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Mr_Switch, 31.07.2010 à 15:58332567
Notre NDZ national est rancunier :)

NDZ, 31.07.2010 à 15:30332566
Western farfelu et onirique qui traite d'écologie, du statut des réfugiés/sans-papiers, de notre regard sur le colonialisme et ses génocides. Sublime graphiquement (trait, couleurs, compositions, jeux et sens de lecture, illustrations) et bourré d'humour (surtout grinçant), un album qui, en 2009, sclape haut la main le Brutal 3... pourtant couronné.

NDZ, 30.07.2010 à 15:11332557

NDZ, 30.07.2010 à 10:22332536
Après Dark Knight, je continue mon dépucelage à coup de chauve-souris... et c'est ma foi plaisant.

Thierry, 29.07.2010 à 10:27332522
Au début, on retrouve une chronique québecoise, qui aligne les moments drôles ou plus durs, d'une manière agréable, sans être transcendante. Petits moments de ma vie, bien rendus, qui nous font partager l'intimité de Paul. Les saynettes se succèdent jolimet, mais on se demande "et à part cç, c'est bien joli, mais un peu court". Puis, Michel Rabagliati, en une case, fait basculer son récit, et l'émotion monte, jusu'aux dernières pages, magnifiques.

Aba Sourdi, 27.07.2010 à 11:57332498
Un livre qui réjouira tout autant les amateurs d'enquêtes policières insolites que les fans de Glen Baxter. Une vraie histoire pour une fois, mais si on prend certains dessins légendés pour eux-mêmes et non comme inscrits dans un récit, bah ça reste du Glen Baxter pur jus, et heureusement. À ce niveau-là ça me semble un compliment de dire "une suite de dessins reliés entre eux par un prétexte", surtout que monsieur Baxter ne vient pas du tout de l'art séquentiel et qu'il n'en a sûrement rien à fiche d'y coller ou pas.
N'empêche c'est assez inédit comme forme, et très libre. À la fois précis et libre. Baxter, quoi. Toujours impeccable, sans jamais rien en trop, aucune dérive grossière ou verbeuse, juste la beauté pure et limpide de l'absurde. La classe anglaise, quoi.
C'est fou comme son absurde est à la fois le plus sobre et le plus tortueux qui soit, le plus naïf et le plus étrange. Ça tombe jamais dans la dérive trash moderne mais en même temps c'est jamais serein. Y'a un malaise diffus, justement parce que tout paraît évident alors que ça n'a ni queue ni tête. Y'a rien de plus glauque que la déviance qui se donne l'apparence d'être rassurante.

Aba Sourdi, 26.07.2010 à 21:48332493
En fait un feuilleton en bande dessinée ça peut être très chouette, il suffit d'être un géo-politologue acéré, un humaniste enragé et un dessinateur incroyable. (Ce post marche aussi pour toute l'Oeuvre de Willem hein, là c'est juste parce que c'est ma "dernière lecture".)

Mr_Switch, 23.07.2010 à 13:59332453
Sandokan.
Est-ce un récit indispensable ? Non.
Est-ce un récit intéressant ? Oui.
Est-ce un objet intéressant ? Oui.
Est-ce un objet indispensable ? Pour un cortomaniaque, on n'en doute pas.

Je comprends le coup de coeur de Thierry (s'il pouvait nous en dire plus, ça serait encore plus chouette).
L'objet est intéressant, il donne de la matière à réflexion sur Pratt, sur Corto. Même sans préface et postface, c'est flagrant.
L'histoire de ce Sandokan en elle-même reste quand même anecdotique. Alors qu'on voit bien le côté contemplatif que Sandokan partage avec Corto, cette adaptation semble paradoxalement aller à 100 à l'heure. (ça me rappelle ces résumés de film en 1 minute).
Le coté inachevé n'est pas génant, ça magnifie même (c'est contestable, je sais).

Dirais-je donc que ce livre n'est intéressant que pour une métaréflexion et non pour son contenu direct ? Rhaa, non, pas complètement, quand même. Pratt est fortiche et sa Marianne est admirable.

NDZ, 19.07.2010 à 22:52332420
Les cinq conteurs de Bagdad m'avaient quelque peu déçu, malgré la qualité de certaines nouvelles et du trait, j'avais trouvé que les "trucs" de scénaristes, omniprésents et trop visibles, nuisaient à l'ensemble des ces mille et unes nuits conduits par une dream team de conteurs.

Et là, même duo, résultat qui retourne mes craintes comme une chaussette de magicien pour y faire apparaître des fleurs. Car là, les ficelles et les trucs sont aussi un peu visibles, ils peuvent faire partie intégrante du spectacle, à mi-chemin entre la piste aux étoiles moribondes et les Stars à venir. Les auteurs nous offrent en effet une ode au cinéma balbutiant, futur pourvoyeur unique de la magie et de la poudre aux yeux.

Je le confesse, je ne connais Méliès que peu (mis à part quelques images picorées, dont évidemment l'obus dans l'oeil de la lune), et donc je ne peux pas être déçu par un éventuel hommage-ratage... mais le nom du cinéaste n'est-il pas seulement une excuse pour aborder la naissance du septième art? Parce que dans ce livre, les fictions s'imbriquent, se font écho de manière si naturelle que l'on se laisse porter sans résistance sous ce grand branum qui réunit Tarzan et King-Kong, Jack l'éventreur et le l'assassin de la rue Morgue.

Un agréable moment de lecture donc, qui m'a tour à tour surpris, enchanté, désarçonné, passionné. Du bon recueil de nouvelles "de genre". Le meilleur depuis... Des lendemains sans nuages?

