| 
créer | pseudo  mot de passe  |  
 
sujet
 
coin bordure coin
bordure BullActu

Les Annexes de Bulledair
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Chroniques

par Cellophane


par Coacho
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Planche
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure MonoChat
Je vous dis zut !
THYUIG
bordure
coin bordure coin

 
coin bordure coin
bordure

Franquin - souvenirs et blablas

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


retour forum
Pages : 1 - 2 - 3

lanjingling, 20.11.2020 à 23:44374218
Détour d'une phrase de ce qui n'est qu'une interview. Peut-être, et vraisemblablement, y en a-t-il plus dans le livre en question.

Mr_Switch, 20.11.2020 à 14:54374207
L'information pourrait être intéressante. Mais c'est dit au détour d'une phrase... Dommage.

lanjingling, 19.11.2020 à 3:31374198
Dans un entretien sur Actuabd ( https://www.actuabd.com/Francois-Deneyer-L-oeuvre-de-Joseph-Gillain-Jije-est-a-la-fois-immense-et ) sur un bouquin sur Jijé, j'apprends que Franquin a réalisé les lavis de ce bouquin, sur les dessins de Jijé.

Mr_Switch, 28.07.2020 à 16:26373722
On met plus facilement du polish. Le wax, on le réserve aux pagnes et au scrabble.

Thierry, 28.07.2020 à 16:04373721
pourtant, c'est un terme bien connu de ma pomme et qui peut se traduire en anglais par "wax".
faut-il en déduire que le français n'a aucun soin pour la carrosserie de sa voiture ?

Mr_Switch, 28.07.2020 à 12:25373718
D'après cette étude, « simoniser » n'est généralement pas intégré aux lexicographies belges. C'est un belgicisme encore à l'état sauvage.

Pierre, 28.07.2020 à 11:12373717
En relisant le Gaston R4, je tombe sur un belgicisme énorme qui jusque-là ne m’avait jamais interpellé : à propos de la visite du héros sans emploi des usines Renault qui en est revenu recouvert de peinture, il est dit que « cet ahuri de Lebrac s’est amusé à le simoniser ».

Quid ? Une rapide recherche indique que ce terme signifie « lustrer la carrosserie d’une voiture », forgé d’après la marque d’un produit dénommé « Simonis ». Encore utilisé, le verbe renvoie presque toujours à des sites web belges. Quelqu’un l’a-t-il déjà entendu?

Pierre, 27.07.2019 à 21:30372128
D'après le second lien, l'info serait dans une interview donnée à Schtroumpf/les cahiers de la bd. Je vais feuilleter mon Franquin et les fanzines pour voir si je retrouve ça ... Encore merci (tu es décidément plus doué que moi en recherche web).

Pierre, 27.07.2019 à 21:25372127
Bravo et merci !

J'imagine que le texte publié sur ce site est une synthèse des explications données dans le volume Rombaldi ... Ce qui plaide pour la répartition du travail entre Franquin et Leonardo, c'est la différence de qualité entre les dessins, certains (la plupart) étant faibles, alors que d'autres sortent du lot.

Mr_Switch, 27.07.2019 à 21:24372126
Jette aussi un coup d'oeil aux pages 12 et 13 de ce catalogue.

Mr_Switch, 27.07.2019 à 21:03372125
Et c'est là que 2DG se montre intéressant : cette page pourrait t'intéresser.

Pierre, 27.07.2019 à 19:29372124
Il y a quelques semaines, je me suis offert une cure de jeunesse en me replongeant avec délice dans l'oeuvre de Franquin. J'avais quelque appréhension (surtout avant d'ouvrir les Gaston) de me trouver un peu déçu. Mais non, le charme (ou autrement dit, le génie) opère toujours.

Cependant, en re-parcourant (plutôt que le relisant car c'était juste pour l'ambiance, le scénario en étant terriblement mal fichu) la Corne de rhinocéros je me suis rendu compte (cela m'avait échappé pendant toutes ces années, c'est incroyable) d'une énormité: page 59 de l'édition courante (de 1970 je crois), que l'avant dernière case figurant Fantasio armé de son taille-haie n'était pas d'origine. La différence de style est notable (fin années 60 début années 70) avec le reste de l'album qui est du début des années 50. Mais ce n'est pas tout: pris d'un doute tout à coup et prêtant plus d'attention aux dessins, je m'aperçois que les cases du strip précédent sont de la même eau ! Quant aux pages suivantes, elles aussi contiennent des cases suspectes: page 61 en bas. Je rembobine alors l'album pour réaliser qu'il est farci de ces cases intruses (exemple en haut de la page 52, page 41, page 35 en haut ...).

Un petit tour sur le forum Franquin évoque ce point mais sans entrer dans les détails: Vittorio Leonardo serait l'auteur du forfait, mais j'en ignore le contexte ... Des films perdus ? Il semble que l'édition Rombaldi éclaire ce point mais je n'ai pas la chance de la posséder. Quelqu'un ici pourrait m'en dire plus ? Le comparatif avec les éditions antérieures (à partir de 1955) serait intéressant - d'autant plus que l'album a fait l'objet au début de l'histoire, dans le grand magasin, d'une censure des pistolets qu'arborent les bandits.

lanjingling, 27.01.2018 à 11:57368148
Allister Baudin :
Le nom de Vicq apparaît en effet.

Merci. Vers quelle époque ?
Tu as référencé et classifié tous les gags de Gaston, ou t'es-tu replongé dans les albums pour vérifier ? A moins que tu aies une mémoire borgesienne concernant Franquin :)

Allister Baudin, 27.01.2018 à 9:39368147
Le nom de Vicq apparaît en effet.

lanjingling, 26.01.2018 à 14:26368144
J'ai Modeste et Pompon sous la main, mais pas Gaston, je ne peux pas vérifier. Mais j'ai souvenir d'un dessin de Franquin pour un album de Modeste et Pompon dans lequel il précise que plusieurs scénaristes ont participé aux histoires, en les nommant.

