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J'ai appris l' existence de Corben il y a quelques années dans une interview de Sattouf où il disait qu'il adorait un type appelé Corben. J'en avais une vision d'un truc adolescent et on dirait que c'est le cas.
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NDZ, 21.01.2018 à 19:01368091
Thierry :
NDZ :
Grand succès auprès des enfants...

quel âge ?
7 ans 1/2 et 10 ans...

Thierry, 21.01.2018 à 18:12368087
NDZ :
Grand succès auprès des enfants...

quel âge ?

NDZ, 21.01.2018 à 11:50368073
Grand succès auprès des enfants...

NDZ, 20.01.2018 à 17:41368060
J'avais adoré le premier tome, son rythme haché, la froideur de Radar, l'accumulation grotesque de cadavres, la course-poursuite effrénée, les duels rocambolesques, les séquences au scalpel qui ne s'étendent pas... Hé bien on retrouve pas mal de choses dans le deuxième tome, mais avec une sorte de faux rythme, certaines scènes semblent comme étirées en longueur sans que ça n'apporte quoi que soit en terme de tension ou de plus psychologie. Et on se lasse un peu vite du cache-cache italien... Cela reste dynamique et ludique, mais avec moins de mystère, avec moins de passion.

Mael, 13.01.2018 à 11:28367841
NDZ :
Je vous trouve dur (pour certains d'entre vous) avec ce livre. Il y a tout de même d'excellentes séquences, visions, fulgurances. Reste que c'est un livre de commande... et c'est peut-être ça qui bride ? Le texte n'est pas le point fort, certes, on frôle limite des banalités et niaiseries... mais parfois ça touche, notamment sur le plan graphique.


Moi j'ai bien signalé que c'était très beau, mais plus que niais j'ai trouvé ça ultra confus et incompréhensible?. Ce qui est embêtant.

crepp, 13.01.2018 à 10:49367837
NDZ :
Je vous trouve dur (pour certains d'entre vous) avec ce livre. Il y a tout de même d'excellentes séquences, visions, fulgurances. Reste que c'est un livre de commande... et c'est peut-être ça qui bride ? Le texte n'est pas le point fort, certes, on frôle limite des banalités et niaiseries... mais parfois ça touche, notamment sur le plan graphique.


Des livres de commande de cette qualité, j'en veux bien tous les jours.

NDZ, 13.01.2018 à 10:33367836
Je vous trouve dur (pour certains d'entre vous) avec ce livre. Il y a tout de même d'excellentes séquences, visions, fulgurances. Reste que c'est un livre de commande... et c'est peut-être ça qui bride ? Le texte n'est pas le point fort, certes, on frôle limite des banalités et niaiseries... mais parfois ça touche, notamment sur le plan graphique.

Thierry, 10.01.2018 à 10:34367807
En quelques nouvelles, Nck Drnaso autopsie la triste monotonie de la classe moyenne banlieusarde américaine.
Des gens ni riches, ni pauvres.
Des ados désoeuvrés.
Des personnages qui pourraient presque être des personnages de sitcom basique, s'il leur arrivait quelque chose.
Si la triste monotonie d'une vie sans sel pouvait se rompre.
L'ennui est central dans ce livre.
Un ennui sourd et déprimant.
Non pas parce qu'il est porteur de malheur, mais parce qu'il est d'une vacuité absolue.
Nous en venons à espérer que le pire se produise.
Que la violence se déchaîne.
Que ce gamin paumé avec ses parents en pélérinage sur leur lieu de mariage et sa grande soeur qui s'amuse aves d'autres garçons devienne le serial killer que ses pensées refoulées laisse entrevoir.
Que cette femme au foyer, contactée pour être spectateur-témoin d'une nouvelle sitcom, se précipite dans la salle de bain pour vider les flacons d'anti-dépresseurs, de somnifères et de coupe-faim...
Rien ne se passe.
L'ennui, sans fin.
Encore exacerbé par un graphisme volontairement peu séduisant. Personnages massifs et peu expressifs, décors très géométriques, bien rangés comme un lotissement pour cadres moyens.
Ce n'est pas un livre pour tout le monde. Dans son genre, il est très réussi et sa sélection pour le festival d'Angoulême est amplement méritée.

Glotz, 07.01.2018 à 9:27367752
Intéressant premier album de Jeremy Perrodeau. J'ai trouvé assez brutal le passage de la très bonne partie exploration/survie à la partie « réflexion sur le temps la vie la mort et tout » (je ne suis pas fan de 2001) mais j'ai réussi à revenir dans l'histoire sur les dernières pages et j'ai bien aimé les histoires intercalaires sur le peuple nomade. Pourrait mériter un top 9.

Bel album de SF patrimoniale reprenant trois histoires de G. Ri, auteur longtemps resté mystérieux. Les éditions 2004 (associées à la BNF) ont choisi un grand format, mais si les scans ont été nettoyés il n'y a pas eu de recolorisation, ce qui aurait pu être intéressant. Si ça reste des bandes dessinées de la Belle Époque, ça se lit étonnamment bien, et plusieurs cases sont fort belles.

Trois Chroniques de la jeune Espagne en crise. La meilleure est celle consacrée à une jeune femme qui travaille dans un centre d'appel malgré son doctorat tout en recevant des leçons de ses riches parents persuadés d'être de gauche.

lldm, 06.01.2018 à 3:58367741


enfin, relecture plutôt que lecture. Un Petillon en petite forme. Loin de la furie d'un "Pekinois" ou de la période montypythonesque des "Disparus d'Apostrophe". Bref, me suis mollement emmerdouillé. Le dessin ne fait pas grand-chose. il n'a jamais fait grand-chose et ça n'était pas si grave, mais là il essaie, et ça réussit pas des masses. Voilà.