Thierry, 12.07.2010 à 15:49332342
me suis laissé abusé par le name-dropping sur la couverture

Aba Sourdi, 12.07.2010 à 15:40332341
Tant qu'il y aura des gens pour acheter des inepties pareilles... Tu es tombé dans le panneau mon cher Thierry, j'ose espérer que la prochaine fois tu ne te feras plus prendre ! Ne jamais oublier la force du boycott.

Thierry, 12.07.2010 à 10:48332335
Par où commencer ? Je pourrais vous conseiller de passer outre cette couverture assez moche et vulgaire. Mais on ne peut pas demander l'impossible à Jul, qui est sans doute bon dessintauer de presse, mais un bon dessinateur de presse ne fait pas nécessairement (très rarement ?) un bon auteur de bande dessinée. Passé cette triste couvertur, nous pouvons nous concentrer sur le contenu. L'idée du journal qui s'amuse à revenir, à défaut de réfléchir, pourrait laisser espérer un vrai contenu, irrévérencieux et intelligent. Prendre un thème comme file conducteur, pourquoi pas ? Les liens entre la bande dessinée et le cinéma, pourquoi pas ? Il y a de quoi dire, mais si le sujet est loin d'être original. Mais si le plaisir est là...
Mais qu'avons nous sous les yeux ? Un interview d'Anne Gscinny, parce que Goscinny est indissociable de Pilote, et un Pilote sans un Goscinny au sommaire, ce serait comme un stripe de Garfield sans Garfield. Elle est franche et directe: la bande dessinée ne l'intéresse pas, elle tacle gentiment Zidi, tente de défendre le dernier opus et, à défaut de dire du mal du Lucky Luke, elle fait tout comme. Pour le reste ? Un Gotlib au minimum syndical, suivi de planches de la Rubrique-à-Brac. Tordant, mais pas neuf. Entre quelques planches de Blutch en roue libre, on croise les anecdotes nostaligiques de Cestac, le décalage attendu de Boucq et Morel, un foutage de gueule signé Moebius, un lèchage de cul de Chabat, qui n'aurait rien été sans Pilote, un pétage de plomb de Leconte (tiens, un ancien de Pilote) qui déblatère des idioties (Pilote a sauvé la bande dessinée en la rendant adulte), et masse la couille gauche de Sfar... on cite beacoup les grands de Pilote, parce que Pilote, c'était quand même quelque chose... quelques planches anecdotiques, qui se plient docilement à la contrainte du numéro thématique avec le manque d'imagnation de rigueur... j'ai refermé le journal à la moitié en ayant une impression d'absolu... s'amuser à s'autosatisfaire, se palucher et satisfaire le nostalgique, en offrant un produit ultra-calibré, qui répond à un cahier des charges qui semble privilégier le fait que ça ressemble à l'idée qu'on se fait d'un Pilote de la grande époque, donc en citant un maximum de noms qui rappelle la période, à défaut d'en avoir l'esprit.

ingweil, 07.07.2010 à 16:00332262
Je viens de finir London Calling, qui est pas mal, mais finalement auquel il manque clairement un truc. Je ne sais pas si c'est lié à l'éditeur ou au scénariste, mais si au début on sent des possibilités dans le récit, on referme les albums avec le sentiment que ç'aurait pu être vraiment bien, qu'il y avait de la matière (d'autant que les dessinateurs sont assez doués), mais qu'on est passé à côté.

Pour le reste des publications, je te rejoins assez, même si j'y ai lu quelques très bons titres. Mode Fielleux On Au fond, heureusement qu'on s'est limité à un faible nombre de parutions annuelles, sinon, quel avalanche de titres insipides. Mode Fielleux Off

Thierry, 06.07.2010 à 16:19332242
ingweil :
Du coup ce livre n'est ni très bien, ni très nul, juste un peu chiant.

mode bullesnob on ben, c'est un peu la marque de fabrique du nouveau Futuropolis depuis quelques temps, la promesse d'un catalogue original et novateur, voire révolutionnaire, mais dans la réalité, mis-à-part un soin très pointu sur le packaging, des livres pas très différents de ce que propose la concurrence. C'est souvent bien fait, il y a rarement de fautes de gout.
Mais surtout, du lisse, du propre, du bien dégagé derrière les oreilles, du "regardez, voilà l'avenir du rock, les nouveaux Stooges, du garage rock de malade... les BB Brunes !" mode bullesnob off

ingweil, 06.07.2010 à 15:02332237
Il y avait là matière à faire un superbe album : un œil assez neuf sur les salary-men japonais, sur les difficultés à s'intégrer, à supporter une ambiance difficile... On aurait pu en faire un Stupeur et tremblement (oui j'aime beaucoup ce livre), mais non. Les auteurs ont préféré se concentrer sur une histoire de manipulation pour coucher assez inintéressante. Le dessin qui se veut tout en douceur (très belles aquarelles au passage) ne donne aucune aspérité aux personnages. On se lasse très vite des personnages et de ce qui peut leur advenir, les histoires de coucherie, c'est bien quand il y a du mordant, une affection ou une révulsion pour un personnage. Là tout n'est pas lisse, mais insignifiant. Le personnage féminin n'est ni tête-à-claque ni exaltante, elle ne provoque ni l'envie ni l'énervement, le personnage masculin n'est pas un salaud, ni un gentil.
Du coup ce livre n'est ni très bien, ni très nul, juste un peu chiant.

Mr_Switch, 06.07.2010 à 13:53332236
La démarque de confronter l'iconographie ancienne avec les théories actuelles est vraiment intéressante. La création du monde est vraiment très bonne, de ce point de vue.
Par la suite, une petite lassitude point avec l'histoire du vivant.
Et il faut avoir une bonne culture des images pour suivre. Par exemple, sur une page traitant de l'ADN, on peut voir un dessin reproduisant plus ou moins une célèbre photo de Watson et Crick. Enfin... célèbre. Pas pour tout le monde, même pour des petits licenciés en biolo comme votre serviteur.
Si Watson et Crick furent une évidence pour moi, je ne doute pas avoir raté pleins d'autres références.

