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© Carabas

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Je vais te montrer quelque chose
ScénarioJason
DessinJason
Année2004
EditeurCarabas
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

 

4 avis

Gilles
Oyez, oyez, le Jason nouveau est arrivé et il est tout en couleurs. Il s'appelle Je vais te montrer quelque chose et je trouve que la couverture est l'une des plus belles qu'il m'ait été donné de voir cette rentrée.

Je pourrais vous parler un peu de l'histoire mais je préfère vous laisser la découvrir. Disons qu'on y retrouve des thèmes chers à Jason comme la fatalité, la solitude et la solitude. Attention, Je vais te montrer quelque chose se rapproche quand même plus du Char de fer que de Attends.... A l'image de son éditeur, Carabas, il est plus accessible au grand-public sans toutefois faire l'impasse sur la qualité. En particulier, Jason y démontre à nouveau toute sa maîtrise de la narration graphique et son talent pour faire passer les émotions.

Que ceux qui s'interrogaient sur l'apparition du "tout couleurs" chez Jason se rassurent, Hubert - le coloriste - a fait du très bon travail avec une palette à la fois simple mais élégante. Seul petit bémol, la qualité de la traduction française qui me semble un cran en dessous de celle de ses précédents albums.

Bref, un très bon album à ne pas manquer dans l'avalanche des sorties de la rentrée.
NDZ
Quelle (relative) déception! je suis de ceux qui pensent que la couleur n'apporte rien à cette histoire. Pour moi, le noir et blanc ou la bichromie mettent mieux en valeur le talent de l'auteur à distiller une ambiance, à diffuser de l'émotion. Résultat (peut-être voulu), on se croirait devant un banal téléfilm de début d'après-midi !! ce qui souligne d'autant plus la relative simplicité (faible épaisseur) de l'histoire : pas de surprises (ou peu, si on compte la chute, très réussie), des passages longuets, parfois trop verbeux (alors que Jason maîtrise si bien les silences!).

Les thèmes abordés restent invariants chez cet auteur, mais ce n'est pas du tout gênant, le traitement étant assez différent à chaque album (subtiles variations autour de la solitude, l'amour, la mort).

Il demeure que c'est un album tout de même fort agréable à lire, dommage que la volonté de toucher un plus large public (autre éditeur, couleur...) avec les récits de cet auteur hors norme se fasse via un album, à mon avis, moyen si on le compare aux autres réussites (nombreuses) de Jason. Peut-être tout simplement le meilleur album pour débuter avec cet auteur lorsqu'on n'est habitué qu'à la bande dessinée grand public, un bon tremplin pour filer vers de la bd plus exigente.
Matt Murdock
Le dernier album de Jason, Je vais te montrer quelque chose surprend, commençont pas le format, je m'était habitué au petits albums édités par Atrabile, ici Carabas a décidé de faire ça en grand, puis le texte, d'habitude les histoires de Jason sont quasiment muettes, enfin la couleur, d'habitude il n'y en pas autant !

Bref ce nouveau Jason semble plus accessible que d'habitude, mais garde-t-il la force des autres albums. Ma première impression (un peu bête vous allez penser, ami lecteur !) fut que cela ressemblait à du Trondheim des grands jours, je ne sais pas si c'est les personnages animaliers, proche parfois dans leurs attitudes des personnages du créateurs de Lapinot (paix est son âmes !), mais j'y ai pensé très fort. Mais en le relisant je me suis dit que Jason poursuivait son travail sur ces thèmes, mais en changeant un peu la présentation. Si Dis moi quelque chose faisait référence au cinéma muet, Mauvais Chemin à Frankenstein, alors Je vais te montrer quelque chose choisit de plonger son héros (Alex, en pleine dépression après sa séparation avec sa copine) dans une situation qui n'aurait pas déplue à Hitchcock ou Brian DePalma (pour La cinquième Colonne, La Mort au trousse, ou encore Pulsion).

