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Mael, 17.05.2013 à 15:24351126
J'ai lu et relu cet album petit



Ce n'est pas génial, c'est de la série réaliste typique du journal de Tintin. Bien faite, un peu lourde, avec ce côté artisan qui sied à l'époque. Pas déplaisant mais pas essentiel non plus.

C'était un vieux monsieur qui a eu une longue vie, fort productive, et une oeuvre cohérente. Un des derniers "grands" du Lombard.

Mr_Switch, 17.05.2013 à 15:22351125

En garde, Capitan

Le chevalier blanc

24 Heures pour Doc Silver

Ecumeurs des mers

Le diable noir

Fred Funcken n'est plus. Un nom assez mythique dont je ne connais pas une oeuvre...

HadrienTRO, 16.05.2013 à 14:27351116
Bonjour,

Je vous informe que vous pouvez retrouver des dédiaces, couvertures, planches et dessins originaux aux enchères sur Catawiki (http://encheres.catawiki.eu/originales).
Les enchères se terminent ce soir à partir de 20h.

J'espère que vous trouverez ce que vous cherchez!

Hadrien

THYUIG, 14.05.2013 à 10:29351087
Thierry :
j'ai une super idée de collection thématique pour Delcourt. Après 7, ce sera 1, une collection de tomes 1 sans suite. Sfar serait très intéressé.


leave him alone !!

Thierry, 14.05.2013 à 10:24351086
j'ai une super idée de collection thématique pour Delcourt. Après 7, ce sera 1, une collection de tomes 1 sans suite. Sfar serait très intéressé.

Thierry, 14.05.2013 à 10:22351085
Charlie Brown :
lanjingling :
Thierry :
Gros Patapouf, c'est toi ? ou Kais ?
Pierre :
Un jeu de mot sur "avaloir" ? En France ont dit une bouche d’égout. Ce doit être un belge ...

Une face cachée de Didier Pasamonik ?


"Je peux pas ce soir, j’ai mes règles.
Chris Ware à sa femme"

Ce petit post amusant a un petit goût d'InternalLobster.

En tout cas, comme dit crepp, il y en a d'excellentes, effectivement.

mais il y en a un qui se déchaîne dansson antre avec une virulence qui me fait me demander s'il ne cache pas quelque chose

Thaaphaed, 12.05.2013 à 14:58351071
Thierry :

il y a même des avaloirs fiscaux


Ce qui ne va pourtant pas dans le sens de l'assainissement des finances !

Thierry, 10.05.2013 à 9:55351058
Thaaphaed :
Thierry :
Pierre :
Un jeu de mot sur "avaloir" ? En France ont dit une bouche d’égout. Ce doit être un belge ...

moi, en tout cas, j'utilise bouche d'égout :o)
serait-ce suisse ?


On emploie également couramment "avaloir" en France, dans le métier. Sans doute une valeur plus technique.

Il y a par ailleurs très souvent confusion avec la plaque d'égout (tampon, regard, ...) qui se voit désignée "bouche d'égout".

il y a même des avaloirs fiscaux

Thaaphaed, 09.05.2013 à 13:51351042
Thierry :
Pierre :
Un jeu de mot sur "avaloir" ? En France ont dit une bouche d’égout. Ce doit être un belge ...

moi, en tout cas, j'utilise bouche d'égout :o)
serait-ce suisse ?


On emploie également couramment "avaloir" en France, dans le métier. Sans doute une valeur plus technique.

Il y a par ailleurs très souvent confusion avec la plaque d'égout (tampon, regard, ...) qui se voit désignée "bouche d'égout".

SydN, 08.05.2013 à 23:39351040
Thierry :
Gros Patapouf, c'est toi ? ou Kais ?


Promis, c'est pas Kaïs.
Ni moi, d'ailleurs :-)

seb, 08.05.2013 à 16:59351036
Pour ceux qui ont aimé Mélody : début d'un blog qui recensera les peintures de Sylvie Rancourt...

Appollo, 08.05.2013 à 16:06351035
Ca y est, c'est lu : excellent travail, passionnant, très éclairant comme d'habitude !

Xavier, 08.05.2013 à 13:47351033
[auto-promo] L'édition 2012 de la Numérologie est disponible sur du9.

Charlie Brown, 07.05.2013 à 15:43351030
lanjingling :
Thierry :
Gros Patapouf, c'est toi ? ou Kais ?
Pierre :
Un jeu de mot sur "avaloir" ? En France ont dit une bouche d’égout. Ce doit être un belge ...

Une face cachée de Didier Pasamonik ?


"Je peux pas ce soir, j’ai mes règles.
Chris Ware à sa femme"

Ce petit post amusant a un petit goût d'InternalLobster.

En tout cas, comme dit crepp, il y en a d'excellentes, effectivement.

Thierry, 07.05.2013 à 12:00351027
En architecture et construction, un avaloir ou sterfput (belgicisme) est un dispositif destiné principalement à recueillir les eaux de ruissellement ou de nettoyage des sols et les conduire au réseau d'égouttage.
le belgicisme est le sterfput, qui ne pourrait être le belgicisme d'un belgicisme :o)

Pierre, 07.05.2013 à 11:53351026
C'est à l'époque où j'étais (en qualité de frontalier) téléspectateur de la RTBF, que j'ai entendu pour la première fois aux informations ce mot d'"avaloir" (il était question d'inondations) et il avait l'air commun dans la bouche du journaliste.

Thierry, 07.05.2013 à 11:22351025
Pierre :
Un jeu de mot sur "avaloir" ? En France ont dit une bouche d’égout. Ce doit être un belge ...

moi, en tout cas, j'utilise bouche d'égout :o)
serait-ce suisse ?

lanjingling, 07.05.2013 à 3:44351022
Thierry :
Gros Patapouf, c'est toi ? ou Kais ?
Pierre :
Un jeu de mot sur "avaloir" ? En France ont dit une bouche d’égout. Ce doit être un belge ...

Une face cachée de Didier Pasamonik ?

Pierre, 07.05.2013 à 0:31351018
Un jeu de mot sur "avaloir" ? En France ont dit une bouche d’égout. Ce doit être un belge ...

crepp, 06.05.2013 à 22:36351017
Thierry :
Gros Patapouf, c'est toi ? ou Kais ?


je ne connaissais pas.
Il y en a des excellentes !

