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lldm, 20.02.2015 à 16:31357957
Pierre :
Dans le dernier numéro de CQFD, un article consacré à la mythique librairie Un regard moderne, rue Gît-le-Coeur.


J'aimerais tant que cet intérêt non-feint des camarades pour le travail de Jacques Noël bave un peu plus souvent sur les pages du canard et le teinte d'un peu plus d'audace (y'a quand même une bonne partie des travaux graphiques qui ne s'élèvent pas au-dessus d'un Charlie Hebdo ou de son frère jumeau Siné Hebdo).
Si tous les canards politiques pouvaient se déniaiser un peu et lorgner du côté de Napoli ou de Article 11, c'est la notion même de journal politique qui y gagnerait un petit souffle de révolution bienvenue (il ne suffit pas de produire des modèles politiques insurrectionnels si on les habille de vieux costumes conservateurs)

Pierre, 18.02.2015 à 21:28357945
Dans le dernier numéro de CQFD, un article consacré à la mythique librairie Un regard moderne, rue Gît-le-Coeur.

NDZ, 18.02.2015 à 10:47357943
Je fais ça ce soir, spécial madeleine !!

chrisB, 18.02.2015 à 10:35357942
Done too !

Baril, 18.02.2015 à 7:17357935
Merci beaucoup Mael :-). C'est tout à fait ça !

Mael, 17.02.2015 à 23:04357932
Très bonne nouvelle, j'étais passé complètement à côté de cette souscription, c'est corrigé.

Comme lorsque vous avez édité le Tarrin/neidhart je vois là une très belle volonté d'aller chercher des trucs drôles et assez jouissifs que les gens ont oublié de mettre en avant (avec ici le défi d'une vraie célébrité outre-manche et d'une trad à faire). Bravo.

Baril, 17.02.2015 à 22:26357931
Salut !

Je me permets une petite autopromo : le 10 avril, on sort chez Onapratut l'intégrale de "Sam & Max - Police Freelance" de Steve Purcell, et on en est pas peu fiers !



Plus d'infos et des extraits ici et .

On a organisé une souscription, qui se termine ce dimanche.

Voilà voilà, merci de votre attention !

Mael, 15.02.2015 à 12:26357894
Aux parisiens, un peu tard mais sait-on jamais : à partir de 17h la superbe librairie Le Monte en l'air (71 rue de Ménilmontant, XXe) accueille l’Égouttoir pour le lancement du Gorgonzola n°20.

On y présentera le dernier numéro mais aussi les autres productions, avec plusieurs auteurs présents : Victor Hussenot, Léo Quiévreux, Stanislas Gros, David Amram, votre serviteur...

Il y aura mêmes des cacahuètes et du cidre !

Anoeta, 14.02.2015 à 22:45357890
Mézières travaille sur un nouveau Valérian.

Thierry, 09.02.2015 à 10:07357821
Le PBE :
lldm :
Le texte mériterait d'être intégralement publié ici, pour faire l'objet d'une véritable discussion (...)

Petit apparté dans cet intéressant détournement de sujet : On ne vas évidemment pas mettre en ligne ici tout le texte de Menu alors que Kaboom est toujours en kiosque (sauf s'ils nous réclament expressément le droit d'utiliser cette formidable plateforme de communication qu'est Bulledair), par contre il est faisable de mettre en place un espace dédié à un sujet précis dans lequel un ou 3-4-maximum personnes pourraient prendre leur plus belle plume pour une tribune, un dialogue, un billet, un décret, une encyclique...

tu peux même dire "une bulle"

Le PBE, 09.02.2015 à 10:04357820
lldm :
Le texte mériterait d'être intégralement publié ici, pour faire l'objet d'une véritable discussion (...)

Petit apparté dans cet intéressant détournement de sujet : On ne vas évidemment pas mettre en ligne ici tout le texte de Menu alors que Kaboom est toujours en kiosque (sauf s'ils nous réclament expressément le droit d'utiliser cette formidable plateforme de communication qu'est Bulledair), par contre il est faisable de mettre en place un espace dédié à un sujet précis dans lequel un ou 3-4-maximum personnes pourraient prendre leur plus belle plume pour une tribune, un dialogue, un billet, un décret, une encyclique...

Xavier, 08.02.2015 à 20:38357816
Oui, mon cher LL, tu as sans doute raison. On vieillit, on prend des habitudes, et on a plus de mal à être surpris (à moins que l'on se montre moins indulgent, ou les deux).
D'une certaine manière, il a toujours fallu fouiller, chercher, dénicher (et du9 n'a jamais rechigné d'aller regarder même chez les éditeurs "industriels").
Mais on se construit quand même des cartographies, et la mienne est particulièrement troublée au retour d'Angoulême.

lldm, 08.02.2015 à 14:05357814
Xavier :
d'exprimé par Menu. Disons que mon sentiment rejoint l'idée d'effacement des frontières qu'il y évoque (dans une circulation plus large des auteurs), et dans ma perception des choses sur le Festival d'Angoulême, j'ai trouvé que la rupture qu'il pouvait y avoir un temps entre le Monde des Bulles (et les grands éditeurs) et le Nouveau Monde (des alternatifs) était beaucoup moins présente.


