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Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Mr_Switch, 18.11.2017 à 15:21367025
Le dessin organique de Solé fait merveille pour illustrer le monde de l'abeille. Solé s'autorise quelques blagounettes hors-sujet qui permet de donner de la vie à l'ouvrage. Ca permet aussi que le personnage-interface ne soit pas qu'un simple conférencier (cf l'ouvrage sur le tatouage). Les textes contextuels cohabitent avec ce qui constitue le texte, ce qui évite la monotonie.
Tout ça va parfois jusqu'au fatras, ce qui a son charme mais ce qui amène aussi à quelques maladresses. Le livre fonctionne plus par succession de tableaux que par véritable séquentialité. Et justement certains tableaux s'enchainent bizarrement (donnant l'impression ne pas avoir été toujours pensé dans cet ordre. Avec quelques répétitions apparemment involontaires).

L'ouvrage traite plus de l'abeille que de ses antagonistes. Ce n'est pas un manquement : le titre du livre ne prétend pas autre chose. Pourtant, un aparté au milieu de livre, qui promet les sujets qui fâchent sème le doute, puisque ceux-ci n'arrivent qu'en fin-fin de bouquin.

Enfin, bref. Un livre malgré tout plus copieux qu'il n'en parait. Je ne suis pas déçu. (rien que pour la couverture, j'étais content de mon achat)

crepp, 12.11.2017 à 18:21366988




En fait c'est pas si facile à trouver une bonne BD de SF. Il s'en sort plus que bien Jérémy Perrodeau. C'est beau loin d'être con. Le seul bémol: trop de planches où l'on voit nos héros marcher, car ils marchent hein .... beaucoup.
4 planètes.

Mael, 09.11.2017 à 13:07366966
Glotz :
Mael :
nous sommes loin d'avoir une bulleaffinité délirante

Euh 77,5% de mon côté c'est beaucoup.


Tiens, moi ça me dit 68.4% (mais en tous les cas ça reste éloigné d'un accord complet sur toi, de fait on a lu beaucoup de livres communs vu que nos livres sont tous aux mêmes endroits).

lanjingling, 09.11.2017 à 2:38366962
Thierry :

et l'année de ma naissance fut exceptionnelle, comme il se doit

Oui, mais c'est comme pour les B.D., ta conception remonte à l'année précédente :)

lanjingling, 09.11.2017 à 2:29366961
J'ignore comment se présente cet album.
Est-ce une intégrale des Hauts de pages ? Sont-ils tous si bons qu'ils méritaient cette pléiadisation ?
Je trouve qu'une sélection des gags indépendants (du contexte, je ne parle pas de B.D. indé :), plus quelques-uns témoigant du Spirou de l'époque (avec explications) aurait été un bien meilleur choix.
Ici, c'est manifestement un livre pour fans absolus de Yann-et-Conrad (qui, s'ols se repectent, ont tous les Spirou de l'époque), ou basse commercialisation pour nostalgiques.
J'appuye (conjugaison hétérodoxe, en hommage au retour de Thierry) mes dires.
Il y a de ces Hauts de pages tout au long de cette page.
Examinons les un-à-un.(L'été dernier, j'ai classé mes vieux Spirou, les HdP et leur contexte sont encore asez frais pour moi.)
Le premier, Papyrus fume une clope, n'a pas d'intérêt si l'on ne sais pas que Papyrus était l'une de leurs têtes de Turcs, sur lequel il tapaient régulièrement, de là un running-gag cruel (et assez amusant).
Le suivant, pareil, le lombric était un de leurs personnages fétiches et récurrents.
Le suivant, la planche montrait une tension dramatique de Papyrus avec un naja, détruite par le gag.
Puis, "Péchés de vieillesse" réfère la collection "Péchés de jeunesse", inaugurée par Franquin (à son corps défendant?), et le vieux est Mittéï, une autre de leurs têtes de Turcs.
Ensuite, le Flagada, dont ils se moquaient souvent, mais avec des gags proches de la série (y compris les calembours de Degotte), je ne peux m'empcher d'y voir une complicité tacite vec l'auteur, c'est en tous cas bien moins violent qu'envers Papyrus ou d'autres, comme les Galaxiens (gaga suivant), qu'ils accusaient régulièrement de plagiat des Schtroumpfs.
Puis, encore une critique de Mittéï, suivie de deux références au Trombone Illustré.
Ensuite, un gag "I", sur la paresse ou le fumisme de certains auteurs (scénaristes), et deux références internes (dont une attaque directe de Monsieur Dupuis).
Enfin un autre rappel du Trombone, une auto-parodie (pour un album paru chez un autre éditeur), et une autre de leurs victimes fréquentes Yoko Tsuno "la planchette japonaise" (comprend qui peut).
Bref, sans une explication pour quasi chaque gag, cet album n'a pas grand intérêt, et je peux concevoir les notes de Mael et Glotz.

Sinon, la collection "Péchés de jeunesse" dont Yann-et-Conrad se fichaient comme du recyclage de fonds de tiroirs a été je pense la première collection patrimoniale franco-belge chez un grand éditeur.


Glotz, 09.11.2017 à 0:17366960
D'ailleurs on notera que Gorgonzola (i.e. Maël) a consacré 3 de ses 4 dossiers historiques à Viper (années 1980), Artefact (années 80) et aux “fanzineux disparus des années 1980” (années 80 donc)—l'autre étant Poirier.

Glotz, 08.11.2017 à 23:55366959
Pierre :
Pour en revenir aux Hauts de pages, je ne suis pas d'accord pour retenir le simple critère éditorial pour l'évaluation d'un album !?

C'est simple : en ce qui me concerne, pour les projets patrimoniaux, le contenant a une grande importance. Les Hauts de pages sont un projet “méta” dès le départ, les présenter sans aucune contextualisation sérieuse est aberrant. Dans le même ordre d'idée, le recueil des illustrations d'éditos de Fluide glacial paru récemment sans aucune explication sur le contenu des éditos est pour le moins désarçonnant.

Sinon j'adhère globalement à ton analyse de la BD des années 80. Il y a du bon (des Cahiers de la BD, à Altan en passant par le renouveau de la BD de super-héros). Et il y a dérives de la ligne claire et "le grand retour de l'aventure" et les tombereaux de BD historico-culs ou de pseudo-Mœbius nulles qu'il a généré. Mais les seconds occupaient tout de même bien plus l'espace et le mainstream 80s est clairement bien plus merdique à mon sens que le mainstream 70s ou fin 90s (histoire de d'éviter de chercher d'autres jugements lapidaires ;) ).

