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THYUIG, 20.11.2013 à 13:56352925
Sincérement, il faudrait en parler entre personnes qui ont connu de près un cas de cancer, mais la représentation est en tout point exacte et éloquente. J'ai vu ma mère sans détour, comme dans mon souvenir.
rien que pour ça : chapeau !

Après, certaines strates de l'histoires sont peu exploitées et c’est finalement dommage. Avoir un enfant alors qu'un parent souffre d'une grave maladie, ce n'est pas rien, c’est au moins aussi essentiel que la maladie elle-même dans l'état psychologique des personnages.

ingweil, 20.11.2013 à 10:16352921
Magnifique. Évidemment, le sujet est émouvant, fort, mais le traitement de cette histoire est une véritable merveille. Les dessins, le découpage... Ne pas tomber dans le pathos, toucher les personnages dans leur complexité, une très belle réussite.

NDZ, 16.11.2013 à 15:48352882
Oui, c'est exactement cela. Petit, j'aimais bien les lire, mais comme je n'en avais gardé aucun souvenir je me posais la question du pourquoi, alors que les Astérix, Lucky Luke & Spirou lus à la même époque (mais peut-être relus x-fois par la suite) m'avaient laissé des souvenirs indélébiles. Après, mon message c'est vraiment juste pour dire que les premiers, c'est neuneu et pas très bien ficelé, mais pour une lecture-enfant, c'est convenable. Les deux derniers (et récents) que j'ai lus, c'est juste nul.

THYUIG, 16.11.2013 à 11:22352880
Moi j'aimais beaucoup les premiers, ceux que je lisais quand j'étais petit. Le bestiaire basé sur le roman de Renart me plaisait bien.
Maintenant, c'est vrai que c'est complétement con et niais, mais quand on a 7,8 ou 9 ans, ces histoires simples fonctionnent.
Pas lu les derniers par contre.

NDZ, 16.11.2013 à 11:19352879
J'en ai lu pas mal petit (j'entends les rires de certains qui se disent, ah bah ça explique bien des trucs sur ce fils d'alpaga) et j'avais oublié jusqu'à leur existence depuis. Ma fille en vacances chez ses grands parents à déterré les tous premiers (ceux de la jeunesse de sa mamie, Fleurette des années 50 en grois) et en a emprunté d'autres à la librairie (des récents) et aïe. J'en ai relu un ou deux, pour voir. Si les premiers sont vieillots et ennuyeux (mais peuvent être éventuellement passionants pour les têtes blondes actuelles), les "nouveaux" sont affligeants. Le "tranches de gags" commence notamment (si on oublie le premier gag, gros raté) par une blague sexiste. Brillant pour un truc destiné à des enfants. A ré-oublier, donc.

Thierry, 11.11.2013 à 18:36352836
un belle surprise de cette fin d'année. Inspiré d'une histoire vraie, un déserteur de la guerre 14-18 se cache dans Paris pour échapper à la justice. Ne supportant plus de rester cloîtré dans sa chambre d'hotel, il se travestit et devient Suzanne, avec la complicité de sa femme. Intelligent et fin

Glotz, 11.11.2013 à 18:13352834
Une série des années 1980, qui malgré une trame basique parvient à être très confuse. Le dessin n'est pas désagréable.



Dans la série de collectifs « Margerin présente », un album très cohérent consacré au travail où aucune histoire n'est mauvaise, ce qui est déjà bien. L'angle est résolument humoristique, et certaines histoires sont pas mal du tout (Ptiluc, Clerc, Trondheim). On note la présence d'auteurs de BD populaire pour adulte des 80s (Clerc, Margerin, Beltran, Ptiluc, DEnis), d'alternatifs historiques (Schlingo, Cestac) et de petits nouveaux qui ont marqué les années 1990 (Dupuy-Berbérian, Trondheim, David B., Stanislas, Killoffer).

Pas très bien écrit, pas très intéressant, ni très excitant (c'est censé être pornographique, non ?). Loisel n'est pas manchot mais bon, bof.


Quand on n'a pas lu les précédents c'est un peu dur à comprendre mais ça m'a donné envie d'aller en lire plus.


Pourquoiiiii ???

Thierry, 08.11.2013 à 10:28352813
en rattrapage, parce que j'avais beaucoup aimé& les planches de l'auteur dans la revue dessinée ci-dessous (sur les derniers jours d'Allende)
Brique patagone qui tente, au travers du destin de quelques personnages, de nous faire découvrir la Patagonie, et sa place particulière sur l'échiquier argentin.
LE point positif, c'est un graphisme magnifique, d'une poésie rare, capable de traduire cette sensation d'immensité patagone, le pays ou les pierres volent. Très beau travail sur la lumière, sur le rythme... il y a une vraie utilisation des potentialités de la bande dessinée, que ce soit à travers les pages mosaïques, les scènes traduisant la vie morne de l'hotel ou travaille Julian ou cette confession de la voyageuse, toute en gros plans.
Cela fait un bien fou de lire une bande dessinée qui ne se contente pas de bête illustration, comme c'ezst souvent le cas. Les cadrages alambiqués, les effets de manche vaguement cinématographiques, les mises en pages chichiteuses... ce n'est pas cela qui fait de la bande dessinée ce qu'elle est.
Malheureusement, le scénario, ou plutôt l'assemblage de scénario, déssert le livre. Le propos est parfois confus, l'ensemble manque de cohérence et d'équilibre. Pärfois fascinant, parfois indigeste... c'est ce qui empêche ce livre d'être un chef d'oeuvre.
Il reste un ouvrage assez fascinant pour son graphisme, mais il manque de construction scénaristique.

chrisB, 05.11.2013 à 13:52352795
je suis pas vraiment client des "périodiques", mais cette revue est plutot bien gaulé, vraiment à découvrir !

wandrille, 02.11.2013 à 15:49352771
Toujours très bon, très riche (toujours pas fan de la couv, en revanche)

NDZ, 18.10.2013 à 15:27352657
Une ballade qui, derrière son côté road movie + secret de famille, est loin d'être banale. Le ronron du moteur (du scénario) ne s'entend pas et on ne s'ennuie pas (trop). Graphiquement, il y a des fulgurances mais Alfred reste plutôt sage dans l'ensemble. On aura peut-être un pincement mais pas des larmes, certains crieront au gentillet-mou (les mêmes qui beuglaient pour Portugal ou 5000km.s-1), les autres passeront un bout de chemin côte à côte avec des fragments humains. Et l'humain, ce n'est pas rien.