Moins graves, les allusions bédéphiles sont destinées aux bédéphiles (l'allusion purement graphique à Frank (de Woodring) est pleine de bons sens, encore faut il savoir pourquoi).

Ajoutons à cela quelques maladresses de l'auteur.

Enfin voilà un livre à 39,5€. Et l'acheter est sans doute obligatoire pour le savourer, c'est-à-dire pouvoir y venir et y revenir à tout moment.

J'ai l'air négatif, mais c'est un livre à découvrir tout de même, hein !

NDZ, 05.07.2010 à 11:23332210
Dieu que c'est ennuyeux! Parfois graphiquement magnifique, certes. Parfois textuellement brillant ou juste, certes. Mais ennuyeux. Sûrement une question de moment: je n'avais pas envie de lire ceci à ce moment là. Voilà.

ingweil, 05.07.2010 à 10:53332208
Mazette que c'est bien ! Ça m'a un peu fait penser graphiquement au RG de Peeters, mais du point de vue des personnages c'est vraiement novateur. Il y a un ton, un traitement, une mise en scène assez inédits. C'est terriblement vivant, convaincant. Bref, c'est vraiment un super album.

Xavier, 02.07.2010 à 16:34332159
Mael :
à rajouter dans les bulles d'or donc.
Mais c'est vrai que Benoît Jacques c'est classe et, comme le souligne intelligemment Abasourdi, loin d'être hermétique. Et ce à tous les niveaux (narratifs comme graphiques).
Pas encore lu ce mastodonte, mais il promet beaucoup.


Joli texte de Christian Rosset (en «guest star») sur le sujet sur du9.

Mael, 02.07.2010 à 15:50332158
à rajouter dans les bulles d'or donc.
Mais c'est vrai que Benoît Jacques c'est classe et, comme le souligne intelligemment Abasourdi, loin d'être hermétique. Et ce à tous les niveaux (narratifs comme graphiques).
Pas encore lu ce mastodonte, mais il promet beaucoup.

Aba Sourdi, 02.07.2010 à 14:52332156
vma :



C'est quelque chose ce livre. Y'a une puissance du dessin que je ne soupçonnais pas chez cet auteur, énergie incroyable et belles émotions. Je ne suis pas forcément sensible aux récits à la logique, disons, poétique ; mais là l'ensemble a une telle force dans sa cohérence, c'est très libre est pourtant ça se disperse jamais, et puis c'est très abordable à la lecture alors que ça ne prend aucune facilité, bref j'ai été régulièrement soufflé par la beauté de certain passage, et de l'ensemble au final.

(et encore une fois beau travail d'édition de L'Association)


Tout à fait d'accord ! Rien à rajouter sur ce livre, c'est superbe, virtuose et beaucoup plus accessible qu'on ne pourrait le croire à première vue, j'espère que ça donnera envie à des gens de découvrir cet auteur hors pair.

Pour le travail d'édition il faut en effet signaler que c'est rare chez L'Asso un grand livre qui a des pages aussi souples, comme quoi ils restent pas forcément rivés au snobisme du papier épais. Bon par contre la couverture est trop fine, on a toujours l'impression qu'on va la déchirer et puis elle se gondole. Je pense que Menu a dû crier quand il a découvert ça.

vma, 02.07.2010 à 13:41332154



C'est quelque chose ce livre. Y'a une puissance du dessin que je ne soupçonnais pas chez cet auteur, énergie incroyable et belles émotions. Je ne suis pas forcément sensible aux récits à la logique, disons, poétique ; mais là l'ensemble a une telle force dans sa cohérence, c'est très libre est pourtant ça se disperse jamais, et puis c'est très abordable à la lecture alors que ça ne prend aucune facilité, bref j'ai été régulièrement soufflé par la beauté de certain passage, et de l'ensemble au final.

(et encore une fois beau travail d'édition de L'Association)

beuzno, 01.07.2010 à 20:12332132
je propose :
l'exilé du kalevala de ville ranta
hugo pratt, un gentilhomme de fortune de paolo cossi (le titre est pas terrible!)
parfum de lilas de samuel leblanc
...

Isaac, 01.07.2010 à 11:43332115
Isaac :
Le PBE :
Un petit lien qu'on se met de côté pour plus tard
(écho à la disgression sur le sujet de l'Association)


Il manque Interne de David de Thuin !


Et le Samouraï Bambou ?!?

Le PBE, 30.06.2010 à 14:40332098
chrisB :
C'est un amour ce Pbe, mais pourquoi il a filtré les albums ? hum...

Tu dis ça parceque je n'ai pas mis tous les bouquins que tu trouves "pas degueu" ? ;o)
Je vais compléter petit à petit, proposez si vous voulez mais le but c'est juste d'avoir moins de boulot à la fin de l'année.

Isaac, 30.06.2010 à 13:20332097
Le PBE :
Un petit lien qu'on se met de côté pour plus tard
(écho à la disgression sur le sujet de l'Association)


Il manque Interne de David de Thuin !