Mael, 26.01.2018 à 9:26368142
J'ai souvenir de signatures de scénaristes sous des Gaston, c'est très rare mais ça arrive (un gag de Cauvin notamment, et il me semble qu'en effet c'est écrit idem pour Vicq). Mais l'expert Allister Baudin confirmera.

lanjingling, 26.01.2018 à 2:54368138
Question pour les spécialistes de Franquin: dans le cadre de la discussion sur Vicq (dans le sujet "titres à ajouter"), je remarque qu'il a scénarisé des Gaston. Or, si les scénaristes de Modeste et Pompon signaient en général leurs planches avec Franquin (de Greg à Gosciny, en passant par des inconnus ("loulou"), était-ce le cas pour Gaston ? Le nom de Vicq y apparait-il parfois ?

lanjingling, 10.09.2017 à 16:50366463
lanjingling :
Pierre :
Ce qu'il faut dire, c'est que le château de Champignac existe réellement. Il se trouve à Natoye, dans la province de Namur, et je suis allé m'en inspirer parce que mon beau-père avait un camarade de guerre qui était fermier dans les environs. J'y suis allé avec Liliane et nous avons fait quelques photos ; il était presque aussi délabré que dans mes bandes. C'était juste après la guerre, j'avais un petit appareil photographique à soufflet, très simple, très minable, et ce château m'a plu immédiatement à cause de son isolement et de ses proportions. Pour le prendre en photo je me suis même avancé très audacieusement dans la cour, sans me rendre compte que le château était entièrement vide, inhabité. Je ne voyais pas que tout était effondré à l'intérieur. Il n'y avait plus rien parce que les Allemands, qui l'occupaient, avaient tout fait sauter en se sauvant, ils avaient pris les meubles, tout ce qu'ils pouvaient prendre, et pour ne pas laisser de traces, il s avaient provoqué une gigantesque explosion qui avait démoli l'intérieur du château. Depuis lors évidemment il a été restauré, et j'ai su tout cela beaucoup plus tard, lorsque j'ai été amené à en connaître le propriétaire.

De longues années après il y avait eu un première tentative lorsque le propriétaire, qui avait reconnu son château dans les bandes et qui connaissait Dupuis, avait écrit à celui-ci pour lui dire qu'il recevrait le dessinateur avec plaisir. Dupuis m'en avait parlé, j'avais trouvé l'idée séduisante, et puis on l'a négligée. Et plus tard encore, la rencontre s'est finalement opérée, grâce à un concours ; j'ai fini par connaître le châtelain, et visiter son château suivi par un petit lecteur qui avait gagné le concours dont le prix était "une visite du château de Champignac". C'est ainsi que j'ai enfin pu voir l'intérieur, non sans une certaine émotion !


Et Franquin créa la gaffe, page 101.

Eh bien à présent, depuis hier soir nous savons qui était le "petit lecteur" qui accompagnait Franquin !

Il y avait eu un mini reportage de la visite, avec photos, paru dans le journal de Spirou, je vais essayer de retrouver le numéro.

Dans le Spirou 2159, la "Communication de Mr le Maire de Champignac" est l'annonce du résultat du concours (avec photo de la maquette du "village de Champignac").
Le jour de la visite, il y avait M. et Mme Franquin, M. (et madame?) Dupuis, un employé de Dupuis chargé de l'organisation du bazar, mais pas Jijé.

Pierre, 12.07.2017 à 14:02366079
NDZ :
Pierre :
Eh bien à présent, depuis hier soir nous savons qui était le "petit lecteur" qui accompagnait Franquin !


?


Ah mais ... C'est qu'il fallait être présent à la bullerencontre !

Un indice tout de même: ce pourrait être l'auteur du message n°366071 (mais je n'ai rien dit).

NDZ, 12.07.2017 à 11:36366077
Pierre :
Eh bien à présent, depuis hier soir nous savons qui était le "petit lecteur" qui accompagnait Franquin !


?

lanjingling, 12.07.2017 à 8:40366071
Pierre :
Ce qu'il faut dire, c'est que le château de Champignac existe réellement. Il se trouve à Natoye, dans la province de Namur, et je suis allé m'en inspirer parce que mon beau-père avait un camarade de guerre qui était fermier dans les environs. J'y suis allé avec Liliane et nous avons fait quelques photos ; il était presque aussi délabré que dans mes bandes. C'était juste après la guerre, j'avais un petit appareil photographique à soufflet, très simple, très minable, et ce château m'a plu immédiatement à cause de son isolement et de ses proportions. Pour le prendre en photo je me suis même avancé très audacieusement dans la cour, sans me rendre compte que le château était entièrement vide, inhabité. Je ne voyais pas que tout était effondré à l'intérieur. Il n'y avait plus rien parce que les Allemands, qui l'occupaient, avaient tout fait sauter en se sauvant, ils avaient pris les meubles, tout ce qu'ils pouvaient prendre, et pour ne pas laisser de traces, il s avaient provoqué une gigantesque explosion qui avait démoli l'intérieur du château. Depuis lors évidemment il a été restauré, et j'ai su tout cela beaucoup plus tard, lorsque j'ai été amené à en connaître le propriétaire.

De longues années après il y avait eu un première tentative lorsque le propriétaire, qui avait reconnu son château dans les bandes et qui connaissait Dupuis, avait écrit à celui-ci pour lui dire qu'il recevrait le dessinateur avec plaisir. Dupuis m'en avait parlé, j'avais trouvé l'idée séduisante, et puis on l'a négligée. Et plus tard encore, la rencontre s'est finalement opérée, grâce à un concours ; j'ai fini par connaître le châtelain, et visiter son château suivi par un petit lecteur qui avait gagné le concours dont le prix était "une visite du château de Champignac". C'est ainsi que j'ai enfin pu voir l'intérieur, non sans une certaine émotion !


Et Franquin créa la gaffe, page 101.

Eh bien à présent, depuis hier soir nous savons qui était le "petit lecteur" qui accompagnait Franquin !

Il y avait eu un mini reportage de la visite, avec photos, paru dans le journal de Spirou, je vais essayer de retrouver le numéro.

Pierre, 12.07.2017 à 7:59366069
Ce qu'il faut dire, c'est que le château de Champignac existe réellement. Il se trouve à Natoye, dans la province de Namur, et je suis allé m'en inspirer parce que mon beau-père avait un camarade de guerre qui était fermier dans les environs. J'y suis allé avec Liliane et nous avons fait quelques photos ; il était presque aussi délabré que dans mes bandes. C'était juste après la guerre, j'avais un petit appareil photographique à soufflet, très simple, très minable, et ce château m'a plu immédiatement à cause de son isolement et de ses proportions. Pour le prendre en photo je me suis même avancé très audacieusement dans la cour, sans me rendre compte que le château était entièrement vide, inhabité. Je ne voyais pas que tout était effondré à l'intérieur. Il n'y avait plus rien parce que les Allemands, qui l'occupaient, avaient tout fait sauter en se sauvant, ils avaient pris les meubles, tout ce qu'ils pouvaient prendre, et pour ne pas laisser de traces, il s avaient provoqué une gigantesque explosion qui avait démoli l'intérieur du château. Depuis lors évidemment il a été restauré, et j'ai su tout cela beaucoup plus tard, lorsque j'ai été amené à en connaître le propriétaire.