Mael, 04.01.2018 à 11:16367725
Cadeau de Noël, cette BD m'avait échappé, publiée par un bel éditeur de littérature générale, un ouvrage physiquement élégant mais passé assez innaperçu. Il s'agit d'adaptations de séquences de la Bible, assez connue, une phrase une grande image, rarement plus de deux images par pages. Le dessin rend la chose plus intéressante par son mélange entre une technique proche de la gravure et une imagerie contemporaine, mêlée à des visages d'animaux rappelant, cette fois, les dessins moyen-âgeux. L'exploration est intrigante, intéressante, l'auteur à suivre. Même si cela ne détrône pas un seul titre de mes bulledor, c'est une bon titre de l'année.

Glotz, 31.12.2017 à 9:54367562
Moi aussi j'ai aimé (12 bullenotes). Moi aussi j'ai honte d'en parler (0 avis).


Récit inspiré des sagas islandaises plutôt réussi. Je n'ai cependant pas trouvé que Moreau parvenait à retranscrire picturalement la sauvagerie de l'île (malgré ses efforts), pourtant au cœur de son histoire.

Glotz, 27.12.2017 à 19:07367527
Quand il s'agit de parodier le raciste colonial, n'est pas Chaland qui veut, et surtout pas le jeune Groensteen. Pour rappel, lldm en disait sur le sujet des derniers achats : « Souvenir émouvant. Quelle bonne idée d'avoir réunis ces merveilles dans un album. J'en connais un qui serait ravi qu'on enterre ce livre semblable à aucun autre. »

Belle frise. Concurrence sérieusement Médiévales de la même Guerrive dans mes projets de décoration murale toujours repoussés.

wandrille, 26.12.2017 à 16:06367516
Drôle, dense, intéressant, avec un sujet qui donne un peu d'espoir (ouais, les gens qui travaillent main dans la main pour un avenir un peu moins concret que de vendre de la choucroute à moins cher)...

beuzno, 25.12.2017 à 23:14367511

beuzno, 25.12.2017 à 23:03367510
[chats_louvre : inexistant]
qu'est-ce qu'il est fort ce tayou matsumoto!
c'est une bd de commande, c'est une histoire de chats
et malgré ces deux handicaps, c'est une superbe bd prenante
1er tome d'un dyptique

Gantois, 24.12.2017 à 13:17367505
Mael :
C'est un grand format très beau avec plein de couleurs. Et un texte bien pompeux et un ensemble très confus. Face à ce livre je pense à la fois à ce jugement ultime de mon prof d'art plastique face aux personnes jetant pleins de techniques mixtes "cela sert souvent à masquer un manque d'idée, ça marche mal". Bon Gaiman a la compétence technique, c'est visuellement happant. Mais c'est vraiment sans grand intérêt et pénible à lire. Un chien.


Lu hier, et assez d'accord avec ton avis.
La toute petite taille du texte dans ce grand livre n'a pas facilité les choses.

Le dessin de McKean est pourtant inventif et bien foutu. Dommage qu'il le noie sous toutes ces matières modifiées et remodifiées.

crepp, 24.12.2017 à 11:47367503
lanjingling :
Mr_Switch :
Et un lapsus révélateur en sus...

Révélateur du fait que Mael prend un malin plaisir à taquiner crepp en critiquant insidieusement Gaiman pendant la période de lobbying du Grand Prix Bulledair ? :)


Il doit avoir un truc dans le genre :o)

Mael, 24.12.2017 à 11:17367502
Ha oui oups, désolé ! J'ai plutôt bien aimé Sandman moi en plus (et Tchi le panda était un grand succès de mes lectures en bibliothèque).

Pour la "règle" de mon prof d'art pla non ce n'est pas une règle absolue, mais elle s'appliquait bien à des lycéens voulant faire de l'explosion de couleurs et de techniques pour marquer leur originalité (j'en étais, quoique j'ai plus pris le parti d'accumuler dans la page pour remplir tout, ça marche bien aussi de prima abord).

Bicephale, 24.12.2017 à 10:50367501
Mael :
C'est un grand format très beau avec plein de couleurs. Et un texte bien pompeux et un ensemble très confus. Face à ce livre je pense à la fois à ce jugement ultime de mon prof d'art plastique face aux personnes jetant pleins de techniques mixtes "cela sert souvent à masquer un manque d'idée, ça marche mal".

Oui, pas convaincu qu'on puisse en faire une règle. Mais pour autant, je me souviens très bien d'avoir détesté, à la relecture récente, le Bill Sienkiewicz (grosse source d'inspiration du McKean naissant, et de tant d'autres, à l'époque) de Stray Toasters, qui multipliait les techniques de manière pyrotechnique et lassante, tonitruante, vaine, et d'avoir trouvé incroyable, riche d'une traîne de petites inventions, le Sienkiewicz des New Mutants (grand moment anxiogène de la bd mainstream américaine) ou, plus tardif, du Shadow (pépite oubliée), lorsqu'il travaillait l'économie du noir et du blanc, de l'encre sur papier, et puis basta.

Et où je découvre pour l'occasion qu'à en croire la base, le Shadow de Andrew Helfer et Sienkiewicz, ainsi que le Shadow de Helfer et Kyle Baker qui suivait, n'ont jamais été publié en France, tristesse.

Mais sinon, oui, le lapsus Gaiman-McKean n'est en rien étonnant, le pompeux (scénaristique et langagier) de l'un étant le miroir du pompeux (graphique) de l'autre, inversement et vice-versa. Ces deux-là se sont bien trouvés, assurément, au point de se fondre désormais, sirop de sucre, dans nos esprits. Pin pon pin.

lanjingling, 24.12.2017 à 9:27367500
Mr_Switch :
Et un lapsus révélateur en sus...

