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Mael, 23.05.2015 à 0:10358890
Premier coup de coeur de 2015, et bêtement je ne m'y attendais pas (en fait, je pensais être déçu comme c'est souvent le cas quand j'ai des avis trop positifs). Je ne sais pas quoi dire d'intelligent pour l'expliquer mais lisez le, la narration et le dessin ont tous deux la même puissance.

Charlie Brown, 21.05.2015 à 11:15358871
NDZ :
Pour Cité14, l'auteur passe souvent chez Jules de chez Smith en face et a dit qu'à l'occasion de la réédition (début 2016) des intégrales des saisons 1 et 2 (épuisées ou presque) et de la réédition de Lady Rozenbilt au même format que ces intégrales (car la première édition de ce spin-off ne correspondait pas trop à l'unité éditoriale imaginée par les auteurs sur ce livre-monde qu'est la série), on lui avait dit qu'une saison 3, pourquoi pas ? chose que les humanos avaient jusqu'alors exclue... :)


Voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! :o)


NDZ :

De mon côté, pas lu la saison 2. Seulement la 1 et le spin-off rozenbilt. Je trouve cela très chouettos également. On a de l'animalier sans angélisme, avec un mélange des genres (fantastique, polar, sf) des plus rafraîchissant. Une bonne série populaire. Feuilletonesque à souhait...


Oui, je m’étais d’ailleurs fendu d’une chronique ici même à l’issue de la saison 1, emballé, que j’étais, par l’ensemble. Comme e m, j’avais acheté un par un les 12 fascicules (1 euro le fascicule !) constituant cette première saison. Puis, je m’étais offert le petit coffret pour les mettre dedans.

En revanche, Paquet ayant lâché l’affaire, j’avais laissé tomber pour la saison 2 chez Les Humanos. 12 euros le fascicule correspondant à deux épisodes de l’ancienne formule, je trouvais ça un peu cher... J’avais du coup emprunté les 3 premiers volumes à la bibliothèque municipale, toujours enthousiasmé par cette lecture. Et puis, l’année dernière, je fus ravi de tomber par hasard sur l’intégrale de la saison 2 chez mon libraire. Je l’achetais aussi sec, même si je ne l’ai lue que récemment. Peut-être vais-je attendre la nouvelle édition de Lady Rozenbilt alors... (quoique, vu que tous mes volumes sont dépareillés, peu importe...). J’ai dernièrement prêté l’ensemble à une copine amatrice de BD et elle fut tout aussi emballée. Une bonne série, vraiment.

e m, 20.05.2015 à 22:12358868
NDZ :
Feuilletonesque à souhait...

C'était d'ailleurs présenté/publié comme un feuilleton à la base.
Et vous me donnez envie de relire mes petits fascicules du premier cycle.


Et De capes et de crocs aussi, tiens.
Il me semble qu'il y a une référence à Alien dans un des derniers tomes. Le truc complètement incongru dans cette série, ça m'avait bien fait marrer :D

NDZ, 20.05.2015 à 21:26358867
Pour Cité14, l'auteur passe souvent chez Jules de chez Smith en face et a dit qu'à l'occasion de la réédition (début 2016) des intégrales des saisons 1 et 2 (épuisées ou presque) et de la réédition de Lady Rozenbilt au même format que ces intégrales (car la première édition de ce spin-off ne correspondait pas trop à l'unité éditoriale imaginée par les auteurs sur ce livre-monde qu'est la série), on lui avait dit qu'une saison 3, pourquoi pas ? chose que les humanos avaient jusqu'alors exclue... :)

De mon côté, pas lu la saison 2. Seulement la 1 et le spin-off rozenbilt. Je trouve cela très chouettos également. On a de l'animalier sans angélisme, avec un mélange des genres (fantastique, polar, sf) des plus rafraîchissant. Une bonne série populaire. Feuilletonesque à souhait...

Charlie Brown, 20.05.2015 à 17:40358864
J’ai enfin terminé de lire deux bonnes séries, même si, dans les deux cas, la fin est légèrement expédiée.






Cité 14, commencée chez Paquet et terminée chez Les Humanos (il ne me semble pas qu’une troisième saison soit prévue) fut de bout en bout un plaisir de lecture. J’ai hâte de lire le spin off Lady Rozenbilt et c’est avec impatience que j’attends la suite des productions de Gabus et Reutimann. Du beau boulot.






Le tome 9 est très bon (et je trouve même que c’est le meilleur des épisodes lunaires), en revanche, le 10 est un peu trop expéditif. Mais bon, on sent bien que les auteurs avaient un peu hâte d’en terminer et on ne saurait trop les en blâmer. Me reste plus qu’à attaquer l’histoire d’Eusèbe pour terminer en beauté (ou pas). La truculence des dialogues restera pour moi le très gros point positif de cette série.

lanjingling, 16.05.2015 à 2:03358834
lanjingling :

A propos, ce serait pratique de mettre un lien vers l('hilarant; rien que le nom, "politburo") blog de pochep dans sa fiche.

Merci.

lanjingling, 15.05.2015 à 3:48358829
chrisB :
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!

A propos, ce serait pratique de mettre un lien vers l('hilarant; rien que le nom, "politburo") blog de pochep dans sa fiche.

Mr_Switch, 12.05.2015 à 13:26358803
Neurocomix - La comparaison est inévitable : voici un épisode d'« Il était une fois la vie » pour les plus grands. Aujourd'hui, le cerveau et le système nerveux.
C'est pas mal. Est-ce que tout un chacun peut suivre et les explications et le petit délire des auteurs ? Je ne sais pas.
Mais je vous invite vraiment à tenter l'aventure !

wandrille, 07.05.2015 à 18:29358775
Enorme coup de cœur.

Je voulais en dire tellement de bien que je vais le chroniquer plutôt.

NDZ, 07.05.2015 à 12:04358768
De la bande dessinée grand public de qualité avec un traitement graphique magnifique mais un scénario et des dialogues (trop) classiques. Lecture agréable, sans sauter au plafond. Il manque Enak avec un caillou dans sa chaussure... car quand-même, Jacques Martin Forever !