Mr_Switch, 15.10.2013 à 15:08352629
Je suis plutôt bienveillant envers certes bandes jeunesse, même produit dérivé, comme cette série Gullia.
D'abord, Gullia, est une série en lien avec la chaîne Gulli, vous vous en doutez. Si elle a sans doute sa notoriété télévisuelle, ce n'est pas non plus de la folie furieuse. On ne fait pas ici que surfer sur un tsunami médiatique.
Le dessin est plutôt doux. Il m'attire certes plus que la 3D de la série télé.
Le thème de cette série se prête bien à quelques histoires en bandes dessinées.
Je pense que la série m'aurait fait de l'oeil, plus jeune.

Il me faut tout de même nuancer un peu. Certaines qualités de ce volume sont aussi des défauts. Celui-ci regroupe 4 petits récits. C'est bien, ce n'est pas une idée diluée sur 44 pages. Le revers de la médaille, c'est que chaque historiette est vite expédiée, sans que l'idée fondatrice soit vraiment expliquée ou explorée.
En effet, nous avons affaire ici à des histoires vaguement pédagogiques.
Gullia est une série assez empreinte d'écologie. Dans ce volume, il est question de la prolifération d'une algue, puis du fameux grenier en Arctique. Il y a ensuite une histoire de superstition et une sur la technologie et les mondes virtuels (très Tronesque).

Quant aux 2 premières histoires, vous allez me dire, pfff encore de l'écologie. Gnagnagna morale. Gnagnagna édifiant. Et bien... non. Pas assez justement. Le scénariste, pour ne pas faire trop docte, enveloppe l'idée écologique dans une bonne couche d'aventure délirante. Et là, le bâts blesse un peu : il parfois difficile de savoir où s'arrête le vrai de l'histoire et ou commence la fiction plus ou moins débridée. Dans la première histoire, on trouve miraculeusement et paradoxalement un produit chimique qui permet d'éradiquer les algues. Ouf on pulvérise le produit sur les algues au fond de la mer !
Dans la seconde histoire, on fonce à tout berzingue en scooter des neiges dans le grenier de glaces. Ce grenier existe vraiment. Or c'est quelque chose d'assez fou. C'est difficile après cela de déceler le vrai du fictionnel, de séparer le grain (ahah) de l'ivraie. Comprenez bien bien que je ne me place pas dans la tête d'un enfant. Je ne saurais pas catégoriquement dire ce qui est une véritable référence de ce qui est inventé, dans cet épisode. Ce second épisode, sans doute le plus intéressant car le plus ancrer dans l'actualité scientifique, est aussi le plus déroutant. La manière dont est combattu l'antagoniste est certes un message louable mais qui rend la globalité de l'histoire assez difficile à décrypter. On ne sait pas trop, à la fin si ce grenier n'est pas dénoncé par les auteurs, alors que je doute que ce soit le but.

En fait, voilà. Les 4 histoires posent des questions intéressantes, mais les réponses sont parfois un peu insuffisantes ou biaisées...

Thierry, 10.10.2013 à 10:13352595
Anoeta :




A peine 5 bullenotes pour ce bouquin de Prado. Mal aimé Prado sur Bulledair ?
Ceux qui ont adoré "Trait de craie" devrait se laisser porter par ce vent qu'est Ardalen. Un petit bijou 5*.

ma faute, j'ai oublié de noter :o)
je plussoie

Anoeta, 09.10.2013 à 20:44352590




A peine 5 bullenotes pour ce bouquin de Prado. Mal aimé Prado sur Bulledair ?
Ceux qui ont adoré "Trait de craie" devrait se laisser porter par ce vent qu'est Ardalen. Un petit bijou 5*.

Aba Sourdi, 07.10.2013 à 16:43352560
Toujours beaucoup aimé la patte graphique de Hunt Emerson croisée dans divers collectifs et sur les pochettes des meilleurs groupes anglais qui soient (The Jazz Butcher et Love And Rockets), je n'avais jamais franchi le pas de me pencher sur un livre complet. Car j'avais peur. Je m'attendais à de la 'BD 80's régressive sous acides peuplée de débiles mentaux sadiques et hystériques', genre que j'affectionne de moins en moins (euphémisme), et c'est peut-être ce qu'il a fait par la suite, je n'en sais rien (les pages de ce recueil datant en fait de la fin des années 70, en pleine explosion punk), mais en tout cas là je suis tombé sur de la crème d'Absurde Poétique comme j'aime tant, pleine de décrochages, de fraîcheur et de vrais animaux ! Beaucoup plus proche de l'enfance que de l'adolescence, dieu merci. (Bref, tout ce que j'attends d'un dessinateur punk anglais.) Hop, il mérite de figurer dans ma rangée d'étagère 'Absurde' aux côtés des meilleurs.