Révélateur du fait que Mael prend un malin plaisir à taquiner crepp en critiquant insidieusement Gaiman pendant la période de lobbying du Grand Prix Bulledair ? :)

NDZ, 24.12.2017 à 9:09367499
Mr_Switch :
Et un lapsus révélateur en sus...
Pour McKean sans Gaiman ? :)

Mr_Switch, 23.12.2017 à 23:44367497
Et un lapsus révélateur en sus...

Mael, 23.12.2017 à 23:23367496
C'est un grand format très beau avec plein de couleurs. Et un texte bien pompeux et un ensemble très confus. Face à ce livre je pense à la fois à ce jugement ultime de mon prof d'art plastique face aux personnes jetant pleins de techniques mixtes "cela sert souvent à masquer un manque d'idée, ça marche mal". Bon Gaiman a la compétence technique, c'est visuellement happant. Mais c'est vraiment sans grand intérêt et pénible à lire. Un chien.

chrisB, 22.12.2017 à 10:19367481
Très bonne surprise, rien de follement original (on s'en cogne) mais c'est bien campé, bien raconté

chrisB, 22.12.2017 à 10:18367480
hé bé, c'est très très moyen ! quasi rien ne fonctionne...

beuzno, 21.12.2017 à 18:13367475
et aussi :


l'éveil d'un petit garçon au sexe opposé; on sent bien la finlande


un jeune garçon se "fait" sa copine après plusieurs tentatives plus ou moins réussies; un peu malsain mais inventif

et bien sûr :

notre petite autrichienne nous raconte son expérience de trouple avec georg, homme mûr, cultivé et large d'esprit, mais qui en a une petite qu'elle ne sent pas, et kim, nigérian sans papiers, primaire, macho et jaloux, mais qui en a une qu'elle sent plutôt bien

beuzno, 21.12.2017 à 13:14367470
de bonnes bd autobio plus ou moins fictionnelles comme j'aime bien :


découverte de la mentalité française par une petite coréenne, yunbo, qui vient faire des études de bd à angoulême.


réadaptation de yunbo aux traditions de son pays, racontée par son petit copain français, samir.


problèmes d'une jeune polonaise sans papiers pour s'adapter à la vie suédoise


tranche de vie d'une jeune punk marginale

lldm, 20.12.2017 à 15:34367451
Thierry :
je n'irai pas jusque 'très laid' mais j'avais aussi eu du mal avec le changement de style de Peeters sur Aâma. Il avait perdu beaucoup en fluidité


il avait juste perdu en Blutch
(rupture de stock? Sursaut de dignité? Furieuse envie d'exister tout seul? allez savoir...)

lldm, 20.12.2017 à 15:33367450
Pierre :
le concept de "bd de coiffeur" m'intrigue et mériterait d'être approfondi (j'ai étrangement découvert Fmurr, Tardi et Pratt dans un salon de coiffure près la cathédrale de Tours, quand j'étais pré-ado).


les vitrines des salons de coiffure des années 70/80 présentaient systématiquement des dessins en noir et blanc de bellâtres vus de trois quart, avec l'air profond du gars qui a une idée de la voiture qu'il va acheter, dont la raideur, l'académisme engoncé et le lissé fascinant d'un trait épargné par toute flamme ne connait de concurrence que dans les emboîtements de membres appelés "corps" qui figurent sur les dépliants de la méthode ABC (et dans les hideuses figures féminines de Bilal, mais c'est pas de sa faute, c'est parce que ses doigts sont en caillou).

Pierre, 20.12.2017 à 14:05367442
le concept de "bd de coiffeur" m'intrigue et mériterait d'être approfondi (j'ai étrangement découvert Fmurr, Tardi et Pratt dans un salon de coiffure près la cathédrale de Tours, quand j'étais pré-ado).

Thierry, 20.12.2017 à 11:57367438
je n'irai pas jusque 'très laid' mais j'avais aussi eu du mal avec le changement de style de Peeters sur Aâma. Il avait perdu beaucoup en fluidité

Mael, 20.12.2017 à 0:36367429
Bon pour le coup faut être honnête, aama c'est très très laid, j'avais été sidéré à la sortie. Je n'avais pas pu lire les dialogues vu combien ça m'avait gêné (ce qui est plutôt rare).

beuzno, 20.12.2017 à 0:25367428
la vache!! t'y va pas avec le dos de la cuillère !
tu es en colère et ça tombe sur peeters
ce n'est pas sa meilleure bd, mais quand même ...

lldm, 19.12.2017 à 22:09367427


Mon deuxième Peeters (l'obscénité avec laquelle le premier que j'avais eu entre les mains singeait Blutch sans le millième de son intelligence ni de sa vivacité m'en avait filé la rage et écarté de ses bandes pour un bon moment. Et là, le hasard, il trainait, je trainais, et voilà).
Il ne pompe plus Blutch et du coup on voit son vrai dessin. Mochasse, sans vie, on dirait une bd de coiffeur.
L'écriture est tragique d'instrumentalisation : il faut qu'on sache tout, qu'on comprenne tout, lourdement assistés par des dialogues sans aucune crédibilité de ton (ça s'apprend, ça, hein, faut bosser le dialogue, faut écouter les gens causer, comprendre un peu les rythmes, les non dits, les détours, faut arrêter de tout écrire comme un épisode de feuilleton policier de 1960).
C'est pas mauvais, c'est juste rien. Quatre volumes comme ça? Je ne saurai jamais, un seul m'a suffi. enfin, les 25 premières pages. J'avais oublié une lecture urgente sur le feu.

Thierry, 18.12.2017 à 17:16367412
une purge totale et definitive. Est-ce un laxatif en couverture ?