De la bande dessinée grand public de qualité avec un scénario et des dialogues qui surprennent parfois mais un traitement graphique qui me laisse de marbre, voire m'insupporte (clichés des postures ou mimiques outrées) même s'il y a bien quelques points qui sauvent de l'ennui (séquences muettes, cadrages explosés). Lecture agréable, sans sauter au plafond. ça manque de Muscadet (il me plaît), car il y a bien des vieux, des parties de pêche et des femmes, mais quand-même, Rabaté est le plus fort...

Pierre, 29.04.2015 à 17:48358668




Pour moi, le sujet de cet ouvrage, derrière son apparence de livre pour enfant coloré et mis en image avec virtuosité, c'est le deuil d'un enfant et ses stratégies pour affronter et dépasser ce drame. C'est pour ça que les enfants s'inventent des histoires. Il y a toujours un danger qui sourd, celui de la tentation du repli dans le monde imaginaire de la mélancolie. Mais cela fini bien pour la petite héroïne qui parviendra à s'ouvrir au monde réel. J'ai trouvé ça très chouette.

Thierry, 28.04.2015 à 11:27358644
lanjingling :
Thierry :
Pirus est bluffant, c'est plus du côté du scénario, finalement trop sage ettrop court, que le bât blesse. Mais c'est très bien quand même.

Je ne trouve pas le scénario trop sage, au contraire, il défonce avec allégresse toute une utopie, tant aux niveaux social et politique que dans son imaginaire même. Mais trop court, oui, il ouvre plein de portes et se termine violemment, comme il faut, mais trop vite.

il défonce surtout Mimi :o)
trop vite, c'est le problème. J'ai l'impression qu'il ne fait qu'effleurer les potentialités du concept.

chrisB, 28.04.2015 à 9:47358641
Miam que c'est bon de retrouver l'équipe de choc de la Police Freelance !!

lanjingling, 27.04.2015 à 17:31358633
Thierry :
Pirus est bluffant, c'est plus du côté du scénario, finalement trop sage ettrop court, que le bât blesse. Mais c'est très bien quand même.

Je ne trouve pas le scénario trop sage, au contraire, il défonce avec allégresse toute une utopie, tant aux niveaux social et politique que dans son imaginaire même. Mais trop court, oui, il ouvre plein de portes et se termine violemment, comme il faut, mais trop vite.

Le PBE, 27.04.2015 à 11:42358627

Mind MGMT de Matt Kindt.
Meru est écrivain. Alors qu'elle enquête sur ce vol dont tous les passagers ont perdu la mémoire elle va découvrir l'existence du Mind Management, vaste organisation dont les membres ont des pouvoirs psychiques hors-normes.
J'aime bien le trait de Matt Kindt. J'avais été séduit par Super Spy et un peu déçu par Revolver, c'est avec plaisir que je me suis laissé emporter par cette série.
Espionnage, conspirationnisme, super pouvoirs et quête existentielles... Matt Kindt joue avec les genres et soigne la forme. A lire.
(Il y a une option pour une adaptation ciné mais je n'ai pas vu de projet vf)

Le PBE, 27.04.2015 à 11:40358626
lanjingling :
C'est réjouissant cet enthousiasme pour de nouveaux auteurs, cela me promet d'alléchants tours chez mes libraires l'été qui vient.

Pareil.

Thierry, 27.04.2015 à 10:20358623
Malcolm le rat, héros du pays rose, estcélébré pour ses 50 années de bons et loyaux services au cours desquels il a vécu, tel un métronome, 2 aventures par mois, sauvant à tour de bras, bottant le cul des vilains nazos...
un héros sympathique et exemplaire, adiré par ses consitoyens et éternel fiancé de la jolie bergère Mimi, qui le gratifie d'un bisou sur le front depuis 50 ans. Après une fête très arrosée... beaucoup trop arrosée, l'impensable se produit. Malcolm, complètement bourré, s'isole avec Mimi et la viole. le miroir se déchire et chacun devra payer les conséquences. Pirus est bluffant, c'est plus du côté du scénario, finalement trop sage ettrop court, que le bât blesse. Mais c'est très bien quand même.

lanjingling, 24.04.2015 à 4:09358609
chrisB :
je l'aime ce Grégory Panaccione !! quand il est aux manettes du scénar, il sort une poésie de dingue.

chrisB :
Vache qu'il est bon cet album ! on le dévore du début à la fin (beau petit pavé de plus), le mélange dessin et roman photos (même si ça reste minoritaire) fonctionne impecc. Non content de découvrir que la lutte était un sport national au Sénégal, on rentre vraiment dans cet univers, avec ses stars (le fameux Yekini), ses codes et ses magouilles. Très bonne découverte !

ingweil :
Aussi bien que les bullenotes le laissaient présager. Très drôle, vif et inventif.

C'est réjouissant cet enthousiasme pour de nouveaux auteurs, cela me promet d'alléchants tours chez mes libraires l'été qui vient.

lanjingling, 24.04.2015 à 1:58358608
NDZ :
chrisB :
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!


On a vraiment les mêmes goûts de chiottes :))

C'est étonnant; c'est vraiment un Pochep surprise.

NDZ, 24.04.2015 à 0:38358607
chrisB :
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!


On a vraiment les mêmes goûts de chiottes :))

chrisB, 23.04.2015 à 9:54358603
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!

Thierry, 22.04.2015 à 10:20358598

Pendant la guerre du pacifique, quelques sections japonaises perdues dans la jungle craignent l'attaque imminente de l'ennemi. Mais leur principaux problèmes restent trouver de la nourriture, de l'eau, de survivre à la sauvagerie de la jungle. le reste du temps, les soldats sont partagés entre peur et ennui, jusqu'à ce que l'affrontement éclate, avec des conséquences d'une absurdité révoltante. Je serai tenté de voir ans Opération mort une sorte de 'Catch 22' japonais, ce 'piège à cons' qui condamne les soldats à coups de règlements de plus en plus déconnectés de la réalité.
Mizuki s'est inspiré de sa propre expérience pour cette 'Opération mort', qu'il estime comme étant à 90% autobiographique. Mélangeant décors parfois proche du photoréalisme et personnages typiquement 'mizukien', il accentue à quel point sessoldats ne sont pas à leur place, perdu dans un environnement qui n'est pas le leur, dans une guerre qui ne les considère que comme des utilités et plus comme des êtres humains. On pourra estimer qu'il s'agit d'une tare de la mentalité japonaise, mais ce serait oublier un peu vite ce qui s'est passé lors de la première guerre mondiale, lorsque, par exemple, le général Réveilhac, ordonna le pilonnage de ses propres troupes pour les pousser à l'assaut. Un grand livre

NDZ, 20.04.2015 à 20:52358585
NDZ :
J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.

