| 
créer | pseudo  mot de passe  |  
 
sujet
 
coin bordure coin
bordure BullActu

Vote pour Le Grand Prix de Bulledair
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Chroniques

par rohagus


par vacom
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Planche
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure MonoChat
31125
e m
bordure
coin bordure coin

 
coin bordure coin
bordure

Dix films, dix ans, des décennies et des bulledairiens

Discussions générales, Duels, petits jeux rigolos... ]


retour forum
Pages : 1 - 2 - 3 - 4 - 5

Charlie Brown, 20.10.2013 à 18:32352663
Bon, puisque personne ne veut plus jouer, je continue mon cavalier seul...

J'en suis donc à 1992 et je balance ce top 10 :


Un cœur en hiver – Claude Sautet
Je devais être parfaitement dans le mood lorsque le film est sorti, car je fus touché en plein cœur. La partition de Claude Sautet, intimiste et ravageuse, est interprétée à la perfection par un trio d'acteurs (Béart, Auteuil, Dussolier) en état de grâce. Un film qui me bouleverse à chaque fois.

Simple Men – Hal Hartley
Troisième volet de ce que j'appellerais volontiers la "trilogie" d'Hal Hartley (après The Unbelievable Truth et Trust Me), ce film est un des summums du réalisateur indé américain estampillé 90's, avec une partie de sa formidable troupe d'acteurs, dont les incontournables Martin Donovan et Robert Burke, Karen Silas et les débuts d'Elina Löwensohn (ne manque qu'Adrienne Shelly pour que tout soit parfait).
Et puis ne serait-ce que pour cette scène, une de mes scènes de "danse" préférée, en écho à celle de Bande à part de Godard, sûrement… :



Avec, par ordre d'apparition, Martin Donovan, Elena Löwensohn, Bill Sage, Karen Sillas et Robert Burke, sur un musique de Sonic Youth.


Et hop ! Petite piqûre de rappel de la scène du Bande à part de Jean-Luc Godard (une autre de mes préférées, donc), avec la divine Anna Karina, entourée de Claude Brasseur et Samy Frey :




Les habitants – Alex van Warmerdam
Découvert Van Warmerdam avec ce film, barré, étrange et décalé, comme tous ses films, à l'humour froid plutôt spécial mais efficace (enfin pas pour tout le monde, mais moi, j'adhère ! :o)).

Le souper – Edouard Molinaro
Formidable tête-à-tête entre Claude Brasseur/Fouché et Claude Rich/Talleyrand. Un huis-clos prenant et passionnant (enfin il faudrait que je le revoie un jour, mais à l'époque j'avais trouvé ça prenant et passionnant).

Beau fixe – Christian Vincent
Deux ans après la révélation de La discrète, Christian Vincent revient avec un film rohmérien en diable, construit autour d'un quatuor d'actrices débutantes, dont la magnifique Isabelle Carré (coup de foudre instantané) et Elsa Zylberstein, que j'avais déjà vue dans le Van Gogh de Pialat. Estelle Larivaz et Judith Rémy ne firent pas les mêmes carrières. Mon film préféré de Christian Vincent.

Wayne's World – Penelope Spheeris
Wayne's World, Wayne's World, party time, excellent ! (ça marche aussi avec "mégateuf"). What else ? Un des films les plus cons du monde, un régal. (Et puis Tia Carrere en Cassandra, hein, quand même, hein…)

Retour à Howards End – James Ivory
Du grand James Ivory, d'après E. M. Foster. Helena Bonham Carter, Emma Thompson, Vanessa Redgrave… Que demande le peuple ? Sans compter Anthony Hopkins, qui fera merveille l'année suivante dans Les vestiges du jour, toujours avec Emma Thompson (le chef-d'œuvre d'Ivory ?)

Porco Rosso – Hayao Miyazaki
Un Miyazaki historico-politique, mais la magie opère toujours.

Toys – Barry Levinson
Peut-être un des films les plus sous-estimés de tous les temps. J'aime beaucoup cette fable onirique, voire surréaliste, aux couleurs vives (magnifiques décors et costumes) dans laquelle Robin Williams et Joan Cusack (la sœur de…) s'en donnent à cœur joie. A réhabiliter d'urgence.