Thierry, 06.05.2013 à 15:58351015
Gros Patapouf, c'est toi ? ou Kais ?

lanjingling, 05.05.2013 à 16:25351007
Charlie Brown :
J'en retiens surtout la passion coupable de Charles Berbérian pour Edwige Fenech, ce qui me rend cet auteur fort sympathique...

Pierre :
Charlie Brown :

Ah ! Heureusement que tu as écrit ce post car je commençais à me demander si tu n’étais pas Charles Berbérian… :o)


Si j'étais né vingt ans plus tôt à 4000 kilomètres plus à l'est, j'aurais pu être, avec un peu de chance, Charles Berbérian.


A propos de Berberian et de lointaines distances, le dessinateur musico-cinéphile sera à Hong Kong et à Shenzhen le mois prochain pour des performances des fameux concerts de dessins d'origine angoumoisine .

Thierry, 03.05.2013 à 14:16350998
le palmarès des diagonales de la bd
Le Tchernobyl de Lepage comme album, Seuls comme série et Cosey en meilleur auteur. Classique mais pas nécessairement usurpé

Thierry, 03.05.2013 à 14:16350997
le palmarès des diagonales de la bd
Le Tchernobyl de Lepage comme album, Seuls comme série et Cosey en meilleur auteur. Classique mais pas nécessairement usurpé

lldm, 28.04.2013 à 20:38350962
les copains de Animal Public vont faire des trucs là
http://saison-lecture.fr/vendredi-3-mai-19h30/

il y aura une lecture dessinée (me demandez pas ce que c'est), suivie d'un pot

allez les encourager, ils méritent

Moi, 04.04.2013 à 8:52350695
Oui mais chronologiquement je ne pense pas qu'une "filiation" soit vraiment possible... F'murrr et Fred sont peut-être aller puiser aux mêmes sources du dessin de presse (Chaval...) mais n'ont pas pu s'influencer l'un l'autre.
La filiation la plus évidente dans le trait, je la trouve dans certains boulots de Sfar.

Hommages de Sfar, Bilal, Cestac et Marc-Antoine Mathieu

THYUIG, 04.04.2013 à 7:40350693
lanjingling :
THYUIG :

Je lui trouve une filiation avec F'murrrr, ai-je tort ?

Chez les deux, on peut avoir l'impression d'une plume qui grifferait le papier plutot qu'elle ne le caresserait.


C'est tout à fait ça, tu as mis le doigt sur ce que je voulais dire.

lanjingling, 04.04.2013 à 4:26350691
THYUIG :

Je lui trouve une filiation avec F'murrrr, ai-je tort ?

Chez les deux, on peut avoir l'impression d'une plume qui grifferait le papier plutot qu'elle ne le caresserait.

Moi, 03.04.2013 à 13:54350687
Le dessin de Fred reste quand même quelque chose de fondamentalement mystérieux... On dirait que l'origine se trouve dans le dessin de presse mais qu'après ça a déraillé, ça a pris une ampleur inédite.

THYUIG, 03.04.2013 à 13:31350686
Aba Sourdi :
Moi :
J'espère que Dargaud va rééditer des introuvables comme Cythère l'apprentie sorcière...

De mon côté je pense avant tout aux trois Timoléon avec Alexis sur lesquels je n'ai jamais mis la main (sûrement parce que c'était Vents d'Ouest qui les avait repris).

pirik2 :
Très triste. J'ai toujours dans un coin de la tête la tonalité de "magic palace hotel" et ses couvertures épatantes pour hara kiri.

Cela va sans dire que c'est un grand auteur qui nous quitte, mais tu fais bien d'insister sur l'aspect "dessinateur" car ce qui me frappe c'est la singularité absolue de son style qui a échappé à toute école. Ma première claque de liberté graphique. Je pense encore aujourd'hui qu'on peut le considérer comme le premier auteur de BD à avoir développé une dimension "art brut" dans son trait. Regardez ses formes, ses visages. Ça marque à tout jamais.


Je lui trouve une filiation avec F'murrrr, ai-je tort ?

Aba Sourdi, 03.04.2013 à 13:18350685
Moi :
J'espère que Dargaud va rééditer des introuvables comme Cythère l'apprentie sorcière...

De mon côté je pense avant tout aux trois Timoléon avec Alexis sur lesquels je n'ai jamais mis la main (sûrement parce que c'était Vents d'Ouest qui les avait repris).

pirik2 :
Très triste. J'ai toujours dans un coin de la tête la tonalité de "magic palace hotel" et ses couvertures épatantes pour hara kiri.

Cela va sans dire que c'est un grand auteur qui nous quitte, mais tu fais bien d'insister sur l'aspect "dessinateur" car ce qui me frappe c'est la singularité absolue de son style qui a échappé à toute école. Ma première claque de liberté graphique. Je pense encore aujourd'hui qu'on peut le considérer comme le premier auteur de BD à avoir développé une dimension "art brut" dans son trait. Regardez ses formes, ses visages. Ça marque à tout jamais.

Moi, 03.04.2013 à 12:48350684
J'espère que Dargaud va rééditer des introuvables comme Cythère l'apprentie sorcière...

pirik2, 03.04.2013 à 11:46350682
Très triste. J'ai toujours dans un coin de la tête la tonalité de "magic palace hotel" et ses couvertures épatantes pour hara kiri.

Mael, 03.04.2013 à 8:06350680
Après avoir terminé le Philémon qu'il traînait depuis vingt ans, Fred est mort.

Un grand grand bonhomme, j'aime bien l'expression d'Hervé Bourhis sur Facebook : " Il finit son oeuvre et s'en va."

Anoeta, 27.03.2013 à 20:27350615
Schuiten fait don de 80% de ses originaux.

Source : ici

L'article est rigolo est présente Schuiten comme un héritier de la ligne claire. Mouais... L'article confond aussi la notion de case et celle de planche (à moins qu'il s'agisse d'une planche composé d'une seule case mais j'en doute.)

Moi, 26.03.2013 à 18:33350584
Si ça pouvait déjà déboucher sur des beaux livres compilant l’œuvre graphique de Franquin plutôt que tous les petits bouquins de chez Marsu prod qui coûtaient les yeux de la tête, ça serait déjà un grand pas... Mais je suppose qu'effectivement la nouvelle du retour du Marsu a dû arriver très rapidement aux oreilles de Vehlmann et Yohann.

