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Tribune et Defouloir

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man, 07.06.2002 à 18:3731356
Et, non, la censure intelligente j'y crois pas.

nyl, 07.06.2002 à 18:3531354
Don je ne pense pas être une super Nelly loin de là je pense que je fais de mon peu et justement je dis que tout le monde n'a pas eu cette chance (qui peut se trouver en famille à l'école en vacances ou n'importe d'ailleurs). Et puis attention encore une fois aux résumé il y a des gens super compétents à plus de 40 ans! On en revient au problème de la formation de tous ces gens qui s'occupe des autres. A partir du moment ou c'est un boulot humain (c'est peut être pareil pour un boulot plus technique j'en sais rien) il est absolument nécessaire que la formation des personnes soit permanente, afin de permettre aux professionnels de prendre du recul sur leur boulot et ed se remette en question. Je ne pense pas que être instit dans une même école soit un bénéfique. Rester plusieurs années permet surement d'appréhender de mieux en mieux son boulot, mais il est important de changer régulièrement pour se renouveler, et je pense que la formation de tous les professionnels de l'autre (ça va des profs aux animateurs aux psy en tout genre assistants sociaux educateurs etc etc) ne doit pas s'arrêter à partir du moment ou on a un poste. Et pourtant c'est souvent le cas.

man, 07.06.2002 à 18:3531353
Je crois que je t'ai donné pas mal de lecture, là ;o)))

man, 07.06.2002 à 18:3431352
Heu... RamoNash excuse-moi mais l'effet Koulechov j'ai zappé... petit retour sur image ? ;o) merci

Claude. Pour ce qui est du problème des révolutions/réactions, etc, j'avais dit ça pour déconner, juste parce que ça m'amusait de voir qu'on accusait don de "trahir" ses idéaux révolutionnaires. Tu l'as apparemment pris au sérieux, ça ne voulait pas l'être. De toute façon si tu relis bien on est d'accord sur le sujet.

Pour le problème de la culture. Je t'ai mal compris, on ne parlait pas sur le même plan. Je veux quand même ajouter qu'il n'y a pas d'inculture. Il y a peut-être des cultures de niveau différent, et c'est pourquoi on peut parler de "culture télé". Tu peux chercher longtemps, tu ne trouveras PERSONNE qui n'ait ses propres références visuelles, qu'elles soient grand public ou élitistes et plus réfléchies. Mais de toute façon, ta perception s'en trouve modifiée, consciemment ou non. Quand tu montres un film sans son comme je le disais, à deux Français par exemple, un "cultivé" et un "inculte", en effet, ils ne le percevront pas de la même façon. Cependant l'"inculte" l'analysera, peut-être inconsciemment, et avec ses propres références. Je n'ai malheureusement pas d'exemple concret sous la main, mais nous serons amenés à en reparler plus tard puisque je vais consacrer ma maîtrise à l'analyse de l'image.

J'aimerais que tu ailles aussi plus loin dans le cas du film sans sous-titre ni son... est-ce que ce film ne montre rien? Si les gens en tirent quelque chose, c'est bien que l'image a un pouvoir. Je dirais plutôt que l'expérience à faire serait de projeter le film SANS image! Là on verrait bien si le message retiré par les mêmes personnes serait le même ou pas...

Je crois que tu mélanges message et pouvoir de l'image. Qu'elle porte un message intrinsèque, je ne le nie pas. Que ce message ait un pouvoir, sachant qu'il n'est pas universel puisque sa perception est différente selon les spectateur, j'ai des doutes... Mais je le répète, je ne cherche pas à apporter de réponse définitive, puisque je n'en ai pas. Je pense que c'est un sujet extrêmement délicat, qui est d'ailleurs un des sujets de réfléxion essentiels dans notre société actuelle, vu l'omniprésence des images.
Pour ce qui est du son... Des études ont montré (mais il n'y a pas besoin d'études, tu peux faire cette expérience chez toi (avec l'aide d'un adulte, et fais attention à ne pas te couper les doigts), en étant de bonne foi ;o)) ) que si tu projettes un film, avec les images, et avec des bandes sons différentes, là encore tu n'auras pas la même perception. Passe un film de cape et d'épée avec du hard-rock en bruit de fond, tu auras l'impression de voir un film violent. Passe-le avec de la musique classique, ou douce, tu verras des beaux duels, des combats artistiques.
Ce que je disais s'applique par exemple à l'époque du cinéma muet, où les films étaient commentés par des bonimenteurs qui jouaient du piano ou de l'orgue de Barbarie en même temps, et qui modifiaient l'histoire, ou l'intensité dramatique à leur goût. Avec un peu de talent, on pouvait transformer une tragédie en film comique, ou vice et versa. Et ne me dis pas que c'est parce qu'à cette époque les acteurs jouaient moins bien, ou plus caricaturalement, ou que les moyens techniques empêchaient une grande diversité des films. C'est faux. (quant à l'idée de projeter un film sans images, et juste avec le son, tu m'expliques ce que ça montre sur le pouvoir supposé des images ? Excuse-moi de ne pas trouver ça très cohérent) Alors dire que Scream pousse au crime, ça me paraît douteux. On ne retire d'une image que ce qu'on veut bien en retirer. Enfin bref, je le répète, je ne veux pas encore me prononcer là-dessus. J'émets des doutes, qui me semblent justifiables et que je tente de justifier.

Pour la censure.
Bien sûr que les images font peur. Mais c'est selon moi plus par leur message que par leur pouvoir. Euh... je n'occulte pas, je donne simplement des exemples pour justifier mes arguments. Il me semble que c'est normal... Je voulais dire que souvent le message qui passe n'est pas celui qui est voulu, et que même souvent les réalisateurs commettent des lapsus. Oui, la censure a touché tout le monde. Mais les "intellectuels écrivains", comme tu dis, ne touchent pas forcément moins de monde. Il est en effet beaucoup plus facile de faire passer un livre qu'un film, et il suffit d'une personne qui sache lire pour informer tout un groupe... Dans les pays de l'ancien bloc soviétique, le milieu dissident le plus actif était celui des écrivains, pas des cinéastes ou des peintres, car il suffit d'une machine à écrire et d'une photocopieuse pour répandre une revue interdite, à tirage confidentiel certes. De plus les films interdits n'étaient pas les films grand public, mais bien les films "d'auteur" qui développaient une réflexion plus profonde, plus susceptible de remettre en cause le régime. Un dernier point : ce ne sont pas, EN GENERAL, les masses qui font les révolutions, mais bien les élites intellectualisées. Les bolcheviks n'étaient qu'une poignée, ils étaient tous au fait des théories marxistes. Dans les pays de l'Est, la transition des années 90 s'est faite en douceur, avec des négociations entre le régime et les dissidents, sans que le peuple les provoque directement. Ces dissidents étaient "unis" par un réseau d'oeuvres censurées, de cinéma bien sûr, mais surtout de livres et de revues théoriques appelant beaucoup plus clairement à la révolte. Donc, que la lecture nécessite plus de culture ou non, elle n'en a pas moins été plus censurée et surtout plus décisive.


Pour l'iconoclasme, non, l'aspect sacré, ce n'est pas facile. Tu m'obliges d'ailleurs à m'y replonger, et je te donnerai une réponse plus précise plus tard. ;o)) En attendant, je te rappelle que c'était l'iconoclasme qui était une vision dissidente, et non le contraire.

Enfin, ce que tu dis à propos de l'obscurantisme me choque. Tu ranges dans le même sac plus de 2000 ans d'histoire ! Associer religion et obscurantisme est un automatisme trop utilisé quand on parle de la période précédant la Renaissance et les Lumières. Le Moyen-Age est une des périodes où la réflexion intellectuelle a été très intense. On la voit souvent comme une période où la religion catholique recouvrait la vie intellectuelle d'une chape de plomb. Or c'est sur le tard que la religion s'est réellement imposée, elle a été contestée très fortement, parfois violemment, tout au long de la période. Pourquoi a-t-on créé l'Inquisition si ce n'est qu'il y avait des hérésies ? Tu dis qu'il n'y avait comme média que l'image. Avant l'imprimerie, dis-moi par quel moyen les gens accédaient à l'image... la peinture elle aussi était réservée à une élite religieuse. Tu oublies l'importance de la tradition orale, et celle des nombreux prédicateurs qui entraînaient dans leur sillage, au grand dam de l'Eglise, un grand nombre de gens qui de plus en plus se mettaient à douter d'elle. L'exemple le plus connu est celui des Cathares, qui avaient carrément développé leur propre clergé, et une religion beaucoup plus ouverte. Mais les exemples ne manquent pas, et le dogme religieux était beaucoup plus strict au XIXe siècle qu'au Moyen-Age. Jusqu'au XIIIe siècle, il était fortement courant que les prêtres aient des concubines, des enfants, ne sachent pas lire, et occupaient leur charge uniquement pour les avantages financiers qu'elle procurait. Alors laisse-moi rire quant à la censure... De plus le milieu universitaire était alors très vivant, et les doctrines de l'Eglise y étaient souvent contestées.
Et tu oublies la Grèce ! La Grèce, qui est le lieu de naissance de notre philosophie actuelle ! Tu ne peux pas parler de censure pour l'image, puisque, comme au Moyen-Age, elle était au service de la religion. Normal qu'elle en suive les préceptes... Par contre, Socrate, lui, a d'une manière été censuré puisque condamné à mort pour ses propos mettant en doute l'existence des dieux. Aujourd'hui, les statues des dieux ne sont plus que des objets d'art, tandisque les discours de Socrate, transmis par Platon, sont une référence en matière de réflexion et de philosophie...
Bref sur ce point tu as été trop réducteur. Tu réfléchis en termes de médias, sans penser que l'immédiat était alors plus influent.

don Lope, 07.06.2002 à 18:1231345
Bon alors comme la censure ne plait à personne, je propose une autre solution, basée sur l'exemple de la lecture. Voilà un bout de temps maintenant, qu'on a pu constater que beaucoup d'enfants abandonnaient la lecture à cause de la contrainte scolaire (c'est pas moi qui l'ai inventé, ça !!), et bien je propose qu'on dégoute les enfants du porno, par un travail scolaire sur le porno. Si c'est aussi efficace que pour la lecture, il ne devrait bientot plus rester d'adeptes du porno...;o)) Alors pas convaincus par ma super demonstration à 2 euros ??
Et c'est là que le bas blesse !! car tout ce qui change un peu ne sera jamais accepté (je ne suis pas moi meme persuadée que ce soit la solution ;o))m'enfin en tout cas, elle avait le mérite d'être plus innovante que la censure), mais quand on vous propose des solutions qui ont déjà été usutés, vous les trouverez toujours trop vieillies. Alors en attendant qu'on trouve les bonnes solutions, pourquoi cette solution provisoire serait-elle à exclure sans discuter, sous pretexte que "ca fait très dictature" ? Aujourd'hui on utilise toujours des fours à pain (drole d'exemple je sais...), mais on a réussi à les faire progresser (techniquement parlant), alors je vois pas pourquoi il n'en serait pas de meme avec la censure. On pourrait peut etre envisager de faire une censure intelligente sans retomber dans le travers de toutes les dictatures. Comment je sais pas, mais au moins en acceptant de ne pas fuir au seul mot de "censure". Attendons un peu de voir ce qu'on pourrait mettre derriere.

