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© Les Rêveurs

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L'Hélimob
ScénarioStanislas
DessinStanislas
BichromieThomas Dominique
Année2017
EditeurLes Rêveurs
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

Contient une entrée en matière de 9-10 planches et le patron de la maquette de l'Hélimob en double exemplaire.

 

1 avis

NDZ
Stanislas passe son Brevet : c'est anecdotique, c'est du gadget, mais indispensable.

Il y a quelques temps, je me posais sérieusement une question quant à la chronologie de l'apparition d'Hélimobs dans le microcosme de la bande dessinée en feuilletant chez un bouquiniste le Radical Café de Colman & Flausch publié chez Magic Strip. Ce livre, publié en janvier 1984, montre une course de ces véhicules bien avant celles de La Grande Course de Stanislas publiée chez Futuropolis en octobre 1986... Quid de la paternité ? L'Hélimob, figure redondante, sinon centrale de l'Œuvre de Stanislas, ne serait-elle donc qu'une réminiscence ? Les Archives Stanislas publiées à l'Association semblaient donner quelques pistes indiquant que c'était bien ce pilier de l'Hydre qui avait donné naissance à cette brouette... mais quelles étaient les preuves tangibles ? Quelle était la réalité des choses derrière la succession de ces dates de publication ?

Stanislas met donc ici le point sur le « i » de L'Hélimob en pastichant son Toutinox qui présentait d'autres grandes inventions (Coccinelle, 2CV, etc). Mais pourquoi donc cet album prétexte me semble-t-il important ? Pour deux raisons essentielles : il pose la question de la création en bande dessinée (et la création tout court avec le droit d'auteur qui lui est associé) et de celle de la pérennité des images créées dans ce champ artistique.

Tout d'abord, Stanislas nous présente l'Hélimob comme ayant été « inventée » – il endosse donc enfin le costume de son ersatz, Le Savant Fou de Je Bouquine – en 1981... et cite ses sources et inspirations parmi lesquelles les créateurs Bugatti ou bien Hergé. Cette filiation tenant donc pour preuve du cheminement de son imagination, une sorte de protocole ou de Matériel & Méthode du chercheur. Il dépose donc symboliquement le « brevet » de l'Hélimob et il le fait d'ailleurs en reprenant la forme de Toutinox raconte... qui présentait de réelles (trois dimensions) inventions ! Par cette démarche, l'Hélimob devient alors non seulement une belle figure du problème de la propriété intellectuelle (je dépose mon brevet) mais également, un objet « réel » (trois dimensions) qui a besoin d'un acte de naissance pour exister.

En effet, Stanislas, lorsqu'il nous raconte la Genèse du véhicule, mêle dans son exposé des créateurs de réel (trois dimensions) et de papier (deux dimensions) ce qui tend à rendre presque tangible l'Hélimob. Je tente de m'expliquer. Lorsqu'une création de papier (personnage, véhicule, décor, ambiance...) arrive à fasciner le lecteur, se pose alors la question du processus cognitif alors en jeu. L'image récurrente est celle d'un lecteur qui « plonge » dans le monde de papier, en deux dimensions, et qui « vit » l'aventure ou l'émotion dans le livre. Une autre idée serait que le monde de papier est d'autant plus prégnant (et sera pérenne), qu'il suscite chez nous un sentiment de familiarité ou d'acceptation de l'image comme pouvant faire pleinement partie de notre monde réel ou d'un monde tridimensionnel. Bien sûr, M.-A. Mathieu a beaucoup travaillé sur ces deux axes, probablement avec brio car étant scénographe. Stanislas, lui, nous propose ici, après avoir évoqué des miniatures de l'Hélimob perdues en mer, de donner corps à son invention avec le montage de la maquette papier, L'Hélimob traversant à nouveau le miroir pour accéder une nouvelle fois au monde tangible. Et lui (et nous), de se délecter de ces plans de montages ou planches de dessins « technique » comme il les affectionne tant.

Pourquoi ce livre m'apparaissait comme essentiel ? Il m'a tout simplement rappelé la Guerre qu'il y a eu dans la « découverte » du virus du SIDA : il avait fallu reprendre les cahiers de laboratoire (carnets de croquis des chercheurs) pour inverser la chronologie de la « découverte » telle qu'elle avait été publiée dans les revues scientifiques... « Chercheurs et artistes pensent avec les mêmes boyaux de la tête », comme dit un ami qui m'est cher.
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