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Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Thierry, 22.10.2020 à 11:26374063
Gipi est bon; Cette fin d'année réserve quelques très bonnes choses.

Mr_Switch, 21.10.2020 à 18:58374049
Je pense que c'est un sentiment partagé, Thierry :)

Cela dit, il y a parfois des succès qui me dépassent, tel que celui de Mortelle Adèle.
Ou bien, celui de Bienvenue chez les Loud, pour revenir aux dessins animés.
Je ne connais pas assez le dessin animé Bienvenue chez les Loud pour affirmer qu'il vise une niche. Mais a priori, les bandes dessinées ont leur petit succès qui passe inaperçu : on en est déjà à 10 tomes. Je pense que si ça se vendait mal, Hachette aurait vite arrêté... (et je vois mal la série fonctionner grâce à des lecteurs adultes)

---

Quant au côté nostalgico-régressif, on peut reconnaître à certaines sorties comics de ces derniers mois de ne pas être hypocrites : ce sont les héros de votre enfance, mais ce n'est pas pour vos enfants. Je pense au cross-over Les Maîtres de l'univers/Injustice, ou cette semaine, le cross-over Tortues Ninja/Power Rangers.
Il y a eu d'ailleurs une ambiguïté savamment entretenue, il y a quelques années, avec le revival de Mon petit Poney. Le dessin animé, et les comics, n'étaient, semble-t-il, pas destinés qu'aux fillettes... Est-ce pour cela qu'Urban a dû s'y prendre à 3 fois pour finir la série ?

Pierre, 21.10.2020 à 18:56374048
Thierry :
NDZ :
Mr_Switch :
En ce qui concerne Mickey et l'océan perdu, tu as sûrement raison. Dans mes souvenirs, c'était un peu brouillon, en effet. Ce qui le rattrapait, c'était que l'album jouait le jeu malgré tout. C'est vraiment le récit d'une aventure. Ce n'est pas de la parodie pour la parodie. Le public visé reste les enfants.


Il est vrai qu'il peut rester une fascination pour le dessin et les couleurs, mais quel enfant va se passionner pour l'inversion de polarité de l'eau, but affiché de l'aventure ?? ça reste une aventure, certes... qu'il aurait fallu simplifier à l'extrême pour la rendre intelligible à un enfant entre 7 et 12 ans (et encore, je ne parle pas des scaphandres autonomes pilotés par des dispositifs de Réalité Virtuelle). On est loin d'un récit adapté aux enfants à mon avis. Et c'est super ch%/*$ pour un adulte j'ai trouvé...


pas lu, donc je ne peux pas vraiment juger, mais c'est une impression que j'éprouve de temps en temps devant des BD et des dessins animés qui semblent complètement à côté de la plaque, comme s'ils s'adressaient exclusivement à une niche très précise : celle des adultes nostalgiques à tendance régressive
en même temps, c'est un peu le même esprit que les reprises de séries à l'ancienne, qui semblent n'exister que pour flatter les vieux lecteurs, et qui mourront d'elle-mêmes lorsque le lectorat visé aura trépassé à son tour, à moins qu'il subsiste des deuxième génératiuons qui ne sauront pas faire la différence entre Tardi, Martin ou Jacobs et l'un de leurs succédanés


Tu as raison, hélas ! Les marchés de niche n'existaient pas du temps des premiers auteurs de Mickey, Spirou ou Blake et Mortimer, on créait une histoire tout simplement (peu importe le degré de qualité et le niveau des intentions), aujourd'hui on met un produit sur le marché en fonction de cahiers des charges établis à partir d'un dogme construit justement sur ce patrimoine issu d'un temps d'innocence révolu.

Mr_Switch, 21.10.2020 à 18:01374047
Justement, les Mickey de Trondheim, celui de De Poortere me semblent clairement être destinés aux anciens enfants.

Mickey & la terre des anciens doit être attirant pour les enfants, à en juger ceux-ci au rayon de mon supermarché cet aprem. Mais, détail un peu révélateur, le titre est rangé tout en haut du rayon... (avec The Walking Dead tout en bas, Carbone & Silicium à mi-hauteur, au même niveau que les Mordelle Adèle...)

Et pour apporter encore de l'eau au moulin : les Mickey de Camboni sont assez luxueux, donc chers. Donc plus facilement achetés par des parents que par des enfants. Avec le dos toilé, voilà un bel objet, que l'on peut imaginer d'autant plus destiné aux parents.

Le PBE, 21.10.2020 à 17:00374046
Pas lu ces Mickey mais la planche en exemple illustre bien le propos de NDZ. Même en plein trip de super-cacahuètes je n'ai jamais lu Dingo dire « Le fluide est à 38°C, le générateur auxiliaire a assez de coralité pour maintenir un delta de 3°C pendant 30 minutes. ».

Thierry, 21.10.2020 à 16:01374045
NDZ :
Mr_Switch :
En ce qui concerne Mickey et l'océan perdu, tu as sûrement raison. Dans mes souvenirs, c'était un peu brouillon, en effet. Ce qui le rattrapait, c'était que l'album jouait le jeu malgré tout. C'est vraiment le récit d'une aventure. Ce n'est pas de la parodie pour la parodie. Le public visé reste les enfants.


Il est vrai qu'il peut rester une fascination pour le dessin et les couleurs, mais quel enfant va se passionner pour l'inversion de polarité de l'eau, but affiché de l'aventure ?? ça reste une aventure, certes... qu'il aurait fallu simplifier à l'extrême pour la rendre intelligible à un enfant entre 7 et 12 ans (et encore, je ne parle pas des scaphandres autonomes pilotés par des dispositifs de Réalité Virtuelle). On est loin d'un récit adapté aux enfants à mon avis. Et c'est super ch%/*$ pour un adulte j'ai trouvé...


pas lu, donc je ne peux pas vraiment juger, mais c'est une impression que j'éprouve de temps en temps devant des BD et des dessins animés qui semblent complètement à côté de la plaque, comme s'ils s'adressaient exclusivement à une niche très précise : celle des adultes nostalgiques à tendance régressive
en même temps, c'est un peu le même esprit que les reprises de séries à l'ancienne, qui semblent n'exister que pour flatter les vieux lecteurs, et qui mourront d'elle-mêmes lorsque le lectorat visé aura trépassé à son tour, à moins qu'il subsiste des deuxième génératiuons qui ne sauront pas faire la différence entre Tardi, Martin ou Jacobs et l'un de leurs succédanés

NDZ, 21.10.2020 à 15:26374044
Mr_Switch :
En ce qui concerne Mickey et l'océan perdu, tu as sûrement raison. Dans mes souvenirs, c'était un peu brouillon, en effet. Ce qui le rattrapait, c'était que l'album jouait le jeu malgré tout. C'est vraiment le récit d'une aventure. Ce n'est pas de la parodie pour la parodie. Le public visé reste les enfants.


Il est vrai qu'il peut rester une fascination pour le dessin et les couleurs, mais quel enfant va se passionner pour l'inversion de polarité de l'eau, but affiché de l'aventure ?? ça reste une aventure, certes... qu'il aurait fallu simplifier à l'extrême pour la rendre intelligible à un enfant entre 7 et 12 ans (et encore, je ne parle pas des scaphandres autonomes pilotés par des dispositifs de Réalité Virtuelle). On est loin d'un récit adapté aux enfants à mon avis. Et c'est super ch%/*$ pour un adulte j'ai trouvé...

Mr_Switch, 21.10.2020 à 14:21374043
En ce qui concerne Mickey et l'océan perdu, tu as sûrement raison. Dans mes souvenirs, c'était un peu brouillon, en effet. Ce qui le rattrapait, c'était que l'album jouait le jeu malgré tout. C'est vraiment le récit d'une aventure. Ce n'est pas de la parodie pour la parodie. Le public visé reste les enfants.

