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© L'Association

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Shenzhen
ScénarioDelisle Guy
DessinDelisle Guy
Noir et BlancDelisle Guy
Année2000
EditeurL'Association
CollectionCiboulette
SérieChroniques de Delisle, tome 1
autres tomes1 | 2 | 1hs
Bullenote [détail]

Autres publications:

dans Lapin n°20 (Lapin #20)
dans Lapin n°21 (Lapin #21)
dans Lapin n°23 (Lapin #23)
dans Lapin n°24 (Lapin #24)
dans Lapin n°25 (Lapin #25)

 

5 avis

everland
L’une des caractéristiques intrinsèques des récits autobiographiques c'est le nombrilisme de l’auteur. Se raconter c’est un peu se représenter comme le centre du monde ou du moins considérer son histoire ou ses pensées comme suffisamment intéressantes pour passionner les lecteurs.fra

Dans Shenzhen, ce sentiment est encore renforcé : Plus que dans n’importe quel autre ouvrage l’auteur est seul, recroquevillé sur lui-même. Il faut dire que les habitants de la ville ne pratiquent pas beaucoup les langues étrangères, pas facile pour un francophone de communiquer avec son entourage ! Delisle se retrouve donc cantonné au rôle d’observateur passif d’une culture pour le moins différente de la nôtre. Ce sont là les principales caractéristiques de l’album et ce qui le rend exceptionnel (pour ne pas dire indispensable) : A travers cette autobiographie pleine d’humour et de légèreté, Delisle nous offre un témoignage précieux de la culture chinoise. Et comme le nombrilisme, propre à l’autobiographie, amène le lecteur à s’identifier à l’auteur, on devient observateur à notre tour et d’autant plus proche de lui que ses échanges avec son environnement sont assez limités.

La couverture est en ce sens particulièrement bien trouvée, elle résume parfaitement l’album, autant qu’on puisse le faire en une image : un dessin simple mais terriblement efficace représentant Guy Delisle d’un côté, observateur passif et silencieux, qui semble traverser la page. Et de l’autre côté, les animateurs locaux, plongés dans leur univers.

« Shenzhen » est assurément l’un des albums phares de l’excellente collection ciboulette de L’association, à ne surtout pas manquer !
oslonovitch
Après avoir été présenté sous forme d'épisode dans différents "Lapin", Shenzhen a été réédité en un seul volume dans la collection Ciboulette.
Tout d'abord il faut remarquer l'excellent mode narratif qu'utilise Delisle pour bâtir son récit. Alors que ce qu'il nous raconte semble franchement déprimant (et surtout l'avoir pas mal déprimé), le ton est plutôt humoristique, jouant parfois même dans l'autodérision. Delisle sait parfaitement rassembler ses lecteurs et nous emmène avec lui dans les valises à la découverte de Shenzhen. Avec lui nous serons à la fois surpris, compatissants, déçus, moroses, gais mais toujours guidés par une farouche volonté de comprendre, de découvrir et d'apprendre. Car c'est bien là ce qui fait la force à mes yeux de l'album de Delisle. Au-delà du simple journal de bord autobiographique, il nous gratifie d'un récit universel, qui touchera forcément chaque lecteur, de manière différente, sur les mêmes sujets. Et au-delà des simples préoccupations quotidiennes du narrateur, cette envie d'apprendre, de maîtriser le quotidien et ses petits tracas présente une sorte d'hygiène de vie qui, à l'heure de l'uniformisation des masses, apparaît franchement rafraîchissante.

Le dessin est moins fini que dans le plus récent "Pyongyang" : le trait de crayon est acéré, l'auteur se cherche, c'est un peu plus artisanal que dans l'album de 2003 mais justement ça sonne peut être plus vrai encore (un comble eut égard au déjà très bon niveau de "Pyongyang" dans le domaine).
Mais les détails importants y sont, et le reste, c'est l'ambiance, et à ce sujet, les planches en sont remplies, tout est sujet à la description de l'ambiance. La lecture est agréable, facile, et les différentes parties sont entrecoupées de grandes planches franchement réussies (notamment de bâtiments chinois).
Shenzhen est un authentique chef d'œuvre qui devrait vraiment être remboursé par la sécurité sociale.
jc
« Shenzhen » récit autobiographique ou impression de séjour sur les difficultés de communication dans une zone d’économie transitoire déshumanisée. Coincée entre la chine communiste et Hong Kong la capitaliste, Shenzhen est une chimère sur la voie du bonheur, rappelant par certains aspect les grands ensembles de nos banlieues.