Thierry, 30.06.2010 à 10:58332094
La suite des aventures des jumeaux A & B et du Baron Grenouille...
Je ne sais pas si La Grenouille Noire continue de s'astreindre à la réalisation quasi improvisée de son récit, mais le plaisir reste intact.
A & B partent pour New York, où ils doievent continuer d'oeuvre pour la réalisation de la folle entreprise du Baron. Pour se faire, ils se lient avec une jeune anglaise qui leur est d'une aide précieuse. tandis que de son côté, le Baron Grenouille, flanqué de Paquerette, sa vache robotique, et de l'esprit d'un aviateur allemand abattu, voyage par ses propres moyens.
L'univers reste profondément original. D'un côté, les jumeaux injecte de la fantaisie dans le monde très sérieux de New York, grâce à Heather et à des petites cuillères. De l'autre, labsurdité du périple du Baron est contrebalancée par une certaine tristesse. Etrange équilibrequi tient malgré tout. Et le résultat est léger sans être niais, amusant, et rafraichissant.
Dans le format et le ton, la Grenouille Noire se distingue de la production actuelle, et cette originalité fait plaisr à voir (aparté à la con, la Fanc a eu la brillante idée de mettre les nouveautés Soleil, catégorie HF/SF l'une à coté de l'autre... qu'ils n'osent pas direqu'il n'y a pas une charte grapghique tant les couvertures se ressemble: un peï ou une meï , de plein pied, de face, avec une arme blanche et un fond tourmenté... pénible d'uniformité)

chrisB, 29.06.2010 à 23:03332088
C'est un amour ce Pbe, mais pourquoi il a filtré les albums ? hum...

NDZ, 29.06.2010 à 23:01332087
Le PBE :
Un petit lien qu'on se met de côté pour plus tard
(écho à la disgression sur le sujet de l'Association)


c'te classe!!

Le PBE, 29.06.2010 à 19:05332086
Un petit lien qu'on se met de côté pour plus tard
(écho à la disgression sur le sujet de l'Association)

NDZ, 29.06.2010 à 13:43332078
C'est séduisant sur le plan graphique (rejeton d'Hellboy), ça se lit bien mais ça rappelle trop de chose pour être vraiment original (X-men ou Comix Remix d'Hervé Bourrhis, et oui), tout en se démarquant quand-même... Pas la claque annoncée (buzz, awards), pas désagréable non plus. Reste que je ne lis pas de comics alors de là à être vraiment objectif quand à l'originalité ou à la qualité, j'en suis loin.

Manu Temj, 28.06.2010 à 18:08332069
Le PBE :

Intéressante lecture avec une majeure partie consacrée à un pan méconnu (pour moi tout du moins) des pionniers de la BD: les romans sans paroles composés de gravures sur bois (Frans Masereel, Lynd Ward,...). On retrouve ces auteurs dans ce recueil:


Oui, un ouvrage très intéressant et un pan entier de récits en images à découvrir ! (Je m'en suis offert une belle fournée en import à la suite de cette lecture - grand avantage de ces récits muets !)

Plus que des "pionniers de la bande dessinée" (nombre de ces récits datent des années 30 et sont donc contemporains du "Golden Age". Nous sommes donc déjà bien au delà des "pionniers"), il s'agirait à mon sens plutôt d'une voie annexe, pas forcément sans croisements avec le courant principal. Beronä fait d'ailleurs un lien un peu arbitraire avec Vater und Söhn de Plauen. Pourquoi cette série plutôt qu'une autre ? (si ce n'est qu'elle est effectivement géniale - très belle intégrale disponible en édition allemande, mais là aussi c'est muet !)

Aba Sourdi, 28.06.2010 à 15:03332066
http://www.ego-comme-x.com/IMG/pdf/presse-sur-l-apprenti.pdf

Aba Sourdi, 28.06.2010 à 15:02332065
Concernant le dernier Lucas Méthé, Docteur C et moi avons l'honneur d'être cités dans le pdf officiel "ce qu'en dit la presse" concernant le livre en question, pour nos interventions respectives sur ce sujet. Bulledair, un gage de qualité reconnu par les plus grands.

Le PBE, 27.06.2010 à 8:39332057

Intéressante lecture avec une majeure partie consacrée à un pan méconnu (pour moi tout du moins) des pionniers de la BD: les romans sans paroles composés de gravures sur bois (Frans Masereel, Lynd Ward,...). On retrouve ces auteurs dans ce recueil:

Aba Sourdi, 25.06.2010 à 23:19332029
Merci pour la correction ! (mais du coup mon post devient absurde, hé hé)

Le PBE, 25.06.2010 à 15:45332026
Aba Sourdi :
Hey, c'est pas la couverture du livre, ça ! Elle est toute noire normalement ! Pour "Bleu" de Lewis y'a bien juste un rectangle bleu alors pourquoi faire une exception pour Maga ? :(

Ce n'est pas explicite sur la page de l'éditeur (clic) ;o)

Aba Sourdi, 25.06.2010 à 14:54332025
Hey, c'est pas la couverture du livre, ça ! Elle est toute noire normalement ! Pour "Bleu" de Lewis y'a bien juste un rectangle bleu alors pourquoi faire une exception pour Maga ? :(

Thierry, 25.06.2010 à 11:17332022
Dans cette interview parue sur l'excellent site du9, Nicolas Presl mentionnait ce "Fils de l'ours père", qu'il avait proposé à Atrabile et L'Association. Atrabile a hésité avant de finalement refuser de le publier alors que JC Menu avait répondu un petit mot très gentil et encourageant, mais qui me faisait savoir qu’il ne me voyait pas correspondre à leur ligne éditoriale.
Depuis, Presl a publié trois livres chez Atrabile, mais restait attaché à ce livre qu'il aime beaucoup et aurait aimé voir édité. C'est désormais chose faite grâce à The Hoochie Poochie.
Et on peut se demander pourquoi ni Atrabile, ni L'Association n'ont pas voulu de ce livre à l'époque. La crainte était réelle qu'il s'agisse encore d'un embryon de ce qui fait l'intérêt du travail de Nicolas Presl... un livre prometteur, mais chargé de défauts de jeunesse. Mais il n'est en rien !
Ce livre est déjà très abouti. Comme le souligne Gantois, on y trouve même des petites trouvailles graphiques qui semblent absentes par la suite. Je pense aux examinteurs de l'université ou aux pages "elliptiques" qui explicitent les ellipses, comme l'éducation de l'ourson par de petites vignettes rondes. Ce qui m'a frappé aussi, alors que je n'avais pas ressenti cela dans les autres livres de Presl, c'est une certaine proximité avec Vanoli, dans les déformations et les postures, mais aussi dans une ambiance générale, un peu comme si tous les deux se nourraissaient d'influences similaires, mais que chacun les utilisent à leur manière. L'influence picassienne est déjà très forte. On y croise déjà un personnage qui renvoye directement à Picasso. Par contre, le destin, qui est un élément central et destructeur dans les autres livres de Presl, occupe ici une place moins grande.
Plus qu'un brouillon des livres qui suivirent, nous sommes en présence d'un vrai premier livre très réussi.

