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Gil Saint-André
Dessin : Kraehn Jean-Charles / Vallée Sylvain / Millien Chrys
Scénario : Kraehn Jean-Charles

Cycle 1, terminé


Volume 1 - 1996

Volume 2 - 1998

Volume 3 - 1999

Volume 4 - 2000

Volume 5 - 2001
Cycle 2, terminé


Volume 6 - 2003

Volume 7 - 2004

Volume 8 - 2006
Cycle 3, terminé


Volume 9 - 2010

Volume 10 - 2012
Cycle 4, en cours


Volume 11 - 2013

Volume 12 - 2018

 

1 avis


thierry
Une femme disparait... un point de départ tellement banal et tellement prometteur pour la série-phare de la collection Bulle Noire de Glénat. J'avais lu le premier tome alors que la serie ne s'appelait pas encore "Gil St André" et j'en avais gardé le souvenir d'un bon polar. Profitant de l'intégrale du premier cycle, j'ai décidé de combler cette lacune (une de plus) dans ma culture bédéphilique.

Tout commence le plus simplement du monde. Gil St André est un homme heureux, marié a la belle Sylvia et père comblé d'une petite Sabine. Pas un nuage ne semble pouvoir obscurcir sa vie. Mais un soir, sa femme disparaît brutalement. Rongé par l'angoisse et devant l'apparente inefficacité de la police, il décide de mener l'enquête lui-même, épaulé par Djida Feschaoui, une stagiaire de police. Il ira de surprise en surprise.

Arrivé au terme de ce premier cycle, mon sentiment est plus que mitigé. Les 2 premiers albums ont été réalisés en solo par Kraehn qui délègue ensuite le dessin a Sylvain Vallée. On peut pleinement comprendre la différence entre un vrai dessinateur et quelqu'un qui sait dessiner. Le dessin de Vallée est appliqué et efficace, mais il ne soutient absolument pas la comparaison avec celui de Kraehn.

Le scénario également présente plusieurs faiblesses. En général, l'intrigue est bien menée et Kraehn distille quelques jolies surprises dans les 2 premiers tomes. La conclusion du premier tome est particulièrement réussie à ce point de vue. Mais des le 3e tome, l'histoire ronronne avec des rebondissements convenus et quelques facilités. Kraehn donne même parfois l'impression d'allonger inutilement la sauce et il me semble qu'il aurait pu facilement conclure son histoire en 4 tomes au lieu de 5. Le dénouement parait même forcé.
Et Kraehn s'est senti obligé de distiller quelques touches d'humour dans son recit. Cela ne peut jamais faire de mal, mais les calembours sur les noms tombent méchamment à plat. Ils ne sont pas nombreux, mais ils sont tellement voyants qu'ils en sont agaçants. Il y a aussi ce passage dans la boite gay au debut du second volume. Ce n'était peut-être pas une tentative d'humour, mais tout ce passage est d'une telle lourdeur qu'il m'a énervé.
Côté Personnage, Gil St André à l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. C'est un brave mec un peu carré qui cherche a sauver sa femme. Il a un côté gentil boy-scout mais aucune personnalité. Fourrier est l'archétype du flic antipathique mais juste, abonné à ce genre d'enquête. Quant a Djida, elle était potentiellement le personnage le plus intéressant du trio, elle est aussi la plus sous-exploitée. Elle est tour a tour la pépée de service qui utilise ses charmes au profit de St André et de Fourrier, le repos du guerrier de St André, amoureuse désespérée de St André avant de revoir ses sentiments comme si de rien était, superflic et même agent infiltrée. Elle méritait beaucoup mieux que ce rôle fourre-tout!
Gil St André est une BD ultra-classique qui tente de faire moderne en saupoudrant son intrigue de quelques ingrédients "adultes". Nous avons bien sur droit a un hacker pour faire moderne, une pointe d'érotisme gentil et un passage dans le monde du porno pour bien montrer que c'est pas de la BD pour les enfants mais pour les grands, de la violence mais point trop n'en faut.

Après un début prometteur, le scénario retourne gentiment dans les sentiers battus pour ne plus en sortir. Le même constat s'impose pour le dessin. Après les deux premiers albums dessinés par Kraehn, la fin de la série se distingue par un dessin sans réelle faille mais surtout sans personnalité. Sans grand intérêt. Autant dire que le second cycle se fera sans moi.
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