous réserve Andreas avec ce personnage ?

spirou2733, 08.10.2012 à 8:29346919
J'oubliais...

Ouais, bof. C'est pas inintéressant, mais un peu fastidieux et bien moche, quand même.

spirou2733, 08.10.2012 à 8:23346917
Je ne l'avais jamais lu et c'est maintenant chose faite. Je ne pense pas que je le lirai une deuxième fois. C'est looong et quand même un peu ennuyeux. Bon c'est pas complètement désagréable, mais bon on s'en fout un peu quand même de son histoire.



Quelque part entre Salvador Dali et Tex Avery. Barré comme il faut avec un dessin superbe.




Pas mal. J’aime bien cette idée d'avoir mélangé S.F. et histoire Samouraï. J'aime bien le dessin (surtout dans les deux premiers chapitres) et le découpage (souvent superbe). Ça se fini un peu en quenouille quand même et ce n'est pas toujours très facile à suivre.



Je ne sais pas lequel est le plus fautif entre Moebius, Annestay ou Taniguchi (sans doute les trois), mais c'est franchement pas très brillant. Pourtant l'idée de départ ne semble peut-être pas si mauvaise (on ne le saura sans doute jamais), mais c'est bourré de clichés. On ne sait pas pourquoi les personnages sont là où ils sont et ce qu'ils veulent. Les idées sont posées, mais jamais développées.

Aba Sourdi, 06.10.2012 à 14:03346910
Docteur C :
Aba Sourdi :
Personnellement tout ce que je lui reproche c'est donc de refaire toujours la même chose depuis des années, ce qu'il avait judicieusement prévu dans "Désoeuvré" mais contrairement à lui je ne pense pas que ce soit une fatalité, c'est réservé à mon sens aux auteurs ayant une faiblesse littéraire plutôt que stylistique (un style ce sera toujours plus facile à dompter, on peut faire le malin, mais un langage sclérosé ça par contre ça ne pardonne pas, c'est ancré dans l'être).


Drapé dans ma superbe de prince de l'underground post-punk, je m'interroge : qu'est-ce que tu entends par "style"? Puisqu'on peut bien considérer que le style serait précisément un langage sclérosé qui s'ancre dans l'être : répétition des mêmes signes, avancer chargé de plus en plus de signes distinctifs, d'une pratique qui devient sclérosée de vouloir marquer son ipséité par ces signes répétés.

J'ai l'impression que tes énoncés se mordent la queue mais grincheux que je suis, il est possible que je fasse fausse route. Tu pourras peut-être m'éclairer.

J'avoue que là j'étais en mode purement et bassement "BD à papa", j'ai séparé le dessin de la langue écrite. La pratique sclérosée de Trondheim ne vient pas de son style graphique passe-partout mais de sa piètre inventivité littéraire, je ne voulais dire que ça. C'est sûr que c'est une dichotomie réactionnaire mais ça colle à la théorie de "Désoeuvré" qui ne prenait comme exemples que des auteurs industriels. Dans mon souvenir, il citait Schulz comme exception qui confirmait la règle (le seul auteur qui avait fait toute sa vie la même chose mais avec toujours le même brio) et comme par hasard c'est un vrai écrivain, cela vient donc corroborer ma propre thèse, chic.

Quand je cherche d'autres auteurs qui ont bien vieilli et qui se sont montrés au fil des années toujours aussi passionnants, je ne vois que des gens qui ont des problématiques langagières très fortes : Fred, F'Murr, Brétécher, Gébé (qui sans le méchant crabe serait encore aujourd'hui une bonne raison de lire Charlie, j'en suis sûr)... Bref, ce bon vieux travail sur les mots me semble essentiel en BD, chose pas assez souvent notée à mon sens. Trondheim a choisi la voie des vannes clinquantes et potaches, c'est son droit mais l'Histoire jugera.

Docteur C, 06.10.2012 à 10:33346909
Aba Sourdi :
Personnellement tout ce que je lui reproche c'est donc de refaire toujours la même chose depuis des années, ce qu'il avait judicieusement prévu dans "Désoeuvré" mais contrairement à lui je ne pense pas que ce soit une fatalité, c'est réservé à mon sens aux auteurs ayant une faiblesse littéraire plutôt que stylistique (un style ce sera toujours plus facile à dompter, on peut faire le malin, mais un langage sclérosé ça par contre ça ne pardonne pas, c'est ancré dans l'être).


Drapé dans ma superbe de prince de l'underground post-punk, je m'interroge : qu'est-ce que tu entends par "style"? Puisqu'on peut bien considérer que le style serait précisément un langage sclérosé qui s'ancre dans l'être : répétition des mêmes signes, avancer chargé de plus en plus de signes distinctifs, d'une pratique qui devient sclérosée de vouloir marquer son ipséité par ces signes répétés.

J'ai l'impression que tes énoncés se mordent la queue mais grincheux que je suis, il est possible que je fasse fausse route. Tu pourras peut-être m'éclairer.

Aba Sourdi, 06.10.2012 à 9:13346908
NDZ :
Pourquoi j'accroche bien à cette série qui vise plutôt un public jeunes/ados (si on s'en tient au fait que la série est prépubliée dans Spirou)? J'ai bien des éléments de réponse, mais ça ne convaincra surtout pas les grincheux, les princes de l'esthétique post-punk underground qui préféreront toujours le Lewis non-vendu de La poule et la pétanque. On a quoi en fait? Quasi du Lanfeust... oui mais non. Dans RalphAzham on a des persos qui font souvent n'importe quoi de leur pouvoir, suivant leurs envies, de manière souvent irréfléchie voire enfantine. On est face à des héros de HF qui s'amusent du monde de la HF dans lequel ils sont plongés ; de ses outrances, de ses incohérences. On a une violence inouïe (je n'ai jamais vu pleuvoir les cadavres de manière aussi drôle et aussi désinvolte dans une telle série) et on a un rythme qui cassent complètement le schéma classique de la quête au long cours. Si le héros doit entrer dans une place forte et tuer 600 soldats sur-entraînés, il le fait en deux pages. Oui, Trondheim passe son temps ici à nous annoncer des choses (teasing habile) mais à les régler en deux pages où à les mettre de côté parce que "ça n'aurait pas été si drôle, en fait..." On se laisse guider par une espèce de folie trépidente du n'importe quoi, où le feuilleton prend tout son sens : les rebondissements, les vannes à deux balles tombant en fin de planche valent souvent plus que le fil général de l'histoire. Quelle histoire ?