NDZ, 21.10.2020 à 14:01374041
Légère déception. J'en attendais trop probablement, notamment niveau humour, qui n'est pas le sentiment général à l'issu de la lecture (plutôt l'ennui). On a heureusement quelques moments qui sauvent le livre et un trait qui dynamise ce qui aurait pu rester enlisé dans une pourtant très bonne idée de départ mais mal gérée sur la longueur.



Pourquoi une suite ? Et pourquoi pas ? on retrouve les deux cow-boys frangins (et un peu crétins) pour une suite à la limite du convenu mais pas tout à fait, et du coup, cela suffit à rendre les retrouvailles agréables.


Je n'ai trouvé aucun intérêt à ces récits, lus (et offerts) à mes fils. C'est incompréhensible pour un enfant (vocabulaire, mise en page, action) et ennuyeux pour un adulte (narration indigente et brouillonne, faible originalité du tout).

Thierry, 21.10.2020 à 9:16374035
celui-là semble passer inaperçu, et c'est dommage. A travers ses souvenirs d'enfance, George Takei raconte le calvaire des ressortissants d'origine japonaise aux USA lors de la seconde guerre mondiale. Considérés comme ennemis étrangers, ils furent victime de discrimination organisées et interbés jusqu'à la fin du conflit, dans des conditions indignes. Récit d'un racisme d'état, dans toute son injustice et son hypocrisie, il démontre aussi que l'histoire a tendance à bégayer.
L'intérêt vient aussi de la manière dont George Takei explique comment cela va l'inspirer dans sa vie. Il fut, et reste, un militant infatigable pour la justice sociale et les droits LGBT.
C'est le genre de livre qui ne met pas la forme en avant. Le dessin, d'inspiration très gekiga, est sobre et traduit bien la sensibilité du récit. La narration est fluide et claire, ne cherchant pas l'effet de style. C'est le message qui importe. Et il est plutôt bien délivré.
En aparté, j'ai trouvé ironique que, par la suite, George Takei ait connu le succès dans le rôle de Monsieur Sulu dans Star Trek. Difficile de ne pas voir la modernité du propos de Roddenberry qui avait imaginé en 1966 un équipage qui se voulait repésentatif de l'humanité dans son ensemble (et un peu plus), esprit qui perdure aujourd'hui, la capitaine de la série Star Trek Discovery étant une femme noire. Et tout le monde s'en fout.
Dans le même temps, les fans de Star Wars font un caca nerveux parce qu'il ne peut y avoir de stormtrooper noir, se déchaînent sur un personnage de femme asiatique...
Les trekkies semblent beaucoup plus sympathiques que les autres :o)

lanjingling, 16.10.2020 à 3:36373991
Thierry :
fausse bonne idée, mais peut-on s'attendre à une bonne idée de Zidrou ?


Ce n'est pas un problème, au contraire, Frank a montré que les contraintes les plus lourdes pouvaient le stimuler, il a ainsi fait d'excellents albums malgré le handicap de Bom au scénario.

Thierry, 15.10.2020 à 11:53373989
ah oui, intéressant point de vue

Mr_Switch, 14.10.2020 à 23:09373987
Il y a un problème récurrent dans la revisite graphique du marsu : que faire de ses yeux. Il a de grands yeux, avec une partie sclératique disproportionnée (le blanc de l'oeil). On est au-delà d'une représentation néoténique, on est clairement dans l'exagération comique.
Dès lors que l'on veut rationaliser le dessin, la représentation du marsu, qu'on veut le rendre réaliste, que faire de ce blanc de l'oeil ? Le faire quasi-disparaître ? Le transformer en autre chose ? C'est ce dernier choix qui semble être fait jusqu'à présent. Dans le film Marsupilami, ce blanc était devenu une fourrure au niveau de la fosse orbitaire. Et avec la Bête de Frank, on semble être dans une solution analogue.

e m, 14.10.2020 à 22:21373986
Ahah, je suis curieux de lire les autres albums.
Je passerai pour celui-ci. Je trouve ce Marsu tellement laid que ça ne me donne même pas envie de feuilleter l'album.

Thierry, 13.10.2020 à 9:22373979
c'est peut-être pour inaugurer une collection "Marcinelle, label noir" qui va proposer des relectures adultes des classiques Dupuis.

e m, 12.10.2020 à 20:15373978
C'est censé être le marsupilami, sur la couverture ?!

Thierry, 12.10.2020 à 14:22373970
fausse bonne idée, mais peut-on s'attendre à une bonne idée de Zidrou ? Attention, ce n'est pas un album honteux ou outrageusement raté. Il repose sur des fondations bancales, à savoir intégrer le marsupilami, création profondément fantaisiste, dans un univers réaliste. Le scénario multiplie les références appuyées à Franquin, la Belgique d'après-guere pour bien flatter la croupe du lecteur de franco-belge. L'histoire est facile, jouant sur un petit garçon et sa mère martyrisés parce que le père du gamin est un soldat allemand. Heureusement que son amour des animaux (et de sa moman chérie) lui apporte un peu de réconfort... et puis... vous devinez la suite. Frank Pé reprend le registre visuel de Zoo. C'est joliment dessiné, avec des grandes cases pour remplir 150 planches. Mais le fond du problème, c'est qu'il n'y a ni la fantaisie, ni la touche de poésie qui aurait légitimé l'usage du marsu au lieu de n'importe quel autre animal. Remplacez le marsu par un lémurien quelconque, l'histoire tenait aussi bien. Intrtinsèquement, le marsu ne peut pas être réaliste. Pour l'introduire dans un contexte réaliste, il faut que cela ait du sens. Il n'y a qu'un étalage de bons sentiments et d'effets efficaces, mais faciles. Je suis sûr que beaucoup vont s'extasier de l'ingtelligence du scénario. je n'y vois qu'une fan fiction bien intentionnée qui ne fait que du fan service pour gardiens du temple.

lanjingling, 03.10.2020 à 11:41373944
Ça a un côté album jeunesse par les personnages, le dessin, mais une jeunesse délurée, avec ses personnages bêtes et méchants, et même une jeunesse un peu adulte, par certaines situations scabreuses et un humour qui vise sous la ceinture. Ça tourne un peu en rond dans l'eau.

lanjingling, 03.10.2020 à 7:19373937
Avec son trait minimal, c'est a priori une autre de ces histoires simples au premier abord mais qui prétendent à une dimension philosophique et sont au final lourdes et creuses. Mais ici, l'intelligence du traitement fait dépasser à l'ouvrage l'histoire symbolique gentillette. Le dessin en lui-même n'exprime que l'essentiel, mais avec justesse dans les positions, les expressions, et surtout, graphiquement, et donc narrativement, c'est un conflit, entre le trait et la couleur, les aplats de gris et les crayonnés de bleu.
Quatre profondes étoiles.

lanjingling, 03.10.2020 à 6:51373936
En voulant inclure et faire référence à de nombreuses œuvres, de la littérature, de la bande dessinée, de la peinture, dans un cadre si restreint, ce livre a voulu trop embrasser, et a mal étreint, car la tâche de cet ouvrage est si lourde qu'on a l'impression que pour y parvenir chaque passage doit faire sens, et l'ensemble en est alourdit par des images, dialogues et jeux de mots trop significatifs. Ainsi, Siwel, Lewis passé de l'autre côté du miroir, rencontre Lapinot, qui est son personnage préféré, et lui demande une aide qu'il ne lui donne pas.
Ce livre veut donc rendre hommage à de nombreuses œuvres, à commencer par la plus évidente, Alice, mais veut aller plus loin, dans une réflexion sur le statut de personnage et celui de livre. Ainsi, des arbres peuvent aider Siwel, la petite fille égarée, car ils sont la source du papier, et donc des livres. C'est donc peut-être parce que j'ai lu ce livre en numérique, sans la sensation tangible du papier, qu'il n'a pas fonctionné sur moi.

crepp, 02.10.2020 à 13:44373935




Des petits chapitres pour essayer de faire comprendre aux lecteurs les raisons de la mort de Van Gogh, quelques planches puis une lettre de Van Gogh lui même, écrit pour un proche. Et c'est là que je bloque, 15 fois la même chose, car 15 fois la lettre répète le passage dessinée, pire j'ai trouvé les lettres plus intéressantes, et même si le noir et blanc de Daniejel Zezelj est beau, il n'apporte donc pas grand chose, il ne me reste rien de la lecture. Je devais soit disant "entrer dans la psyché d'un peintre maudit", je me retrouve avec une lecture sans la moindre émotion.
Bref déception.