Nelly, je suis très admirative devant ton boulot !! Seulement je doute que tous les gamins du monde disposent toujours d'une super-nelly pour les aider à grandir !!(ce que je dis là n'est pas du tout péjoratif, hein !!). J'en sais quelque chose pour avoir passé mon primaire dans une école difficile : bin les "maitresses" (comme on disait oisivement), dépassés la quarantaine, elles ne suivaient plus du tout, et à part nous taper dessus, elles n'avaient pas grand chose de très pédagogique à nous proposer. Alors bien sur qu'on peut agir au niveau micro-social (apres tout, c'est avec des gouttes d'eau qu'on fait un océan !), mais pour être sur qu'il y ait le moins de lesés possibles, il faut aussi envisager les choses à un niveau plus global !! C'est là le sens de mes propos.

Grunt, 07.06.2002 à 16:1331330
Quel débat mes loulous =o)

J'ai lu plusieurs des interventions, et je rejoins certains sur plusieurs point; notamment lorsqu'on dit qu'il y a une démmission de la part de certains parents.

Tout dernièrement, j'ai pris part à un débat houleux où plusieurs avis se rencontraient et se confrontaient.

L'un des propos était le suivant:
"Les mecs des cités qui balancent des pavés sur les flics sont des cons, rien que des cons, et les parents qui laissent leurs momes de 12 ans dehors à minuit, on devrait les fouttre en tole."

C'est là qu'apparait un énoooorme quiproquo.
D'un coté il y a des mecs qui n'ont plus "repères", ceux là dont parlait Nyl, et d'un autre il y a des parents dépassés OU/ET des parents qui n'en glandent pas une, quand il s'agit d'éduquer un tant sois peu leur gamin.

Je sens que ce débat va me pasionné. Car, putain, j'en connais pas d'autre aussi délicat! L'insécurité découle-t-elle seulement d'un problême d'éducation?

J'attend de voir les avis avant d'émettre le mien.

Polémique, polémique, je t'aime autant que euh... que l'aspégic tiens.

nyl, 07.06.2002 à 14:0931304
Pour ma part, j'ai tendance à parler des plus jeunes parce que jepense qu'il est plus facile de mettre en place des choses chez les plus jeunes pour qu'ils aient des "outils" pour être autonomes responsables et tout et tout en tant qu'adultes. Mais bien entendu il n'y a pas que les jeunes qui ont des problèmes de repères, que ce soit entre le réel et l'imaginaire, sur le poids de la religion, etc etc.
Khan Gourou a dit quelque chose d'esentiel : ce n'est pas seulement faire la différence entre le bien et le mal, mais surtout développer un esprit critique qui est essentiel. Avec un esprit critique bien construit, quelqu'un peut juger de ce qu'il trouve bien ou mal, et agir en conséquence.
Je travaille à Nanterre (vous savez la tuerie du mois de mars), employée par la mairie, avec des enfants de 3 à 6 ans. Et cette année tout particulièrement je peux vous dire que nous avons eu des débats avec les enfants, même s'ils n'ont que 5 ans. Les plus petits s'expriment autrement que par la parole. Cette année les mômes (tous) ont joué à casser des tours de cubes avec des avions en plastiques, ont fabriqué des pistolets avec tout ce qu'ils trouvaient. Et heureusement qu'ils expriment maintenant par le jeu leurs angoisses actuelles. C'est absolument nécessaire même si en les regardant jouer on préfèrerait qu'ils jouent à autre chose. Mais ils ont parlé avec leurs mots "faut vraiment être en colère pour tout casser avec des vrais avions". "Aujourd'hui les grands ils sont tristes mais moi je comprends pas pourquoi". après une phrase comme ça plutot que de commencer un jeu quelconque pour oublier c'est beaucoup plus important de s'en saisir et de parler d'échanger, et c'est constructif pour tout le monde, pour eux comme pour nous.
Mais c'est super dur pour un adulte touché par les évenements d'arriver à en parler en restant un repère pour les gamins, de se dire qu'on est assez grand pour trouver les mots qui font qu'on ne va pas faire grandir leur crainte sans pour autant les protéger trop d'une réalité qui les concerne. Et ça c'est sur tous les sujets. Quand une mome de 12 ans vous demande si "le frère d'une copine ira en tôle parce qu'il a dans sa cave des trucs que je crois il faudrait pas qu'il aie mais c'est pas lui c'est un autre qui les a mis et que lui il lui fait peur... mais c'est pas mon frère", je comprends que certains puissent lui demander après si elle reveut des pâtes. (et je serais jamais sure d'avoir dit ce qu'il fallait ce jour là,on a parlé de la loi, de son respect, et surout de ses peurs).
Cette môme là dans ce milieu il est important de lui faire aussi comprendre que les minis jupes qu'elles met, d'une part c'est pas super pratique quand elle veut jouer au foot avec les autres, mais en plus c'est un danger pour elle. PAs seulement à cause des tournantes. Mais tout simplement parce que l'amour et le sexe ce n'est pas la même chose. Ce sont beaucoup de notions qu'elle n'a pas.
Ou sont les parents? Les parents ils sont passés par là ou elle est aujourd'hui et peut-être que jamais ils n'ont eu l'occasion de parler de leurs craintes, et pourtant quand nous les rencontrons ils font ressortir ses craintes non plus pour eux mais pour leurs enfants. C'est super délicats et nous ne pouvons faire plus que le peu que nous pouvons.
C'est super important de recréer du lien dans la vie des gens, des espaces et des moments de rencontre afin non seulement d'aller vers plus de respect mais aussi moins de crainte de l'autre, de celui qu'on ne connait pas. C'est c'est un combat quotidien de beaucoup de gens et pas seulement des professionnels du "social", mais qui devrait être de chacun.

En ce qui concerne la censure, j'en vois beaucoup dans mon métier : interdiction d'appeler son enfant parti tois semaines en colo, interdiction de jouer à la game boy au centre, interdiction de jouer sur la pente de la cour. J'ai beaucoup de mal. Les interdits pour danger réels je comprends et au contraire c'est nécessaire. Les interdits pour faciliter le boulot des adultes ça me gène. Et surtout lorsque les choses interdites sont des supports éducatifs qu'il faut limiter car on est garant du contexte pédagogique de notre stucture, mais dont il faut se servir pour, encore une fois, permettre aux mômes de développer leur esprit critique. Et autant le faire sur des choses qui les passionnent avant d'attaquer des découvertes de choses nouvelles...
Je ne suis pas assez compétente ni forte ni etc etc pour pouvoir changer les réformes du monde entier ni celles de notre pays, mais mon boulot me plait et j'essaye de faire au mieux auprès de ce petit univers pour que chaque personne avec qui je travaille (momes et adultes) y trouve sa place et s'y épanouisse. Ce n'est jamais gagné et j'ai vachement de progrès à faire poarce que je ne suis pas née avec une baguette magique, mais au moins de temps en temps j'ai la satisfaction de voire certaines personnes grandir et avancer.

MR_Claude, 07.06.2002 à 13:5531295
Pour Smiley: je ne crois pas qu'on ait complètement réuit le débat aux jeunes. Simplement, il est évident (enfin il me semble) que ce sont eux les plus vulnérables, et qu'en plus dans le cas de Scream, ce sont les premiers ciblés. Ensuite, évidemment que tout le monde peut être atteint par ces images et péter les plombs, seulement je pense que cette part de la population adulte susceptible de dérailler, si elle a augmenté, c'est en tout cas dans une mesure largement moindre que la proportion chez les jeunes. C'est là qu'on en arrive à parler d'une perte de repères chez eux. Alors oui, n'excluons pas les adultes, mais les solutions à apporter sont différentes, et si le travail n'est pas fait chez les jeunes d'aboird, il ne sera pas faisable chez les adultes à mon avis...
Sinon, oui, arrêt sur images est en général une très bonne émission ;o)))

MR_Claude, 07.06.2002 à 13:4631288
non, man tu ne m'embêtes pas, tu apporterais même de l'eau à mon moulin...

Si tu lis bien, j'ai parlé de la mémoire auditive, mais j'ai aussi dit qu'elle n'était pas majoritaire. La mémoire visuelle est il me semble prépondérante chez au moins deux tiers de la population.

Pour les dictatures, c'est toi qui t'es enferré tout seul avec ton exemple uniquement de la dictature stalinienne.
"Bien sûr qu'il y a de la censure dans les dictatures et les régimes totalitaires, mais finalement l'URSS aussi c'était un régime totalitaire, non ? Et je te rappelle que nombre de dictatures, mêmes non communistes, se réclament d'un mouvement révolutionnaire, d'un ordre nouveau. Mais ça c'est juste pour t'embêter ;o))) "
Ai-je dit le contraire? c'est toi qui lorsqu'on a parlé de réactionnaire a parlé en contre exemple de la révolution communiste... jolie glissade ;o))) mais je ne vois pas en quoi une révolution ne pourrait pas être réactionnaire. Et c'est bien parce qu'elles ne font que s'en réclamer, qu'elles le sont.