Je pourrais difficilement te le dire, je n'ai jamais foutu les pieds au Monde des Bulles (s'il me prenait l'envie d'acheter un jour un des livres qui s'y trouvent, il y a des librairies pour ça toute l'année).
Mais je doute que la porosité dont tu parles entre ces différentes machines éditoriales soit si sensible que tu le dis.
Nous écartons tant de choses de notre champ de vision quand notre question est à ce point tendue entre un problème historico affectif (où sont mes vibrations d'antan?) et le mode de réalisation de leur cadre (où sont les niches discrètes où se cachent les merveilles?). Ces deux pôles jouent l'un contre l'autre. L'un est tourné vers le passé, l'autre s'engouffre dans les brûlures du présent le plus immédiat. L'un est préparé par le connu, l'autre s'abandonne à l'inconnu.
Ceci également : une des choses que nous ne voyons plus si on n'y prend garde, c'est l'aptitude des oeuvres que nous avons déjà su aimer à se renouveller voire à se radicaliser (pour rester dans ce vocabulaire) : combien de lecteurs de Bertoyas de la première heure, paresseux aujourdh'ui, se sont persuadés qu'il avait déjà fait son meilleur bouquin il y a dix ans et qu'il radotait ? (il faut vraiment ne pas le lire pour croire des conneries pareilles). De la même manière, tous ceux qui comme moi ont commencé à lire Ware il y a vingt ans en anglais, trouvant avec peine ses petits fascicules au Regard Moderne (600 km de chez moi), ont-ils les yeux pour voir que Building stories radicalise de nombreuses lignes de force de son travail ? Combien de lecteurs qui ont découvert Burns en France avec El Borbah sont attentifs au fait que ses derniers livres chez Cornelius sont les plus complexes et les plus exigeants qu'il ait écrit ? (je ne parle pas des zigotos de mon âge qui ont craché sur ce genre de trucs pendant vingt ans et qui en tapissent leur piaule de posters aujourd'hui. Ceux-là, je les emmerde aussi vivement que j'emmerde ceux qui n'ont pas d'yeux pour voir Danko ou Largier aujourd'hui et qui s'en feront des tshirt dans 20 ans).
Un clou ne chasse pas l'autre et ce n'est pas parce qu'ils sont juste "toujours là" qu'il ne faut pas les compter dans le paysage de la production (et de la radicalité). Il en va de même pour les éditeurs : il me semble que FRMK affine d'année en année une ligne que j'avais tant négligée pendant dix ans que je ne regardais même plus ce qu'ils faisaient. Et depuis disons, 5, 6 ans (peut-être plus), je découvre un affermissement de ce qu'il y avait de plus risqué au détriment de ce qu'il y avait - pour faire court - de plus "peintre du dimanche mis en cases". Parmi les livres les plus pointus et les les plus beaux de ces dernières années, il faut aussi compter de veritables découvertes faites par FRMK. Si je ne parle pas de ces choses dans ma petite liste, c'est que, tout bêtement, mon budget limite grandement tout ce que j'aimerais découvrir et faire découvrir.
Et pour cer écart géographico-éditorial des bulles que tu vois résorbé, je pense que tu te trompes Xavier, précisément parce que cette année, après avoir passé autant de temps que d'habitude au F-Off, c'est finalement sous l'autre bulle que j'ai trouvé des livres aussi beaux que les productions anglaises de Breakdown Press, les productions israëliennes de Keren Katz et ses amis, le livre incroyable de Sienczyk ou le stand des éditions Orbis ictus / 3foisparjour. Fu Foff, peu de grandes surprises, juste des retrouvailles avec des éditeurs que j'apprends à aimer salon après salon (Pierre Faedi / Gargarismes ou Mekanik Copulaire, par exemple).

Xavier, 08.02.2015 à 8:21357812
Bicephale :
Xavier aura même évoqué un Menu trompétant "une forme de disparition assez générale de la radicalité". Un Menu-fin-du-monde... Ah bon ?

Oui, après le déluge de commentaires (que je ne découvre qu'au petit matin), je me rends compte que ma formulation était peu claire: c'était, pour la question de la radicalité, plus une remarque de ma part que quelque chose d'exprimé par Menu. Disons que mon sentiment rejoint l'idée d'effacement des frontières qu'il y évoque (dans une circulation plus large des auteurs), et dans ma perception des choses sur le Festival d'Angoulême, j'ai trouvé que la rupture qu'il pouvait y avoir un temps entre le Monde des Bulles (et les grands éditeurs) et le Nouveau Monde (des alternatifs) était beaucoup moins présente.
On navigue aujourd'hui dans une sorte de continuum un peu mou autour du "roman graphique" que l'on retrouve à toutes les cantines, et il faut effectivement aller chercher encore plus à la marge pour y trouver des choses radicales -- là où elles étaient finalement déjà présentes. Bref, il me semble qu'il y a une sorte de disparition du centre, si vous voyez ce que je veux dire.

(mais bon, la théorie de la déprime post-Angoumoise ou de la fameuse mid-life crisis n'est peut-être pas à écarter)

NDZ, 07.02.2015 à 20:50357810
Je fais amende honorable : j'ai eu l'impression, dans les extraits publiés dans l'Obs (en ligne), que JC était un peu morose. Mais je précisais que je n'avais pas lu en intégralité la tribune et demandais d'ailleurs des précisions à d'éventuels lecteurs de ladite intégralité... Du coup, vos commentaires me rassurent. Le combat continue?

lldm, 07.02.2015 à 12:20357804
Je viens également de lire, grâce à la même source, le texte de JC. Il est infiniment plus subtil et nuancé que ne le laissaient imaginer les commentaires dessus dans ce forum ; comme quoi, comme disait Flaubert, "on voit tout n bleu quand on porte des lunettes bleues". Je n'y vois rien comme une sorte de "désenchantement" perçu ici comme aigre, visiblement.
Le texte mériterait d'être intégralement publié ici, pour faire l'objet d'une véritable discussion, pour faire naître moins fantasmatiquement nos interrogations sur les lignes de fuite à imaginer ensemble pour une certaine édition, et pour comprendre également ce qui lui arrive. Je suis particulièrement sensible aux dernières questions de JC à propos de la librairie.
Bref, désolé pour JC s'il a pu avoir vent de mes doutes sur la tenacité de son engagement à travers mes commentaires, ceux-ci naissaient de sources mal relayées.

Bicephale, 07.02.2015 à 12:02357803
Bon, j'ai lu le texte de Menu, déposé par une belle âme dans ma boîte mail, merci. On en aurait vraiment beaucoup aimé (je dis "on" parce que je sais que je suis pas le seul dans ce cas) une édition pirate, tirée à la photocop, agrafée, à je ne sais combien d'exemplaires, et diffusée lors du festival d'Angoulême ; ç'aurait été autre chose que le papier anonyme d'une revue dont on a déjà oublié le nom. Sinon, au vu de certains retours, je m'attendais à un texte désenchanté et triste (l'éternel retour du Menu triste, qu'on nous promet à chaque épisode, le truc d'émotion qui émousse les angles...). Xavier aura même évoqué un Menu trompétant "une forme de disparition assez générale de la radicalité". Un Menu-fin-du-monde... Ah bon ?

Je lis : "Il existe donc une création, vivante, plus humaine, plus politisée aussi, plus ouverte aux transversalités (et beaucoup plus concrète et vivace que dans les années 1980 — ce n'est donc pas un retour en arrière mais une prise en main beaucoup plus affirmée), or elle se situe dans un Underground précaire : c'est une nouvelle marge peu visible, peu accessible, peu probante pour qui cherche le renouveau en bande dessinée, relativement invisible en librairie. Quant à l'Alternatif, qui voulait imposer ses vues et se battre sur le terrain même de la Librairie, il semble avoir perdu la partie en tant que mouvement dénommé "alternatif" et comme processus historique, désormais achevé. On aimerait se tromper dans ce constat quelque peu pathétique et voir arriver dans la librairie un nouveau branle-bas de combat d'ampleur, mais d'une part, le système fige tout, et d'autre part c'est aujourd'hui en dehors de ce circuit qu'on constate la vitalité des choses."

