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© Casterman

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ScénarioBourhis Hervé
DessinMardon Grégory
Année2017
EditeurCasterman
SérieLe Teckel, tome 3
autres tomes1 | 2 | 3
Bullenote [détail]

 

1 avis

herbv
Le Teckel est décidément increvable. Alors qu’il semble devoir profiter d’une retraite certainement méritée, occupé à médire sur les politiciens dès qu’il a bu un certain nombre de verres, le voilà qui rempile pour une nouvelle aventure : devenir le nouveau président de la République française. Après tout, chaque citoyen a le droit de se présenter aux élections. Pour cela, il suffit d’avoir des idées bien arrêtées, quelques slogans fleurant bon la nostalgie des années 1970 et un positionnement clair dans l’échiquier politique : l’extrême-centre !

Pour la troisième aventure de son héros tout droit sorti des seventies, celles des beaufs, pas celles des hippies, Hervé Bourhis a décidé de s’attaquer au monde politique français et à l’hyper-communication de celui-ci. Inspiré par les présidentielles françaises de 2017, le scénariste imagine une campagne organisée un cabinet de communication avec l’aval du pouvoir en place afin d’affaiblir l’opposition en leur mettant dans les pattes un démagogue populiste nostalgique d’un passé révolu et surtout fantasmé.

Si on reconnait sans peine certains hommes politiques comme l’actuel président de la République et son prédécesseur, ils ont un rôle secondaire et ne sont pas particulièrement visés par Bourhis. Ce sont surtout des individus comme Trump et Macron qui semblent être des sources d’inspirations, le premier pour la rhétorique et les arguments de campagne, en moins haineux et raciste, le second pour le battage médiatique dont il bénéficie. Cependant, plus que les personnes, c’est la construction médiatique du Teckel qui est au centre du propos.

Heureusement, le scénariste réussit à garder le sens de la mesure, une certaine subtilité dans la construction des événements et la conception de ses personnages. Sa charge n'en est que meilleure. Guy Farkas, alias Le Teckel, est démagogue, adepte du « yaka faukon » et n’a pas réellement réfléchi aux obligations et aux problèmes liées à l’exercice du pouvoir. En cela, il nous représente, nous, les électeurs si prompts à critiquer. Mais Farkas se rend compte de ses limites. Ne dit-il pas « Il ne faut pas que je gagne, je suis trop con » ?
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