2 pinceaux (et encore c'est surtout pour le trait de l'auteur).

crepp, 01.10.2020 à 11:32373929
Thierry :
le toujours délicat 'album d'après', même si Bablet s'était investi dans les 'Midnight tales', ce qui lui permet de faire retomber la pression après le succès de Shangri-La
SF toujours, avec encore une fois une pointe de philosophie. Il imagine cette fois 2 IA sur une période de plusieurs centaines d'années. A travers leurs interrogations, c'est la nature de l'humanité qu'interroge l'auteur.
Il y a toujours l'écueil du style graphique très personnel de Bablet, qu'il serait réducteur de qualifier de moche. Mais il faut reconnaître que ses personnages sont assez laids. Par contre, son travail sur les décors et les couleurs est très réussi.
Sur le fond, Bablet brasse beaucoup de sujets. A peu près tous les sujets attendus, mais sans donner l'impression de sortir des clous. Le traitement est aussi attendu que les thèmes abordés. la surprise vient plutôt de l'empathie qu'il réussit à faire naître envers ses 2 protagonistes, jusqu'à une fin bien amenée et émouvante.
Le livre est ambitieux. Un peu trop, sans doute. Au moins y-a-t-il volonté de ne pas se laisser enfermer dans la facilité. C'est en tout cas une confirmation que bablet est un auteur à suivre.


Par rapport à Shangri-la, Bablet est beaucoup plus fin, il assène moins de coups de poing. La BD part faussement dans tous les sens, il choisit ces lieux pour le thème abordé d'une belle manière. Mais c'est vrai que l'œuvre est ambitieuse, il y a des portes que j'aurai voulu voir ouvertes plus longtemps, mais quand même sa représentation du réseau, la classe.

4 robots.

crepp, 27.09.2020 à 15:40373909
"En 1766, un vampire doit quitter Londres après avoir trop montré sa véritable nature, ainsi Lord Pierrefont embarque sur un des navires de la compagnie des Indes en direction des rives de l'Indus. Il pourra ainsi refaire sa vie et redevenir le chasseur qu'il aime être. Enfin le croit il, car dans ces rivages sauvages, il y a aussi des forces anciennes et puissantes."
La première chose qui reste à la fin de la lecture est l'ambiance qui se dégage du trait de Kumar Sumit, pour un premier album, ce dessinateur sort de très belles planches de cette inde du XVIIi ième siècle. J'avais assez peur au début de l'album de me plonger dans une histoire de vampires plutôt classique : fuite du vampire, la chasse pour le retrouver ... mais c'est sans compter l'astuce de Ram V de déployer sa comparaison entre les vieux démons et ce que représente la compagnie des indes, avec toujours cette question en tête "qui sont les monstres ?". J'avoue quand même que les allers-retours entre le vieux continent et l'Inde paraissent un peu trop faciles, et que le coté politique entre le sultan et le jeune prince ne m'a pas emballé plus que cela. Pour le reste l'ambiance joue tout de même son rôle, et la description de cette Inde m'a pas mal intrigué.
Bref lecture sympa.

3 crocs

Thierry, 21.09.2020 à 14:48373900
le toujours délicat 'album d'après', même si Bablet s'était investi dans les 'Midnight tales', ce qui lui permet de faire retomber la pression après le succès de Shangri-La
SF toujours, avec encore une fois une pointe de philosophie. Il imagine cette fois 2 IA sur une période de plusieurs centaines d'années. A travers leurs interrogations, c'est la nature de l'humanité qu'interroge l'auteur.
Il y a toujours l'écueil du style graphique très personnel de Bablet, qu'il serait réducteur de qualifier de moche. Mais il faut reconnaître que ses personnages sont assez laids. Par contre, son travail sur les décors et les couleurs est très réussi.
Sur le fond, Bablet brasse beaucoup de sujets. A peu près tous les sujets attendus, mais sans donner l'impression de sortir des clous. Le traitement est aussi attendu que les thèmes abordés. la surprise vient plutôt de l'empathie qu'il réussit à faire naître envers ses 2 protagonistes, jusqu'à une fin bien amenée et émouvante.
Le livre est ambitieux. Un peu trop, sans doute. Au moins y-a-t-il volonté de ne pas se laisser enfermer dans la facilité. C'est en tout cas une confirmation que bablet est un auteur à suivre.

lldm, 12.09.2020 à 17:43373875
Bon, avec des petits sauts de lignes, ça devrait marcher.
Cinq traits décochés de l'opiniâtre et flamboyante machine
Adverse viennent d'atteindre ma boîte aux lettres ; en
voici une brève évocation qui, j'espère, suffira à vous
jeter sur vos bons de commandes ou sur paypal après un
petit tour par ici : https://www.adverse.fr/

Première publication de Gary Colin en dehors de ses propres
réalisations éditoriales pour "La hyène"
( http://editions-la-hyene.fr), "Il était deux fois" a été
choisi par les éditions Adverse parmi ses travaux
ouvertement les moins narratifs ; ce sont ici le dépliement
formel, les combinaisons à la fois spatiales, processuelles,
récitatives, des couleurs et des épanchements numériques
qui s'assemblent en une organicité joyeuse, bizarre,
gracieuse et grotesque à la fois.

Les deux volumes de Demoniak viennent achever la petite
tétralogie pornographique "Eros Negro" ; nécrophilie,
séquestration, domination, voyeurisme, blaxploitation
sont au programme de cette dérive, aberrante jusque dans
la traduction approximative de sa matrice éditoriale ;
un freak dans le monde conceptualisant et culturellement
défendable de l'appropriationisme, un freak dans le monde
freak de la marchandise pornographique en bandes dessinées.

Doux petit récit tremblant et intime de Jul Gordon,
"De tels baisers" vient offrir aux éditions Adverse
une sorte d'écho atmosphérique et formel, par ses
espaces domestiques évidés et son verbe rare, sa
narration cristalline, au bien joli "Hmmm!" de C. de
Trogoff. Faites d'une pierre deux coups en vous offrant
les deux !

Rosaire Appel, de son côté, en publiant son troisième
livre chez Adverse, inscrit visuellement son "Soundtracks"
dans la grande tradition des partitions graphiques des
années 70 en leur offrant à la fois par la conception
éditoriale et par le processus de germination numérique,
de nouveaux espaces de pensée, entre musique et bande dessinée. D'une certaine façon, "Soundtracks", par
l'ambiguïté affirmée de sa position, fait s'effriter les
vieilles dialogies horaciennes entre poésie muette et
peinture parlante pour produire de nouvelles attitudes de
lectures, de nouvelles attentions du regard, et - qui sait?
- approcher quelques glissements féconds de l'oeil à
l'oreille.

lldm, 12.09.2020 à 14:35373874
je sais pas comment ça marche pour vous
mais voilà une image qui bousille totalement
la lecture du thread...
Il y a quelque chose de faisable
techniquement pour corriger ça ?