Mael, 26.03.2013 à 12:48350570
Dupuis a annoncé aujourd'hui le rachat de Marsu Production.

C'est bien sûr Le marsupilami mais aussi un certain nombre d'autres séries ex-Dupuis (Natacha, Chaminou) qui reviennent dans le giron de Dupuis.

C'est aussi eux qui possèdent tout l'héritage de Franquin et ont tendance à le gérer de manière obsessionnelle et maladive.

Peut-on avoir l'espérance de voir ainsi le Marsupilami revenir dans Spirou ?

Jean-Christophe, 17.03.2013 à 18:08350438
À propos de Comès, voici un entretien en podcast, datant de 1982, qui a été rediffusé dernièrement sur la RTBF, au cas où ça peut intéresser certains...



Charlie Brown, 09.03.2013 à 10:37350321
Aba Sourdi :

Je n'aime pas trop le ton que tu prends


Si ça peut te rassurer, je n'aime pas trop le ton que je prends non plus, mais, parfois, le "bullesnobisme", comme dirait l'autre, a tendance à m'exaspérer un brin. En général, j'ignore. Enfin non, je lis les posts, les échanges, les conversations (ça permet d'apprendre des trucs et de cerner une personnalité), mais je n'interviens pas. Sauf quand ça me saoule vraiment.
Là, par exemple, ce dénigrement d'un auteur sous prétexte qu'il n'est pas dans les petits papiers de machin ou de trucmuche, ben ça me va aux doigts de pieds.
Disons que mon ton était à la hauteur de ta posture.
Pour le reste, je comprends bien ton rapport à la bande dessinée et tes points de vue, même si je ne les partage pas toujours, loin de là. Mais ça, c'est plutôt sain que les points de vue et les rapports à la bande dessinée soient différents, pour tailler la bavette sur un forum.

Aba Sourdi, 08.03.2013 à 18:21350309
Charlie Brown :
Et sinon, la condescendance et les jugements hâtifs à l'emporte-pièce, t'as appris ça en libre penseur ou grâce à la fréquentation spirituelle assidue d'un incontournable gourou en lévitation dans sa sphère supérieure ?

Non parce que pour qualifier, de manière détournée mais signifiante (je ne relève même pas la qualification relative à Guy Delsile...), l'oeuvre de Comès de "fade" (sic ! transit intestinal), faut vraiment pas la connaître et refuser de la connaître. C'est au contraire une oeuvre assez dense, puissante, prenante, émouvante, vivante... (bouh ! les vilains termes)

Parmi les héritiers "directs" de Comès, je verrais bien un Chabouté par exemple... Mais bon, c'est sûr, ça fait pas très "indé" et ça doit te sembler bien fade aussi...

Je n'aime pas trop le ton que tu prends mais je vais quand même répondre car tu as touché juste : Chabouté est tout à fait représentatif de ce que je n'aime pas dans Comès et donc oui, je trouve que c'est très fade. Son trait est morne, ses histoires sont pathos et peu subtiles, il y a une lenteur exaspérante, une insistance sur les détails qui ne mène à aucune illumination, bref tout ce que je n'aime pas dans le 'roman graphique'.

Pour répondre en même temps à Mr Switch, je pense que bien souvent on confond "bande dessinée indé" avec son avatar plus médiatique "roman graphique" (comme le fait judicieusement et ironiquement remarquer Killoffer dans les dernières Nouvelles de l'Hydre). Comès me semble précurseur du courant "roman graphique", oui, que des gens aussi différents que Chabouté ou Delisle (le premier dans la fiction, le deuxième dans le reportage) ont exploré par la suite. Mais disons qu'au niveau des critères d'excentricité graphique et narrative que l'on est en droit d'attendre de l'indé, même quand il est nourri au classique comme chez Menu ou Stanislas, on peut facilement trouver cela fade, indépendamment des thèmes et du format qui peuvent en effet prendre le contre-pied du mainstream.

Mr_Switch, 08.03.2013 à 15:19350301
Même si c'est jouer sur les mots quelque part, réfléchir en prenant la notion d'*indé* comme base me semble voué à l'échec.

Ce n'est pas l'indépendance de l'édition qui rend la production meilleure ou alternative.
Quand un auteur *mainstream* trouve que son éditeur n'en fait pas assez et devient son propre éditeur (sans forcément faire de l'auto-édition) et qu'il ne passe pas par de grands distributeurs, il reste indépendant.
Et des auteurs qui éditent à compte d'auteurs ou en auto-édition non déposés, ne rêvent pas forcément de faire ça sur la durée.

C'est plutôt une certaine idée d'alternatif qui est visée. Dans cette vision, le N&B est souvent la norme. Ainsi qu'une pagination fascicule (moins de 40 pages) ou au contraire une grosse pagination.

Le rejet de la production mainstream ne s'accompagne pas forcément d'un rejet total de la production antérieure. Ainsi parmi les fondateurs de L'Asso, JC Menu était sans doute celui dont le style graphique est/était le plus influencé par l'école de Marcinelle.

Or si cette association N&B, pagination différente et ton d'histoires hors normes est l'apanage d'éditeurs alternatifs, on sait bien qu'elle a été adoptée par d'autres éditeurs dans les années 2000.

Pourtant de manière rétro-active, un livre comme Silence pourrait être placé dans l'alternatif car NB, car pagination importante et semble-t-il car histoire non classique. Ce classement pourrait se justifier au regard de l'histoire mais pas au regard de l'édition. Pourtant d'approximation en approximation, Silence devient un livre alternatif puis un *indé-avant-l'heure*.

Bref, il me semble qu'il n'est pas aisé de faire la part entre la volonté de produire quelque chose d'alternatif et la volonté d'une édition alternative.

Charlie Brown, 08.03.2013 à 15:10350299
Et sinon, la condescendance et les jugements hâtifs à l'emporte-pièce, t'as appris ça en libre penseur ou grâce à la fréquentation spirituelle assidue d'un incontournable gourou en lévitation dans sa sphère supérieure ?

Non parce que pour qualifier, de manière détournée mais signifiante (je ne relève même pas la qualification relative à Guy Delsile...), l'oeuvre de Comès de "fade" (sic ! transit intestinal), faut vraiment pas la connaître et refuser de la connaître. C'est au contraire une oeuvre assez dense, puissante, prenante, émouvante, vivante... (bouh ! les vilains termes)

Parmi les héritiers "directs" de Comès, je verrais bien un Chabouté par exemple... Mais bon, c'est sûr, ça fait pas très "indé" et ça doit te sembler bien fade aussi...

