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© Albin Michel

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L'épicurien
ScénarioSt Jo
DessinSt Ef
Année2005
EditeurAlbin Michel
SérieLes quartiers de l'étrange, tome 1
Bullenote [détail]

 

1 avis

Coacho
Je me suis dirigé vers ce livre au départ parce que je souhaitais trouver enfin une histoire qui s’accommode des nouvelles technologies.
En effet, le style graphique est le fruit non pas du sur-utilisé Photoshop, mais bien de 3D Studio Max.
Les précédentes tentatives que furent celles d’Alain Maindron pour « L’impondérable » ou de Patrice Woolley pour « Ténèbres » avaient rencontré de tièdes marques d’estime.
Peut-être adressées à un public averti, ces albums avaient été sortis trop tôt ?
Reste que « L’Epicurien » pouvait tout aussi bien passer à la trappe mais ses couleurs et une certaine douceur de trait lui ont permis de faire mieux que ses prédécesseurs, et réussi même à séduire plus que le travail de Janjetov et Beltran sur les séries phares des Humanoïdes Associés.
Mais revenons à cette histoire étrange.
Guillaume, jeune voyageur en quête d’on ne sait quoi, atterrit dans une ville dont le centre de vie est un bar-hôtel-bordel-restaurant un peu bizarre et dans lequel le gratin de la ville se retrouve.
Entre trahisons, compromissions, viles flatteries et autres vices de bouche et de corps, les auteurs nous présentent une galerie de personnages hauts en couleurs qui ont chacun un petit quelque chose de caché et de plus ou moins avouable…
Une légende un peu alambiquée dit que la tenancière de l’établissement est centenaire et son aspect satanique entr’aperçu ne présage rien de bon…
Il est difficile de dire si l’histoire est prenante, ou hermétique, car certaines idées et passages sont enthousiasmants, et d’autres tombent dans le plus convenu ou le moins intéressant…
Malgré tout, il transpire de ces pages une ambiance malsaine et dérangeante qui est peut-être cette petite épice douce amère qui fait que l’on reste accroché à cet univers.
D’un point de vue graphique, outre l’innovation technologique, j’avoue avoir été séduit par l’ensemble, fait de diverses couches de couleurs, toujours à la limite kaléidoscopique, et ce malgré certaines erreurs de jeunesse !
J’en ai listé quelques-unes comme celle, page 5 case 5 : Julie sert une bière à Guillaume. Vue sa posture, il me semble impossible que l’angle permette de voir le reflet dans le miroir tel qu’il apparaît.
Page 8 : le découpage. Case 1 toutes les portes sont clairement fermées. Case 2, la porte de la chambre 11 est entrouverte.
Page 12 : Guillaume arrive discrètement sur la gauche (case 2) mais frappe ensuite par la droite (case 4), presque de face. Pour l’effet de surprise, c’est un peu osé messieurs ! ;o)
Une scène particulièrement réussie me rappelle une musique.
Si les auteurs n’ont pas hésité à s’inspirer d’Iggy Pop pour le personnage du kamikaze (voir page 12), les pages 20 et 21 m’ont donné l’impression d’entendre la mélodie d’Enigma et son bien nommé « Principles of lust ». Ces scènes extatiques de luxure, ces ombres découpées, cela converge, sans mauvais jeu de mot, à créer une ambiance inquiétante et terrifiante qui est la qualité première de cet album.
En bref, ce huis-clos en séduira certains, en refroidira d’autres, mais il faut absolument savoir où les auteurs veulent nous emmener avec le deuxième et dernier tome de ce diptyque.
Cela pourra conduire à faire de cette série une référence dans le genre, ou bien passer du côté des séries à fort potentiel qui laissent sur sa faim. La pression est du côté des saints maintenant ! ;o)
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