Thierry, 09.09.2020 à 13:55373864


une curiosité qui explore la carrière de David Bowie, de ses débuts jusqu'à la fin de l'ère Ziggy Stardust. Malheureusemebt, l'ensemble est plutôt superficiel, sans vrai parti-pris narratif comme celui de Kleist pour Nick Cave. On est plus dans la succession de saynettes qui semblent illustrées de dessin recopié de photos mythique. Pas inintéressant, mais sans releif particulier.

Thierry, 09.09.2020 à 13:47373861
dans l'édition spécial vacances d'Urban à 4.90 EUR. Pencore lu l'équivalent du dernier tome, mais à quoi bon ?
Comme d'hab, une mis en bouche spectaculaire, un début d'intrigue malin et puis... plus rien. Un défilé de super-héros et de super-méchants des plus iconiques aux plus obscurs, histoires de bien montrer qu'il s'agit d'une oeuvre qui s'interroge en profondeur sur le mythe. Les super méchants font des trucs super gentils et posent la question de la pertinence de super gentils qui ne font pas de trucs super gentils, genre fleurir le désert (trop facile pour Poison ivy) ou faire remarcher les paralytiques.
C'est évidemment un piège diabolique et les super gentils se font enquiller comme des bleus, avant de se rebiffer. Rien de neuf sous le soleil, et pas de quoi convaincre un amateur qui se perd un peu dans les 259 personnages qui se succèdent.
Quant au dessin... il faut être sensible au style pompier de Ross, un peu trop dans l'ultra académisme du dieu grec à la machoire parfaitement dessinée. Pas pour moi...

lldm, 03.09.2020 à 22:14373850
ibnalrabin :

En fait je ne comprends pas vraiment pourquoi autant d'adultes munis de leur complète dentition s'excitent autant sur Hergé. Sociologiquement c'est un phénomène intéressant, cette fascination pour cet auteur. Je ne dis pas qu'Hergé est mauvais ou pas important ou tout ce qu'on veut, mais quand-même, y a un tas de trucs vraiment pas terribles, et un livre sur deux qui traite de bande dessinée en fait cause de ce garçon (oui, j'exagère).


Tu n'exagères pas, en fait. C'est au-delà de ce que tu peux imaginer. Et s'il n'y avait que les bouquins ... Pas un article scientifique, un essai, qui n'y revienne au moins pour un tour ; même l'excellente revue "A partir de" sacrifie au sacre de cette vieille cochonnerie. Les rencontres, les expos, les conférences elles-mêmes, viennent à leur tour planter des clous dans le vieux fétiche pourri. Je me tape pas mal de lectures pour Pré Carré, et je suis inlassablement reconduit au sanctuaire, par tous les bouts possibles, sociologie, histoire, esthétique, etc. Les auteurs ne sont pas les derniers à gatifier : dernier en date avant la semaine prochaine...

lanjingling, 01.09.2020 à 14:45373845
ibnalrabin :
C'est un des très rares souvenirs de peur en lisant une Bande Dessinée (le seul, peut-être). Alors l'enfance y fait sans doute beaucoup, mais Hergé a quand-même ce truc des images fortes, comme tu dis, qui ont fonctionné très bien sur le jeune lecteur que j'étais, et qui m'ont marqué.


Moi, c'est le cracoucass qui me faisait peur (dont le croquis de base est de Franquin, si je ne m'abuse), et plus encore, il y avait chez moi un vieux Lucky Luke broché, avec des vignettes de couvertures d'autres albums en quatrième de couverture, celle de La ville fantôme me terrorisait au point que j'avais colle dessus un morceau de papier pour ne plus la voir, ne serait-ce que par inadvertance.
Bref, ce qui fait peur, c'est assez relatif, en dehors de quelques clichés.

ibnalrabin :
En fait je ne comprends pas vraiment pourquoi autant d'adultes munis de leur complète dentition s'excitent autant sur Hergé. Sociologiquement c'est un phénomène intéressant, cette fascination pour cet auteur.

Il doit y avoir un ensemble de facteurs, dont l'ambition et le don pour le marketing d'Hergé, sa faculté à donner des signes de l'apparition d'un mythe (les multiples versions d'une même histoire), l'effet boule de neige...
ibnalrabin :
Je ne dis pas qu'Hergé est mauvais ou pas important ou tout ce qu'on veut, mais quand-même, y a un tas de trucs vraiment pas terribles, et un livre sur deux qui traite de bande dessinée en fait cause de ce garçon (oui, j'exagère).

Non, à peine, il y a encore quelques années, on ne devait pas être loin de ce ratio.

ibnalrabin :
(*) Il est fort possible que cette phrase soit grammaticalement voire même sémantiquement fort bancale.

Je dirais que tomber des nues quant à quelques chose est en effet une première dans la langue française...

ibnalrabin, 31.08.2020 à 21:08373841
lldm :
C'est sans doute le privilège que m'offre la lecture adulte d'Hergé, de n'en avoir eu aucune lecture enfantine. (...) Tout ce que tu me décris, c'est l'espèce de magie hypnotique Hergé : basée sur deux trois cases, sur une image un peu forte ici, une momie collée à un train là, c'est l'imagination de générations de lecteurs qui a fait le reste, qui a rempli ces livres creux, qui a pondu entre ces rarissimes images de quoi combler le manque total consistance, de vigueur, de ces pauvres livres.


J'ai un souvenir très net de ma lecture enfantine d'une scène des 7 boules de cristal: celle avec la momie-squelette qui entre par la fenêtre de Tintin, ça doit faire 2 pages, mais ça m'avait complètement terrorisé. C'est un des très rares souvenirs de peur en lisant une Bande Dessinée (le seul, peut-être). Alors l'enfance y fait sans doute beaucoup, mais Hergé a quand-même ce truc des images fortes, comme tu dis, qui ont fonctionné très bien sur le jeune lecteur que j'étais, et qui m'ont marqué. Les tirades du capitaine Haddock me faisaient mourir de rire, aussi.

Par contre j'ai relu il y a peu l'Etoile Mystérieuse, qui n'est pas considéré comme un chef d'œuvre d'Hergé mais pas non plus mis dans la case des "mauvais" Tintin d'habitude, enfin à ce que je crois. J'étais stupéfié d'à quel point c'était mauvais. J'imagine que quelqu'un le découvrant adulte doit tomber des nues quant à l'idolâtrerie à laquelle est voué son auteur(*).

En fait je ne comprends pas vraiment pourquoi autant d'adultes munis de leur complète dentition s'excitent autant sur Hergé. Sociologiquement c'est un phénomène intéressant, cette fascination pour cet auteur. Je ne dis pas qu'Hergé est mauvais ou pas important ou tout ce qu'on veut, mais quand-même, y a un tas de trucs vraiment pas terribles, et un livre sur deux qui traite de bande dessinée en fait cause de ce garçon (oui, j'exagère).

(*) Il est fort possible que cette phrase soit grammaticalement voire même sémantiquement fort bancale.


lanjingling, 31.08.2020 à 4:45373840
Aba Sourdi :
Hergé arrivait à plaire à mes yeux et à mon "cerveau immergé" (dirons-nous), alors que je trouvais Astérix, les Schtroumpfs et la plupart des autres classiques franco-belges disgracieux.)


Tintin a toujours été le journal des enfants sages et propres sur eux, alors que Spirou (auquel je rattache Astérix et Pilote) celui des garnements.