Dracula – Francis Ford Coppola
Coppola redonne de la hauteur au Dracula de Bram Stoker. Et puis cette scène avec Winona-Ryder-my-Love et la brume verte… Mon dieu mon dieu mon dieu…


Bonus tracks qui méritent au moins une citation :

L'œil qui ment – Raul Ruiz (un rien bizarre, avec un étonnant Didier Bourdon)
Versailles Rive-Gauche – Bruno Podalydès (ou les beaux débuts des frères Podalydès)
Conte d'hiver – Eric Rohmer (parce que)
Le voyage – Fernando E. Solanas (très très beau film, à voir sans hésiter)
Impitoyable – Clint Eastwood (the return of the Clint)
Riens du tout – Cédric Klapish (ou les bons débuts de Klapish... Hélas, la suite ne fit que me décevoir...)

SydN, 22.08.2013 à 0:06352166
décidemment...
on n'a vraiment pas les mêmes goûts :)
A par Kafka, aucun des films que tu cite ne mériterais une place dans le classement pour moi...
Et puis je préfère netteemnt la cité des enfants perdus à Delicatessen. Delicatessen que j'aimais beaucoup avant, me fait trop chier maintenant, alors que la cité, je trouve toujours que c'est un film pour enfant vraiment culloté, avec de vraies scènes cultes (comme le chant de noël de Krank).
Et Miller's crossing est un des meilleurs Coen et pi c'est tout !

nan mais.

Charlie Brown, 14.08.2013 à 15:48352132
Pour moi, 1991 fut une grande année cinématographique.

Tentons donc un top 10 :


La double vie de Véronique – Krzysztof Kieslowski
Révélation d'Irène Jacob et, pour moi, de Kieslowski. Une histoire envoûtante, légèrement "fantastique" sur les bords (une Française, Véronique, et une Polonaise, Weronika, qui ne se connaissent pas, sont en fait une seule et même personne), portée la non moins envoûtante musique de Zbigniew Preisner et l'interprétation de la magnifique Irène Jacob en état de grâce. Un film vraiment beau, très beau.

Urga – Nikita Mikhalkov
Là encore, un film très beau. Un éleveur et sa petite famille vivent seuls dans la steppe mongole, en harmonie avec la nature. Un jour, un camionneur russe se rendant en Chine tombe en panne près de leur yourte… Mikhalkov filme avec maestria paysages et personnages, aborde avec humour et fantaisie le choc des cultures et des civilisations, "sauvages" et urbaines. Et là aussi, une musique envoûtante signée par un Steve Hillage inspiré et ponctuée par la belle voix de Badema. Magnifique.

Ombres et brouillard – Woody Allen
Ce film-hommage au cinéma expressionniste allemand (et surtout à M le maudit), mais aussi à l'univers de Kafka et à des trucs genre Freaks, vaut d'abord pour son ambiance et son superbe noir et blanc. Un très bel exercice de style comme Woody Allen les affectionne parfois, mâtiné d'humour typiquement allénien bien évidemment.

Kafka – Steven Soderbergh
A rapprocher du film de Woody Allen ci-dessus. Pour l'ambiance, pour l'univers kafkaïen, pour le soin apporté à la photo. Pas une bio de Kafka, Soderbergh est bien trop malin pour ça, mais une fiction plongeant Kafka dans l'univers de ses propres romans. Moi, j'ai trouvé ça brillant.

Delicatessen – Marc Caro & Jean-Pierre Jeunet
Un régal visuel, loufoque et poétique. J'avais fondé beaucoup d'espoir sur ce duo. Et puis il eut La cité des enfants perdus, grosse déception. Et puis Caro s'est barré. Et puis Jeunet m'a saoulé. Reste ce petit bijou.

La belle noiseuse – Jacques Rivette
Oui, je l'avoue, j'y étais allé pour voir Emmanuelle Béart évoluer dans le plus simple appareil (j'étais encore en pleine période Emmanuelle Béart à cette époque), et j'ai découvert Jacques Rivette. Et un chef-d'œuvre. Dans sa version de 4h00 en plus ! Tout, de la mise en scène à l'interprétation, nous permet d'entrer dans les affres de la création (picturale, certes, mais aussi cinématographique, voire artistique tout court), de dénouer les liens ambiguës qui lient le peintre et son modèle, de questionner l'idée de possession (dans les relations humaines, amoureuses, artistiques…). De la belle ouvrage, du genre qui remue.

