CLING ! La bande dessinée parle cash à la monnaie de Paris : je ne crois pas qu’il puisse être pire titre pour une exposition prétendant mettre à l’honneur la bande dessinée, vraiment… Cependant à la suggestion de glotz (formulée mardi dernier à l’occasion du pot qui a succédé à la soutenance de thèse de Maël), ce pourrait être le prétexte élégant à une bullerencontre printanière, qu’en dites vous ? Et l’on me susurre que la bulledairienne poulpedesoie aurait rédigé un article pour le catalogue de l’exposition… Alors ?
Il y a actuellement une expo BD à Paris. SugarYin, Tanuki et moi y l'avons visité cette semaine. Voici un billet WordPress proposant trente-six photos sur un événement que je ne conseille pas.
Vernissage ce soir de l’exposition Adrian Tomine à la galerie Martel et c’était une sacrée Bullerencontre : June, Wandrille, Herbv, SugarYin, Tanuki et Guillaume (ainsi que moi-même qui ai interagi plus ou moins intensément avec chacune de ces personnes qui pendant longtemps n’ont été connues de moi que sous formes d’avatars numériques. Et on a parlé de Bulledair bien entendu - pour le regretter bien entendu).
Je ne peux plus dire du mal du travail d'Hervé di Rosa, beanie a aimé, elle a toujours raison !
Par contre, s'il y a de belles planches à Beaubourg, c'est quand même sacrément mal fichu... Voici mon petit avis (qui devra être développé, après une autre visite et peut-être même dans un billet WP) :
J'avoue ne pas avoir été emballé par l"expo "Bande dessinée, 1964 - 2024". C'est quand même très foutraque, sans logique claire, une scénographie tout sauf pratique, peu logique, peu didactique, avec des pans entiers de la BD FB ignorés (pourquoi snober ainsi les collections de Delcourt, mais aussi les BD de Soleil, etc.) mais aussi des différents autres pays, sans volonté autre que d'empiler le plus d'originaux dans l'espace restreint de la galerie 2. Après, il y a de belles pièces, c'est incontestable.
En fait, ça repose trop sur la collection perso de MEL (et donc de ses goûts qui ne sont pas inintéressants, loin de là) et pas assez sur les fonds des Musées d'Angoulême et de Bruxelles, sans oublier la BNF. Je suis assez fan de Mattotti, mais bon, il y avait vraiment besoin de nous en mettre autant à différents endroits ?
La partie par laquelle il aurait fallu commencer, celle consacrée au Rire aurait permis pour les non-connoisseurs et non-connoisseuses de mieux situer la BD en 1964. Puis ensuite, on pouvait enchainer sur la contre-culture (avec Garo planté là sans réelle logique...
De toute façon, je m'y attendais... Après, depuis 2004, je fais tellement d'expos BD que je suis un blasé de première :)
Par contre, excellente expo à la BPI. Là, je conseille très fortement (en plus, elle est gratuite) alors que je ne suis pas un grand fan d'Hugo Pratt. D'ailleurs, j'ai pris illico le catalogue "Corto Maltese, une vie romanesque" (pour les deux autres catalogues d'expo, ça attendra mes prochaines visites, trop de poids à porter d'un coup).
L'expo "La Bande Dessinée au Musée" est très anecdotique. Mais ça permet de voir de belles planches de Winsor McCay, de Calvo, de Will Eisner, etc. Et quelques mises en parallèle d’œuvres du Musée avec tel ou tel auteur de BD sont parfois bien trouvées.
Seulement deux-trois planches de manga à l'exposition sur les arts martiaux asiatiques qui vient de démarrer au musée du Quai Branly.
( Hiroshi Hirara et Lady Snowblood)
J'ai raté la bullevisite, mais je n'ai pas raté l'expo. Du coup, voici un un billet WordPress proposant quarante photos (plus quelques remarques personnelles) sur un événement que je conseille.