Cette dame, dont je n'ai jamais aimé les dessins, est assez lucide sur elle-même quand elle dit ne savoir ni dessiner ni colorier.
Par contre, elle confond dessin simplet et élégant d'une part, complexité et laideur de l'autre. Elle dit aimer pratiquer le contraste entre l'écrit farfelu et le dessin simple, effectivement, il n'y a aucune dissonance, aucune tension au sein même de son dessin. Chez Hergé du moins on en trouve parfois dans la mise en page.

Aba Sourdi, 30.08.2020 à 17:12373839
Ha ha, ben oui d'ailleurs j'aimais bien cette dame. Globalement les dessins que j'aimais étaient plutôt dans les "livres illustrés" que dans les "illustrés" et je voyais pas l'intérêt de se fader plein de petites cases bavardes si on supportait pas le dessin.

Mr_Switch, 30.08.2020 à 15:50373838
Aba Sourdi :
alors que je trouvais Astérix, les Schtroumpfs et la plupart des autres classiques franco-belges disgracieux.)

Sors de ce corps, Agnès Rosenstiehl !

Aba Sourdi, 30.08.2020 à 14:39373837
lldm :
Pierre :
Ainsi es-tu demeuré insensible à l'inquiétante étrangeté qui se dégage de cet album ?


Absolument, oui. C'est sans doute le privilège que m'offre la lecture adulte d'Hergé, de n'en avoir eu aucune lecture enfantine. Je le vois, je crois, pour ce qu'il est. Rien. Un rien légèrement élégant dans le meilleur des cas, désespérément lourd à l'encre, maladroit, jacasseur, bête à pleurer, douteux éthiquement sur un nombre de plans rapidement offensant. Tout ce que tu me décris, c'est l'espèce de magie hypnotique Hergé : basée sur deux trois cases, sur une image un peu forte ici, une momie collée à un train là, c'est l'imagination de générations de lecteurs qui a fait le reste, qui a rempli ces livres creux, qui a pondu entre ces rarissimes images de quoi combler le manque total consistance, de vigueur, de ces pauvres livres. C'est le seul talent que je reconnaisse à Hergé : il fabrique des lecteurs plus fins, plus créatifs que lui. Plus narrateurs surtout.

Je suis un cas opposé mais révélateur également pour cela même : Hergé est le seul dessinateur de BD que j'ai eu entre les mains jusqu'à mes 10-11 ans environ. (Si l'on enlève peut-être quelques machins des publications Bayard standards de type "Tom-Tom et Nana"...)
Alors je te vois venir : cela aurait tendance à prouver que ça m'a suffisamment dégoûté pour ne pas me donner envie d'aller voir ailleurs ce que ça pouvait bien donner cette fameuse "bande dessinée" (mais je ne lisais guère autre chose non plus de toutes façons), et en même temps ça a eu un potentiel suffisant de fascination pour me permettre de me contenter de ça quand il fallait me reposer de mes autres activités plus constructives.
Je crois que Swarte et Fresnault-Deruelle ont chacun à leur manière tout dit sur l'énigme Hergé : Swarte en montrant à quel point le canevas "ligne claire" exerce une espèce d'efficacité graphique pouvant mener très loin, et le sémiologue tintinophile (avec sa fameuse citation "une bande dessinée c'est l'aventure du dessin, avant d'être l'aventure du personnage", de mémoire) en essayant de décrire pourquoi ça marche autant pour l'œil et le sens. "Hergé ou la profondeur des images plates", le titre de son dernier bouquin, résume bien mes impressions !
(Il y a sans nul doute une encombrante relation à l'enfance qui fausse tout jugement comme pour toutes les BD de jeunesse, mais je suis personnellement sûr de ce que je ressentais : Hergé arrivait à plaire à mes yeux et à mon "cerveau immergé" (dirons-nous), alors que je trouvais Astérix, les Schtroumpfs et la plupart des autres classiques franco-belges disgracieux.)

lldm, 30.08.2020 à 1:34373836

Editorialement soigné, ce joli livre d'un auteur complètement inconnu de moi est une réussite ; le dessin s'inscrit dans une sorte de mouvance contemporaine assez filaire, draguant le cartoon grotesque, qui aurait tout aussi bien pu être publié par Misma ou Cornelius ; le livre déplie une espèce de construction paranoïde basée sur la ritournelle et l'obsession des signes. D'une certaine façon, on n'est pas très éloigné des déchiffrages du monde dans le Cosmos de Gombrowicz. Les toutes dernières pages sont le seul bémol d'un livre qui n'a pas l'audace - pourtant nécessaire aux grandes oeuvres - de nous laisser nous démerder seuls avec le sens, et révèlent l'angoisse la plus fréquente des auteurs mal assurés (ou trop orgueilleux de leur message), celle de ne pas être complètement compris. Que ça ne vous fasse pas reculer, le bouquin mérite qu'on s'y attarde (sa sortie malencontreuse au début de la crise sanitaire a dézingué ce pauvre livre).

lldm, 27.08.2020 à 15:08373829
Pierre :
Ainsi es-tu demeuré insensible à l'inquiétante étrangeté qui se dégage de cet album ?


Absolument, oui. C'est sans doute le privilège que m'offre la lecture adulte d'Hergé, de n'en avoir eu aucune lecture enfantine. Je le vois, je crois, pour ce qu'il est. Rien. Un rien légèrement élégant dans le meilleur des cas, désespérément lourd à l'encre, maladroit, jacasseur, bête à pleurer, douteux éthiquement sur un nombre de plans rapidement offensant. Tout ce que tu me décris, c'est l'espèce de magie hypnotique Hergé : basée sur deux trois cases, sur une image un peu forte ici, une momie collée à un train là, c'est l'imagination de générations de lecteurs qui a fait le reste, qui a rempli ces livres creux, qui a pondu entre ces rarissimes images de quoi combler le manque total consistance, de vigueur, de ces pauvres livres. C'est le seul talent que je reconnaisse à Hergé : il fabrique des lecteurs plus fins, plus créatifs que lui. Plus narrateurs surtout.

Herbv, 14.08.2020 à 16:00373780
Pierre :
A quand une série Bamboo intitulée "les bibliothécaires" ?

Bamboo n'a rien au catalogue, certes, mais il y existe des mangas à la gloire des bibliothèques

lanjingling, 14.08.2020 à 14:13373779
Mael :
Mael :
On m'avait un jour passé ça, car fonctionnaire et fan de BD

J'ai encore du mal à voir d'ailleurs comment ça pourrait être vu autrement que comme une double insulte sur ces deux points mais bon.


On te l'a offert avec bonnes ou mauvaises intentions ?

Pierre, 14.08.2020 à 12:43373778
A quand une série Bamboo intitulée "les bibliothécaires" ?

Mael, 14.08.2020 à 10:58373777
Mael :
On m'avait un jour passé ça, car fonctionnaire et fan de BD

J'ai encore du mal à voir d'ailleurs comment ça pourrait être vu autrement que comme une double insulte sur ces deux points mais bon.

Mael, 14.08.2020 à 10:57373776
lanjingling :
J'avais lu dans un article sur L'agent 212, Les femmes en blanc, ce genre de séries de Cauvin, que les B.D. dites corporatistes se vendaient assez bien justement aux corporations qu'elles caricaturent.
C'est peut-être aussi le cas de cette série, les profs se sentant tellement abandonnés par le gouvernement que certains lisent cette B.D. en se disant qu'au moins quelqu'un s'intéresse à eux, même à coups de clichés vulgaires.

C'est aussi assez terriblement une série qu'on offre aux profs, et j'imagine aux Pompiers, etc.
Cadeaux diversement appréciés quand même.

