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Pascal Blanchet.

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Thierry, 25.07.2013 à 16:06351994
ce livre était complètement passé sous mon radar. Il était mis en évidence avec les nouveautés indé/alter chez filigranes. C'est bien la preuve qu'il n'y a pas de surproduction parce ce livre a dépot légal d'octobre 2011, mais noté 2012 dans la bullebase, sans doute la différence entre la sortie québecoise et la sortie dans le vieux monde). Il y a donc eu une bien faible rotation pour que ce livre connaisse toujours les honneurs des présentaoirs à nouveauté.
C'est un livre de Pascal Blanchet, avec tout ce qui fait son style. Esthétique, rythme, 'musique'... retour au jazz et aux crooners, avec de vrais morceaux de Cole Porter dedans. Une nuit qui n'en finit pas, une star en crise, une serveuse en fuite, un écrivain en déroute et en plus de la musique qui donne leur teinte aux scènes, les voix qui brisent le silence. Mais des voix synthétiques, transmises par les cornets de téléphones ou les ondes hertziennes. Autant dire que ces histoires parlent de non-dits et d'incommunicabilité.
et c'est très bien.
Il faudra que je relise Bologne pour confirmer ou réfuter ma saillie de 2007.

Le PBE, 18.09.2007 à 10:41293340
Bon tant pis. Malgré les conseils avinés avisés de Thierry je continue à apprécier Blanchet. Certes les personnages de ce conte mériteraient d'être étoffés mais il se dégage de ce livre une ambiance, une musique, qui suffit à me faire passer un bon moment (c'est le principal, non ?). Le principal reproche que je ferais c'est que cette BD ressemble plus à du livre illustré et qu'à la lecture on a la bizarre impression d'être plongé dans un film d'animation (le décor est planté, on entend la musique).

Thierry, 10.09.2007 à 10:42292672
ne te fie pas aveuglement a mes avis, il m'arrive d'avoir tort

Le PBE, 10.09.2007 à 10:24292671
Il tombe mal cet avis sur Bologne : je l'ai déjà acheté mais je ne l'ai pas encore lu.

Thierry, 10.09.2007 à 10:13292668
Evidence numero 1: je suis toujours aussi sensible a l'esthetique de Pascal Blanchet. Evidence numero 2: mais que cette histoire me parait plate ! D'une certaine maniere, Blanchet applique toujours la meme formule, mais n'a que peu a dire. Passe le choc de "La fugue", petite perle d'emotion, et le deja moins enthousiasmant "Rapide blanc", reconstitution nostalgique d'une tranche de vie, voici un conte un peu court, qui manque sa cible. Formellement reussi mais une coquille vide.

pasto, 21.02.2007 à 11:21278527
Pierre est connu pour la précision analytique de ses critiques, celle ci l'éloignant à coup sur de tout académisme puisqu'elle ne cherche qu'à 'prendre conscience' de certaines émotions dans une œuvre. Refuser l'analyse 'mécanique' de l'émotion c'est nier des siècles de culture et d'esprit.

Manu Temj, 21.02.2007 à 9:56278519
Pierre :
Placer le débat sur le thème des "goûts et des couleurs" c’est une manière un peu facile de botter en touche une discussion qui, d’après moi, est essentiellement d’ordre technique.


Tu admettras que je ne refuse pas le débat et que la possibilité que tout ça ne soit finalement qu'une affaire de goût n'était positionnée que comme une option. Je te remercie de me rassurer sur ce point ! :o)

Comme je le laissais laborieusement entendre dans ma petite chronique, je ne pense pas pour ma part que l'émotion soit absente de La Fugue et je reste persuadé que la forme justement y est pour quelques chose.

Par la forme j'entends toutefois plus le rythme de perception du propos né du découpage et du choix d'un graphisme sophistiqué (en ce sens qu'il nécessite un temps de déchiffrage et rythme originalement la lecture) que l'esthétique référencée du dessin qui me semble - effectivement pour La Fugue - relever plus de l'invitation à aborder ce livre comme un objet "précieux" que de "l'utilité" directe pour le propos (en celà, je notais que la mise en phase entre la personnalité du musicien de jazz et le graphisme n'apportait pas grand chose à la lecture, il aurait tout aussi bien pu être ouvrier d'abattoir ou médecin...).

