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© Dargaud

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La Bar-Mitsva
ScénarioSfar Joann
DessinSfar Joann
CouleursFindakly Brigitte
Année2002
EditeurDargaud
CollectionPoisson Pilote
SérieLe Chat du Rabbin, tome 1
autres tomes1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7
Bullenote [détail]

« Le chat du Rabbin », c'est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est « le chat du Rabbin ». Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien : « …Ça fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats ».
Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie : « c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux ».
Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya...

Autres publications:

pl. 11 dans Cent pour cent bande dessinée
pl. 9 dans Cent pour cent bande dessinée

 

3 avis

Bullejury 2002
Cet album a été sélectionné par le bullejury pour l’année 2002. Tous les membres du jury n’étaient pas forcément d’accord, mais ont jugé en majorité qu’il méritait sa place dans la liste.
"C’est à mon goût la meilleure série de Sfar, et de loin! la plus posée, la plus intelligente et certainement la plus cohérente. Cest un album intelligent qui traite d'un sujet peu abordé en bd (critique d'une religion) de façon originale! " (obion)
"Il faut reconnaître qu'il y a eu un petit phénomène autour de ce titre et qu'il constitue l'un des évènements de l'année. J'appuie "Le chat du rabbin" car cet album est intéressant d'une part, sur le plan du scénario ET du dessin, et qu'il a vraiment marqué l'année d'autre part." (everland)
"Bien entendu il y a des passages et des dialogues d’une qualité indéniable, mais les thèmes abordés se suivent les uns après les autres au fil de ses envies sans liant (surtout pour le tome 2) . Graphiquement aussi il y a des cases qui sont totalement différentes de l’ambiance ou du style de la précédente, même si la scène se déroule au même endroit.
Mais il y a aussi des moments magiques, en fait ces moments je les trouve avec la grande réussite de la série : le chat ! Alors là par ce personnage Sfar me touche et m’épate.
Le tome 2 perdant beaucoup d’intérêt par la perte de la voix de ce même chat." (crepp)

Album classé 9ème ex æquo dans la catégorie "bulledecouvertes" et "bullechouchou" dans la catégorie "bullechampion" par Obion.
Oslonovitch
Sfar m'épate (de chat )
J'avais découvert sa prose vraiment subtile, pleine d'humour, légère et poétique même dans Pétrus Barbygère. Depuis, le temps a passé et j'ai taillé à coup de serpe dans la vaste production du monsieur pour en lire quelques autres.

C'est donc au tour du "Chat du Rabbin", tome 1, "la Bar-Mitsva", un terme provenant d'un judaïsme pour lequel je nourris autant de connaissances que pour toutes les autres religions, c'est à dire à peu près autant qu'un australopithèque se retrouvant devant le vaisseau spatial de Han Solo...
Attention au premier tour de force de Sfar : pas besoin d'avoir un penchant pour la religion en général, ni pour le judaïsme en particulier, pour s'intéresser à l'histoire qu'il raconte ! Et oui, c'est donc l'histoire d'un chat, et un chat juif ou pas juif reste avant tout un chat, même s'il est doué de parole...
Avec la parole, ce bon petit matou va découvrir le mensonge, mais il va surtout révéler à son rabbin de maître qu'il est au fait du judaïsme.
Mais ce n'est pas tout ! Deuxième effet Kis-Kool ou plutôt deuxième effet Sfar : ce chat ne manque pas d'humour et ses déclarations parfois cocasses cachent toujours un fond de sérieux, une question majeure philosophique, religieuse ou tout simplement humaine, quand ce ne sont pas les trois à la fois!
Et là j'enchaîne sur le troisième effet Sfar : on découvre l'histoire en souriant, et on se cultive en souriant. A tel point que ça m'a rappellait mon enfance, quand ma maman venait me raconter une histoire avant de m'endormir... Sauf que là bien entendu, même si le ton reste léger, cette BD s'adresse sans équivoque à des adultes.

Si on résume, ça nous fait donc pour cette BD : une histoire amusante, intelligente, qui traite d'un sujet sérieux, sans complaisance, en toute simplicité, mais qui nous fait comprendre des concepts auquels on ne s'intéresse pas en général, et qui en plus, parvient à nous captiver... Arrêtez-moi si je me trompe, mais ça ressemble furieusement à de la vulgarisation philosophique ça non?

Arrêtons nous quelques instants sur le dessin, même si tout cela n'est que secondaire tant le fond du scénario est si bien fait...
Sfar ne se contente pas d'être un conteur hors pair, un dialoguiste trucculent, mais il est en plus un dessinateur original, qui produit toujours un style qui lui colle à la peau, et qu'on aime ou qu'on déteste, mais qui ne peut pas laisser indifférent, reconnaissable entre mille.
Le dessin du chat n'est pas figé, et c'est très bien vu car c'est en accord avec le mouvement, à la fois physique et mental, que vit le chat entre le début et la fin du tome. Certaines planches le montrent comme le matou qu'on connait si bien, enroulé en boule sur lui même, endormi ou ronronnant, alors que d'autres planches le montrent décharné, le regard fuyant, presque inquiétant.
Ce dessin est donc une grande réussite, il y a même un plan des toits de la ville sous un ciel très bleu, chose assez rare chez Sfar...

Bref, une BD indispensable à mes yeux, une véritable perle rare que je ne me lasserai pas de relire et de relire!
pierig
Ce premier tome nous relate la vie du chat d’un rabbin, assez opportuniste et ironique, qui se voit chamboulée suite à l’acquisition de la parole par celui-ci. Pour revoir la fille du rabbin, ce chat se tourne soudainement vers la religion juive et ses préceptes pour devenir un chat juif, même s’il n’est pas circoncis. Les dialogues ou monologues du chat, c’est selon, sont savoureux, mêlant humour et finesse tout en restant respectueux des traditions religieuses. J’ai particulièrement apprécié le passage où le chat du rabbin se trouve en tête à tête avec le rabbin du rabbin : "et moi je dis au rabbin du rabbin que je suis Dieu, qui a pris l’apparence d’un chat pour l’éprouver".
Sfar se veut un auteur complet dit de "nouvelle génération". Pourtant, j’ai beaucoup de mal avec son style graphique : Le trait est hésitant et les dessins ressemblent plus à de la gravure... Je ne dis pas que c’est mal dessiné, je n’accroche pas tout simplement !
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