Quand je dis qu'il n'y a pas besoin de culture, pour voir une image je maintiens. Toi tu me parles de culture au niveau d'une société, moi je parle de culture par opposition à inculture, ça n'a rien à voir, évidemment qu'entre des amérindiens et des européens, la perception sera différente. Tout le monde est apte à voir une image, (après l'interprétation sera différente), mais tout le monde n'est pas apte à lire...

Pour ce qui est des iconoclastes et autres, face à la censure, je pense que ça part de la même chose, même si les manifestations et explications sont différentes.
Si il y a censure, dans notre cas de l'image, c'est parce qu'elle fait peur à ceux qui ont le pouvoir, qu'ils soient religieux militaires ou autres... l'explication de l'atteinte à l'aspect sacré, c'est un peu facile tu ne trouves pas? c'est se montrer bien superficiel dans l'explication. Comment sait-on que c'est pas bien de représenter dieu? Ce serait pas plutôt pour être sur qu'il n'y aura pas de vision dissidente à la "vision" officielle? je maintiens que c'est une forme de censure dans le sens où ça implique une "vision" unique. Tu me dit que je mélange la censure outil de gouvernement et les préceptes religieux, moi je dis que tu les différencies un peu artificiellement... comment faire? ;o))) (La religion est une forme de gouvernement, sur le plan moral)

Si les images et autres ne faisaient pas peur, elles ne seraient pas censurées, Si tout le monde se plantait comme Eisenstein, il n'y aurait pas de censure (encore une fois, tu mets un exemple de message raté, en occultant ceux qui ont pu en avoir un réussi... ne me dis pas qu'il n'y en a pas eu ;o))) ). Je disais simplement que la censure avait au moins touché autant des photographes, peintres, cinéastes, que des intellectuels écrivains qui ont un public plus limité par le fait qu'on est je pense beaucoup plus inégaux face à la lecture qui nécessite plus de "culture" (attention, je ne rentre pas dans une classification des arts où l'écriture serait plus noble...).


J'aimerais que tu ailles aussi plus loin dans le cas du film sans sous-titre ni son... est-ce que ce film ne montre rien? Si les gens en tirent quelque chose, c'est bien que l'image a un pouvoir. Je dirais plutôt que l'expérience à faire serait de projeter le film SANS image! Là on verrait bien si le message retiré par les mêmes personnes serait le même ou pas...

"De tous temps, toutes les dictatures se sont plus préoccupées d'une censure de l'image que de tous les pamphlets et autres écrits jugés subversifs
Par conséquent, ce que tu viens de dire est faux. Ou alors, c'est vrai depuis l'explosion de la photo et du cinéma, c'est-à-dire depuis un siècle... ça fait pas beaucoup dans l'histoire de l'humanité."

Ca rejoint ce que je dis plus haut. L'histoire de l'humanité, c'est de nombreux siècles d'obscurantisme religieux. (assimilable pour moi a une forme de censure). Ensuite pour rester sur le plan européen, à partir des lumières, on a vu assez vite l'émergence de révolutions, vite transformées en dictatures, pour la plupart, amenant par la même, des formes de censure nouvelle, cette fois ci outil de gouvernement, mais reposant sur les mêmes principes d'aveuglement des peuples afin d'éviter les voix par trop discordantes. Je ne vois pas en quoi je me limite dans le temps, c'était peut-être même encore plus vrai bien avant (car l'image était a peu près le seul media... audio inexistant, écriture/lecture réservée à une élite (religieuse le plus souvent qui plus est)...)

jon_arbuckle, 07.06.2002 à 13:3531287
Il peut à la limite nier l'impact de l'effet Koulechov...mais certainement pas l'impact de l'effet Kalatchnikov...n'est-ce pas Smiley ? ;o)))

compte supprimé . 07.06.2002 à 12:4931270
Man tu as l'art du contre-exemple: tu ne vas quand même pas nier l'impact de l'effet Koulechov ?

man, 07.06.2002 à 12:4431267
J-C : bien sûr, il ne faut pas banaliser, et il faut commencer par des sujets plus "légers". Mais ces problèmes crus et extrêmes doivent être débattus, car ces jeunes en parlent de toute façon entre eux, même plus crûment que ça, sans pour autant en parler avec des adultes. Donc je pense qu'il faut en parler, en imposant des limites, en disant que la sodomie par exemple (c'était un exemple) est quelque chose d'extrême, et que les filles ne l'acceptent pas forcément. Enfin je crois que sur le fond on est d'accord.

Pour le problème de l'influence des images, je ne me suis pas bien exprimé apparemment : c'est pour moi une question non résolue, même si j'aurais tendance à apporter une réponse négative comme les exemples que j'ai donné le montrent.
Pour te répondre, Claude : il existe aussi une mémoire auditive, répandue chez nombre de personnes qui n'ont alors pas ou peu de mémoire visuelle.
Et, si, il faut avoir une "culture" pour percevoir une image, ou plus exactement, de ta culture dépend ta perception d'une image. Un exemple simple : dans son film "La Grève", le réalisateur soviétique Eisenstein avait monté en parallèle des images de la répression d'ouvriers grévistes et des images d'un boeuf qu'on égorge. Il espérait ainsi choquer les spectateurs. Mais il a complètement loupé son effet, car l'URSS était dans les années 20 un pays majoritairement rural, et le spectacle d'une bête qu'on égorge était alors parfaitement courant, ce que n'avait pas prévu le citadin Eisenstein...
De plus, il a été prouvé que si tu montres un film, sans le son ni sans sous titre, c'est-à-dire sans aucune référence narrative, à un français et à un indien, par exemple, le résumé qui en sera donné par les deux sera sensiblement différent, parce que les références culturelles ne sont pas les mêmes, que telle chose passera mieux dans un pays que dans un autre. Dernier exemple : dans les films pornographiques japonais, contrairement aux films européens, il est plus facilement admis de montrer des actions sado-masochistes, mais il est hors de question de voir le moindre poil. La limite du "choquant" ou de l'"acceptable" dans une image varie donc selon les cultures. Quant à son influence... je te l'ai dit, je préfère ne pas me prononcer pour l'instant, même si je suis plutôt d'accord avec khan guru.

Pour la censure, je blaguais ;o))) Bien sûr qu'il y a de la censure dans les dictatures et les régimes totalitaires, mais finalement l'URSS aussi c'était un régime totalitaire, non ? Et je te rappelle que nombre de dictatures, mêmes non communistes, se réclament d'un mouvement révolutionnaire, d'un ordre nouveau. Mais ça c'est juste pour t'embêter ;o)))

Sinon tu mélanges la censure, qui est un outil de gouvernement, et l'iconoclasme, qui est un mouvement religieux bien précis, et qui n'a rien à voir avec la censure. Il y a deux exemples principaux d'iconoclasme : la querelle qui a opposé les iconodoules (adorateurs d'images) et les iconoclastes dans l'empire Byzantin au VIIIe siècle après JC, et la doctrine religieuse islamique qui interdit les représentations par l'image. Il y a aussi la même chose dans la religion juive mais ça rejoint le second exemple. L'iconoclasme, c'est une doctrine religieuse qui interdit la représentation de Dieu ou de saints par l'image, car elle est une atteinte à leur aspect sacré, et pas parce qu'elle influence les esprits faibles. On ne peut pas vraiment parler de censure car ça va plus loin.

De tous temps, toutes les dictatures se sont plus préoccupées d'une censure de l'image que de tous les pamphlets et autres écrits jugés subversifs
Par conséquent, ce que tu viens de dire est faux. Ou alors, c'est vrai depuis l'explosion de la photo et du cinéma, c'est-à-dire depuis un siècle... ça fait pas beaucoup dans l'histoire de l'humanité.

Et je parle surtout des tabous sexuels de la religion musulmane, car ce sont les plus évidents, et de fait les plus répandus parmi les jeunes issus de l'immigration africaine (Maghreb, mais aussi Mali ou autres pays musulmans d'Afrique Noire), qui sont plus fortement représentés dans la population des cités que dans la population française. Mais bien sûr, il y en a d'autres et il ne faut pas éviter d'en parler...

Matthieu, 07.06.2002 à 12:2031264
euh, j'ai pas compris ton attaque keyan ?!!??
je dit juste que l'image a un effet sur tout le monde, c'est tout.

Matthieu, 07.06.2002 à 12:1431259
c'est vrai que l'image n'influence pas que les jeunes...
il suffit de voire comment 3 images de voitures brulees peuvent influer sur des votes...

Smiley_Bone, 07.06.2002 à 12:0831258
Il y a un aspect qui ne me plaît pas du tout dans ce débat : c'est cette tendance à sous-entendre que les jeunes vivraient sur une autre planète que le reste de la population mondiale (même Don, que vraiment je smackkellogise très fort parce que je voulais surtout pas me montrer blessant)... Euh je veux dire, à vous entendre il n'y aurait que les jeunes qui soient influençables et qui ont des idées malsaines... Je n'aime pas trop cette catégorisation, je dirais que chaque tranche d'âge a sa part d'individus qui peuvent avoir ce genre de déviance... Et que ca serait idiot de se concentrer seulement sur l'éducation ou formation des plus jeunes en matière de communication multimédiale... Surtout que dans nos sociétés occidentales les pyramides des âges ne sont justement plus pyramidales... Et bon des solutions en matière de décryptage de l'image existent, voir l'excellente émission (euh je suis fanboy de Schneidermann) d'Arrêt sur Images, sur la Cinquième. Il faudrait peut-être d'ailleurs incorporer le concept "classe télé" dans les programmes d'éducations non ? Voilà en fait comme Claude le Gothique je suis plus pour la prévention que la répression, mais qu'elle se fasse à tout les niveaux... Et puis même si je suis quelqu'un de terriblement cynique et désabusé, je ne peux pas m'empêcher, commme Chad C.Mulligan, de croire en l'être humain.