La suite des opérations, donc, vivace, riche, mais dans un autre espace, ailleurs, pas sur l’étal à poiscailles qui pue un peu la mort. Pas grand chose à attendre de l'énième publication Poisson Futuro Piloto Merdouille, sempiternellement déceptive, à l'instar de la barre chocolatée goût caca et du grille-pain qui grille pas. Mais des suites de possibles à aller découvrir, hors du circuit commercial congestionné et mortifère (où, effectivement, oui, c'est entendu, la grosse bataille a été perdue). Bon. Faut-il s'en plaindre ?

C'est que tout le monde est d'accord là-dessus, parmi les gens qu'on aime, et ça commence même à se dire pour de bon, en public, voire à agir en conséquence : continuer à aborder le métier via le système de diffusion-distribution institué, via la nécessité impérieuse du flux, c'est risquer de s'y casser très très durement les dents — quand on n'a pas le manque d'éthique qui va avec. Gilles Deleuze, il y a vingt ans, pointait la distribution comme le trou noir du marché du livre, sa catastrophe annoncée : effectivement, les grands acteurs-décideurs de l'empire culturel engrangent les bénéfices non parce que les livres se vendent (ce n'est pas si important, du tout du tout, que ces petits trucs se vendent, loin s'en faut) mais parce qu’ils se déplacent, en nombre, palanquées de cartons hebdomadaires, chaque mouvement étant facturé (y compris le mouvement d'immobilité qu'on appelle "stockage", cette pause-poussière avant le prochain mouvement : réassort hypothétique ou pilon plus probable).

L'éditeur en crève, le libraire s'y use, l'auteur s'y noie et le lecteur s'y morfond (les notes de lecture de Thierry, se cognant tous les spin-offs de Thorgal ou de XIII depuis des siècles, et regrettant l'époque où la bd le faisait vibrer, nous raconte surtout quelque chose de la librairie (ou de la bibliothèque-désert) comme un vilain piège à glu). Ce que Menu nous dit en passant aussi, c'est que ceux qui nous chouinent à répétition que tout est pareil aujourd’hui, et que c'était mieux avant, qu'on y voyait plus clair, plus loin, plus beau, plus fort, n'ont qu'à faire un tout petit effort du regard, forcément tout à la fois humain et politique, en direction des marges. Deleuze disait : "Ce n’est pas grave, car il y aura des circuits parallèles, un marché noir". Et effectivement, ils sont là, circuits innombrables, vaste marché noir. Et libre à nous d'y faire un tour, sinon plusieurs. Ou de crever d'ennui sous le flux de livres qu'on nous impose, en faisant mine de ne pas comprendre ce qui nous arrive, et en regrettant le beau temps d’hier où la radicalité-Lapinot (ah ah ah) battait son plein.

Aba Sourdi, 06.02.2015 à 19:15357797
C'est drôle car j'ai un peu le même sentiment que Menu et Xavier, alors que je reconnais dans le même temps les impressions de Claude et Lldm quant à l'existence de livres qui n'auraient peut-être pas pu exister ailleurs et avant.

Je pense donc pouvoir expliquer ce sentiment par le côté vachement hétéroclite, confus de la scène indé, comme en témoignent les remarques/quiproquos concernant Arbitraire, perçu à la fois comme 'radical en devenir' et 'pas du tout radical à la base'. Il me semble qu'avant tout était plus clair et marqué, on savait ce que chacun faisait et c'était ça aussi la "radicalité", même quand celle-ci consistait à revendiquer par exemple un certain classicisme (L'Asso) ou une ligne extrêmement marquée quant au 'genre' (Ego Comme X).

Maintenant, j'avoue que je ne comprends pas la ligne éditoriale de la plupart des maisons que je comprenais avant (je pense surtout aux diverses évolutions incompréhensibles des Requins Marteaux) et que les nouvelles me semblent pour la plupart perpétuer cette confusion, qu'on peut certes considérer comme une 'diversité', mais qui du coup manque d'identité forte, surtout quand par ailleurs elles ont du mal à être présentes en librairie.

Bref, je comprends qu'on puisse apprécier ce côté 'tout feu tout flammes' de la nouvelle scène, mais personnellement ça a participé à ma perte de repères et à ma lassitude, aussi bien en tant que lecteur qu'en tant qu'auteur (car cela a occasionné des "ah qui je peux envoyer ça ? sûrement pas à celui-ci, celui-là je ne le comprends pas, celui-là ne sort quasiment pas de livres alors pas la peine de tenter... etc").

Mr_Switch, 06.02.2015 à 18:03357796
Mael :
par la suite Bretecher (qui continue)

Je ne pense pas que Bretecher s'autopubliera beaucoup à l'avenir. Il y a eu un gros déstockage de ses vieux bouquins autoédités, en 2014 (dont déstockage en grandes surfaces).


L'exemple d'Eberoni donné par lldm me semble assez intéressant. Sa radicalité (que je ne connais pas, je fais confiance à lldm) n'est pas le fait de la rareté ou de la confidentialité de l'éditeur. Du moins quand il s'agit des Humanos des années 1980.

On peut donc imaginer que l'idée de radicalité est pour le coup vraiment l'apanage de l'auteur et non forcément de l'éditeur (même si évidemment l'éditeur a une grande part à jouer... D'où les messages des uns et des autres sur les auteurs-éditeurs).

Claude cite le Lézard Noir. Je pense que ce n'est pas l'éditeur Lézard Noir en lui-même qui est radical.
Ce sont les choix de Stéphane Duval, les choix éditoriaux qui font tout, ici. Ce sont les livres et leurs auteurs qui apportent la radicalité. Ce sont d'ailleurs de beaux livres, qui se laissent ouvrir par tout un chacun, même par celui qui pourra être horrifier par le contenu.


Enfin, on s'arrêtera 30 secondes sur le mot *radical*, au-delà des considérations qui nous occupent. Il y a le *radical*, celui qui révolutionne, qui s'écarte du sentier. Il y a aussi le *radical* qui reste droit dans ses racines.
On peut voir les deux sens comme antinomiques. Action/Réaction.
Pourtant le *radical* étymologique et son idée de racine s'oppose aussi à *l'apical* et son apex (le haut de la plante).
Le radical sera le dessous, l'apical le dessus. Et par ce biais, on peut faire à nouveau le lien entre le radical et l'underground. On peut refaire le lien... Je saurais dire que c'est à raison.

lanjingling, 06.02.2015 à 16:52357794
Les Éditions du Fromage oui. D'ailleurs, par rapport à ce que je disais plus bas, il me semble que L'Écho des savanes a été le premier en France a reprendre le format comics pour son magazine (suivi depuis les années 90 par nombre d'éditeurs indépendants, dont les auteurs de l'Association, il semble donc bien que ce soit le seul format envisageable, pour débuter, pour une autoédition viable économiquement - en dehors des Uderzo et Graton qui ont un gros capital de base)