Le silence des agneaux – Jonathan Demme
Oui, j'ai tremblé avec Clarisse/Jodie Foster, et oui, Hannibal Lecter/Anthony Hopkins m'a terrifié. Et j'ai aimé ça. Parfois, le thriller, ça marche à la perfection, et c'est le cas ici.

Riff Raff – Ken Loach
Ken Loach pose ici les jalons de ce qui peut être qualifié de comédie sociale typiquement loachienne, pleine d'humour british, de classes sociales défavorisées, d'humanité débordante, de drames poignants, parfois. Un Ken Loach très en verve, bien épaulé par un Robert Carlyle alors débutant.

Frankie et Johnny – Garry Marshall
Oui, bon, chacun ses faiblesses, hein. J'ai une tendresse immense et un amour immodéré pour cette comédie sentimentale, catégorie classes populaires (et un rien dramatique aussi). Al Pacino cabotine à fond (c'est ça qui est bon) et Michelle Pfeiffer est touchante et plus belle que jamais (selon moi, bien évidemment… En plus, comme pour Emmanuelle Béart, j'étais encore en pleine période Michelle Pfeiffer à cette époque aussi… Amoureux, quoi, pour changer… :o) Et ce film ne fit évidemment rien pour freiner cet amour déraisonnable).

The Commitments – Alan Parker
Décidément, j'étais très "classes populaires" à cette époque. A moins que ce ne soit une tendance générale du cinéma au début des 90's… Et puis bon, la musique quoi, merde ! Et Alan Parker s'y connaît, en musique populaire anglo-saxonne, non ?


Aux portes de mon top 10, une bonne douzaine de films, dont certains mériteraient de figurer dans un top 10, si le cœur vous en dit :

Epouses et concubines – Zhang Yimou (Rhâââ Gong Li !)
JFK et The Doors – Oliver Stone (Très en forme le Stone à cette époque)
Une époque formidable – Gérard Jugnot (encore de la comédie sociale de bonne qualité. Décidément…)
Netchaïev est de retour – Jacques Deray (encore une faiblesse de ma part)
Plaisir d'amour – Nelly Kaplan (A voir. Vraiment. Assez jubilatoire.)
Van Gogh – Maurice Pialat (Magnifique Dutronc, très bon Pialat)
La divine comédie – Manoel de Oliveira (Ne serait-ce que pour Leonor Silveira et Maria de Medeiros)
La famille Addams – Barry Sonnenfeld (très bonne adaptation de la série, débuts fracassants de la toute jeune Christina Ricci en Wednesday, et puis Christopher Lloyd…)
Dead Again – Kenneth Brannagh (impeccable incursion du Shakespeare's fan dans le thriller)
Hot Shots! – Jim Abrahams (si si !)
L'opération corned-beef – Jean-Marie Poiré (si si, aussi ! :o)

Charlie Brown, 13.08.2013 à 21:33352124
Pas vu beaucoup de tes films, Pierre.

D'accord avec toi sur Miller's Crossing. Vu il n'y a pas longtemps pour la première fois et pas emballé plus que ça. Pour en revenir à une discussion avec SydN il y a un moment, je crois que je suis finalement plus Coen post-Fargo que Coen pré-Fargo, contrairement à SydN.

(P.S. : Syd, tu as en partie raison car Miller's Crossings est sorti en 1991 en France, mais en 1990 aux USA).

Sinon, j'aime aussi beaucoup Aki Kaurismäki, mais je n'ai pas vu ce film. Il faudra que j'y remédie, ton résumé donne envie...
Pour l'instant, sur les quatre que j'ai vus, mes préférés sont L'homme sans passé et Le Havre. J'ai un peu moins aimé Au loin s'en vont les nuages et j'ai eu un peu de mal avec Les lumières du faubourg, sans détester non plus, cela dit.


Bon, demain (ou après-demain), j'attaque 1991 !

SydN, 25.07.2013 à 16:45352001
Miller's crossing il me semble que c'est 91, mais bon, on a l'habitude d'avoir des titres qui se chevauchent...