Matthieu, 07.06.2002 à 11:0131241
plutot que d'interdire les couteau de cuisine, interdisons les cuisines...
cuisinella assassin !

khan guru, 07.06.2002 à 10:5731239
Je me sens dépassée par tout ça, j'ai eu la chance, je m'en rends bien compte, d'avoir des parents attentifs, qui m'ont interdit de regarder des films trop violents quand j'étais petite, qui m'ont dit qu'il fallait pas suivre les messieurs dans la rue, qui m'ont appris le bien, le pas bien, mais aussi à garder un regard critique sur ce qui m'entourait. Du coup, j'ai vraiment du mal à réaliser comment un film peut faire basculer quelqu'un, ça ne me parait même pas envisageable. Pour moi, PERSONNE ne devrait être si peu au courant des réalités qu'il ne puisse plus se rendre compte qu'il fait une connerie? (le doux euphémisme...)
Cependant, je l'ai dit, je manque, paradoxalement du fait de mon éducation, de recul.
Par contre, l'idée de man d'interdire les caves me parait pas mal... ;-)

MR_Claude, 07.06.2002 à 8:4531204
sur l'influence des images... Moi, je veux bien qu'elle n'aient pas d'influence en tant que telle, mais comment explique tu qu'elles soient si importantes? Pourquoi la majorité des gens a une mémoire visuelle, plutôt que sonore ou tactile? Pourquoi les films, photos, etc... n'en sont ils condidérés que meilleurs lorsque les images sont magnifiques/choc/... A mon avis si on trouve que l'image n'a pas d'influence en tant que telle, c'est qu'on la considère en tant que support. Mais séparer l'image et son propos me paraît très audacieux. Un même propos n'aura pas la même influence selon la manière de filmer, la "qualité" des images, la mise en scène... de même que l'influence sera différente si c'est enregistré, filmé, photographié, écrit... On est plus loins qu'un simple déclencheur vis à vis du propos, l'influence du support est difficilement niable. De plus un du grand pouvoir de l'image actuellement, c'est la capacité d'impact. Le nombre de personnes potentiellement cible de Scream est énormément plus grand que ceux ayant pu être influencé par l'histoire de Jack l'Eventreur. Ajoute à cela, que les images vont se graver en général plus facilement dans la mémoire des gens...
Ajoute encore le fait, qu'il n'y a pas besoin de "culture" pour voir une image. De tous temps, toutes les dictatures se sont plus préoccupées d'une censure de l'image que de tous les pamphlets et autres écrits jugés subversifs (certaines fanatiques interdisent la représentation par l'image), c'est bien qu'elles ont un grand pouvoir d'influence sur les gens .

Concernant la censure, je pense avoir dit ce que j'avais à dire dèja... ;o))) Mais euh... tu évoques les cas de censure venant de "révolutions" (même si bon...), mais tu écartes du même coups les cas de censure n'en provenant pas, pasque à ce moment là, je vais te parler des juntes militaires en amérique du sud, de franco... La censure vient de la dictature, indépendamment du caractère révolutionnaire ou pas du départ...
Et je crois au final que don rêve d'une censure intelligente (au contraire des exemples que tu donnes (enfin c'est pas qu'ils ne soient pas pertinents, ce sont des exemplesz de censure aveugle et crtine... pfiouuuuu je m'en sors... ;o))) ), mais là, c'est dur à faire...
Et ne te focalise pas non plus sur les tabous sexuels de la religion musulmane, il y en a beaucoup d'autres...

J-C, 07.06.2002 à 8:4231203
houlà ! man il va directement à la sodomie sans passer par la case départ !!! et si on parlait des choses "normal" avant d'aborder les positions "délicates" ? à force de montrer et de banaliser l'extrème, les gens et les jeunes en particulier finissent par ne plus savoir où sont les repères, les bornes, et comme dit l'adage (reprit pas Claude) quand on dépasse les bornes il n'y a plus de limites.

ceci dit, je suis fondamentalement d'accord avec ce qu'ont dit nyl et man tout en soulignant que le problème est très difficile a résoudre.

At'chao !

man, 07.06.2002 à 1:5831192
Bon... j'ai lu tout le sujet, pas forcément avec une attention soutenue pour tout, mais ça m'inspire quand même quelques réflexions.

1) L'image a-t-elle un pouvoir sur les gens ?
La question n'est pas simple, et la réponse n'est pas évidente. Pour ma part j'aurais plutôt tendance à penser que non. Elle peut à la limite servir de déclencheur. Mais si elle n'est pas là, il y aura toujours autre chose pour servir d'exemple. Au XIXe siècle, je pense que quelqu'un comme Jack l'Eventreur a pu faire des émules (et peut encore en faire) sans être passé au 20 heures.
De même, on ne peut pas accuser le réalisateur de "La Tour infernale" ou de "Die Hard" d'être responsables du 11 septembre. Je dis ça pour caricaturer mais ça rejoint quand même la réalité. C'est exactement pareil que le débat que j'ai eu avec plusieurs personnes sur l'influence potentielle des Guignols de l'Info (tout le monde était d'ailleurs contre mon avis ;o)))
J'ai discuté à plusieurs reprises de ce sujet avec mon prof d'analyse de l'image, et lui pense que l'image n'a pas d'influence en tant que telle sur ses spectateurs. Comme il sera mon prof de maîtrise l'an prochain, je pense que j'aurai l'occasion d'en rediscuter avec lui et d'apporter des éléments intéressants au débat.

2)La question de la censure :
Je ne vois pas du tout en quoi Don a été réactionnaire. Au contraire, la censure est tout ce qu'il y a de plus révolutionnaire, je pense que je n'ai pas besoin de vous raconter l'histoire de l'URSS, et des pays communistes en général, par le menu ;o)))
Par contre, j'y suis opposé. Le mot d'interdiction, surtout doublé des mots de "violence", "film", "influence" et "passage à l'acte" me débecte. ;o))) La seule chose que la censure apporte, c'est peut-être un surplus de créativité. Mieux contourner, pour mieux faire passer son message. Mais ça ne résout pas le problème. De plus, la censure est, par essence, bête. Je me souviens qu'il y a quelques années, une directive ministérielle avait interdit, avant qu'elle soit retirée, la présence dans les bibliothèques scolaires, des "Passagers du vent" et du "Grand Pouvoir du Chninkel", ainsi que d'autres
BD de même qualité, pour leur caractère pouvant troubler la sensibilité des jeunes lecteurs. Cqfd...
Je suis globalement d'accord avec ce que dit nyl. Mais là c'est en effet un problème d'éducation, et pour moi la censure ce n'est pas une éducation. D'autres réponses ? Celles qu'ont fournies Claude et Crepp me semblent déjà un bon départ. Pour le problème des tournantes. Que faire ? interdire les vidéos pornos ? elles circuleront, comme elles le font actuellement déjà, sous le manteau. Interdire les caves, tant qu'à faire ? ben oui, les jeunes ils font rien qu'à y faire des bêtises... Interdire les tabous sexuels de la religion musulmane, qui rendent difficile le dialogue entre les générations ? Ah oui mais ça de toute façon personne n'en parle, c'est la faute des cassettes pornos...
Tu l'as dit toi-même, don, la solution se trouve à l'école, et dans l'éducation en général. D'ailleurs ça me rassure qu'il y ait des gens comme nyl pour s'en occuper :o) Alors oui, il faut multiplier les débats, oui, il faut poser des limites, mais en interdisant tu ne les poseras pas au bon endroit. Je pense qu'il ne faut pas dire : la pornographie c'est pas bien, parce que c'est le meilleur moyen de donner envie à des gosses d'aller en voir. Il faut plutôt, enfin c'est mon avis, pousser les jeunes au dialogue, surtout entre garçons et filles, et avec un adulte qui puisse poser des limites à ce dialogue. Du genre, demander à une fille si, oui, ça lui plaît d'être (pour être vulgaire) sodomisée par deux mecs en même temps, ou à tour de rôle. Evoquer des problèmes crus, que ces jeunes se posent effectivement, parce qu'ils manquent de dialogue par exemple avec leurs parents, tout en montrant quelle doit être la position "officielle".
Et tu ne me feras jamais croire, don, que c'est en gaspillant de l'argent à payer des fonctionnaires scribouillards, qui interdiront des films selon des critères indéfinissables, qu'on résoudra le problème.

don Lope, 07.06.2002 à 0:2631187
non ca c'est encore moins plausible ;o))

MR_Claude, 07.06.2002 à 0:2631186
c'est ptet que je progresse, non?

don Lope, 07.06.2002 à 0:2431185
tsssssss...c'est trop concret pour toi ca, ca ne te ressemble pas claudi !

MR_Claude, 07.06.2002 à 0:1731179
donc voila, interdisons les cassettes porno à l'école!!! ;o))

don Lope, 07.06.2002 à 0:1531178
Bien sur, bien sur, on peut responsabiliser les parents. Seulement là on discute entre gens qui ont eu - je pense- une enfance pas trop défavorisée. Alors je pense que dans ces cas là c'est pas si difficile que ça d'avoir des repères. Mais comment des parents qui n'ont jamais eu de repères pourront-ils transmettre des repères à leur gosse. Et les gamines qui se retrouvent avec un bébé sur le bras à à peine 16-18 ans, comment voulez vous qu'elles transmettent quoique ce soit à leur enfant ? Vous dites qu'il ne faut pas généraliser, mais en faites vous etes les premiers à le faire. Ce n'est pas pour vous qu'il s'agit de s'en faire, mais pour ceux qui ont toujours été exclus, ou qui sont tombés dans l'exclusion par malchance. Dès lors on peut toujours demander aux parents d'assumer leur rôle. Mais on peut bien prendre en compte qu'ils sont difficilement en mesure de le faire, et donc on peut proposer des mesures d'aide. Voilà. Donc l'école pourrait, si elle le voulait vraiment, prendre le relais, ou du moins assurer le complèment de structuration manquant à une large partie de la population.
Et puis crepp, le tout c'est de pouvoir généraliser en grandes catégories. On a pas dit tous les jeunes, on a dit une partie des jeunes (ok on a pas vraiment défini lesquels, mais bon...). C'est une catégorie. Et si on ne généralisais jamais on ne pourrait pas parler de grand chose !!