longg, 25.06.2010 à 0:39332012
grimmy :
Je suis un peu nul en phrases donc je vous dirais simplement : achetez le, lisez le et vous verrez combien ce bouquin est génial. Gros coup de coeur !!


Non non elle est super cette phrase! Et toujours cette voix, dans ma tête...

Mael, 25.06.2010 à 0:02332011
Une lecture des trois premiers Blackbird, de Pierre Maurel. Ces petites rareter peuvent s'acheter directement auprès de l'auteur, via son courriel sur grandpapier par exemple.

grimmy, 24.06.2010 à 16:23332001
Je suis un peu nul en phrases donc je vous dirais simplement : achetez le, lisez le et vous verrez combien ce bouquin est génial. Gros coup de coeur !!

lanjingling, 22.06.2010 à 17:26331964
Obion :


Un dessin époustouflant, plein de fougue! Une ambiance très prenante, des personnages bien campés , vivement la suite et fin avec le tome 2 !

en plus, ca a l'air carrement a donf en phase avec l'actualite

Obion, 22.06.2010 à 13:00331960
Ca faisait un moment que je n'avait pas été emballé par un album, là hop ! 3 d'un coup ! (merci à Adrien et Loris, libraires à BD en Bulles pour leurs conseils !)

Un dessin époustouflant, plein de fougue! Une ambiance très prenante, des personnages bien campés , vivement la suite et fin avec le tome 2 !



Une histoire de vengeance. Très beau dessin, dans un style plus rétro, de Cooke Darwyn. Ambiance films noirs entre Hitchcock et Tarentino pour cette adaptation du fameux personnage des romans de Stark Richard.


Petit conte doux amer (enfin surtout amer) moyenageux, de très belles pages.



Et puis merci Ingweil au passage ^^

Thierry, 18.06.2010 à 11:13331903
Je n'avais jamais lu de livres de Michel Rabagliati. je ne sais pas pourquoi... tropp de sortie, pas nécessairement envie. Mais j'ai eu envie de lire celui-ci. D'un côté, il y avait la curiosité de lire ce livre qui a obtenu le prix des lecteurs à Angoulème, dans les conditions que l'on sait. De l'autre, il y avait la nostalgie de mon voyage au Québec... sans doute pas les meilleures raisons du monde, mais ce sont les miennes.
J'ai trouvé le débnut un peu poussif, trop anecdotique. Je retrouve avec plaisir la langue québecoise, les tournures de phrases, etc. Je me surprends à reconnaître des décors, mais ce séjour en famille et cette quête d'une nouvelle maison n'est guère fascinante. Sympathique, style graphique auquel je suis sensible, mais rien de réellement transcendant. Jusqu'à ce que Rabagliati entre dans le vif du sujet: les derniers mois du beau-père de Paul. Traiter du deuil et de la mort est un excercice difficile. Comment ne pas tomber dans le lieu commun, le pathos, le facile ? Comment éviter l'écueil du sentimentalisme tire-larme ? Comment préserver l'émotion intense de ces moments ?
Je n'ai pas la réponse, mais Michel Rabagliati y parvient magnifiquement. C'est juste. C'est sensible et pudique. C'est vrai. Tout simplement.

ingweil, 16.06.2010 à 14:49331867
Très bon ! Quasiment que de l'inédit par rapport au blog. Une bonne grosse poilade.

Mr_Switch, 15.06.2010 à 13:48331845
Un chouette album, avec deux chouettes héroïnes avec deux chouettes prénoms. Certes, la fin est un peu plus faible, mais sinon l'atmosphère est vraiment agréable. La quatrième de couv' parle de sensualité, c'est en effet remarquable que le dessin dépouillé de Lucie Durbiano en dégage autant. Je suis bien content d'avoir lu ceci, ouaip !

Mael, 11.06.2010 à 19:42331769
Alors c'est bien ce que j'avais compris à l'origine, je suis donc définitivement passé à côté (car tout ce livre ma parait premier degré mais cherchant à faire autre). Bon, tant pis.

wandrille, 11.06.2010 à 16:55331767
Mael :
ça avait l'air marrant, le graphisme me plaisait bien mais alors... C'est juste vulgaire sans être drôle, s'il y a un second degré il est invisible. Je ne trouve rien de plus horripilant que ceux qui font "regardez en fait ça à l'air nul mais c'est du second degré alors c'est drôle" et c'est vraiment ce qui transparait de ce livre. Une grosse déception donc, et pourtant je n'attendais rien de spécial. Zéro pointé.


Je ne sais pas qui t'as parlé de second degré ici.
Pour moi, il n'y en a pas du tout. C'est au contraire très premier degré.

