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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
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Tiens sinon, il paraît que c'est super ça... |
 | | SeBso, 08.03.2012 à 23:57 | 343489 |
|  |  | | Mael : | Quand on pense que c'est à ce scénariste que l'on a refilé la destinée de Modeste et Pompom (pauvre Franquin, greg, Goscinny et cie) et de Chlorophylle (pauvre Macherot)...
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En plus des reprises que tu cites, Bom est également le scénariste des trois premiers volumes de Broussaille, avec Frank, qui sont plutôt réussis, et qui, en tout cas, soufflaient un certain vent de nouveauté dans la bande dessinée des années 1980.
Mais Julie, etc. je dois avouer que je n'ai jamais tenu plus de 4-5 pages... |
 | | SeBso, 08.03.2012 à 23:57 | 343488 |
|  |  | | Mael : | Quand on pense que c'est à ce scénariste que l'on a refilé la destinée de Modeste et Pompom (pauvre Franquin, greg, Goscinny et cie) et de Chlorophylle (pauvre Macherot)...
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En plus des reprises que tu cites, Bom est également le scénariste des trois premiers volumes de Broussaille, avec Frank, qui sont plutôt réussis, et qui, en tout cas, soufflaient un certain vent de nouveauté dans la bande dessinée des années 1980.
Mais Julie, etc. je dois avouer que je n'ai jamais tenu plus de 4-5 pages... |
 | | SeBso, 08.03.2012 à 23:56 | 343487 |
|  |  | | Mael : | Quand on pense que c'est à ce scénariste que l'on a refilé la destinée de Modeste et Pompom (pauvre Franquin, greg, Goscinny et cie) et de Chlorophylle (pauvre Macherot)...
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En plus des reprises que tu cites, Bom est également le scénariste des trois premiers volumes de Broussaille, avec Frank, qui sont plutôt réussis, et qui, en tout cas, soufflaient un certain vent de nouveauté dans la bande dessinée des années 1980.
Mais Julie, etc. je dois avouer que je n'ai jamais tenu plus de 4-5 pages... |
 | | SydN, 08.03.2012 à 20:58 | 343484 |
|  |  | | Mael : | C'est vraiment étonnant, on a vraiment l'impression que tout le monde s'y est mis pour faire l'album le plus bancal qu'y soit. Presque un cas d'école... |
Mais que fait Kaïs ?!! |
 | | Mael, 08.03.2012 à 20:52 | 343483 |
|  |  | Me retrouvant stagiaire dans une bibliothèque, particulièrement affecté à la bande dessinée, j'ai pu constater avec surprise que non seulement ''Julie, Claire, Cécile'' existait encore – alors que j'imaginais la série arrêtée depuis les années 80 – mais en plus qu'elle est pas mal emprunté. Bon, conscience professionnelle oblige je décide d'en lire un. J'ai pris le dernier, sans doute pas un bon choix car contrairement aux autres il est majoritairement composé de gag en une planche, et que les séries s’essoufflent souvent naturellement, mais bon, il n'y avait plus que celui là.
J'avais un a priori négatif, je l'avoue, mais c'était pire encore. Les scénarios sont d'une indigence absolue, frappant souvent en dessous de la ceinture avec la volonté manifeste de bien souligner le gags bien gras. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à ces blagues bistro, plutôt à des histoires cuculs typiques d'homme voulant écrire pour des filles mais là même pas. Tous les stéréotypes sont au rendez-vous – une séquence de nettoyage dans un jardin public donne lieu à un incroyable défilé, du baba cool des années 70 à la gothique –, toutes les filles sont d'une incroyable bêtises (et les hommes des bellâtres aussi bêtes, je vous rassure), et si les évolutions technologiques sont prises en compte dans les décors le tout apparaît dix plus ringard que le pire des Bécassine. Quand on pense que c'est à ce scénariste que l'on a refilé la destinée de Modeste et Pompom (pauvre Franquin, greg, Goscinny et cie) et de Chlorophylle (pauvre Macherot)...
Quant au dessin, la finesse y est tout autant absente. C'est presque déprimant à voir. Loin de moi l'idée de dire qu'un beau dessin doit nécessairement être bien proportionné, avec des notions d'équilibre et de perspective. En soit je m'en fous, sauf que là le dessinateur veut faire du dessin réaliste, et il lui manque clairement les bases. Il suffit de regarder la couverture pour s'en rendre compte – il y a vraiment un problème sur la fille en maillot rouge –, à l'intérieur c'est pire, tout semble balbutiant et de nombreuses fois j'ai du vraiment m'arrêter face à des visages si grossièrement raté... sans compter la rigidité absolue des personnages (retour à la couverture, on a l'impression qu'ils sont collés là, sans cohérence, et flottent dans le rien).