De longues années après il y avait eu un première tentative lorsque le propriétaire, qui avait reconnu son château dans les bandes et qui connaissait Dupuis, avait écrit à celui-ci pour lui dire qu'il recevrait le dessinateur avec plaisir. Dupuis m'en avait parlé, j'avais trouvé l'idée séduisante, et puis on l'a négligée. Et plus tard encore, la rencontre s'est finalement opérée, grâce à un concours ; j'ai fini par connaître le châtelain, et visiter son château suivi par un petit lecteur qui avait gagné le concours dont le prix était "une visite du château de Champignac". C'est ainsi que j'ai enfin pu voir l'intérieur, non sans une certaine émotion !


Et Franquin créa la gaffe, page 101.

Eh bien à présent, depuis hier soir nous savons qui était le "petit lecteur" qui accompagnait Franquin !

Pierre, 11.03.2017 à 9:01365228
Puisqu'il dit qu'il est en contact spirituel avec le Maître par-delà la mort, il n'y a donc pas de problème éthique.

Mael, 11.03.2017 à 7:57365226
La gueule de la fidélité et de l'utile pour l'humanité ! Bon les couleurs sont moins hideuses que dans mon souvenir (mais ce n'est pas glorieux).

Non seulement Jannin y a participé (bien sur chez Marsu prod) mais il l'a entièrement réalisé (remontage, couleurs, etc.) mais son statut de "j'étais proche de Franquin" a été largement utilisé pour légitimiter l'affaire.

Par ailleurs le tirage "limité" était à 50000 ex pas 5000 mea culpa !

lanjingling, 11.03.2017 à 0:42365224
J'avais oublié ce charcutage commercial (chez Marsu prod ?) , et ignorais que Jannin y avait participé. C'est triste, parce que moi aussi j'aurais plutôt de la sympathie pour lui, et d'autant plus que cette pénible affaire n'est pas du tout évoquée sur son site , que du contraire:
"Depuis 2008, il s’occupe de la restauration des planches d’André Franquin. A partir des originaux quand c’est possible, il refait une mise en couleurs fidèle à ce que le maître aurait souhaité, sous l’œil bienveillant d’Isabelle Franquin.« J’ai l’impression de faire quelque chose d’utile pour l’humanité et ça me connecte à mes maîtres ! J’ai l’impression de bosser avec Franquin et Delporte derrière mon épaule. » (Fred Jannin)"

Allister Baudin, 10.03.2017 à 21:32365223
Mael :
Pierre :
A ma connaissance, Jannin est l'auteur de ces couvertures de Gaston falsifiées à partir de différents dessins de Franquin recomposés numériquement (le bidouillage pointé un peu plus bas dans le sujet est peut-être aussi son oeuvre). Quand on est capable de s'arroger ce genre de droit, quelle légitimité a-t-on pour se gausser de l'entreprise de colorisation de Tintin au pays de soviets ?


Clairement.

Bien sur les idées noires en couleur c'est grotesque.

Mais en même temps prendre "Le Nid des Marsupilami", en effacer toutes les scènes hors de Palombie, les remonter dans un format à l'italienne, les recoloriser avec des dégradés dégueulasses puis le sortir en "tirage limité numéroté à 5000 exemplaires" (limité à 5000...) pour la Saint Valentin en le titrant "Houbah ! Une histoire d'amour" c'est totalement grotesque aussi.

C'est pourtant ce qu'avaient fait Isabelle Franquin et Jannin, et ce n'est pas un gag...


Je me souvenais pas que c'était Jannin qui avait recomposé de "nouveaux" gaston avec différents dessins...beurk. Tout ça parce que Franquin l'avait a la bonne :

Mael, 10.03.2017 à 20:29365222
Pierre :
A ma connaissance, Jannin est l'auteur de ces couvertures de Gaston falsifiées à partir de différents dessins de Franquin recomposés numériquement (le bidouillage pointé un peu plus bas dans le sujet est peut-être aussi son oeuvre). Quand on est capable de s'arroger ce genre de droit, quelle légitimité a-t-on pour se gausser de l'entreprise de colorisation de Tintin au pays de soviets ?


Clairement.

Bien sur les idées noires en couleur c'est grotesque.

Mais en même temps prendre "Le Nid des Marsupilami", en effacer toutes les scènes hors de Palombie, les remonter dans un format à l'italienne, les recoloriser avec des dégradés dégueulasses puis le sortir en "tirage limité numéroté à 5000 exemplaires" (limité à 5000...) pour la Saint Valentin en le titrant "Houbah ! Une histoire d'amour" c'est totalement grotesque aussi.

C'est pourtant ce qu'avaient fait Isabelle Franquin et Jannin, et ce n'est pas un gag...

lanjingling, 10.03.2017 à 14:31365218
Thierry :
Puis, bon, les non-belges ne connaissent sans doute pas et ne pourraient de toute façon pas comprendre le corpus culturel de Jannin entre JAADTLOLY, Froud & Stouf et les Snuls (révélateur entre autres de Laurence Bibot et Bouli Lanners, qui a débuté en tutu rose en bas de l'escalator de la cocof)

C'est à moitié vrai. Je connais un peu, mais il est vrai que je dois avouer avoir du mal avec certaines de ses oeuvres, trop hermétiques pour un non-local (Rockman par exemple, pas dans la bullebase)

Pierre, 10.03.2017 à 14:26365217
A ma connaissance, Jannin est l'auteur de ces couvertures de Gaston falsifiées à partir de différents dessins de Franquin recomposés numériquement (le bidouillage pointé un peu plus bas dans le sujet est peut-être aussi son oeuvre). Quand on est capable de s'arroger ce genre de droit, quelle légitimité a-t-on pour se gausser de l'entreprise de colorisation de Tintin au pays de soviets ?

Thierry, 10.03.2017 à 13:41365215
contrefacteur... c'est aussi un humble admirateur et un élève adoubé par le maître et celui qui est chargé de la restauration des planches de Franquin par les ayants-droits.
Puis, bon, les non-belges ne connaissent sans doute pas et ne pourraient de toute façon pas comprendre le corpus culturel de Jannin entre JAADTLOLY, Froud & Stouf et les Snuls (révélateur entre autres de Laurence Bibot et Bouli Lanners, qui a débuté en tutu rose en bas de l'escalator de la cocof)

Mr_Switch, 10.03.2017 à 13:38365214
Je ne sais pas si Jannin est le contrefacteur officiel. Mais je dois avouer que j'ai parfois beaucoup de mal avec ses (re)colorisations de dessins de Franquin, que je trouve assez laides.