Thierry, 06.02.2015 à 16:32357791
lanjingling :
Thierry :
je connais assez peu l'histoire de l'écho des savanes (né d'une dissidence dans Pilote, non?) mais il s'agit avant tout d'un titre de presse ou il y a eu création d'un éditeur derrière ?
Oui, et pas des moindres

le fromage?

lanjingling, 06.02.2015 à 16:12357790
Thierry :
je connais assez peu l'histoire de l'écho des savanes (né d'une dissidence dans Pilote, non?) mais il s'agit avant tout d'un titre de presse ou il y a eu création d'un éditeur derrière ?
Oui, et pas des moindres

lldm, 06.02.2015 à 16:03357789
lldm :
exigences. il doit les avoir vus, pourtant, ces bouquins, Jean-Christophe, puisqu'il vient de faire un petit livre avec eux. Bon, je vais quand même pas lire Kaboom pour en savoir plus sur cette affaire. Quelqu'un a un scan de l'article ?)


J'insiste, hein, mais si quelqu'un a un scan, c'est chouette

lldm, 06.02.2015 à 16:02357788
Mael :
classique. Schrauwen oui c'est vrai... On voit aussi là les limites de la "radicalité" en tant que concept.


Comme je le disais, le terme ne peut qu'ouvrir à des malentendus, et surtout permet d'évacuer au nom d'une forme d'apaisement (l'âge adulte, je suppose ?) les problèmes que posent une position ferme, tenace, dont le dernier soucis au monde est de satisfaire les appétits imaginaires d'un public statistiquement imaginé.
Radical, de ce point de vue, c'est l'écart galactique, pour moi (aussi bien dans mon travail que mes lectures) entre position et posture.
Et la posture, ma foi, c'est aussi bien feindre de produire de la merdouille moyen-moyen au nom d'un esprit bon enfant, au nom d'un public cool et sympa qu'on aime et parce que la bédée c'est quand même drôlement populaire, que de perpétrer des formes rances des avant-gardes moisies à coups de fétiches punk délabrés ou de formalisme éculé avant même d'être né.
Être radical, pour moi, c'est engouffrer sa vie dans son travail, sa se demander avant toute chose s'il va satisfaire ce public si merveilleux si open, pour lequel "radical", c'est jamais la question mais plutôt la réponse qu'il ne veut jamais entendre.
Cette catégorie est fantasmée aussi bien par ceux qui s'en réclament en perpétrant pourtant les formes les plus conventionnelles de l'humour potache dans des récits ultralinéaires mais dans des maisons d'éditions confidentielles, que par ceux qui la vomissent (qui la vomissent de la même manière que les conservateurs ont trouvé dans la catégorie "ultra-gauche" le lieu du monde où va s'échouer toute leur exécration politique).
Mais je n'ai pas besoin autant que toi, par exemple, de rester aimable le plus possible aux yeux de tous, d'avoir un semblant de vie sociale, parce qu'être isolé éditorialement, humainement, me fait moins peur que de produire des pages dont j'aurais honte ou d'établir des relations humaines par pur soucis de ne blesser aucune vanité, de maintenir un équilibre des rapports et, au bout du compte, de me trouver une place au soleil. Bref, qu'on se méprenne en long et en large sur tout ce que j'entendrais par une position radicale ne changera pas grand-chose à ma situation générale ni aux idées reçues qui entourent aussi bien les livres que je fais que les livres que je défend.

"Ma place au soleil est le début de l'usurpation du monde entier"
Hugo Ball.

Thierry, 06.02.2015 à 15:46357787
Mael :
Thierry :
Aux USA, on voit depuis des années Jeff Smith, James A Owen et Dave Sim s'auto-éditer avec succès. Ils ne sont pas les seuls.
Chez nous, Midam a essayé mais est retourné chez les gros. Roosevelt le fait, mais il doit batailler ferme (se faisant même éjecter d'angoulême l'an dernier). Puis il y avait le pionnier, celui dont il ne faut pas prononcer le nom. Appelons-le Monsieur Michel. Je ne vois pas de cas d'auteur ayant atteint un grand succès en étant auto-édité chez nous. Structure du marché empêchant les nouveaux entrants? Problème de mentalité?


C'était déjà la démarche de Mandryka/Bretecher/Gotlib avec l'Echo, par la suite Bretecher (qui continue), Fred et Tabary (qui le fit jusqu'à sa mort) passèrent par l'autoédition. Et il me semble bien avant Graton.

Bon c'est du détail et ne change rien à l'idée générale mais définitivement Graton n'était pas précurseur non plus sur ce point.

Tabary, Uderzo ou Graton, se sont auto-édités à partir d'une oeuvre déjà bien installée. On est dans une démarche que je qualifierait plutôt de commerciale. On ne peut pas dire qu'ils ont créé une structure pour faire autre chose que ce qu'ils faisaient déjà mais pour continuer de creuser un même sillon.
je connais assez peu l'histoire de l'écho des savanes (né d'une dissidence dans Pilote, non?) mais il s'agit avant tout d'un titre de presse ou il y a eu création d'un éditeur derrière ?

lldm, 06.02.2015 à 15:43357786
Mael :

Après placer Arbitraire dans la radicalité ?


Ce n'est pas ce que je dis.

Mael, 06.02.2015 à 15:10357785
lldm :
Je vous invite à faire un tour su du9 aujourd'hui, il y a quelques belles choses radicales au menu (sans compter toutes celles que je n'ai pas pu acheter, bien entendu, et qui manquent à cette page. Les dernières séries de travaux publiées par Hécatombe y figureraient en belle place)


Tu parles de l'article sur le dernier Trondheim (qui est un ancien) ?

Blague à part je suis assez d'accord avec tout ça, la radicalité est ailleurs et c'est normal, c'est comme se plaindre qu'une "avant-garde" ne soit pas la norme. De toute façon le radical normatisé ne l'est plus.

Pour ma part je ne suis pas un grand lecteur de choses ultra radicales, mais certaines émergent bien de temps en temps. Le travail des Bicéphale en effet, de Muzotroimil chez eux, le boulot de Coché, je me souviens aussi du bouquin d'EMG.

Après placer Arbitraire dans la radicalité ? Souvent très intéressant (particulièrement Marchalot et Renotoma) mais ça me semble dans une pure continuité alternative assez classique. Schrauwen oui c'est vrai... On voit aussi là les limites de la "radicalité" en tant que concept. J'imagine ainsi que pour certains mes exemples de radicaux n'en sont pas...