On m'avait un jour passé ça, car fonctionnaire et fan de BD, c'est encore pire que les Profs (si si, j'avoue avoir une certaine affection pour le dessin de Tranchand depuis Marine dans Pif, sur les premiers tomes des profs il y avait encore un certain dynamisme).

Pierre, 13.08.2020 à 15:45373775
lldm :

J'ai pensé me laver des deux précédents avec ça. Pourquoi ? Je ne sais pas, on en dit beaucoup de bien. C'est indéniablement moins moche, et puis il y a prescription. Mais y'a pas de quoi faire la fête. Terrible odeur de vieux sapin.
Pas fini non plus, c'est atrocement vain et répétitif. Les efforts de l'auteur pour fermer de temps en temps son clapoir intarissable n'ont pas d'autre fin que de nous amuser un peu, introduire du burlesque, des petits trucs rigolos, des moments slapstick (donc, merci, tout de même, muets). Qu'il est rigolo, le capitaine avec sa tête de vache en carton pâte sur la tête. Ah ah ah. Qu'il est marrant Nestor avec son plateau de bouteilles et le chien, il est rigolo le chien. Quel marrant ce chien. sacré Pilou.
Bon sang, j'ai envie de me pendre.


Ainsi es-tu demeuré insensible à l'inquiétante étrangeté qui se dégage de cet album ? N'insiste pas, tu dois être tout simplement allergique à Hergé (explication qui me paraît plus plausible que l'incompétence totale de cet auteur). Mon ressenti est certainement déterminé par le fait que je l'ai lu enfant et qu'il m'a passablement impressionné et même si j'y décèle à chaque relecture quelques défauts, les 7 boules de cristal reste un de mes albums préférés, avec une tension dramatique à fleur de peau tout au long du récit assez hors du commun pour un album grand public dessiné il y a près de 80 ans, cette omniprésence d'un ennemi insaisissable, et la mise en avant du paranormal (des prédictions, des visions, des maléfices, des cauchemars...) sans sombrer dans le ridicule, une approche psychologique réaliste (la terreur qui saisit le professeur Bergamote, ou l'abattement du capitaine Haddock après la disparition de Tournesol)... Même cette scène burlesque dans les coulisses du music-hall que tu évoques, est une vision chimérique plutôt horrifique (je ne dirais pas surréaliste mais j'y pense un peu). Le contexte de réalisation de cette histoire pendant l'Occupation n'est sans doute pas étranger à tout ça.

Sa suite en Amérique du sud est pleine de péripéties et de pittoresque, mais réserve un dénouement assez décevant au regard du mystère construit dans la première partie. C'est dommage (Hergé regrettait d'avoir fait passer les Incas pour des idiots ignorant tout de l'astronomie, cela afin de se sortir de son imbroglio scénaristique).

e m, 13.08.2020 à 5:02373773
lanjingling :

C'est encore pire que tu ne le penses. BeKa, le nom du scénariste, est en fait le pseudo de deux personnes, ils s'y sont mis à deux pour imaginer cela.

Oh ben zut ! Je viens de regarder la liste des leurs bd... Moi qui attendais le prochain Tunique Bleues, avec ces Beka au scénario et Munuera au dessin) avec une certaine curiosité. Je pense que je vais attendre des avis avant de l'acheter.

lanjingling, 13.08.2020 à 2:31373772
lldm :
Juste pour signaler que ça existe. Vous saviez ? Vraiment ? Merde, on me dit jamais rien, à moi. J'ai un peu triché pour noter. J'ai pas été au-delà de la couverture. C'est une sale note pour une couverture, mais je suis sûr que j'aurais mis moins si j'avais lu le truc.

C'est encore pire que tu ne le penses. BeKa, le nom du scénariste, est en fait le pseudo de deux personnes, ils s'y sont mis à deux pour imaginer cela.

lanjingling, 13.08.2020 à 2:27373771
lldm :
Ce n'est pas une critique que méritent ces auteurs mais d'être lâchés ligotés sur un vrai piquet de grève après distribution de leurs torches culs à ces profs sur lesquels ils se défoulent de façon aussi rance. C'est sale, hideusement vulgaire, terriblement ordinaire dans le mépris qui s'en dégage des profs en particulier et de la fonction publique en général.


J'avais lu dans un article sur L'agent 212, Les femmes en blanc, ce genre de séries de Cauvin, que les B.D. dites corporatistes se vendaient assez bien justement aux corporations qu'elles caricaturent.
C'est peut-être aussi le cas de cette série, les profs se sentant tellement abandonnés par le gouvernement que certains lisent cette B.D. en se disant qu'au moins quelqu'un s'intéresse à eux, même à coups de clichés vulgaires.

lanjingling, 13.08.2020 à 2:27373770
lldm :
Ce n'est pas une critique que méritent ces auteurs mais d'être lâchés ligotés sur un vrai piquet de grève après distribution de leurs torches culs à ces profs sur lesquels ils se défoulent de façon aussi rance. C'est sale, hideusement vulgaire, terriblement ordinaire dans le mépris qui s'en dégage des profs en particulier et de la fonction publique en général.


J'avais lu dans un article sur L'agent 212, Les femmes en blanc, ce genre de séries de Cauvin, que les B.D. dites corporatistes se vendaient assez bien justement aux corporations qu'elles caricaturent.
C'est peut-être aussi le cas de cette série, les profs se sentant tellement abandonnés par le gouvernement que certains lisent cette B.D. en se disant qu'au moins quelqu'un s'intéresse à eux, même à coups de clichés vulgaires.

lldm, 12.08.2020 à 23:39373769

Juste pour signaler que ça existe. Vous saviez ? Vraiment ? Merde, on me dit jamais rien, à moi. J'ai un peu triché pour noter. J'ai pas été au-delà de la couverture. C'est une sale note pour une couverture, mais je suis sûr que j'aurais mis moins si j'avais lu le truc. De toute façon, une couverture, des fois, c'est un monde. Un nouveau monde qui s'ouvre. Une porte entrouverte. Je l'ai refermée rapidement avant que qui que ce soit ait la mauvaise idée d'aller s'y perdre.

lldm, 12.08.2020 à 23:35373768

J'ai pensé me laver des deux précédents avec ça. Pourquoi ? Je ne sais pas, on en dit beaucoup de bien. C'est indéniablement moins moche, et puis il y a prescription. Mais y'a pas de quoi faire la fête. Terrible odeur de vieux sapin.
Pas fini non plus, c'est atrocement vain et répétitif. Les efforts de l'auteur pour fermer de temps en temps son clapoir intarissable n'ont pas d'autre fin que de nous amuser un peu, introduire du burlesque, des petits trucs rigolos, des moments slapstick (donc, merci, tout de même, muets). Qu'il est rigolo, le capitaine avec sa tête de vache en carton pâte sur la tête. Ah ah ah. Qu'il est marrant Nestor avec son plateau de bouteilles et le chien, il est rigolo le chien. Quel marrant ce chien. sacré Pilou.
Bon sang, j'ai envie de me pendre.

lldm, 12.08.2020 à 23:27373767

même source. Tenu 15 pages, en serrant les dents. Ce n'est pas une critique que méritent ces auteurs mais d'être lâchés ligotés sur un vrai piquet de grève après distribution de leurs torches culs à ces profs sur lesquels ils se défoulent de façon aussi rance. C'est sale, hideusement vulgaire, terriblement ordinaire dans le mépris qui s'en dégage des profs en particulier et de la fonction publique en général.
Le dessin est indigent, chaque expression sature des gueules mal équipées pour parler de grimaces et d'emanatas à la benne dans l'espoir de camper un peu ces marionnettes sans grâce dont toutes les jointures cabotinent à chaque case.

lldm, 12.08.2020 à 23:18373766


aaah, trainer l'été dans des bibliothèques inconnues et découvrir 35 ans après tout le monde les merdes ahurissantes qui font le succès des gros éditeurs... Fascinant... Dire que c'est con et écrit à la truelle est très au-dessous de la vérité. Dire que l'auteur est un imbécile misogyne pour lequel les femmes sont soit des intrigantes soit des putes (militaires, elles baisent à l'ordre, hop!) est une litote. C'est régulièrement à peine écrit en français, avec des tronçons de phrase commençant au pluriel et s'achevant au singulier ; et dieu sait comment le bougre se documente pour brosser ses torchons : sa vision de la psyché et des institutions qui la prennent en charge est aberrante. qu'a-t-il lu ? Mystère... Le dessin est mort né, plat, sans vie, ni laid ni pas, il n'est rien, sinon lisible malgré une pelletée de micro mouches de plume bien inutiles qui tartinent de labeur un scenario qui n'en mérite pas tant.
Ai-je été happé ? Désireux de connaitre la suite ?
Rien à foutre.