Mr_Switch, 10.03.2017 à 13:29365213
Je me doutais que tu dirais ça :)

Pierre, 10.03.2017 à 13:28365212
Et c'est Jannin, le contrefacteur officiel de Franquin qui se moque ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité ...

Mr_Switch, 09.03.2017 à 13:25365206
Oui, à n'en pas douter. Une petite vidéo pour moquer un certain Tintin.

Pierre, 09.03.2017 à 13:07365205
Gantois :
Bientôt Les Idées Noires en couleurs!



Un poisson d'avril en avance ?

(Ceci dit sans avoir consulté le lien puisqu'il est bloqué sur mon poste - alors que je n'habite pourtant pas en Chine populaire)

lanjingling, 05.03.2017 à 4:30365158
Dans ce bel article du Comics journal, j'apprends que la belle-mère de Franquin lui aurait fourni des scénarios pour Modeste et Pompon.
"Quid, quando, cur, quem ad modum, quibus adminiculis ?"

Gantois, 23.02.2017 à 14:54365079
Bientôt Les Idées Noires en couleurs!

lanjingling, 01.10.2016 à 2:49363245
Juste pour donner un autre point de vue: les Spirou de Franquin sont traduits depuis l'an dernier en chinois. Cela n'a évidemment aucun succès, mais les quelques critiques que je trouve sur la toile s'attachent surtout au scénario. En vrac: "répétitif" (Le Voyageur du Mésozoïque), "moralisateur"(Spirou et les héritiers), "les scènes sur la vie des gorilles interfèrent et gènent la trame narrative(Le Gorille a bonne mine).

lanjingling, 01.10.2016 à 2:24363244
Difficile de faire plus opposés comme points de vue :)
Allister Baudin :
Si tu veux parler d'anatomie ou de perspective, de design, ou de narration Franquin dans ces domaines est extraordinaire [...] De même, il a quasiment inventé une façon de faire de la perspective en améliorant avant tout le monde (Morris, Uderzo) les dessins en pieds issus des bandes comme celles de Segar, créant de la profondeur en mettant les points de fuite au niveau du sol pour représenter de façon lisible un maximum de choses en un minimum d'espace (et en réussissant à dessiner ses personnages dans une insaisissable et inouie mini-contre plongée -c'est surtout dans Modeste et Pompon ça, quelques fois dans Spirou, c'est plus relaché dans Gaston), question design il a beaucoup inventé, surement autant que Moebius, et sa narration est souvent efficace, réussissant encore une fois plein de trucs audacieux, surtout quand il s'agit d'aller à l'encontre du sens de lecture pour plus d'efficacité (un dessinateur hésitant et débutant se limiterait pour limiter la casse à faire se déplacer ses personnages de gauche droite).

Pierre :
la matière du récit, la narration proprement dite, la composition, la mise en scène... La où je trouve Franquin pris en défaut. Pour ce qui regarde beaucoup de ses Spirou: récit improvisé au fil de la plume, à la construction bancale, parfois mal conclus, mise en scène peu inventive, disposition des personnages répétitive, maladresse de cadrage ou de découpage (le fameux chalutier à la proue coupée dans le Voyageur du Mésozoïque). Je le trouvais plus inventif à ses tous débuts, quand il était marqué par le cartoon.

lanjingling, 02.07.2016 à 5:27362664
Pierre :
le dessin de Franquin des années 50 est raide comme un coup de trique).

Raide, non (L'expression est d'ailleurs sec, et pas raide, comme un coup de trique).Le dessin de Franquin dans les années 50 change terriblement vite, il s'engonce parfois, comme Spirou dans son uniforme amidonné, les bourgeois champignaciens dans les leurs, ou le comte dans son costume, mais le trait reste le plus souvent très souple, comme dans la gestuelle des personnages ici

Pierre :
Regardons une planche de Boule & Bill contemporaine d'une planche de Gaston. On aura le portrait craché de la beaufitude du moment, un instantané (involontaire à mon sens) du contexte petit-bourgeois d'alors: pavillon de banlieue, jardinets mesquins, commodes louis-philippardes, objets en plastique, tissus d'ameublement à carreaux ... C'est une question de sensibilité artistique: Franquin, parce qu'il était un artiste, saisissait l'essence de la mode, comprenait l'idée que diffusaient ses inventeurs, quand Roba (habile dessinateur mais insensible à la beauté) n'en restituait que sa traduction dans l'usage qu'en avait la classe moyenne.

Très juste remarque (quoique beaufitude soit un peu dur pour cette gentille famille, qui a néanmoins effectivement l'exact même environnement qu'Achille Talon et son voisin).
Tillieux, techniquement moins bon dessinateur que Roba (cela peut se discuter, mais bon), restitue avec plus de nuances et de sensibilité l'esprit de l'époque, Roba, même dans La Ribambelle, se cantonne dans un environnement très limité.

Pierre, 29.06.2016 à 17:49362650
Allister Baudin :
Alors que dans un bon vieux Gaston des années 70 le design est très ringard (cheveux longs et pull à col roulé...), il ne me provoque aucune sorte de rejet car les personnages jouent "vrai", au bon moment.


C'est intéressant cette remarque: parfois je me demande si la familiarité, voire l'affection que j'éprouve pour l'esthétique des années 70 ne vient pas de la lecture des bandes dessinées de Franquin (je suis né en 1979 et j'ai donc vu se finir cette esthétique qui a perduré jusqu'au tout début des années 80).

Pour ma part je ne la trouve pas ringarde (à moins que ce terme désigne tout ce qui a plus de dix ans), parce que dans la mode de son temps (et je pense aussi au design atome des années 50), Franquin a su en capter, sélectionner et sublimer les éléments les plus remarquables (le design d'un fauteuil, d'un objet industriel) ou les plus changeants et superficiels (les vêtements, les coiffures), et plus spécifiquement les formes (arrondies, tandis que le dessin de Franquin des années 50 est raide comme un coup de trique).