Thierry, 07.10.2013 à 10:26352546

je connais très mal Lauzier, qui fait partie de toute une génération honnie dans ma famille: mal dessiné, vulgaire, pas drôle. San compter l'effet désaghréable de la génération qui s'autocongratule depuis des lustres à Angoulême.
J'ai retrouvé cette compilation, sans doute extraite des "tranches de vie" (la provenance des récits n'est pas mentionnée, parce que Dargaud, pour faire chier une préface à Beigbéder, il y a du monde, mais pour pondre un petit rédactionnel, il n'y a plus personne).
C'est très générationnel, post 68-ard, satire du con de gauche, du con de droite, du con artiste, du con pubard, du con prétentieux... tous des cons, et qui causent, qui causent... mais avec une belle verve, une bêtise méchante et des conneries sentencieuses.
et c'est drôle.
probablement que Kaïs considérera quie c'est un humour de vieux con, mais comme il y a des femmes à oilpé, il devrait aimer quand même.

maintenant, j'hésite entre persdévérer sur Lauzier ou plonger dans Reiser

Mael, 05.10.2013 à 11:20352539
Aba Sourdi :
Envie de Godard aussi, en ce moment. Que je connais un peu moins bien mais qu'on peut situer dans la même frange assez libre et surprenante, il me semble


Plus trop maintenant malheureusement... La fin de carrière Tabary était plus heureuse, mais ça n'enlève pas son talent à Godard. Un peu triste qu'il en soit réduit de l'alimentaire quoi...

Aba Sourdi, 05.10.2013 à 10:55352538
Oui, les deux sont pour le moins implosifs et m'ont beaucoup marqué aussi.

Je partage cette envie de Tabary. Dommage que j'en trouve très peu chez les bouquinistes et brocantes (à part bien sûr les premiers Iznogoud avec Goscinny, que j'ai déjà). Envie de Godard aussi, en ce moment. Que je connais un peu moins bien mais qu'on peut situer dans la même frange assez libre et surprenante, il me semble. Et qui est tout aussi sous-estimé, oublié et introuvable, d'ailleurs.

Mael, 05.10.2013 à 8:33352537
Tabary était un très bon dessinateur, mais aussi un grand amoureux d'absurde dont les délires pouvaient aller très loin, parfois à l'excès.

"Qui as tué le calife ?", dans mon souvenir, est un truc complètement fou qui m'avait beaucoup désarçonné à l'époque, je crois qu"Un monstre sympathique" est dans la même veine implosive.

C'est un peu ses "Panade à Champignac", j'ai très envie de les relire, en ce moment j'ai envie de lire du Tabary (et d'écrire dessus).

Dans le même genre d'histoire volontiers délirante il y a "Valentin et les hippies" qui est très bien :


Et puis tous les "Corinne et Jeannot", bien sûr.

Aba Sourdi, 04.10.2013 à 15:12352531
Tiens, moi aussi je les aime bien ces deux Iznogoud-ci. Achetés à leur sortie donc je devais pas être bien vieux. (Après avoir regardé les dates : ah oui, en effet.)

Mael, 04.10.2013 à 12:39352528
Déjà que je me plante de sujet (c'était pour ''Derniers achats''), en plus je le poste deux fois...

Mael, 04.10.2013 à 12:39352527

Mael, 04.10.2013 à 12:38352526

e m, 24.09.2013 à 20:19352439
e m :
Les aventures extraordinaires de Lio #2 (pas dans la base)...
Note de l'éditeur : "série publiée tous les jours dans 300 journaux dans le monde..."
Sérieusement ?
Le dessin est moche et c'est juste pas drôle.
0 Tales from the Crypt

hop, tome 2 bullenoté !
Quelle réactivité ! 8)

effer, 21.09.2013 à 14:19352415

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu'elle fait là. Menant l'enquête tant bien que mal, elle tente de retrouver la mémoire et son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l'existence banale d'une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu'un après avoir été quelconque ?
Un album très sérieux de Pénéloppe Bagieux avec Boulet comme scénariste, c'est une curiosité qui m'a intriguée mais j'ai aimé ce voyage dans les dédales de la mémoire.
4 cerveaux.

e m, 21.09.2013 à 13:28352414
Les aventures extraordinaires de Lio #2 (pas dans la base)...
Note de l'éditeur : "série publiée tous les jours dans 300 journaux dans le monde..."
Sérieusement ?
Le dessin est moche et c'est juste pas drôle.
0 Tales from the Crypt

Thierry, 18.09.2013 à 11:37352395
relu ce très grand livre de Guido Buzzelli, auteur injustement oublié des éditeurs. Buzzelli met en scène son alter égo, dramaturge désireux de monter une pièce de théatre dénonçant la corruption de la société. Il décide d'utiliser des comédiens amateurs pour sa pièce Il se retrouve face à une véritable cours des miracles de ce que les bas-fonds peut avoir de plus déparvé, son 'roi' était une sorte de sosie du dramaturge (dopnt les noms sont des anagrammes), mais en plus échevelé et mauvais jusqu'à la moëlle. Allégorie sur la dualité, sur l'impuissance de l'art face à la cruauté du monde, sur l'échec de la vertu... la fable est noire et désespérée. le talent de Buzzelli est éblouissant.

chrisB, 16.09.2013 à 15:37352380
Excellent boulot !! gros travail de fond, et mise en scène assez habile.

Pierre, 11.09.2013 à 19:55352329




Je ne comprends pas bien les griefs faits à ces deux très bons livres que j'ai découverts avec un certain retard, mais n'ayant pour lors, plus l'esprit au débat contradictoire, je m'en tiendrai donc à souligner que dans ces deux cas, les qualités formelles servent un propos subtil qui n'est ni vain, ni superficiel.

THYUIG, 10.09.2013 à 19:11352315
J'ai trouvé ça très bien, très fluide dans la narration, vraiment bossé sur le dessin et la couleur, le mec a un style c'est certain. Alors oui, ça part un peu n'importe comment, mais l'idée de la fin est relativement une petite surprise. Bravo à l'auteur.