Mael :
nous sommes loin d'avoir une bulleaffinité délirante

Euh 77,5% de mon côté c'est beaucoup.

Mael, 08.11.2017 à 17:45366950
Certes certes mais ça date de 2010 (certes j'étais majeur et déjà assidu mais ma découverte d'Artefact est postérieure par ex) ! Et ça reprend une analyse classique (un peu mythifiée) de l'horreur des 80's avec les alternatifs explosant dans les 90's. Depuis j'ai découvert pas mal de choses et je suis plus sceptique sur cette légende. Mais l'idée n'est pas "ha tout ce qui se produit dans les 80's était terrible" mais que la face visible et massive de la BD était des journaux se cassant la gueule n'étant plus que l'ombre d'eux-même, une domination du mainstram franco-belge historique-vécu et une émergence d'un nouveau truc palpitant qui n'était pas encore là pour remplacer le boom des 70's. Mais ça peu se recalquer aujourd'hui sur certains points certainement (d'où le fait que c'est sans doute un peu mythifié), ça ignore quand même ce qui explosait dans les comics à cette période et fait de Futuro un côté trop "phare dans la nuit" alors qu'il y avait aussi du pas bon et surtout qu'ils n'étaient pas totalement seuls (mais bon, Artefact meurt en 86, les tentatives de revues comme Viper ou, moins palpitant avec de bons trucs, Ice crimmes, ne tiennent pas, Zoulou c'est quand même très daté - et pareil ça meurt vite).

Mais en gros il s'agit de parler d'une production dominante qui était en effet globalement celle de la BD d'aventure historique à gros nichon de manière écrasante (même le franco-belge humoristique était pâlichon). Mais ça ne fait pas de moi un détesteur des 80's, ni des hauts de page de Yann & Conrad.

Pour 89 Glotz évoquait sans doute ma naissance :p (blague à part on peut avoir trouvé une année des 80's particulièrement mauvaises sans jeter l'ensemble mais là j'en sais rien, j'hypothèse).

Thierry, 08.11.2017 à 17:19366948
Glotz :
Un principe de base de l'historien, c'est justement d'expliquer le passé, ce qui passe par la contextualisation. Or là on se retrouve avec un album nullissime, un foutage de gueule d'autant plus triste que Dupuis sait faire de bonnes intégrales contextualisées (est-ce eux qui ont refusé de le faire ? ou Yann et Conrad qui ont imposé Dargaud ?). Ma note est liée à ça, avec un malus lié à la déception d'un recueil attendu depuis des années.

Pour le reste je te conseille cette page qui permet de trier les bullenotes attribuées par les Bulledairiens et ainsi de se départir de pas mal de préjugés (sur 171 bandes dessinées des années 1980 bullenotées, j'ai attribué 40% de 4 étoiles ou coups de cœur).

le gadget en question est instructif.
1989 fut la pire année des années 80 (pour moi)
mais les années 94, 95, 98 et 2001 furent encore pire
comme quoi
et l'année de ma naissance fut exceptionnelle, comme il se doit

Pierre, 08.11.2017 à 16:41366947
Mael :

Je suis surpris de voir surgir une détestation ranolienne supposée des Rannou. Même s'il est vrai qu'on est né dans les 80's (enfin moi plutôt 90's vu que je suis de 89 donc en "cycle" ça me projette hors des années 80) et qu'on a donc grandi avec des BDs où sortant dans notre enfance ou ayant appartenu à nos parents (des Spirou, Pif puis des Fluide des 70's donc, expliquant une absence de rapport nostalgique aux 80's) mais bon. Pas tant que ça. Je ne connaissais pas l'outil statistique (j'ignorai qu'on pouvait choisir plusieurs années, ou alors tu as fait les 10 une à une ?) mais si je peux en effet dire que je trouve les Spirou des 80's moins bons (et Yann et Conrad aussi, vu leurs commentaires) je ne crois pas avoir une quelconque haine des 80's.


Ouf ! Après une rapide recherche, il s'avère que je ne l'ai pas inventé ! Ainsi, toi-même dans ce sujet, le 5 mai 2010:

Mael :

La BD des années 80 a été une horreur


Et ailleurs, c'est Glotz dont je retiens l'assertion selon laquelle "...un album d'une nullité crasse qui illustre avec brio la théorie selon laquelle 1989 est l'une des pires années pour la bande dessinée grand public francophone" (je veux bien qu'il y ait une certaine part de private joke dans cette déclaration mais je peux citer d'excellents albums parus cette année-là).

Mael, 08.11.2017 à 16:13366945
Addendum : Quand j'étais lycéen et découvrait la BD alternative j'avais achetés des cartons entiers de Futuro déstockés, c'était une découverte fabuleuse, bon une grosse partie était moyenne, mais du coup là c'est total 80's et j'ai du quand même en bullenoter un paquet positivement. Bref d'où sort cette idée sur les 80's ? Certes ces années étaient "creuses" en terme de production, dominées par un mainstream circusien mais bon, il y a eu la même chose dans les 90's. A titre perso c'est sur qu'aimant les Spirou et Pif des 6-70's, les 80's sont moins bien (même si Broussaille, etc.).

Mais bon, c'est aussi pleins d'autres choses que j'aime bien je crois (notamment dans les zines, les éditions Artefact, etc.).

Mael, 08.11.2017 à 16:06366944
Magnifique ce Gaston incompréhénsible.

Je suis surpris de voir surgir une détestation ranolienne supposée des Rannou. Même s'il est vrai qu'on est né dans les 80's (enfin moi plutôt 90's vu que je suis de 89 donc en "cycle" ça me projette hors des années 80) et qu'on a donc grandi avec des BDs où sortant dans notre enfance ou ayant appartenu à nos parents (des Spirou, Pif puis des Fluide des 70's donc, expliquant une absence de rapport nostalgique aux 80's) mais bon. Pas tant que ça. Je ne connaissais pas l'outil statistique (j'ignorai qu'on pouvait choisir plusieurs années, ou alors tu as fait les 10 une à une ?) mais si je peux en effet dire que je trouve les Spirou des 80's moins bons (et Yann et Conrad aussi, vu leurs commentaires) je ne crois pas avoir une quelconque haine des 80's.