Regardons une planche de Boule & Bill contemporaine d'une planche de Gaston. On aura le portrait craché de la beaufitude du moment, un instantané (involontaire à mon sens) du contexte petit-bourgeois d'alors: pavillon de banlieue, jardinets mesquins, commodes louis-philippardes, objets en plastique, tissus d'ameublement à carreaux ... C'est une question de sensibilité artistique: Franquin, parce qu'il était un artiste, saisissait l'essence de la mode, comprenait l'idée que diffusaient ses inventeurs, quand Roba (habile dessinateur mais insensible à la beauté) n'en restituait que sa traduction dans l'usage qu'en avait la classe moyenne.

Allister Baudin, 13.04.2016 à 1:33362053
Pierre :
J'ai hâte de lire ça. On peut voir quelque part ces fameuses esquisses pour Batem ?


Dans une collection du Marsupilami pour le journal le Soir, 15 pages de chacun des albums de la dite série était réservée au Marsupilami "par Franquin". On trouve dans ces 15 pages à chaque fois une histoire courte du Marsupilami (toute périodes confondues) par Franquin "en vo" (scan des originaux) + des croquis pèle-mèle de Franquin pour Batem. La collection était ultra-soldée alors j'en ai profité (sans acheter tous les albums, la série est vraiment trop mauvaise). Un "Marsupilami de Franquin" est prévu chez Dupuis depuis au moins 1 an, il devrait peut être réunir ces croquis (?).



Pierre :

PS Quand tu parles de "l'ultime laideur dans laquelle a sombré Franquin dans la dernière partie de son oeuvre" tu y vas un peu fort: je trouve au détour d'une page de l'album un personnage en haut qui a été biffé de trois traits de crayon bleu. Franquin l'a redessiné en bas de page (en mieux). N'oublions pas qu'il a été édités des centaines d'obscurs albums franco-belges remplis de dessins qui tous ensembles ne parviennent pas à la cheville de ce croquis raturé ...


Oui. Bon il ne faut pas que je me lance en improvisant là-dessus parce que je ne m'en sortirais pas. Evidemment que le dessin de Franquin est 1000 fois supérieur à n'importe quel tacheron de Marcinelle. Entre mes 5 et à peu près 18 ans j'ai frénétiquement cherché le moindre trait(*) de Franquin publié (je me suis calmé), sans y avoir été poussé par qui que ce soit (aah je me revois à 12 ans donner une leçon à un vendeur de bd qui m'affirmait que "Les robinsons du rail" n'existait pas). Donc évidemment que quand je parle de laideur, je parle du point de vue de quelqu'un qui se baigne dans de l'huile de Franquin trois fois par jours depuis des siècles. Bon, et puis zut, pour anticiper en gros ce que j'aimerais mettre à plat plus tard : 1) le design tardif de Franquin est vraiment niais, et presque malsain. La prolifération des clowns chez Franquin sur le tard est à la fois kitsch est glauque, se veut poétique mais me fout le cafard, ça pue la dépression à crever. La peau blanche des Tifous me fait penser à des clowns, avec leurs nez en couleur. Des clowns qu'on retrouve dans le recueil Rire c'est rire des années 90, qu'on retrouve dans le Marsupilami la série avec un Noé transformé en clown, et qu'on retrouve dans plein de cartes postales tardives et dans les affiches tardives (1986 : Gaston Arlequin. Très jolie d'ailleurs). Ajoutons à cela le côté hippie un peu bébête, cheveux longs et tout...le pire côté des Gaston des 70's, puissance mille. 2) Des personnages moins incarnés (peut être parce que Franquin savait que ses attitudes allaient être massacrées au dessin animé ? ) Même si le geste des personnages reste très juste et travaillé, plusieurs "poses", "attitudes", sont reprises et retrouvables dans des livres précédents. Je ne dis pas que Franquin est devenu moins exigeant quant à la justesse du dessin qui représente tel ou tel geste, mais qu'il est devenu un moins bon acteur : la palette de ses mouvements semble limitée, moins inventive. Il dessine avec toujours autant de justesse tel ou tel geste, on sent une solide observation de ce geste, mais le problème c'est que ce geste, on l'a vu 1000 fois dans d'autres personnages de séries précédentes. Alors que dans un bon vieux Gaston des années 70 le design est très ringard (cheveux longs et pull à col roulé...), il ne me provoque aucune sorte de rejet car les personnages jouent "vrai", au bon moment. Dans les Tifous, j'ai juste l'impression de voir des marionnettes jouées par un acteur qui n'invente plus de mouvement génialement adéquat à telle ou telle action, mais qui se contente de piocher dans une grammaire déjà établie...tel mouvement de bouche est Prunellien, tel geste typique de Gaston...ce qui était inventif, inouï et à la fois juste et génialement observé chez Gaston est ici répété à outrance et dans le vide. C'est bien fait, mais ça n'invente plus. Même les attitudes du chat, je les ai déjà vues dans Gaston et dans des croquis ! Rien de neuf. En témoignent les décors, succédanés de décors du Marsupilami et des Schtroumpfs (**), mais aussi les objets (reprise de la pipe à bulle avec la petite fenêtre sur le côté pour montrer le reflet, de la couverture marron presque "poilue", dans le lit de Betnoir, qu'on trouve dans plusieurs gaston), les personnages dangereux (le crocodile...)...seul le design de certaines maison semble inventif, mais il ne fait qu'appliquer certains "Doodles" de manière décevante (Franquin voulait les utiliser dans un projet plus novateur). bon j'avais dit que je m'en sortirais pas, j'arrête d'improviser avant de ne plus assumer ce que j'écris !

(*) et quand je dis le moindre trait, c'est le moindre trait ; du croquis pour Sandy de lambil, à la Préface d'un livre sur la bd fait par Dérib, en passant par les marges des Spirou et les conseils aux plus mauvais sans-talents auxquels il répondait de façon toujours intelligente.
(**) La contribution de Franquin aux Schtroumpfs reste difficile à évaluer, mais les quelques dessins que j'ai vu de lui concernant l'univers des Schtroumpfs montrait qu'il le maitrisait parfaitement.

Pierre, 12.04.2016 à 23:31362051
J'ai hâte de lire ça. On peut voir quelque part ces fameuses esquisses pour Batem ?