NDZ, 11.06.2010 à 11:40331746
Un "trois chemins" pour les grands avec un seul chemin (ou deux c'est selon). Un Forrest Gump qui marche, qui sait où il va et qui entraîne une foule qui grandit. Il ne dit rien mais tout le monde a une opinion sur ce qu'il veut. Cette foule de suivants, elle commence avec un chien et un enfant, elle finit par les politiciens, les intellectuels, les médias et les instances religieuses. Une parabole sur la communication dans notre société, sur l'actualité en continu et les débordements vains des journalistes, sur le "cause toujours" de la démocratie moderne. Un petit livre un brin nihiliste et pessimiste.
Il est chouettement mis en page ce bouquin, les détails des décors (des cambrioleurs, deux amis qui fument dans un jardin, une vieille au cimetière, un vieux qui nourrit des pigeons) permettent à l'oeil du lecteur de temporiser, d'aérer la lecture, qui bégaie (mais c'est dans la logique des choses) et donc qui saoûle. On arrive au gros point faible, même si c'est fait pour, le rien des discours, la mise en place du défilé, hé bien, au final, on s'ennuie ferme.

Allister Baudin, 09.06.2010 à 0:01331703
(ah le problème semble réglé)

Allister Baudin, 08.06.2010 à 22:33331701
par contre, sans vouloir non plus facher les bullechef, il me semble que la planche sur laquelle on tombe quand on clique sur l'aperçu n'est pas vraiment signée De Poortere...mais peut-être que c'est une planche ironique, signée dans un autre style, plus académique, je n'ai pas lu l'album..

chrisB, 08.06.2010 à 19:24331696
huhu que c'est bien Pieter De Poortere, c'est pas vraiment un album de Dickie, mais un peu tout de même (va pas se facher avec les bullechefs), ce qui est sur, c'est que c'est aussi con :o)

Mael, 07.06.2010 à 10:40331669
Charlie Brown :
Cette fois, c'est sûr, vous avez pas fini de m'entendre faire l'apologie de Clowes en vue de l'élection du grand-prix virtuel Bulledair de l'année prochaine ! :o)


J'ai voté Clowes tous les ans et continuerai malgré ce livre qui m'apparait toujours comme un Clowes moyen, sympathique mais sans fascination ni génie (après relecture). Incomparable avec Ice Haven, Ghost World et David Boring.

Charlie Brown, 07.06.2010 à 10:33331666
SydN :
Mael :
Bien évidemment, mais très décevant comparé au génie habituel de Clowes. Et comme c'est plutôt cher et tout fin je crois qu'il vaut mieux se ruer sur l'intégrale de "Lloyd Llewellyn" qui coute certes deux fois pus cher mais est bien plus épais et à l'air vraiment alléchant !
3 désintégrateurs jaunes.


Un peu déçu moi aussi, mais tant que ça finalement. Je pense que comme toi je m'attendais à autre chose, mais en même temps j'ai justement été surpris du traitement, auquel je ne m'attendais finalement pas.
Comme toi aussi, une 2eme lecture sera certainement nécessaire pour savoir ce que j'en pense...
Après c'est la seule BD que j'ai lu ces 2 derniers mois, ca me décevrait d'être déçu dans ma déception.


Oui, faites donc ça. Allez le relire ! :o)
Parce que pour moi, c'est juste un des sommets du grand Daniel Clowes, ce bouquin !
Je l'ai acheté samedi et lu le soir même. J'ai tellement aimé que je l'ai relu dimanche !
C'est un peu la classe absolue quoi...
Mais j'y reviendrai quand j'aurai le temps...


Bicephale :
Mael :
Bien évidemment, mais très décevant comparé au génie habituel de Clowes.

Je l'ai lu il y a quelques années maintenant, lors de sa parution USA. Je me souviens de l'avoir vraiment beaucoup aimé. Sans doute le travail de Clowes que je préfère juste après David Boring (j'omets certains récits courts).


Voilà. C'est comme ça qu'il faut dire. :o)
J'ajouterais que si, à mes yeux, Ghost World est intouchable, Le rayon de la mort se hisse au niveau de Ice Haven et talonne David Boring dans mon panthéon personnel.
4 chefs-d'oeuvre pour un seul homme !
Cette fois, c'est sûr, vous avez pas fini de m'entendre faire l'apologie de Clowes en vue de l'élection du grand-prix virtuel Bulledair de l'année prochaine ! :o)

Docteur C, 06.06.2010 à 12:36331656
Bicephale :
Docteur C :

Les Éternels



Une monstruosité graphique d'une maestria époustouflante, et parfaitement unique.

Oui. La majorité du volume est encré par Mike Royer qui reste, à mes yeux, le meilleur encreur de Kirby : il suit au plus près les crayonnés originaux (à la forme très achevée), sans chercher à en atténuer ou gommer certaines des incongruités essentielles. D'autres collaborateurs, tout au long de la carrière de Kirby, ne s'en sont malheureusement pas privés (Carmine Infantino, une autre singularité du comics mainstream, aura subi le même sort chez DC dans les années 60). Tout ce qui est réalisé par le duo Kirby-Royer mérite lecture, avec en premier lieu New Gods, quand bien même les premiers numéros de la série sont encrés par l'inénarrable Vince Colletta...

Oui, c'est d'ailleurs ce Mike Royer qui signe l'introduction qui fait mouiller du nez de cette édition.

Je rebondis surtout pour proposer une vidéo qui offre un bon aperçu de la très grosse exposition Kirby au festival international de comix de Luzern en 2010.

Bicephale, 05.06.2010 à 18:29331652
Docteur C :

Les Éternels



Une monstruosité graphique d'une maestria époustouflante, et parfaitement unique.

