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© Dargaud

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La Capitale
ScénarioBlain Christophe
DessinBlain Christophe
CouleursWalter (Pezzali) | Yuka
Année2004
EditeurDargaud
CollectionPoisson Pilote
SérieIsaac le Pirate, tome 4
autres tomes1 | 2 | 3 | 4 | 5
Bullenote [détail]

 

1 avis

yancomix
Ce tome 4 des aventures de notre peintre/pirate, n'arrivant plus à peindre et n'étant plus pirate, est FORMIDABLE.
Très rythmé, très drôle, Blain conduit son récit de main de maître.
Des détails qui ne trompent pas sur sa qualité de raconteur d'histoire, ces 2 premières cases qui ouvrent l'album, ou comment se passer de l'éternel "toc-toc" quand on frappe à la porte.
Quelle assurance dans ces successions de cases muettes où la seule pantomime des personnages raconte l'action visible, mais aussi ce qui se passe dans la tête des personnages à ce moment-là ( planche 21 cases 6,7,8 et 9 ou planche 35 cases 1 à 8 ).
Et que dire de cette course-poursuite derrière la calèche ( planche 33/34 )? Blain fait non seulement confiance à son dessin pour être vecteur de sens, mais aussi à l'intelligence et à l'attention de son lecteur, ce qui est bien agréable (et pas si courant que ça).
Pour clore ces 2 planches superbes, l'apparition d'Alice est aussi splendide que pourtant non-spectaculaire, d'une maîtrise totale.
En fait, cette narration toute en ellipse, utilisant certaines spécificités de la bande dessinée, me rappelle un album comme La Comète De Carthage, où Chaland & Yann s'étaient illustrés avec de semblables méthodes, et notamment, mais ce sera difficile à vérifier, dans ces 2 pages finalement absentes de la version définitive du livre où Freddy et Alaïa entamaient une pantomime qui en disait long sur leurs rapports ( planches 20 et 21 parus dans Métal Hurlant n°113 ).
Album séduisant, où le trait de Blain se fait encore plus fin, plus subtil, je ne trouve plus que la beauté de certains dessins nuisent à la fluidité de la narration. Car s'il m'est arrivé parfois de trouver le dessin de Blain trop virtuose à mon goût, moins intéressant en ce sens que celui de Sfar ( plus brut et plus près de son sujet ), ces propos non plus aucune valeur face à cet album où Blain renoue avec ce que j'avais adoré en lisant Le Réducteur De Vitesse: une efficacité terrible dans son encrage qui, bien que très fouillé n'en est pas moins très lisible, une façon de donner mouvement et vie à ses personnages assez unique, une qualité sans faille dans le rendu des trognes et de très belles images effectivement mais toujours à point nommé, collant parfaitement au récit et nous enfonçant nous lecteurs plus encore dans une atmosphère étonnante.
J'aime les BD d'atmosphère, et rarement depuis Tardi et son 120 Rue De La Gare atmosphère aura été si prégnante.
Au début du tome 1, j'imaginais que Blain allait nous faire son Stevenson… Il semblerait que son récit soit plus proche aujourd'hui de L'île de Robert Merle.
Allez, à suivre et c'est tant mieux!
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