J'ignorai aussi la note de Glotz, bon je ne suis pas surpris (même si nous sommes loin d'avoir une bulleaffinité délirante en fait). Pour le coup j'aime noté un édition et pas qu'un contenu, bulledair n'est pas bedetheque donc c'est plus périlleux vu qu'il n'y a qu'une édition par contenus mais cela diffère si ce qu'il y a autour change beaucoup. Et pour le coup là on avait affaire à une réédition se voulant patrimoniale, assez onéreuse, qui n'avait quasi aucun intérêt faute de mise en contexte. C'est bien dommage et inutile, ça en fait un mauvais livre et ma bullenote sert à en déconseiller l'achat, que ce soit le contenant ou le contenu importera peu au fond, si quelqu'un voix les notes il se dire "tiens, quelque chose clive dans ce livre, je ne vais peut-être pas l'acheter les yeux fermés", voire demander des précisions sur les raisons de la note sur le forum.

Mr_Switch, 08.11.2017 à 15:54366943
(« (A suivre) chez Futuro », joli lapsus)

Il me semble que les Hauts de Page sans mise en contexte, ça enlève quand même un gros intérêt (Il s'agit de gags en réaction, parfois à la planche même placée en dessous originellement).

Quand tu m'as fait découvrir les Hauts de Page, il y a bien trois lustres, on en profitait pour débattre du contexte de chaque. Donc même si les frères exagèrent (je n'ai jamais pu feuilleter le bouquin : il a vite disparu), tu ne peux pas nier l'importance du contexte.

J'en profite pour vous montrer la quatrième plat de la dernière édition de Gaston (mais pas si récente : 2009)

Voilà, voilà. Il s'agit bien d'un gag prévu par Franquin pour une 4 de couv. Sauf que le contexte a été retiré, n'étant plus d'actualité. Et au final, on a cette horreur incompréhensible.

Pierre, 08.11.2017 à 15:32366942
Désolé, je ne veux pas faire de procès d'intention, à propos de cette détestation de la bd des années 80 je me réfère au souvenir de propos tenus sur le forum et non pas à une analyse statistique de l'évaluation des albums parus entre 1981 et 1990. Mais peut-être les ai-je imaginés (ma mémoire peut me trahir, ce ne serait pas la première fois) ?

Par contre, s'ils ont bien été tenus ces propos (lapidaires), il faudrait s'entendre sur ce que toi ou Maël (si ce n'est toi, c'est donc ton frère), entendez par "années 80" : un album paru en 1981 relevait encore pour partie des années 70, alors que certains albums parus en 1990 avaient déjà un pied dans l'esthétique de la décennie suivante. Il y a certainement eu une crise de la bd dans les années 80 des dérives esthétisantes, des concessions à la mode (chez les Humanos notamment), l'exploitation d'un filon (historique, cul...), une stagnation chez les éditeurs "classiques" (Dupuis, Dargaud-Lombard). Des dérives mais que l'on retrouveraient aussi bien dans les décennies suivantes, mais aussi des expérimentations passionnantes (dans Métal Hurlant, (A SUIVRE) chez Futuro) qui portent en germe ce que l'on appelera plus tard la "nouvelle bd".

Au passage, un axe que je trouve intéressant pour analyser les années 80 et qui les singularise, c'est que nous étions encore "En pleine guerre froide" (pour paraphraser le titre d'un album de ces années-là, souvent censuré en bibliothèque à cause de sa couverture jugée obscène). C'est très prégnant dans l'univers d'auteurs importants de cette époque-là, à la fois pour l'idéologie que pour l'esthétique. A creuser ...

Pour en revenir aux Hauts de pages, je ne suis pas d'accord pour retenir le simple critère éditorial pour l'évaluation d'un album ! On juge le contenu ou le contenant ? Peut-être n'ai-je rien compris au système de notation depuis l'origine du site, alors il faudra que je révise tout mon système de valeur: je n'ai jusqu'ici pris en considération cet aspect sans quoi cela reviendrait par mon évaluation à déconseiller 90% des albums publiés en français.

Pour finir une précision: quand je faisais référence à votre qualité d'historien c'est justement parce que vous me sembliez plus à même de juger de l'intérêt des Hauts de pages et de les évaluer sans recourir au lourd apparat critique nécessaire au néophyte. A quoi se réduisent les Hauts de pages en tant qu'oeuvre, à travers cette unique étoile ?

Glotz, 08.11.2017 à 14:22366941
Un principe de base de l'historien, c'est justement d'expliquer le passé, ce qui passe par la contextualisation. Or là on se retrouve avec un album nullissime, un foutage de gueule d'autant plus triste que Dupuis sait faire de bonnes intégrales contextualisées (est-ce eux qui ont refusé de le faire ? ou Yann et Conrad qui ont imposé Dargaud ?). Ma note est liée à ça, avec un malus lié à la déception d'un recueil attendu depuis des années.

Pour le reste je te conseille cette page qui permet de trier les bullenotes attribuées par les Bulledairiens et ainsi de se départir de pas mal de préjugés (sur 171 bandes dessinées des années 1980 bullenotées, j'ai attribué 40% de 4 étoiles ou coups de cœur).

Pierre, 08.11.2017 à 13:04366940
SeBso :
lanjingling :
Les mauvaises notes signifient-elles que ces hauts de pages sont mauvais, que, réunis en albums, ils sont indigestes, qu'ils ont mal vieilli, que, séparés de leurs pages de référence, ils sont incompréhensibles ?


Ces Hauts de page sont absolument excellents. Mais il est préférable d'avoir une vague connaissance des séries qui étaient publiées dans Spirou à l'époque (fin des années 70, début des années 80). Et, surtout, le travail éditorial de ce livre est absolument lamentable : aucune mise en contexte, les textes sont repris d'une précédente édition (partielle) de ce livre publiée il y a plus de 10 ans (et donc plus du tout adaptés).
Il arrive souvent que Dargaud ne soigne pas beaucoup ses intégrales mais là cela atteint des sommets de je m'en foutisme.


La détestation des frères Rannou pour la bande dessinée des années 80 est un fait bien connu ici, quoi qu'il demeure pour moi une énigme (mais comme c'est la décennie qui les a vu naître, peut-être y a-t-il une explication d'ordre psychanalitique à explorer: tuer la mère ?). Cela m'interepelait au point qu'il y a quelques années, j'avais même pensé ouvrir un sujet consacré aux meilleurs bandes dessinées sorties durant cette période (car il y en a d'excellentes).

