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© Albin Michel

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Le manuscrit oublié
ScénarioLovecraft Howard Phillips | Lalia Horacio
DessinLalia Horacio
CouleursNoir et Blanc
Année2000
EditeurAlbin Michel
SérieLovecraft, tome 2
autres tomes1 | 2 | 3
Bullenote [détail]

L'indicible
Les rats dans les murs
Le modèle de Pickman
Lui
Dagon
L'alchimiste
Le marais de la lune

 

1 avis

Mr_Switch
Lovecraft… Lovecraft… Le nom de cette série vous interpelle peut-être mais vous ne savez pas pourquoi. Le nom de H.P.LOVECRAFT est connu en France mais de manière tacite. Ce précurseur dans l’art du récit fantastique tendance très sombre et glauque n’a pas la même popularité qu’Edgar Allan Poe, son aîné.
Quoiqu’il en soit, Lovecraft, auteur anglophone, a acquit une bonne place dans la pléiade de ce genre de récit. Ses nombreux lecteurs s’abreuvent de ses histoires pleines de monstres, de fantômes, de rats anthropophages ; des histoires aussi torturées que l’auteur pouvait l’être… Des histoires où le mot « glauque », parait-il, n’est pas un vain mot. L’atrocité est poussée à un paroxysme qui peut écoeurer le plus robuste des lecteurs.
« Parait-il » dis-je, car je ne connais pas les textes de Lovecraft d’une part, et de l’autre ce recueil de sept nouvelles de H. P. Lovecraft, mises en image par Horacio Lalia n’en est pas une preuve flagrante. On n’y voit bien des rats sanguinaires, des fantômes, des Aquamen terrifiants, des sorciers de 600 ans d’âge mais la peur, la crainte n’est pas au rendez-vous. Le dessin est en noir et blanc, le dessinateur fait une belle galerie de personnages torturés, de personnages qui passent du flegme à la terreur, à la folie. On voit que Lalia est dans son élément : Le dessin est beau, il y a du détail, c’est maîtrisé, alternant horreurs suggérées et horreurs clairement exhibées. On voit bien que c’est censé être glauque mais on reste extérieur à tous ça. Ne pas arriver a captiver le lecteur, c’est déjà très handicapant en BD. Il arrive un moment où l’on admire les dessins de qualité mais ou l’on oublierait le pourquoi de leur présence ici…
Sept récits, en 80 pages, soit une dizaine de page par récit. Chaque histoire a un narrateur qui raconte, en majorité via une voix off. On plante le décor, les personnages, l’élément perturbateur, vient l’horreur, fin. Les histoires sont bien trop courtes et paradoxalement la voix off ralentit le tout. La quasi-absence de dénouement est aussi gênante.
« Oui, c’est bien joli tout ça, mais c’est … En quoi ça m’intéresse finalement ? »
Bien sûr qu’il ne peut pas y avoir de Happy End, que l’extermination des personnages par l’horreur est inexorable. Mais c’est un peu léger comme prétexte quand la mayonnaise ne prend pas. (Notez qu’un livre sombre « un peu léger », c’est atypique :o)
Comme le sentiment de peur est absent, tout devient vite trop formel, trop couru d’avance.

Enfin, malheureusement, viennent se greffer deux autres maladresses. D’abord, l’auteur fait fi des codes graphiques de la BD, de temps en temps. On lit classiquement, et tout à coup, une case de voix-off vient se superposer, franchement, en bas d’une vignette. On lit cette case … Raté, elle correspond a la vignette inférieure…
Il y a aussi des cases qui semblent se lire du bas de la page vers le haut. La planche ayant bénéficié d’un découpage (trop) ambitieux.
Ensuite, certaines ellipses sont trop importantes pour que le lecteur fasse le lien entre 2 vignettes. Je subodore d’ailleurs certaines erreurs de traductions.
Ces maladresses sont importantes du fait que le lecteur attrape les informations dans le désordre, peine à comprendre et redevient extérieur à l’histoire tant soit peu qu’il y soit rentré.

Bref des histoires dont vous n’êtes pas le héros. Reste un joli recueil de dessin de personnages torturés, de monstres même. Et un bel objet, le lettrage doré sur la couverture fait penser à un grimoire.
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