L'Asso est un grand éditeur à mes yeux, radical ou non je m'en fous un peu, il y a certainement des livres radicaux à son catalogue, après en effet réduire l'innovation de la BD à l'Asso est énervant. Le boulot d'éditeur plus anciens (Oui Futuro mais Artefact aussi, et l'Echo première période, Actuel, Zinc...) et de nombreux éditeurs nés en même temps (et déjà cité) est aussi importants.

Après se plaindre de la récupération des gros, du lissage, oui bon. C'est la règle, rien ne m'y étonne. Si la radicalité était destinée à l'hégémonie ça se saurait.

Mael, 06.02.2015 à 15:02357784
Sans parler évidemment d'Albert-René.

Mael, 06.02.2015 à 15:02357783
Thierry :
Aux USA, on voit depuis des années Jeff Smith, James A Owen et Dave Sim s'auto-éditer avec succès. Ils ne sont pas les seuls.
Chez nous, Midam a essayé mais est retourné chez les gros. Roosevelt le fait, mais il doit batailler ferme (se faisant même éjecter d'angoulême l'an dernier). Puis il y avait le pionnier, celui dont il ne faut pas prononcer le nom. Appelons-le Monsieur Michel. Je ne vois pas de cas d'auteur ayant atteint un grand succès en étant auto-édité chez nous. Structure du marché empêchant les nouveaux entrants? Problème de mentalité?


C'était déjà la démarche de Mandryka/Bretecher/Gotlib avec l'Echo, par la suite Bretecher (qui continue), Fred et Tabary (qui le fit jusqu'à sa mort) passèrent par l'autoédition. Et il me semble bien avant Graton.

Bon c'est du détail et ne change rien à l'idée générale mais définitivement Graton n'était pas précurseur non plus sur ce point.

lanjingling, 06.02.2015 à 14:29357782
Thierry :
Aux USA, on voit depuis des années Jeff Smith, James A Owen et Dave Sim s'auto-éditer avec succès. Ils ne sont pas les seuls.
Chez nous, Midam a essayé mais est retourné chez les gros. Roosevelt le fait, mais il doit batailler ferme (se faisant même éjecter d'angoulême l'an dernier). Puis il y avait le pionnier, celui dont il ne faut pas prononcer le nom. Appelons-le Monsieur Michel. Je ne vois pas de cas d'auteur ayant atteint un grand succès en étant auto-édité chez nous. Structure du marché empêchant les nouveaux entrants? Problème de mentalité?

Problème de structure ? Aux E.U.A, les autoéditions se font sous la même forme que le mainstream, les comics, soit un magazine fait par un seul (ou un petit nombre de) auteur, le moule est présent pour les accueillir, en France et Belgique, les magazines sont collectifs, de même que les maisons d'éditions indépendantes (depuis L'écho des savanes et Les humanos à L'association, pour parler des plus connus)

lldm, 06.02.2015 à 14:23357781
Claude :
pour autant nombre d'entre elles, citons Matière, Bicéphale, Le Lézard Noir, Arbitraire etc.


j'avais pas relevé, mais là-aussi, j'abonde, oui, infiniment, Matière, bon sang! Rien que Matière, déjà ! Opiniâtrement, discrètement (il en faudrait deux ou trois pour compléter ce "bouquet d'hiver", sûr. Aaah, les sous ...). Bicéphale qui publie "Oxo" ! Arbitraire qui sort "Norak" et "Gris" d'un coup, zou ! (ce que j'interprète chez eux comme une radicalisation de leurs lignes les plus intéressantes, comme un renforcement de certaines exigences. il doit les avoir vus, pourtant, ces bouquins, Jean-Christophe, puisqu'il vient de faire un petit livre avec eux. Bon, je vais quand même pas lire Kaboom pour en savoir plus sur cette affaire. Quelqu'un a un scan de l'article ?) etc.

lldm, 06.02.2015 à 14:08357780
Thierry :
la radicalité d'hier a aussi vocation à être intégré et digéré


Non. La radicalité de 1985 de Didier Eberoni n'est toujours pas, et ne sera pas, intégrée. La radicalité de Varlez en 1971 n'est toujours pas, et ne sera pas, intégrée. Ce sont les malentendus d'hier (notamment sur leur radicalité) qui ont vocation à être intégrés et, comme tu le dis si bien, digérés (on connait l'issue de la digestion).

lldm, 06.02.2015 à 13:47357777
Claude :
Dans les années 90, certes l'Association, Atrabile et Ego innovaient indubitablement mais si on veut parler de choses vraiment radicales, il me semble que Freon/Amok, la 5e couche ou encore le Dernier Cri allaient plus loin. Rappelons que les travaux lorgnant vers l'abstraction de Mokeït par exemple étaient trop "radicaux" pour l'Association des années 90.

Aujourd'hui toutes ces structures des années 90 existent encore et parallèlement des dizaines de nouvelles se sont créées. Parfois pour publier des choses "molles" (pourquoi pas), pour autant nombre d'entre elles, citons Matière, Bicéphale, Le Lézard Noir, Arbitraire etc., publient des choses radicales et intéressantes dont je ne vois pas bien qui les auraient publiées dans les années 90. Voilà pourquoi j'ai un peu de mal avec cette idée de disparition de la radicalité (mais je précise que je n'ai pas lu le texte de Menu).


Idem. La radicalité se développe, invariablement, dans les franges invisibles. Les pignoufs veulent y voire une vie de cercle, une complaisance, la réalité est plus banale et plus violente : c'est une fatalité. Il faut aller au charbon pour la trouver parce qu'elle se fait foutre dehors par tous les bouts. Alors, évidemment, elle ne danse pas nue dans les rayons des librairies aujourd'hui plus qu'en 1990.
Je n'ai moi-mêmes pas assez de temps pour y voir clair, mais j'essaie ; et je trouve infiniment plus de grandes, belles, incroyables choses aujourd'hui - et plus radicales, si c'est vraiment le terme le plus heureux ? Je le trouve plutôt enclin à accoucher d'une ribambelles de malentendus - dans des petites boîtes comme 3foisparjour ou Gargarismes, dans des grosses cmme la 5ec ou FRMK, dans les boulots de Largier ou de Scienzyck, que dans l'intégralité du catalogue de l'Asso à quelques rares exceptions près (pas la peine d'embrayer sur une conversation qui a déjà eu lieu ici, autour du fil Lapinot si je m'en souviens bien !).
Il n'y a aucune raison de s'inquiéter pour la santé de la radicalité. Juste sur l'éveil de Jean-Christophe à ses franges (ce qui m'étonne de sa part, mais le contrecoup de l'Apo et ses problèmes n'y est sans doute pas pour rien, alors attendons un peu).
Je suis heureux que Claude ramène ici les limites de l'asso en parlant des travaux radicaux de Mokeït dont elle ne voulait pas. J'en ai un là, sur mon mur, devant les yeux, et je peux dire qu'il faut vraiment avoir manqué de clairvoyance pour être passé à côté de ça.
Je vous invite à faire un tour su du9 aujourd'hui, il y a quelques belles choses radicales au menu (sans compter toutes celles que je n'ai pas pu acheter, bien entendu, et qui manquent à cette page. Les dernières séries de travaux publiées par Hécatombe y figureraient en belle place)

Claude, 06.02.2015 à 11:53357776
Dans les années 90, certes l'Association, Atrabile et Ego innovaient indubitablement mais si on veut parler de choses vraiment radicales, il me semble que Freon/Amok, la 5e couche ou encore le Dernier Cri allaient plus loin. Rappelons que les travaux lorgnant vers l'abstraction de Mokeït par exemple étaient trop "radicaux" pour l'Association des années 90.