Alors "épate-couillon" dominant ou élément de construction parmi d'autres de l'intérêt véritable du livre, c'est là que nous divergeons, alors qu'il me semble qu'au final nous ne sommes pas loin d'être d'accord sur l'analyse technique de ce livre (pour peu que nous soyons compétents pour la mener...).
La ligne de rupture entre-nous se positionne peut-être au niveau de ce ressenti originel, point de départ de l'argumentation de lecteur : tu n'as rien ressenti de particulier à la lecture / j'y ai trouvé une certaine émotion.

J'y vois avant-tout la preuve évidente que nous ne sommes pas "le même lecteur" et que sans doute ce livre de Pascal Blanchet n'a pas une portée "universelle", même au sein - disons - de la niche du lectorat de la bande dessinée dite "indépendante".

Je ne sais plus si tu as lu Rapide Blanc, mais si ce n'est pas encore le cas, il me semble que cette lecture apporterait de l'eau à ton moulin. Dans ce livre - contrairement au précédent - Pascal Blanchet m'a semblé travailler particulièrement sur ses références graphiques et retrouver cet effet de témoignage dont tu parles pour une illustration. En celà ce second livre m'a effectivement plus semblé relever du catalogue d'illustrations référencées, mais cette fois en résonance directe avec le sujet traité, donc également intéressant.

J'ai d'ailleurs trouvé que les tentatives manifestes de Pascal Blanchet de travailler aussi sur l'émotion dans Rapide Blanc fonctionnaient assez mal. Bref, ce que tu reproches à La Fugue je le reprocherais volontier aux dernières pages de Rapide Blanc, mais sans nuire à l'intérêt particulier de ce second livre, très différent du premier malgré un "emballage" quasi-identique en première impression.

Pierre, 21.02.2007 à 7:20278500
"Sans technique un don n'est rien qu'une sale manie."

Blanchet, 20.02.2007 à 23:24278491
Pierre, merci d'étendre devant nos yeux votre infini savoir, mais discuter mécanique concernant l'émotion c'est tout de même grotesque... et côté manque de maturité, vous nous en faites un bel exemple (résonnement de type "la définition de: est:". Avec le temps, vous finirez surement par vous détacher de cet académisme un peu borné.

-Pascal Blanchet

Pierre, 20.02.2007 à 22:49278490
Placer le débat sur le thème des "goûts et des couleurs" c’est une manière un peu facile de botter en touche une discussion qui, d’après moi, est essentiellement d’ordre technique.

Pascal Blanchet regrette l’aspect destructeur de certaines des remarques émises ici (et on ne peut que lui donner raison) cependant toute vraie critique repose sur un démontage, une déconstruction de l’objet d’étude, le reste n’étant que recueils d’impressions vagues, d’émotions floues. Or la critique part des sentiments de lectures et, cherchant à les analyser, se reporte à l’œuvre pour essayer de comprendre les processus qui nous ont conduits à ces dits sentiments.

Par ailleurs, si j’opère ce distinguo entre l’aspect graphique et le fond, c’est que je me laisse guider par la stratégie même de l’auteur : c’est l’esthétique développée ici qui amène le lecteur au livre. Ce parfum rétro, suranné, nostalgique affiché comme un manifeste sur la couverture. L’auteur impose une manière originale et nous promet de nous raconter quelque chose dans cette manière ; la promesse d’une adéquation entre la forme et le fond.Jamais en effet je n’aurais lu ce livre s’il ne m’avait pas appâté avec son graphisme élégant et sophistiqué (d'où mon "épate-couillon" -je suis des vôtres).

Un bon bouquin ce pourrait être une machine à émouvoir. A cet égard, la "machine" de Blanchet ne fonctionne pas, étant donné le dispositif mise en œuvre. C’est du graphisme et de la narration que doit surgir l’émotion. Or l’esthétique séduisante de Blanchet a quelque chose de trop glacé, de trop artificiel pour émouvoir. Ce dessin que je rangeais dans l’esthétique de magazine branché est idéal pour un discours premier degré (appel à la nostalgie – pour une pub) voire second degré (dérision de l’époque à laquelle il fait écho –pour une illustration de presse) mais il semble ici inadéquat pour exprimer sur une longue distance une existence humaine avec ses joies et ses peines, ce projet ambitieux qu’il s’est fixé avec cette Fugue.

De même, les moyens auxquels l’auteur a recourt pour susciter l’émotion (étant exclu l'esthétique) s’avèrent inopérants : car des symboles graphiques qui évoquent des émotions ne la provoquent pas nécessairement. Suis-je insensible parce que la représentation d’un cœur (l’amour), d’un nuage sombre (la tristesse) ne me touche pas ? Le mot amour n’est pas l’Amour … On est donc ici dans un discours littéral adossé à un graphisme désincarné, et non pas dans l’expression de l’émotion. Enfin, je rappelle que la mièvrerie est liée par définition à l’enfance : c’est le fait d’une vision enfantine, et cette vision me semble être celle que l’auteur porte sur son sujet.