(...) (d'ailleurs, la bande originale est superbe - manquerait que du Sun Ra pour parler aux E.T. non?).


M Obion, par des explications graphiques de la B.O. produites sur le forum de chez Smith en face, vient de me prouver que j'avais tort. Il y a bien du Sun Ra planqué un peu partout. Logique quand on parle d'extra-terrestre :)

lldm, 17.04.2015 à 12:53358530
chrisB :
Pas de justice ni d'injustice, quand je pense à lui, je pense avec une grosse bouffée d'amour à ce premier tome. Je ne dis pas qu'il n'a rien fait de valable depuis.


Je pense à tous ses bouquins précisément parce que je fais de la place dans les bibliothèques en me demandant ce que je peux encore y virer ; j'aurai passé quelques heures agréables à me replonger dans ces Cabanes, pas relus depuis bien longtemps. (je les redécouvre, et je note qu'ils sont joliment réhaussés, d'ailleurs ; comme ça n'intéressait pas grand-monde, il avait beaucoup de temps pour dédicacer).

chrisB, 17.04.2015 à 12:17358527
Pas de justice ni d'injustice, quand je pense à lui, je pense avec une grosse bouffée d'amour à ce premier tome. Je ne dis pas qu'il n'a rien fait de valable depuis.

lldm, 17.04.2015 à 11:56358526
chrisB :
Pour moi Max Cabanes ça reste le premier tome génial, la jôle, de la série "Dans les villages".


C'est très injuste, à mon avis, pour cet auteur largement sous-estimé, de le cantonner à un seul bouquin ; c'est vrai qu'il a sabordé (par des lieux communs oniriques et un dessin devenu assez paresseux et académisant) sa série « Dans les villages » avec le « Rêveur de réalité », et sans doute également vrai qu'il n'a probablement plus fait un livre qui mérite qu'on s'y attarde depuis (mais comme les mauvais livres s'enquillaient, j'ai fini par lâcher l'affaire il y a bien longtemps ; peut-être a-t-il fait quelques détours pendant toutes ces années)
Cabanes a été un prodigieux inventeur de récits fantastiques, capables de puiser dans le répertoire du conte (que j'ai a priori en horreur) ce qui pouvait s'y glisser de plus saugrenu, balançant dans une cacophonie stimulante des perceptions d'un quotidien lézardant au soleil du sud, et un moyen-âge bordélique, sans jamais tomber dans ses poncifs. Pas de conneries de lutins, de fées à la con, une vision du moyen-âge bigarrée, un goût de l'anachronisme fécond etc. Son dessin pouvait être une merveille d'invention et de surprise : à la fois par la citation de l'ancien dans un recours à la manière de gravure et par des brusques sauts dans une présence obsédante et déréalisante du trait et des masses. Très bon travail de lavis également, guère égalé que par Goossens.
Me viennent instantément à l'esprit ceux-là :
"Le roman de Renart" en 30x40
série "Dans les villages" jusqu'à "La crognotte rieuse" (trois volumes si mes souvenirs sont bons) et
"Rencontres du 3ème sale type"
"Bain d'encre"
ça fait peut-être pas grand-chose, mais ça fait un peu plus qu'un livre

chrisB, 17.04.2015 à 11:39358524
Pour moi Max Cabanes ça reste le premier tome génial, la jôle, de la série "Dans les villages". Là il n'est de toute façon "qu'au dessin", mais bon l'attente était là :)


Au final, un album sec comme du Manchette, donc on est bon, mais c'est un peu laborieux, et pas foufou à lire. Un peu déçu

Pre Carre, 17.04.2015 à 11:34358523
NDZ :
J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.


La liste des albums susceptibles d'alimenter ces montages est extensibles à l'infini, mais notre budget, lui, pas du tout ! Nous la composons pour l'instant avec le fond déjà disponible (il y a déjà un travail de collationnement et de scans assez titanesque à faire, c'est de loin la rubrique la plus chronophage) et nous verrons pas à pas ce qui vient le compléter pas à pas. Après, tout dépend de la fréquence et de la clarté avec laquelle les dessinateurs (car il s'agit bien de dessin dans cette rubrique pour ceux qui ne la connaissent pas) usent de ce que nous avons décidé de pointer comme "lieux communs" articulaires de la bande dessinée. Plus les images choisies souscrivent aux prototypes, plus les montages de "Lieu commun" sont intéressants, exposent leur diversité dans les détails, les fissures, les positions singulières.

NDZ, 15.04.2015 à 18:17358503
J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.



J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.


Non, sans rire, pour le premier, on a un récit classique mais qui nous porte; avec des lourdeurs ou passages obligés qui sont esquivés avec bonheur et on se demande longtemps où les auteurs veulent nous mener, avec ces gâteaux volants, ces tétons volants, ces disques volants (d'ailleurs, la bande originale est superbe - manquerait que du Sun Ra pour parler aux E.T. non?).

Le deuxième est drôle et une chouette (légère) source de réflexion sur l'art et le sens de la vie. Un indice de plus qui prouve qu' à quelque chose Mahler est bon :)

lanjingling, 13.04.2015 à 16:53358472
Thierry :
parce qu'il pensait en avoir fait le tour et que l'âge aidant, il a préféré se retirer de toutes ses séries. la retraite, en fait. Il se concentre sur Largo Winch sur lequel in pensait encore pouvoir s'amuser.
Sans oublier Wayne Shelton et surtout Rani

Thierry, 13.04.2015 à 16:42358469
parce qu'il pensait en avoir fait le tour et que l'âge aidant, il a préféré se retirer de toutes ses séries. la retraite, en fait. Il se concentre sur Largo Winch sur lequel in pensait encore pouvoir s'amuser.
Ia a gardé un droit de regard sur XIII mais a vendu toutes ses parts sur Thorgal.
L'arrêt de ses séries s'est fait en douceur, apportant une conclusion aux arcs en cours pour laisser place libre aux repreneurs.

lanjingling, 13.04.2015 à 14:51358460
Jamais lu de Thorgal , qui me semble un croisement entre Prince Valiant et Yoko Tsuno; pourquoi Van Hamme en a-t-il abandonné le récit ?