Les hauts de pages du journal de Spirou par Yann et Conrad sont un chef d’œuvre d'humour noir, de mauvais esprit systématique, de virtuosité graphique et finalement une analyse implacable de la déliquescence qui affectait la bande dessinée franco-belge classique en bout de course. Cela basé sur une fine connaissance de l'histoire de cette bande dessinée. Seuls le talent graphique et le brio des textes ici mis en œuvre rendent légitime la liquidation de cet héritage passé au karcher de l'esprit irrévérencieux de Hara-kiri où seul le Maître Franquin sort indemne (mieux, ils les a ouvertement adoubés).

La possibilité de ce évènement (la critique d'un journal pour la jeunesse en son sein même par deux trublions incontrôlables) est aussi mystérieuse que la détestation évoquée plus haut (de page). En dehors du contexte qui les a vu naître, les Hauts de pages sont aujourd'hui quasi incompréhensibles certes - même si l'ouvrage mentionné en bullevignette (que j'ai feuilleté rapidement il y a quelques mois) tâche de resituer les choses le mieux possible ; je comprends qu'on y soit indifférent ou même hostile. Mais de là à leur attribuer une note revenant à dire qu'il s'agit-là de quelque chose de "mauvais" je trouve que c'est dommage (surtout pour de la part d'historiens de la bd).

NDZ, 08.11.2017 à 12:38366939
[fables_paniques : album sans vignette] Est-ce que quelqu'un l'a lu? J'avoue que je n'ai aimé aucun des livres scénarisés par le bonhomme... mais que là, je suis tenté. La pub de DP sur ActuaBD ne m'a même pas dégoûté... Merci de vos lanternes.

crepp, 07.11.2017 à 17:19366931




Histoire de Pierre, étudiant en architecture, qui a un rapport très fort avec une œuvre d'un architecte. Il décide d'aller voir le bâtiment aux thermes de Vals en Suisse.
Première BD de Lucas Harari. Si je décris la BD je vois pas mal de qualités : un trait, une mise en couleurs (mon point préféré), une intrigue aussi. Pourtant la BD est terminée depuis très peu et il ne me reste rien de la lecture car il me manque des émotions.

2 pierres

lanjingling, 05.11.2017 à 11:19366909
Oui, bon, mon clavier a trahi ma pensée, mais tu avais compris l'idée :)

Mael, 05.11.2017 à 11:00366908
Pas un coup de coeur, l'inverse ! Mais oui dans l'idée ^^

lanjingling, 05.11.2017 à 2:52366906
J'ai les Spirou de l'époque (fin 1980-fin 1981), et ces Hauts de pages font parfois référence non à une série mais à la planche située juste en dessous, et le gag est en effet incompréhensible si on ne la connait pas.
Donc, je comprends, SeBso a mis un coup de coeur aux Hauts de pages, Mael à l'album.

SeBso, 04.11.2017 à 19:01366904
lanjingling :
Les mauvaises notes signifient-elles que ces hauts de pages sont mauvais, que, réunis en albums, ils sont indigestes, qu'ils ont mal vieilli, que, séparés de leurs pages de référence, ils sont incompréhensibles ?


Ces Hauts de page sont absolument excellents. Mais il est préférable d'avoir une vague connaissance des séries qui étaient publiées dans Spirou à l'époque (fin des années 70, début des années 80). Et, surtout, le travail éditorial de ce livre est absolument lamentable : aucune mise en contexte, les textes sont repris d'une précédente édition (partielle) de ce livre publiée il y a plus de 10 ans (et donc plus du tout adaptés).
Il arrive souvent que Dargaud ne soigne pas beaucoup ses intégrales mais là cela atteint des sommets de je m'en foutisme.

Mael, 04.11.2017 à 16:01366903
Pour ma part cela allie le manque de contexte (on comprend mal de quoi ils parlent en effet) et le travail d'édition assez lamentable (quasi rien, et l'absence de contexte ça rentre là dedans).

lanjingling, 04.11.2017 à 12:38366902
Les mauvaises notes signifient-elles que ces hauts de pages sont mauvais, que, réunis en albums, ils sont indigestes, qu'ils ont mal vieilli, que, séparés de leurs pages de référence, ils sont incompréhensibles ?

Glotz, 03.11.2017 à 15:33366894
Pierre :
Dans le premier point, il dit avoir emprunté ouvertement aux codes du polar.

Dans le deuxième point, il raconte s'être inspiré des Thermes de Vals (en Suisse), un lieu qu'il a visité adolescent et dont l'architecture l'avait impressionné.

Pour un polar fantastique qui se passe dans les thermes de Vals, c'est rassurant :)

il paie sa dette à la bd franco-belge (Hergé, Chaland, Benoit) et à l'underground américain (Burns, Clowes et Ware), reconnaissant aux premiers leur "feinte naïveté" au second, leur "étrangeté paranoïaque".

En effet.

crepp, 03.11.2017 à 15:18366893



Je suis jamais trop chaud pour des albums que l'on commande à l'auteur, mais là c'est tout simplement somptueux.
coup de cœur.

Pierre, 03.11.2017 à 14:16366891
Glotz :
Pierre :
Non. Il y a une interview de lui dans Canal BD (j'ai de ces lecture !), je vais y jeter un oeil si tu veux.

Si tu y trouves des choses qui te sembles intéressantes n'hésite pas. J'ai voulu t'épargner cette tâche en m'aventurant sur le site de Canal BD mais je n'ai pas trouvé le lien de téléchargement du magazine.


En fait, c'est pas grand chose, un truc du genre "3 questions à". Ce qui donne:

Dans le premier point, il dit avoir emprunté ouvertement aux codes du polar.

Dans le deuxième point, il raconte s'être inspiré des Thermes de Vals (en Suisse), un lieu qu'il a visité adolescent et dont l'architecture l'avait impressionné.

Dans le dernier point, il explique avoir été formé dans une école d'art aux différentes techniques de reproduction (dont la sérigraphie), qui se retrouve dans l'utilisation des à-plats, enfin à propos des cernes noirs entourant les à-plats, il paie sa dette à la bd franco-belge (Hergé, Chaland, Benoit) et à l'underground américain (Burns, Clowes et Ware), reconnaissant aux premiers leur "feinte naïveté" au second, leur "étrangeté paranoïaque".

Glotz, 02.11.2017 à 20:38366882
Pierre :
Non. Il y a une interview de lui dans Canal BD (j'ai de ces lecture !), je vais y jeter un oeil si tu veux.