C'est vraiment étonnant, on a vraiment l'impression que tout le monde s'y est mis pour faire l'album le plus bancal qu'y soit. Presque un cas d'école... |
 | | Pierre, 07.03.2012 à 23:13 | 343438 |
|  |  | | Appollo : |
Pendant que j'y suis dans les messages persos : Pierre, je n'arrive pas à répondre sur bulledair. |
Oui j'ai vu ça: si tu as le cœur de retaper ton message tu peux me répondre à pierre_richard@hotmail.com. Au plaisir de te lire ! |
 | | zewed, 07.03.2012 à 17:36 | 343418 |
|  |  | | Mr_Switch : |
Je ne suis pas spécialement attiré par Alix, mais j'étais plutôt curieux de lire cette première aventure. Le graphisme n'est pas encore dans la ligne claire qui va caractériser Martin.
Non, pas d'Enak. Ici c'est Alix, celui que l'on doit sauver à longueur de temps.
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Dans mon souvenir, L'île maudite est pas mal pour les mêmes raisons. Et le dessin est moins figé. |
 | |  |  | | Appollo : | Mince alors, on a fermé le sujet sur Donjon, je n'ai pas pu répondre aux trois mousquetaires de l'underground. Au moment où j'étais en train de gagner, en plus...
Désolé pour ce message qui n'a pas sa place ici, je voulais juste manifester mon désarroi. |
Au lieu d'écrire là où ça n'a pas sa place, je t'invite à manifester ton désarroi dans la partie "Ratatouille, pizza, patates" du forum et à rejoindre ma croisade "Rendez-moi mon feuilleton quotidien !" (en plus, je trouve que quand les acteurs du feuilleton participent à la campagne pour le retour de l'émission sur les ondes, ça donne un cachet supplémentaire à l'entreprise... Je serais pas contre une petite mise en abîme non plus...) |
 | |  |  | Mince alors, on a fermé le sujet sur Donjon, je n'ai pas pu répondre aux trois mousquetaires de l'underground. Au moment où j'étais en train de gagner, en plus...
Désolé pour ce message qui n'a pas sa place ici, je voulais juste manifester mon désarroi.
Pendant que j'y suis dans les messages persos : Pierre, je n'arrive pas à répondre sur bulledair. |
 | |  |  | J'en doute. Sur les fac-similés, le lettrage est en italique et les lettres ont des empattements.
De plus, le lettrage original devait être en scripts.
Je ne suis pas spécialement attiré par Alix, mais j'étais plutôt curieux de lire cette première aventure. Le graphisme n'est pas encore dans la ligne claire qui va caractériser Martin.
Non, pas d'Enak. Ici c'est Alix, celui que l'on doit sauver à longueur de temps.
Pour l'anecdote, quand j'ai appris l'existence d'Alix, petit, je voyais d'un assez mauvais oeil ce que je croyais être du plagiat d'Astérix. Après, j'ai compris que c'était bien différent, et qu'Alix était antérieur. Pourtant, dans ce tome 1, on apprend que le fier guerrier, père d'Alix se nommait... Astorix. |
 | | zewed, 07.03.2012 à 16:21 | 343411 |
|  |  | | Mr_Switch : | (Lu dans l'édition Hachette récente) Une monstruosité, à l'heure actuelle : des textes en sans-serif, genre Helvetica, de tailles variables, à cause des phylactères originaux. Curieux mélange entre des couleurs vieillottes et un lettrage moderne.
Des pavés de textes, reliques d'un époque passée. Des péripéties abracadabrantes (Alix est attaqué. Alix est sauvé par un peuple secret. Le peuple secret veut lui bruler les yeux pour rester secret. Alix est sauvé mais chute du haut de la falaise dans une rivière. Alix va bien. Il est un tremblement de terre, la terre se sépare, le peuple secret meurt ../.. Alix est arrêté par la police romaine et devient le fils adoptif du chef, qui est bon. Ce chef revèlera sur son lit de mort etc.)
Une monstruosité donc... Et pourtant, à mon grand étonnement, j'ai éprouvé plus de plaisir à lire ce "truc" que "les Innommables"... Ca me fait bizarre :) |
La typo est d'origine je crois. En tout cas, dans les versions Casterman, c'est déjà comme ça (voir bullefiche). |
 | | effer, 07.03.2012 à 15:35 | 343408 |
|  |  | Je n'ai jamais supporté la série Alix, ses personnages pas très bien dessinés, ses décors de style dessin industriel trop lisses et trop propres, et ses commentaires redondant de l'action, une vrai purge pour moi.