Thierry, 13.04.2015 à 9:05358453
je sais, je suis faible de continuer à lire les thorgaux alors que je suis bien conscient de ce que c'est devenu.
La lecture de ce troisième tome de la jeunesse n'est ps désagréable, de prime abord. Il n'y a rien de bien excitant dans cette intrigue, mais rien non plus de franchement mauvais. Tout est vu, revu et archi-revu. Et le dessin est correct, même s'il est parfois d'une grande raideur et que Thorgal passe allègrement d'un visage d'enfant à celui d'un adulte... je veux bien que cette série est sensée nous montrer commen Thorgal, l'enfant des étoiles, est devenu Thorgal, l'homme qui a envoyé chier les dieux. Mais un peu de cohérence ne ferait pas de mal. Dire que certains y voient le successeur naturel de Rosinski, c'est oublier les qualités et les caractéristiques de son dessin.
D'autant qu'au vu de ce qui se passe dans ce nouveau tome, on a du mal à imaginer comment on va en revenir à la situation du début de la magicienne trahie (sans rire, comment Gandalf pourra conserver son autorité parès le ridicule qu'il se prend).
Mais le problème principal de cette série, ce sont les personnages. Thorgal, Aaricia, Gandalf... on les connaît, il n'y a pas de raison de les caractériser et de s'attarder sur leur psychologie. Mais Thorgal se caractérise par une galerie de personnages forts, à copmmencer par une Kriss de Valnor, un pioed d'arbre... des personnages qui n'ont pas eu besoin de 5 tomes popur commencer à exister. Or, depuis le départ de Van Hamme, je suis bien incapable de citer un nouveau personnage qui possède un tant soit peu de charisme. ils sont tous plus transparents les uns que les autres.
Thorgal fonctionne aussi et surtout pour ses personnages et se reposer uniquement sur les personnages originaux est la meilleure manière d'affadir complètement la série. Sente et Yann n'ont offert qu'un succédané fade. Sente a essayé en introduisant les compagnons de Louve, mais ce fut un coup dans l'eau. Yann a bien tenté Raissa/Crow, mais ce fut aussi un échec. C'est un peu court.
Je suis quand même gentil dans la note parce que, finalement, si le but des éditeurs n'est que de faire vivre la marque est proposant une version très consensuelle, passée à la javel, capable de ne choquer personne, à défaut de satisfaire pleinement quelqu'un d'un peu exigeant. Mais cje ne peux m'empâcher de penser qu'il y a un manque d'ambition flagrant dans la suite de Thorgal. Tout le monde préfère capitaliser sur un univers connu sans rien oser ajouter de signifiant. Imaginer si Will ou Franquin avaient eu la même approche lors de la reprise de T&T et Spirou. On se serait bien fait chier, non?

Pierre, 12.04.2015 à 17:39358449




L’Echappée, certes pas un chef d’œuvre, rien de révolutionnaire ni dans le propos ni dans la forme, mais une œuvre épique, ample et déliée, solidement construite qui brode une réflexion sur trois clichés : l’aliénation de la vie moderne, l’utopie sociale, et le retour à l’état de nature, qui débouchent chacun sur l’éternel constat de l’insatisfaction de l’homme.

Le héros, un homme marié père de deux enfant, socialement accompli, pris dans l’engrenage infernal du métro boulot dodo, écoeuré de la société de consommation, est mu tout à coup d’un irrépressible désir d’Ailleurs. Il embarque un jour que sa vie bien réglée semble dérailler, sur un paquebot de croisière. Las, le bateau fait naufrage. Échappant de peu au poncif d’une prévisible robinsonnade, il finit par échouer dans le village du Prisonnier, peuplé de playmobiles béats et zorglhommisés au regard atone, vivants une débilitante utopie égalitariste où notre héros croit un temps trouver sa place. Un accident bienvenu lui permet de sortir de ce nouveau cauchemar limite nazi, et de s’aventurer au-delà des murs rassurants de la Cité idéale pour s’enfoncer dans une jungle de cartoon, retrouvant l’état de nature dans un décor entre le nids des marsupilami et le Douanier Rousseau, où il lui sera donné de rencontrer la Belle Sauvage, accomplissement d’un rêve édeniste tout autant décevant et dont il devra à nouveau d’échapper. Portrait réussi de l’Homme, cet éternel insatisfait. Dommage ce soit celui de l'homme moyen, petit bourgeois, l'Odyssée aurait été plus imprévisible avec un héros moins banal et archétypique, je sais pas moi, sinon un guerrier, un artiste par exemple ?

Au passage, il m’a semblé identifier une référence explicite dans le corps à corps avec la Sauvage (pages 188-189), au Péplum de Blutch, comme une synthèse de deux scènes de pugilat qu'on y trouve (pages 44 et 103-105), m'offrant l'opportunité de me replonger dans cette œuvre toujours magnifique.





Cela m’amène naturellement à Philoctète et les femmes de Grégoire Carlé, qui redonne vie au monde antique avec cette fantaisie dionysiaque développant l’histoire du pauvre Philoctète abandonnée à Lemnos, île uniquement peuplée de femmes aux mœurs sauvages, ce qui permet à l’auteur de donner libre cours à l'évocation inspirée d’une société païenne, où l’homme et la femme étaient encore dans la nature, en harmonie avec la Terre mère et le Cosmos. Je suis, par inclination, très sensible à cette vision panthéiste certes idéalisée mais qui laisse imaginer un monde encore vierge de l’empreinte de la culture judéo-chrétienne. Le dessin est beau, puisant tant dans l'art grec archaïque que dans l'ukiyo-e, quoique encore sous influence (Baudoin, Blutch).





Sur une thématique sensiblement similaire et au postulat alléchant, un certain Zanzim a produit récemment L’île aux femmes une œuvre passablement décevante de facilité et de puérilité, dessinée à l’esbroufe dans un style "poisson pilote" (50% de Sfar, 50% de Blain). L’auteur parachute un pilote de la première guerre mondiale genre Saint-Exupéry en version dandy tombeur, sur une île apparemment déserte mais qui s’avère peuplée exclusivement de femmes vivant proche de l’état de nature. Sur ce fantasme masculin fertile, l’auteur ne cultive rien d’autre qu'une revisite du mythe de Shéhérazade, pour finir dans la métafiction la plus convenue (oh ! mais tout ceci n’était donc qu’un récit imaginaire raconté depuis un lit d'hôpital ? Comme c'est brillant, et émouvant !). Une bd taillée pour les prix de concours: "dessine-moi un pigeon !".