Le PBE, 13.12.2017 à 13:09367334
lldm :

je repousse sans cesse le moment d'écrire ici sur ce grand livre, parce qu'il mérite mieux que deux lignes en passant ; mais comme il m'est très difficile de dire tout ce qu'il me fait, quelle incroyable puissance il dégage, pourquoi il me semble être un des livres les plus importants de ces dix dernières années, hé bien je trouve pas le temps de faire ça assez bien, assez à la hauteur, et du coup je fais pas. Et c'est dommage. Ce Polyphème est une puissante machine, autant plastique que politique, qui renverse sur son passage avec la même furie les canopes pleins d'encre qui dorment sur les étagères de nos lipsanothèques fétichistes, et les refuges moraux dont nous calfeutrons nos barrières protectrices pour tenir une image solide et aimable de nous-même, pour tenir à distance l'hubris, toujours, dans les corps opposés. Je ne vais pas attendre de trouver les mots justes pour vous inviter à sa lecture. C'est le moment. allez-y!

Acheté vendredi dernier à SoBD (ainsi que L'arbre de la connaissance au même stand). Il sera lu avant la fin des Bulles d'Or (au cas où ;o)

lldm, 13.12.2017 à 3:00367328

je repousse sans cesse le moment d'écrire ici sur ce grand livre, parce qu'il mérite mieux que deux lignes en passant ; mais comme il m'est très difficile de dire tout ce qu'il me fait, quelle incroyable puissance il dégage, pourquoi il me semble être un des livres les plus importants de ces dix dernières années, hé bien je trouve pas le temps de faire ça assez bien, assez à la hauteur, et du coup je fais pas. Et c'est dommage. Ce Polyphème est une puissante machine, autant plastique que politique, qui renverse sur son passage avec la même furie les canopes pleins d'encre qui dorment sur les étagères de nos lipsanothèques fétichistes, et les refuges moraux dont nous calfeutrons nos barrières protectrices pour tenir une image solide et aimable de nous-même, pour tenir à distance l'hubris, toujours, dans les corps opposés. Je ne vais pas attendre de trouver les mots justes pour vous inviter à sa lecture. C'est le moment. allez-y!

Anoeta, 13.12.2017 à 1:12367326
Ca manque d'un grand bouquin ricain cette année non ?
Pour mémoire de 2014 à 2016 les bulledors ont été respectivement gagnés par Building stories, Ici et Patience.
En 2010 on avait eu Astérios Polyp.
Sans parler des autres plutôt bien placé :
- les intrus (8eme en 2015)
- Julio (12 ème en 2014)
- la trilogie Toxic (8ème en 2010/ 6éme en 2012/ 3eme en 2014),
- Mister Wonderful (6eme en 2011).
- George Sprott - 1894-1975 (7ème en 2009)

La pire année pour le comix est 2012 avec toutefois la 12ème place du Léviathan de Peter Blegvald.

Mais cette année ni Burns ni Ware ni Clowes ni Mazzucheli ni Hernandez ni Tomine à se mettre sous la dent...

2017 pire année comix de ces 10 dernières années pour l'édition française ?

NDZ, 12.12.2017 à 20:40367323
C'est dingue la magie qui se dégage du moindre récit de Ronald Grandpey (et souvent, l'humour). Son traitement du temps qui s'écoule en bande dessinée et de la profondeur/du volume est tout bonnement hallucinante. Juste dommage de ne pas avoir plus souvent de ses livres à se mettre sous la dent.

NDZ, 11.12.2017 à 14:37367281
grimmy :
Il faut lire ça comme un conte de Noël, à l'ancienne. Les clichés font partie du charme de cet album. Un truc à la capra...


Contexte qui modifie sûrement ma perception de la chose : je l'ai lu en prépublication dans le Spirou de ma fille, en gros, j'ai empilé les 9 numéros concernés et les ai lus à la suite, mais aussi en lisant les trois interviews associées. Sente s'y faisant mousser ça a peut-être quelque peu émoussé la "fraîcheur" de ma lecture.

Dans un conte de Noël (au sens Spirou et non pas Dickens), on attend de la magie, de la surprise, de la tendresse... ici, que nenni. Pas de subtilité, juste des ficelles grosses comme des cordes d'amarrage.

grimmy, 11.12.2017 à 10:48367280
Il faut lire ça comme un conte de Noël, à l'ancienne. Les clichés font partie du charme de cet album. Un truc à la capra...

NDZ, 11.12.2017 à 9:51367279
Tout y est laborieux et lourdaud (ce traitement pauvrissime de la lutte des classes). Aïe, je ne comprends pas les notes de mes camarades...

crepp, 08.12.2017 à 18:19367257
NDZ :
Ah bah oui, quand-même! Qu'est-ce que c'est beau!


Oh que oui !

NDZ, 08.12.2017 à 17:37367256
Ah bah oui, quand-même! Qu'est-ce que c'est beau!

NDZ, 04.12.2017 à 9:40367178
Pas plus emballé que ça par cette histoire architecturo-fantastique. Le scénario est parfois un poil bancal (l'introduction? la panne? l'effraction de chambre?? la TED ?), les personnages sont parfois un poil trop lisses, l'Idée directrice rabâchée en devient pénible... reste que pour un premier livre c'est plutôt original et prometteur. Le livre a été acclamé par Bodoï ou ActuaBD, moi il m'a juste porté dans les Alpes mais pas transporté. Après, j'ai lu sur le forum de chez Smith en face que c'était mieux que du Bézian (comparaison avec les Gardes fous). Ca me fait une peu bizarre... parce que pour moi, il n'y a pas photo. Le mystère et la maîtrise restent du côté de Bézian.

Mr_Switch, 02.12.2017 à 14:58367168
Oui, le seul souvenir que j'ai de ce livre, c'est un sentiment de perplexité proche du tien.

crepp, 02.12.2017 à 14:51367167




Je ne sais pas si Gaiman a vraiment participé à l'adaptation, ou s'il est juste nommé car il est auteur du roman. Je n'ai toujours pas lu le livre, et c'est pas cette BD qui donne vraiment envie.
Ce n'est pas le thème, ni le sujet, ni même l'ambiance le problème, c'est surtout d'avoir régulièrement des dessins qui représentent juste ce qui est dit dans les bulles, donc très répétitif.
2 chats noirs

Mr_Switch, 28.11.2017 à 14:54367125
Une série qui fait du bien. En tout cas, il y a quelques jours, la lecture d'un petit chapitre a suffi à me redonner du peps après une matinée grise.