Pierre, 23.07.2013 à 17:02351965
Oups, je suis en villégiature quelque part à la campagne, dans la France caniculaire, mais je propose malgré tout un petit top (suis pas sûr d'être arrivé à 10) quelques notes jetées à la diable :

-Aki KAURISMAKI, J’ai engagé un tueur.
Kaurismaki est un mon cinéaste préféré et je place à peu près tous ses films au même niveau. Ici, c'est la première fois qu'il tourne un film dans une autre langue que le finnois. L'action est à Londres, le héros un Français occupe un emploi de bureau. Suite à un plan social, il est licencié. Il cherche à mettre fin à ses jours sans y parvenir. Il passe alors un contrat avec un tueur à gage, le contrat étant sur sa propre tête. Sauf qu'avant l'execution du contrat, il tombe amoureux et renonce à son projet. Mais n'est-il pas déjà trop tard ? Le style de Kaurismaki est une épure colorée, entre Ozu, Bresson et Hitchcock. Minimalisme et efficacité des plans et du montage. Naïveté et humour décalé. Le clou du film: l'apparition de Joe Strummer himself, qui chante "burning lights" s'accompagnant de sa seule guitare, dans un pub, cependant que le héros à des tueurs à ses trousses.

-Raoul PECK, Lumumba, la mort d’un prophète (documentaire).
Date de 1990, mais n'a du sortir que plus tard. J'ai du le voir à la télé sur les conseils de mon prof d'histoire. Patrice Lumumba, héros de l'indépendance du Congo belge, abattu en plein vol par les services secrets américains qui lui préférèrent Mobutu, il aurait pu devenir un guide pour les pays d'Afrique noire s'il n'avait eu le tort d'être trop à gauche.

-Martin SCORSESE, Les affranchis .
Plus que le fond en lui-même (que j'ai oublié), et la qualité de l'interprétation, je garde surtout un souvenir fasciné de la vision de ce film qui est à la fois une grande fresque, mais aussi un chef d'oeuvre de montage, avec des changements de rythmes brusques et tourbillonnants nous emportant dans le délire de son narrateur et personnage principal en proie à l'abus de cocaïne perdant prise avec la réalité (inspiré de l'expérience personnelle du réalisateur ?) ...

-Paul SCHRADER, Etrange séduction.
L'incarnation à l'écran la plus fascinante selon moi, de Christopher Walken. Le film est adapté (par Harlod Pinter) d'un roman de Ian McEwan, l'auteur d'Expiation. A Venise, un jeune couple innocent, tombe dans les griffes perverses d'un autre couple plus âgé. Le film n'a pas la lourdeur caractéristique des films (et scénarios) habituels de Paul Schrader (Taxi Driver, Hardcore ...). C'est un objet raffiné, fascinant et tordu, qui cultive un suspense débouchant un dénouement à la hauteur des espoirs qu'il a fait naître. Je me souviendrai toujours des premiers et derniers mots que prononce Christopher Walken: "My father was a very big man. And all his life he wore a black mustache ..."

-Luis MANDOKI, La Fièvre d'aimer.
D'un réalisateur pour le moins obscur, le récit impressionnant d'une relation sexuelle fiévreuse entre deux êtres que tout oppose: âge, milieu social, religion. Un jeune veuf Juif (James Spader) et une serveuse de vingts ans son aînée (Susan Sarandon). Vraiment très fort, âpre et sans concession.

-Andrej, WAJDA, Korczak.
Un film sobre et émouvant, racontant le destin d'un médecin polonais pendant la seconde guerre mondiale, en charge de l'orphelinant du ghetto de Varsovie. Bien au dessus de la Liste de Schindler.

-Brian DE PALMA, Le bûcher des vanités
Vu récemment, une très bonne surprise, ce bide mémorable est pour moi un très bon film, qui en dépit de certains tics de mise en scène agaçants, et une certaine lourdeur du trait, a gardé toute sa force, un regard sur l’Amérique tout sauf complaisant. Le plan séquence (par sa longueur) qui ouvre le film est anthologique.

-Woody ALLEN, Alice.
Voir ce que dit Charlie Brown.

Autres films:

-Abel FERRARA, The King of New York.
Dans mon souvenir c'était très bien mais je serais bien en peine de résumer le film pour celui qui ne l'aurait pas vu. Une métropole la nuit, il pleut. Un parrain revient dans son fief après plusieurs années en prison. Je me rappelle tout de même Christopher Walken, dans une tragédie moderne, et livrant composition "shakespearienne" ...

Les frères COEN, Miller’s Crossing.
Belle reconstitution mais Bof. Peut-être trop premier degré pour un film des Frères Coen.

-Joe DANTE, Gremlins 2.
ça me fait toujours bien rigoler.

-Francis Ford COPPOLA, Le parrain 3.
Très esthétique.