MR_Claude, 06.06.2002 à 22:0231166
le problème des interdictions aux 12 16 etc... c'est que c'est devenu très facile à contourner. Je suis quasi sur qu'on peut trouver des films avec une interdiction, même aux douze ans, dans des trucs de location automatisée (y'a plus de mec pour vérifier). Sans parler d'internet, qui même si'il n'est pas dans tous les foyers, il suffit de quelques uns avec un graveur dvd...

crepp, 06.06.2002 à 21:5431165
Bon je viens de lire tout en bloc , c'est intéressant mais le sujet revient tous les ans, non ?
Le point le plus crucial (pour moi) est le role des parents, et c'est en tant que papa que je parle :o))
L'interdiction des films est pour le moins très radical, il existe tout simplement un code (interdiction au moins de 12, moins de 16, moins de 18), ce code est simple, facile et pas trop con à comprendre (je pense), et bien il suffit de le respecter. Bien entendu certains enfants de 10 ans sont capables de visionner des films interdits au moins de 12 (et vice versa),là aussi c'est aux parents de connaitre leurs enfants.
C'est fou, j'ai discuté avec une mère de famille qui avait laissé son fils de 6 ans regarder Scream, et donc, elle ne comprenait pas pourquoi un ado de 17 ans en est arrivé là. Alors l'interdiction non , mais il faut juste suivre ses enfants.
De plus, il est assez facile de mettre tout sur le dos du film, sans connaitre vraiment l'histoire de cet ado.Et surtout arretons de généraliser.

Avec cette histoire, c'est un autre sujet qui me revient à l'esprit.Il y a une dizaine d'années, on a eu droit à l'affaire "de la profanation du cimetière juif de Carpentras". Les premiers coupables étaient des jeunes fous de jeux de roles!!! Alors là, on a eut une période anti-JDR à l'etat pur. Qui sont les rolistes? Sont ils tous satanistes? Quelles sont les véritables raisons de leur fuite dans un monde imaginaire? Sont ils tous diaboliques?
L'apothéose fut l'émission de Jacques Pradel (ahhh je ne me souviens plus du titre), après ça j'ai eut droit à des coups de téléphone de ma famille pour savoir si je n'étais pas malade, ma mère voulant même que j'arrete pour sauver ma santé mentale. Maintenant j'en rigole, mais sur le coup, c'était moins amusant.
Cette façon de généraliser, de résumer des milliers de personnes à une même situation est ridicule.

MR_Claude, 06.06.2002 à 21:3831162
juste pour préciser, que le contraire de la censure, c'est pas forcément le laxisme, le laisser faire... on devrait pouvoir (r)établir des interdits, des règles, sans avoir recours à une vraie censure... enfin j'ai bien conscience que c'est bien joli à dire...

MR_Claude, 06.06.2002 à 21:1431160
mais euh... elle me chercheuuu... ;o)))

Bon, et d'une je voudrais bien que tu m'expliques en quoi ce que tu proposes est beaucoup plus concret ;o))) "ramener l'interdiction a des réalités de tous les jours", je dois être fatigué, mais ça me paraît assez flou... ;o)))
Et sinon ce que je propose. euh bin euh... c'est d'abord bien cerner ce problème des manques de repères, car ça regroupe plusieurs choses différentes: modèle familial, perspective d'avenir, intérêt pour la "chose publique", rapport à la violence en général... ces problèmes là sont différents et liés à la fois. Chacun demande une réponse adaptée. Alors je vais revenir à mes mesures éducatives révolutionnaires, mais ça peut passer par la restauration de la communication, du débat, à tous les niveaux (je sais par expérience que des gamins de 8 ans peuvent très bien débattre pour peu qu'on leur apprenne), le rétablissement de certains interdits, mais avec leur explications circonstanciées, sur un plan plus moral (pas moraliste) que purement de censure "physique", , et puis après c'est aussi leur donner envie de s'impliquer, de se bouger les fesses... et aussi de s'occuper des parents, car si les enfants n'ont pas ces repères, c'est que les parents sont aussi un peu déboussolés...
C'est encore très vague, et c'est très long, ça n'empêchera pas des débordements, mais je me refuse à croire aux solutions miracle à 100%... ;o)))

don Lope, 06.06.2002 à 21:0031156
C'est pas moi, mais vous qui avez le sens de la contradiction !! Du moins c'est vous qui n'êtes pas d'accord avec moi ;o))

Mais sinon claudi, justement : si la transgression a quelque chose de joussif, n'interdisons pas des choses complètement folles. Ramenons l'interdiction à des réalités de tous les jours, et les gens n'auront pas besoin de tuer pour "jouir". Attention, je suis loin d'être pour le "tout interdire", mais on ne peut pas tout vouloir à la fois. C'est comme vouloir le développement durable en achetant aux autres pays des émissions de gaz, ça ne rime à rien...Bin là c'est pareil, si on veut atteindre un objectif (à savoir des jeunes un peu moins dérangés), il faut s'en donner les moyens. Alors si la censure ne te convient pas, propose autre chose, quelque chose de concret ;o)) On ne peut pas passer toute notre vie à dire : il faudrait que les choses soient ainsi ou comme ca, il faut à un moment donné tater un peu de concret !!

jon_arbuckle, 06.06.2002 à 19:5231149
Quel sens de la contradiction, cette donette, c'est admirable ;o))

MR_Claude, 06.06.2002 à 19:5131148
je sais, je suis pénible avec mes comment, mais ça veut juste dire que j'ai pas de réponse...

Mais comment tu censures, même provisoirement?, la censure envers une tranche d'âge est normale, mais on voit bien avec l'exemple que tu donnes (enfin pas ton attitude, mais ce à quoi tu fais référence ;o))) ), qu'elle montre ses limites avec de lourdes conséquences. Interdire tout bonnement la pornographie, ou autre, c'est-à-dire supprimer la vente de cassette, etc... c'est difficile à faire passer, c'est mettre de côté tous les gens sainement constitués, avec des repères solides, qui peuvent regarder scream en appréciant ou non mais en étant capable de garder la distance, et leur dire "vous n'avez pas le droit de regarder, c'est pour le bien de ceux qui ne font pas la différence"... c'est dur à justifier...
Le seul point positif d'une censure et totale, c'est la valeur d'interdit, ceux qui regarderont ce film sauront qu'ils transgressent un interdit, que le film comporte quelque chose qu'on a jugé malsain, que ça peut en faire réfléchir certains... mais je ne suis pas sûr que ça empêche complètement des jeunes complètement perdus de ne pas s'identifier pleinement au film, et de ne pas mieux faire la différence. Sans oublier que la transgression d'un interdit a parfois quelque chose de jouissif.
Ca n'empêche pas que toutes ces dérives sont passablement inquiétantes et que j'aimerais bien que mes "méthodes éducatives révolutionnaires" (sic! ;o))) ) ne soient pas si utopiques (j'en suis hélas bien conscient)

Pour la révolution intergalactique, je veux bien être du voyage, mais je suis malade en vaisseau...

don Lope, 06.06.2002 à 19:5031147
Mais je ne crois pas dans les révolutions !! C'est des réformes qu'il faut -selon moi- se préoccuper le plus !!

jon_arbuckle, 06.06.2002 à 19:4831145
C'est clair, donette. Vaste programme ! Moi je dis...une bonne révolution intergalactique ne nous ferait pas de mal, avec comme princesse, la princesse donette ;o)

don Lope, 06.06.2002 à 19:3931142
Il faudrait interdire la connerie humaine Jon. Le monde irait mieux !!

don Lope, 06.06.2002 à 19:3831141
Peut etre as tu raison Jon, n'empeche, je ne sais pas si de temps en temps il vous arrive d'écouter "le téléphone sonne"(france inter). C'est pas forcément d'un niveau toujours très élévé. Mais la semaine dernière il y avait justement une émission consacrée à la pornographie et ses effets sur les jeunes. Et y a des quoi s'inquiéter ! Il y a pas mal d'études qui ont maintenant démontré l'implication de la pornographie dans les tournantes, et sur le comportement des "jeunes violeurs" ! Et là ce n'est plus l'éducation des parents qui est en cause, ou plus seulement en tous les cas !!
Ok la censure ne règle pas tout. certains diront meme plus, qu'elle ne réglera jamais rien. Ce dont je ne suis pas tout à fait sure. En attendant que les "méthodes éducatives révolutionnaires" (que vous attendez tous) soient mises en place, on pourrait peut etre établir une censure provisoire. On éviterait ainsi le gachis de trop de générations. Par ailleurs, interdire des films à une certaine tranche d'age, ce n'est pas vraiment de la censure, c'est seulement du bon sens ! Enfin on ne se choque pas tant quand on voit le nombre de bouquins qui sont soumis à la censure...alors c'est un peu hypocrite de jouer les choqués devant la censure de "la mort inutile".

