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© çà et là

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Comment le roi a perdu sa tête
ScénarioRanta Ville
DessinRanta Ville
CouleursRanta Ville
Année2019
Editeurçà et là
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

 

1 avis

Mael
Ville Ranta, figure de la bande dessinée finlandaise, revient avec un étrange album qui perd la tête, peut-être bien plus que son personnage principal. Dans son château qui s’effondre, le petit roi semble plutôt avoir les pieds sur terre quand il rafistole un bout de toit ou tente de garder un sursaut de noblesse dans cet ensemble qui va à vau l’eau. Jugez donc : sa mère est quasi cadavérique mais vivante, sous les toiles d’araignées, en haut d’un donjon, ses trois filles passent leurs temps sur leur smartphone, se fichant des efforts de leur père, son amante ne peut s’empêcher de se moquer de lui – il faut dire que c’est la bouffonne du château…

Le mélange entre un décor médiéval, où se trouvent parfois des dragons et où des quêtes sont en cours en compagnie d’un pasteur pervers et hypocrite, et les incursions contemporaines surprend. Au fil des pages, on saute parfois du coq à l’âne, semblant perdre le sens, mais au fond toujours moins que le monde. Le roi se pose des questions sur cette couronne et sur ce qu’elle fait peser sur ses épaules, dans un monde où personne ne semble le respecter, il se demande bien ce qu’il y a ici, d'ailleurs, saute de la crise existentielle à la furia de bricolage en passant par les élans d’amour.

Ville Ranta revendique un album surréaliste : il ne l’est pas forcément, l’absence de sens n’est pas si radicale. Mais il est assurément étonnant, inhabituel, étonnamment agréable. Le ton très enjoué, alors que le désespoir du roi aurait pu tomber dans un discours décliniste très banal, allié au dessin vif en couleur directe, rajoute à cette curiosité. L’album fermé, on ne sait à vrai dire trop quoi en penser, si ce n’est que ce roi est bien sympathique et qu’on aimerait aller baguenauder avec lui. En se promenant, on discuterait, loin de quelconques discours lénifiants, pour tenter de comprendre et refaire le monde qui s’effondre devant nous. Sans trop y croire, mais tout de même un peu, c’est peut-être ça perdre la tête ?
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