Aba Sourdi, 08.03.2013 à 13:29350298
Bon, hier soir sur France Culture, Guy Delisle a revendiqué Comès, mais c'est l'un des auteurs "indés" les plus fades donc ça me va, c'est cohérent. Je le lui laisse volontiers.

Aba Sourdi, 07.03.2013 à 17:04350268
Charlie Brown :
L’ombre de cet ouvrage et, partant, celle de Comès, a plané au-dessus des années 80. J’aurais d’ailleurs eu tendance à penser que c’est ce genre d’ouvrage qui aurait pu motiver de futurs auteurs d’une branche "indé" du monde de la BD à l’orée de la décennie suivante. Comme quoi, on se fait de fausses idées...

Je ne crois pas que ce qui motivait l'esprit "indé" à la base était de faire de longs contes contemplatifs-intimistes-fantastiques, c'est une veine qui est venue un peu plus tard il me semble. L'alternativité des années 80 et du début des années 90 était quand même beaucoup plus dans l'énergie, l'expérimentation et l'iconoclasme.


Charlie Brown :
T'as essayé la libre pensée ? Bon, au début, ça fait un peu mal... et le risque, c'est qu'on peut y prendre goût, mais bon...

En B.D., la libre pensée j'ai du mal, car c'est quand même toujours plus ou moins par des influences extérieures que j'ai découvert des choses. C'est un art qui ne m'est pas aussi naturel que d'autres, niveau propension à être attiré par des évidences. Et heureusement, car sinon je serais passé à côté de tonnes de bonnes choses.

Charlie Brown, 07.03.2013 à 16:41350267
Aba Sourdi :
Comès est pour moi plutôt sous-évalué que surévalué, mais parce que je ne connais que le milieu indé où il n'est revendiqué par personne voire même souvent moqué par Menu qui le mentionne quand il faut citer des auteurs ridicules apparus dans les années 80.


Je trouve ça bizarre...
Bon, certes, je ne connais pas le milieu "indé". Mais je trouve bizarre qu’aucun de "ses" auteurs ne fasse référence à Comès ou, au moins, à l’ouvrage Silence qui, il me semble (mais peut-être que j’enjolive mes souvenirs de jeune lecteur), a eu un véritable impact sur le milieu de la bande dessinée à l’époque.

L’ombre de cet ouvrage et, partant, celle de Comès, a plané au-dessus des années 80. J’aurais d’ailleurs eu tendance à penser que c’est ce genre d’ouvrage qui aurait pu motiver de futurs auteurs d’une branche "indé" du monde de la BD à l’orée de la décennie suivante. Comme quoi, on se fait de fausses idées...


Aba Sourdi :

Mais je ne l'ai jamais relu à cause qu'il était dans la liste des auteurs infréquentables de mon gourou


T'as essayé la libre pensée ? Bon, au début, ça fait un peu mal... et le risque, c'est qu'on peut y prendre goût, mais bon...

Aba Sourdi, 07.03.2013 à 13:17350261
Comès est pour moi plutôt sous-évalué que surévalué, mais parce que je ne connais que le milieu indé où il n'est revendiqué par personne voire même souvent moqué par Menu qui le mentionne quand il faut citer des auteurs ridicules apparus dans les années 80. Je parle pour son versant sérieux dans (À Suivre), car après le post d'Endive je suis allé voir sa fiche Wikipedia et je vois qu'il a fait des choses dans Spirou et Pilote, notamment des Actualités dans ce dernier, et je serais curieux de voir à quoi ça ressemble.

Bon, tout ce vent pour dire que je ne l'ai lu que très jeune, que je trouvais ça grandiloquent avec tous ces personnages à la gueule fixe et à la bouche fermée, que contrairement à Tardi qui contrebalançait ça par de la folie, il n'y avait pas une grande inventivité dans son univers et sa narration, que ça se bornait à être des récits un peu mystérieux, chose qui ne m'a jamais intéressé. Mais je ne l'ai jamais relu à cause qu'il était dans la liste des auteurs infréquentables de mon gourou, donc faudrait peut-être que je retente, surtout que je crois avoir hérité de "La Belette" et/ou de "Silence" donc on verra ça.

Charlie Brown, 07.03.2013 à 12:52350257
Glotz :
Ça meurt beaucoup, ces temps-ci, après Rosy et Chavez, Comès. Au début j'avais confondu avec Cosey, et j'étais un peu triste, puis en cherchant dans la bullebase je me suis rendu compte de mon erreur.


Et, du coup, tu es moins triste ? :o)


Glotz :

Comès, je sais pas, j'ai l'impression qu'à part sur ce site, il est surévalué. Il avait fait des albums intéressants à part Silence, qui n'était déjà pas exempt de défaut ? Eva et La Belette m'avaient ennuyé. Avec Auclair, c'est l'auteur (à suivre) que je trouvais le plus prévisible. La ruralité, ça ne me parle pas vraiment.


Surévalué, non, je ne pense pas. Comme Cosey, justement, je trouve que c’est un auteur incontournable des années 80, et un des meilleurs, un des plus intéressants.

Silence est pour moi un excellent bouquin (chef-d’oeuvre ne me semblerait même pas galvaudé comme terme). Bon, après, j’allais citer La belette, mais comme ça t’a ennuyé... Et L’arbre-coeur aussi. Iris, j’avais moins aimé. Mais ça fait tellement longtemps que j’ai lu tout ça...

Et puis c’est pas tellement la ruralité, Comès (tiens, du coup, t’aimes pas Servais non plus, je suppose :o)), plutôt le légendaire, le fantastique, le mythe... associés aux traditions et cultures rurales, certes, mais quand même...


Sinon, je savais pas que Chavez, Hessel et Savary avaient fait de la bande dessinée... Et heureusement ! Les trois, associés, ça aurait peut-être donné le pire de la bande dessinée. Genre :





:o)

Endive, 07.03.2013 à 12:49350256
J'aimais ses boulots comiques, dans un style à la Deliège (dont il fut l'assistant)

crepp, 07.03.2013 à 12:14350254
Comes n'est pas surévalué, il a juste son univers, et il faut y entrer, car il ne donne pas les clefs.
Le meilleur exemple est "La maison où rêvent les arbres". A ma première lecture j'étais assez dubitatif, mais avec le temps j'ai étoffé ma culture celte, ainsi que mes connaissances sur l'"homme vert", conclusion la relecture est tout à fait différente.