Après avoir aidé un ami, Claude, à arroser ses plantes pendant son absence, Alex se retrouve, à tort, accuser du crime de Claude. Alex veut retrouver le coupable, mais en chemin il trouve refuge chez une jeune femme et sa fille. L'histoire de Jason, n'est finalement pas des plus gaies, et on retrouve l'émotion, le sentiment de solitude, et d'injustice qui s'abat souvent sur les héros de Jason. Les dessins, et surtout le découpage de l'histoire restent toujours aussi fort que les précédentes oeuvres de l'auteur, et ceux malgré la couleur, les dialogues, etc ... Bref on tient bien là, le deuxième chef d'oeuvre de Jason, de l'année, après Mauvais chemin.
arzack
Mon premier contact avec Jason ...
D’abord intrigué par le titre, mais que veut il bien vouloir nous montrer ? (D’ailleurs tous les albums de Jason on des titres plus ou moins énigmatique) je fus surpris de découvrir un thriller, l’histoire d’Alex témoin d’un meurtre, qui va tenter d’échapper à un tueur à gages… Mais très vite je m’aperçois que l’intrigue n’est pas essentielle ici. Et Jason s’intéresse plus à ses personnages et à l’observation d’un échantillon de la communauté humaine pour en retranscrire ses maux.
Comme la difficulté, voir l’incapacité, à s’intégrer à la société qui ne tolère pas la marginalité, Alex est obnubilé par le fait qu’il n’a aucune anecdote à raconter lors d’une soirée. La misère affective et sexuelle, Alex n’arrivant pas à oublier son amour perdu, reste enfermé chez lui à écouter en boucle une chanson racontant une séparation déchirante, ou bien est surpris par son ex-petite amie dans une maison de la presse à mater une revue porno. L’envie d’un foyer socialement normalisé, de Géraldine est flagrante, elle et sa fille rêvent de former une vraie famille et vont même jouer une scène à trois de la vie quotidienne, pendant un repas, avec Alex dans le rôle du père absent. Séquence surréaliste et tellement banale à la foi. A noter que Géraldine est la seule personne à lui avoir fait confiance dans ce monde où la TV vous juge avant la justice légale. Et c’est elle qui va lever le voile sur le titre de cet album en montrant quelque chose a Alex… sa blessure laissée par un mec violent, père indigne qu’elle a rejeté. C’est cette cicatrice qu’elle tient à montrer. D’ailleurs tous les personnages ont des blessures qu’elles soient physiques ou morales, comme le commanditaire du meurtre; un vieil homme pleurant sa femme décédée lors d’un accident de voiture et devenue icône dans son appartement…

Mais Jason pointe aussi les petites faiblesses quotidiennes, comme la lâcheté du responsable de ce bain de sang incapable de se dénoncer aux autorités judiciaires et qui va ainsi livrer Alex à une mort certaine. Ou bien l’usage de la dénonciation au flic, du moindre fait étrange de son voisin. La police parlons-en, prompte à tendre l’oreille au premier témoin venu, et à utiliser les medias comme renfort, elle tue le temps avec des jeux confinant au plus profond ennui, l‘inspecteur Libens construit des châteaux de cartes dans son bureau ou bien s’exerce au tir à l’élastique sur des boites de conserves.
Je n’ai pas parlé du tueur, un être calculateur froid et sans pitié, ne dégageant aucune humanité, à la question «a-t-il déjà connu l’amour», seule la détonation de son arme vient confirmer que nous sommes en présence d’une machine.
L’épilogue nous ramène à la vie quotidienne ou durant une banale soirée entre amis, et pour paraître tout aussi intégré à cet échantillon de la société, Géraldine va interrompre les inévitables « Beaux » parleurs et leurs anecdotes vides de sens, pour raconter son expérience avec la mort d’un homme.

Rien d’hollywoodien donc, dans le traitement de cette histoire. Ici on est dans l’intime.

Une remarque sur la couverture de cet album qui est remarquable et graphiquement très réussie, l’utilisation de la fenêtre. Vous remarquerez que Jason utilise souvent, dans ses autres récits, la fenêtre et le cadre que forme celle-ci à l’intérieur de la case. C’est assez symptomatique pour ne pas être anodin, il nous signifie par ce code à quel point ses personnages sont prisonniers d’un système coercitif qu’ils ne peuvent maîtriser.
Ici la chasse à l’homme est jouée d’avance. Alex en contre jour est enfermé par le cadre de la fenêtre, face au tueur en pleine lumière, sa mort est inévitable. CQFD
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