Il y a quand même des pages/gags très bien senties. Pas de grandes prises de conscience, mais des situations tellement vraies. L'un des bémols est le côté verbeux de certains gags : trop de texte noie certains gags, amoindrit l'impact de certaines chutes. L'alternance et l'hybridation de la bande dessinée et du texte plus ou moins illustré sont une marque de fabrique de l'auteure. Peut-être sent-on ici un revers de médaille. Est-ce pour cela que le livre est mal considéré sur bubulle ? En tout cas, je reste content de ma lecture !

Glotz, 27.11.2017 à 11:03367118
Thierry :
Considéré isolément, cette belle mort n'est pas très réussié, mais comme point de départ, c'est intéressant à lire.

Je l'ai lu vite fait à la bibliothèque l'autre jour : avant d'aller le bullenoter j'avais cru que c'était une nouveauté et j'avais été surpris par l'énorme régression de Bablet.

Thierry, 27.11.2017 à 10:12367117
en le lisant après avoir lu Adrastée et Shangri-La, on peut y voir un brouillon. Des thèmes récurrents, une patte graphique (qu'on aime ou pas) déjà présente, des intentions pas toujours maîtrisées. avec ce premier livre, Bablet commence de creuser un sillon qui est presque arrivé à maturité sur Shangri-La.
Considéré isolément, cette belle mort n'est pas très réussié, mais comme point de départ, c'est intéressant à lire.

Mr_Switch, 18.11.2017 à 15:21367025
Le dessin organique de Solé fait merveille pour illustrer le monde de l'abeille. Solé s'autorise quelques blagounettes hors-sujet qui permet de donner de la vie à l'ouvrage. Ca permet aussi que le personnage-interface ne soit pas qu'un simple conférencier (cf l'ouvrage sur le tatouage). Les textes contextuels cohabitent avec ce qui constitue le texte, ce qui évite la monotonie.
Tout ça va parfois jusqu'au fatras, ce qui a son charme mais ce qui amène aussi à quelques maladresses. Le livre fonctionne plus par succession de tableaux que par véritable séquentialité. Et justement certains tableaux s'enchainent bizarrement (donnant l'impression ne pas avoir été toujours pensé dans cet ordre. Avec quelques répétitions apparemment involontaires).

L'ouvrage traite plus de l'abeille que de ses antagonistes. Ce n'est pas un manquement : le titre du livre ne prétend pas autre chose. Pourtant, un aparté au milieu de livre, qui promet les sujets qui fâchent sème le doute, puisque ceux-ci n'arrivent qu'en fin-fin de bouquin.

Enfin, bref. Un livre malgré tout plus copieux qu'il n'en parait. Je ne suis pas déçu. (rien que pour la couverture, j'étais content de mon achat)

crepp, 12.11.2017 à 18:21366988




En fait c'est pas si facile à trouver une bonne BD de SF. Il s'en sort plus que bien Jérémy Perrodeau. C'est beau loin d'être con. Le seul bémol: trop de planches où l'on voit nos héros marcher, car ils marchent hein .... beaucoup.
4 planètes.

Mael, 09.11.2017 à 13:07366966
Glotz :
Mael :
nous sommes loin d'avoir une bulleaffinité délirante

Euh 77,5% de mon côté c'est beaucoup.


Tiens, moi ça me dit 68.4% (mais en tous les cas ça reste éloigné d'un accord complet sur toi, de fait on a lu beaucoup de livres communs vu que nos livres sont tous aux mêmes endroits).

lanjingling, 09.11.2017 à 2:38366962
Thierry :

et l'année de ma naissance fut exceptionnelle, comme il se doit

Oui, mais c'est comme pour les B.D., ta conception remonte à l'année précédente :)

lanjingling, 09.11.2017 à 2:29366961
J'ignore comment se présente cet album.
Est-ce une intégrale des Hauts de pages ? Sont-ils tous si bons qu'ils méritaient cette pléiadisation ?
Je trouve qu'une sélection des gags indépendants (du contexte, je ne parle pas de B.D. indé :), plus quelques-uns témoigant du Spirou de l'époque (avec explications) aurait été un bien meilleur choix.
Ici, c'est manifestement un livre pour fans absolus de Yann-et-Conrad (qui, s'ols se repectent, ont tous les Spirou de l'époque), ou basse commercialisation pour nostalgiques.
J'appuye (conjugaison hétérodoxe, en hommage au retour de Thierry) mes dires.
Il y a de ces Hauts de pages tout au long de cette page.
Examinons les un-à-un.(L'été dernier, j'ai classé mes vieux Spirou, les HdP et leur contexte sont encore asez frais pour moi.)
Le premier, Papyrus fume une clope, n'a pas d'intérêt si l'on ne sais pas que Papyrus était l'une de leurs têtes de Turcs, sur lequel il tapaient régulièrement, de là un running-gag cruel (et assez amusant).
Le suivant, pareil, le lombric était un de leurs personnages fétiches et récurrents.
Le suivant, la planche montrait une tension dramatique de Papyrus avec un naja, détruite par le gag.
Puis, "Péchés de vieillesse" réfère la collection "Péchés de jeunesse", inaugurée par Franquin (à son corps défendant?), et le vieux est Mittéï, une autre de leurs têtes de Turcs.
Ensuite, le Flagada, dont ils se moquaient souvent, mais avec des gags proches de la série (y compris les calembours de Degotte), je ne peux m'empcher d'y voir une complicité tacite vec l'auteur, c'est en tous cas bien moins violent qu'envers Papyrus ou d'autres, comme les Galaxiens (gaga suivant), qu'ils accusaient régulièrement de plagiat des Schtroumpfs.
Puis, encore une critique de Mittéï, suivie de deux références au Trombone Illustré.
Ensuite, un gag "I", sur la paresse ou le fumisme de certains auteurs (scénaristes), et deux références internes (dont une attaque directe de Monsieur Dupuis).
Enfin un autre rappel du Trombone, une auto-parodie (pour un album paru chez un autre éditeur), et une autre de leurs victimes fréquentes Yoko Tsuno "la planchette japonaise" (comprend qui peut).
Bref, sans une explication pour quasi chaque gag, cet album n'a pas grand intérêt, et je peux concevoir les notes de Mael et Glotz.