C'est sans doute le bon fil pour en causer : en contrepoint à "exposer les bandes dessinées" (un petit essai que j'ai sorti chez Adverse en 2018), j'ai écrit pour "Etudes Francophones" (revue du département "modern languages" de l'université de Louisiana, Canada) un long texte illustré qui prend ses sources dans l'expo monographique réalisée au Maga avec la Cinquième Couche.
Le texte - qui doit faire tôt ou tard l'objet d'une publication papier en France avec Adverse - est lisible, dans son cadre éditorial ("bande dessinée et intermédialité") ICI.
Je fais un peu de promo, parce que je suis pas sûr sûr qu'on entende beaucoup causer ici d'une publication universitaire canadienne avec un titre aussi sexy que "bande dessinée et intermédialité". Mais peut-être que je manque d'imagination...
y'a plein d'autres trucs à lire dans ce numéro, mais je peux pas encore vous en causer, il vient tout juste de sortir
Les expositions BD sont nombreuses au Festival International d'Angoulême. Vous pouvez en avoir un aperçu pour avec la page dédiée du mini-site Des Mangaversien·e·s à Angoulême 2020.
Pour en finir momentanément avec l'assertion ignorante selon laquelle les images des grottes paléolithiques sont de la B.D., De l’image à la narration graphique à l’Aurignacien
Par contre, c'est une réflexion intéressante sur l'expostion de bande dessinée.
comme la plus grande partie d’entre vous n’a sans doute pas pu voir l’expo du Maga à Bruxelles, j’ai décidé de faire un film à la fois du montage et de l’expo, histoire de rendre un peu palpables les chemins explorés et les expériences tentées pour faire cette chose a priori aberrante et vaine : exposer la bande dessinée (l’exposer, au moins, comme problème).
J’espère qu’on trouve là-dedans matière à réflexion pour aborder à l’avenir cette question si connement traitée jusqu'ici à quelques rares exceptions près, quelques premières pistes pour commencer à foutre à la mer quarante ans de planches collées sur des murs et de scénographies puériles
J'y présente une pièce réalisée pour l'occasion, faisant écho aux structures des fenêtres de la salle, dans la suite formelle du travail entamé au Maga (expo présentée ci-dessous), "horloge murale"
Une dernière vidéo pour vous faire visiter brièvement l'expo et vous annoncer son finissage, simple occasion de rencontrer d'autres personnes, de passer un bon moment ensemble, de faire une visite guidée pour ceux qui le désireraient, avant de plier tout ça et de rapatrier les pièces.
Ce finissage aura lieu dimanche,
à 17h, et c'est toujours au MAGA, à Bruxelles
à dix pas du parvis St Gilles (56 rue Jean volders)
installation achevée, vernissage demain à 18h, j'espère vous y voir nombreux (et à Cultures Maison le Weenk End)
pour ceux qui sont coincés à leur stand le week end, d'ailleurs, et qui voudraient voir l'expo, je ferai une nocturne guidée au Maga.
Double présence à Bruxelles en exposition en septembre :
A) Au Maga - Exposition monographique (rétrospective techniques 1988/2018)
Cette exposition regroupe une vingtaine de pièces inédites réalisées au cours de l'été 2018. Le point de départ de ce travail est une série de "paperoles" qui ouvrent, par le dessin comme mode d'investigation, les albums publiés par La cinquième couche. Des installations consacrées au mode du dessin (ses conditions de réalisation) ou au cadre éditorial (la généalogie qui s'en dégage) viennent compléter ces "paperoles".
