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 | | Le sultan de Vénus et autres moëlles d'invertébrés |
|   oslonovitch
    | Dans la droite ligne de ce que l'Association avait déjà traduit de Hagelberg et de son comix personnel, ce "Sultan de Vénus" m'a semblé supérieur. Au delà de toute critique narrative ou artistique, c'est tout simplement parce que le récit semble ici plus construit, mieux défini. De même les encarts sur négatif qui apparaissent à l'intérieur des planches pour proposer un deuxième niveau de lecture (ou plutôt une deuxième histoire), s'ils ne sont toujours pas à propos, m'ont plus parlé que dans "Holmenkollen". L'ambiance, les références et les allusions sont exactement les mêmes que dans ce dernier album avec toujours un gros rôle pour les nounours, les mutants, le père noël et ses lutins. Il ne faut pas oublier de mentionner l'incroyable Clarke Quinte, sorte de projection mentale du super héros que pourrait être le narrateur, Hagelberg lui-même.
En s'appuyant toujours sur ce dessin chargé et regorgeant de détails inattendus, "Le sultan de Vénus" nous propose un long récit délirant, caustique et plein d'humour dans lequel on se plait à se perdre.
L'humour est bien un pan important des récits de l'auteur et il ne cesse de l'alimenter par des dialogues truculents, des phrases narratives toujours bien choisies et des scènes étonnantes. Dans ce joyeux panachage de formes et d'aventures, d'allusions et d'introspection, de délires et d'humour, Dieu, Clark Quinte, Matti Hagelberg, la Mort, le père noël, les Vénusiens et les nounours ne cessent jamais de nous surprendre.
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