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© Atrabile

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Pilules Bleues
ScénarioPeeters Frederik
DessinPeeters Frederik
CouleursNoir et Blanc
Année2001
EditeurAtrabile
CollectionFlegme
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

 

6 avis

nyl
Frédérik Peeters ne nous raconte pas ici une histoire qu'il invente, ni ne dessine ce qui l'entoure. Il nous fait part de son intimité la plus profonde, de ses doutes les plus forts, de son amour le plus sincère, de ses cauchemars et de ses rêves les plus fous Et de la femme, si forte et parfois si perdue qui va l'accompagner, qu'il va accompagner, mais aussi de son bout de chou si petit et si fragile, et de ces pilules. Ces pilules bleues.

Son dessin est aussi intime que ce qu'il nous dévoile, aussi peu accadémique que l'est sa vie, aussi noir et torturé que sont ses craintes, aussi lumineux que son amour et son espoir.

Je ne me suis pas sentie voyeuse, mais je me suis sentie témoin. Et surtout je me suis découvert en même temps que lui, mes doutes personnels et mes espoirs accompagnant les siens. En entrant dans son intimité dévoilée, je me suis sentie entrer au plus profond de la mienne au fur et à mesure que je lisais ses pages. Et puis en les refermant je me suis petit à petit réouverte à ceux qui m'entouraient, en souriant à tous ces petits bonheurs qui font que la vie mérite d'être vécue, à tous ces petits bonheurs qui font qu'on a toujours un peu d'espoir.

Un hommage à la vie, un hommage à l'amour.
gdie79
Pilules bleues... Quel nom de bd anodin! En tout cas, il a attisé ma curiosité et m'a poussé à découvrir qu'est-ce qu'il cachait de si "perturbant", de si "médical"...

Tout d'abord, Pilules bleues cache une formidable maîtrise du dialogue. Incontestable, lorsque l'on arbore les pages relatant une discussion philosophique entre le principal protagoniste de la bd, Frederik et un... mammouth métaphorique. Non, il n'y a rien à dire, l'auteur de ce petit chef d'oeuvre a un sens aigu des relations que peuvent avoir les gens et des questions et doutes qui en découlent, surtout lorsqu'il s'agit de parler d'amour. Il faut dire que pour lui, avoir vécu avec une femme et son fils, tous deux atteins par le virus du HIV, n'a pas dû être un mince affaire. Mais cela, il le relate magnifiquement bien! Enfin... simplement, sincèrement, avec humour et en restant fidèle à lui-même.

Car ce que Frederik Peeters nous fait ressentir dans sa bd est de l'ordre du "sur-émotionnel". Son dessin un peu brouillon, aux traits marqués et en noir et blanc nous oblige à plonger au plus profond de son style. Nous sommes alors totalement pris dans ce récit autobiographique de 200 pages qui est une éloge à l'amour et aux réalités auxquelles elle nous confronte.

Il serait presque triste d'en dire plus. Voici donc une bd dans la mouvance du "journal d'un album" de Dupuis & Berberian. Un album pas facile, qui peut déranger les plus prudes mais qui est terriblement d'actualité. Une véritable déléctation pour notre cerveau, qui confirme l'émergence de la scène suisse-genevoise avec des auteurs comme Wazem, Tirabosco et bien-sûr Peeters qui misent sur des valeurs humaines beaucoup plus que commerciales.
BRAVO !!!
jc
Un grand coup de cœur, j'ai été très ému par ce livre.

Cette BD est d'une force émotionnelle incroyable.
Pourtant le thème de la maladie est difficile. Mais la sincérité, la pudeur et le talent de Federik Peeters s'expriment à merveille dans ce récit autobiographique. Un témoignage remarquable…

Pilules bleues ne se résume évidemment pas seulement par son sujet. J’ai été aussi fortement charmé par la qualité graphique et le travail de mise en page (composition, transition...). Le dessin (le trait) de Peteers est fabuleux de sensibilité et de sincérité. Les cadrages, la composition des scènes, les émotions des personnages, s’harmonisent parfaitement avec la narration et les dialogues.
Toute la force de "Pilules Bleues" peut se résumer par sincérité et harmonie (du dessin, de la mise en page, du témoignage).

A lire et à faire découvrir autour de nous.

Un très grand moment d'émotion, une de mes plus belles lectures.
oslonovitch
Ce gros pavé constitue ma première rencontre avec Fred Peeters, auteur en pleine effervescence médiatique depuis quelques années, et dont cet opus encensé à maintes reprises en est déjà à sa quatrième réédition (en seulement 2 ans…)

Effectivement cet album a de quoi plaire : un dessin en noir et blanc plutôt réussi et qui alterne les traits gras et les traits fins ainsi qu'un propos grave et intimiste à la fois. Les personnages sont certes humains et on a très envie de se prendre d'affection pour eux tant Peeters semble bien disposé à nous conduire dans cette voie. Mais bon, il y a quelque chose qui cloche : des longueurs assommantes et un début de récit interminable à se mettre en place. Et puis ces dialogues… franchement, ils sont si étudiés et si millimétrés qu'ils en perdent toute authenticité, qu'ils donnent un sentiment de "faux", de "trop étudié", bref, de manque de vérité.