Sinon, la collection "Péchés de jeunesse" dont Yann-et-Conrad se fichaient comme du recyclage de fonds de tiroirs a été je pense la première collection patrimoniale franco-belge chez un grand éditeur.


Glotz, 09.11.2017 à 0:17366960
D'ailleurs on notera que Gorgonzola (i.e. Maël) a consacré 3 de ses 4 dossiers historiques à Viper (années 1980), Artefact (années 80) et aux “fanzineux disparus des années 1980” (années 80 donc)—l'autre étant Poirier.

Glotz, 08.11.2017 à 23:55366959
Pierre :
Pour en revenir aux Hauts de pages, je ne suis pas d'accord pour retenir le simple critère éditorial pour l'évaluation d'un album !?

C'est simple : en ce qui me concerne, pour les projets patrimoniaux, le contenant a une grande importance. Les Hauts de pages sont un projet “méta” dès le départ, les présenter sans aucune contextualisation sérieuse est aberrant. Dans le même ordre d'idée, le recueil des illustrations d'éditos de Fluide glacial paru récemment sans aucune explication sur le contenu des éditos est pour le moins désarçonnant.

Sinon j'adhère globalement à ton analyse de la BD des années 80. Il y a du bon (des Cahiers de la BD, à Altan en passant par le renouveau de la BD de super-héros). Et il y a dérives de la ligne claire et "le grand retour de l'aventure" et les tombereaux de BD historico-culs ou de pseudo-Mœbius nulles qu'il a généré. Mais les seconds occupaient tout de même bien plus l'espace et le mainstream 80s est clairement bien plus merdique à mon sens que le mainstream 70s ou fin 90s (histoire de d'éviter de chercher d'autres jugements lapidaires ;) ).

Mael :
nous sommes loin d'avoir une bulleaffinité délirante

Euh 77,5% de mon côté c'est beaucoup.

Mael, 08.11.2017 à 17:45366950
Certes certes mais ça date de 2010 (certes j'étais majeur et déjà assidu mais ma découverte d'Artefact est postérieure par ex) ! Et ça reprend une analyse classique (un peu mythifiée) de l'horreur des 80's avec les alternatifs explosant dans les 90's. Depuis j'ai découvert pas mal de choses et je suis plus sceptique sur cette légende. Mais l'idée n'est pas "ha tout ce qui se produit dans les 80's était terrible" mais que la face visible et massive de la BD était des journaux se cassant la gueule n'étant plus que l'ombre d'eux-même, une domination du mainstram franco-belge historique-vécu et une émergence d'un nouveau truc palpitant qui n'était pas encore là pour remplacer le boom des 70's. Mais ça peu se recalquer aujourd'hui sur certains points certainement (d'où le fait que c'est sans doute un peu mythifié), ça ignore quand même ce qui explosait dans les comics à cette période et fait de Futuro un côté trop "phare dans la nuit" alors qu'il y avait aussi du pas bon et surtout qu'ils n'étaient pas totalement seuls (mais bon, Artefact meurt en 86, les tentatives de revues comme Viper ou, moins palpitant avec de bons trucs, Ice crimmes, ne tiennent pas, Zoulou c'est quand même très daté - et pareil ça meurt vite).

Mais en gros il s'agit de parler d'une production dominante qui était en effet globalement celle de la BD d'aventure historique à gros nichon de manière écrasante (même le franco-belge humoristique était pâlichon). Mais ça ne fait pas de moi un détesteur des 80's, ni des hauts de page de Yann & Conrad.

Pour 89 Glotz évoquait sans doute ma naissance :p (blague à part on peut avoir trouvé une année des 80's particulièrement mauvaises sans jeter l'ensemble mais là j'en sais rien, j'hypothèse).

Thierry, 08.11.2017 à 17:19366948
Glotz :
Un principe de base de l'historien, c'est justement d'expliquer le passé, ce qui passe par la contextualisation. Or là on se retrouve avec un album nullissime, un foutage de gueule d'autant plus triste que Dupuis sait faire de bonnes intégrales contextualisées (est-ce eux qui ont refusé de le faire ? ou Yann et Conrad qui ont imposé Dargaud ?). Ma note est liée à ça, avec un malus lié à la déception d'un recueil attendu depuis des années.

Pour le reste je te conseille cette page qui permet de trier les bullenotes attribuées par les Bulledairiens et ainsi de se départir de pas mal de préjugés (sur 171 bandes dessinées des années 1980 bullenotées, j'ai attribué 40% de 4 étoiles ou coups de cœur).

le gadget en question est instructif.
1989 fut la pire année des années 80 (pour moi)
mais les années 94, 95, 98 et 2001 furent encore pire
comme quoi
et l'année de ma naissance fut exceptionnelle, comme il se doit

Pierre, 08.11.2017 à 16:41366947
Mael :

Je suis surpris de voir surgir une détestation ranolienne supposée des Rannou. Même s'il est vrai qu'on est né dans les 80's (enfin moi plutôt 90's vu que je suis de 89 donc en "cycle" ça me projette hors des années 80) et qu'on a donc grandi avec des BDs où sortant dans notre enfance ou ayant appartenu à nos parents (des Spirou, Pif puis des Fluide des 70's donc, expliquant une absence de rapport nostalgique aux 80's) mais bon. Pas tant que ça. Je ne connaissais pas l'outil statistique (j'ignorai qu'on pouvait choisir plusieurs années, ou alors tu as fait les 10 une à une ?) mais si je peux en effet dire que je trouve les Spirou des 80's moins bons (et Yann et Conrad aussi, vu leurs commentaires) je ne crois pas avoir une quelconque haine des 80's.