En définitive, un dessin comme celui de Blanchet appelait plus à mon sens un livre conceptuel (celui qu’on aurait pu attendre du titre "Fugue" avec une construction contrapuntique par exemple, de même que la notion de rythme aurait été très intéressante à exploiter) et non ce petit hommage attendrissant à un être cher.

Manu Temj, 20.02.2007 à 9:56278346
Je me demande si ce que tu reproches à Pascal Blanchet, Pierre, ce n'est pas simplement de ne pas avoir fait des livres denses. En celà, tu les qualifies par opposition de "vides".
La forme adoptée par P. Blanchet, tout en étant omniprésnete à l'esprit du lecteur, me semble évidemment plus propice à une certaine délicatesse (légèreté ?) du propos. De fait, écarter totalement - comme tu le fais - la forme graphique pour discuter d'un "fond", perçu comme trop superficiel, me semble en l'espèce inapproprié.
Ce qui donne son intérêt dans le cas de La Fugue au propos - certes totalement "bateau" et fort simple s'il est pris au pied de la lettre - du récit, c'est la forme adoptée et la noblesse qu'elle apporte à l'ensemble, esthétique (peut être trop évidemment) mais aussi (et surtout à mon sens) rythmique.
Ce qui n'est que le récit brut d'une vie comme une autre entre - merci Chris - en "résonance" avec celle du lecteur par la magie de la "patte" de l'auteur.

Je ne ferais pas de La Fugue ni de Rapide Blanc mes livres de l'année (j'avoue moi aussi une certaine affection pour des livres au propos plus dense), mais je ne peux pas me résoudre à tes qualificatifs de vide ou de médiocrité.

J'ai l'impression que nous sommes dans un pur débat de goûts...

THYUIG, 20.02.2007 à 8:39278338
Béh ça me fait plaisir de te lire sur ce terrain là, chrissou parce qu'effectivement immaturité et miévrerie ne sont pas liées, fort heureusement pour tous les gérontophiles d'ailleurs.

chrisB, 20.02.2007 à 8:30278337
Je n'ai lu que la fugue que j'ai beaucoup aimé, le second devrait suivre sous peu.


Je comprends les griefs de Pierre, je concois qu'un lecteur puisse ressentir ces sentiments à la lecture d'un livre "ouvert" comme La Fugue.

Pierre, où je ne suis pas daccord c'est quand tu raccroches ca à un manque de maturité de l'auteur. Il n'y a qu'à voir les débats sur Taniguchi, sur "Ciel Radieux" adoré par certains et decriés par d'autres (avec les memes remarques que tu donnes pour le bouquin de P.Blanchet : et ?, vide, mievre, etc), sur le recueil "Terre de reves" qui lui aussi est partagé et pas forcément dans le meme sens que le précédent.

Bref tout ca pour dire que si des termes comme manque de substance, mievrerie sont utilisés pour décrire des albums de Taniguchi (auteur mature) c'est bien qu'ils permettent de mettre en evidence un déphasage entre l'auteur et le lecteur (je parle souvent de resonnance), je pense que c'est aussi représentatif de bouquins à fort potentiel émotionnel, car reposant principalement sur ce que va y mettre le lecteur.


Attention le corollaire de ca n'est pas que tout bouquin mievre et vide, est à fort potentiel :o)

Blanchet, 20.02.2007 à 7:11278334
Suis heureux de connaitre vos points,
Ce que vous considérez comme du "sentimentalisme facile", moi je le prends comme poésie graphique, comme iconographie sortie de la mémoire collective et surtout, simplement pour sa beauté. Je sais qu'il est aujourd'hui difficle d'admettre que quelques chose est beau ou touchant lorsque simplet ou non élaboré.
Voilà, ce sera tout.

Pierre, vous aurez de quoi écrire en avril! (je sort un nouveau bouquin ;)

salutations,
Pascal Blanchet

Pierre, 19.02.2007 à 19:29278322
A mi chemin de la nullité et de l'excellence se trouve la médiocrité, ce qui parvient péniblement à la moyenne. Moyenne établie entre l'expression et le propos.