Alors oui chacun réagit différemment devant la maladie (puisqu'il s'agit du thème central de cet album) mais j'ai trouvé ces personnages bien ternes, bien mornes. Il n'y a jamais le moindre pic qui mène le récit vers des cimes poignantes ni des abîmes d'introspection bien conduite. Les interrogations très louables que met en scène Peeters sont pourtant méritantes et amènent une véritable profondeur à l'histoire.

Hélas, tout cela est fait avec peu d'assurance, et peut-être que le souci de vouloir trop bien faire a bridé l'auteur. Il en résulte un album à très fort potentiel mais qui passe à côté de sa cible, pas assez vrai, pas assez direct, bref, pas vraiment touchant…
Guewan
Souvent les mots me paraissent futiles pour exprimer certaines choses. Le silence et le regard les remplaceront toujours dans ces moments là. C’est ce que j’ai ressenti après avoir refermé Pilules Bleues. Je me rends compte que sa lecture m’a énormément marquée et touchée, mais je n’ai pas envie que cette chronique décrive un album banal, en réduisant mes émotions à de simples mots. Tant pis, je verrai bien.

Comment exprimer en 190 pages des thèmes universels tels que l'intimité, la sexualité, la maladie et la paternité, sans tomber dans le larmoyant ou dans le nombrilisme ? Pourtant, cet hommage à la vie et à l’amour ne positionne pas le lecteur en voyeur, mais plutôt en témoin d’une rencontre. Celle de l’auteur et de sa future femme, si forte et si fragile, accompagnée de son petit bout de chou. Tout en nous faisant passer du rire aux larmes.

Située à Genève, l’œuvre débute de manière un peu abstraite, où l’on sent que l’auteur se cherche au fil de quelques planches, comme s’il ne savait pas par où commencer. On aboutit alors sur un album à la fois salé et sucré, avec des moments de doute, d’évasion, de recherche de soi… La connivence avec le lecteur, qui est implicite, se retrouve selon chacun : la relation beau-père/enfant ; le couple qui doit faire face à la vie ; la mère/amante qui désire avant tout le bonheur des êtres aimés..

Mais Pilules Bleues n’est pas qu’une maîtrise sublime des dialogues et de l’histoire, c’est aussi et surtout un graphisme sensible et juste. Les cadrages, la mise en scène, le trait à la fois noir, lumineux, original et intime… sont autant d’éléments qui créent une harmonie avec la narration et les dialogues. Le tout tisse une sorte de cocon autour des trois personnages. Le monde extérieur reste assez vague, par des décors ou quelques amis à peine développés. Seuls deux se démarquent : un médecin, qui met en avant le manque d’informations médicales (sans jugement), et un mammouth fantasmé sur les bords de l’Arve, qui entraîne l’auteur dans une réflexion sur le sens de la vie.

C’est beau, à la fois triste et joyeux. On ne peut rester indifférent à cet amour dévoilé sans pudeur, ni volonté de se faire plaindre. Et partager cette intimité, ces doutes, ces rêves, ces cauchemars… ne peut que pousser le lecteur à se questionner sur sa propre vie. Et surtout, s’ouvrir à la vie et aux autres, tout en transformant les éventuels obstacles en moyens d’épanouissement.
jean loup
Ces pilules bleues devraient être remboursées par la sécurité sociale !
Je ne connaissais absolument pas Frederik Peeters, ni son éditeur Atrabile d'ailleurs, et c'est presque par hasard que j'ai lu cet album. Un volume épais, un dessin en noir et blanc doté d'une vraie personnalité à mille lieues des illustrations alléchantes destinées à dissimuler un scénario creux : de prime abord, "Pilules bleues" m'a paru séduisant. Le quatrième de couverture étant du genre silencieux, je n'avais aucune idée du thème de cette BD.
Très vite, on comprend qu'il va être question d'un couple, d'amour et de vie quotidienne. L'auteur, dans la mouvance de David B, Satrapi ou Dupuy et Berbérian ("Journal d'un album"), s'engouffre dans le récit autobiographique. Comme ses illustres prédécesseurs, il le fait avec brio. Peeters a un sens peu commun de la mise en scène et sait traiter avec humour et poésie les petits riens qui font le grand tout de la vie.
David B traite de la maladie de son frère dans "L'Ascension du Haut Mal". Peeters, lui, évoque le sida de sa compagne et du fils de celle-ci, issu d'une précédente union. Il ne s'agit pas de faire pleurer dans les chaumières ou de s'attaquer avec fureur au mur de l'indifférence ambiante : le propos de l'auteur est de raconter sa vie de couple dans laquelle s'immisce le virus, et il est surtout question d'amour et d'espoir, plutôt que de mort et de détresse. Les personnages sont très attachants, et les 190 pages passent à une incroyable vitesse.
Que vous soyez sensible au sujet (qui ne l'est pas ?), amateur de bonnes histoires ou tout simplement curieux de découvrir un nouveau talent, il faut vous plonger dans ce très joli livre.
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