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Nausicaä de la vallée du Vent
Dessin et scénario : Miyazaki Hayao

Nausicaä de la vallée du Vent, terminé


Volume 1 - 2000

Volume 2 - 2000

Volume 3 - 2002

Volume 4 - 2001

Volume 5 - 2001

Volume 6 - 2001

Volume 7 - 2002

 

3 avis


petitboulet
Nausicaa se déroule dans un monde désolé par un holocauste, et qui essaye de se reconstruire. L'humanité doit se battre contre un monde hostile, où presque toutes les especes animales ont disparues par leur faute. il ne reste plus que les insectes, qui peuplent la mer de Désolation, une gigantesque forêt bacterienne, où la moisissuere règne en maître, gagne inexorablement du terrain. Les hommes n'y peuvent rien, cette for^t est ce que la Terre a créé pour se regenerer, pour se débarasser des poisons que les hommes ont enfouis dans son sol. Cette mer de Désolation génère des spores mortels pour les hommes, qui doivent porter un masque pour les suppoerter. C'est aux abords de cette forêt que vit Nausicaa, la prinesse de la valée du Vent, jeune fille télépathe, et dotée du don de voir les courants d'air qui balaient la planète.elle peut communiquer avec les hommes par la pensée, mais aussi avec les insectes, et particulièerement avec les ômus, insectes gigantesqueset véritable conscience de la forêt...

On retrouve dans Nausicaa pas mal de thèmes chers à Miyasaki, et en particulier son amour de l'aviation,déjà bien développé dans Porco Rosso. La société qu'il dépeint est complétement basée sur la maîtrise des airs, seul moyen de traverser la Mer de Désolation, et est propice aux combats aériens spectaculaires et aux survols paisible d'une terre en reconstruction. Il arrive à faire transparaitre beaucoup d'optimisme dans ses cases, malgré le propos sérieux et le monde dévasté qu'il dépeint, d'une part grâce à la noblesse des personnages décrits, très proches souvent des chevaliers redresseurs de torts, et d'autre part par son trait qui évite les angles le plus possible, et ses personnages masculins plutôt joviaux et joufflus. Et puis Miyasaki est un raconteur d'histoires hors pair, qui arrive à donner un souffle épique à ses intrigues, qui sait rendre une histoire sentimentale sans miévrerie, ou dure sans violence excessive et usage d'hémoglobine a l'hectolitre. Bref, Nausicaä est une série qui enchante, un véritable conte où tous les éléments s'imbriquent pour le rendre exceptionnel. à lire absolument!

Chronique par petitboulet

Herbv
Voici une oeuvre culte écrite et dessinée par le "dieu" de l'animation japonaise. Les premières pages m'ont donné l'impression d'être dessinées par Giraud/Moebius. J'aime beaucoup Moebius donc ça ne m'a pas rebuté mais ça m'a donné une impression négative. Ensuite, le dessin devient d'une facture manga plus classique. Il est très fouillé et laborieux pour certains ? Tant mieux, ça prouve que le manga est autre chose que de la BD à consommer en train. Après tout l'auteur n'est pas un mangaka professionnel et il nous gratifie là d'un dessin personnel selon les canons commerciaux en vigueurs au Japon.

L'histoire m'a emballé mais je trouve que toute la partie mystico-délire du dernier tiers affaibli beaucoup l'histoire ainsi que le propos de l'auteur et m'a laissé sur une impression de déception (comme dans le tome 4 où je n'ai pas aimé la partie d'échange télépathique avec le vénérable du temple. Je trouve que c'est un procédé trop facile pour nous donner des informations sur le saint empereur et nous placer le coup du messager aux vêtements bleus et aux ailes blanches n'est pas faire preuve de beaucoup d'originalité. Je pense aussi au tome 5, avec le développement du fongus qui va à l'encontre de toute loi physique ou chimique. D'où tire-t-il toute cette énergie pour un tel développement ? Là dessus, vous ajoutez la "destinée" des Ômus qui devaient soi-disant fusionner avec le fongus. C'est peu faire cas des lois de l'entropie et le la théorie du chaos, je veux dire par là que rien ne se passe comme cela a été prévu, surtout sur des siècles ou des millénaires). J'ai trouvé aussi la fin dans la tour assez faible, surtout comparée au début. Je ne dis pas que ce n'est pas un excellent manga car il l'est mais j'estime qu'il ne mérite pas complètement tout le tapage que l'on fait dessus.

Matrok
Hayao Miyazaki est surtout connu pour ses dessins animés, mais son unique manga (si on oublie les adaptations de ses films) transcende les limites du genre et s'impose comme un véritable chef d'oeuvre de la bande dessinée de science fiction.

Nausicaä est la fille de Jill, le chef de clan affaibli de la Vallée du Vent, petit territoire relativement épargné par la nature, dans un monde post-industriel à l'agonie où l'humanité est menacée de disparaître tant à cause de la pollution et d'une nature devenue destructrice, qu'à cause de la guerre sans merci que se livrent deux superpuissances, l'empire Tolmèque et l'empire Dork. Contrainte par ses origines à partir en guerre aux côté des Tolmèques alors que sa nature la pousse spontanément à la compassion et à la bonté, son aventure l'amènera à faire des choix qui changeront le destin du monde.

C'est une épopée guerrière, mais aussi l'histoire d'un combat inégal entre les hommes et la nature, et enfin celui du combat intérieur de Nausicaä que conte ce manga très dense, complexe et touffu. Ceux qui ne connaissent de Miyazaki que le côté gentil et mignon seront surpris de la noirceur et de la violence de ce récit, qu'il serait hâtif de qualifier d'optimiste. Il s'agit cependant d'une oeuvre engagée, au sens où elle porte le discours de l'auteur, un discours qu'on pourrait qualifier d'écologiste si ce n'était pas trop réducteur. Mais Miyazaki nous fait également partager ses doutes et l'évolution de sa pensée (après tout ce travail s'étale sur quatorze années), tant à travers Nausicaä, qui change au fur et à mesure que le récit progresse, qu'avec une galerie de personnages extrêmement riches et complexes.

Quant au dessin, il est superbe, et dégage une grande personnalité, fait assez rare dans le monde du manga où le travail de studio est la norme. Sa description d'un monde imaginaire y gagne en originalité, avec en particulier des plantes et des animaux fantastiques d'une beauté sauvage, qui dégagent une rare émotion. Les scènes de combats y sont souvent très dynamiques, grace à une grande maîtrise de la mise en page à la Tezuka, tout en étant d'un réalisme effrayant. Enfin, la diversité des scènes, des atmosphères et des décors abordés ne nuit pas du tout à l'impression d'unité qui se dégage de l'ensemble.

Toutes ces qualités font de Nausicaä une oeuvre qui ne peut pas laisser indifférent. Un regret tout de même : la mise en page très serrée et le dessin chargé de Miyazaki rendent la lecture volontairement difficile, mais cette difficulté est d'autant plus grande que les planches sont parfois remplies d'onomatopées en japonais (sans parler du sens de lecture). Pour un lecteur occidental habitué à d'autres codes graphiques, se plonger dans Nausicaä demande donc un effort, mais celui qui le fait est largement récompensé.
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