Ce qui est drôle c'est que tout ce que tu décris là ce n'est rien de plus que ce que fait Trondheim depuis ses débuts de raconteur, depuis "Les carottes". Personnellement tout ce que je lui reproche c'est donc de refaire toujours la même chose depuis des années, ce qu'il avait judicieusement prévu dans "Désoeuvré" mais contrairement à lui je ne pense pas que ce soit une fatalité, c'est réservé à mon sens aux auteurs ayant une faiblesse littéraire plutôt que stylistique (un style ce sera toujours plus facile à dompter, on peut faire le malin, mais un langage sclérosé ça par contre ça ne pardonne pas, c'est ancré dans l'être).

NDZ, 05.10.2012 à 23:21346907
Pourquoi j'accroche bien à cette série qui vise plutôt un public jeunes/ados (si on s'en tient au fait que la série est prépubliée dans Spirou)? J'ai bien des éléments de réponse, mais ça ne convaincra surtout pas les grincheux, les princes de l'esthétique post-punk underground qui préféreront toujours le Lewis non-vendu de La poule et la pétanque. On a quoi en fait? Quasi du Lanfeust... oui mais non. Dans RalphAzham on a des persos qui font souvent n'importe quoi de leur pouvoir, suivant leurs envies, de manière souvent irréfléchie voire enfantine. On est face à des héros de HF qui s'amusent du monde de la HF dans lequel ils sont plongés ; de ses outrances, de ses incohérences. On a une violence inouïe (je n'ai jamais vu pleuvoir les cadavres de manière aussi drôle et aussi désinvolte dans une telle série) et on a un rythme qui cassent complètement le schéma classique de la quête au long cours. Si le héros doit entrer dans une place forte et tuer 600 soldats sur-entraînés, il le fait en deux pages. Oui, Trondheim passe son temps ici à nous annoncer des choses (teasing habile) mais à les régler en deux pages où à les mettre de côté parce que "ça n'aurait pas été si drôle, en fait..." On se laisse guider par une espèce de folie trépidente du n'importe quoi, où le feuilleton prend tout son sens : les rebondissements, les vannes à deux balles tombant en fin de planche valent souvent plus que le fil général de l'histoire. Quelle histoire ?

Glotz, 04.10.2012 à 23:01346881
Ça peut être un bon moyen d'apprendre l'anglais :)

Aba Sourdi, 04.10.2012 à 21:09346876
Moi :
Des infos sur une traduction française ?

Je plussoie.

Glotz, 04.10.2012 à 20:11346875
rusty brown :
Il y a effectivement les pages parues dans l'Acme novelty library, dans le New York Times, dans le New Yorker et une bonne centaine de pages inédites (260 pages en tout).

Ok, j'achète alors :)

Moi, 04.10.2012 à 19:53346874
Des infos sur une traduction française ?

rusty brown, 04.10.2012 à 18:18346870
Glotz :
rusty brown :


Lecture achevée hier soir. Je n'ajouterai pas de superlatifs à ceux que l'on lit ces jours ci dans la presse anglo-saxonne sur le nouveau magnum opus de Chris Ware.

Demi-spoiler : ceux qui ont lu Feu Pale de Nabokov saisiront certainement une dimension supplémentaire de l'ouvrage qui risque d'échapper aux autres...

C'est un recueil des histoires parues dans l'Acme Novelty Library ou il y a de nouvelles histoires ?


Il y a effectivement les pages parues dans l'Acme novelty library, dans le New York Times, dans le New Yorker et une bonne centaine de pages inédites (260 pages en tout).

Glotz, 04.10.2012 à 16:07346867
rusty brown :


Lecture achevée hier soir. Je n'ajouterai pas de superlatifs à ceux que l'on lit ces jours ci dans la presse anglo-saxonne sur le nouveau magnum opus de Chris Ware.

Demi-spoiler : ceux qui ont lu Feu Pale de Nabokov saisiront certainement une dimension supplémentaire de l'ouvrage qui risque d'échapper aux autres...

C'est un recueil des histoires parues dans l'Acme Novelty Library ou il y a de nouvelles histoires ?

wandrille, 04.10.2012 à 15:30346866
zewed :

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)


J'ai trouvé ça très chouette... La part des uns et des autres est d'ailleurs très étrange à faire. Visiblement Bastien à fait les crayonnés que les autres ont encrés, ça ne marche pas toujours à fond, mais tout de même, j'étais surpris du résultat.

Et la mise en couleur est superbe.

wandrille, 04.10.2012 à 15:12346865
Charlie Brown :



Graphiquement, justement, pas de vertige. Ou alors celui qu’appelle le gouffre de la laideur. Ce livre est graphiquement et esthétiquement laid. Une sorte de degré zéro de la bande dessinée, avec des inserts de photos pourries qui végètent dans un cloaque de dessins moches.

Quant au fond (du gouffre), à part donner la trique aux rédacteurs du Monde diplomatique, je vois pas en quoi il pourrait être si éclairant, ayant été autrement mieux abordé ailleurs.


AH ! Merci ! Merci, merci, merci : un pamphlet mal branlé qui s'est vendu à des milliers d'exemplaires en surfant sur un antiaméricanisme premier degré... Le contenu est vraiment honteux, c'est tout pris par le petit bout de la lorgnette.
Erk

rusty brown, 04.10.2012 à 14:17346864


Lecture achevée hier soir. Je n'ajouterai pas de superlatifs à ceux que l'on lit ces jours ci dans la presse anglo-saxonne sur le nouveau magnum opus de Chris Ware.

Demi-spoiler : ceux qui ont lu Feu Pale de Nabokov saisiront certainement une dimension supplémentaire de l'ouvrage qui risque d'échapper aux autres...

Thierry, 04.10.2012 à 14:07346863
Mr_Switch :
C'est dans un élan corporatif que j'ai emprunté et lu ce livre. Les insectes en bande dessinée. Oui, je voulais réellement connaître cette livraison. Ca te fait peur, hein, Thierry ?

un peu, oui
mais je n'aurai pas cru que Bamboo pousse la segmentation du marché jusqu'à sortir une BD pour l'ultra-niche des entomologistes/philes lecteurs de BD

Mr_Switch, 04.10.2012 à 13:50346862
C'est dans un élan corporatif que j'ai emprunté et lu ce livre. Les insectes en bande dessinée. Oui, je voulais réellement connaître cette livraison. Ca te fait peur, hein, Thierry ?
C'est qu'il présente quelques points positifs : les auteurs n'ont pas peur des noms scientifiques et ils savent à peu près les utiliser. Et ça, c'est très très bien. D'autre part, ils ont l'audace de parler d'insectes méconnus voire peu ragoutants. Pas d'angélisme, certains gags peuvent même choquer, j'en suis sûr (voir la planche).