Aujourd'hui toutes ces structures des années 90 existent encore et parallèlement des dizaines de nouvelles se sont créées. Parfois pour publier des choses "molles" (pourquoi pas), pour autant nombre d'entre elles, citons Matière, Bicéphale, Le Lézard Noir, Arbitraire etc., publient des choses radicales et intéressantes dont je ne vois pas bien qui les auraient publiées dans les années 90. Voilà pourquoi j'ai un peu de mal avec cette idée de disparition de la radicalité (mais je précise que je n'ai pas lu le texte de Menu).

Sinon Thierry, pour les auteurs auto-édités ayant eu du succès en France, il y a Brétécher et même Uderzo pendant un temps, il me semble.

Thierry, 06.02.2015 à 10:28357775
la radicalité d'hier a aussi vocation à être intégré et digéré
Par exemple, rappelez-vous que L'Ascension du haut Mal ou du Cheval Blême, en son temps, étaient assez radical. Le jardin armé ou les complots nocturnes, qui sont des "suites" du cheval blême, sont parus chez Futuro, plutôt dans le champ mainstream
Que dire des premiers essais de Trondheim, du temps des carottes ou du dormeur ?

Je crois aussi que la radicalité qui s'est exprimée il y a 15 ans surgissait après des années de formatage. (A Suivre) avait approté du sang neuf mais n'innovait plus vraiment. Il y avait un appel d'air qui a permis ce renouvellement.
Je crois qu'on est dans le creux de la vague et qu'une nouvelle génération va sans doute émerger sous peu, à la manière de celle qui a porté l'Association, Atrabile, Ego Comme X

Le monde de l'édition a aussi changé, les canaux disponibles sont aussi différent et il ne faut peut-être plus se focaliser sur le seul support papier pour trouver la "nouvelle vague".
Des éditeurs alternatifs sont nés dans les années 90 sous l'impulsion d'auteurs qui cherchaient un moyen de diffuser leur travail que les autres éditeurs refusaient. En 2015, faut-il encore créer une maison d'édition ?

Aux USA, on voit depuis des années Jeff Smith, James A Owen et Dave Sim s'auto-éditer avec succès. Ils ne sont pas les seuls.
Chez nous, Midam a essayé mais est retourné chez les gros. Roosevelt le fait, mais il doit batailler ferme (se faisant même éjecter d'angoulême l'an dernier). Puis il y avait le pionnier, celui dont il ne faut pas prononcer le nom. Appelons-le Monsieur Michel. Je ne vois pas de cas d'auteur ayant atteint un grand succès en étant auto-édité chez nous. Structure du marché empêchant les nouveaux entrants? Problème de mentalité?

chrisB, 06.02.2015 à 9:47357774
Smiley_Bone :
Mais je crois que ça n'a jamais été dans les objectifs de la boite a bulle de faire des bouquins transgressifs. On ne va quand même pas se mettre dans la peau d'un Pasamonik, et venir taper sur des petits éditeurs, alors que ce sont les grands éditeurs qui sont responsables de cette surproduction d'indé like, genre mille feuilles, shampoing, écritures, gallipolis etc. Ce qui ne veut pas dire que ces collections ne sont pas capable de proposer des choses plus audacieuses, mais c'est un peu noyé dans la masse. Depuis plates-bandes rien n'a changé ou plutôt tout a empiré.


Tu as sans doute raison, disons pas radical mais au moins des bouquins forts qui sortent des chantiers battus.

Si je regarde vite fait, les bouquins marquants de l'éditeur sont largement derrière lui :






lanjingling, 06.02.2015 à 1:42357772
Smiley_Bone :
Depuis plates-bandes rien n'a changé ou plutôt tout a en pirée.
Et quand on voit comment va la Grèce, il n'y a pas de quoi se réjouir.

Smiley_Bone, 05.02.2015 à 18:29357769
Mais je crois que ça n'a jamais été dans les objectifs de la boite a bulle de faire des bouquins transgressifs. On ne va quand même pas se mettre dans la peau d'un Pasamonik, et venir taper sur des petits éditeurs, alors que ce sont les grands éditeurs qui sont responsables de cette surproduction d'indé like, genre mille feuilles, shampoing, écritures, gallipolis etc. Ce qui ne veut pas dire que ces collections ne sont pas capable de proposer des choses plus audacieuses, mais c'est un peu noyé dans la masse. Depuis plates-bandes rien n'a changé ou plutôt tout a empiré.

chrisB, 05.02.2015 à 17:44357768
Je ne veux surtout pas répondre à la place de Xavier.

De mon point de vue je trouve qu'il ya de plsu en plus de bouquins "indés" (pour autant que l'appelation ai du sens) qui sont mous, ce que l'on peut, j'imagine, entendre par moins radicaux.

Sans stigmatiser un éditeur plus qu'un autre, combien de bouquins de La Boite à bulles m'ont fait un effet "mouaif" ? sans compter je peux dire : un paquet...

Claude, 05.02.2015 à 13:16357765
Xavier :

...mais également la réalité qu'il y décrit: une forme d'effacement des frontières, et (à mon sens) une forme de disparition assez générale de la radicalité.

Voilà qui est intéressant, te serait-il possible de développer un peu ce sentiment de "disparition générale de la radicalité" ?
On pourrait au contraire avoir l'impression que la multiplication des structures éditoriales observée ces 10 dernières années permet, parallèlement à des brouettes de romans graphiques et autres bd reportages, de faire exister bien plus d’œuvres "radicales" qu'au début des années 2000 (ce qui ne veut pas dire qu'elles trouvent facilement leur place en librairies).

Thierry, 04.02.2015 à 15:56357756
le Kaboom n° 5

NDZ, 04.02.2015 à 14:40357755
interviouwe que l'on peut lire où stp Thierry ?