Sinon, je viens de me replonger dans mon recueil des Tifous (acheté 10 francs en 1993, au marché aux livres de la Vieille Bourse à Lille, l'album est en état moyen, avec le tampon du bouquiniste dedans, à l'encre qui bave. Du temps où je collectionnais, j'aurais considéré qu'il fallait "améliorer l'état" selon la terminologie du milieu ! Aujourd'hui je me contente allégrement de cet exemplaire témoin des début de mon intérêt pour la bd. J'avais 14 ans). Le défilement des pages confirme les impressions évoquées plus bas (avec, ce qui me frappe, un souci de penser en terme d'animation, avec des détails techniques et de vraies inventions: comme la façon de se déplacer des souriboules), en revanche, le texte de présentation laisse supposer que Franquin a conçu - au moins en partie - l'univers graphique des Tifous. Fauche, Léturgie et Delporte ne seraient intervenus qu'a posteriori, pour la création des scénarios ? Cet univers me semble à la revoyure, tout à fait cohérent, en phase avec la veine fantastique de Franquin, dont les fameux monstres sont l'aspect le plus saillant. S'il ne s'était pas tant bridé, avait été moins inhibé sans doute aurait-il sauté le pas plus tôt en se lançant dans quelque chose de ce genre ...

PS Quand tu parles de "l'ultime laideur dans laquelle a sombré Franquin dans la dernière partie de son oeuvre" tu y vas un peu fort: je trouve au détour d'une page de l'album un personnage en haut qui a été biffé de trois traits de crayon bleu. Franquin l'a redessiné en bas de page (en mieux). N'oublions pas qu'il a été édités des centaines d'obscurs albums franco-belges remplis de dessins qui tous ensembles ne parviennent pas à la cheville de ce croquis raturé ...

Allister Baudin :

Je suis assez d'accord avec ça, surtout sur la nécessité de replacer ce travail par rapport à la dépression de Franquin. Et pourtant, je trouve que ces story boards sont très décevants ; non pas en comparaison au Franquin des années 50, 60 et 70, mais en comparaison au Franquin des années 90, celui des études faites pour ce tacheron de Batem. Comparez le travail pour les Marsupilami de Yann et Batem à ces story-board pour les Tifous*... J'écrirai une chronique dessus.

(*) dont Switch aime à rappeler qu'il reste des milliers de pages non-publiées et dont qu'on ne peut en parler qu'à partir d'une partie émergée peut-être non représentative.

Pierre, 12.04.2016 à 17:50 362044
C'est sûr qu'il y a une rupture dans l'évolution du trait de Franquin, marquée par les années de dépression durant lesquelles il a totalement cessé de dessiner (une période de deux ou trois ans ?). Le come-back de 1986 assez touchant (Gaston en couverture du journal de Spirou qui toque à la porte dans mon souvenir), témoigne d'un déclin profond et irrémédiable. Franquin dans les entretiens avec Sadoul se flagellait d'avoir poussé son style trop loin dans le détail, de l'avoir conduit dans une impasse (ce qui n'était pas tout à fait faux) et dont témoignent les dernières planches de Gaston de 1981 (ou 1982 ?). Mais le trait du Franquin post dépression, certes dépouillé de cette obsession de la minutie, est quelque chose de profondément débile (au sens de maladif), et d'un peu niais voire sénile, et partant, très gênant pour ses admirateurs les plus scrupuleux. La perte de dextérité est particulièrement sensible dans l'encrage, beaucoup moins dans le crayonné.

Concernant les Tifous (qui datent de 1988 ou 1989 ?), en dehors de toute considération quant à l'univers créé par Léturgie et Delporte, mon jugement sur le travail de Franquin (du model sheet et du storyboard) est beaucoup moins sévère. Son utilitarisme même a produit un trait plus libre, au crayon (gris ou en couleur) rehaussé parfois d'encre, très dynamique, enjoué, où refait surface le métier du Maître mais aussi son inspiration, assorti d'un goût de la transmission, de la pédagogie (témoins les nombreuses annotations, croquis marginaux) preuve d'une réflexion sur l'art du dessin. On sent qu'il s'y est donné à fond, et qu'il y a pris du plaisir. Et certainement ce travail l'a davantage inspiré que la énième planche de Gaston qu'il s'échinait à besogner alors même que son corps ni sont esprit n'étaient simplement plus capables d'accomplir avec la rigueur attendue, cet exercice obligé. Pour cela, ce chant du cygne d'un grand génie abattu par la maladie, les Tifous sont chers à mon coeur de lecteur passionné de bande dessinée.

Thierry, 12.04.2016 à 16:26 362043
je lui ai mis 4 étoiles, mais il y a longtemps, quand je mettais 4 étoiles à Jessica Blandy, alors ça compte pas.
Il faudrait que je le relise (si je le retrouve) pour me le remettre en tête. Mais de mémoire, on est loin de la vivacité du trait des monstres cauchemarrants. Sans compter qu'il y a le côté un peu forcé de faire du mignon inoffensif alors que je suis sûr que Franbquin aurait imé faire plus "effrayant".

Mael, 12.04.2016 à 16:07 362042
Mais quand même deux étoiles !

Allister Baudin, 12.04.2016 à 15:51 362041
Je connaissais ce livre depuis des siècles effectivement, mais je l'ai trouvé et lu de bout en bout l'année dernière. Une sacrée déception, la pièce qui me manquait pour avoir une vision claire de l'ultime laideur dans laquelle Franquin a sombré dans la dernière partie de son oeuvre.

effer, 28.02.2014 à 14:45354436
Vive Franquin, ce n'est pas bien beau ce que font les tacherons qui ont fait ces dessins
:(

Mael, 28.02.2014 à 13:33354435
Pour ta défense le pouce ne semble pas du tout dans la continuité, quand on le regarde on a en effet l'impression qu'il vient de derrière mais quand on regarde la main on voit que le dessinateur à dessiné l'accroche.

Oui, pas beau. Vive Franquin, c'est l'occasion de le rappeler.

athanase, 28.02.2014 à 13:26354433
Au temps pour moi, laissons à l'artiste le bénéfice du doute.
ça reste un bien vilain dessin pour rendre hommage à un très grand dans ce domaine.

Mael, 28.02.2014 à 13:15354432
C'est pas beau mais il me semble que la main droite est bien une main droite (mal faite, mais il semble bien que le pouce soit devant les autres doigts sur le volant).

athanase, 28.02.2014 à 13:14354431
C'est moi ou sa main droite est une main gauche ?

Allister Baudin, 28.02.2014 à 12:06354430
c'est un dessin bien laborieux qui n'est pas réalisé par Franquin, c'est sûr et certain

ingweil, 28.02.2014 à 10:13354424
C'est moi ou c'est pas un dessin de Franquin ?

