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© Cornélius

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Tome 11
ScénarioMizuki Shigeru
DessinMizuki Shigeru
CouleursNoir et Blanc
Année2011
EditeurCornélius
CollectionPaul
SérieKitaro le repoussant, tome 11
autres tomes... 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 1hs
Bullenote [détail]

 

1 avis

Mael
Cela devait bien arriver, les aventures de Kitaro, le yokaï (démon japonais) le plus populaire du manga, se terminent. Du moins, la publication française s'arrête, car au Japon ses aventures ont continué bien après les années 1971. Cornélius a cependant fait le choix d'interrompre la publication à ce moment, avant que la série ne s'allonge et perde en vitalité sous la main de trop nombreux assistants. Si l'amoureux de l'exhaustivité le regrettera, c'est une raison valable, et on comprend sans mal que l'éditeur n'ait pas envie de remplir son planning de sortie assez limité par des livres qu'il n'a pas envie de défendre.

Il faudra donc pour le moment conclure notre route avec Kitaro, et en profiter pour se retourner sur le chemin parcouru depuis NonNonBâ, première œuvre de Shigeru Mizuki publiée en français en 2006. Alors que cet auteur est complètement inconnu hors du cercle des spécialistes du manga, on compte aujourd'hui une vingtaine d’œuvres disponibles pour le grand public, la plupart chez Cornélius. L'idée qu'un auteur aussi majeur soit enfin lisible pour ceux qui ne parlent pas sa langue est déjà réjouissant.

Mais au delà de la portée historique, qu'en est-il ? De volume en volume, l'auteur nous présente des historiettes mettant en scène un enfant borgne redresseur de torts aux pouvoirs sans limites, appelé à l'aide par les humains quand ils se retrouvent au prise avec les forces occultes. Secondé par Ratichon, un semi-yokaï de bien mauvais conseil aussi prompt à retourner sa veste qu'il est lent à se laver, et par son père, un œil sur pattes qui fait figure de vieux sage, il explore ainsi une mythologie nippone plus ou moins ancrée dans la tradition réelle. Il s'agit d'un pur manga d'aventures fantastiques, où l'action est toujours menée avec justesse dans le rythme propre à Mizuki : tout en décalage et en demi-teinte. Le dessin suit d'ailleurs cette voie, mêlant décors réalistes et fouillés à décors volontiers grotesque.

Dans ce onzième tome, la fuite en avant de Ratichon – de plus en plus attiré par les ennemis de son fidèle compagnon depuis déjà quelques épisodes – est traitée avec une belle sobriété, et le lecteur est baladé d'un sentiment à l'autre. On ressent la fatigue du héros face à ces combats incessants, jusqu'à un épisode final en forme d'apothéose qui conclut parfaitement la série... En espérant que Kitaro renaisse de ces cendres, comme il nous y a habitués. Et que l'amateur se console, Cornélius annonce déjà un hors série – qui rejoindra le long récit Micmacs aux enfers – et d'autres œuvres de Mizuki. Kitaro se clôt, vive Kitaro !
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