Thierry, 04.02.2015 à 14:24357754
Xavier :
NDZ :
QQn a-t-il lu les 10 ans de platitudes de JCM dans Kaboom ? Lu de gros extraits dans L'Obs, ça m'a l'air un rien déprimé-fataliste comme tribune... mais toujours une dose de mauvaise-foi justesse dans le constat.

J'ai trouvé ça plutôt juste et lucide. Et en accord avec ce qui se passe ces dernières années sur le marché, donc effectivement assez peu réjouissant. Effectivement, il y a le changement de position (de grand timonier de l'Asso en pleine gloire post-Persepolis, à "simple éditeur" qui peine à faire exister ses créations en librairie), mais également la réalité qu'il y décrit: une forme d'effacement des frontières, et (à mon sens) une forme de disparition assez générale de la radicalité.

pas encore lu l'article en question, mais pour ce que j'en entends, il semble que ce soit un approfondissement de son interview de Xavier Mussat à l'occasion de la sortie de Carnation. Je trouvais alors qu'il mettait le doigt sur un vrai problème.

Xavier, 04.02.2015 à 13:09357750
NDZ :
QQn a-t-il lu les 10 ans de platitudes de JCM dans Kaboom ? Lu de gros extraits dans L'Obs, ça m'a l'air un rien déprimé-fataliste comme tribune... mais toujours une dose de mauvaise-foi justesse dans le constat.

J'ai trouvé ça plutôt juste et lucide. Et en accord avec ce qui se passe ces dernières années sur le marché, donc effectivement assez peu réjouissant. Effectivement, il y a le changement de position (de grand timonier de l'Asso en pleine gloire post-Persepolis, à "simple éditeur" qui peine à faire exister ses créations en librairie), mais également la réalité qu'il y décrit: une forme d'effacement des frontières, et (à mon sens) une forme de disparition assez générale de la radicalité.

NDZ, 04.02.2015 à 12:21357749
QQn a-t-il lu les 10 ans de platitudes de JCM dans Kaboom ? Lu de gros extraits dans L'Obs, ça m'a l'air un rien déprimé-fataliste comme tribune... mais toujours une dose de mauvaise-foi justesse dans le constat. Le mode quasi-déprime, ça viendrait de L'Apo qui ne marche pas fort ? (à confirmer ? car la réduction des prix catalogue orchestrée dernièrement, avec relance auprès des libraires, ça m'a fait peur pour la pérennité de ce projet éditorial) C'est parce qu'il n'y a pas de balai à chiotte à Kaboom ? Il m'a l'air tout fatigué notre JC national.

Mael, 04.02.2015 à 10:40357741
Zut je m'apprêtais à en causer dans une verdict panoramique sur cette revue (une des excellente surprise du retour d'Angoulême, aussi exaltante que le Franky était décevant). En tous cas j'ai aussi vu cette page comme un hommage direct au forum, obligeant ainsi tout ses membres à acquérir la revue !

Allister Baudin, 04.02.2015 à 10:31357740
Bulledair, forum connu pour ses jeux de mots, aurait pu passer en mode "méta" et faire un jeu de mot sur le jeu de mot qui lui sert de nom. Trop tard ! Il se fait coiffer au poteau par la jolie revue Nicole qui imagine la librairie du futur, Bulles d'hair ! Un mélange salon de coiffure-librairie dont on peut penser qu'il sera le lieu de diverses conversations qui n'auront rien à envoyer à celles de notre site favori !

Anoeta, 29.01.2015 à 19:15357662
Otomo GP :o))

Anoeta, 24.01.2015 à 13:00357599
Décidément ActuaBD n'est pas Bulledair. Passons sur le dédain avec lequel il traite une fois de plus les auteurs publiés dans des fanzines, Didier Pasamonik choisit Hermann parmi les 3 qualifiés pour le second tour. Le journaliste Jean Philippe Lefevre a aussi twitté en faveur d'Hermann.
Avec tout le respect que j'ai pour cet auteur, je serai franchement déçu qu'il l'emporte...

Mael, 13.01.2015 à 9:17357385
« Assez d'être traités en enfants arriérés ou en petits vieux vicieux ! Assez de niaiseries, assez d'érotisme par procuration, assez de ragots de garçon coiffeur, assez de sadisme pour pantouflard, assez de snobisme pour gardeuses de vaches, assez de cancans d'alcôve pour crétins masturbateurs, assez, assez ! Secouons-nous bon Dieu ! Crachons dans le strip-tease à la camomille, tirons sur le nappe et envoyons promener le brouet fadasse. Du jeune crénom ! Du vrai jeune ! Au diable les « nouvelles vagues » pour fils à papa, les « new look » aussi éculés que ce qu'ils prétendent chasser ! (...) nous somme les petits gars qui veulent leur place au soleil. Nous avons la dent longue et le coude pointu. NOUS NE SOMMES A PERSONNE ET PERSONNE NOUS A. »

Cavanna, premier éditorial d'Hara Kiri, 1960.

Moi, 12.01.2015 à 18:12357375
Thierry :

personne n'a osé pousser le révisionnisme jusqu'à rapprocher le Charlie de Charlie Hebdo avec Charles Martel?
(énorme smiley plein de mauvaise foi, mais avec toutes les conneries qu'on voit ces derniers jours, celle-là ne déparerait pas)

Effectivement, Jean-Marie Le Pen a sorti un "charlie martel".
(ça doit pas être le seul mais j'ai pas le courage d'aller remuer le caca de twitter)

Le PBE, 12.01.2015 à 16:16357371
Mr_Switch :
Ah, mais que Charlie fasse aussi référence à De Gaulle me paraît tout à fait possible. Non pas comme hommage mais comme pied-de-nez.

(qu'il avait d'ailleurs fort joli)

Mr_Switch, 12.01.2015 à 16:09357370
Ah, mais que Charlie fasse aussi référence à De Gaulle me paraît tout à fait possible. Non pas comme hommage mais comme pied-de-nez.

Thierry, 12.01.2015 à 15:51357369
Mael :
Je citerai Gilles Ciment :
"Curieusement, on a lu et entendu dans divers média cette version de l’allusion à Charles De Gaulle [ND : Le titre Charlie serait un hommage à De Gaulle], qui n’a aucun sens, en effet, quand on connaît l’histoire de Linus, Charlie, Hara-Kiri et Charlie Hebdo...

personne n'a osé pousser le révisionnisme jusqu'à rapprocher le Charlie de Charlie Hebdo avec Charles Martel?
(énorme smiley plein de mauvaise foi, mais avec toutes les conneries qu'on voit ces derniers jours, celle-là ne déparerait pas)

Mael, 12.01.2015 à 15:21357368
Manuel Valls : "Il faut envisager de nouveaux dispositifs de sécurité" ;

Valérie Pécresse : "Il faut un Patriot Act à la française" ;

Claude Guéant : "Il y a aussi des libertés qui peuvent être facilement abandonnées"...