Là-dessus, je me souviens que Mardon avait produit dans un n° de Ferraille Illustré une bd de deux pages intitulée Le dernier homme qui en disait tout aussi long (si ce n’est plus) sur le sujet. La boucle est bouclée.

vacom, 09.04.2015 à 11:30358427
Je garde un bon souvenir de "Marée basse", bien meilleur que ses séries SF chez Delcourt.

Thierry, 07.04.2015 à 17:36358413
Le PBE :
Quand on voit que Pecqueur joue les scénaristes depuis plus de 30 ans cela fait peur...

je garde un souvenir nostalgique de Thomas Noland, sorte d'ovni onirique des années 80. Mais sans doute vaut-il mieux rester sur le vague souvenir d'un beau bordel que de risquer de se rendre oqu'e fait, c'était juste grotesque

Le PBE, 07.04.2015 à 17:02358412
Prix de la meilleur astuce pour présenter ses personnages et le contexte socio-culturel d'un univers de science-fiction: Une mésange pas farouche vient se poser sur l'épaule de l'héroïne alors celle-ci lui déballe son curriculum vitae et une leçon d'histoire (pour info la donzelle n'habite pas une gentille chaumière au coeur de la forêt mais est conductrice de train).
Prix de la meilleur astuce pour dévoiler le passé et les failles du héros: le vieux commandant récite - par coeur !! - sa biographie au nouveau petit lieutenant (bon, ce n'est pas très original comme astuce mais ici on nous la ressert deux fois en trois pages)
Prix des meilleurs dialogues de politique engagée dans un contexte de fusillades et de courses poursuites:
- « Vous allez devoir prendre le bus ma petite dame, depuis la privatisation, le TGV ne s'arrête plus ici »
- « et ton père, toujours contre les OGM » - « ah ben oui, c'est un fervent défenseur de l'agriculture biologique »
Je vous épargne la ribambelle de clichés.
Zéro pointé malgré les éclats de rires (nerveux). Quand on voit que Pecqueur joue les scénaristes depuis plus de 30 ans cela fait peur...

e m, 05.04.2015 à 15:31358390
Spirou Fantasio vu par... #8...
Le début me plait bien, mais un peu déçu au final. Sans trop savoir pourquoi (peut-être l'histoire un peu trop laborieuse...?)
Le bon côté c'est que ce n'est pas du Tintin déguisé en Spirou.
3 têtes


Valerian par Larcenet...
Le meilleur de Larcenent pour le meilleur de Valerian. Le tout avec les superbes couleur de J.Pourquié.
C'est une relecture en fait, et j'adore toujours autant !
C'est fun et marrant, sans se prendre au sérieux.
A quand un Spirou par Larcenet ?

5 épiceries (même si je n'en avait mis que 4 la première fois)

THYUIG, 26.03.2015 à 8:45358314
e m :
Blueberry #1-7...
Voilà une série qui a quand même sacrément vieilli.
Les textes et les bulles ou le perso décrit lui même ce qu'il est train de faire... C'est d'une épouvantable lourdeur, limite pire que Blake & Mortimer.
Si on ajoute à ça une histoire pas intéressante (qui en plus se répète sans arrêt), des perso plutôt manichéens (le gentil Blueberry qui aime les indiens contre les méchants militaires qui font rien qu'à trahir sans arrêt les gentils indiens...) on obtient un début de série vraiment pas terrible.
2 indiens


Blueberry #8-12...
Ça s'améliore niveau histoires (on change de registre pour enfin laisser tomber ces indiens qui commençaient à nous les casser légèrement (j'aime pas les westerns avec les indiens, je préfère les westerns spaghettis)).
Et si on ajoute un dessin avec des superbes décors, on obtient une série pas mal.
3 allemands




je dois relire les Blueberry environs une fois par an. C'est le western en bande-dessinée que je préfère, largement devant tous les autres.
Quand j'ai besoin de lire quelque chose de bien écrit, de bien dessiné, dont l'action est menée tambour battant mais ultra-maîtrisée, je prends n'importe quel cycle de Blueberry et je prends mon pied.

C'était la minute nostalagie. ;o)

Pierre, 25.03.2015 à 22:28358310
J'ai un lien particulièrement étrange à Blueberry: jusqu'à l'âge avancé de 14 ans j'étais totalement hermétique au réalisme en bande dessinée. Impossible de lire des choses comme Buck Danny, Michel Vaillant, et autre Patrouille des castors. Je ne ratais pas grand chose me direz-vous ... Cependant, un jour je suis tombé sous l'emprise du dessin de Giraud en parcourant dans un supermarché l'édition en grand format et en noir et blanc du Bout de la piste, par lequel j'ai commencé la série: commencer par l'épisode qui conclut le cycle le plus important c'est un comble, mais c'est pourtant ainsi que j'ai lu Blueberry, remontant le fil jusqu'à Général Tête Jaune. Le dessin de Giraud est plein de bluff et je suis tombé dans le panneau comme un bleu, moi pour qui la référence était Franquin, Tardi ou Pratt. Quant à l'abondance verbale Charlier, voilà un défaut encore que j'ai pris pour une qualité, l'esprit feuilletonnesque auquel je n'étais pas familier m'a conquis. Je ne me crois pas capable aujourd'hui de remettre mon nez là-dedans, mais je reste attaché à cette découverte qui m'a permis de franchir un cap vers d'autres univers graphiques: paradoxalement, un an après Blueberry, je découvrais l'Association ...

e m, 25.03.2015 à 19:46358307
Thierry :
on frise le crime de lèse-majesté. Dire dque Blueberry est limite chiant?
On sera deux sur l'échafaud :o)

Les premiers tomes le sont quand même pas mal.
J'attends de voir ce que donnent les suivants, mais si le meilleur de la série est atteint avec le diptyque de l'Allemand perdu, je doute que ça me plaise énormément...
Je suis tout de même curieux de lire les albums ou les dessin tend plus vers Moebius que Giraud.


----
Je note Navajo Joe, si j'ai l'occasion de le voir un jour.