Le PBE, 28.02.2014 à 9:00354423
Joyeux anniversaire Gaston (« Viggo » par ici)

THYUIG, 06.07.2013 à 11:23351766
Mael :
Ha bon c'est en contradiction avec la fanbase ça ? J'adore aussi cet album (lu et relu dans une version "J'ai lu BD" remontée n'importe comment), Franquin y est en grande forme je trouve. Même si mes favoris restent "QRN sur Bretzelburg", "Le Dictateur et le champignon" et les Zorglub. Donc en effet je suis assez d'accord sur l'excellence des Spirou de Greg !


oui, si je dis en "contrdiction", c'est que souvent QRN et les Z arrivent en tête. Moi je vais davantage vers Les voleurs et les Héritiers.
Mais comme toi, c'est aussi lié à la version "j'ai lu", dévorée et redévorée.

Mael, 06.07.2013 à 10:01351763
Ha bon c'est en contradiction avec la fanbase ça ? J'adore aussi cet album (lu et relu dans une version "J'ai lu BD" remontée n'importe comment), Franquin y est en grande forme je trouve. Même si mes favoris restent "QRN sur Bretzelburg", "Le Dictateur et le champignon" et les Zorglub. Donc en effet je suis assez d'accord sur l'excellence des Spirou de Greg !

THYUIG, 06.07.2013 à 8:55351762
Étonnamment, et a priori en contradiction avec la fan-base de Spirou, mon préféré (ou en tout cas celui auquel je tiens le plus) est les Voleurs du Marsupilami. J'adore cet album qui est d'une drôlerie pendant toute sa course-poursuite au zoo, qui est magnifique graphiquement car dessiner très simplement. Vraiment, un livre que j'adore.

Pierre, 05.07.2013 à 22:10351758
Mr_Switch :
Ce n'est pas si mal. Je veux dire, ça a un intérêt autre que mercantile pour tout amateur éclairé de Spirou et de Franquin.
Le contenu et l'intérêt de ce livre n'est sans doute pas assez bien explicité. Il s'agit de l'histoire originale, recolorisée et suivant le montage revue (respectant donc les cliffhangers) suivie de l'ensemble des planches originales en fac-similé. Les planches sont alors en page droite, la page gauche contenant les commentaires et illustrations potentielles.
Certains commentaires restent généraux ou rappelant des choses bien connues. D'autres sont plus pointus.
Un ouvrage à consulter s'il tombe sous votre main.


Très beau livre en effet -j'ai même failli l'acheter, mais qui paradoxalement abouti au constat que la Foire aux gangsters est raté, du moins si l'on en croit Franquin et son exégète, José-Louis Bocquet lui-même. Cette vérité me peine en tant qu'admirateur de Franquin, mais la reconnaître est une question d'honnêteté intellectuelle. Les grandes qualités de Franquin, graphisme mis à part, sont dans l'originalité des sujets, la mise en scène, la mise en place des décors, l'écriture des dialogues mais certainement pas dans la construction de la dramaturgie. Cela ne m'a jamais vraiment gêné car j'aime tous ses albums, à cause de la familiarité que j'ai avec eux, parce que je les ai lus et relus depuis disons, l'âge de cinq ans et que, au moment où mon jugement s'est formé je n'avais pas de regard critique sur l'art du scénario proprement dit et, si les défauts ne m'ont jamais sauté aux yeux, j'ai même fini par les aimer, définitivement. Les critiques de Franquin contre son oeuvre sont toujours sévères mais pertinentes (je ne sais plus quel imbécile sur un forum concurrent me rétorquait que son avis -à Franquin ne pouvait être pris en considération parce qu'il était dépressif et en proie à l'auto-dénigrement systématique. Argument fallacieux s'il en est). Ces défauts sont dus je crois à la méthode même de Franquin (défaut de jeunesse, peut-être sous l'influence de Jijé qui s'est avéré un handicap) axée sur l'improvisation au fil de l'eau, l'absence de plan de travail, méthode qui a débouché sur le drame qu'on sait (QRN sur Bretzelburg en panne, stoppé au bout d'une vingtaine de pages, pendant des mois, Greg appelé à la rescousse ...). D'ailleurs, les meilleurs Spirou en terme de gestion d'intrigue sont à mon sens, ceux scénarisés par Greg -un orfèvre en la matière, pourvus de ses propres défauts dont une certaine abondance verbale que Franquin semble avoir su endiguer). L'entreprise éditoriale dont il est question plus haut, est en tout cas courageuse (il est si facile d'entretenir de s'en tenir à hagiographie qu'appellent ceux qui sont à la fois les gardiens et les marchands du temples) et a le mérite de mettre en lumière l'extraordinaire talent de Franquin pour la création des ambiances, et d'exploration de thèmes récurrents qui lui sont chers (le cirque et le monde forain). Hé ... pour le coup je l’achèterai presque, ce bouquin.

InternalLobster, 02.06.2013 à 22:49351345
Pierre :
Ton message nous confirme que tu ne sais pas lire (on avait commencé à s'en douter à propos de la réédition de Total Jazz)

Tu crois vraiment que j'ai rien d'autre à foutre qu'à lire toutes vos conneries avant de laisser un message?

Allister Baudin, 02.06.2013 à 21:39351340
Ah et en fait la version Marsu Prod a encore une couverture différente...les traits de mouvements étaient gardés comme dans l'original par exemple. On peut comparer :





Donc Dupuis a quand même refait un travail sur cette image...pour en faire un truc qui est tout aussi éloigné de l'original..je ne comprends vraiment pas leur choix du coup...dans aucun cas les traits de mouvements sont à leur bonne place et le nez de Gaston n'a jamais la bonne ombre..bon..la version marsu prod était quand meme bien plus moche.

Allister Baudin, 02.06.2013 à 21:30351339
Ah ben voilà j'ai posté en double maintenant. J'aimerais bien un vrai fac similé (donc du vieux faux), à la limite je suis pas contre les rééditions (donc du faux neuf), mais là, ça me dépasse.

Allister Baudin, 02.06.2013 à 21:28351337
C'est vraiment une catastrophe ces bidouillages; enfin, là ce n'est pas non plus une horreur (contrairement aux nombreux montages corps/tête des différents dessins de Franquin pour en faire de faux nouveaux) mais ça n'a juste aucun intérêt : pourquoi faire du faux-neuf-vieux-vieux-faux-neuf ?

Allister Baudin, 02.06.2013 à 21:28351338
C'est vraiment une catastrophe ces bidouillages; enfin, là ce n'est pas non plus une horreur (contrairement aux nombreux montages corps/tête des différents dessins de Franquin pour en faire de faux nouveaux) mais ça n'a juste aucun intérêt : pourquoi faire du faux-neuf-vieux-vieux-faux-neuf ?