La bande se distingue donc par une documentation sérieuse, et plutôt bien assimilée.
Documenté et même didactique... à tel point que je crois n'avoir jamais mis autant de temps à lire un bouquin Bamboo. Autre revers de la médaille, il y est parfois difficile de savoir où s'arrête l'info et où commence le "gag". Gag entre guillemets, car celui-ci tombe parfois à plat. Pour certaines planches, je me demande même s'il est censé y en avoir un.
Le dessin, enfin, est du tonneau Bamboo. Un dessin commun qui se rehaussera pas le bouquin.
Dernier point étrange, certaines planches se terminent par une fiche d'identité de l'insecte présenté. Et d'autres non. Et la logique de la chose m'échappe.

Pour ma part, les points négatifs plombent trop l'ensemble pour que je considère ma lecture agréable. Néanmoins, c'est sans doute un bouquin que j'aurais pu acheter à mes enfants (certes, je n'en ai pas encore) car j'aurais moi-même sans doute rêver devant, si j'avais 20-25 ans de moins.

Charlie Brown, 04.10.2012 à 10:18346857
longg :

Enfin, c'est un livre de toilettes, je crois que ça reste une bonne façon de l'aborder ; on me fait souvent cette remarque, qui me ravit tout à fait.


Ah oui tiens, c'est pas mal ça. Je souscris. :o)


Anoeta :
Charlie Brown :

F’murr président !

(Tiens, ça me fait penser qu’il va falloir recommencer le lobbying pro-F’murr annuel, puisque Angoulême ne veut toujours rien entendre...)



Inutile, pour nous c'est fait depuis 2010. Tu comptes 4 ans de décalage comme pour Spiegelman ça nous amène en 2014 pour Angoulême. Encore un an à tenir.


Exact. J'avais oublié ce facteur prémonitoire...
M'enfin un peu de lobbying au cas où des Angoumoisins passeraient par Bulledair, ça peut pas faire de mal... :o)


Mael :

Après si tu as aimé lire ces albums, cela éveillera peut-être qqchose chez toi, tu aimeras sans doute plus que moi, mais dans mon cas ce qui s'est révélé le plus intéressant reste la préface.


Je n'ai lu que La boîte noire quand j'étais gamin, mais sait-on jamais, effectivement...
Et merci pour ta réponse.

Mael, 03.10.2012 à 22:07346854
Charlie Brown :
Mais je t'en dirais plus quand je l'aurais épluché... Sans compter que ce volume est agrémenté de quelques petits récits complets qui pourraient peut-être me plaire, si ça tombe. Comme tu n'en parles pas dans ton article, je voulais savoir s'ils ont quelqu'intérêt, ces bonus.


Il y a peu de récit bonus, un morceau avorté d'une aventure (intéressant mais pas meilleur), une courte BD sur les Diskies (une autre série de Broca) et deux récits courts récits scénarisés par de Kuyssche. J'en touche en fait mot dans mon texte, de manière certes lapidaire "Pour ne pas l’aider, les scénarios de De Kuyssche (alors rédacteur en chef de Spirou) sont franchement insipides." Il n'y a pas vraiment plus à dire si ce n'est que le premier récit ("La Fantacoptère solaire") n'est pas génial mais pas nul, alors qu'"Allez Champignac", trèèèèèèèèèèèèèès long récit court est vraiment affligeant, et est d'ailleurs connu comme tel chez les amateurs de Spirou.

Après si tu as aimé lire ces albums, cela éveillera peut-être qqchose chez toi, tu aimeras sans doute plus que moi, mais dans mon cas ce qui s'est révélé le plus intéressant reste la préface.

(pour le coup j'en touche mot dans mon texte)

Anoeta, 03.10.2012 à 17:54346851
Charlie Brown :

F’murr président !

(Tiens, ça me fait penser qu’il va falloir recommencer le lobbying pro-F’murr annuel, puisque Angoulême ne veut toujours rien entendre...)



Inutile, pour nous c'est fait depuis 2010. Tu comptes 4 ans de décalage comme pour Spiegelman ça nous amène en 2014 pour Angoulême. Encore un an à tenir.

longg, 03.10.2012 à 17:41346850
THYUIG :

En fait ça se résume à : la bonnasse pleine de fesses et de nichons ==> souvent une salope, et celle moins caractérisé physiquement ==> la sensible et sensée, un peu la femme rêvée.

J'avais pas lu cette discussion non plus.
Vous êtes chiants, quoi ! C'est HYPER dur a dessiner une femme, au cas ou personne ne serait au courant. Moi je sais que les dessiner très mal faites, mais ça correspond pas du tout à ce que je voudrais que les femmes soient, je vous assure. Donc ouais, j'ai le choix entre la mémé facile à dessiner ou la nana avec des cheveux longs et des seins, pour qu'on comprenne que c'est bien une femme.
Je pourrais reprendre des cours de dessins hein, mais j'ai pas le temps.

longg, 03.10.2012 à 17:32346849
Mr_Switch :
J'ai mis du temps à lire ce livre. Je ne savais pas trop comment l'attaquer.
Elle donne faim. Son pari est gagné.

Sur la forme, son côté chimérique pose parfois un peu problème. Ce n'est pas un livre de recettes, ou plutôt ce n'est pas que ça. On ne l'ouvre pas à telle page pour la première fois, juste le jour où l'on veut faire telle recette.
C'est aussi un livre que l'on lit de A à Z. Avec parfois des agencements assez bizarres : la planche sur les cerises dans l'arbre est intercalée entre 2 histoires de poissons que l'on pourrait croire se suivant. Ca gache un peu le plaisir, sur le moment, de la page sur les cerises (y'a une erreur d'impression ou quoi ?) et de la deuxième histoire de poissons (ça se suivait ou pas, en fait ?).


Certaines pages de recettes ou d'anecdotes finissent en queue de poisson si l'on lit de A à Z. Alors que ça ne fait pas cet effet si l'on lit via l'index.

Acheterais-je un second tome d'ABAM ? Peut-être mais sans doute pas un troisième, à moins d'un thème super accrocheur !