Thierry, 25.03.2015 à 11:24358295
on frise le crime de lèse-majesté. Dire dque Blueberry est limite chiant?
On sera deux sur l'échafaud :o)

Pierre, 24.03.2015 à 22:49358289
e m :

Blueberry #8-12...
Ça s'améliore niveau histoires (on change de registre pour enfin laisser tomber ces indiens qui commençaient à nous les casser légèrement (j'aime pas les westerns avec les indiens, je préfère les westerns spaghettis)).


Il y a pourtant des westerns spaghettis avec des indiens, et même où le héros est un indien:



Exemple avec Navajo Joe, de Sergio Corbucci. Il y a aussi des poissons volants, je sais, et le film est plutôt moyen. La musique grandiloquente de Ennio Morricone prise au second degré est bien rigolote.

e m, 24.03.2015 à 22:06358288
Blueberry #1-7...
Voilà une série qui a quand même sacrément vieilli.
Les textes et les bulles ou le perso décrit lui même ce qu'il est train de faire... C'est d'une épouvantable lourdeur, limite pire que Blake & Mortimer.
Si on ajoute à ça une histoire pas intéressante (qui en plus se répète sans arrêt), des perso plutôt manichéens (le gentil Blueberry qui aime les indiens contre les méchants militaires qui font rien qu'à trahir sans arrêt les gentils indiens...) on obtient un début de série vraiment pas terrible.
2 indiens


Blueberry #8-12...
Ça s'améliore niveau histoires (on change de registre pour enfin laisser tomber ces indiens qui commençaient à nous les casser légèrement (j'aime pas les westerns avec les indiens, je préfère les westerns spaghettis)).
Et si on ajoute un dessin avec des superbes décors, on obtient une série pas mal.
3 allemands


Valerian & Laureline #3-4-5...
Un autre début de série qui a mal vieilli...
Valerian & Laureline débarque sur une planète, règlent tous les problèmes en 5 minutes chronos, et voilà c'est fini.
1 ou 2 planète(s)

Thierry, 23.03.2015 à 12:10358264
Une histoire d'amour pas banale.
Il aime Nadine, qui ne le connaît pas, qui ne le voit même pas.
C'est con.
Mais, lui, il ne se démonte pas.
Il s'obsède.
Il est prêt à tout.
Même à faire les poubelles.
Alors, il lui fauche ses poubelles, à Nadine.
Lever à 5 heures du mat' pour courses les éboueurs et sauver les ordures de sa belle.
Et de ses ordures, il dresse un portrait le plus fidèle possible de sa Nadine.
Un boîte de ravioli, un tampax... autant de moyen de se l'imaginer.
Une capote ? Serait-elle une salope ?
Une main ?
Un pied ?
Une comédie noire, très réussie

Thierry, 23.03.2015 à 11:56358263
Jean Teulé traîne la nuit de son anniversaire. Ils croisent des filles.
Des filles étranges.
Au casting ?
Des filels de nuit des années 80: Sapho, Kelek, Super Nana...
Rencontres, discussions décalées, petites histoires de filles ou de femmes.
Si l'ensemble fonctionne par moment, malgré la bizzarerie de l'ensemble (même une danse langoureuse avec un Marylin Monroe littéralement squelettique), dès qu'il fait interventir ses filles de nuit, je cale.
Parce que pour moi, Sapho, Kelek ou Super nana ne sont au mieux que des noms déjà entendus. Mais je ne les connais pas. J'ignore qui elles étaient, ce qu'elles représentaient, ce qu'ellles dégageaient.
Alors ?
Je suis resté complètement en dehors de ces pages. Dommage

Le PBE, 18.03.2015 à 12:07358221
wandrille :
[deux_freres : album sans vignette] ça sort cette semaine en librairie, cet album est une merveille totale de dessin et de scénario.

Précipitez-vous dessus dès sa sortie, c'est un pur chef d'oeuvre. J'ai eu la chance de le lire en avant-première parce que les auteurs sont brésiliens et que je dois participer avec eux à une conférence au salon du livre... une énorme baffe dans la gueule.

J'avais bien aimé Daytripper des mêmes jumeaux donc cela me tente. Par contre j'ai lu hier De:tales (pas traduit en français) et ce recueil de récits courts, oeuvres de jeunesse, est vraiment peu abouti, tant du point de vue dessins que scénarios.
(pour l'anecdote Deux Frères n'est pas encore sorti en anglais, en portugais peut-être? - http://fabioandgabriel.blogspot.no/)

wandrille, 18.03.2015 à 9:15358219
[deux_freres : album sans vignette] ça sort cette semaine en librairie, cet album est une merveille totale de dessin et de scénario.

Précipitez-vous dessus dès sa sortie, c'est un pur chef d'oeuvre. J'ai eu la chance de le lire en avant-première parce que les auteurs sont brésiliens et que je dois participer avec eux à une conférence au salon du livre... une énorme baffe dans la gueule.

chrisB, 12.03.2015 à 10:27358152
Le dernier Posy Simmonds, compilation des planches qu'elle réalisait pour le Guardian review de manière hebdo (entre 2002 et 2005). Ces scènes de la vie litteraire brassent un peu tout et tout le monde (auteur, critique, éditeur) et fait le tour des situations (page blanche, dédicace, lecture, pilon, festival etc.).
L'intervention épisodique de deux personnages : le docteur (et son infirmière) qui s'occupe des maladies d'écrivains, et un détective privé qui prend des "affaires" du monde de la litterature apporte un peu de fantaisie et de surprise dans des planches parfois très convenues.
Le tout en fait un bouquin où l'on se surprend à prendre de plus en plus de plaisir à cotoyer cette brouette de personnages. Un peu dubitatif sur les premières planches, l'album est au final plutot sympa.

Pierre, 11.03.2015 à 21:06358148
e m :
Les Schtroumpfs et le Cracoucass...
Un album que je n'avais pas lu depuis très très très longtemps (voire plus).
Je me souvenais de l'oiseau, mais de pas de l'histoire. Ça n'a pas vieilli, c'est toujours aussi bien.
Les petits gags disséminés tout au long de l'album, et les running-gags (la serviette) m'ont bien amusés. Je ne me souvenais pas de ce genre d'humour dans cette série.
5 oiseaux


Sans doute cela a-t-il été déjà dit ailleurs, pardon: le Cracoucass est une invention de Franquin, peut-être un des premiers avatars de ses nombreux monstres ... Un "cadeau" à Peyo et Gos en remerciement des services rendus sur Panade à Champignac qui lui est contemporain.