vernissage le 19 septembre 2018, à 18 heures
concertino avec Vincent Matyn Magie Molf Magie
horaires d'ouverture, jusqu'au 7 octobre 2018
jeudi et vendredi 17 h/ 19 h
samedi et dimanche, 15 h/19 h
Avenue Jean Volders 56, 1060 Saint-Gilles, Belgique
http://lemaga.be/
https://fr-fr.facebook.com/lemagabxl/
contact : lemaga1060 avec ici une arobase gmail et ici un point com
B) Cultures Maison, le festival de bandes dessinées contemporaines bruxellois que nous connaissons bien
il se déroule cette année les 21, 22, 23 septembre
j'y montre, parmi d'autres expositions, une composition pseudo pédagogique autour de cinq pages de « Hapax »
EXPOSITIONS VISIBLES JUSQU'AU 30/09
ENTRÉE GRATUITE
La Vallée
Rue Adolphe Lavallée 39, 1080 Bruxelles
Metro 2 & 6 - YSER
Metro 1 & 5 - COMTE DE FLANDRE
Contact : info@culturesmaison.be culturesmaison.be
Expo hommage à Tsuge à Tokyo. C'est passé, mais c'était de toute manière un peu loin pour le bulledairien moyen, et pour la variété asiatique (bulledairus asiaticus var. shenzhenus) aussi.
Bon ... La consultation du catalogue ne semble pas montrer d'apport particulier au regard de la monographie précédemment publiée aux éditions de la Martinière, mais au moins elle m'a rassurée quant aux craintes exprimées ci-dessous.
Mais que vois-je dans l'ours, Ô surprise ! Didier Pasamonik est le commissaire de l'exposition ! Ah, combien de débats et d'arbitrages avec Anne Goscinny ont dus être nécessaires pour parvenir à ce compromis que constitue le catalogue de l'exposition que nous tenons dans nos mains (j'ai pourtant un net souvenir des polémiques violentes rapportées par Bodoï au début des années 2000, qui ont opposé ces deux-là) ?
Je découvre bizarrement l'existence de cette exposition par une campagne d'affichage sauvage dans le 17e arrondissement (armoires électriques, cabanes de chantier, bâtiments abandonnés - là où d'habitude on trouve les affiches électorales ou l'annonce d'obscurs concerts de rap) : René Goscinny au delà du rire au mahJ.
Une précédente exposition consacrée à Gotlib m'avait laissé dubitatif, là je m'interroge encore sur la pertinence d'une exposition Goscinny : quel rapport avec l'objet du musée ? A moins que la figure de Goscinny ne soit problématisée autour de la question intéressante de l'assimilation (mais cela m'étonnerait fort), on me semble être dans une dérive manifeste d'exploitation du filon porteur que constitue la bande dessinée commerciale. J'espère qu'au moins nous serons épargnés les délires interprétatifs pasamoniliens sur le village d'Asterix en tant que métaphore du shtetl (une interview accordée par Anne Goscinny à l'Obs me rassure sur ce point) ...
Hop, petit passage en coup de vent pour vous dire que prochainement sur un petit territoire de Charente Maritime se déroule une vaste articulation autour du boulot d'Emmanuel Guibert :
Et cet ensemble de propositions publiques commence avec, principalement, ça :
Toutes les infos du côté du site de l'association ChiFouMi ici-même.
En vacances à Valence en Espagne, je suis tombé sur une petite exposition, " Fanzination!". Ca se passe à la bibliothèque de l’Institut valencien d’art moderne. C’est l’occasion de découvrir l’histoire du fanzinat espagnol, des publications d'El Rrollo Enmascarado, inspirées par l’underground américain, jusqu’aux fanzines récents de Conxita Herrero, María Medem ou Sergi Puyol. L’exposition s’attarde sur la scène valencienne, qui s'est développée avec Javier Mariscal comme figure de proue. Bon, c'est une expo minuscule mais intéressante, et la boutique du musée est bourrée de fanzines pour l'occasion.
Oui, le système n'autorise les « mots » de plus de 60 caractères qu'au sein d'un balisage de lien. Tu as peut-être fait une petite coquille dans ton balisage.
aaah, non ; en fait, par paresse, j'avais pas balisé mais juste copié l'url dans le corps du texte, cette fois-ci
Oui, le système n'autorise les « mots » de plus de 60 caractères qu'au sein d'un balisage de lien. Tu as peut-être fait une petite coquille dans ton balisage.