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© Les Humanoïdes Associés

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Peep Show
ScénarioMatt Joe
DessinMatt Joe
Année2001
EditeurLes Humanoïdes Associés
CollectionTohu-Bohu
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

Tales from the Broom Factory, Weirdo (Weirdo #27) [Récit complet]
- [Récit complet]

Joe, trente ans, ne sait vraiment pas comment s'y prendre pour trouver l'âme soeur. A première vue, pas très bien puisque ses amis, ses ex et ses ennemis ne cessent de le poursuivre. D'autant plus qu'il décide de raconter son pauvre sort en bandes dessinées...

Réédition chez Delcourt en 2008 sous le titre "Le pauvre type"

 

3 avis

everland
Initialement publié en format comics de l'autre côté de l'atlantique, "Peep Show" a été traduit par Charles Berberian spécialement pour la collection Tohu Bohu qu'il dirige. L'auteur y dévoile de manière plutôt impudique ses mésaventures amoureuses (voire sexuelles) ce qui pourrait surprendre un lectorat européen plutôt habitué, quelques exceptions faites, à des biographie légères en BD (Approximativement) ou centrées sur un évènement exceptionnel (L'Ascension du haut mal, Persepolis).

Cet album mérite cependant que l'on dépasse son à priori initial. Il y a quelque chose de fascinant dans cette sincérité dégradante de Joe Matt : l'auteur apparaît en effet comme le seul personnage négatif et ne s'épargne vraiment rien. Il est tour à tour obsédé, susceptible, infidèle, maladroit, grossier, pleurnichard... et si nous le trouvons si désagréable c'est peut-être aussi parce que l'on reconnaît malgré nous certains de nos propres défauts et notamment cette volonté de paraître meilleur aux yeux des autres que ce que l'on est en réalité.

Un autre intérêt essentiel à cette bande dessinée réside dans la présence récurrente de deux amis de Joe Matt également publiés en France : Seth, dont l'excellent (et beaucoup plus léger) la vie est belle malgré tout est disponible dans la même collection et Chester Brown, autre précurseur de l'autobiographie avec Le playboy et Je ne t'ai jamais aimé aux éditions 400 coups.

L'occasion de varier les points de vue et de chercher les points communs (leurs styles graphiques se ressemblent vraiment beaucoup).

sylvain Ricard
Joe Matt, dessinateur, à des problèmes. Il en a marre de Trish, sa copine, qui le lui rend bien. A force d’engueulades et de désaccords, ils finissent par se séparer. A la recherche d’une nouvelle compagne, sans vraiment abandonner l’idée de se remettre en ménage avec Trish, ce anti-héros vogue d’espoir en désespoir, sans vraiment jamais concrétiser quoi que ce soit. Et comme en plus il a la sale manie de raconter dans ses strips sa vie la plus intime, ça créé des petites tensions qui ne lui rendent pas la vie facile.

Pervers et contradictoire, le héros se perd en conjectures, pris en tenailles entre son désir de vie sentimentale et son ego surdimensionné. Egoïste, mal embouché, vaniteux, onaniste convaincu, il semble avoir tout les défauts. Mais en grattant un peu, on s’aperçoit que Joe Matt n’est pas aussi dérangé que ça, et finalement ne met en avant qu’un certain nombre de défauts dont on peut tous plus ou moins se sentir affublé. Finalement, l’ensemble décrit ressemble trait pour trait à ce qu’on peut avoir déjà vécu, et rend l’histoire assez délectable. Le graphisme, instantanément identifié et étiqueté Oncle Sam, colle parfaitement à ce type de récit (traduit par Berbérian himself). C’est drôle et prenant. Minimum.
rohagus
C'est la première bd de Joe Matt que je lis. Je découvre du coup le personnage et j'apprends ainsi qu'il a publié régulièrement en comics sa propre autobiographie mois après mois, racontant sa vie intime comme un journal ouvert à tous. Une partie de ces périodiques ont été regroupés en France dans deux albums différents : Strip-Tease et Peep Show, ce dernier comportant des passages plus récents de sa vie et de fait plus maîtrisés graphiquement parlant. Mais du coup, s'agissant de l'extrait d'une période parmi plusieurs, cela commence assez brutalement et se termine sans véritable conclusion.

L'ambiance est à l'underground, au récit assez cru. J'avoue ne pas trop accrocher. Cela tient beaucoup à la façon dont l'auteur se représente sans aucun fard comme un type assez dégueu, tiraillé entre ses frustrations et ses pulsions, égocentrique et irresponsable, un looser assez crade dans ses habitudes intimes. Je ne me sens vraiment pas proche du tout du personnage qui me dégoûte un peu ou m'énerve à bien des moments.

J'ai cependant lu cette BD sans déplaisir, pas vraiment captivé mais pas ennuyé pour autant. Comme le titre l'indique, c'est le phénomène du voyeur qui fonctionne ici : la curiosité pousse à savoir ce qu'il va se passer dans la vie de celui qu'on épie ainsi à son insu (ou pas puisqu'il sait à tout moment qu'il raconte sa vie à tout le monde), on veut savoir comment vont évoluer ses petites amours et ses nombreux malheurs.
Intéressant dans la forme et le ton, pas mal raconté, mais pas un indispensable.
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