Thierry, 11.03.2015 à 14:37358145
beaucoup de thématiques se mélangent, entre grande histoire e anecdotes familiales. le résultat est donc dense, très dense. On selaisse d'abord porter par la beauté de le mise en image mais il faut y evenir pour se laisser porter par le scénario, qui demande de l'investissement du leceur

e m, 08.03.2015 à 20:18358097
Les Schtroumpfs et le Cracoucass...
Un album que je n'avais pas lu depuis très très très longtemps (voire plus).
Je me souvenais de l'oiseau, mais de pas de l'histoire. Ça n'a pas vieilli, c'est toujours aussi bien.
Les petits gags disséminés tout au long de l'album, et les running-gags (la serviette) m'ont bien amusés. Je ne me souvenais pas de ce genre d'humour dans cette série.
5 oiseaux

lanjingling, 06.03.2015 à 15:54358074
Thierry :
Je continue d'explorer les bandes dessinées de Jean Teulé. Au début de sa carrière, il s'intéressait beaucoup à la banlieue, avant de se tourner vers la province, qui sera au centre de ses reportages dessinés.[...]Teulé ne fait pas dans la dentelle, mais il aurait tort. C'est comme ça que je l'aime

Des fameuses éditions du Fromage, dont on causait il y a peu.

Thierry, 06.03.2015 à 10:43358058
et en prime dans ce volume regroupant Virus et Banlieue Sud, 3 courts récits, du Teulé tout craché. C'est sans doute désuet et obsolète, mais il y aussi une sacré plume. Pas étonant qu'il se soit finalement tourné vers la littérature.

Thierry, 06.03.2015 à 10:41358057
Je continue d'explorer les bandes dessinées de Jean Teulé. Au début de sa carrière, il s'intéressait beaucoup à la banlieue, avant de se tourner vers la province, qui sera au centre de ses reportages dessinés.
Banlieue Sud est une fiction qui a pour cadre la banlieue. Et cette fiction est terriblement bête et méchante. Teulé possède déjà ce ton si particulier entre détachement, ironie et cruauté, le tout teinté d'un vrai sens de la poésie. Parce que ce qui frappe dans ses planches, c'est la musique des textes.
On y trouve déjà la langue si particulière de Jean Teulé, à la fois très poétique et marqué par le parler populaire.
Fiction bête et méchante, donc. une vieille dame, artiste sans talent qui vivote dans un taudis de la banlieue, se fait dérober son chien par deux loubards qui exigent une rançons de 500 sacs. Sans un rond, elle décide de réunir le pécule en zigouillant tous ceux qu'elle croise pour les dépouiller. mais ce n'est pas dans la banlieue qu'elle risque de tomber sur des Crésus. Un commis de boucherie, un auteur de bande dessinée, un chômeur... à peine de quoi recolter quelques centaines de francs... on est loin du compte.
Vous voyez le topo.
Teulé ne fait pas dans la dentelle, mais il aurait tort. C'est comme ça que je l'aime

Mael, 04.03.2015 à 13:34358035
Je l'ai posté sur la page dédiée à Angoulême, ça n'est pas forcément logique et plus de monde le verront sans doute ici (ce qui n'est pas plus mal pour eux). Présentation de "Dérive Urbaine" n°6, prix BD alternative 2015.

Cette année c’est le numéro 6 de la revue Dérive Urbaine, éditée par Une autre image, qui a remporté le prestigieux sésame. Peu de numéros pour ce fanzine dirigé par Boris Hurtel (auteur de Prisonnier des amazones) mais une progression constante, logiquement saluée par le jury.

Dans son numéro précédent, Dérive Urbaine nous avait proposé la découverte de Capitalia « principale ville de notre glorieux pays », que des fourbes langues étrangères voulaient salir. À travers une vingtaine de récits, on allait à la rencontre d’une ville complexe, aux quartiers foisonnants entre gestion informatisée, délire végétal, urbanité morne… Un plan sérigraphié complétait cette cartographie artistique.

Dans le dernier numéro, le décor est le même mais ce sont les humains et non plus les lieux qui intéressent les auteurs. Chacun d’entre eux a reçu la fiche anthropométrique d’un habitant de Capitalia, habitant souvent marginal et douteux. Les auteurs tracent, à partir de ces fiches, des vies, inventent des relations, et nouent des liens entre chacun. Ils incarnent alors l’autre Capitalia, celle de tous les jours et des sombres rues. Cela n’est pas forcément négatif, entre la Roumaine exploitée et l’électricien rêvant à son avenir, il y a un fossé. De la même manière que ce clochard heureux vivant dans son van ou ce grand dadais fossoyeur qui cherche l’amour sont autant de figures attachantes et pas mièvres pour un sou.

Ainsi, d’une géographie imaginaire Dérive urbaine passe à la sociologie imaginaire, laissant chacun des auteurs (souvent commun avec The Hoochie Coochie, structure sœur) tresser de délicats liens. Cette comédie humaine ravit autant qu’elle laisse en suspens, et l’on imagine comment ce concept pourrait encore être décliné. De plus en plus, la revue semble liée au destin de Capitalia, ville de fiction dont, bien évidemment, toute ressemblance avec une capitale existante serait fortuite.