-Clint EASTWOOD, Chasseur blanc, cœur noir.
Pas un grand Eastwood mais le propos, inspiré je crois d'une page de la vie de John Huston, est très intéressant. Réflexion sur la vanité et le mépris de l'homme blanc face à l'Afrique et à sa "primitivité" fascinante.

SydN, 23.07.2013 à 13:48351960
Bon...
91 ? :)

Charlie Brown, 18.07.2013 à 9:54351927
Il me semble n'avoir vu que le Hot Spot de Dennis Hopper dans sa filmographie. Mais j'en ai gardé un souvenir si mémorable que ça lui donne un accès direct à mon panthéon personnel rayon actrices (ce qui n'est pas un critère de qualité suffisant, je vous l'accorde, mais je n'en ai cure).

SydN, 18.07.2013 à 8:11351922
Pierre :
Charlie Brown :

Et moi aussi, Jennifer Connelly m’a fait le même effet… :o)
(Virginia Madsen était très bien aussi, mais elle ne m’a jamais fait le même effet…)


J'ai du faire un effort ... phénoménal pour me rappeler qui était Jennifer Connelly ! L'ado de Phenomena de Dario Argento mais après cela, chronologiquement parlant, en consultant sa filmographie, je m'aperçois que je n'ai vu aucun film où elle ait joué. Ne m'accablez pas ...


Il fait que tu regardes Dark city, et Requiem for a dream.
Apres le reste est tout a fait dispensable, voire a éviter (natament Hulk, Pollock et le jour ou la terre s'arreta,vraiment sans interet a mon sens)

Pierre, 17.07.2013 à 21:34351919
Charlie Brown :

Et moi aussi, Jennifer Connelly m’a fait le même effet… :o)
(Virginia Madsen était très bien aussi, mais elle ne m’a jamais fait le même effet…)


J'ai du faire un effort ... phénoménal pour me rappeler qui était Jennifer Connelly ! L'ado de Phenomena de Dario Argento mais après cela, chronologiquement parlant, en consultant sa filmographie, je m'aperçois que je n'ai vu aucun film où elle ait joué. Ne m'accablez pas ...

Pierre, 17.07.2013 à 21:26351918
Mr_Switch :
J'avais vu *Milou en Mai* en toute innocence à la télé, sans doute à sa première diffusion. A priori seul. Je n'ai pas du comprendre grand chose mais l'atmosphère avait dû m'envouter (je devais voir le beau sans trop comprendre le moins beau...). J'en garde un bon souvenir.


je te crois: Bruno Carette qui palpe les roberts de Dominique Blanc, ça c'est du souvenir, petit polisson va !

Charlie Brown, 17.07.2013 à 10:47351901
Pierre :

Pour remettre les choses dans leur contexte, j'avais 11 ans cette année-là, et pour moi le cinéma se résumait alors au film du dimanche soir avec Belmondo qui passait à la télé (Cartouche, l'homme de Rio, les mariés de l'an 2... que de merveilleux souvenirs! ), et curieusement aux films de Chaplin que j'avais en cassette vidéo (mon préféré était les lumières de la ville). On ne m’emmenait au cinéma que pour voir des reprises de Walt Disney ou des films éminemment "tout public" (Danse avec les loups, par exemple) mais les choses ont basculées quand je me suis mis, dans ces eaux là, à enregistrer (et visionner le lendemain en rentrant de l'école) systématiquement tous les films que donnaient le Cinéma de minuit et le Ciné-club, instruit au préalable par les critiques éclairées que Jacques Siclier publiait dans Télérama: c'était presque toujours des cycles consacrés à un réalisateur (rarement un thème) Jean Renoir, Marcel Carné, Julien Duvivier, Fritz Lang, Capra. Pour moi un bon film était: en noir et blanc, tourné avant 1960, si possible français, et le son devait crachoter. Voilà pour les origines de ma cinéphilie classique.


Précoce, donc.

Personnellement, je pars de plus loin.

J’ai été élevé avec la télévision (années 70 pour mon enfance, années 80 pour mon adolescence), dans une famille de basse classe moyenne et d’extraction populaire, pas vraiment cultivée. Mes parents ne lisaient pas, ou si peu… (essentiellement Télé 7 Jours pour ma mère et L’Auto-Journal pour mon père… Peu de livres à la maison…). Nous n’avions pas trop les moyens de partir en vacances ni de voyager (essentiellement camping en été, en France, avec des amis de mes parents) et nous ne sortions quasiment jamais. Et jamais au cinéma, qui, de toute façon, était trop éloigné, vu que nous habitions dans un village à une trentaine de kilomètres de la ville la plus proche.