MR_Claude, 06.06.2002 à 19:3331140
hum... oui c'est intéressant... allongez vous et racontez moi tout ça... ;o)))

jon_arbuckle, 06.06.2002 à 19:3231139
J'ai un problème avec le mot interdire moi, décidément ;o)

jon_arbuckle, 06.06.2002 à 19:3131138
Mais il y'a des tas de films bien, au ciné ou en vidéo je trouve ! Quant à la télé, elle s'adapte malheureusement à la demande pour faire de l'audimat...c'est malheureux mais il faudrait aussi intedire TF1 et M6 à ce rythme là ;o)

Oulà, elle va s'énerver, la donette, je sent ;o))

MR_Claude, 06.06.2002 à 19:2931137
ok, mais on arrive à un autre problème, comment décider si un film est n'importe quoi ou pas? comment décider si les gens qui vont le voir ont des repères ou pas? comment définir ces repères? et surtout, comment les avoir ces repères?
C'est très complexe ça...

don Lope, 06.06.2002 à 19:2531136
Moi ce que je ne comprend pas, c'est pourquoi les 2 solutions seraient incompatibles ??
Euh... en interdisant ce genre de film je n'aspetise pas, je ne fais rien qu'à m'adapter au milieu dans lequel on vit. c'est à dire qu'il me semble impossible de montrer un tel film à des jeunes sans repère, c'est tout !! Et puis je n'ai pas interdit tous les films horribles. Y en a des tas de film horribles, mais tant qu'ils ont une once de bon sens je ne leur reproche rien. je n'ai jamais dit que la vue du sang pouvait être néfaste à l'homme. J'ai dit que les films de n'importe quoi, on n'en avait pas besoin. Du n'importe quoi, y en a déjà suffisament partout dans le monde, il suffit d'allumer son petit écran tv pour en voir. c'est légitime d'attendre autre chose des films, quelque chose qui nous ferait grandir plutot que de nous rammasser !! Et me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !! je ne réclame pas des films intelctuels et touti quanti, je réclame des films humains,et pas de boites de conserve périmés sur grand écran !!

jon_arbuckle, 06.06.2002 à 19:1731135
Don, ne t'excuses pas de ne pas être d'accord avec les autres, au contraire...Je crois que personne ne pense sérieusement que tu es une réactionnaire, non, vraiment ! ;o)

Ceci étant dit, je ne suis pas fan de scream non plus, qui n'a ni queue ni tête, et qui se veut drôle, sans l'être, et qui peut influencer en mal des esprits faibles.

Mais si on commence à interdire, que faut-il interdire ? les films d'horreur, qui peuvent pousser au crime ? les films pornos qui peuvent pousser au viol ? les films policiers qui peuvent apprendre des "trucs" aux apprentis voleurs ? Doit-on interdire aussi les émissions, les talks-shows qui parlent de sexe à toutes les sauces à longueur de soirée ?

Pourquoi intedire les uns et pas les autres ? Qui doit décider d'interdire ? Un ministère de l'information comme au temps de De Gaulles ? Comment interdire en éradiquant le marché noir et les trafics en tous genres ?

Non, je ne dis pas qu'il ne faut rien faire, et qu'on s'en fiche des pauvres victimes de ces actes barbares et absurdes.

Mais, j'insiste, la censure ne règlera rien, et c'est avant tout aux parents d'être vigilants, et d'interdire le cas échéant, voir d'aller consulter un psy avec leur enfant présentant des signes inquiétants (qu'on ne me dise pas que ceux qui passent à l'acte le font comme ça, sans signe avant coureur, ou alors c'est rarissime !)

On ne peut pas tout rejeter sur les parents, mais l'éducation et la santé des enfants, c'est quand même leur affaire avant tout, et pas celle de l'Etat, qui s'occuppe de la Société en son entier.






MR_Claude, 06.06.2002 à 19:1331133
moi, je le vois à l'inverse, en interdisant ce genre de film, on évite de se poser la question du pourquoi un gamin peut en arriver là... Et on a jamais dit que de toute façon il aurait fini par craquer, mais moi, ça me paraît gros que le film seul puisse déclencher ça.
D'accord aussi, sur la perte de repères, l'aseptie, tout ça... mais en interdisant le film, tu n'aseptises pas non plus?
Et puis dire que sans le film il n'y aurait peut-être rien eu, peut-être... mais ça n'a rien de sûr...
Et je maintiens aussi que cet ado ést "dérangé" d'une certaine manière, on peut invoquer toutes les pertes de repères que l'on veut, mais quelqu'un qui déclare qu'il suffit de rembobiner la cassette, excuse moi, mais là c'est plus être en manque de repères, c'est beaucoup plus que ça, il y a une vraie faille psychologique, même s'il n'a rien d'un fou furieux (encore que, 17 coups de couteau ça y ressemble plutôt).
Alors moi, je continue à préférer croire en des solutions "éducatives" et préventives, plutôt que d'interdire un film qui est certes discutable et à ne pas montrer n'importe comment à n'importe qui, à mon avis, de cette manière là, on ne touche pas assez au coeur du problème.

Mais tu as le droit de pas être d'accord ;o)))

don Lope, 06.06.2002 à 18:5831123
mea culpa, ich bin eine grosse reactionnaire !! Mais là c'est pas de ma faute. Je crois meme que je préfère entendre cela plutot que d'accepter (et même défendre) des films comme Scream. Non et non ! je suis désolée, il n'y a rien à voir entre Scream et les exutoires de la Grèce antique. Les exutoires dont vous parlez sont justement des exutoires. Le film que j'accuse ici est tout sauf quelque chose de respectable. Ce film n'a aucun but, n'a aucune morale et ne va nulle part. On y tue pour le plaisir, sans même comprendre qui on tue ; on y tue sans même assumer ses actes, puisque le passage à l'acte se fait toujours caché derrière une personalité justement impersonelle. Vous trouvez ça normal vous ?? Qui sait, vous avez peut etre raison, au fond vous vivez avec votre temps. Et moi je n'y suis pas, je suis complètement réac. Pauvre pauvre Marine, va donc te recoucher ! Mais euh, si vivre avec son temps, c'est accepter le monde comme il est, je ne vois pas où est le progrès.(Pour rappel c'étaient les paroles et la doctrine des stoïciens déjà bien avant JC !). A quoi bon vivre si ce n'est pour être heureux ? ce qui revient actuellement à faire progresser l'Homme.
Partant de là, je dis que des films comme celui-ci devraient sortir du circuit économique et ne devraient plus être diffusés. Je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas d'autres faits divers dans ce genre...mais apparement il faudra attendre qu'il y en ai une dizaine d'autre pour que tout le monde en soit convaincu. C'est triste. Enfin je veux dire que c'est triste qu'une vie humaine ne puisse prendre de la valeur que pour les proches de la victime !
Et puis c'est un peu facile d'accuser ce jeune meurtrier de dingue : on évite de se poser trop de question comme ça, puisque de "toute facon il aurait fini par craquer". Pas forcément. Qui d'entre vous pourra jurer qu'il n'a jamais eu de pulsions meurtrieres ?? J'ai peur qu'il n'y ait pas grand monde en fait !! Une psychologue expliquait justement que tous les jeunes passent à un moment par ce stade là. Seulement ce jeune là, on va dire qu'il n'a pas eu de chance. Au moment où il traversait cette espèce de crise d'adolescence (comme on dit si souvent),et bien il a rencontré ce film. Et dans ce film tout avait l'air si limpide et "si rigolo" (on tue en riant dans ce film, c'est assez extraordinaire je trouve !!) qu'il s'est dit "pourquoi pas moi". D'ailleurs quand les flics l'ont arretés ses propos ont justement été "il suffit de rambobiner la cassette". Non ce n'était ni un violent ni un fou furieux, oui il avait plein de potes et n'avait pas de difficultés d'intégration, seulement il a voulu voir comme c'était. Et oui c'est ca de faire sauter tous les interdits. c'est destabilisant. C'est un peu ce que dit Nyl quand elle explique qu'aujourd'hui les jeunes vivent dans un milieu complètement asseptysé. Sauf que j'ajouterais que cet asceptisant, dont on les entoure, passe le plus souvent par l'absence parallèle de tous les interdits !! Et donc ces jeunes (j'en fais partie à priori) ne comprennent plus la réalité qui les entourent. Bin quand on est déjà paumé, un film comme ca, c'est justement l'élément déclencheur (au sens où sans ce film il n'y aurait peut etre rien eu...). Voilà, et excusez moi d'etre une texane bushotruc, d'etre une pauvre réac, enfin bref de ne pas etre d'accord avec vous !

Sans rancune ;o)) Ca fait du bien un p'tit coup de gueule de temps en temps !

MR_Claude, 06.06.2002 à 13:5231032
je ne suis pas sur de ça (ça ne signifie pas que je sois sur du contraire non plus). A mon avis, l'influence du film ne peut être niée, mais elle n'est que le déclencheur, le cristallisoir, j'ai du mal à imaginer qu'un film puisse donner envie de tuer, sans qu'il y ait un "terrain" favorable avant. Les mauvaises idées ne viennent pas directement du film. Et je pense que l'exutoire peut marcher dans certains cas. Tous les "terrains favorables" ne passent pas à l'acte, avoir des pulsions, des fantasmes, même répréhensibles, ne signifie pas pour autant que l'on va passer à l'acte, en droit, comme en psychiatrie, la différence est d'importance. Attention, je ne prétends pas non plus que scream et consorts aient des vertus cathartiques, c'est certainement voir beaucoup plus loin que l'ambition du film.

compte supprimé . 06.06.2002 à 13:4331029
Eh bien je ne pense pas que ce genre de film servent vraiment d'exutoire en fait, ils donnent plutôt de mauvaises idées. Que des films donnent envie de tuer pour trouvez ça bien ?

MR_Claude, 06.06.2002 à 13:3331023
oui, j'avoue que j'ai pas bien saisi non plus là...

khan guru, 06.06.2002 à 13:3131021
ramonash, tu es de mauvaise foi : combien d'entre nous ne se sont jamais dit en regardant un film de massacre à la tronçonneuse/couteau/fusil à pompe/coton tige/sabre laser/... "putain, s'il pouvait arriver la même chose à mon prof de math/controleur des impôts/directeur de stage/marchand de glace/pire ennemi/..., ce sale con!!" sans pour autant passer à l'acte?
Ou alors, c'est pas ça que tu voulais dire et j'ai pas compris.

khan guru, 06.06.2002 à 13:2531019
D'accord avec nyl. Les parents et les éducateurs doivent arrêter de surprotéger les gamins, après, s'il y a une anihilation quasi totale de l'humanité, comment ils feront pour survivre?
Sans rire, quand tu vois que des jeunes ne peuvent pas partir en voyage sans le vanity case, le cd-man, les 15 paires de pompes, mais en oubliant celles de marche, parce qu'elles ne sont pas belles, le pot géant de laque à cheveux, le portable, et qu'on dirait que ça les gene de marcher dans la boue, tu te dis qu'il y a pas interet à y avoir une guerre, y en a pas un qui tient une heure.
(c'était juste un petit coup de gueule sans rapport réel avec le sujet, juste que nyl a titillé un sujet auquel je suis sensible ;-))

compte supprimé . 06.06.2002 à 13:2531018
Les cas de passage à l'acte sont isolés certes mais pour chaque cas, combien ne passent pas à l'acte ? C'est quand même bien le révélateur d'un problème plus général.