Bref, une très bonne lecture. Une mise en page réfléchie mais pas tjs facile à suivre.


Vous vous en foutez mais c'est aussi la dernière bande dessinée que ma grand-mère ait feuilletée...


J'avais pas vu cette critique / chronique, merci de me l'avoir signalé !

Pour l'ordre des pages, point d'erreurs : tout ceci a été pensé (et notamment, intercaler des repos entre les histoires qui se suivent) comme une sorte de scénario avec des concepts qui s'emboitent. On a pu se tromper ceci dit, avec l'éditeur.
Ce n'est pas un livre de recette, c'est bien vu. Et on ne sait pas trop comment l'attaquer ni ou le ranger (cuisine ou bibliothèque? Et en librairie?), c'est voulu.

Pour ce qui est d'acheter ou pas les volumes suivants, on fait juste le pari avec Gallimard de faire de beaux albums individuels (le volume 2 qui arrive en novembre contiendra quelques clins d’œils au volume 1 mais assez peu). Donc la question se résume juste à savoir si on a envie d'acheter mon prochain album dans l'absolu, ou pas.
Comme le soulignait Charlie Brown, c'est dans la continuité de mon travail chez Vertige Graphic, je suis à peine déguisé en cuisinier.
Enfin, c'est un livre de toilettes, je crois que ça reste une bonne façon de l'aborder ; on me fait souvent cette remarque, qui me ravit tout à fait.

Condoléances pour ta grand mère.

Charlie Brown, 03.10.2012 à 14:59346845




C’est plus que la réédition de ça :





Vu que l’édition Futuropolis ne comptait que 22 planches à l’italienne alors que là, y’en 4 fois plus ! Et c’est tant mieux. Parce que si j’avais dû me contenter des 22 premières planches, je serais resté sur ma faim.
F’murr revisite la légende de Robin des Bois à la sauce génie-des-alpages, moutons en prime (on n’en sort pas), et c’est très con. Donc, très bien.

F’murr président !

(Tiens, ça me fait penser qu’il va falloir recommencer le lobbying pro-F’murr annuel, puisque Angoulême ne veut toujours rien entendre...)



Mael :
Une lecture sur Bodoï.


Je gardais un bon souvenir de La boîte noire que mon frangin avait à la maison quand on était gamin. Je l'ai relu il y a quelques années et je n'avais pas été totalement déçu.
Cela dit, je n'étais pas parti pour acheter ce volume de l'intégrale. Or, on me l'a offert tantôt, et je finirai bien m'y plonger. :o)
Ce que tu en dis est intéressant et, au vu de tes bullenotes sur les 3 volumes ici présentés, je pense que je les apprécierai tout de même plus que toi, ces bouquins... (quoique... J'ai beau être un des rares défenseurs de Cauvin, à défaut d'être un véritable admirateur inconditionnel, il est possible que les 2 volumes que je ne connais pas soit vraiment mauvais, même si j'aime bien les titres : La ceinture du grand froid et Les faiseurs de silence, ça pète bien quand même, je trouve).
Mais je t'en dirais plus quand je l'aurais épluché... Sans compter que ce volume est agrémenté de quelques petits récits complets qui pourraient peut-être me plaire, si ça tombe. Comme tu n'en parles pas dans ton article, je voulais savoir s'ils ont quelqu'intérêt, ces bonus.

Mael, 02.10.2012 à 12:14346821
Une lecture sur Bodoï.

longg, 01.10.2012 à 13:15346787
NDZ :
C'est bon et con comme du Bouzard, du Frissen ou du Larcenet (Fluide). Un complément indispensable à qui a récemment aimé les odes à la série Z que sont Lorna ou Cinérama.


Marrant, j'ai préféré Rosco !

NDZ, 30.09.2012 à 10:19346763
Aba Sourdi :
NDZ :
C'est bon et con comme du Bouzard, du Frissen ou du Larcenet (Fluide).

Houla, autrement dit le cauchemar absolu !!! Toi tu sais comment faire fuir certains lecteurs !


La référence la plus évidente est le Troy McClure de Groening mais il est vrai, en terme d'humour fin et racé dans la BD SF, c'est indiscutable, rien ne vaut un Leo ou un Bourgeon (si tu trouves plus fréquentable de rire à des nanards très premier degré).

Aba Sourdi, 29.09.2012 à 20:45346759
NDZ :
C'est bon et con comme du Bouzard, du Frissen ou du Larcenet (Fluide).

Houla, autrement dit le cauchemar absolu !!! Toi tu sais comment faire fuir certains lecteurs !

NDZ, 29.09.2012 à 16:39346755
C'est bon et con comme du Bouzard, du Frissen ou du Larcenet (Fluide). Un complément indispensable à qui a récemment aimé les odes à la série Z que sont Lorna ou Cinérama.

e m, 29.09.2012 à 10:33346752
Le Janitor #2...
L'histoire ne m'a pas spécialement emballé, le scénario fait assez souvent dans la facilité avec des grosses ficelles.
Je suis bon public, en général ça ne me dérange pas trop. Par contre la moitiés des bulles remplies avec cette typo horriblement minuscule qui bousille les yeux... Là ça ne passe pas. (l'éditeur aurait dû fournir une loupe)
1 confession

Charlie Brown, 28.09.2012 à 15:31346737




Oh la la la la ! Comment Vertige Graphic a-t-il pu tomber aussi bas ?
Graphiquement, justement, pas de vertige. Ou alors celui qu’appelle le gouffre de la laideur. Ce livre est graphiquement et esthétiquement laid. Une sorte de degré zéro de la bande dessinée, avec des inserts de photos pourries qui végètent dans un cloaque de dessins moches.
Degré zéro de la narration aussi. Howard Zinn est représenté en train de monologuer, de soliloquer, de pontifier, d’asséner... au milieu de ce cloaque illustratif.
Soporifique. Quelle purge ! Ça tombe des mains avant la fin du premier chapitre (et y’en a des tonnes, de chapitres !). D’ailleurs, c’est pas dur, je rédige ces lignes alors que j’ai même pas attaqué le chapitre deux.
Quant au fond (du gouffre), à part donner la trique aux rédacteurs du Monde diplomatique, je vois pas en quoi il pourrait être si éclairant, ayant été autrement mieux abordé ailleurs. "Un regard nouveau sur l’histoire des Etats-Unis" (sic !), dixit la quatrième de couverture, "Cette vision populaire de l’histoire vient bousculer de manière salutaire les versions officielles et consensuelles, et souffle un vent optimiste de liberté d’expression retrouvée." (re-sic ! et sans rire !). Rien que ça.
Finalement, on peut dire que ça m’a donné le vertige en plus de la nausée, et je vais en rester là (oui, je refuse d’attaquer le chapitre deux, j’ai un tas de vrais livres intéressants qui attendent que je les empoigne...). Bon, peut-être que le bouquin de Zinn fut novateur à son époque, et peut-être même est-il intéressant à lire pour une oeuvre apparemment très engagée, partisane, orientée voire manichéenne, mais cette adaptation BD est une véritable catastrophe et ne donne pas envie de lire Howard Zinn.