NDZ, 02.09.2013 à 19:48352265
Heu, et spéciale dédicace aux tauliers qui ont ajouté cet album mine de rien. Des pros, on vous dit.

NDZ, 02.09.2013 à 19:48352264
Lecture du soir d'avant rentrée. Pas mieux. Enfin, si, un poil mieux niveau péripéties. Toujours niveau zéro dans le liant et les dialogues (alambiqués, illisibles, y'a de tout). Mais ça a bien plu à ma puce, c'est le principal...

NDZ, 02.09.2013 à 14:38352262
Dieu que c'est laborieux, moralisateur et sans finesse. Le parallèle avec les "nouveaux" schtroumpfs est flagrant, on a les même travers en comparaison avant(avec Macherot ou Peyo)/après : exit la poésie, des "péripéties" qui s"enchaînent de manière poussive voire sans logique, des dialogues nullissimes et une morale qui sort l'artillerie lourde, sans aucune subtilité. De la parabole à deux oboles. A oublier... jusqu'au 5ème 'nouveau sibylline' que ma fille a également emprunté à la bibli. :)

ingweil, 21.08.2013 à 9:49352163
Charlie Brown :
Lu le tome 1 de l'intégrale Sophie éditée par Dupuis, qui continue impeccablement son travail de valorisation et de redécouverte du patrimoine maison.

Tout à fait d'accord. Je me suis offert les Johann et Pirlouit et les Schtroumpfs (j'ai laissé mes vieux albums chez ma mère), la contextualisation des titres est épatante, les volumes sont beaux. Une très bonne idée éditoriale.

Charlie Brown, 20.08.2013 à 12:07352160
[starter_casseurs : album sans vignette]



Lu le tome 1 de l'intégrale Sophie éditée par Dupuis, qui continue impeccablement son travail de valorisation et de redécouverte du patrimoine maison.
Ce premier volume est un peu décevant. Ce n'est pas dû au boulot de chez Dupuis, mais juste à la qualité médiocre de la matière proposée ici. Les débuts de Jidéhem en tant qu'auteur à part entière, c'est pas la grande classe. Il avait alors un gros problème de rythme, de narration. Et pas mal de bonnes idées mal exploitées. Sans compter que, si les voitures et les décors sont impeccables, les personnages, dans leur proportions et leurs mouvements, ne sont pas vraiment des réussites.

Dupuis publie les bandes dans l'ordre chronologique, ce qui est toujours une bonne chose.
Quand Jidéhem entre chez Spirou, il devient l'assistant de Franquin et s'occupe de la rubrique auto en reprenant le personnage de Starter. Il le lance en 1959 dans un mini-récit, La révolte des autos, typique de ce que j'ai écrit ci-dessus : bonnes idées mal exploitées (les voitures s'affranchissent de la tutelle des conduteurs), narration assez pauvre et pleine de défauts, personnages moyennement bien campés.
Puis il enchaîne avec un long récit mettant en scène Starter et Pipette, son pote garagiste : Starter contre les casseurs. C'est encore pire. L'histoire n'a que peu d'intérêt (Delporte est pourtant au scénario) et elle est plombée par une narration assez lourde, la chose la plus lourde étant que Jidéhem s'attarde sur des considérations automobiles qui desservent la fluidité du récit (son péché mignon).

Ça s'arrange un peu avec la troisième aventure, La maison d'en face. L'intrigue gagne légèrement en intérêt et, surtout, quelques idées commencent à faire mouche. Principalement la création de Zoé, cette vieille guimbarde dotée d'un cerveau électronique qui lui permet d'être totalement autonome et d'éprouver des sentiments humains (idée de départ de La révolte des autos mais beaucoup mieux exploitée et beaucoup plus intéressante qu'alors). Cette aventure sera plus tard remaniée (pages d'introductions et d'épilogues, plus quelques cases récitatives de manière à considérer l'histoire initiale comme un immense flash-back) pour être intégrée à la série Sophie lorsque celle-ci aura eu droit à une publication en album suite à ses premiers succès (Starter n'eut visiblement pas beaucoup de succès, ce qui se comprend assez bien...). Le résultat n'est pas très heureux, mais les éditeurs ont eu la bonne idée de donner accès aux cases remplacées lors du passage de la prépublication dans Spirou à l'album de la série Sophie.

Le volume se clôt avec L'oeuf de Karamazout, première aventure de Sophie, correcte, mais toujours empreinte des mêmes défauts.

Le second tome de cette intégrale devrait voir la réédition des aventures de Sophie scénarisées par Vicq, et là, je pense que ça devrait être quand même plus intéressant (je ne les ai jamais lues, mais je ne vois pas comment ce pourrait pas être moins bien que ces débuts de Jidéhem).


(P.S. : merci aux bullechefs et artisans pour la création de la fiche de Starter contre des casseurs)

Mael, 13.08.2013 à 17:39352122
Ce n'est pas snob que de dire que la fantasy est mal loti en BD, au contraire. C'est bien admettre que la fantasy n'est pas en soit un genre mauvais, caricatural, sexiste ou autre, mais constater qu'en bande dessinée la fantasy est très très mal servie.

EN BD européenne surtout d'ailleurs, car aux US on a quand même des choses brillantes et plus originales (je pense à "Bone", à "Fables"...). Le Chinkel, LA Quête, Lanfeust avaient des qualités réelles, on aime ou on aime pas, le problème est qu'ils ont été clôné jusqu'à plus soif.