J’ai donc fais mes classes "cinéphiliques" en biberonnant le cinéma populaire proposé par la télévision française. Nous n’avons eu un magnétoscope que tard dans les années 80 (1987 si je me souviens bien… J’avais 16 ans…). Ce n’est donc qu’à partir du lycée que j’ai commencé à faire la même chose que toi : enregistrer certains cycles du Ciné-club d’Antenne 2 et du Cinéma de Minuit de FR3. Ça m’a ouvert des horizons nouveaux. C’était jouissif. A la fin du lycée, comme j’étais au lycée en ville, j’ai commencé à fréquenter les salles de cinéma. D’abord grand public, puis de plus en plus classées Art et Essais, surtout après le bac. J’ai tout de suite trouvé que l’expérience du cinéma en salle était sans commune mesure avec n’importe quelle autre expérience de visionnage de films. Dès la fin du lycée, tout mon argent de poche passait donc dans les salles de cinéma (et les bouquins - BD comprises - et les disques aussi… mais bouquins et disques étaient plus chers... Ils le sont toujours, d'ailleurs...).


Pierre :


Cyrano de Bergerac – Jean-Paul Rappeneau
Ça, c’est du Gérard !


Son dernier grand rôle au compteur, non ?


Oui. Avec le Leopold d’Uranus, justement, la même année.


Pierre :

J’ai une anecdote à ce sujet : je suis allé voir ce film à sa sortie au cinéma avec mes parents (ainsi que ma grand-mère, ce qui était exceptionnel, la traîner dans un endroit public) et nous avions tous été très enthousiastes. Quelques temps après, nous sommes allé à Saumur visiter des amis de mes parents qui étaient agrégés et docteurs de lettres* (les amis pas mes parents), des gens aux mœurs très policées, affables. Il a été question du film. Ils ont laissé l’enthousiasme s’exprimer jusqu’au bout, le ponctuant de regards entendus et de sourires compassés, puis se sont lancés, toujours sur un mode excessivement courtois (en employant ce ton que les professeurs réservent aux élèves un peu simple d’esprit), dans un démontage en règle du film, des partis pris du réalisateur et de la composition de Depardieu. Des peines-à-jouir, voilà ce qu’étaient ces gens pourtant si cultivés, si raffinés. Mon père en était mortifié (ma mère quant à elle resta sur sa position), et en public, par la suite je l’ai vu s’humilier à reprendre à son compte les arguments qui avaient détruit ce film qu’il avait aimé…

* à présent au CNRS occupés à décortiquer en laboratoire les débris de poèmes hermétiques de quelque obscur littérateur


Excellent ! :o)

Je voudrais pas généraliser ni faire du populisme à deux balles, mais ma pauvre expérience en la matière confirme que les gens considérés comme cultivés (voire intellectuels) et raffinés sont souvent des peines-à-jouir, comme tu dis.


Pierre :

Milou en mai – Louis Malle
Mai 68 vu de biais par Louis Malle. Déliquescence d’une famille bourgeoise dans un décor champêtre, sur fond de parenthèse enchantée et de France paralysée. Avec un grand Piccoli et un Bruno Carette prometteur, hélas.


Joli Mai, joli film, je revois très bien Piccoli dans un ruisseau, pêchant les écrevisses et j'entends la musique de Stéphane Grapelli (et puis Bruno Carette qui déclare quand on lui demande ses opinions politiques : « oh moi je suis grimaldiste »). Mais j’ai peur que le film ait vieilli formellement parlant… Je ne crois pas que je le reverrais.


Je l’ai revu il y a quelques années. Toujours avec un certain plaisir. Et puis la musique de Grapelli fait partie du charme de l’ensemble.


chrisB :

Hot spot (Jennifer si tu me lis)


Au seuil de mon top 10. J’ai dû l’éliminer pour faire une place à Milou en mai, justement. Et moi aussi, Jennifer Connelly m’a fait le même effet… :o)
(Virginia Madsen était très bien aussi, mais elle ne m’a jamais fait le même effet…)


chrisB :

Mais pas une énorme année :)


Non, pas énorme, effectivement. En revanche, 1991, ça va faire mal !