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© Treize Étrange

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Noémie contre la rumeur
ScénarioPoupon Nicolas
DessinPoupon Nicolas
Année1999
EditeurTreize Étrange
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

Qui a dit que les chauves-souris étaient d'atroces vampires qui s'attaquent aux souris et volent leurs économies ?
Noémie part pour Padchala, le royaume des souris, pour découvrir d'où vient cette rumeur...

 

1 avis

Mr_Switch
Ô, toi lecteur, tu as remarqué que la couverture du présent tome paraissait être celle d’un album Jeunesse. Et ton expertise était juste. Alors, vois-tu, comme qui plus est, c’est un p’tit livre format poche, je vais déflorer le sujet de ce court conte. Ne m’en veux pas trop. Et puis, tu sais, c’est plutôt destiné à tes neveux qu’à toi, mon lecteur. Quoique…

Ce qui marque d’emblée, c’est le caractère bicéphale du tome. Il y a deux façons d’aborder l’album. Il y a ce que Poupon dit et ce que Poupon fait.

  • Noémie est l’héroïne de cette nouvelle. Rhinolophe ou pipistrelle ? On n’en sait pas vraiment plus, sinon que c’est une chauve-souris, une brave chauve-souris.
    Qui a dit que les chauves-souris étaient d'atroces vampires qui s'attaquent aux souris et volent leurs économies ?
    C’est la Rumeur qui le proclame. Et notre Noémie tient à découvrir le pourquoi de ce regain d’intolérance. Et l’auteur nous propose un conte, un sympathique métaphore, un dénonciation du racisme et de la bêtise ; un conte au dessin soigné, vif et doux en même temps.
    Ce petit bouquin est tout en couleur, messieurs-dames ! Des couleurs en aplats, vives sans être criardes, qui font corps au dessin et donne vie et ambiance à l’histoire. Ce sont les teintes sucrées d’un bel album Jeunesse.

    Bref, Noémie contre la Rumeur ne pourrait être qu’un petit conte très moral, mais malheureusement bien trop court pour intéresser véritablement les plus de 8 ans.

  • Toutefois, on peut y voir également un bac à sable expérimental pour Poupon. Ce n’est pas toujours bon signe de sentir le coté technique, les grosses ficelles. Pourtant, ici, si. C’est séduisant, instructif, à mon sens.
    L’auteur semble tester la capacité de certains codes graphiques. Il s’amuse avec certains abymes : page 10, Noémie apparaît la tête a l’endroit, mais le texte du phylactère est retourné. Classique code pour un Narcisse se mirant dans l’onde ? Presque. Plutôt, une chauve-souris la tête en bas reflétée par la flaque de ses pleurs. Pratique, une chauve-souris, pour retourner certains codes, pour déstabiliser le lecteur.

    Comme bien souvent, le méchant est aussi travaillé que le héros, voire même plus. Le méchant, ici, c’est La Rumeur. Et celle-ci est personnifiée en un rat. Or celui-ci porte le marcel de circonstance, cliché d’un beauf fascisant.
    C’est ce maillot qui est la véritable trouvaille. Il porte une inscription. Une inscription qui change à chaque case. Il commence par être écrit « Rumeur » puis Menteur, Idiotie, Bêtise, Mensonges en gros …
    On pense forcement à The Yellow Kid. Ce système permet de montrer le coté multiforme, l’inconstance de la Rumeur. Cela ne remplace pas les bulles. C’est un système parallèle aux phylactères, qui donne une information indirecte. C’est un commentaire plus ou moins subliminal.
    Je ne sais pas si cette démarche permet d’exposer implicitement la myriade de facettes de l’infâme rumeur, de la Bête aux multiples visages. Quoiqu’il en soit, une fois démasqué, ce procédé est saisissant.

    L’ombre au tableau est le double tranchant de la métaphore.
    A la fin, La Rumeur, le rat, dit une vérité. Il n’a pas l’habitude, le pauvre. Il est pris d’aérophagie et part dans les airs. Moralité : On dit la vérité et la rumeur s’envole.
    La métaphore trouve ses limites. « On dit la vérité et la rumeur gonfle. » pourrait-on dire aussi… Néanmoins, elle se gonfle d’air or la rumeur c’est du vent !. On peut faire dire beaucoup de chose d’une métaphore …

    Le livre combat l’intolérance contre les chauves-souris. Mais il décharge tout sur le rat. Le scélérat, c’est ce sale rat.
    Qui a dit que les rats étaient d'atroces scélérats qui s'attaquent aux souris et volent leurs liberté de pensée ? pourrait-on ainsi rétorquer.
    Là, encore, la métaphore ne montre-t-elle pas sa limite ? Ne sommes nous pas loin de tomber dans un autre préjugé diffament ?
    Heureusement, ce genre de réflexions ne gêne ni la lecture ni l’appréciation.

    Enfin, les thèmes sociaux paraissent importer à Poupon, et on pourrait voir dans ce petit album optimiste et coloré, le pendant de L'Escalade de la chute présenté comme noir et fataliste …
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