Si tu y trouves des choses qui te sembles intéressantes n'hésite pas. J'ai voulu t'épargner cette tâche en m'aventurant sur le site de Canal BD mais je n'ai pas trouvé le lien de téléchargement du magazine.

Mr_Switch, 02.11.2017 à 18:43366881
En plus de ceux de ce bouquin, il y a donc ceux du livret bonus normalement et il y a l'Homme-Autruche. Donc des strips vraiment inédits, il y en a peu.
Il n'y a bien sûr pas celui qui est en dos des Archives Stanislas :)

Comme je n'ai que l'édition des Rêveurs, je n'ai jamais pu comparer.

Pierre, 02.11.2017 à 17:35366878




Je découvre cela fort tard - un coup de cœur sur un coup de tête, dans un bac à solde chez Gibert. Et j'ai trouvé ça très frais cette série de strips humoristico-fantaisistes. Cela m'a fait songer à Chaland, mais le cynisme en moins.

Savez-vous combien la réédition des Rêveurs apporte de strips en plus ?

Pierre, 02.11.2017 à 17:30366877
Glotz :
J'ai bien aimé l'ambiance et les décors sans trop arriver à me passionner pour les personnages. Quelqu'un avait entendu parler de ce Lucas Hariri avant ?


Non. Il y a une interview de lui dans Canal BD (j'ai de ces lecture !), je vais y jeter un oeil si tu veux.

Glotz, 31.10.2017 à 13:30366863
J'ai bien aimé l'ambiance et les décors sans trop arriver à me passionner pour les personnages. Quelqu'un avait entendu parler de ce Lucas Hariri avant ?

jmmelo, 30.10.2017 à 12:25366857
beuzno :
chez "les impressions nouvelles" apostolides et giard renouvellent l'expérience de "konoshiko" (je ne l'ai pas lu)

titre : "les robots aussi croient à l'amour fou"
c'est entre bd et illustrations ou plutôt ce sont des dessins illustrés par une histoire

thème : un robot développe des sentiments
une réussite


Oui, une réussite.

jmmelo, 30.10.2017 à 12:24366856
beuzno :
chez "les impressions nouvelles" apostolides et giard renouvellent l'expérience de "konoshiko" (je ne l'ai pas lu)

titre : "les robots aussi croient à l'amour fou"
c'est entre bd et illustrations ou plutôt ce sont des dessins illustrés par une histoire

thème : un robot développe des sentiments
une réussite


Oui, une réussite.

beuzno, 29.10.2017 à 23:43366854
chez "les impressions nouvelles" apostolides et giard renouvellent l'expérience de "konoshiko" (je ne l'ai pas lu)

titre : "les robots aussi croient à l'amour fou"
c'est entre bd et illustrations ou plutôt ce sont des dessins illustrés par une histoire

thème : un robot développe des sentiments
une réussite

beuzno, 29.10.2017 à 23:06366853
à mon avis, il repart de pages blanches
je n'ai pas retrouvé de pages où le nombre et la taille des cases étaient identiques

lanjingling, 29.10.2017 à 11:55366849
Une sorte de palimpseste, ou bien il repart de pages blanches ? Il n'y a rien dessus sur le site de l'éditeur.

beuzno, 28.10.2017 à 11:27366847
chez fidèle éditions, un petit livret agrafé de jérôme dubois "cité ruine", dans lequel il redessine des histoires courtes, parues dans "nicole", après une catastrophe;
il n'y a donc plus de personnages et les décors sont bien abimés
ce n'est pas évident; je n'arrive pas bien à relier les cases des deux histoires

en me relisant, je me demande si c'est agréable de paraître dans nicole?

crepp, 25.10.2017 à 16:42366809




Nous sommes en 1783, la misère frappe l’Islande, le Danemark vole le peu de richesse qu’elle peut produire. Dans cette nature hostile un volcan se réveille, une famille fuit pour s’en sortir, mais seul un jeune enfant va vivre, il se nomme Grimr.
Jérémie Moreau nous raconte un conte. On y retrouve des personnages forts, simples, cruels, vivants. On y retrouve une quête celle qui ne doit pas être oubliée. On y retrouve surtout la beauté incroyable de l’Islande, à la fois magnifique et cruelle.
J'entends souvent parler de "souffle épique", la plupart du temps il n'en restera tout au plus qu'une simple bourrasque, mais pas avec cette saga.
4/5

Remedium, 24.10.2017 à 13:59366803
beuzno :
si on veut vraiment être plombé par ce sujet, lire "les contes noirs du chien de la casse" de Remedium chez "des ronds dans l'o"


Oh, plombé, plombé... Il faut juste éviter de le lire par une soirée pluvieuse après avoir pris un valium, quoi. ^^

lanjingling, 21.10.2017 à 2:19366780
Non, c'est juste que je n'ai pas vraiment fait mon miel de ce que j'ai déjà butiné dans cette collection qui fait le buzz, dans laquelle il y a alternativement du bon et du mauvais, de vraies montagnes-ruches, mais comme je me pique d'en connaitre un rayon en entomologie, un avis me plairait

Mr_Switch, 20.10.2017 à 11:07366778
Une vraie petite teigne Varroa !

Le PBE, 20.10.2017 à 8:25366773
lanjingling :
Il est où, ton verdict ?

C'est un ton mielleux ou une petite pique ?

lanjingling, 20.10.2017 à 4:13366770
Il est où, ton verdict ?

Mr_Switch, 19.10.2017 à 21:30366767

Pierre, 18.10.2017 à 11:54366760
beuzno :
suis-je encore plus "bon public" que d'ordinaire ?
en cette rentrée, j'ai plein de coups de coeur


dans un futur lointain, les hommes cherchent à percer le mystère de l'évolution de la vie sur terre; ils lancent le processus en accéléré sur une planète ...
critique de l'influence néfaste de l'homme sur la nature
c'est intelligent et c'est beau.