La voilà la victoire des terroristes.

En passant, très bonne idée ce remplacement du bandeau noir par un morceau du T-Shirt de Charlie.

Je citerai Gilles Ciment :
"Curieusement, on a lu et entendu dans divers média cette version de l’allusion à Charles De Gaulle [ND : Le titre Charlie serait un hommage à De Gaulle], qui n’a aucun sens, en effet, quand on connaît l’histoire de Linus, Charlie, Hara-Kiri et Charlie Hebdo...

Ce qui est assez ridicule, aussi, ce sont ces personnages tirés de Où est Charlie ? (la série de livres-jeux de Martin Handford) qui ont surgi partout pour "personnifier" Charlie. Il semble, hélas, que l’auteur du slogan "Je suis Charlie" avait bien ce Charlie à rayures comme source d’inspiration ignorait l’origine Peanuts (tout comme c’était involontairement qu’il faisait référence au « I am Spartacus » clamé par tous les compagnons d’insurrection de l’esclave Spartacus quand le général romain leur demande qui est Spartacus, leur chef...).

Ce recours à l’incarnation du titre par ce personnage qui n’a rien à voir avec l’univers de Charlie Hebdo (c’est le moins qu’on puisse dire) est d’autant plus ridicule que pour le public anglo-saxon, il ne s’appelle même pas Charlie, puisqu’il se nomme Wally au Royaume-Uni et en Australie, et Waldo aux Etats-Unis et au Canada...

Tout cela est à savoir si l’on veut comprendre le bel hommage de David Amram à Wolinski :
"


Hop ! même si bon, après polémiquer là dessus n’exagérons rien, que les Gens rendent hommages comme ils peuvent, mais ce bandeau/rappel historique est bien, et subtil.

Thierry, 12.01.2015 à 13:47357367
en passant, à propos des demandes de création d'un patriot act à la française: "Il y a des mesures à prendre évidemment. Il y a aussi des libertés qui peuvent être facilement abandonnées", a résumé l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant sur France2.
Ok, le message est clair

Thierry, 12.01.2015 à 13:46357366
en passant, à propos des demandes de création d'un patriot act à la française: "Il y a des mesures à prendre évidemment. Il y a aussi des libertés qui peuvent être facilement abandonnées", a résumé l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant sur France2.
Ok, le message est clair

Mael, 10.01.2015 à 14:41357348
Très bon entretien de Luz sur la transformation du journal en symbole, la récupération, le "dessin d'après" aussi...
,


La réaction de Willem aussi, moins longue mais pas moins claire.

Mael, 09.01.2015 à 23:44357345
Certains vieillissent mieux qu'Uderzo



Pierre, 09.01.2015 à 18:21357341
Juste un petit mot pour exprimer une pensée émue à la mémoire des victimes de l'attentat de jeudi et notamment de ces dessinateurs dont j'appréciais le travail et l'oeuvre énormément. Je romprai exceptionnellement ma résolution de pas participer à des rassemblements de masse en me rendant dimanche à la marche républicaine.

Thierry, 09.01.2015 à 12:52357339
Mael :
Malheureusement Uderzo ne s'est pas contenté de republier ce beau dessin dessiné à l'époque de la mort de Goscinny.

Il a fièrement fait un nouveau dessin, très subtil, qu'il dévoile et explique dans Le Figaro :

« J'ai représenté Astérix qui donne une raclée à un ennemi, tout en disant: "Moi aussi, je suis un Charlie !". Mais à la place des cothurnes, j'ai dessiné des babouches... ».

le ciel lui est tombé sur la tête

Mael, 09.01.2015 à 11:18357338
Malheureusement Uderzo ne s'est pas contenté de republier ce beau dessin dessiné à l'époque de la mort de Goscinny.

Il a fièrement fait un nouveau dessin, très subtil, qu'il dévoile et explique dans Le Figaro :

« J'ai représenté Astérix qui donne une raclée à un ennemi, tout en disant: "Moi aussi, je suis un Charlie !". Mais à la place des cothurnes, j'ai dessiné des babouches... ».

Moi, 08.01.2015 à 12:45357329
dessin d'Uderzo publié aujourd'hui sur twitter

Mr_Switch, 07.01.2015 à 21:45357318
Hélas, un cinquième dessinateur est annoncé mort. Philippe Honoré.

Mr_Switch, 07.01.2015 à 18:43357289
Avant de faire dodo, cette nuit, j'ai lu ma petite dose de l'intégrale Peanuts.

Voici le dernier strip que j'ai lu


Voilà.

Mael, 07.01.2015 à 18:25357288
Idem.

Douze morts à cette heure, encore cinq blessés en "urgence extrême".

Parmi les morts Charb, Cabu, Tignous et Wolinski donc. Mais aussi Bernard Maris (économiste & journaliste), Gérard Birat (rédac chef de Charlie), Michel Renaud (Président fondateur du Rendez-vous du carnet de voyage clermontois, venu voir Cabu ce jour là..) et deux policiers : celui attaché à la protection de Charb et un brigadier en VTT venu en renfort.

NDZ, 07.01.2015 à 17:51357286
Je m'en vais place de la mairie...

Thierry, 07.01.2015 à 15:20357285
en tout cas, il ne faut pas céder à l'hystérie islamophobe qui se déchaîne déjà sur les réseaux sociaux :o(

chrisB, 07.01.2015 à 14:38357284
Quoi à faire à part dévaliser les kiosques ?

Thierry, 07.01.2015 à 14:20357283
Le politologue Jean-Yves Camus, proche de la rédaction de Charlie Hebdo, au Monde : "tous les gens que je connaissais sont morts, ce que je peux vous dire, c'est qu'on a jamais vu, dans l'histoire de notre pays, un organe de presse être méthodiquement décimé selon un mode opératoire militaire. Aucun journal n'a été ainsi attaqué, car il y a un principe qui est celui de la liberté de la presse, qui était respecté jusqu'à présent. C'est un stade de l'escalade inimaginable. Les gens qui travaillaient à Charlie Hebdo n'ont aucun sentiment de haine envers qui que ce soit, surtout pas envers les musulmans. Ils sont dans la critique des religions. Ceux qui ont commis ces attentats n'ont rien compris. On est dans la haine absolue, la négation absolue de la pensée. En France, on a depuis trois siècles une presse qui a contribué à faire tomber bien des pouvoirs, la presse est libre et les Français y sont attachés, si les auteurs pensent qu'ils pourront faire tomber ainsi la liberté de la presse, ils se trompent. La première victime de l'idéologie islamiste radicale, comme le disait Charlie, ce sont les musulmans.

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