Delisle raconte avec humour et un certain recul les aléas et les petits bonheurs de son séjour professionnel à Shenzhen.

La première partie du récit raconte par anecdotes successives le sentiment d’isolement et de solitude ressentie par l’auteur. Puis dans la deuxième partie du récit, Delisle décide de ne pas subir son isolement en prenant en main le quotidien de son séjour. Alors, on suit avec amusement ses activités, ses rencontres… Il y a aussi L’escapade à Hong Kong véritable bouffée d’oxygène du séjour.

Ce récit plein d’humour est soutenu par une remarquable construction graphique. La variété du dessin (crayonné, au trait, lavis), le rythme des pages avec l’agencement des cases (sans textes, avec narration, avec dialogues, explicatives) rendent très vivante et agréable la lecture.

Le témoignage de Delisle est très attachant et délivre un message optimiste sur l’homme, un peu moins sur notre monde actuel.

Herbv
Ouf, que j'ai eu du mal à le trouver celui là, il a même fallu que je me le fasse offrir :) (et maintenant que je l'ai, je le vois partout). Si Shenzhen n'a pas la qualité graphique de PyongYang à mes yeux (le dessin fait plus "brut de fonderie"), il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une excellente BD, d'un carnet de voyage (tant à la mode actuellement). J'y ai retrouvé le ton détaché et assez léger déjà vu dans Pyongyang qui sert à décrire un monde assez gris et assez oppressant. La sensation de dépaysement est bien retranscrite, on sent bien la lenteur du temps qui passe quand on est coupé des relations humaines par la barrière de la langue et on apprend des choses intéressantes sur les métiers de l'animation, nous amenant à ressentir le même sentiment désabusé que l'auteur devant le système de sous-traitance mis en place pour des raisons économiques. En tout cas, les nombreuses remarques en voix off de Delisle sont vraiment percutantes, marrantes, sans parler que cela nous amène à réfléchir parfois sur notre chance d'être né en Occident où la liberté de mouvement semble être quelque chose de naturel. Ceci dit, les choses changent et très rapidement, surtout en Chine qui se libéralise à grande vitesse mais aussi en Occident où les libertés individuelles sont de plus en plus menacées par des gouvernements de plus en plus autoritaires.
malo
Un occidental en déplacement à Shenzen pour superviser la réalisation du dessin animé "Papyrus" nous livre ses commentaires rase-motte sur le monde qui l'entoure. Résumé, ces chinois, ils sont bizarres quand même, hahaha!

Après une première lecture qui ne m'avait pas laissé un mauvais souvenir, la relecture de cet opus de Guy Delisle m' a laissé un gout mittigé: Bien sûr certains passages captent parfaitement la sensation que l'on éprouve lorsqu'on se retrouve livré à soi-même en pays inconnu, mais à la superficialité du propos de l'auteur s'ajoutent des relents nauséabonds sur sa vision de l'asie. Pour résumer, on pourrait dire qu'on est pas loin des reflexions du beauf de base en vacance. A aucuns moments, l'auteur n'amorce ne serait-ce qu'un début de tentative d'élevation du propos et je crains que son but avéré n'ai été de rester au ras du gazon . Au bout de quelques pages je me suis sentit vraiment mal à l'aise. Un livre que j'aurais honte de montrer à mes amis chinois.
Je n'ai pas lu PYONG YANG mais j'ai froid dans le dos lorsque je songe que les mêmes petits commentaires rases-bitume doivent probablement être appliqués lors de son périple dans l'une des pires dictatures de la planète!
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