On est dans quelque chose qui rappelle les Maîtres du temps, 2001 et la Planète des singes. Mais je n'ai rien compris. Je n'étais sans doute pas suffisamment concentré. Il faudra que je le relise à tête reposée.

beuzno, 15.10.2017 à 22:43366749
et aussi :

[yeux_vu : album sans vignette]


beuzno, 15.10.2017 à 19:11366748
suis-je encore plus "bon public" que d'ordinaire ?
en cette rentrée, j'ai plein de coups de coeur


dans un futur lointain, les hommes cherchent à percer le mystère de l'évolution de la vie sur terre; ils lancent le processus en accéléré sur une planète ...
critique de l'influence néfaste de l'homme sur la nature
c'est intelligent et c'est beau

[petite_couronne : album sans vignette]
gilles rochier raconte sa banlieue : c'est rude mais quel humour!
allez, une petite citation "Putain! j'te jure, en ce moment, même ma bagnole me donne envie de voter Le Pen"

si on veut vraiment être plombé par ce sujet, lire "les contes noirs du chien de la casse" de Remedium chez "des ronds dans l'o"

[beverly : album sans vignette]
raconte le malaise de la classe moyenne américaine
c'est déprimant, mais c'est très bon
à la Chris Ware, qui recommande chaudement cette bd

lanjingling, 14.10.2017 à 14:17366733
lldm :

ok
vu qui tu choisis comme fin analyste de la Révolution,

Ouh, la mauvaise foi; tu as tronqué la seconde ppartie de ma phrase : "je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec Clemenceau"( qui a de plus lancé cette phrase pour raisons politique, et n'y croyait lui-même pas vraiment.)

lldm, 14.10.2017 à 14:09366731
lanjingling :
(Je trouvais mon image de la clinique plus amusante.)

(C'était une boutade de ma part, j'avais bien entendu ton propos.)

(Ceci dit, Clemenceau l'a exprimé sous la forme la plus radicale -"La Révolution est un bloc"-, on peut considérer qu'il y a un lien entre l'ouverture du Louvre et la Terreur


ok
vu qui tu choisis comme fin analyste de la Révolution, je comprends pourquoi on ne place pas du tout au même endroit le sens du mot boutade. Cette conversation a toutes les chances de partir en couilles.

beuzno, 14.10.2017 à 9:54366729
la prochaine bd éditée par le Louvre/futuro serait de Tayou Matsumoto
alors là! il n'y a plus de pitié qui tienne! je vais me régaler

lanjingling, 14.10.2017 à 1:30366727
(Je trouvais mon image de la clinique plus amusante.)

(C'était une boutade de ma part, j'avais bien entendu ton propos.)

(Ceci dit, Clemenceau l'a exprimé sous la forme la plus radicale -"La Révolution est un bloc"-, on peut considérer qu'il y a un lien entre l'ouverture du Louvre et la Terreur (je ne vais pas développer ici, d'autant plus que je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec Clemenceau, et d'autres.)Par contre, je ne vois pas le lien entre ta naissance-comme le Louvre et les arbres, tu n'es pas que ta naissance, je sais-et De Gaulle.)

(Je connais l'histoire du Louvre, j'ai lu plusieurs des Salons de Diderot (ce n'est pas une de mes dernières lectures, je suis donc hors-sujet), aux Editions Hermann. Je conseille d'ailleurs ce que publient les Editions Hermann en général.)

lldm, 14.10.2017 à 0:43366725
lanjingling :
Je ne suis pas certain de comprendre. Veux-tu dire que tu es né dans une chambre de clinique qui se trouvait en dessous de celle dans laquelle se trouvait de Gaulle à ce moment ?
Ou bien, de même que le Louvre et la Terreur ont été faits au nom du peuple, dans un même état d'esprit révolutionnaire, tes parents ont suivi un appel de de Gaulle (dont je n'ai jamais entendu parler) de faire des enfants pour repeupler la France ?


Je dis simplement que, tout comme le Louvre, mon historicité me permet de n'être pas gelé dans mon origine, dans mes conditions d'apparition. Le Louvre n'est pas une chose fixée dans l'ambre d'une année génésiaque. Pour comprendre ce qu'est le Louvre pour lequel je demande pitié, il est aussi utile de savoir que ses portes s'ouvrent au public en 1793 qu'il est utile pour comprendre qui je suis de savoir que de Gaulle gouvernait le pays quand je suis né.

D'autre part, il est assez absurde de faire naître le Louvre (si on parle du musée, sinon évidemment il faudrait encore reculer beaucoup dans le temps) en 1793. Le musée du Louvre existe déjà comme projet dans le cadre de l'académie, dans les années 70. Le projet est également décrit dans l'encyclopédie. Avant l'ouverture de la période révolutionnaire à la population, des collections sont déjà montrées à un public ; on connait tous les visions qu'Hubert Robert développait (jusqu'à la ruine) de la grande galerie. Bref, tout ça s'agence lentement, pas à pas. La promesse de cette ouverture est déjà faite sous Louis XVI. Il y a même déjà une vision pédagogique qui accompagne la constitution des collections. Tout ça pour dire que ce n'est pas un projet de la Révolution. Il n'y a plus rien à faire pour ouvrir le musée quand elle se déclenche, juste une clé à tourner sur des tableaux patiemment amenés ici depuis des décennies, sous des lumières déjà prêtes à les éclairer. Ça la précède, et évidemment, ça l'excède. Le Louvre de 1820 n'est déjà plus celui de 1793. Que dire alors du Louvre pour lequel je demande pitié ? Qu'il en mérite aussi pour son histoire.

lanjingling, 13.10.2017 à 13:53366721
Je ne suis pas certain de comprendre. Veux-tu dire que tu es né dans une chambre de clinique qui se trouvait en dessous de celle dans laquelle se trouvait de Gaulle à ce moment ?
Ou bien, de même que le Louvre et la Terreur ont été faits au nom du peuple, dans un même état d'esprit révolutionnaire, tes parents ont suivi un appel de de Gaulle (dont je n'ai jamais entendu parler) de faire des enfants pour repeupler la France ?

lldm, 13.10.2017 à 12:43366719
lanjingling :
lldm :
Pitié pour les arbres. Pitié pour la peinture. Pitié. Pitié pour le Louvre. Pitié. Pitié.

Le Louvre ayant été crée en 1793, pendant la Terreur, je doute que la pitié soit dans son cahier des charges.


j'ai été créé sous de Gaulle, quelle conclusion dois-je en tirer ?

lanjingling, 13.10.2017 à 3:04366717
lldm :
Pitié pour les arbres. Pitié pour la peinture. Pitié. Pitié pour le Louvre. Pitié. Pitié.