Oui. La majorité du volume est encré par Mike Royer qui reste, à mes yeux, le meilleur encreur de Kirby : il suit au plus près les crayonnés originaux (à la forme très achevée), sans chercher à en atténuer ou gommer certaines des incongruités essentielles. D'autres collaborateurs, tout au long de la carrière de Kirby, ne s'en sont malheureusement pas privés (Carmine Infantino, une autre singularité du comics mainstream, aura subi le même sort chez DC dans les années 60). Tout ce qui est réalisé par le duo Kirby-Royer mérite lecture, avec en premier lieu New Gods, quand bien même les premiers numéros de la série sont encrés par l'inénarrable Vince Colletta...


NDZ, 05.06.2010 à 18:20331651
THYUIG :
Malgré un dessin assez fascinant par moment, la très belle utilisation des couleurs, on reste un peu à côté du déploiement de cette histoire qui se contente un peu d'aligner les poncifs liés au genre, la musique (ici le tango) racontée par le prisme de l'un de ses petits génies. On est loin du magnifique Rébétiko de Prudhomme, qui nous emballait littéralement dans le destin de ce groupe d'homme. Ici l'histoire est souvent flou, joue sur les mêmes ressorts (le doute, l'amour au sens de l'acte sexuel) et ne réussit jamais à nous convaincre. C'est pourtant bien réalisé, mais totu ça sonne un peu faux, téléphoné.


Tu exprimes certaines choses que j'ai ressenties, mais je te trouve un peu dur: il y a de belles trouvailles grapico-narratives, il y a un ou deux persos attachants. Je n'ai pas lu Rébétiko mais je veux bien te croire.

THYUIG, 05.06.2010 à 17:31331650
Malgré un dessin assez fascinant par moment, la très belle utilisation des couleurs, on reste un peu à côté du déploiement de cette histoire qui se contente un peu d'aligner les poncifs liés au genre, la musique (ici le tango) racontée par le prisme de l'un de ses petits génies. On est loin du magnifique Rébétiko de Prudhomme, qui nous emballait littéralement dans le destin de ce groupe d'homme. Ici l'histoire est souvent flou, joue sur les mêmes ressorts (le doute, l'amour au sens de l'acte sexuel) et ne réussit jamais à nous convaincre. C'est pourtant bien réalisé, mais totu ça sonne un peu faux, téléphoné.

NDZ, 05.06.2010 à 13:58331647
Camille Jourdy a selon moi réussi là où, ces derniers temps, Rabaté ou Davodeau me séduisaient mais ne m'enchantaient pas (avec les très bons Les petits ruisseaux et Le petit machin jaune pour l'un et Lulu femme nue pour l'autre). Elle propose une histoire remplie d'êtres profondément humains, mais contrairement aux deux autres (très grands) auteurs précédemment évoqués, elle mêle avec aisance et élégance, plusieurs générations et leurs problèmes de communication intra et inter génération, le tragique et le comique, la détresse et l'allégresse, la poésie et la mesquinerie. J'ai énormément apprécié le rythme narratif, mené par un découpage hors-pair, qui prends son temps, dose ses effets (merci le format trilogie) : on a des illustrations pleines pages qui temporisent, des pages qui font un peu notes de blog (qui dépassent souvent Les petits riens de Trondheim, dans leur domaine), des séquences muettes pleines d'émotion, des séquences rapides et pleines de tension. Certains diront que c'est un peu fleur bleue, certains diront que ça frôle l'anecdotique. Moi je trouve que ça sent bon la vraie vie (plus belle). A mettre aux côtés de Le combat ordinaire, à mon avis.

Docteur C, 05.06.2010 à 11:07331644
L'apprenti



Je ne sais pas quoi penser de cette bande dessinée. J'y vois l'influence pesante de l'autobiographie d'un Fabrice Neaud - du point de vue moral du diariste surtout ce qui est franchement étrange, une morale qui serait mal comprise ou déplacée. Celle d'un Renaud Camus, aussi, dans une moindre mesure. Les choix formels - surtout textuels - sont parfois apparemment maladroits (l'hypercorrection ampoulée du texte fait plus littérature du XIXème siècle qu'autre chose, j'ai pensé à Julien Sorel même, alors que l'on bute sur de grossières fautes de grammaire et d'orthographe). Mais enfin par bien d'autres aspects ça n'a rien à voir. Le dessin - de bande dessinée - le découpage, sont d'une grâce vraiment rare. D'autres considérations dont je préfère ne pas rendre compte ici me font douter à plus d'un titre face à cette bande dessinée. Mon voyeurisme me fait douter. Quoiqu'il en soit l'examen du Je est clinique, presque cruel. L'incommunicabilité y est rendue avec une violence qui n'est pas loin d'être extrême. La mise en forme - outre les réserves formulées plus haut - est indiscutablement réussie. Je ne peux pas mal juger une démarche pareille, tellement rare, et contrairement à ce que semble dire l'auteur, pas si apolitique que cela. Donc j'invite à lire et à faire connaître.

Les Éternels



Une monstruosité graphique d'une maestria époustouflante, et parfaitement unique. Un échec évident comme bande dessinée populaire - pulp - alors que l'intention d'en faire une est patente ; on finit par regarder les personnages comme des sortes de fourmis emportées. Les textes et les dialogues sont d'un grandiloquent inefficace - quoiqu'ils s'accordent parfaitement avec le reste. Les ressorts narratifs ne servent pas à grand-chose, sont souvent grossiers, et sur la fin presque inexistants, ou automatiques. L'édition est très belle, les couleurs de l'époque sont parfaitement rendues. On regrettera l'appareil critique complètement débilitant.

SydN, 04.06.2010 à 22:37331638
Mael :
Bien évidemment, mais très décevant comparé au génie habituel de Clowes. Et comme c'est plutôt cher et tout fin je crois qu'il vaut mieux se ruer sur l'intégrale de "Lloyd Llewellyn" qui coute certes deux fois pus cher mais est bien plus épais et à l'air vraiment alléchant !
3 désintégrateurs jaunes.