Mael, 07.03.2013 à 8:57350249
Et dans les morts tu oublies Hessel et Savary, ça fait du monde.

Comès s'était vu consacré une exposition à Angoulême cette année, c'était juste... La Belette n'était pas mal mais on me l'avait vendu comme un chef d'oeuvre ultime et là en effet c'était très classique.

Reste Silence quand même, très bien Silence.

Glotz, 07.03.2013 à 8:49350248
Argh j'ai écrit deux fois « à part » dans deux phrases consécutives. Mea culpa.

Glotz, 07.03.2013 à 8:46350247
Ça meurt beaucoup, ces temps-ci, après Rosy et Chavez, Comès. Au début j'avais confondu avec Cosey, et j'étais un peu triste, puis en cherchant dans la bullebase je me suis rendu compte de mon erreur.

Comès, je sais pas, j'ai l'impression qu'à part sur ce site, il est surévalué. Il avait fait des albums intéressants à part Silence, qui n'était déjà pas exempt de défaut ? Eva et La Belette m'avaient ennuyé. Avec Auclair, c'est l'auteur (à suivre) que je trouvais le plus prévisible. La ruralité, ça ne me parle pas vraiment.

Pierre, 02.03.2013 à 20:49350168
Pour aller dans le sens des propos tenus plus bas par lldm, Kaurismaki, toujours dans le bouquin de Peter von Bag:

PVB-Pour préparer Juha tu as visionné de nombreux films muets, comme des œuvres venues d'une autre réalité. Qu'est-ce qui t'a fait la plus forte impression ?

AK- ç'a été une aventure intellectuelle et émotionnelle qui a dépassé mes attentes. J'ai très vite constaté que ceux qui avaient proclamé au moment de l'avènement du parlant que le son détruirait le cinéma avaient raison. La narration du muet avait atteint la perfection. La maladresse technique des débuts du parlant a fait retomber le cinéma au niveau du théâtre filmé, ce qu'il reste encore dans une large mesure malgré sa fluidité apparente. Le véritable drame, fondé sur l'image, et uniquement possible à l'écran, a disparu pour toujours. Le cinéma muet était un art indépendant, authentique, qui comptait parmi ses interprètes des géants tels que Douglas Fairbanks, dont la virtuosité acrobatique a ridiculisé le traitement numérique de l'image soixante ans avant sa déplorable naissance. Dans Carmen d'Ernst Lubitsch, José saute d'un rocher dans la mer en criant: "vous ne m'aurez pas vivant !". Il y a là quelque chose de profondément symbolique.

Pierre, 02.03.2013 à 20:31350165
lldm :

Le seul fait que le théâtre soit avant toute autre chose un art de la parole disqualifie cette superposition rapide avec une discipline qui inventera très vite l'art de minimiser le plus possible l'usage des cartons et créera des modes de constructions narratives reposant sur un usage dynamique de l'espace et des corps qui s'y meuvent.
Seuls les médiocres faiseurs, oui, faisaient une espèce de soupe à la grimace qu'on dit abusivement (puisqu'elle est muette) "théâtrale". Mais c'est un peu court de plonger tout ça dans le passé : aujourd'hui encore, ce sont les pénibles tricoteurs de pellicule infoutus de diriger des acteurs qui placent dans leur bouche des sentences surécrites en les faisant bouger comme des tribuns pleins d'eux-mêmes. La quasi intégralité du cinéma hollywoodien contemporain est un théâtre de marionnettes lisses qui débitent de la sentence par la besogne ventriloque d'une direction sans âme ni cervelle.
la théâtralité du cinéma n'est pas un fait d'histoire, c'est un fait d'impuissance.
Si vous voulez découvrir toute la puissance du muet dans son histoire, voyez les merveilleux documentaires de Kevin Brownlow, par exemple. Et puis voyez plein de films muets, plein. Que ça. Tout le temps.


La pantomime a été, à travers les âges, la forme d'expression théâtrale la plus populaire et, à ma connaissance, on n'y trouvait aucun dialogue. Le lien entre la pantomime et le cinéma muet est suffisamment évident pour ne pas avoir à insister dessus (il ne serait que de rappeler la critique formulée par Kathy Selden à Don Lockwood dans Chantons sous la pluie).

Sinon, une remarque amusante de Kaurismaki, à propos de Juha, son film muet: "Le cinéma muet se fonde inévitablement sur le montage, sauf au tout début, quand la narration était encore rudimentaire, et qu'on utilisait de nombreux cartons pour expliquer les évènements. Si pour ton malheur tu te trouves un jour confronté à Juha, tu pourras y remarquer un douloureux processus d'apprentissage: la première des quatre bobines déborde de cartons, dans la dernière il n'y en a plus un seul".

chrisB, 01.03.2013 à 17:00350146
lldm :
chrisB :

Alors justement historiquement, non !

Les débuts du cinéma, globalement (grosso merdo jusqu'en 1910) s'apparentent à du théatre filmé, idem pour les débuts du parlant, qui a attendu quelque années pour se détacher de ce travers.