Thierry, 03.08.2020 à 17:13373734
Mr_Switch :
Sur la preview que j'ai lue, j'ai eu un étrange et paradoxal sentiment de déjà-vu. Comme si Hubert s'auto-caricaturait. L'argument est assez inédit dans son fond mais dans sa forme, je dirais « c'est typiquement du Hubert ».

je dois admettre avoir lu très peu d'albums d'Hubert, cela ne m'a donc pas frappé.

lldm, 03.08.2020 à 13:36373733


Trouvé dans une bouquinerie, pas trop cher. Quelques pages d'une construction très savante (qui mériteraient sans doute à elles seules un article de fond), dans un ensemble graphiquement vif, tendu, visuellement très drôle (narrativement moins, les formes d'humour développées ici et la conduite des chutes ayant pris pas mal de rides. L’ambiguïté morale de Buster, toutefois, parvient à lui garder un peu de corps). Bref, c'est toujours possible de lire du Outcault avec plaisir et de se laisser prendre par ses constructions dessinées.

Aba Sourdi, 03.08.2020 à 11:40373732
lldm :

lecture imprévue, toujours en vacances dans une bibliothèque étrangère. J'aime le dessin de Caroline Sury, ses mises en pages, mais comment accorder plus de dix secondes d'attention à l'objet de ce livre ? Rien de ce qu'une naissance pourrait produire comme cadre d'observation possible justifiant un récit (ce qu'elle transforme dans le détail des relations adultes autour d'elle par exemple, ou la reformulation de l'idée qu'elle véhicule fantasmatique une fois qu'elle s'est déroulée, etc etc) n'est là.
Reste l'anecdotique entourant l'événement le plus banal du monde dont le caractère d'exception ne convainc que ses deux intéressés. Pas de quoi faire une bande dessinée plus qu'un opéra. Si tous les parents du monde vous font fuir comme ils me font fuir, lisez autre chose.

Les premières pages traitant de la réaction de P.B. sont peut-être bien le seul angle original du bouquin, ce que l'auteure a peut-être elle-même conclu puisque c'est cet angle (relationnel) qui sera développé dans le bouquin suivant "Cou tordu" qui, lui, vaut davantage le détour.

lldm, 01.08.2020 à 11:49373731
pas "fantasmatique", mais lire "fantasmatiquement.
Désolé...

lldm, 01.08.2020 à 11:47373730

lecture imprévue, toujours en vacances dans une bibliothèque étrangère. J'aime le dessin de Caroline Sury, ses mises en pages, mais comment accorder plus de dix secondes d'attention à l'objet de ce livre ? Rien de ce qu'une naissance pourrait produire comme cadre d'observation possible justifiant un récit (ce qu'elle transforme dans le détail des relations adultes autour d'elle par exemple, ou la reformulation de l'idée qu'elle véhicule fantasmatique une fois qu'elle s'est déroulée, etc etc) n'est là.
Reste l'anecdotique entourant l'événement le plus banal du monde dont le caractère d'exception ne convainc que ses deux intéressés. Pas de quoi faire une bande dessinée plus qu'un opéra. Si tous les parents du monde vous font fuir comme ils me font fuir, lisez autre chose.

lldm, 01.08.2020 à 11:36373729

c'est l'été, on lit chez les autres, des trucs qu'on aurait pas l'idée de lire autrement.
Delisle traîne sa condescendance en Birmanie et y ajoute des touches de bavardage paternel censées nous attendrir. L'ensemble masque mal sous sa légèreté rigolarde d’ethnologue du dimanche une profonde arrogance de cul blanc petit bourgeois. Pourquoi deux étoiles ? Parce qu'on peut être un sale con faisant commerce d'une forme light de racisme bon enfant et être parfois drôle ou avoir, de temps en temps, une vraie intuition de bande dessinée.
Pas une raison pour en encombrer votre bibliothèque.

beuzno, 31.07.2020 à 19:04373728

belle surprise
carnet de voyage en Inde idéalisé (la misère, les castes, la condition féminine ne sont pas abordées)
dessins aux crayons de couleur
mais aussi l'histoire d'une famille, d'un drame, de la recherche de Rita, d'une thérapie
c'est original
allez, un p'tit coup de coeur

Mr_Switch, 31.07.2020 à 17:49373727
Sur la preview que j'ai lue, j'ai eu un étrange et paradoxal sentiment de déjà-vu. Comme si Hubert s'auto-caricaturait. L'argument est assez inédit dans son fond mais dans sa forme, je dirais « c'est typiquement du Hubert ».

Thierry, 31.07.2020 à 17:34373726
un peu poussif sur la fin, mais plutôt réjouissant dans l'ensemble. Quelque part entre la fin du moyen age et la renaissance, une jeune femme n'accepte pas l'idée du marage quiu a été arrangé pour elle. Sa marraine lui apprend alors que sa famille possède une peau d'homme, qui lui permet de se déguiseren garçon (jusque dans les moindres détails), ce qui lui permet d'approcher son futur mari, et d'en apprendre beaucoup sur les hommes et l'amour. Fantaisie ludique et joyeuse, le récit est globalement léger et plein de vie, même si une certaine gravité s'invite en cours de route. Décomplexé et séduisant.

lldm, 24.07.2020 à 21:08373700
lldm :
Ok, j'y vais. Et puis je suis vite pris, j'abdique mes préventions à l'encontre de son dessin, je finis même par lui trouver du charme, je le relis à peine achevé. C'est à la fois old school et pas du tout, simple et pas tant que ça, démonstratif et instable, miné, incertain.