Ouf ! Après une rapide recherche, il s'avère que je ne l'ai pas inventé ! Ainsi, toi-même dans ce sujet, le 5 mai 2010:

Mael :

La BD des années 80 a été une horreur


Et ailleurs, c'est Glotz dont je retiens l'assertion selon laquelle "...un album d'une nullité crasse qui illustre avec brio la théorie selon laquelle 1989 est l'une des pires années pour la bande dessinée grand public francophone" (je veux bien qu'il y ait une certaine part de private joke dans cette déclaration mais je peux citer d'excellents albums parus cette année-là).

Mael, 08.11.2017 à 16:13366945
Addendum : Quand j'étais lycéen et découvrait la BD alternative j'avais achetés des cartons entiers de Futuro déstockés, c'était une découverte fabuleuse, bon une grosse partie était moyenne, mais du coup là c'est total 80's et j'ai du quand même en bullenoter un paquet positivement. Bref d'où sort cette idée sur les 80's ? Certes ces années étaient "creuses" en terme de production, dominées par un mainstream circusien mais bon, il y a eu la même chose dans les 90's. A titre perso c'est sur qu'aimant les Spirou et Pif des 6-70's, les 80's sont moins bien (même si Broussaille, etc.).

Mais bon, c'est aussi pleins d'autres choses que j'aime bien je crois (notamment dans les zines, les éditions Artefact, etc.).

Mael, 08.11.2017 à 16:06366944
Magnifique ce Gaston incompréhénsible.

Je suis surpris de voir surgir une détestation ranolienne supposée des Rannou. Même s'il est vrai qu'on est né dans les 80's (enfin moi plutôt 90's vu que je suis de 89 donc en "cycle" ça me projette hors des années 80) et qu'on a donc grandi avec des BDs où sortant dans notre enfance ou ayant appartenu à nos parents (des Spirou, Pif puis des Fluide des 70's donc, expliquant une absence de rapport nostalgique aux 80's) mais bon. Pas tant que ça. Je ne connaissais pas l'outil statistique (j'ignorai qu'on pouvait choisir plusieurs années, ou alors tu as fait les 10 une à une ?) mais si je peux en effet dire que je trouve les Spirou des 80's moins bons (et Yann et Conrad aussi, vu leurs commentaires) je ne crois pas avoir une quelconque haine des 80's.

J'ignorai aussi la note de Glotz, bon je ne suis pas surpris (même si nous sommes loin d'avoir une bulleaffinité délirante en fait). Pour le coup j'aime noté un édition et pas qu'un contenu, bulledair n'est pas bedetheque donc c'est plus périlleux vu qu'il n'y a qu'une édition par contenus mais cela diffère si ce qu'il y a autour change beaucoup. Et pour le coup là on avait affaire à une réédition se voulant patrimoniale, assez onéreuse, qui n'avait quasi aucun intérêt faute de mise en contexte. C'est bien dommage et inutile, ça en fait un mauvais livre et ma bullenote sert à en déconseiller l'achat, que ce soit le contenant ou le contenu importera peu au fond, si quelqu'un voix les notes il se dire "tiens, quelque chose clive dans ce livre, je ne vais peut-être pas l'acheter les yeux fermés", voire demander des précisions sur les raisons de la note sur le forum.

Mr_Switch, 08.11.2017 à 15:54366943
(« (A suivre) chez Futuro », joli lapsus)

Il me semble que les Hauts de Page sans mise en contexte, ça enlève quand même un gros intérêt (Il s'agit de gags en réaction, parfois à la planche même placée en dessous originellement).

Quand tu m'as fait découvrir les Hauts de Page, il y a bien trois lustres, on en profitait pour débattre du contexte de chaque. Donc même si les frères exagèrent (je n'ai jamais pu feuilleter le bouquin : il a vite disparu), tu ne peux pas nier l'importance du contexte.

J'en profite pour vous montrer la quatrième plat de la dernière édition de Gaston (mais pas si récente : 2009)

Voilà, voilà. Il s'agit bien d'un gag prévu par Franquin pour une 4 de couv. Sauf que le contexte a été retiré, n'étant plus d'actualité. Et au final, on a cette horreur incompréhensible.

Pierre, 08.11.2017 à 15:32366942
Désolé, je ne veux pas faire de procès d'intention, à propos de cette détestation de la bd des années 80 je me réfère au souvenir de propos tenus sur le forum et non pas à une analyse statistique de l'évaluation des albums parus entre 1981 et 1990. Mais peut-être les ai-je imaginés (ma mémoire peut me trahir, ce ne serait pas la première fois) ?

Par contre, s'ils ont bien été tenus ces propos (lapidaires), il faudrait s'entendre sur ce que toi ou Maël (si ce n'est toi, c'est donc ton frère), entendez par "années 80" : un album paru en 1981 relevait encore pour partie des années 70, alors que certains albums parus en 1990 avaient déjà un pied dans l'esthétique de la décennie suivante. Il y a certainement eu une crise de la bd dans les années 80 des dérives esthétisantes, des concessions à la mode (chez les Humanos notamment), l'exploitation d'un filon (historique, cul...), une stagnation chez les éditeurs "classiques" (Dupuis, Dargaud-Lombard). Des dérives mais que l'on retrouveraient aussi bien dans les décennies suivantes, mais aussi des expérimentations passionnantes (dans Métal Hurlant, (A SUIVRE) chez Futuro) qui portent en germe ce que l'on appelera plus tard la "nouvelle bd".