Pierre, 26.09.2012 à 23:30346694
spirou2733 :
Mouais chez Moebius, pour moi on est toujours dans une représentation fantasmée, même s'il y a plusieurs types comme vous le dites (maternelle, androgyne, moche, Claudine Giraud).
Parmi les rares qui représentent les femmes telles qu'elles sont, je pense plutôt à Dodier.


En fait je pensais plus aux illustrations qu'à ses personnages de bande dessinée. Et cette variété dont je parle vient sans doute du fait qu'il travaillait d'après photo. Cette image notamment, m'a troublé (et me trouble encore):


Isaac, 24.09.2012 à 17:58346628
chrisB :
longg :




Très bel exercice de style, je reste ultra fan de Jason Shiga (et comme le souligne Mc Cloud : crazy + genius = Shiga)


Ouais bien fendard, je suis pas encore passé par l'ensemble des fils narratifs mais j'y travaille


Ça donne envie !

chrisB, 24.09.2012 à 16:02346625
longg :




Très bel exercice de style, je reste ultra fan de Jason Shiga (et comme le souligne Mc Cloud : crazy + genius = Shiga)


Ouais bien fendard, je suis pas encore passé par l'ensemble des fils narratifs mais j'y travaille

longg, 24.09.2012 à 14:30346620




Très bel exercice de style, je reste ultra fan de Jason Shiga (et comme le souligne Mc Cloud : crazy + genius = Shiga)

Mr_Switch, 24.09.2012 à 13:42346619
Ta conclusion m'a bien amusé ;)

Mael, 24.09.2012 à 13:17346618
Voici presque dix ans que José Roosevelt a fait le choix de s'occuper lui-même de l’édition de ses travaux. S’il l’a d'abord fait en parallèle avec ses publications à La Boîte à bulle (souvent en co-édition avec son label), il est maintenant seul pour éditer ses albums. Sans doute peut-on voir là le choix d'un auteur à l'univers marqué, qui souhaitait pouvoir publier ses livres comme il les imaginait. Le résultat ? De magnifiques albums souples dans un grand format, au plus proche du travail du dessinateur.

En effet, ici c'est le dessin qui frappe en premier. Mis en valeur par la reproduction majestueuse et la simple taille de l'objet, il happe aussitôt, et plonge le lecteur dans le monde de Roosevelt, emprunt de surréalisme et d'amour du beau trait. Roosevelt est un auteur intéressant en ce qu'il prouve que l'on peut faire une bande dessinée alternative avec un univers fantastique et un dessin répondant aux critères académiques, tant que l'on utilise ce talent pour faire des choses qui, elles, n'ont rien d'académiques. Car si le dessin est magnifique, ce sont avant tout les scénarios complexes et admirablement construits, ainsi que la cohérence globale de l'univers créé qui retiennent l'attention.

CE est le grand œuvre de José Roosevelt, ce cinquième volume sera suivi de huit autres, au rythme d'un par an. Autant dire qu'il est encore impossible de juger l'ensemble, mais on en a assez pour se forger une idée de ce qui est en train de se construire. Difficile à résumer, disons que l'on suit un personnage identique mais semblant avoir deux passés et espaces différents (selon les volumes). L'une de ces incarnation a réussi à s'enfuir d'un univers hyper-médicalisé accompagné d'une sorte de prototype de femme, qui a oubliée son existence biologique jusqu'à ne plus savoir comment se nourrir ou utiliser ses organes, à qui il va petit à petit réapprendre l'humanité. L'autre incarnation est un immortel, sorte de « grand technicien » d'une administration futuriste, qui a la particularité d'être le seul d'entre tous à rêver. Perturbé par cette chose étrange qui le poursuit, il s'enfoncera dans les bas-fonds de la ville-mère qu'il servait jusqu'alors, accédant ainsi dans une Cité secrète à l'art, au subconscient et à l'altérité.

Le tome 5 suit la seconde incarnation dans sa découverte de la Cité souterraine et de sa reine, Victoria, avec laquelle il ressent tant d'affinités. Si l'on regrette la typographie qui casse un peu le dessin, mais à le mérite d'être sobre, et les envolées littéraires parfois laborieuses ou trop pleines de références, on ne peut cependant qu'admirer l'intégrité et la qualité de ce travail, qui se digère finalement assez bien. Un monde se créé sous nos yeux et tient la distance, sans être la copie d'un énième blockbuster. Au contraire, c'est quelque chose de totalement neuf qui pousse là, sous le regard bienveillant du dessinateur-scénariste-éditeur démiurge. Un tout-puissant de génie existe bien dans le monde de Ce, il s'appelle José Roosevelt et ses créatures ont bien de la chance.

THYUIG, 24.09.2012 à 8:51346607
spirou2733 :
Mouais chez Moebius, pour moi on est toujours dans une représentation fantasmée, même s'il y a plusieurs types comme vous le dites (maternelle, androgyne, moche, Claudine Giraud).
Parmi les rares qui représentent les femmes telles qu'elles sont, je pense plutôt à Dodier.

Chez Frederik peeters aussi, tu trouves des femmes normales.

spirou2733, 24.09.2012 à 8:40346606
Mouais chez Moebius, pour moi on est toujours dans une représentation fantasmée, même s'il y a plusieurs types comme vous le dites (maternelle, androgyne, moche, Claudine Giraud).
Parmi les rares qui représentent les femmes telles qu'elles sont, je pense plutôt à Dodier.

wandrille, 23.09.2012 à 11:50346602
Pierre :
Pierre :


Le dessinateur de bande dessinée ne dessine pas les femmes telles qu'elles sont mais telles qu'il voudrait qu'elles soient. Ca se vérifie à peu près chez tous, sauf Moebius ...