Il y a tout de même une très belle proposition en fantasy (et SF parfois, les deux se mêlant joyeusement) en Europe, c'est le boulot de José Roosevelt. Un auteur pas assez cité mais simplement génial, se situant justement à la jonction entre plusieurs genres, et prenant grand plaisir à faire de la SF ou de la fantasy tout à fait intéressante. J'apprécie qu'il le fasse sans complexe, en mêlant tout un tas d'influences (pêle-mêle Carroll, Kirby, Barks, Borges, Nothomb, Dali, Moebius, etc.) sans la crainte ni d'être hermétique, ni d'être trop mainstream, il s'en fout, il fait ses BDs et elles sont formidables.




philig, 13.08.2013 à 17:01352121
mais non mais non le bullesnobisme n'est pas mort!!
mais non mais non le bullesnobisme n'est pas mort!!

car il bande encore!
car il bande encore!

philig, 13.08.2013 à 17:01352120
mais non mais non le bullesnobisme n'est pas mort!!
mais non mais non le bullesnobisme n'est pas mort!!

car il bande encore!
car il bande encore!

SydN, 13.08.2013 à 15:49352119
Thierry :
si on se replace dans l'époque, la fantasy moderne en bande dessinée franco-belge (si on fait l'impasse sur Johan et Pirlouit, par exemple), ce sont Thorgal (et le Chninckel, encore plus ancré dans la tradition fantasy), la quête de l'oiseau du temps, Laïyna, Percevan et cette légende des contrées oubliées


Et l'épée de cristal aussi. Et c'était le début de la fin.
Après y a eu Langeust. Et là ce fut finit :-)

L'héroïc fantasy est quand meme un genre tres mal lotti en BD. Encore plus que la SF qui ne se porte pourtant pas très bien non plus (mais qui a plus de "grands" titres).

zewed, 12.08.2013 à 13:50352112
Thierry :
définitivement, ce n'est pas ma came

Si je retrouve le mien, je réessaye. Mais je sais très bien que le garçon de 13 ans que j'étais avait des goûts de chiottes.

Thierry, 12.08.2013 à 9:24352108
définitivement, ce n'est pas ma came

Thierry, 09.08.2013 à 12:38352089
crepp :
Thierry :
on ne peut pas dire que ça s'arrange, et c'est parfois à la limite du lisible


bon je me lance pour défendre la bête :o)
C'est vrai que cela fait un moment que je n'ai pas lu la trilogie, ce cycle fait parti de mon adolescence. Je suis issu du jeux de rôle, j'ai baigné dans ce milieu, je garde donc cette nostalgie qui surement me fera gommer les défauts. Mais Ségur, ah Ségur dans les Casus Belli !
Bref c'est avant tout une bande dessinée qui représentait ce que j'aimais jouer , et à l'époque c'était plutôt rare, et c'est cette série qui fait que je défends les nains de tout mon cœur (face aux horribles elfes à la noix, mais là est un autre débat).
je sais que c'est facile de dire "il faut replacer ça dans son époque et dans son contexte", mais il y a un bout de vérité, car oui c'était tout de même encore innovant, il ne faut pas l'oublier (oui la quête de l'oiseau du temps était déjà sorti, je sais).
Avec le temps j'ai évolué (qui a dit heureusement), j'ai de nombreux cas où je me demande encore comment j'ai fait pour aimer, mais je pense que les légendes des contrées oubliés n'en fera pas parti. Cette série est trop dans mes trippes je pense.

le syndrome de la :o)
je suis tout-à-fait d'accord sur l'aspect novateur (à l'époque) de la chose, de son côté novateur, de son ancrage dans la culture fantasy et jeux de rôles... sans rire, je comprends le succès et le statut de cette série. Mais pour quelqu'un qui la découvbre maintenant, sans à priori, mais sans accroche particulière à la fantasy ou aux jeux de rôles, c'est dur :o)
En fait, pour l'anecdote, j'ai eu envie de lire cette série parce que j'ai lu il y a quelques mois un HS des inrocks sur la culture fantasy et la légende des contrées oubliées était signalées comme une des séries pionnières (et dotée d'une intrigue surprenante parait-il, mais je dois finir pour en savoir plus)
si on se replace dans l'époque, la fantasy moderne en bande dessinée franco-belge (si on fait l'impasse sur Johan et Pirlouit, par exemple), ce sont Thorgal (et le Chninckel, encore plus ancré dans la tradition fantasy), la quête de l'oiseau du temps, Laïyna, Percevan et cette légende des contrées oubliées

crepp, 08.08.2013 à 17:08352082
Thierry :
on ne peut pas dire que ça s'arrange, et c'est parfois à la limite du lisible


bon je me lance pour défendre la bête :o)
C'est vrai que cela fait un moment que je n'ai pas lu la trilogie, ce cycle fait parti de mon adolescence. Je suis issu du jeux de rôle, j'ai baigné dans ce milieu, je garde donc cette nostalgie qui surement me fera gommer les défauts. Mais Ségur, ah Ségur dans les Casus Belli !
Bref c'est avant tout une bande dessinée qui représentait ce que j'aimais jouer , et à l'époque c'était plutôt rare, et c'est cette série qui fait que je défends les nains de tout mon cœur (face aux horribles elfes à la noix, mais là est un autre débat).
je sais que c'est facile de dire "il faut replacer ça dans son époque et dans son contexte", mais il y a un bout de vérité, car oui c'était tout de même encore innovant, il ne faut pas l'oublier (oui la quête de l'oiseau du temps était déjà sorti, je sais).
Avec le temps j'ai évolué (qui a dit heureusement), j'ai de nombreux cas où je me demande encore comment j'ai fait pour aimer, mais je pense que les légendes des contrées oubliés n'en fera pas parti. Cette série est trop dans mes trippes je pense.

Thierry, 07.08.2013 à 17:51352076
on ne peut pas dire que ça s'arrange, et c'est parfois à la limite du lisible

THYUIG, 07.08.2013 à 11:10352072
je me sens moins seul, je l'ai lu il y a peut-être 4 ou 5 ans, j'avais trouvé complètement nul et limite imbitable.