Un correctif là-dessus, parce que tu abuses de raccourcis ; je n'interviens que pour rendre un peu justice à mon cinéma préféré, le muet. 1897 : "Le cauchemar" de Melies, "sur les toits", "l'auberge ensorcelée" et "après le bal" du même. Je suppose qu'il est inutile de préciser en quoi le cinéma de Méliès ne ressortit pas du domaine théâtral. 1898 les cambrioleurs" de Alice Guy, une dizaine de films de Melies la même année, l'année suivante, James White, dont toutes la carrière s'étend en 1896 et 1902 fait "The astor Camp" ; dès l'année suivant le cinéma prend largement son essor dans toutes sortes de directions, du fantastique, des grands espaces et très vite de l'expérimental également ; que dire de "The kiss in the tunnel" de George Smith qui sort en 1899? (http://films.blog.lemonde.fr/2011/03/16/kiss-in-the-tunnel/ ) des premiers films de Griffith, de Alice Guy, des westerns de Porter, des incroyables films de Feuillade, du génial Pastrone réalisés avant 1910 ? Les premiers dessins animés de Cohl ont également été réalisés avant 1910. Les premiers films des Lumière, réalisés si je ne m'abuse en 1895, ne sont pas théâtraux, ils sont même abusivement cinématographique en ce sens qu'il n'ont pas d'autre vocation que performative (La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, Le Débarquement du congrès de photographie à Lyon ou La Mer ne visent qu'à mettre en évidence la spécificité cinématographique)
Le seul fait que le théâtre soit avant toute autre chose un art de la parole disqualifie cette superposition rapide avec une discipline qui inventera très vite l'art de minimiser le plus possible l'usage des cartons et créera des modes de constructions narratives reposant sur un usage dynamique de l'espace et des corps qui s'y meuvent.
Seuls les médiocres faiseurs, oui, faisaient une espèce de soupe à la grimace qu'on dit abusivement (puisqu'elle est muette) "théâtrale". Mais c'est un peu court de plonger tout ça dans le passé : aujourd'hui encore, ce sont les pénibles tricoteurs de pellicule infoutus de diriger des acteurs qui placent dans leur bouche des sentences surécrites en les faisant bouger comme des tribuns pleins d'eux-mêmes. La quasi intégralité du cinéma hollywoodien contemporain est un théâtre de marionnettes lisses qui débitent de la sentence par la besogne ventriloque d'une direction sans âme ni cervelle.
la théâtralité du cinéma n'est pas un fait d'histoire, c'est un fait d'impuissance.
Si vous voulez découvrir toute la puissance du muet dans son histoire, voyez les merveilleux documentaires de Kevin Brownlow, par exemple. Et puis voyez plein de films muets, plein. Que ça. Tout le temps.


Je parle de grosso merdo, oui Melies, oui certains réal Gaumont, oui certains américains, mais pour beaucoup, c'est à dire de la masse produite et dont il ne reste quasi pas bezef aujourd'hui, on était pas loin de je pose ma caméra et on bouffe la pélicule.

Glotz, 01.03.2013 à 15:36350144
lldm a mille fois raison et a devancé ma réponse.

lldm, 01.03.2013 à 12:43350141
le cinéma de Méliès ne ressortit pas AU domaine théâtral.

désolé, mal relu

lldm, 01.03.2013 à 11:50350139
chrisB :

Alors justement historiquement, non !

Les débuts du cinéma, globalement (grosso merdo jusqu'en 1910) s'apparentent à du théatre filmé, idem pour les débuts du parlant, qui a attendu quelque années pour se détacher de ce travers.


Un correctif là-dessus, parce que tu abuses de raccourcis ; je n'interviens que pour rendre un peu justice à mon cinéma préféré, le muet. 1897 : "Le cauchemar" de Melies, "sur les toits", "l'auberge ensorcelée" et "après le bal" du même. Je suppose qu'il est inutile de préciser en quoi le cinéma de Méliès ne ressortit pas du domaine théâtral. 1898 les cambrioleurs" de Alice Guy, une dizaine de films de Melies la même année, l'année suivante, James White, dont toutes la carrière s'étend en 1896 et 1902 fait "The astor Camp" ; dès l'année suivant le cinéma prend largement son essor dans toutes sortes de directions, du fantastique, des grands espaces et très vite de l'expérimental également ; que dire de "The kiss in the tunnel" de George Smith qui sort en 1899? (http://films.blog.lemonde.fr/2011/03/16/kiss-in-the-tunnel/ ) des premiers films de Griffith, de Alice Guy, des westerns de Porter, des incroyables films de Feuillade, du génial Pastrone réalisés avant 1910 ? Les premiers dessins animés de Cohl ont également été réalisés avant 1910. Les premiers films des Lumière, réalisés si je ne m'abuse en 1895, ne sont pas théâtraux, ils sont même abusivement cinématographique en ce sens qu'il n'ont pas d'autre vocation que performative (La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, Le Débarquement du congrès de photographie à Lyon ou La Mer ne visent qu'à mettre en évidence la spécificité cinématographique)
Le seul fait que le théâtre soit avant toute autre chose un art de la parole disqualifie cette superposition rapide avec une discipline qui inventera très vite l'art de minimiser le plus possible l'usage des cartons et créera des modes de constructions narratives reposant sur un usage dynamique de l'espace et des corps qui s'y meuvent.
Seuls les médiocres faiseurs, oui, faisaient une espèce de soupe à la grimace qu'on dit abusivement (puisqu'elle est muette) "théâtrale". Mais c'est un peu court de plonger tout ça dans le passé : aujourd'hui encore, ce sont les pénibles tricoteurs de pellicule infoutus de diriger des acteurs qui placent dans leur bouche des sentences surécrites en les faisant bouger comme des tribuns pleins d'eux-mêmes. La quasi intégralité du cinéma hollywoodien contemporain est un théâtre de marionnettes lisses qui débitent de la sentence par la besogne ventriloque d'une direction sans âme ni cervelle.
la théâtralité du cinéma n'est pas un fait d'histoire, c'est un fait d'impuissance.
Si vous voulez découvrir toute la puissance du muet dans son histoire, voyez les merveilleux documentaires de Kevin Brownlow, par exemple. Et puis voyez plein de films muets, plein. Que ça. Tout le temps.

Mael, 01.03.2013 à 11:25350138
Thierry :
l'idée de la bande dessinée comme "mauvais genre" au sens de la série noire, pourquopi pas ? Mais la bande dessinée n'est pas un genre, mais un moyen au sein duquel plusieurs genres peuvent s'exprimer. Une série noire en bande dessinée, c'est du mauvais mauvais genre ?

Sur la qualité de livre, ou bien on se perd dans l'argutie technique, qui n'a aucun intérêt, ou bien on donne à la qualité de livre un sens qu'elle n'a pas. Un livre n'est pas de la littérature. La littérature se trouve en général sous forme de livre, mais l'inverse n'est pas vrai.


Tu résumes très simplement et mille fois mieux que moi ma pensée. Merci

Livre n'est pas égal à littérature, n'est pas égal à bien, c'est un critère technique.

Un DVD, que ce soit un téléfilm, un film, du théâtre filmé (on y revient ^^, bonne réponse sur les début du cinéma chrisb, je suis eu, mais les deux se sont quand même profondément détachés, avant de se rerejoindre) ou mes photos de vacances en diaporama est un DVD.

Un CD que ce soit les L5, un discours de Benoît XVI ou Daniel Darc (histoire d'être dans l'actualité) est un CD, ce n'est pas forcément de la musique.