Au passage, un axe que je trouve intéressant pour analyser les années 80 et qui les singularise, c'est que nous étions encore "En pleine guerre froide" (pour paraphraser le titre d'un album de ces années-là, souvent censuré en bibliothèque à cause de sa couverture jugée obscène). C'est très prégnant dans l'univers d'auteurs importants de cette époque-là, à la fois pour l'idéologie que pour l'esthétique. A creuser ...

Pour en revenir aux Hauts de pages, je ne suis pas d'accord pour retenir le simple critère éditorial pour l'évaluation d'un album ! On juge le contenu ou le contenant ? Peut-être n'ai-je rien compris au système de notation depuis l'origine du site, alors il faudra que je révise tout mon système de valeur: je n'ai jusqu'ici pris en considération cet aspect sans quoi cela reviendrait par mon évaluation à déconseiller 90% des albums publiés en français.

Pour finir une précision: quand je faisais référence à votre qualité d'historien c'est justement parce que vous me sembliez plus à même de juger de l'intérêt des Hauts de pages et de les évaluer sans recourir au lourd apparat critique nécessaire au néophyte. A quoi se réduisent les Hauts de pages en tant qu'oeuvre, à travers cette unique étoile ?

Glotz, 08.11.2017 à 14:22366941
Un principe de base de l'historien, c'est justement d'expliquer le passé, ce qui passe par la contextualisation. Or là on se retrouve avec un album nullissime, un foutage de gueule d'autant plus triste que Dupuis sait faire de bonnes intégrales contextualisées (est-ce eux qui ont refusé de le faire ? ou Yann et Conrad qui ont imposé Dargaud ?). Ma note est liée à ça, avec un malus lié à la déception d'un recueil attendu depuis des années.

Pour le reste je te conseille cette page qui permet de trier les bullenotes attribuées par les Bulledairiens et ainsi de se départir de pas mal de préjugés (sur 171 bandes dessinées des années 1980 bullenotées, j'ai attribué 40% de 4 étoiles ou coups de cœur).

Pierre, 08.11.2017 à 13:04366940
SeBso :
lanjingling :
Les mauvaises notes signifient-elles que ces hauts de pages sont mauvais, que, réunis en albums, ils sont indigestes, qu'ils ont mal vieilli, que, séparés de leurs pages de référence, ils sont incompréhensibles ?


Ces Hauts de page sont absolument excellents. Mais il est préférable d'avoir une vague connaissance des séries qui étaient publiées dans Spirou à l'époque (fin des années 70, début des années 80). Et, surtout, le travail éditorial de ce livre est absolument lamentable : aucune mise en contexte, les textes sont repris d'une précédente édition (partielle) de ce livre publiée il y a plus de 10 ans (et donc plus du tout adaptés).
Il arrive souvent que Dargaud ne soigne pas beaucoup ses intégrales mais là cela atteint des sommets de je m'en foutisme.


La détestation des frères Rannou pour la bande dessinée des années 80 est un fait bien connu ici, quoi qu'il demeure pour moi une énigme (mais comme c'est la décennie qui les a vu naître, peut-être y a-t-il une explication d'ordre psychanalitique à explorer: tuer la mère ?). Cela m'interepelait au point qu'il y a quelques années, j'avais même pensé ouvrir un sujet consacré aux meilleurs bandes dessinées sorties durant cette période (car il y en a d'excellentes).

Les hauts de pages du journal de Spirou par Yann et Conrad sont un chef d’œuvre d'humour noir, de mauvais esprit systématique, de virtuosité graphique et finalement une analyse implacable de la déliquescence qui affectait la bande dessinée franco-belge classique en bout de course. Cela basé sur une fine connaissance de l'histoire de cette bande dessinée. Seuls le talent graphique et le brio des textes ici mis en œuvre rendent légitime la liquidation de cet héritage passé au karcher de l'esprit irrévérencieux de Hara-kiri où seul le Maître Franquin sort indemne (mieux, ils les a ouvertement adoubés).

La possibilité de ce évènement (la critique d'un journal pour la jeunesse en son sein même par deux trublions incontrôlables) est aussi mystérieuse que la détestation évoquée plus haut (de page). En dehors du contexte qui les a vu naître, les Hauts de pages sont aujourd'hui quasi incompréhensibles certes - même si l'ouvrage mentionné en bullevignette (que j'ai feuilleté rapidement il y a quelques mois) tâche de resituer les choses le mieux possible ; je comprends qu'on y soit indifférent ou même hostile. Mais de là à leur attribuer une note revenant à dire qu'il s'agit-là de quelque chose de "mauvais" je trouve que c'est dommage (surtout pour de la part d'historiens de la bd).

NDZ, 08.11.2017 à 12:38366939
[fables_paniques : album sans vignette] Est-ce que quelqu'un l'a lu? J'avoue que je n'ai aimé aucun des livres scénarisés par le bonhomme... mais que là, je suis tenté. La pub de DP sur ActuaBD ne m'a même pas dégoûté... Merci de vos lanternes.

crepp, 07.11.2017 à 17:19366931




Histoire de Pierre, étudiant en architecture, qui a un rapport très fort avec une œuvre d'un architecte. Il décide d'aller voir le bâtiment aux thermes de Vals en Suisse.
Première BD de Lucas Harari. Si je décris la BD je vois pas mal de qualités : un trait, une mise en couleurs (mon point préféré), une intrigue aussi. Pourtant la BD est terminée depuis très peu et il ne me reste rien de la lecture car il me manque des émotions.

2 pierres

lanjingling, 05.11.2017 à 11:19366909
Oui, bon, mon clavier a trahi ma pensée, mais tu avais compris l'idée :)

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