J'ai sous les yeux la Fugue (puisque c'est uniquement à cet ouvrage que je me réfère), c'est assurément un très bel objet, dont on ne peut qu'admirer la qualité de la maquette, de sa fabrication, de sa mise en page ... Mais qu'en est-il du contenu ? Le récit ténu des derniers jours d'un vieil homme se remémorant quelques pages de sa vie. Comment il apprit le piano, devint musicien de jazz, rencontra sa femme, se maria, eut des enfants, devint veuf ... Certes. Mais ce qui aurait pu être l'essence de ce livre n'est pas travaillé, pas élaboré. Il est donné comme une successions de faits, de moments, comme un album de famille dont on tourne distraitement les pages. On arrive au bout en se disant: "et ensuite ?".

Quand je parle de "vide" au sujet de cet album, je veux dire vide de substance, de ce qui fait la matière d'un livre. Ici, il y a une manière originale et élégante, mais qui ne parvient pas à sortir de l'illustratif, de l'anecdotique et de la mièvrerie. Enfin, c'est justement dans cet échec à dépasser un sentimentalisme facile (vilains nuages noirs, coeurs cassés, blanches colombes et âme qui monte au ciel) que j'évoquais un possible manque de maturité de l'auteur qui a -de mon point de vue- encore de belles années devant lui pour porter son ambition littéraire au niveau de son graphisme.

THYUIG, 18.02.2007 à 20:03278228
Ouais mais ça peut être blessant, même avec la plus grande ouverture d'esprit possible. je comprends franchement la position de Blanchet, son incompréhension quand il lit que son bouquin est vide. Vide de quoi ? ENfin bref, le débat interminable en somme.

dampremy jack, 18.02.2007 à 19:59278227
Donner son avis sur un bouquin qu'on a lu n'engage à rien. C'est un juste avis et c'est à ça que ce forum sert. Personne ne se revendique critique. La Vérité ou le goût suprême n'ont rien à voir là dedans. C'est quand même un peu pénible de devoir se justifier sur la moindre opinion proférée.

Blanchet, 18.02.2007 à 19:37278226
Il est tout à fait normal (et même voir sain) que certains n'aime pas mon travail, mais je reste tout de même du côté de la modération concernant les commentaires et critiques, peut-être est-ce parce que personnellement je n'oserais jamais clamer que tel ou tel ouvrage est médiocre, ne considérant pas que je possède la vérité ou un gout suprème. Ma réaction ne se veux surtout pas aggressive mais plutôt un appel au questionnement. À mon avis, une critique valable se veut constructive et non destructive.

merci,

Pascal Blanchet

THYUIG, 18.02.2007 à 13:43278207
Finalement, la réaction assez vive de Pascal Blanchet me plait bien, il y a comme un vent de "c'est bien, c'est nul" qui souffle pas mal dans les verdicts pano, une tendance à jeter, consommer, digérer, et donc chier des bouquins au kilo. C'est pas que je cautionne le fait d'arriver tambour battant sur un forum pour fighter du pseudo, mais j'aime à croire que les gens qui s'expriment ici ont davantage à dire qu'un simple jugement lapidaire sur leur dernière lecture, ou qu'au moins celui-ci s'organise en respectant le travail de l'auteur. (Bizarrement, ce n'est fondamentalement pas sur Rapide Blanc que j'ai ressenti ceci, mais plutôt concernant des productions mainstreams, cassées en deux temps (sur l'autel du bullesnobisme ?).)

Bref, continue Pasacal !
Fin du coup de gueule, je repars déprimer.

MR_Claude, 18.02.2007 à 11:55278202
ici, donc.

MR_Claude, 18.02.2007 à 11:38278201
y'a qu'a demander :o)

Manu Temj, 18.02.2007 à 11:08278198
Je me suis permis une chronique sur La Fugue et Rapide Blanc. J'espère sans modestie qu'elle contribuera un peu au débat.
Un peu longue pour être collée ici. Il faudra attendre la validation des bullechefs !

Blanchet, 18.02.2007 à 0:44278186
désolé pour l'erreur: discutions / discussions

Blanchet, 18.02.2007 à 0:43278185
Bonjour,
j'ai eu vent des commentaires émis sur mes bouquins et étant homme de discutions, j'aimerais savoir en quoi mes bouquins sont médiocres?
Aimerait connaître vos points...

Merci,

Pascal Blanchet

prattate, 14.02.2007 à 11:47277989
Pour ma part je trouve justement que dans la fugue Pascal Blanchet réussi à distiller bien plus qu'une simple suite de belles illustrations. Je veux bien croire qu'il est possible d'être hermétique au language développé par l'auteur mais ça ne veut pas dire qu'il n'existe pas. (et dans le cas présent je trouve qu'il est trés émouvant, quoi guimauve :-)