Le livre est un support, vrai et faux livres ça n'existe pas. Il y a les livres et les pas livres, et les bandes dessinées dans leur immense globalités sont des livres.

chrisB, 01.03.2013 à 10:57350135
Mael :
Mais disons qu'historiquement Ciné/théâtre évoluent vraiment dans des mondes différent


Alors justement historiquement, non !

Les débuts du cinéma, globalement (grosso merdo jusqu'en 1910) s'apparentent à du théatre filmé, idem pour les débuts du parlant, qui a attendu quelque années pour se détacher de ce travers.


Où à la limite il y a pu avoir "monde différent" c'est sur le public, en gros le cinéma du début c'était pour les loqueteux, là encore c'est le virage des années 10 qui a changé tout ça.

Thierry, 01.03.2013 à 10:16350132
[citer auteur=Mael]Dire livre ou pas livre n'induit pas une approche plus subversive, mais juste une vision qualitative. Or un livre ça peut être de la grosse merde, BD ou pas, cette hiérarchie qui se fait malgré tout m'énerve au plus haut point. /citer]
l'idée de la bande dessinée comme "mauvais genre" au sens de la série noire, pourquopi pas ? Mais la bande dessinée n'est pas un genre, mais un moyen au sein duquel plusieurs genres peuvent s'exprimer. Une série noire en bande dessinée, c'est du mauvais mauvais genre ?
Sur la qualité de livre, ou bien on se perd dans l'argutie technique, qui n'a aucun intérêt, ou bien on donne à la qualité de livre un sens qu'elle n'a pas. Un livre n'est pas de la littérature. La littérature se trouve en général sous forme de livre, mais l'inverse n'est pas vrai. Disons que l'absurdité revient à dire:

ceci n'est pas un livre



mais ceci est un livre



au même titre que



ou encore





voire



en fait, le monde des livres est super mal fréquenté. Il vaut peut-être mieux ne pas fricotter avec ça.

Mael, 01.03.2013 à 8:43350130
lanjingling :
D'accord avec Charlie Brown. Considérer ensemble B.D. et littérature, ce serait comme considérer ensemble cinéma et théâtre sous prétexte qu'un metteur en scène et des acteurs s'y associent pour raconter une histoire. On dissocie même cinéma et télévision, alors...


Cinéma et télé ça devient (huereusement à mon sens) de plus en plus poreux. Et s'il y a des différences de formats tout est rangé dans la section image de l'audiovisuel, quand tu veux acheter des DVD filmms et téléfilms/séries sont ensembles.

La différence théâtre/cinéma ne se joue pas sur les acteurs où la mise en scène mais bien sur le fait que le théâtre est un spectacle vivant, joué en direct. Tu me diras qu'à ce sens on pourrai considérer qu'il y a une différence entre le CD studio et le concert, je te l'accorde.

Mais disons qu'historiquement Ciné/théâtre évoluent vraiment dans des mondes différents, même si c'est de plus en plus pooreux là aussi (avec des metteur en scène/réalisateurs comme Chéreau ou Mouchkine, l'arrivée de la vidéo dans le théâtre...) ce qui n'est pas du tout le cas de la BD et de la littérature écrire.

Aujourd'hui, en attente de la transition numérique, les BD sont techniquement des livres, vendues dans les librairies, publiées par des éditeurs, réalisées par des imprimeurs. Aux USA elles paraissaient massivement dans la presse aux côtés d'autres choses écrites, en France/Belgique des éditeurs de presse pas forcément spécialisés BD (je pense au petit vingtième) qui publiaient des albums... D'ailleurs on est revenu aux ghénéralistes (Acte Sud, Denoel, Seuil, Gallimard, etc.) publiant de la BD.

Pour le côté "mauvais genre" j'adore ça, mais "sous genre" non. Par ailleurs la BD en tant que telle n'a rien de subversif ou sulfureux, Largo Winch c'est du pur roman de gare, dans la tradition conservatrice. J'aime les littératures marginales en général.

Dire livre ou pas livre n'induit pas une approche plus subversive, mais juste une vision qualitative. Or un livre ça peut être de la grosse merde, BD ou pas, cette hiérarchie qui se fait malgré tout m'énerve au plus haut point.

Et personnellement quand on me demande de parler d'un livre qui m'a plu dernièrement je peux parler d'une BD. Pas forcément que, mais je peux, et le fait fréquemment vu que je lis majoritairement des BD.
Certains ont les même réticence sur le cinéma pour parler de films d'animation.

lanjingling, 01.03.2013 à 1:54350128
D'accord avec Charlie Brown. Considérer ensemble B.D. et littérature, ce serait comme considérer ensemble cinéma et théâtre sous prétexte qu'un metteur en scène et des acteurs s'y associent pour raconter une histoire. On dissocie même cinéma et télévision, alors...
En même temps, toujours comme Charlie Brown, j'aime bien l'idée qu'on ne sache toujours pas où mettre la B.D., que ce soit la seule expression artistique vraiment irrécupérable (axiome : la B.D. est à l'art ce que Charlie Brown est au cinéma - je lui avais assez lancé de fleurs, il fallait rétablir l'équilibre:)). Les banquiers, les présidents de républiques, les conservateurs de musées déclarent tous aimer le rock, le rap, ils se font tirer leur portrait officiel par de grands photographes, des peintres, mais le jour où un président se fera faire son portrait officiel par un dessinateur de B.D. n'est pas prêt d'arriver. Tant mieux.

Charlie Brown, 28.02.2013 à 19:20350123
Mael :
Bah j'ai aussi senti mla réplique comme une moquerie mais ensuite son explication sur le fait qu'elle avait du mal à lire des livres sans image m'a fait penser que c'était sérieux.


Ah mais c'était très sérieux. C'est pas parce que je dis que j'ai entendu les guillemets que ce n'était pas sérieux. Elle a la franchise d'admettre qu'elle ne lit que des bandes dessinées. Bon... Peut-être aurait-elle dû dire "Je ne lis que de la bande dessinée" et s'arrêter là, mais j'aime bien l'idée que son inconscient (qui est un inconscient collectif) l'ait rattrapée.


Mael :
Le problème est ailleurs, c'est entendre qu'une BD est pas un livre, et derrière ça il y a l'idée que non ça ne peut pas être sérieux, que c'est une sous-littérature, et alors toutes les bouses sans images sont des chef d'oeuvres ?


