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© Dargaud

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Tome 1
ScénarioAbolin Georges | Pont Olivier
DessinPont Olivier
CouleursChagnaud Jean-Jacques
Année2004
EditeurDargaud
CollectionLong Courrier
SérieOù le regard ne porte pas, tome 1
autres tomes1 | 2
Bullenote [détail]

 

2 avis

coacho
Et bien... quoi dire de correct et novateur ?
Cette BD, on l'achète sur la foi de la couverture... Magnifique, inspirée, pensive, poétique... Le reste ? Plus qu'une histoire, plus qu'une intrigue, c'est au sentiment qu'on laisse place !
Je ne raconterais pas l'histoire, ni les hypothèses naissantes sur la date de naissance des 4 amis... Non, je m'attarderais sur le rythme... Voilà... Dargaud a laissé 96 pages pour l'expression d'une lenteur toute sudiste... Car ce Soleil qui rend la mer si belle, c'est aussi l'acteur principal de cette histoire...
La chaleur nous emporte, celle des sentiments, celle de la température, celle des fièvres des premières herbes fumées, celle des corps amoureux...
Et puis tout y est abordé avec délicatesse, sagesse et douceur... La xénophobie y est montrée habilement, sans manichéisme, sans poncifs, l'amour juvénile se veut léger et papillonant, jamais pesant, les amitiés sont sincères et les drames profonds...
Tout le charme de cette BD, avec ses imperfections, c'est de savoir nous faire flotter comme dans un rêve... Bien sûr certaines choses sont critiquables, comme certains cadrages, ou alors la difficulté de compréhension de l'insertion des planches noires, celles des flash-back... Mais qu'importe ? Le sentiment qui nous étreint à la lecture de ce conte de début de siècle est bien réel, et c'est bien là l'important...
Mon inquiétude réside dans la construction du 2° et dernier tome de cette aventure... Car si tout le charme d'"Où le regard ne porte pas..." réside justement dans la justesse d'expression des visages et des regards des personnages, son contenu est celui de l'enfance, avec toute sa naïveté, sa candeur et son naturel... Si nous devons suivre les aventures de ces enfants devenus grands, la perversion aura-t-elle fait son chemin et le charme agira-t-il de la même façon ?
En tout cas, j'ai hâte de me délecter de cette suite et je m'empresse de vous conseiller l'achat de cet album, qui tombera sous le charme de votre regard, peu importe où il porte...
yvan
Si on me demande quelles étaient mes dernières vacances à l’étranger, je pourrais facilement répondre "Voyage en Italie", "Chute de vélo" et ce tome de "Où le regard ne porte pas..." qui nous plonge dans un petit village côtier Italien au ciel bleu azur qui se fond au loin dans l’océan.

Ce parfum de vacances et du sud qui se hume de page en page, la quiétude de ce village de pêcheurs méditerranéen... on s’évade à tel point qu’en refermant le tome on s’étonne de ne pas retrouver les lunettes de soleil et le chapeau de paille que les auteurs ont délicatement posés sur nous pendant ce fabuleux voyage.

LA COUVERTURE:
Il y d’abord la couverture qui déjà invite au voyage et à la rêverie. Ces deux enfants assis sur un rocher, suspendus dans le vide à la limite du monde réel, le regard porté sur les nuages et le rêve.

LE SCÉNARIO:
C’est à travers le regard des enfants qu’on entre dans l’histoire. Cette touchante histoire d’amitié entre quatre enfants nous projette dans l’insouciance de notre jeunesse. William, Lisa, Paolo et Nino sont nés le même jour et un étrange objet semble les unir inexorablement. Si les quelques scènes de paranormal (visions, flash backs mystérieux et cérémonies nocturnes) donnent forme à l’énigme de fond, elles ont également tendance à casser un petit peu le rythme méditerranéen de l’histoire.

Essayant de comprendre le lien qui les unit, le lecteur savourera chaque instant passé en compagnie de nos quatre amis, tout en partageant leurs rêves. Et c’est, profitant de cette sérénité et naïveté dans laquelle ils nous plongent, qu’Abolin et Pont vont nous prendre à revers, nous confrontant à la réalité de la vie, celle des adultes.

Tandis que tout semble unir les enfants dans cet album, les rapports entre parents y semblent diamétralement opposés. A peine arrivé, Alex se heurte au sectarisme, à l’inculture et à l’autarcie des autochtones, qui ne voient pas d’un bon œil l’arrivée du modernisme et du capitalisme et feront tout pour chasser l’envahisseur de cet endroit paradisiaque, sans même essayer de le comprendre.

Cette critique sociale contraste énormément avec l’innocence juvénile et la légèreté du reste du récit, sans pour autant sombrer dans le manichéisme. Cette alternance du scénario entre la sensibilité et la cruauté nous montre l’envers du décor de cette jolie carte postale de vacances.

Les dialogues sonnent juste, le rythme colle parfaitement à la lenteur méditerranéenne et l’histoire est narrée avec beaucoup de précision. Mais c’est dans le non-dit et les silences que l’histoire prend toute sa profondeur, dans les attitudes, les regards et les émotions que l’authenticité du récit séduit.

LE DESSIN & LES COULEURS:
Les personnages aux traits joviaux et ronds ne laissent pas indifférent. Le dessin, les couleurs et l’éclairage des planches donnent la crédibilité nécessaire à la baignade du lecteur dans l’Italie du début du XXème siècle. Les couleurs éclatantes, claires, lumineuses, douces et chaleureuses caressent les sens du lecteur de cette ambiance méditerranéenne.


Voici un album dépaysant, touchant, profond, pourvu d’une intrigue mystérieuse et que vous pouvez, comme le titre le laisse présager, acheter les yeux fermés !
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