Le Louvre ayant été crée en 1793, pendant la Terreur, je doute que la pitié soit dans son cahier des charges.

lldm, 12.10.2017 à 13:46366711
beuzno :
ouh là! tu ne devrais pas lire de bd si tard


il y a un délai entre la découverte de cette chose sur le canapé de quelqu'un dans l'après-midi, et le moment où, entre deux autres trucs, je me décide à écrire un mot dessus. J'ai un peu l'esprit d'escalier. Je pensais d'ailleurs oublier instantanément cette lecture, mais non, tu vois. Encore que : je me souviens plus du dépit qu'il m'a procuré que du livre lui-même. Une patience de quelques jours et j'aurai oublié jusqu'à son existence.

beuzno, 12.10.2017 à 9:42366708
ouh là! tu ne devrais pas lire de bd si tard

lldm, 12.10.2017 à 2:31366704
Il est grand temps que ces invitations faites à des couillons finis de nous encombrer de la parfaite inconsistance de leur rapport aux travaux du passé cesse. Pitié pour les arbres. Pitié pour la peinture. Pitié. Pitié pour le Louvre. Pitié. Pitié.

Allister Baudin, 11.10.2017 à 14:13366692
[mmo4 : album sans vignette] Simon Hanselmann s'installe pour de bon dans des récits longs et chapitrés avant de se lancer dans son grand oeuvre, Megg's Coven, prévu en plusieurs volumes. C'est de mieux en mieux, et je conseille de lire tout Megg, Mogg and Owl à la suite pour profiter de son pouvoir hypnotique. Pour ceux qui auraient une dizaine d'euros à dépenser, je conseille aussi l'achat de Lucidity, un petit fanzine que l'on peut trouver à la galerie Martel.

Mr_Switch, 07.10.2017 à 14:25366671
Animatrice au pays des merveilles. Les désillusions d'une animatrice sur son métier, sur une mission qui lui tient à coeur. Donc une animatrice périscolaire, qui semble travailler sur le temps scolaire, qui se cogne au mur de l'administration, de la loi du silence de l'Education nationale, du mépris des parents et enseignants. Dommage que l'ensemble soit confus, parfois répétitif. Dommage surtout que l'animatrice n'explique pas concrètement sa mission. Elle explique toutes ses désillusions... Mais il manque un pré-requis au lecteur : c'est une animatrice, dans une école, qui travaille à priori durant le temps scolaire. Mais est-ce une situation courante ? est-ce une configuration que l'on retrouve dans tous types d'école (de petites à grandes villes ?)(en gros, c'est une situation qui m'est étrangère, à moi lecteur). Bref, le cadre n'étant pas défini, difficile d'estimer entièrement les déviations, les dérapages exposés ici...
La mise en case est parfois maladroite. Mais elle est sans doute la chose la plus marquante du livre. C'est en bande dessinée ; et les auteurs n'éprouvent aucun besoin de justifier la chose. Comme si c'était un langage comme un autre. Et ça, finalement, c'est bien (la bande comme vecteur et non comme but en soi)

C'est malgré tout un livre que je conseillerais de découvrir, pour sa vision alternative.

lanjingling, 29.09.2017 à 14:49366604
Con vint, con vainc, c'est une pique contre Jules Cesar ?

NDZ, 29.09.2017 à 11:57366602
pour le dernier avis, il fallait lire "convainc", bien sûr, je poste trop tôt...

NDZ, 29.09.2017 à 8:53366601
Un grand merci à l'Asso pour la réédition de ce livre que je ne trouvais pas. C'est juste une pépite. Une émotion, un discours complexe et fin, un beau moment de philosophie psychédélique. 5*



Et une série de 3*


La guerre d'espagne au travers d'un petit groupe cosmopolite. Sans grosse surprise mais quelques beaux moments. Andreas mineur.



Non, pas un ouvrage sur la fameuse boisson avec des fruits qui flottent dedans. On a un récit de SF tout ce qu'il y a de plus classique. La maestria graphique, le volume impressionnant ne font pas oublier le côté poseur et bavard. Demi-réussite. Encourageant pour le futur de l'auteur.


Ronron calme de la vieillesse qui s'énerve: on a un (ou plusieurs) secret(s) qui donne(nt) lieu à un fil rouge qui tient peu en haleine. Restent quelques séquences très drôles, ce qui est rare dans les albums traitant de sujets de société (plus ou moins) actuels.


Un recueil, des hauts et des bas. J'applaudis ou ris franchement à une planche sur quatre, ce qui est pas mal pour un cynique (et fainéant) comme moi.



Un thriller "ambiance" caribou qui ne me convint qu'à moitié. Un faux rythme tout le long plombe les révélations qui n'en sont pas, reste une vraie émotion.

Docteur C, 17.09.2017 à 16:56366520
lanjingling :
Ce livre est donc une traduction (transcription?) graphique de morceaux de Compact, de Maurice Roche, par Françoise Rojare. Je dirais autant une densification graphique, car les livres de Maurice Roche sont déjà, au sens propre, des romans graphiques, les pages sont graphiquement composées, créant un rythme visuel (l’auteur est aussi musicien), et agrémentées de dessins, nombreux parfois, comme dans Macabré (dont la structure est la même et l’inspiration proche de celle du Petit Tarot de F’murr, Futuropolis,1984, pas dans la base, il devrait) ou moins, comme dans Maladie mélodie (qui comporte aussi des dessins de Françoise Rojare, différents de ceux de Roche, celle-ci existe donc bien, pour répondre à/au Docteur C). Et Compact l’est bien plus dans sa version B.D. que romancielle.


Je n'ai rien à redire sur ce que trace ce compte-rendu de lecture, il apporte des compléments intéressants à ce que j'ai pu écrire ; mais quant à la réponse apportée à mon interrogation sur l'existence de Françoise Rojare, tu comprendras qu'elle est insuffisante. Que des dessins signés Rojare se trouvent dans un autre livre de Maurice Roche n'y change rien. Comme je l'avais déjà écrit en privé lors de la publication de cette chronique, la question de l'existence réelle de Françoise Rojare me semble moins centrale (Maurice Roche mort, peut-être que Jean-Pierre Faye ou Christian Rosset détiennent la réponse à cette question, je n'irais pas les harceler pour l'obtenir, en tout cas les droits pour ce livre sont réservés, aucune Françoise Rojare de chair et de sang n'étant trouvable pour les lui verser) que celle de la visibilité des femmes dans leurs activités, et que celle de la conditions des femmes. Quoi que vous puissiez raconter Françoise Rojare, comme autrice, n'est qu'un appendice auctorial de Roche, un quasi-fantôme, qu'elle soit le pseudonyme de Roche pour une manière de dessin ou une créature de chair et de sang qui n'aura été publiée qu'autour du travail de Roche n'y change pas grand-chose.

