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Le Lézard Noir

compl�tez cette fiche
Chroniques new-yorkaises
Sc�narioKondoh Akino
DessinKondoh Akino
Ann�e2016
EditeurLe Lézard Noir
S�rieChroniques new-yorkaises, tome 1
autres tomes1 | 2
Bullenote [d�tail]

 

1 avis

herbv
En 2008, Akino Kondoh est allée vivre à New-York une année, profitant d’un stage de l’agence culturelle japonaise destiné aux « artistes prometteurs ». S’y plaisant plus que prévu, elle a décidé de rester un peu plus longtemps que prévu et d’y exercer son art. Grâce à un site de manga en ligne puis sur son propre blog, Akino nous narre cette vie américaine, avec tous les décalages et les doutes que cela implique, notamment sur sa maîtrise de l’anglais ou de sa japonité. Néanmoins, il ne faudrait pas oublier tous les moments de joie et d’enrichissement que lui apporte aussi cette expatriation.

Akino Kondoh est une artiste multi-support, qui pratique aussi bien le dessin que la peinture, l’animation ou la vidéo. En 2003, elle est diplômée d’une prestigieuse université des beaux-arts d’où sont aussi issus des mangaka comme Makoto Yukimura, Gengoro Tagame, Kei Toume. En Francophonie, elle est connue grâce à deux mangas (Les Insectes en moi et Eiko) édités par Le Lézard Noir, qui nous propose aujourd’hui ces petites chroniques envoyées de New-York. En effet, ce ne sont pas moins de 70 courts chapitres de deux pages chacun qui constituent l’ouvrage, couvrant ainsi une période allant de mi 2012 à début 2015. Il est d’ailleurs à noter que la série est toujours en cours sur le site de l’auteure. Il lui sera donc possible de publier un deuxième tome dans quelques temps si elle le souhaite.

Ces Chroniques new-yorkaises sont une agréable surprise. En règle générale, les carnets de voyage sont dénués d’intérêt, tant les éléments rapportés sont superficiels et sans grand intérêt. Sur une base similaire (même s’il ne s’agit pas d’un voyage à proprement parler), Akino Kondoh réussit à donner une profondeur à ses petites histoires en nous faisant partager plus que son quotidien. Ses questionnements, ses doutes, ses peurs sont exprimés avec justesse et permettent une parfaite empathie. Toutefois, ne croyez pas y trouver des explications claires sur sa démarche artistique, notamment ses peintures. Il s’agit ici de vie de tous les jours, non de réflexions sur l’art.
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