MR_Claude, 06.06.2002 à 13:2231017
oui, en grande partie d'accord. Mais sur le fait que les enfants savent très bien faire la différence entre image réelle et réalité, mais je pensais aussi à aller plus loin que ça, c'est aussi analyser des effets de mise en scène (pas nécessairement dans des films), et, ça me parait important de mettre en rapport l'image, et le propos tenu dans le film, afin de montrer les décalages... ça a l'air compliqué comme ça, mais c'est tout-à-fait faisable. Et effectivement les enfants sont loin d'être dupes en général (les cas de passage à l'acte sont quand même isolés)

khan guru, 06.06.2002 à 13:1731015
je pense que ces jeunes n'ont pas vu le film et se sont dit "tiens, je vais commettre un meurtre!"
Il y avait déjà un problème au départ.
Mais pour ce qui est de l'éducation qui permettrait de faire la séparation entre le réel et la fiction, j'ai lu une étude qui montre que les gamins de 6 ans savent faire la différence entre une image "réelle" (infos, documentaires) et de fiction. Donc, peut-être qu'il y a un problème dans les films actuels qui tendent à effacer cette sensation d'irréalité qui permet la catharsis (purgation des passions en effet créée dans les tragédies grecques, c'est à dire représenter la violence pour exacerber les pulsions des gens et leur permettre d'évacuer). Comme dans projet blair witch, qui a été présenté comme un quasi-documentaire, ou dans scream où on montre l'imbrication "film dans le film dans le film", et où donc la limite s'efface, où un spectateur mal éduqué, sans autre moyen de se réaliser que cette pseudo-réalité qu'il a sous les yeux, passe à l'acte pour créer un nouvel épisode du film, son meurtre n'étant que la suite logique qu'on portera à l'écran.
Pour nuancer, je ferai tout de même remarquer que même dans la grece antique il y avait des meurtres sordides, et que faire le procès des films d'horreur à chaque meurtre perpétré par un jeune qui se réclame d'une telle influence, c'est un peu se tromper de cible : le mec, c'est lui qui a tué, pas son magnétoscope.
Après c'est facile, tu organises une petite tournante, et tu dis "ouais, c'est pas ma faute, j'ai vu irreversible, j'étais sous influence."

nyl, 06.06.2002 à 13:0731013
dans le même style de dérive entre la fiction et la réalité.
Un jeu apparait depuis quelques temps dans les cours d'école primaire. Il consiste à arrêter de respirer jusqu'à devenir tout rouge, voire plus. Certains professionnels de l'enfance prétende que c'est de la faute d'Astérix, lorsqu'il rencontre le petit Pépé (Astérix en Hispanie au cas où vous ne sauriez pas mais j'en doute). Va-t-on brûler tous les Astérix en Hispanie?
Où bien va-t-on être vigilant à ce que les enfants prennent plus conscience des dangers qui les entoure? (scré défi, j'avoue) Je pense qu'on essaye tellement de les mettre dans un monde asseptysé (les jeux en bois n'existent presque plus il faut que des normes ++++ soient respectées pour que les mômes aient le droit de grimper sur quelques chose, on met des antipince doigt à toutes les portes...). A force de tout protéger l'enfant a de moins en moins de chance de se faire mal donc d'affronter les dangers quotidien dans les univers qui lui sont réservés (je pense aux crèches, écoles et autres collectivités). A force de vouloir les protéger jai peur qu'on les mette en danger à long terme. Que ce soit par le fait qu'on apprenne pas à lire des images, comme par celui qu'il n'aie pas assez conscience des dangers.

compte supprimé . 06.06.2002 à 12:3831004
Je suis entièrement d'accord avec Claude, tout est question d'éducation. Scream, est un film foncièrement parodique -la question de savoir si c'est ou non un bon film n'est pas à l'ordre du jour (c: Le propos du film est justement une réflexion sur l'impact que peut avoir la culture du film d'horreur sur des individus qui n'ont plus de distance critique. Il n'y a dans ce film aucun appel au meurtre. Malheureusement ce film c'est un peu l'arroseur arrosé (salut Ever !): il engendre ce qu'il prétendait dénoncer. Alors si des ados "psychologiquement faibles" en viennent à prendre les images du film au premier degré je ne crois pas que l'interdiction du film soit la meilleure solution. On peut avoir du mouron à se faire pour cette génération qui regarde trop la télé et qui par conséquent réfléchi de moins en moins.

MR_Claude, 06.06.2002 à 12:2631003
• LE MONDE | 05.06.02 | 13h24
La chronique de Pierre Georges
La fêlure


Comme dans Scream, évidemment. Et voici, une fois de plus et fort légitimement, le débat relancé. De l'influence du cinéma, et du cinéma de violence, sur la violence, toutes les violences au quotidien.
Un adolescent de Saint-Sébastien-sur-Loire avait vu Scream. Il a tué, comme dans Scream, une jeune fille, une camarade de son âge, de multiples coups de couteau. Il l'a tuée, sans autre raison, a-t-il dit aux gendarmes, que le fait, après avoir vu le film, "de décider de tuer quelqu'un".

Il n'est ni le premier meurtrier à affirmer son meurtre copie conforme de la fiction. Ni le dernier, hélas ! Car, si l'on ne s'en tient qu'aux fameux Scream, cette trilogie de films d'horreur présumés parodiques et absolument gore, qualificatif intraduisible en français mais fort explicite, aurait, en matière de faits divers sanglants, suscité pas mal de tragiques vocations.

Comme dans Scream ! L'horreur de la réalité rejoignant celle de la fiction. C'est là une évidence et un fait. Tout spectacle, toute image, toute lecture, en somme tout ce qui peut nourrir l'imaginaire, peut susciter des vocations. Horreur ou non. Et pour peu que cette imagination soit fragile, pour peu que l'équilibre mental du spectateur soit précaire, pour peu qu'aucune distance ne soit établie, dans cette confusion mentale, entre la fiction et le réel, alors, oui, le basculement peut se faire.

Nier ce rapport direct, ou indirect, c'est nier l'évidente puissance d'impact de l'image. De toutes les images. Prenons un exemple plus tendre. Un enfant qui voit jouer Zidane, quand il joue évidemment, se prend pour Zidane, se rêve Zidane. Du moins le temps du match. Ou pendant ses propres matches à lui. Mais vient toujours le moment où il retourne à sa propre réalité, seul, ou avec l'aide de ses parents, pour n'être plus le héros de son propre rêve éveillé.

On est là très loin de Scream ? Pas si sûr. On peut s'imaginer sous le maillot d'un footballeur. On peut se croire au volant d'une formule 1 ou héros de Taxi, ces films de folie furieuse de la route. On peut se prendre pour Scarlett O'Hara, autant en emporte le rêve. On peut, et à l'époque il y eut en conséquence déjà des faits divers retentissants, s'identifier aux très violents héros d'Orange mécanique. On peut en somme être tout. Selon ses goûts, ses fantasmes. Selon l'impact aussi sur sa propre personnalité d'une œuvre de fiction, quand ce ne sont même des images de la réalité télévisuelle parfois pires elles aussi que la pire des fictions. L'essentiel nous semble ailleurs : dans la capacité du "récepteur", du spectateur, à revenir l'esprit sur terre, un peu comme les pieds dans le réel.

Des films comme Scream, et bien d'autres, tant d'autres, fondés sur la mise en scène de l'abominable, du meurtre, de l'extrême violence, nous font horreur. Au sens premier du terme. Ils sont, finalement on a trouvé une traduction toute personnelle pour "gore", absolument dégueulasses. Bas, obscènes par la recherche même et l'étalage plus que complaisant de l'obscénité de la violence.

Ce ne sont que des films, assurément à ne pas mettre entre toutes les têtes. Mais il reste, au-delà de ce constat, un mystère : l'existence préalable de cette fêlure secrète qui fait le passage à l'acte, même imitatif.



MR_Claude, 06.06.2002 à 12:1831000
hum... du coup y'a deux sujets là... (c'est pas fait pour me déranger hein ;o))) )
Je crois que ça ne clarifie pas les choses de faire le rapprochement avec la religion. Les excès commis ne se rapportent pas aux même choses. Pour les religions, tous les massacres et génocides commis l'ont été au nom d'une foi, souvent synonyme de recherche de pouvoir pour les "institutions" qu'elles représentent, en exploitant la crédulité, et aussi le besoin de spiritualité des gens. En ce qui concerne ce fait divers (c'en est un), là on a affaire à un individu malade, qui a été influencé par ce film, qui fait appel chez le spectateur à des sensations de plaisir et de peur mêlées, mais ça reste très différent du mode d'action des religions. Un film ne se prétend pas réel.

Alors maintenant que faire? Je ne crois pas que don suggérait une interdiction pure et simple du film (enfin je sais pas, je suis pas dans sa tête ;o))) ), mais on peut essayer de réfléchir à en limiter l'accès, même si c'est très difficile et aléatoire, après tout si un type de 25 ans se trouve dans le même état que cet adolescent, ça va se produire de la même manière. Je pense qu'une vraie éducation des gens (enfants en particulier, mais pas seulement) à l'image, à savoir décrypter un film, un reportage, une photo, est vraiment nécessaire. Ca permettrait justement de garder cette distance entre image eet réalité (ce n'est pas seulement entre fiction et réalité, un documentaire, aussi réaliste soit-il, n'est pas la réalité, du moins c'en est une vision) qui semble faire défaut. Et puis bon, cet adolescent ést malade, ça m'étonne toujours un peu qu'on ne puisse pas à l'avance voir une faille psychologique de cet ordre. Si un gamin se dit fan de scream (il me semble qu'il ne s'en cachait pas), et qu'il visionne les films en quasi-boucle, j'estime qu'il faut peut-être s'inquiéter (ou au moins en parler), même si à côté, il ne présente aucun comportement bizarre, s'il est à l'aise avec les gens, s'il travaille bien à l'école, etc...

