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© Panini Manga / Generation Comics

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Tome 1
ScénarioEndo Hiroki
DessinEndo Hiroki
CouleursNoir et Blanc
Année2003
EditeurPanini Manga / Generation Comics
SérieNouvelles, tome 1
autres tomes1 | 2
Bullenote [détail]

 

1 avis

ingweil
Comme la majeure partie du public français, j’ai découvert Hiroki Endo grâce à son manga Eden. Voulant découvrir un des auteurs les plus intéressants, je me suis procuré ce recueil de nouvelles.

La première, Le corbeau, la fille et le yakuza, est certainement la moins bonne au point de vue dessin : certaines cases sont vraiment ratées, et l’ensemble donne une impression de tâtonnement. Cependant, il y a déjà la marque d’Endo, ce qui fait, à mon avis sa force dans Eden : les rapports humains, difficiles mais empreints d’une grande tendresse (la scène où le yakuza pleure et se remémore son passé est vraiment une réussite) ; les personnages secondaires qui ont, malgré la nombre réduit de pages, le temps d’être développés et creusés ; et puis cette noirceur, dans laquelle on trouve toujours une lueur, représente finalement la philosophie d’Endo « Essayez de vivre malgré tout, malgré l’horreur. Essayez d’exprimer vos sentiments, il n’est jamais trop tard ».
Une nouvelle intéressante, à relire.

La deuxième, L’éducation sentimentale, est la plus sombre. Endo nous livre ici une jeune fille complètement déphasée, qui se cherche (qui a dit Kenji ?). Quel intérêt à faire l’amour (un passage vraiment réussi :o)) ? Peut-on dire du mal des grabataires (gros gros malaise…) ? Et toute cette violence, qui doit s’exprimer, qui doit sortir… (l’auteur de coq de combat a certainement été inspiré…) Enfin là c’est un peu dur… Du point vue de la mise en scène, les onze dernières pages sont magistrales de suggestion, toutes par petites touches, instiller l’horreur ainsi est une vraie réussite…
Le dessin quant à lui s’affirme, pas encore Eden mais on s’en approche.
Bref, une bonne nouvelle.

La dernière, À ceux qui ne croient pas en Dieu, est ma préférée. Endo nous propose de suivre une troupe de théâtre répétant puis jouant un spectacle. On a droit ici à une formidable galerie de portraits : les personnages entre le spectacle et leur vraie vie se dévoilent. Les messages sont surtout dans la pièce (« Pardonne » « Essaie de vivre ») et tentent d’amener de la sérénité à ceux qui les reçoivent. Il doit certainement y avoir une part d’autobiographie, surtout dans le personnage du metteur en scène (« Ton théâtre te sert de thérapie ? […] – En tout cas, ça me sert d’examen de conscience »). Ce qui m’impressionne le plus, c’est la densité que possède chaque personnage : en si peu de cases, Endo parvient à nous les rendre vivants et attachants.
Pour le dessin, il ne manque plus que le dynamisme et le mouvement pour retrouver Eden. Une vraie réussite !!

En résumé, un recueil de nouvelles assez égales, avec une progression intéressante du dessin et du fond qui convaincra les fans d’Endo et convertira les autres !
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