Je reviens à ce que je disais tout à l'heure. C'est très con mais, pour moi, ce n'est pas la même chose quand on me demande "t'as lu quoi comme bouquin ces temps-ci ?" et "t'as lu quoi comme BD ces temps-ci ?"
Dans mon esprit, spontanément, je mets toujours la BD à part, je ne la range pas directement sous le terme "bouquin" ou "livre". Ce qui est peut-être complètement idiot et que je ne devrais sans doute pas faire, mais c'est plus fort que moi. Et pourtant, je suis un assez "grand" lecteur de bande dessinée.
Alors je trouve ça normal quand ça sort spontanément chez quelqu'un d'autre, même si c'est un auteur.

Et puis pour rebondir sur ce que tu dis, j'ai toujours aimé cette idée de considérer la bande dessinée comme une "sous-littérature", le fait qu'elle fasse inconsciemment partie d'une "sous-culture", qu'elle soit toujours (ou presque) considérée comme un "mauvais genre" pour reprendre la terminologie d'une émission de France Culture. Ces termes ne sont pas péjoratifs dans mon esprit. Je trouve ça sain, cette "illégitimité", ou cette pseudo-"légitimité" non encore acquise, toujours sujette à caution.

Quoi qu'en pensent certains ici ou ailleurs, je trouve ça cool qu'on considère la bande dessinée comme un moyen d'expression en soi, un art à part entière, et qu'on mette dans le même panier, le panier "BD", le "bon" grain et l'ivraie.

Bref, je suis content qu'on n'associe pas spontanément la bande dessinée à la Littérature avec un grand "L", et sa forme à la forme "livre". J'aime que cet art soit ailleurs, dans une autre dimension de l'inconscient collectif.

Au passage, je trouve ça con, dans Télérama ou dans d'autres publications, de ranger les critiques de bandes dessinées dans une catégorie de la rubrique "Livres" ou "Littérature", à la suite des catégories "roman" (entendu comme "littérature blanche"), "essais", "polar", "SF"... etc...
J'aimerais qu'on foute la bande dessinée à part, comme l'est le cinéma par exemple, et qu'on lui colle tout un tas de sous-catégories plus ou moins qualificatives.

Thierry, 28.02.2013 à 15:43350117
d'un autre côté, il y a l'attachement presque fétichiste à l'ALBUM de bande dessinée. Pourquoi ne pas parler de livre, tout simplement ? Le terme 'album' en bande dessinée n'a plus beaucoup de sens et renforce cette différenciatio, selon laquelle la bande dessinée n'est pas un livre (merce Natacha Polony)

Mael, 28.02.2013 à 15:39350116
Bah j'ai aussi senti mla réplique comme une moquerie mais ensuite son explication sur le fait qu'elle avait du mal à lire des livres sans image m'a fait penser que c'était sérieux.

Le pb pour moi est pas le fond, on a le droit de ne pas aimer qu'il n'y ai pas d'image dans un livre, au delà de la bande dessinée j'adore quand un livre, même sérieux, a une belle icono... ça manque souvent...

Le problème est ailleurs, c'est entendre qu'une BD est pas un livre, et derrière ça il y a l'idée que non ça ne peut pas être sérieux, que c'est une sous-littérature, et alors toutes les bouses sans images sont des chef d'oeuvres ?

Bref je met ça sur le compte de l'expression malheureuse face à la nullité de la journaliste mais ça fait mal au c... de voir une auteure dire ça.

Mr_Switch, 28.02.2013 à 14:36350115
Tiens. Je suis le premier à défendre le fait que les livres de bandes dessinées sont des livres.
Pourtant, en langage bibliothéconomique, un livre est censé avoir plus de 48 pages, selon certaines définitions.
Cela peut expliquer, en partie, pourquoi le sacrosaint 48CC n'arrive pas à atteindre inconsciemment le rang de livre, alors que le tout autant sacrosaint roman graphique y arrive plus facilement...

Charlie Brown, 28.02.2013 à 14:24350113
Mael :
C'est en effet très poli mais les deux sont assez pertinents, avant tout parce que la journaliste dit beaucoup de conneries (les blogs ne parlent que du quotidien, Willem est le premier dessinateur de presse récompensé par Angoulême avec Reiser, Willem est le premier étranger récompensée, etc...).


Ah oui tiens, j'ai écouté ça (je suis en vacances jusqu'à demain, sans ça...) et la journaliste était effectivement très mauvaise et, du coup, l'émission peu intéressante.


Mael :
Aïe, je trouvais Pénélope Bagieu plutôt bien à écouter mais à la question "lisez vous de la BD ?" elle répond "Oui, je ne lis pas de vrais livres". ça picote quand même.


Perso, j'ai senti les guillemets autour du mot "vrais". Mais bon, vous allez dire que je suis de mauvaise foi... :o)

Pour moi, ça relève un peu de la même ironie que cet intitulé de sujet bulledair : "Bulledairiens OUI, anal pha bêtes NON: les livres où il y a même pas d'images dedans."

Cela dit, il est vrai que, personnellement, je mets souvent la BD (ou la bande dessinée, comme vous voulez, je fais pas de différence entre ces deux termes, contrairement à certains...) à part. Quand on me demande : "T'as lu quoi comme bouquins récemment ?", je réponds jamais par le titre d'une BD. Ou alors, le cas échéant, je rajoute souvent : "à part ça, j'ai aussi lu de bonnes bandes dessinées". J'ai beau être le premier à associer BD et livre (vu que je ne lis quasiment jamais de BD sur un autre support que le support papier et, essentiellement, sous forme de livre), j'arrive toujours pas à ne pas dissocier la BD des autres formes de littérature disponibles au format livre. C'est con, hein ?

Mael, 28.02.2013 à 13:17350107
Aïe, je trouvais Pénélope Bagieu plutôt bien à écouter mais à la question "lisez vous de la BD ?" elle répond "Oui, je ne lis pas de vrais livres". ça picote quand même.

Mael, 28.02.2013 à 13:10350106
C'est en effet très poli mais les deux sont assez pertinents, avant tout parce que la journaliste dit beaucoup de conneries (les blogs ne parlent que du quotidien, Willem est le premier dessinateur de presse récompensé par Angoulême avec Reiser, Willem est le premier étranger récompensée, etc...).

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