Thierry, 05.08.2013 à 10:58352061
découverte avec 20 ans de retard, et la série porte mal ses vingt ans, justement. Dessins et couleurs ont très mal vieilli, jusqu'à me piquer les yeux.

beuzno, 31.07.2013 à 20:02352035
encore une mystification de lewis
bien vu NDZ

NDZ, 31.07.2013 à 18:30352034
NDZ :
Si on pouvait attribuer une palme du nanar bédésitique, ce livre l'aurait rafflé à coup sûr. Scénars débiles, personnages plus qu'archétypaux, clichés à la pelle, tout est là. On a deux idées graphiques et scénaristiques au total qui sont déclinées comme autant de variations (comme un double nullifique des suites de Bach)... c'est miraculeux si c'est une véritable oeuvre. On a une nullité abyssale qui rappelle les délires de Cabaret de Snake'n'bacon, mais avec un auteur très premier degré. C'est parfaitement le livre qui aurait pu être détourné par les oubapiens ou utilisé "contre la bande dessinée", tant il paraît correspondre à l'idée stéréotypée dont les détracteurs de la BD se font du médium : une sorte d'image vieillote, inculte et sans fond ni sens.


En faisant un peu d'iconographie pour illustrer un pladoyer pro-stardust, un truc m'est revenu.

J'avais oublié de dire que le premier ennemi de Stardust, Wolf-eye, c'est Lewis Trondheim tout craché, rien que pour cela, ça ne peut pas être une daube ce bouquin :

Le PBE, 25.07.2013 à 15:14351993
Puisque l'on parle de Katchor, je recommande vivement Le PLus Mauvais Groupe du Monde (José Carlos Fernandes revendique son influence). Chaque double page dépeint à travers un personnage, un évènement ou une institution un pan de ce monde absurde, poétique, dérisoire, fantastique et surtout drôle.

Aba Sourdi, 25.07.2013 à 12:11351987
(Bravo et merci, monsieur NDZ. Oui, je ne m'exprimerai qu'en parenthèses, à partir de maintenant.)

NDZ, 25.07.2013 à 10:16351986
Assurément un des excellents albums de 2013. Poésie de l'absurde, jeux avec la langue, fantastique de la société de consommation, l'auteur creuse le sillon tracé dans ses précédents livres, mais il frise ici la perfection. On assiste à une collection de trajectoires individuelles, de péripéties décalées, d'anecdotes anthropologiques, ou l'oeil acéré de l'auteur relève bien des travers de notre monde. On a parfois deux à trois bonnes idées par pages, des trucs qui auraient été exploités en 48cc sont ici évoqués en une case, il en résulte une magie puissante. L'idéal est probablement de picorer quelques pages de temps à autres, histoire de laisser son esprit rebondir et vagabonder dans cet univers complexe, fin et sans fin.

Aba Sourdi, 24.07.2013 à 22:59351982
(Cf aussi et surtout, cela va sans dire, sa trilogie de Mimolettes muettes "Parleurs" "Penseurs" "Lecteurs". Ça me paraissait tellement évident que je pensais avant tout à ça que j'en suis venu à oublier de les citer, mais je le fais avant que quelqu'un ne croit que je les ai oubliés.)

Aba Sourdi, 24.07.2013 à 22:53351981
(Quand je dis "il se cantonne au muet", je parle bien sûr de son versant burlesque. Dans son versant plus littéraire, il nous donne régulièrement la preuve de son écriture de qualité, depuis ses étranges "Notes mésopotamiennes" jusqu'aux dialogues subtils des "Amis". Mélanger sa facette burlesque et sa facette langagière, c'était un coup à tenter qui ne pouvait être que minimaliste, histoire que le langage n'empiète pas trop sur le burlesque qui est fait pour se passer de mots. Cf "Incertain silence", bien entendu.)

Aba Sourdi, 24.07.2013 à 22:42351980
Pour moi, c'est du burlesque pur, Ayroles est un grand burlesque. D'habitude il se cantonne au muet, mais là il explore l'art de la litanie verbale minimaliste et répétitive, ce qui est assez peu tenté dans le langage BD. Je chéris assez ce mélange, comme tu dois t'en douter. Ça crée un drôle de rythme. C'est assez passionnant à explorer, c'est sûr qu'on pourrait faire encore mieux et bien plus universel !

Mael, 24.07.2013 à 9:08351972
Aba Sourdi :
La différence c'est que le nombre de gens ayant déjà fréquenté Killoffer est certes bien moindre que le nombre de gens ayant vu/lu tel film/livre célèbre, mais mince, on est dans la BD indé, un petit microcosme ! Je ne vois pas pourquoi L'Asso aurait moins le droit de faire dans le 'microcosme' qu'une publication à petit tirage, par exemple. Au contraire, c'est encore plus marrant.


Je ne leur dénie rien du tout, et tu ne dis rien de plus que moi, c'est une private joke (car de al référence à cercle très limité c'est ça).

Et oui ça joue sur le personnage public/privé de Killoffer. Bon. J'ai lu des bouquins de Killoffer, je l'ai rencontré, j'ai même animée une table ronde avec lui (c'était rude) et je n'ai pas trouvé ce bouquin bien fichu. On y comprend pas grand chose et ce n'est pas très drôle. Voilà tout.

Mr_Switch, 23.07.2013 à 20:35351970
Je ne l'ai pas lu, mais il me semble que c'est une grosse blague autour de l'égocentrisme revendiqué de Killo, non ? Et un pastiche de ses oeuvres égocentrées, dont les 676 apparitions.

Aba Sourdi, 23.07.2013 à 20:29351969
N'importe qui ayant croisé Killoffer au moins une fois dans sa vie doit quand même un peu comprendre de quoi il retourne, non ? Ça ne me choque pas plus qu'une BD référentielle à un film ou à un livre (qu'à tous les coups je n'ai pas vu/lu). La différence c'est que le nombre de gens ayant déjà fréquenté Killoffer est certes bien moindre que le nombre de gens ayant vu/lu tel film/livre célèbre, mais mince, on est dans la BD indé, un petit microcosme ! Je ne vois pas pourquoi L'Asso aurait moins le droit de faire dans le 'microcosme' qu'une publication à petit tirage, par exemple. Au contraire, c'est encore plus marrant.

