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© Auto-Édition

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Tome 1
ScénarioColinet Pierrick
DessinCharretier Elsa
CouvertureHans Stéphanie
Année2015
Editeur Auto-Édition
SérieInfinite Loop, tome 1
autres tomes1 | 2
Bullenote [détail]

Teddy vit dans un futur lointain, un monde édulcoré et sans aspérité où il n'y a plus d'enjeux, plus de haine, et surtout... plus d'amour. Un monde en apparence apaisé et sans conflit et où les voyages spatiotemporels font partie du quotidien. Teddy y mène une existence parfaite, exerçant son travail de correcteur d'anomalies temporelles au sein d'une brigade gouvernementale. Sa vie se déroule sans accroc jusqu'à ce que l'une de ces anomalies prenne la forme d'une jeune femme. Teddy est alors confrontée à un choix terrible : osera-t-elle défier sa hiérarchie et sauver l'anomalie ou va-t-elle purement et simplement la supprimer ?


Réédité dans l'année par Glénat sous le titre « L'éveil »

 

1 avis

rohagus
Financé via la plateforme participative Ulule, ce « comics » réalisé par deux auteurs français a réussi à se faire publier aux USA chez IDW début 2015 avant de reparaître en France chez Glénat. Sous l'apparence d'un récit de science-fiction à base de voyages temporels et de chasse aux paradoxes, il aborde en réalité en priorité des thèmes tels que le libre arbitre et l'amour homosexuel.

Le cadre est celui d'une Terre où les voyages dans le temps sont devenus très faciles pour une population du futur et où des équipes de sécurité sont chargées d'éliminer toutes les anomalies temporelles créées par des voyageurs imprudents ou malveillants. Les anomalies, ce sont des objets ou des animaux qui apparaissent à une époque où ils n'ont pas lieu d'être. Et l'héroïne du récit, Teddy, est chargée de les faire disparaître avant qu'ils n'engendrent un « paradoxe temporel dont l'issue engendrerait une réaction en chaîne qui pourrait déchirer le tissu même du continuum espace-temps », pour citer un certain Doc. Jusqu'au jour où elle tombe sur une anomalie qui a la forme d'une jolie jeune femme dont elle tombe sous le charme, enfreignant de fait les règles de sécurité temporelle.

Le graphisme d'Elsa Charretier est élégant et plaisant. Il rappelle le style des comics pseudo-rétro de Darwyn Cooke avec une touche de modernité dans la mise en page, les couleurs acidulées et l'insertion d'éléments visuels issus du Web 2.0. Cependant j'ai tendance à trouver ses planches un peu froides, trop épurées et ses décors trop rectilignes.

Mais finalement, c'est le scénario qui ne m'a pas convaincu. Je l'ai trouvé trop léger et trop convenu dans sa thématique. J'ai eu le sentiment qu'on pouvait résumer l'intrigue complète en très peu de lignes. Si l'on remplaçait la relation homosexuelle qu'il contient par la classique relation d'un héros viril avec une belle ingénue, on sombrerait dans une histoire de science-fiction très clichée avec un héros qui se rebelle par amour contre un ordre établi. Quant à tout ce qui tourne autour des voyages temporels, des paradoxes et des univers multiples, on est à la fois dans l'extrême facilité et dans l'inutile complexité. « Facilité » parce qu'on saute d'une époque à une autre comme un jeu ; des objets apparaissent et sont forgés comme on le veut ; l'héroïne a des pouvoirs qui ressemblent à des deus ex machina et malgré l'idée de départ du récit on se fiche bien des paradoxes visiblement... « Complexité » avec ces univers parallèles et ces doubles sortis du chapeau du scénariste. On est plus dans la métaphore symbolique éprise de liberté que dans une science-fiction où l'on peut au moins s'accrocher à un semblant de logique cohérente.
Au niveau de la cohérence d'ailleurs, je n'ai pas trop compris l'histoire des forgeurs : si ceux qui créent les anomalies sont ceux qui se dévoilent en fin de tome 1, comment la première Ano est-elle apparue ?

A noter également que la bande dessinée elle-même se clôture une bonne vingtaine de pages avant la fin du tome 1, le reste étant consacré à du texte éditorial et des planches de croquis et dessins.
Cela ajoute encore à l'impression de légèreté, de vide que j'ai ressenti à la lecture de cette BD qui n'a vraiment pas su me convaincre et me captiver. Elle manque de densité, de consistance et de véritables idées innovantes à mes yeux.
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