Thierry, 04.03.2015 à 10:07358029
je suis en train de découvrir les vieilles bandes dessinées de Jean Teulé. J'ai lu ce Virus dans lé réédition de "Copy-Rêves", qui a été colorisée par Zazou Gagarine, sa compagne de l'époque. Au vu de la planche dans la base et des déclarations de Teulé dans l'interview qui ouvre "Copy-Rêves", cette addition de la couleur est une excellente chose.
Virus, c'est une collection d'histoires courtes mettent en scène Virus, une espèce de punk qui "contamine" les gens qu'il croise... une sorte de farceur funeste et méchant.
Visuellement, nous sommes en plein dans l'esthétique de la fin des années 70 et le début des années 80. La technique utilisée par Teumlé se base sur la photographie et la photocopie. D'un négatif, il réalise 3 tirages (sur exposé, sous exposé et exposé normalement). De chaque tirage, il réalise 3 photocopies (sur exposé, sous exposé et exposé normalement) qu'il va combiner, partant de la photocopie "normale" du tirage "normale" sur lequel il effectue découpages et collages pour construire son image et composer sa lumière (celle qu'il décide et pas celle du soleil).
La technique est désuette et peut paraître très bricolée, mais effectuée avec talent, comme par Teulé, elle donne de très bons résultats.
Le trip misanthrope et nihiliste de Teulé contient déjà les germes de son style. Virus est drôle mais met mal à l'aise. Teulé était un auteur en devenir. Rien ne laissait alors d'imaginer la carrière qu'il ferait. Mais ce Virus mérite certainement qu'on s'y intéresse.

wandrille, 04.03.2015 à 9:51358028
Pareil... qu'il n'y ait pas de tome 2 n'a aucune sorte d'importance, ce qui est chouette, c'est l'ambiance l'impression de menace permanente, ce pseudo lapinot rentrant dans les arcanes d'une société secrète et les dialogues, effectivement.

Ce qui est vraiment chouette dans ce Trondheim, c'est cette générosité dans la narration, loin des productions plus récentes formatées dans la contrainte de pagination basse.

Là, on s'en fout et il se fait plaisir, c'est vraiment fluide.

chrisB, 03.03.2015 à 14:27358016
Franchement non, c'est plus les péripéties et les dialogues qui font le truc, après cela n'autrait pas géné s'il y avait un T2 :)

Le PBE, 03.03.2015 à 11:59358013
wandrille :
Matrok :
Du très, très bon Trondheim. .


Oui. L'impression de retrouver un livre oublié d'un auteur favori. Très très chouette.

J'hésite à l'ajouter à ma liste de futurs achats. Le fait que ce soit inachevé n'est pas trop frustrant ?

wandrille, 03.03.2015 à 9:55358010
Matrok :
Du très, très bon Trondheim. .


Oui. L'impression de retrouver un livre oublié d'un auteur favori. Très très chouette.

chrisB, 02.03.2015 à 10:37358003
Je viens de lire ce livre plutot bien noté (ici et sans doute ailleurs). Belle déception...
Alors oui le fait divers est cocasse, donc forcément on se plait à voir jusqu'où cela va mener, mais à part ça l'album reste très moyen. L'écriture est un peu bancale (j'aurais bien aimé voir la même histoire écrite par david Prudhomme) et dessert l'ambiance.

Mr_Switch, 18.02.2015 à 13:56357944
Il me semble que s'il peut faire penser à Harry Potter, il doit pouvoir faire penser à Timothy Hunter (personnage central de The Books of Magic... série du catalogue Vertigo).

En confrontant mon hypothèse à vox googlei, je tombe sur cet article.

Le PBE, 18.02.2015 à 10:22357941
Pour ceux qui avaient manqué le début: Tom Taylor est un jeune homme qui vit dans l'ombre de son père disparu, le célèbre écrivain de la saga des aventures de Tommy Taylor (le garçon magicien aux lunettes rondes qui combat un méchant démoniaque avec ses deux camarades, toute ressemblance avec Harry Potter est voulue). Tout le monde sait que Wilson Taylor s'est inspiré de son fils pour créer le personnage... à moins que Tom ne soit pas son fils, à moins que Tom et Tommy ne fasse qu'un...
Toute la série joue sur la porosité entre fiction et réalité, le pouvoir de ceux qui écrivent les histoires et le pouvoir de ceux qui les lisent. Au milieu, Tom Taylor est en quête de sa propre identité. Comme (trop) souvent avec ce type de récit au long cours il y a une bonne idée de départ, des hauts et des bas et finalement un sentiment de lassitude.

Le dernier cycle est un « crossover » avec Fables (une autre série de DC Vertigo mettant en scène les personnages des contes et légendes), centré sur le monde de Fables. Tom Taylor y est quasi absent, manipulé par les sorciers de Fables et on abandonne en cours de route tous les autres personnages d'Unwritten. La conclusion est décevante, tour de passe-passe du genre « tout finit tout commence ».
Fausse conclusion, puisque Tom Taylor revient dans « Unwritten : Apocalypse ». Il me reste une once de curiosité pour le lire si l'occasion se présente.
En vf, Unwritten a connu deux tomes chez Panini. Pas (encore?) repris par Urban.

Thierry, 18.02.2015 à 8:38357939
Mael :
A priori oui, l'histoire te dément.

Sinon pour ma part c'est mon Brecht Evens préféré.

démenti complet, en effet

Thierry, 18.02.2015 à 8:36357938
Un homme dans un désert blanc, qui n'est pas sans rappeler le désert B de Moebius.
Une flèche.
Et c'est un peu près tout. L'homme marche d'une flèche à l'autre. Parfois monumentale, parfois minuscule, parfois cachée, parfois contradictoire, mais menant où?
La quête apparaît vite illusoire. Ces flèches ne mènent visiblement à rien. Une quête de sens sans réponse.
Juste avancer.
Formellement, c'est comme toujours très abouti. MAM joue des formes et des signes avec facilité et son livre est parsemé de très belles idées. Mais le propos a du mal à tenir la distance.

Mael, 18.02.2015 à 8:12357937
A priori oui, l'histoire te dément.

Sinon pour ma part c'est mon Brecht Evens préféré.

lanjingling, 18.02.2015 à 7:06357934
chrisB :
Thierry :
c'est quoi, cette hémorragie de bons livres en fin 2014?


Bon livre yep, mais moi qui suis raide amoureux de ses 2 premiers (en Fr du moins) je suis resté un chouille sur ma faim...
D'apres un feuilletage des premieres pages,il me semble que c'est un livre pour enfants, ou du moins aussi lisible par eux.La suite de l'histoire me dement-elle ?

chrisB, 17.02.2015 à 18:23357928
J'avais claqué 2 coups de coeur aux Noceurs et aux amateurs, sacrés albums !

Thierry, 17.02.2015 à 17:59357927
chrisB :
Thierry :
c'est quoi, cette hémorragie de bons livres en fin 2014?


Bon livre yep, mais moi qui suis raide amoureux de ses 2 premiers (en Fr du moins) je suis resté un chouille sur ma faim...

c'est mon seul Brecht Evens, mais je vais y remédier rapidement, je crois

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