Mael, 23.07.2013 à 16:05351963
Oui, c'est un objet étrange, une private-joke révélée au public et présenté comme accessible à tous.

Alors que visiblement, ça n'est pas le cas (je partage ton incompréhension).

SydN, 23.07.2013 à 15:51351962
Je crois que je n'ai pas compris ce patte de mouche...

Glotz, 21.07.2013 à 13:54351950
Mr_Switch :
Je passerai sur l'orthographe parfois exotique du dossier.

Dossier inspiré par Viper jusqu'au bout :)

Mr_Switch, 21.07.2013 à 12:23351949
Tiens, j'avais acquis ceci. Le petit dossier Viper m'intéressait potentiellement. Un petit dossier intéressant, mais qui demande tout de même un minimum de pré-requis quant au paysage global de la bande dessinée de l'époque. Je passerai sur l'orthographe parfois exotique du dossier. Je signalerai toutefois une maladresse : il est demandé qui se souvient encore de Dorée ou Ucciani. Mais Dorée est peut-être le pseudonyme de quelqu'un qui exerce encore sous un autre nom ?
Surtout, l'exemple d'Ucciani n'est pas le meilleur. En effet, si son nom n'est sans doute pas en haut de l'affiche, il semble qu'il n'ait jamais été aussi présent que maintenant (Il fait simplement autre chose mais il a clairement su utiliser le net)


Des récits, je retiendrai la courte histoire de Dario Fantacci, car elle vise juste.
Et surtout, un coup de chapeau à Thomas Gosselin qui réalise 4 pages d'une histoire oubapienne très réussie. La contrainte, ou plutôt les contraintes ne sont pas nouvelles mais c'est l'alliance de celles-ci, associée à une qualité d'écriture, qui fait mouche. Le jeu oubapien est remarquable mais aussi le relatif naturel de l'histoire. J'ai rarement vu un récit oubapien réussir à faire autant interagir le fond et la forme.

NDZ, 18.07.2013 à 23:41351934
Du thriller corporate, ça c'est novateur ! Un (presque) premier album très bien fichu. 24 fêlés (c'est affectueux, hein) regroupés dans un même lieu pour développer leurs recherches personnelles ; avec un seul objectif pour le grand manipulateur en chef : que son expérience parte en sucette moins rapidement que lors de la fois précédente... un côté dix petit nègre intrigant, limite whodunit pour qui fera basculer l'expérience.

Certes il y a un poil de caricatural (dans le choix des "principes théoriques" exposés), peu de réelles surprises mais c'est très très bien fait en terme de construction et de dialogues. J'ai grandement goûté le propos secondaire portant sur les relations en société qui est une valeur ajoutée tant il est équilibré et (presque) subtil.

De la recherche pluridisciplinaire aboutie :)

Thierry, 18.07.2013 à 18:49351932
redécouverte de ce récit laissé inachevé par la mort de son dessinateur. De prime abord, rien de bien original: de la dark fantasy signé Pat Mills, une histoire de chasseur de monstres qui lutte contre Melanikus, entité maléfique.
Mais il y a la mise en image fascinante de Larnoy, qui donne à cette histoire toute sa dimension grotesque. Les visions infernales ont cette part de démesure qui les rend à lafois esthétiques et dérangeantes. Le personnage principal y gagne en épaisseur. Les cadrages, les jeux d'ombre, mettent en évidence sa complexité.

NDZ, 17.07.2013 à 12:46351910
Un récit hors-norme, au cours duquel il faut s'accrocher mais qui nous récompense comme il faut. On a du rebondissement débile après 50 pages de manigances ou de discours politiques ubuesques. Le héros est juste insupportable, alcoolique, égoïste, avide d'argent et de sexe. Il a vraiment tout pour plaire. Et le petit monde qui gravite autour de lui semble l'envier, le craindre et le manipuler à la fois. C'est souvent décousu, et on assiste souvent à du burlesque (genre limite vaudeville ou Tex avery) qui vient contrebalancer des violences outrancières (meurtres de sang froid) mais au final, on a un récit comme nul autre, dont on veut savoir la suite. Une sorte de Bone qui aurait été perverti par Franck Miller et avec des incursions de super-héros à deux balles (références multiples et parodiques à Batman, Wolverine et les X-men, les quatre fantastiques...).

Si on pouvait attribuer une palme du nanar bédésitique, ce livre l'aurait rafflé à coup sûr. Scénars débiles, personnages plus qu'archétypaux, clichés à la pelle, tout est là. On a deux idées graphiques et scénaristiques au total qui sont déclinées comme autant de variations (comme un double nullifique des suites de Bach)... c'est miraculeux si c'est une véritable oeuvre. On a une nullité abyssale qui rappelle les délires de Cabaret de Snake'n'bacon, mais avec un auteur très premier degré. C'est parfaitement le livre qui aurait pu être détourné par les oubapiens ou utilisé "contre la bande dessinée", tant il paraît correspondre à l'idée stéréotypée dont les détracteurs de la BD se font du médium : une sorte d'image vieillote, inculte et sans fond ni sens.