Pierre, 02.06.2013 à 20:52351336
lanjingling :
Je trouve en effet que la colorisation de la réédition manque de chair, de relief, de vie en un mot. Et je préfère l'ancien logo Dupuis.


Tu es un homme de goût et je partage entièrement ton avis: pourquoi avoir abandonné cette typographie si originale et qui fonctionnait comme une marque reconnaissable entre toute plutôt que ces caractères passe-partout ... En typographie, je crois qu'on appelle ça une Egyptienne (mais je m'avance un peu, il faudrait solliciter l'expertise de Wandrille sur le sujet).

Quant à cette recolorisation il y a des partis pris que je ne m'explique pas: pourquoi avoir supprimé les ombres sur les feuillets et sur l'avion en papier ? Pourquoi le classeur de Fantasio passe du vert au blanc ? Pourquoi les traits de mouvements blancs ont tous été modifiés ? Pourquoi avoir supprimé l'ombre du t-shirt de Gaston ? Pourquoi avoir décalé le fond orange au bord de l'oreille de Gaston ? Quelle est la valeur ajoutée à tout cela ? L'image en est-elle plus lisible ? Améliorée ? Pense-t-on que Franquin était un si mauvais dessinateur et maquettiste ?

Le pire, c'est le reflet d'origine du nez qui a été supprimé et remplacé par celui du tome 4 Gaffes en gros ! La preuve en image:



Ça ne m'étonnerait pas que Jannin soit derrière cette forgerie puisqu'il s'est par le passé illustré avec des contrefaçons grossières du même acabit (voir pire: bricoler un dessin à partir de plusieurs sources différentes. C'est Endive qui a attiré mon attention là-dessus).

Mr_Switch, 02.06.2013 à 18:38351334
Couleurs restaurées par Jannin, p'tre ?

lanjingling, 02.06.2013 à 17:50351333
Je trouve en effet que la colorisation de la réédition manque de chair, de relief, de vie en un mot. Et je préfère l'ancien logo Dupuis.

Pierre, 02.06.2013 à 16:54351332
InternalLobster :
Ils ont déjà été ré-édités par Marsuprod, c'était bien foutu malgré le marsuprod à la place du Dupuis.


Ton message nous confirme que tu ne sais pas lire (on avait commencé à s'en douter à propos de la réédition de Total Jazz):

Pierre :

Après avoir fait un petit tour chez bdgest, j'ai découvert que cette entreprise avait déjà été menée en 2007 par Marsu Prod en partenariat avec le quotidien Le Soir (découverte qui démontre à quel point je ne suis plus dans le coup, mais passons).


Pour le comparatif, c'est vrai que ce n'est pas évident (ma référence était une repro dans Chronologie d'une oeuvre où la coverture paraît plus rouge mais la couleur doit dépendre du rendu de chaque photo), en revanche pour ce qui est du prétendu "fac simile", il y a de quoi jouer au jeu des 7 erreurs:


InternalLobster, 01.06.2013 à 21:43351325
Ils ont déjà été ré-édités par Marsuprod, c'était bien foutu malgré le marsuprod à la place du Dupuis.

Mr_Switch, 01.06.2013 à 15:38351319
Bin justement, l'orange de l'EO ne semble pas moins vif que celui de la réédition.
Toutefois, le Gaston de la réédition paraît plus orangé, lui.

Pierre, 01.06.2013 à 15:29351318
Mr_Switch :
Je ne te suis pas. Sur ton lien, l'EO et la réédition ont le fond orange... Ou alors je ne comprends pas ton explication :)


Le orange n'est pas le même (j'avais dit que je pinaillais) !

Mr_Switch, 01.06.2013 à 15:26351316
Je ne te suis pas. Sur ton lien, l'EO et la réédition ont le fond orange... Ou alors je ne comprends pas ton explication :)

Pierre, 01.06.2013 à 15:19351315
Pierre :

Je suis plus réservé quant à l'annonce de la réédition en fac-simile des premiers Gaston dit "à l'italienne". S'il s'agit d'une reproduction à l'identique (ainsi que Casterman l'avait fait pour Tintin), en respectant les couleurs d'origine et le type de papier je dis OK mais au vu du prix annoncé (10,5 le volume), je crains fort une édition au rabais avec colorisation numérique et papier glacé (et j'ai un doute sur le fond orange d'une couverture, qui ne me paraît pas d'origine). Wait and see ...


Après avoir fait un petit tour chez bdgest, j'ai découvert que cette entreprise avait déjà été menée en 2007 par Marsu Prod en partenariat avec le quotidien Le Soir (découverte qui démontre à quel point je ne suis plus dans le coup, mais passons). Ce que j'appellerais le bidouillage du fond orange (qui tire plus vers le jaune) du tome 3 aurait donc été commis à cette occasion (la crainte sans doute, qu'on ne confonde l'album avec le suivant, qui a un fond vermillon), ainsi qu'en témoigne cette page. Une remarque de puriste, dont j'espère que vous pardonnerez l'insignifiance.

Pierre, 01.06.2013 à 15:00351312
Mael :
Certes c'est un peu de l'autopromotion, mais dans cet entretien publié aujourd'hui sur Du9 Numa Sadoul nous apprend que non seulement l'ouvrage d'entretien avec Franquin va enfin être réédité, mais qu'en plus il s'agira d'une version considérablement augmentée, car mise à jour chaque année jusqu'à la mort du dessinateur. Soit pendant plus de 10 ans tout de même.

Il reste juste à espèrer que ces sagouins de Marsu productions n'en fasse ni un livre tout moche, ni un livre hors de prix, ni les deux (comme ils savent le faire).


R.I.P. Marsu Prod, et voilà que sort un prometteur Franquin et les fanzines:



Près de 500 pages d'interview inédites en recueil, avec des dessins du Maître. Ce serait le premier volume d'une collection "Patrimoine Franquin".

Je suis plus réservé quant à l'annonce de la réédition en fac-simile des premiers Gaston dit "à l'italienne". S'il s'agit d'une reproduction à l'identique (ainsi que Casterman l'avait fait pour Tintin), en respectant les couleurs d'origine et le type de papier je dis OK mais au vu du prix annoncé (10,5 le volume), je crains fort une édition au rabais avec colorisation numérique et papier glacé (et j'ai un doute sur le fond orange d'une couverture, qui ne me paraît pas d'origine). Wait and see ...



Pages : 1 - 2 - 3

retour forum

bordure
coin bordure coin