Un peu déçu moi aussi, mais tant que ça finalement. Je pense que comme toi je m'attendais à autre chose, mais en même temps j'ai justement été surpris du traitement, auquel je ne m'attendais finalement pas.
Comme toi aussi, une 2eme lecture sera certainement nécessaire pour savoir ce que j'en pense...
Après c'est la seule BD que j'ai lu ces 2 derniers mois, ca me décevrait d'être déçu dans ma déception.

Mael, 04.06.2010 à 16:57331633
Xavier :
Mael :
Et comme c'est plutôt cher et tout fin je crois qu'il vaut mieux se ruer sur l'intégrale de "Lloyd Llewellyn" qui coute certes deux fois pus cher mais est bien plus épais et à l'air vraiment alléchant !


Mouais. "Lloyd Llewellyn", c'est quand même pas top-top, et l'épaisseur du bouquin est principalement due à un papier type "Pinocchio" -- comprendre par là du super épais, limite carton, pas forcément essentiel pour la chose.


Ok je ne l'ai même pas feuilleté hein, je penseais juste que c'était un vrai pavé du coup je serai encore déçu halala...

Bicéphale : David Boring est à mes yeux le chef do'euvres de Clowes, talonné par Ghost World, Ice Haven et Comme un gant de velour. Le Rayon de la mort m'a juste paru très prévisible et ennuyé, en fait il me fait un peu penser à ton avis sur Wilson (que je n'ai pas lu). Disons que quelque chose comme "Pussey" était anecdotique mais globalement intéressant et plaisant, avec le Rayon de la mort j'étais vraiment embêté. Ce n'est peut-être du qu'à une grosse déception par rapport à ce que j'en attendais, je devrais peut-être le relire (je le relirai de toute façon, comme tout mes Clowes !)

Bicephale, 04.06.2010 à 15:51331631
Mael :
Bien évidemment, mais très décevant comparé au génie habituel de Clowes.

Je l'ai lu il y a quelques années maintenant, lors de sa parution USA. Je me souviens de l'avoir vraiment beaucoup aimé. Sans doute le travail de Clowes que je préfère juste après David Boring (j'omets certains récits courts).

Par contre, je viens de lire Wilson. Et là, déception intense. Comme si quelque chose s'était figé dans l'univers figé de Clowes. Quelque chose sur lequel j'ai, pour l'instant, du mal à mettre le doigt. Une seconde lecture me permettrait peut-être d'y voir plus clair.

Xavier, 04.06.2010 à 14:29331629
Mael :
Et comme c'est plutôt cher et tout fin je crois qu'il vaut mieux se ruer sur l'intégrale de "Lloyd Llewellyn" qui coute certes deux fois pus cher mais est bien plus épais et à l'air vraiment alléchant !


Mouais. "Lloyd Llewellyn", c'est quand même pas top-top, et l'épaisseur du bouquin est principalement due à un papier type "Pinocchio" -- comprendre par là du super épais, limite carton, pas forcément essentiel pour la chose.

Mael, 04.06.2010 à 13:37331628
Bien évidemment, mais très décevant comparé au génie habituel de Clowes. Et comme c'est plutôt cher et tout fin je crois qu'il vaut mieux se ruer sur l'intégrale de "Lloyd Llewellyn" qui coute certes deux fois pus cher mais est bien plus épais et à l'air vraiment alléchant !
3 désintégrateurs jaunes.

NDZ, 01.06.2010 à 21:16331591
Aba Sourdi :
Ouais moi y'a que les dialogues que j'ai pas trop aimé donc c'est cohérent avec mes goûts, tout est normal.


Attends, c'est très subjectif. Les dialogues et les pauses m'ont fait penser à Le tricheur, mais ça n'engage que moi.

Mael, 01.06.2010 à 15:24331586
chrisB :
Et Romain Slocombe nous livre-t-il un Martin Luther King en pleine séance SM ?

Ha oui je l'avais oublié lui, non c'est de la pure biographie courte en dessin réaliste sans grand intérêt, du sous oncle Paul. Il y a aussi Johanna Schipper (hésitante) et le très bon illustrateur Marcellino Truong. Après c'est les scénarios qui sont modérément passionnants mais c'est une curiosité pour le moins curieuse et amusante.

Aba Sourdi, 01.06.2010 à 15:10331585
Ouais moi y'a que les dialogues que j'ai pas trop aimé donc c'est cohérent avec mes goûts, tout est normal.

NDZ, 01.06.2010 à 14:48331584
Bon c'était le truc branchouille a lire il y a quelques semaines... le temps que ca arrive dans mes paluches, a 50% et neuf, le voilà.

Tu as trouvé séduisante l'idée que MA Matthieu a exposée dans Le Dessin: explorer durant toute une vie une image, une seule, et la richesse de ses détails, les millions d'histoires qu'elle peut raconter et tout le reste? Tu seras ravi.

Tu aimes les dialogues à la Ruppert&Mulot, avec des "fais pas chier", "j'la bute et puis c'est tout", "elle est bonne mais elle n'est plus très fraîche". Tu seras ravi.

Tu aimes Chris Ware, son dessin de maniaque, ses obsessions des maniaque, sa vision pessimiste de la vie. Tu seras ravi.

Greg Shaw propose un OVNI. Une BD ou il exploite à fond l'idée d'exploration d'une image à travers 1000 images. L'idée d'espace (un lieu) et de temps (un jour) traité comme par un voyeur qui regarde un petit monde à travers une longue-vue de point de vue panoramique, à 2 euros les 2 minutes. La passe à pas cher pour s'envoyer en l'air.

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