On pourrait citer Fabrice Neaud ou Pochep, comme exception, mais je ne sais pas si ça compte.

joolien, 22.09.2012 à 11:11346595
chrisB :
zewed :

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)


En phase j'ai trouvé ça bidon de bout en bout, pas que l'on se fasse chier plus que ça, mais c'est vide.

Ps:Bastien pkoi des gros seins partout, tout le temps ?


Mais pas du tout, il n'y a que la blonde qui a des gros seins. La brune en a des très menus, et la rousse des tout à fait classiques !

THYUIG, 22.09.2012 à 7:40346593
ibnalrabin :
Pierre :


Le dessinateur de bande dessinée ne dessine pas les femmes telles qu'elles sont mais telles qu'il voudrait qu'elles soient. Ca se vérifie à peu près chez tous, sauf Moebius ...


Y a pas que Mœbius, Baladi est un meilleur exemple à mon avis (mais nettement moins connu).


Tout à fait !

lanjingling, 22.09.2012 à 3:28346591
Pierre :
En fait Duchazeau creuse depuis quelques années le même sillon dans un terreau qui m'est cher (la musique populaire américaine des années vingt/trente)
Comme le réactionnaire Crumb ? (et le réactionnaire Sfar, qui a la même fascination mais vers la mer Noire)

ibnalrabin, 22.09.2012 à 1:27346590
Pierre :


Le dessinateur de bande dessinée ne dessine pas les femmes telles qu'elles sont mais telles qu'il voudrait qu'elles soient. Ca se vérifie à peu près chez tous, sauf Moebius ...


Y a pas que Mœbius, Baladi est un meilleur exemple à mon avis (mais nettement moins connu).

Pierre, 21.09.2012 à 22:02346588
Tu as raison, c'est tout à fait ça ! Quoique la nana à gros seins chez lui n'est pas toujours une salope, mais parfois une image maternelle, réconfortante et régressive, avec son lolo plein de lait ...

THYUIG, 21.09.2012 à 21:54346587
Pierre :
Thierry :
chrisB :
zewed :

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)


En phase j'ai trouvé ça bidon de bout en bout, pas que l'on se fasse chier plus que ça, mais c'est vide.

Ps:Bastien pkoi des gros seins partout, tout le temps ?

voilà le genre de question que l'on pourrait aussi poser à Marini, ou pourquoi Bourgeon dessine toujours ses femmes en position scabreuse


Le dessinateur de bande dessinée ne dessine pas les femmes telles qu'elles sont mais telles qu'il voudrait qu'elles soient. Ca se vérifie à peu près chez tous, sauf Moebius dont la représentation des femmes présente une diversité de visages, de seins et de culs particulièrement notable. C'est amusant comme il y a là-dedans quelque chose qui dénote une attitude profondément immature et qui nuit incidemment au sérieux qu'on prête à la bande dessinée dans les milieux autorisés.


Sans connaître tout de l'oeuvre de Moebius - j'en suis bien loin-, il y a quand même chez lui ceertains archétypes. Engros il y a la nana un peu garce mais qui correspond assez bien à l'image de la femme trnsmise par la BD, et la femme qu'il aime davantage, celle de Edéna notament. Plus androgyne tout en étant furieusement séxuel dans ce qu'elle dégage.
Mais oui, il déssine bien des types de femmes différents.
En fait ça se résume à : la bonnasse pleine de fesses et de nichons ==> souvent une salope, et celle moins caractérisé physiquement ==> la sensible et sensée, un peu la femme rêvée.

Pierre, 21.09.2012 à 21:11346585
Thierry :
chrisB :
zewed :

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)


En phase j'ai trouvé ça bidon de bout en bout, pas que l'on se fasse chier plus que ça, mais c'est vide.

Ps:Bastien pkoi des gros seins partout, tout le temps ?

voilà le genre de question que l'on pourrait aussi poser à Marini, ou pourquoi Bourgeon dessine toujours ses femmes en position scabreuse


Le dessinateur de bande dessinée ne dessine pas les femmes telles qu'elles sont mais telles qu'il voudrait qu'elles soient. Ca se vérifie à peu près chez tous, sauf Moebius dont la représentation des femmes présente une diversité de visages, de seins et de culs particulièrement notable. C'est amusant comme il y a là-dedans quelque chose qui dénote une attitude profondément immature et qui nuit incidemment au sérieux qu'on prête à la bande dessinée dans les milieux autorisés.

Pierre, 21.09.2012 à 20:14346583
Charlie Brown :

J'avais tellement été déçu par Meteor Slim, jamais en mesure de nous faire toucher du doigt l'âme du blues, que j'y allais presque à reculons, dans ce Lomax. Alors bon, je ne suis pas plus enthousiaste, mais je le trouve un poil meilleur. Peut-être est-ce dû au fait que l'angle de vue principal est cette fois porté par des techniciens, a priori plus "distants" par rapport au coeur de la matière, et non par des musiciens... M'enfin c'est quand même gênant que Duchazeau n'arrive jamais à faire ressentir la passion d'êtres passionnés.
Reste le dessin, certes, mais ce manque de profondeur, cette passion non communicative et, finalement, ce manque d'intérêt qui fait qu'on reste toujours largement sur sa faim, c'est quand même rageant, non ?


Voilà qui confirme tout mes préjugés sur cet album. En fait Duchazeau creuse depuis quelques années le même sillon dans un terreau qui m'est cher (la musique populaire américaine des années vingt/trente), ce qui au vu des résultats, me rend intraitable à son sujet (d'autant que son dessin est franchement bidon -il décalque paresseusement de vieilles photos consultables sur le site de la Library of Congress. Une esbroufe à la Rebetiko -dont le nom de l'auteur m'échappe).

ingweil, 21.09.2012 à 14:08346568
Charlie Brown :
J'avais tellement été déçu par Meteor Slim, jamais en mesure de nous faire toucher du doigt l'âme du blues, que j'y allais presque à reculons, dans ce Lomax.

Ah, dans mon souvenir, Meteor Slim est un excellent album. Faudra que je le relise. Bon c'est sûr chez Duchazeau, c'est surtout le dessin qu'on retient (mâtin ! quelle splendeur !), mais je te trouve bien sévère sur l'histoire.

ingweil, 21.09.2012 à 12:01346565
Très bien ça. Une narration que je ne connaissais pas de Trondheim, un dessin où on attendait bien Bonhomme. Quelques bémols sur le personnage de Drinkwater qui ne m'a pas semblé totalement maîtrisé de bout en bout, non plus que les aventures qui lui adviennent (c'est parfois un peu gros), mais le cadre est bien mené, une lecture parfois terrible de la vie au Texas, parfois drôle (enfin moi des passages m'ont fait rire). Globalement un très bon album.