Quitte à donner dans le panoramique, j'ai beaucoup ri à la lecture de la chronique attachée à cet album, sur cette question de la représentation des femmes dans les fictions. Comme affichiste on peut douter de ce que fait Blutch, mais dans le cadre de cette bande dessinée, étalant autant d'alter-egos caricaturaux de l'auteur à différents âges de la vie, et leur miroirs féminins, je ne peux que rire au qualificatif de "sexisme ordinaire". Le sexisme ordinaire est dans une représentation normalisée des femmes - et des rapports qu'elles entretiennent avec les hommes - qui dissimule sous le tapis tant la question de leurs conditions concrètes de vie que celle de la visibilité de leurs activités - ainsi de la vague américaine du "girl power" s'éteignant dans le risible Wonder Woman de Patty Jenkins, écrit et produit par les pires faiseurs - tous des hommes captant la majorité des bénéfices économiques - de l'industrie du cinéma. Une belle compensation à l'inégalité des salaires à poste égal ou à l'invisibilitation des femmes dans l'histoire culturelle (en bien comme en mal).
Rien de tel dans ce très brillant et très critique travail de Blutch. On imagine bien comment un tel travail peut heurter le moralisme moyen du lecteur compulsif de Jessica Blandy. Encore un effort pour être de crédibles féministes !

lanjingling, 17.09.2017 à 14:55366517
Ce livre est donc une traduction (transcription?) graphique de morceaux de Compact, de Maurice Roche, par Françoise Rojare. Je dirais autant une densification graphique, car les livres de Maurice Roche sont déjà, au sens propre, des romans graphiques, les pages sont graphiquement composées, créant un rythme visuel (l’auteur est aussi musicien), et agrémentées de dessins, nombreux parfois, comme dans Macabré (dont la structure est la même et l’inspiration proche de celle du Petit Tarot de F’murr, Futuropolis,1984, pas dans la base, il devrait) ou moins, comme dans Maladie mélodie (qui comporte aussi des dessins de Françoise Rojare, différents de ceux de Roche, celle-ci existe donc bien, pour répondre à/au Docteur C). Et Compact l’est bien plus dans sa version B.D. que romancielle.

Pierre, 15.09.2017 à 22:10366494
Ainsi qu'on l'aura constaté, je ne suis pas très fort en calcul: il faut plutôt lire "huit cases par pages". Je signale au passage qu'il y a de très beaux hors-textes, comme dans les vieux Tintin. A noter aussi que l'ouvrage est imprimé en bleu et orange, dont la superposition par endroit créé une troisième couleur, kaki. C'était édité par l'Atelier de bibliophilie populaire, imprimé en sérigraphie je crois.

Sinon, quelqu'un a vu cette réédition ?

Pierre, 15.09.2017 à 17:57366493




Quelques mots à propos de ce petit ouvrage en forme de rêverie poétique, qui questionne intelligemment notre humanité en recourant à la figure du sauvage, de l'homme à l'état de nature, de l'homme-animal voire ici, de l'homme-singe (alors qu'il ne s'agit pourtant pas de Tarzan), autant de figures qui apparaîssent de manière récurente dans l'oeuvre d'Olivier Schwrauen (qu'on songe aux Pygmées captifs du zoo d'Anvers dans Mon fiston, aux autochtones congolais du premier récit de l'Homme qui se laissait pousser la barbe ou encore aux hommes-léopards d'Arsène Schwrauen).

Ici Mowgli apprendra à ses dépens qu'il est dangereux de s'amouracher d'une femelle orang-outang, alors qu'il croyait comme discerner dans cette relation entretenue avec cette guenon, son image même. Présenté ainsi, le livre pourra paraître pour le moins obscur, tandis que sa forme à l'esthétique irréprochable et sa narration limpide (grâce à un dispositif de six cases par pages disposées sur quatre bandes qui sont le lieu d'un savant jeu de symétrie), déroulent un récit initiatique intemporel et passionnant, témoignant de l'utilisation la plus haute du potentiel de la bande dessinée. Alors, on se plait à imaginer des étales de librairies BD remplis d'expériences passionnantes au lieu des ces sempiternelles formules qu'on nous ressert en 48CC (et parfois même à l'Association me suis-je laissé dire).

Une réédition de cet ouvrage au tirage confidentiel, est justement annoncée à l'Association. On pourra soupçonner l'éditeur d'opportunisme, mais on ne pourra pas lui reprocher de diffuser plus largement cette très belle oeuvre.

Mr_Switch, 10.09.2017 à 20:56366468
Cette fiction puise plutôt dans les iniquités qui découlent des règles d'un culte du dirigeant impossibles à observer au quotidien. Ca ne signifie certes pas que l'on soit en dehors de tous clichés.

Quant aux planches de Choi Juhyun, oui, ce sont les seules dont je me souvienne du recueil. Elles m'ont vraiment marqué, notamment de la manière dont elles décrivent la Corée du Sud cmme une oligarchie héréditaire. Ce fut bien précieux pour ne pas être étonné outre-mesure des affaires de ces derniers mois.
Je constate donc je ne suis pas le seul à avoir profité de ses pages. Ouf.

Docteur C, 10.09.2017 à 19:28366466
Mr_Switch :
Justement, Pyongyong et Napalm sont des histoires d'incursion d'occidentaux en Corée du Nord ; la forme prétextuelle qui semble alors prévaloir.


Prétextuelle, forme qui précède au texte ou qui sert de prétexte ? Je sais pas je n'ai guère aimé Pyongyang déjà, quant à Napalm je ne compte pas trop le voir... Mais j'ai ce pressentiment que faire de la Corée du Nord, lieu opaque pour les regards occidentaux (la fachosphère française se pique d'une nouvelle passion pour ladite Corée, cet article est amusant et pose les limites de ce que l'on peut voir comme touriste dans ce pays), le cadre de sa fiction, peu important sa parallaxe subjective, est d'abord la garantie d'enfiler les clichés anti-communistes et d'apparat universaliste, mais bon, peut-être cette fiction-là y échappe, j'en doute.

Je me souviens toujours à ce sujet des planches de Choi Juhyun qui ouvrent ce recueil, elles m'ont marquées par ce qu'elles éclairent de l'histoire des deux Corées.




Mr_Switch :
Quant à la vidéo, sa fin est en effet une apothéose ineffable.

Après j'ai bien la certitude que la Corée du Nord est une dictature, hein, c'est propagande contre propagande, et je n'en choisis aucune.

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