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© Amok

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Alice embrasse la lune avant qu'elle dorme
ScénarioAtak
DessinAtak
Année2000
EditeurAmok
CollectionOctave
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

Dans un Berlin cauchemardesque, d’étranges protagonistes, le Comte Chiffre ou Eot ling, croisent le chemin d’Alice. La jeune fille les attire chez elle et les décapite. Johnny, un artiste raté et névrosé, tombe amoureux d’elle. Mais n’a-t-il pas rêvé toute cette histoire ?

 

2 avis

Mael
J’ai toujours eu un faible pour Alice, vous savez la Alice de Lewis Carroll divinement transposée à l’écran par Walt Disney. Rien que la couverture de cet album m’a convaincu de l’acheter mais bon, par acquis de conscience je feuillette et là. Putain que c’est beau ! Le format aide, c’est grand et nous permet de nous plonger dans les détails foisonnants et géniaux de cet album. Le rapport avec Lewis Carroll ? Assez peu si ce n’est le personnage d’Alice et pourtant ce n'est pas malhonnête… Tout le malsain de Lewis Carroll, est transmis ici par le dessin d’Atak où Alice est une petite nymphomane que d’emmener les hommes chez elle afin de coucher avec puis de leur trancher le crane. Toutefois malgré l’apparente dégeulasserie du scénario et du dessin la quasi totalité des scènes sont suggérées et Alice tue. Un homme amoureux d’elle échappe à la mort mais aussi à d’autres étreintes et Alice tue.
Et le lecteur jubile.
L M
Un des plus beaux livres édités par Amok conte l'histoire d'une petite Alice urbaine qui assassine ses amants, en s'attardant tour à tour sur les différents protagonistes et cadavres en puissance qui l'entourent. La structure de l’histoire est savamment élaborée, façonnée par des chapitres assez courts qui suivent tour à tour chacun des personnages, et le placent souvent en narrateur.
Le matériau de base déstabilisant, brut de violence et d'étrangeté malsaine, est ainsi distillé, retravaillé, préférant une approche onirique plutôt que réaliste (il serait ridicule de décrire le livre comme une histoire de « sérial-killer »), et acquiert finalement au fil des séquences une profondeur surprenante et marquante – qui reste toutefois très inexplicable.
La manière dont le dessin fouille tout ceci, est caractéristique d’Atak : les personnages sont dessinés comme des cellules vues au microscope, leur chair est faite de micro circonvolutions – voire ce superbe dessin où un personnage s’ouvre lui-même la tête et laisse apparaître ses grouillants « méandres du cerveau », qui s’interpellent, voix qui parlent entre eux, et ne lui laissent pas de repos.
A la plume, en noir et blanc, le trait « posé », qu’on sent tracé avec patience, dompte des personnages et des formes a priori sauvages, indiquant qu’il y a là une beauté inattendue – si on assiste effectivement à des scènes violentes ou sexuelles, il serait vraiment dommage (ce serait passer à côté) de réduire ce livre à un « machin art brut ou underground » (il y aurait beaucoup à dire, de toute manière, sur cet underground « honnis a priori »). Ici, ça n’est pas punk, ça n’est guère provocateur ; mais il faut bien fouiller là où se trouve la vraie poésie ; qui saura chercher dans ces images y trouvera, même, une certaine douceur, une vraie sensibilité hors pair, souvent douloureuse, et pour tous, l’évocation d’un repli en ses propres chairs, d’une grande beauté.
Principalement édité en Allemagne où il vit, Atak est sans doute un des meilleurs dessinateurs européens, dont la puissance des travaux en bande dessinée tient pour une bonne part à un dessin qui se pose d’autres questions que de seulement « servir une histoire » ; à classer à côté de MS Bastian ou de Anke Feuchtenberger.
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