Thierry, 17.07.2013 à 10:14351899
ce fut un de mes premiers Gaiman, mais je l'avais acheté non pas à cause du scénario mais à cause de dessin de Dave McKean. Je n'avais pas trop accroché. Je ne connaissais rien à la bande dessinée de super-héros et me suis perdu dans les références et les enjeux du récit. Dix ans plus tard, relecture et j'apprécie enfin cette série.
Black Orchid est une justicière qui lutte contre le crime organisé. Après quelques pages, elle est démasquée et assassinée par un truand. Au passage, ce dernier se lance dans un long monologue démontant les mécanismes du genre 'super-héros'. C'est autant le personnage que l'auteur qui parle. La suite sera en effet tout sauf une histoire classique, malgré de nombreuses références qui rattache Black Orchid à la mythologie DC: Lex Luthor, Batman, Poison Ivy, Swamp Thing...
Une fois morte, Black Orchid renaît. Ou plutôt, une autre hybride femme/plante éclot. Elle est Black orchid, sans en avoir la mémoire. La suite sera un parcours initiatique au cours duquel elle tentera de comprendre qui/ce qu'elle est et quelle est sa place dans le monde.
Un récit étonnant et novateur qui fait partie des titres qui ont initié le label Vertigo.
C'est aussi la série qui précède directement ce qui sera LE classique de Neil Gaiman: Sandman.
Sachant cela, on ne peut s'empêcher de trouver des similitudes, des idées qui seront reprises. La série débute par une renaissance et une quête d'identité, comme Sandman. L'apparition de Batman, avec ses phylactères noirs lettrés de blancs préfigurent ceux qui accompagneront Morpheus. un certain rythme, un penchent pour l'onirisme... comme une répétition générale.

Pierre, 16.07.2013 à 22:29351894
Mael: c'est dangereux les soirées anniversaires et il y a des cadeaux ou des bibliothèques auxquels on aimerait ne jamais avoir à être confronté ...

NDZ :
Thierry :
NDZ :
Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute)

il semblerait qu'il ait réellemnt existé, et avait été réédité préalablement dans RAW.
Mais je suis d'accord sur le fait qu'il soittrop beau pour être vraiment vrai. C'est aussi ce qui explique la passion de Karazik pour cet énergumène assez unique.


Oulàlà, c'est énorme! Je vais un peu faire mal à ma bullaffinité-d'avec-chrisB mais je ne peux que surnoter. C'est complètement lamentable et génial à la fois. Une des meilleure BD d'humour de ces dernières années.


J'ai toujours cru jusqu'à présent qu'il s'agissait d'une mystification. Le titre me plaît en tout cas, laissant entrevoir un beau programme.

Mael, 16.07.2013 à 21:21351890
Je ne suis a priori pas le client visé par ce genre de livre. généralement je ne les lis pas, ne les commente pas, et puis voilà. D'autant que j'ai toujours en tête l'idée de toujours juger un livre à l'aune de ses ambitions, a priori aucun des Guides Vent d'Ouest n'a pour but de proposer une bande dessinée, soit-elle d'humour, de qualité, il s'agit de faire le job, avec un cadeau thématique d'aspect ''sympa'' à offrir à tel ou tel en fonction de ses habitudes. La personne sourira, le lira peut-être et l'oubliera dans une étagère ou dans le coin lecture des toilettes. Rien de déshonorant à ça, très bien.

J'ai eu ce bouquin entre les mains lors d'une soirée d'anniversaire, je l'ai lu en ne m'attendant pas à rire (je ne suis pas touché par l'humour un rien lourdingue de ce type de production) mais pas non plus à être affligé. Ce fut pourtant le cas. Si le dessin, hypernormé et aux expressions soulignées (notamment les sourires censés appeler à la réciproque), tient ses engagements premiers, le scénario non. On est censé rire, sourire ou – au moins – comprendre qu'il y a quelque chose de drôle. Ce n'est pas le cas, cette adaptation du « best-seller de Pierre Antilogus et Jean-Louis Festjens » ne décroche pas un frémissement de lèvre – j'ignore qui du livre original où de l'adaptateur est en cause mais je crains qu'aucun ne réussisse à sauver l'autre.

Si ce n'était que ça, bon, mais en plus les auteurs sombrent dans le pire des blagues de casernes franchement puantes. La palme revient à ce gag où le père terrifié se rend compte qu'il a « fait » un garçon efféminé, honte suprême. Face à tant de bêtise, qui rappelle les sinistres logorrhées de ces derniers mois, on imagine l'oncle un peu lourdaud avec un coup dans le nez qui ne peut s’empêcher de faire des grosses blagues qui tâche lors du repas de famille. Ne faisons pas de cette BD un brûlot homophobe, il ne faut pas exagérer, les auteurs ne le sont sans doute pas exprès et font ça pour rire. Mais l'argument de la bonne blague faites avec de gros clins d'oeils appuyé n'excuse pas la nullité qui fait que ce titre n'est pas juste une « bd rigolote pour s'amuser sans se prendre la tête », mais un condensé de beauferie et de clichés et poncifs amenant de fait à la bêtise la plus crasse.

En somme, une très mauvaise idée de « cadeau sympa ».

NDZ, 15.07.2013 à 23:26351881
Thierry :
NDZ :
Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute)

il semblerait qu'il ait réellemnt existé, et avait été réédité préalablement dans RAW.
Mais je suis d'accord sur le fait qu'il soittrop beau pour être vraiment vrai. C'est aussi ce qui explique la passion de Karazik pour cet énergumène assez unique.


Oulàlà, c'est énorme! Je vais un peu faire mal à ma bullaffinité-d'avec-chrisB mais je ne peux que surnoter. C'est complètement lamentable et génial à la fois. Une des meilleure BD d'humour de ces dernières années.

Thierry, 15.07.2013 à 10:32351873
NDZ :
Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute)

il semblerait qu'il ait réellemnt existé, et avait été réédité préalablement dans RAW.
Mais je suis d'accord sur le fait qu'il soittrop beau pour être vraiment vrai. C'est aussi ce qui explique la passion de Karazik pour cet énergumène assez unique.

NDZ, 15.07.2013 à 10:17351872
Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute)

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