Matthieu, 06.06.2002 à 11:5730996
a bin zut je suis plus du tout d'accord avec fabrys la...

Fabrys, 06.06.2002 à 11:5330994
Je n'ai absolument pas dit le contraire.
Même si je ne crois pas en Dieu, je suis pour la foi et je trouve ça très bien que les gens l'aient.
J'ai simplement dit que la religion servait de prétexte, par son détournement. Malheureusement, c'est un phénomène aussi vieux que la religion.
Quand j'ai dit qu'il fallait l'interdire, c'était en réaction à celle de Don Lope qui disait qu'il fallait interdire les films incriminés.
J'ai vu une émission sur Arte, au sujet de la censure à la télévision (carré blanc, signalétique des émissions, etc.)
Protéger les plus jeunes n'est pas une chose facile qui doit certainement être perfectionnée.

Grunt, 06.06.2002 à 11:4330992
Fabrys.

C'est un grand débat que tu soulèves là, avec cette histoire de religions responsables de 1000 guerres...

C'est clair qu'avec l'islamisme, la saint-barthélémy, les conquetes espagnoles, l'irlande et tout l'toutim, la religion peut semblé génératrice de combats, et de luttes insatiables. C'est pas tout jeune qui plus est.

Mais moi je pense que Croire, et craindre par extension, permet de mettre un ola aux saloperies humaines. Ca peut paraitre curieux, mais je suis convaincu que la religion permet à bon nombre de canaliser leur pulsion, de freiner leur animalité. C'est un bien pour un mal en soit, c'est vrai.

Smiley_Bone, 06.06.2002 à 11:3430988
Sorry j'ai quelques lacunes en géographie française et une mauvaise mémoire surtout. (oui je sais Thorn quand on sait pas on se tait gnagna...)

Smiley_Bone, 06.06.2002 à 11:2630983
Euh oui JC pardon, je me suis mal exprimé... Je voulais parler de manière plus général, et donc élargir le débat. Car pour la majorité de ce genre de cas, je pense notamment à ce qui s'étaient passé plusieurs fois aux States, en région parisienne récemment (Essonne si ma mémoire est bonne), où même en Suisse (Zoug), les déséquilibrés n'étaient pas équipés de couteaux de cuisines mais d'armes à feu, avec par conséquent un plus grand nombre de victimes...

Matthieu, 06.06.2002 à 11:2330981
a fabrys, jamais j'ai ete aussi d'accord sur ce forum qu'avec ce que tu viens de dire !
les bulldedozers isrealiens peuvent detruir des 100aines d'habitations dans l'indiferance general mais si on touche a une mosqué c'est la fin du monde !

Fabrys, 06.06.2002 à 11:0830979
Personnellement, c'est plutôt Scream 2 et Scream 3 qui m'ont donné envie de tuer quelqu'un tellement je les trouve à chier mais, bon. Plus généralement, ce sont toutes les dernières productions Wes Craven qui incitent au meurtre.
Je ne pense pas qu'on puisse faire une généralité de quelques cas à travers le monde.

On pourrait interdire la religion, ça fait des milliers d'années qu'elle sert de prétexte aux meurtres et à divers massacres.
Pour moi, les religions officielles sont devenues de grands mouvements spirituels, par la force et non par la prêche. Sans l'utilisation de la force, elles seraient restées à l'état de secte. C'est encore pire que ces histoires d'influences de film car on impose la vision restrictive d'un concept (Dieu) par l'intolérance. Aujourd'hui encore, on tente de créer des pays en fonction d'idées religieuses, sans comprendre que ça foire. Malheureusement, la religion est utilisée pour pousser réellement des gamins à tuer.
Et moi, je ne trouve pas ça normal.

Pour en prendre conscience, il faudra peut-être un nouveau génocide plutôt qu'un record au box-office et quelques meurtres.

Ceci dit dans le respect de la mémoire de cette pauvre jeune fille. Je ne cherche pas à minimiser ou à justifier l'acte de ce lycéen. Le vrai problème ne vient pas du cinéma, de la littérature, de la musique ou de la BD.
Dire ça, c'est se voiler la face.

Matthieu, 06.06.2002 à 10:3530967
allez hop je sur-encherie...
il me semble que deja les tragedie grecs, avais ce role d'exutoire (je croit bien avoir entendu ca en cours de francais en 1ere, faut demander a jean-jul de confirmer), pasque deriere les alexandrin c'etait deja super violent ("je tue mon pere et je nique ma mere", c'est quand meme pas rien)

nyl, 06.06.2002 à 10:2730965
Coucou. Je rejoins Matthieu. La violence est nécessaire dans tout ce qui est jeu, histoire, conte, et aujourd'hui aussi films. C'està la fois un exutoire de violence mais aussi une manière de mettre des mots et des images sur les peurs les plus profondes de chacun. Les contes de fées traditionnels sont super violent (je ne parsle pas des versions purifiées de Walt Disney) et étaient énormément racontés encore au iècle dernier. Mais toute histoire et tout jeu ont un début et une fin. Il y a des gens qui sous pression ne font plus la différence entre le réel et la réalité, peut-être qu'un siècle plus tôt le même individu aurait fait le coup du méchant loup à un petit chaperon rouge en ballade (les chasseurs sont arrivés au 21è siècle dans l'histoire, dans l'original il bouffe violemmnet la petite fille et la grand mère sans se faire embêter par personne.
Je ne pense pas qu'on puisse trouver un moyen certain de prévenir ce genre d'acte de violence. C'est un boulot important à faire avant 7 ans pour permettre aux momes de bien faire la différence entre le rêve et la réalité...

Matthieu, 06.06.2002 à 10:0230962
alors la, je suis foutrement surpris par don...
je sais pas si c'est du 2nd degres, mais je trouve ce qu'elle dit drolement reactionnaire...

moi je me demande si en contre partie, ce genre de film n'a pas un coté exutoire. en regardant ce genre de film on se defoule bien mais apres on est plus ou moins vidé de notre violence...
apres biensur ya toujours des detraqués pour copier ces crimes.
quand au mesure a prendre... suprimer l'armée, pour arreter de glorifier la violence ?

J-C, 06.06.2002 à 9:0030958
ah oui, smiley, tu as raison, il faut être beaucoup plus restrictif sur la vente des armes. mais là, c'était un couteau de cuisine !!! tu crois qu'il faudrait retirer tous les couteaux de cuisine de la circulation et les remplacer par des couteaux en plastics comme dans les avions ? :-))

le problème est plus délicat que cela. et malheureusement je ne crois pas que quelles que mesures que l'on prenne résolvent le problème. il y aurat toujours des détraqués pour faire le pas vers l'irréparable. maintenant, de là à ne rien faire il y a un monde. mais quoi ? je suis bien incapavle de répondre !

At'chao !

Smiley_Bone, 06.06.2002 à 8:4530956
Ohhhhhhhhhhhhhhh !!!!


Ma chère Don voyons, là tu passe dans mon coeur du statut de révolutionnaire de centre-gauche à celui de Texane protobushienne.... Euh pour moi déjà la meilleure solution serait d'avoir une législation plus restrictive en matière d'armes. Ensuite la société a toujours été violente, cela ne date pas d'aujourd'hui... Simplement à l'heure de l'indigestion d'images et de nouvelles nous y sommes plus sensibles. Pour en revenir à ce cas particulier, je pense que ce jeune homme aurait de toute manière pété les plombs, parce que parfois la pression sociale se révèle trop forte à supporter et cela engendre des "amocheurs" (lire l'excellent roman de John Brunner, Tous à Zanzibar by the way, qui explique peut-être mieux que moi les raisons d'un pétage de plomb dans un livre écrit en... 1969)

Smiley Bone qui évidemment te smack Don (euh je smack également Jon pour ne pas faire de jaloux)


don Lope, 06.06.2002 à 1:0830948
Ouais mais c'est tout de meme la 4eme fois que ce film est impliqué dans une telle affaire. Alors ne crois tu as qu'on pourrait commencer par l'interdire ?? OU encore interdire la vente de tout l'attirail de costume qui pullule actuellement (notamment aux périodes d'halloween et carnaval). Parce que bien sur on peut toujours impliquer les parents (mais ici le gosse il avait l'air plutot normal), alors ne pourrait-on pas plutot resposabiliser les producteurs de film (genre meme leur faire un petit proces ??). Enfin, l'évidence de ta réponse ne me parait pas si évidente...

jon_arbuckle, 05.06.2002 à 23:2430945
Interner préventivement tous les adolecents amateurs de films d'horreur ;o) Ou bien essayer d'interdire les couteaux...non, sérieusement, je ne vois pas.

Que pourrait-on faire ? interdire de regarder des films d'horreur aux moins de 18 ans ? absurde parce que totalement illusoire. Créer une cause d'aggravation spécifique pour ce genre de crimes ? encore plus absurde. Non, non, décidément, je ne vois pas.

L'adolescence est un cap délicat, et certains ados sont plus fragiles que d'autres, et plus receptifs à ce genre de films...encore une fois, ça nous ramène au rôle des parents qu'on ne peut certes pas accuser de tous les maux, mais qui ont leur part de responsabilité. Notamment celle, fondamentale, d'être attentifs aux troubles comportementaux que peuvent présenter leurs enfants, et d'y accorder de l'importance, pour tenter d'y remédier.

Evidemment, si l'ado ne présentait aucun signe...que pouvait-on faire ?

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