Charlie Brown, 18.09.2012 à 16:15346521
SydN :
Graphisme original et cohérent, narration impeccable à la fois contemplative et dynamique, univers décalé, histoire on ne peut plus classique mais dont le contexte (l'univers et les personnages) lui apporte un nouveau souffle... Bon, c'est bien, ok, mais ça manque un peu de profondeur tout ça. Cà se lit bien, très bien même, mais ce n'est pas un livre qui nous préoccupe après sa fermeture...

3 bonnets de bain.


Pareil.

J'ajouterais juste que l'intérêt s'émousse vraiment après que la clé a été découverte et remontée à la surface. C'est dommage, parce qu'avant ça, c'était très chouette.







J'avais tellement été déçu par Meteor Slim, jamais en mesure de nous faire toucher du doigt l'âme du blues, que j'y allais presque à reculons, dans ce Lomax. Alors bon, je ne suis pas plus enthousiaste, mais je le trouve un poil meilleur. Peut-être est-ce dû au fait que l'angle de vue principal est cette fois porté par des techniciens, a priori plus "distants" par rapport au coeur de la matière, et non par des musiciens... M'enfin c'est quand même gênant que Duchazeau n'arrive jamais à faire ressentir la passion d'êtres passionnés.
Reste le dessin, certes, mais ce manque de profondeur, cette passion non communicative et, finalement, ce manque d'intérêt qui fait qu'on reste toujours largement sur sa faim, c'est quand même rageant, non ?

zewed, 18.09.2012 à 15:49346520
Merci !

Et curieusement je suis pas en total désaccord avec toi. Mais chez moi, la mayonnaise n'a pas prise.

Gantois, 18.09.2012 à 15:22346519
je rajouterais que les polars fait par ce genre d'auteurs sont plutôt rares, et c’est une bonne chose qu’ils s’y mettent.

Gantois, 18.09.2012 à 15:08346518
zewed :

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)



Moi, j’ai trouvé ce livre plutôt plaisant. Même si c’est bourré de clichés et dépourvu de recherches narratives, le ritme est si puissant qu’il rend l’histoire captivante et entretient le suspense jusqu’au bout (un peu comme un film d’action de Verneuil).
Aussi bien Vivès que Ruppert & Mulot utilisent des éléments (tics ou trouvailles) de leurs livres précédents, et en même temps ce n’est pas l’aboutissement de leurs parcours. Je considère ce livre comme un défi (et surement une partie de plaisir) pour ses auteurs, qui prouvent qu’ils sont capables de faire autre chose, et qui peut-être (pour R&M) les fera connaître d’un plus large public.
Pour ma part, j’ai passé un agréable moment de lecture, et puis j’aime les ambiances de musées et les femmes aux gros et petits seins.

NDZ, 18.09.2012 à 15:03346517
Super critique dans un gratuit ce matin... et qui note au passage de "grosses ventes". Alors là, c'est plutôt une surprise. Ca fera plaisir à Dupuis, qui a vraiment peur de lancer des trucs "risqués" (Vivès fait vendre, mais les deux lurons... mis à part Maison close) en ce moment. Même (le pauvre) Largo Winch a besoin de MyMajorCompagny ! :))

Pour ma part, même second degré, ça m'a vraiment gonflé, même si, je vais me répéter, mais certains trucs (les bras m'en tombent) sauvent le tout du désastre.

Thierry, 18.09.2012 à 14:00346516
chrisB :
zewed :

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)


En phase j'ai trouvé ça bidon de bout en bout, pas que l'on se fasse chier plus que ça, mais c'est vide.

Ps:Bastien pkoi des gros seins partout, tout le temps ?

voilà le genre de question que l'on pourrait aussi poser à Marini, ou pourquoi Bourgeon dessine toujours ses femmes en position scabreuse

chrisB, 18.09.2012 à 13:49346515
zewed :

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)


En phase j'ai trouvé ça bidon de bout en bout, pas que l'on se fasse chier plus que ça, mais c'est vide.

Ps:Bastien pkoi des gros seins partout, tout le temps ?

zewed, 16.09.2012 à 21:15346495

j'aimerais que Gantois (qui est mon référant) me dise ce qu'il à aimé dans ce livre. Parce que moi, je vois pas trop ! (hormis que Rupper et Mulot en couleur, ça claque, et ça, ça devrait devenir une habitude.)

NDZ, 15.09.2012 à 22:33346486
chrisB :
Surtout pas de coté Amélie Poulain !! où tout est trafiqué, torturé, pour cet effet vieux kitch


C'est exactement mon propos. Certains pourraient dénoncer chez Kokor de la nostalgie à deux balles, de la tendresse de pacotille, de la poésie de comptoir (comme chez Amélie niais-niais). Ce n'est pas mon avis, on s'entend. :-)

chrisB, 15.09.2012 à 14:18346485
Surtout pas de coté Amélie Poulain !! où tout est trafiqué, torturé, pour cet effet vieux kitch

NDZ, 14.09.2012 à 22:28346479
THYUIG :
chrisB :
NDZ :
Un Kokor, c'est toujours de l'or? Pour celui-ci, c'est plutôt l'argent. Le nombre de personnages d'importance est souvent crucial dans ses récits. Ici, certains on plus de carrure que d'autres, et on est souvent sur sa faim dans le développement des propos ou visions poétiques qui sont la marque de fabrique de l'auteur.


Pas mieux !!


On se perds un peu oui, mais y'a quelque chose toujours chez Kokor. Je rechigne à parler de poésie parce que c'est un peu le pretexte à rendre appréciable certaines choses bancales, mais quand même, c'est sensiblement sa poésie qui me fait apprécier kokor.
A relire pllus tard je crois.


Oui, j'écris poésie mais c'est parce que je ne trouve pas d'autre terme. Certains trouveront sûrement que l'on a chez Kokor plutôt un côté Amélie Poulain. Pour ma part, je trouve qu'il trouve parfois (cf ouvrages précédents) une certaine grâce dans son (ses) propos touchant à la spécificité de l'être humain.

THYUIG, 14.09.2012 à 21:00346477
Pour moi c'est vraiment le Baladi que j'aime, je prends beaucoup plus plaisir à le lire dans cette veine que dans sa série chez Atrabile avec benny. Pis le livre est beau à couper le souffle.