Sinon, entre autres trucs chouettes, une poignée de jolies pages consacrées à la construction en bandes de Benoit Préteseille, que j'aurais bien vues dans Pré Carré.

lldm, 24.07.2020 à 16:14373696

Nicole continue a tenir bien la rampe avec un neuvième numéro globalement solide et beau ; pas fan du choix d'écriture du récapitulatif de l'année 2019 à deux voix, qui rame un peu stylistiquement à imposer sa raison d'être (on se sent pris par une blague qui aurait pu être légère si courte, mais enlisé ici dans un processus qui, un fois entamé, n'a plus d'autre choix que d'aller à son terme). Un bel ensemble de pages est consacré aux travaux de Claveloux, qui fait claquer ses belles couleurs (je dois dire que mes éditions originales ont l'air bien palotes et peu nuancées à côté de ces pages). C'est chouette de la voir réapparaitre. Lolo content. Peu de fausses notes pour moi ; j'arrive toujours pas à lire Estocafish qui, à quelque degré que je le prenne, m'ennuie toujours à pleurer malgré son joli dessin et je reste dubitatif devant le travail de Mancini qui s'arrête à peu près là où j'aurais aimé qu'il commence son sujet. Sinon, pas mal de joie à retrouver Luca Methé ou Delphine Panique dont le récit est le meilleur que j'aie lu jusqu'ici, Jérôme Dubois - qui démarre sur un air de lieu commun du Spectacle retroussé pour s'achever dans un deuxième sursaut critique et narratif simple et puissant - Willem ou Dominique Goblet - son travail avec Kai Pfeiffer sur le charmant carnaval d'Alost (festivité délicieusement insolente pour les nazis, saloperie caricaturale antisémite à se vomir dessus pour le reste du monde) est un bijou malaisant à multiples tiroirs. Mais la grosse surprise pour moi a été le récit de Arthur Poitevin, qu'un premier mouvement de recul m'avait fait écarter. Dessin a priori plutôt moche, gaufrier pas franchement sexy et vignettes pas super lisibles. Rien qui m'y attire. Et puis comme je lis quand même tout, je m'y attèle à la fin, en réouvrant le copieux volume de Nicole, ah oui tiens, j'ai pas lu ce truc. Ok, j'y vais. Et puis je suis vite pris, j'abdique mes préventions à l'encontre de son dessin, je finis même par lui trouver du charme, je le relis à peine achevé. C'est à la fois old school et pas du tout, simple et pas tant que ça, démonstratif et instable, miné, incertain.

Thierry, 20.07.2020 à 11:08373689
du Batman All-Stars qui tente de recréer la coup du Long Halloween, mais qui tourne méchamment à vide, avec un dessin de super-héros hypertrophiés. Scénario simpliste, mise en image tape-à-l'oeil... pfff

Thierry, 20.07.2020 à 10:36373688
Retour en arrière dans ce deuxième tome, qui raconte la rencontre entre les 2 héros, lorsque Kawashima est chargé de supervisé une escoaude de têtes brulées. Moins réussi que le premier, sans doute parce qu'il tourne assez vite en rond sur ses histoires de relations toxiques entre soldats. A la longue, cette ambiance est lourde et on perd l'humanité. Mais ce passage est sans doute indispensable pour comprendre la suite.

Thierry, 20.07.2020 à 10:29373687
Rencontre inattendue entre Arthur, un hypocondriaque puissance 10, et Sandrine, jeune femme fantasque et joyeuse. A eux deux, ils se lancent dans un projet fou sur les traces d'un monstre qui hante Bruxelles. Avec cette fable douce-amère, Vincent Zabus campe une histoire humaine qui parle de la difficulté de s'ouvrir au monde. Si, de prime abord, la forme paraît classique, les trouvailles narratives et visuelles sont nombreuses, comme les mains baladeuses d'Arthur, qui évoque Zil Zelub, ou la manière d'intégrer les éléments graphiques, comme lorsqu'Arthur enjambe les lettres du titre pour sortir de chez lui. On sent alors que le scénariste écrit aussi pour le théatre. Le recours au bris du 4ème mur est aussi directement lié à l'expérience scénique de Zabus. UIn joli livre, dans le bon sens du terme.

Thierry, 17.07.2020 à 9:57373680
deux soldats se retrouvent dans le Tokyo dévasté dans les mois qui suiventla déroute du Japon. Cette chronique, tantôt tragique, tantôt drôle, raconte la difficulté de se reconstruire dans un monde en ruines. C'est intelligent, intéressant et porté par des personnages attachants. Excellente surprise !

Thierry, 15.07.2020 à 14:25373678
récit choral, effrayant et ludique, de quêtes de beauté, de création, de folie... étrange et décalé, mis en page avec brio. Très bon, tout simplement

Mael, 10.07.2020 à 15:02373669
Une petit enfant juif veut devenir astronaute mais son père veut qu'il reprenne son épicerie, une petite fille musulmane et voilée a le même rêve, ils se croisent au parc et deviennent amis. Le traitement n'est pas léger léger, surtout quand les deux papa construisent un mur entre leurs deux maisons pour que les enfants ne se voient plus, mais j'ai apprécie ma lecture pour un dessin joliement sempien qui me montrait tant de choses du Montréal que j'aime. L'ensemble est un rien trop folklorique pour ceux qui ne sont pas attachés sentimentalement à la ville je crois, après c'est une petite histoire jeunesse mignonne, un peu trop lourde sans doute. Trois planètes mais c'est surnoté, à l'affectif.

Un trois pistolet là aussi. Pas sur ni sous-noté, je n'en attendais pas grand chose, ça ressemble assez à du Charlier dans le récit, le dessin est évidemment très beau, mais tout ça n'avance pas. C'est à suivre et l'exposition est un peu longue. Mais j'avais un peu peur des discours sfarien et c'est assez chiche même s'il y a de "grands thèmes" en fond qui peuvent inquiéter pour la suite, les choses sont plutôt bien amenées pour le moment. A suivre donc.


Réédition chez Pow pow du premier livre de celle qui allait publier "Moi aussi je voulais l'emporter". On y découvre et l'apprentissage de son outil (le dessin, et le crayon de couleur) et une certain éveil au féminisme. A travers le récit d'une rupture c'est bien plus sa place de "compagne esseulée" qu'elle interroge, sans le faire exprès, dans l'ombre d'un brillant dessinateur, etc. Puis une résidence aux USA colle de la distance, qui permet une affirmation... Pas un livre nécessairement palpitant, mais vraiment empli de choses intéressantes, surtout face à ce que l'autrice a creusé ensuite, ça comble des trous. Trois ratons laveurs, décidément.


Croyez le où non mais trois machins psychédélique. C'est très beau Woodring et ça réussi à ne pas être ringard alors que tout ça reprend une imagerie diablement 70's. L'histoire est limitée, même si Frank se retrouve pour un volume compagnon de route de son ennemi juré, l'homme cochon. L'ensemble est un prétexte à une exploration du monde qui saute d'une chose à l'autre. C'est réussi et en même temps je l'aurai sans doute oublié dans 3 semaines.


Enfin pas du trois étoiles ! Je ne connaissais pas du tout l'auteur ou l'éditeur, j'étais curieux. Le dessin me plaît beaucoup mais tout ça est un peu court, un peu creux. Pour le coup je l'ai déjà quasiment oublié. Deux épées car certaines pages sont vraiment convaincantes et que ce n'était pas nul, mais totalement anecdotique.


Quand Frank reprend Little Nemo, rééditioon chez Dupuis, la virtuosité graphique de ce travail entre la reprise et l'hommage convainc forcément, tant il est rare d'avoir un dessinateur relativement académique qui sort de l'ennui. Mais si les mix entre McKay et les faunes Frankpéiennes sont belles, ça tourne un peu à vide et les pages qui se veulent engagées ou actuelles (parlant de la pollution, de la dépendance aux écrans, etc.) tombent franchement à côté de la plaque. Deux lits.

Thierry, 07.07.2020 à 13:34373654
de la BD de (mauvais) genre assumée. L'histoire est alambiquée, avec mondes parallèles, portail interdimensionnel, sauts dans le temps... mais le récit est maîtrisé, bien raconté et parfaitemebt mis en image par Andrea Sorrentino, qui multiplie les effets de style pour générer un climat oprressant. Et ça marche plutôt bien.

Thierry, 07.07.2020 à 13:31373653
dans l'anthologie "Alan Moore présente Swamp Thing, volume 2" qui couvre tout l'arc American Gothic (jusqu'au ST 50). J'avais été un peu déçu du début du run de Moore, qui démarrait extrêmement bien avant de tourner un peu en rond. Dans cet arc, c'est juste Alan Moore à son sommet: brillant, intelligent, provocateur... du rès grand art.

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