THYUIG, 14.09.2012 à 20:51346476
chrisB :
NDZ :
Un Kokor, c'est toujours de l'or? Pour celui-ci, c'est plutôt l'argent. Le nombre de personnages d'importance est souvent crucial dans ses récits. Ici, certains on plus de carrure que d'autres, et on est souvent sur sa faim dans le développement des propos ou visions poétiques qui sont la marque de fabrique de l'auteur.


Pas mieux !!


On se perds un peu oui, mais y'a quelque chose toujours chez Kokor. Je rechigne à parler de poésie parce que c'est un peu le pretexte à rendre appréciable certaines choses bancales, mais quand même, c'est sensiblement sa poésie qui me fait apprécier kokor.
A relire pllus tard je crois.

Mr_Switch, 14.09.2012 à 13:39346473
J'avais lu Sasmira, il y a maintenant près de 11 ans. Remarquez comme on parle de "Sasmira" et non "du premier tome de Sasmira".
Bref, déjà en 2001, on riait de ce tome 2 qui ne viendrait sans doute jamais. Et ce tome d'exposition devenait comme un one-shot.
De fait, j'avais lu et apprécié ce livre avec mes propres critères. On s'attache à l'héroïne, Bertille, assez mignonne pour prétendre attirer les regards tout en étant assez réaliste, de prime abord, pour être quand même moquée par sa meilleure amie. Le personnage de Sasmira, on le voit peu et on s'en fout particulièrement, je trouve.
Non, ce qui a fait que j'ai gardé un bon souvenir de ce livre, c'est l'un des ressorts scénaristiques : Bertille est myope et elle reconnait un visage sur une vieille photo car elle a l'habitude de voir floue. Ahah, on est au bord du comique involontaire. Oui bon, la taupe que je suis comprend l'idée mais quand même, tsss. Pourtant, l'idée me fait encore assez sourire pour que le livre garde une place "dans mon coeur". Voilà.


Hein quoi ? Le tome 2 ? Ah oui. Vicomte poursuit son histoire. Il a bien raison. Ce n'est franchement pas mauvais. Seulement, Sasmira, je ne l'aime pas particulièrement. Le ressort égypto-mythologique, je n'ai rien contre mais je l'avais zappé de ma mémoire concernant le tome 1.
C'est un peu bête mais, alors que le tome 1 n'est qu'un tome d'exposition (en fait sans doute grâce à ça, en réalité) et que le tome 2 n'est que le début du coeur de l'intrigue... et bien ce tome 2 me fait le même effet que le nouveau d'un nouveau cycle. Pas forcément le cycle en trop, mais le cycle dont on se fout un peu...

NDZ, 13.09.2012 à 22:18346468
Pas la grande traversée, mais une chouette traversée. Bien plus grande que celle de Ruppert, Mulot et Vivès dans les mêmes lieux.

chrisB, 13.09.2012 à 21:13346467
NDZ :
Un Kokor, c'est toujours de l'or? Pour celui-ci, c'est plutôt l'argent. Le nombre de personnages d'importance est souvent crucial dans ses récits. Ici, certains on plus de carrure que d'autres, et on est souvent sur sa faim dans le développement des propos ou visions poétiques qui sont la marque de fabrique de l'auteur.


Pas mieux !!

NDZ, 13.09.2012 à 18:13346465
Un Kokor, c'est toujours de l'or? Pour celui-ci, c'est plutôt l'argent. Le nombre de personnages d'importance est souvent crucial dans ses récits. Ici, certains on plus de carrure que d'autres, et on est souvent sur sa faim dans le développement des propos ou visions poétiques qui sont la marque de fabrique de l'auteur.

NDZ, 13.09.2012 à 17:54346463
La grande déception. Les bras m'en tombent, comme le dirait Durieux. On évite de fiasco plusieurs fois. La face cachée de Le tricheur.

Mégadéception. Heureusement qu'il y a les megabas de la mère...

Mr_Switch, 13.09.2012 à 17:21346459
Du prime jeunesse. Deux tomes, 2 fois la même histoire. On change le trésor, on change les animaux. Ce n'est pas forcément un reproche. Juste un fait. Le premier reste plus drôle, les poules étant plus ironiques et moqueuses que les castors.




Pour encore plus jeune. Mais aussi plus étrange, derrière un aspect mignon et commun.
Cela commence, Poïpoï et Tito dorment dans le même lit. Une petite dispute. Tito part, grognon. Poïpoï finit par le chercher partout. Il finit par le retrouver à la maison, il vient de faire un gâteau. Ca se finit, ils dorment dans le même lit.
Qui a un peu étudié la littérature jeunesse sait que certains éléments ne sont jamais laissés au hasard. Faire dormir 2 personnages dans un même lit n'est jamais anodin. Quel est le message ? Ce n'est pas parce que Papa et Maman se disputent parfois qu'ils vont disparaître ? C'est d'autant plus complexe que Poïpoï et Tito n'ont pas la même anatomie (l'un est humanoïde, l'autre est pacmanoïde). Remarquons enfin que les 2 personnages sont présentés comme amis. Le titre est "Ils s'aiment". Cherche-t-on une ambiguïté là où il n'y en aurait pas ? C'est toujours possible. Mais il est rare de présenter 2 simples amis s'enlacer en couverture, avec plein de p'tits coeurs.

Thierry, 10.09.2012 à 9:46346395
j'ai un peu pensé au True Grit des frères Coen en lisant cette collaboration entre Trondheim et Bonhomme. On y retrouve une foule d'archétypes et de stéréotypes du western, mais ceux-ci sont pervertis par un traitement à la fois respectueux et irrévérencieux. Parce que Texas Cowboy est un vrai western avec une intrigue qui, à défaut de sortir des sentiers battus, fonctionne au premier degré, mais dont l'humour surgit dans l'imbecilité crasse de ses personnages. D'une certaine manière, c'est le même genre de téléscopage qu'ont réalisé les frères Coen, non seulement à travers des seconds rôles loufoques (the bear man), mais aussi un personnage aussi ridicule que LaBeouf, le texas ranger joué par Matt Damon dont la fierté texane ferait passer Chuck Norris pour un socialiste séditieux, ou encore la scène du tribunal ou Cogburn se fait malmener par l'avocat. Du bon Trondheim, avec un bon Bonhomme aux pinceaux...

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