:( |
 | | NDZ, 07.03.2012 à 15:22 | 343406 |
|  |  | | Mr_Switch : | (Lu dans l'édition Hachette récente) Une monstruosité, à l'heure actuelle : des textes en sans-serif, genre Helvetica, de tailles variables, à cause des phylactères originaux. Curieux mélange entre des couleurs vieillottes et un lettrage moderne.
Des pavés de textes, reliques d'un époque passée. Des péripéties abracadabrantes (Alix est attaqué. Alix est sauvé par un peuple secret. Le peuple secret veut lui bruler les yeux pour rester secret. Alix est sauvé mais chute du haut de la falaise dans une rivière. Alix va bien. Il est un tremblement de terre, la terre se sépare, le peuple secret meurt ../.. Alix est arrêté par la police romaine et devient le fils adoptif du chef, qui est bon. Ce chef revèlera sur son lit de mort etc.)
Une monstruosité donc... Et pourtant, à mon grand étonnement, j'ai éprouvé plus de plaisir à lire ce "truc" que "les Innommables"... Ca me fait bizarre :) |
Enak est-il présent dès celui-ci? A-t'il déjà un caillou dans sa sandale? |
 | |  |  | (Lu dans l'édition Hachette récente) Une monstruosité, à l'heure actuelle : des textes en sans-serif, genre Helvetica, de tailles variables, à cause des phylactères originaux. Curieux mélange entre des couleurs vieillottes et un lettrage moderne.
Des pavés de textes, reliques d'un époque passée. Des péripéties abracadabrantes (Alix est attaqué. Alix est sauvé par un peuple secret. Le peuple secret veut lui bruler les yeux pour rester secret. Alix est sauvé mais chute du haut de la falaise dans une rivière. Alix va bien. Il est un tremblement de terre, la terre se sépare, le peuple secret meurt ../.. Alix est arrêté par la police romaine et devient le fils adoptif du chef, qui est bon. Ce chef revèlera sur son lit de mort etc.)
Une monstruosité donc... Et pourtant, à mon grand étonnement, j'ai éprouvé plus de plaisir à lire ce "truc" que "les Innommables"... Ca me fait bizarre :) |
 | | SydN, 05.03.2012 à 8:19 | 343335 |
|  |  | | Pierre : | 
Aussi je me permets de prendre la plume pour vous livrer là non pas ce que j’en ai compris –car je serais présomptueux de prétendre y avoir compris quelque chose, mais plutôt vous faire part de mon ressenti face à cet ouvrage |
Je suis assez mal placé pour en parlé, mais je pense que tu l'as finalement assez bien compris... |
 | | Pierre, 04.03.2012 à 22:53 | 343331 |
|  |  | | Mael : | | Je n'ai pas de vacances, je suis un stagiaire exploité. |
Ton exercice n'en est que plus louable (et je suis sincèrement désolé que tu ne puisses pas encore goûter les délices des congés payés. Un jour viendra ...) Moi aussi j'ai fait mes devoirs parce que Je viens de lire ceci:

Aussi je me permets de prendre la plume pour vous livrer là non pas ce que j’en ai compris –car je serais présomptueux de prétendre y avoir compris quelque chose, mais plutôt vous faire part de mon ressenti face à cet ouvrage très laid, quasi illisible et franchement inconvenant, qui s’annonce comme une immense insulte à la raison, au bon goût et au vrai beau artistique.
Car qu’est-ce que cela, que ces pages non numérotées aux compositions déstructurées, remplies de cases dessinées d’un trait qui part en quenouille et qu’on dirait peintes avec des matières fécales diluées dans divers fluides corporels ? Et ces textes inachevés, superposés, abstrus, grossiers ? De qui se moque-t-on ?
Il y a pourtant bien un récit, des dessins dans des cases, des textes inscrits dans des ballons… Il s’agit-là incontestablement d’une bande dessinée quoique on n’y comprenne rien. Mais pourquoi est-ce donc si vilain, si répugnant, si malodorant ? Nous ouvrons une bande dessinée comme si nous ouvrions la bouche pour qu’on nous nourrisse d’une matière roborative et goûteuse qui sature nos papilles et nous apporte la satiété. Car nous avons faim... Mais faim de quoi ? Un vertige nous prend : et si les appétits de notre esprit n’étaient en définitive que le produit d’une construction sociale et culturelle ? Car, qu’est-ce après tout que le vrai beau artistique ? C’est quelque chose qui va de soi, une évidence que nous reconnaissons et à laquelle nous nous soumettons avec la même docilité que devant un formulaire administratif. Ainsi nous naissons, nous vivons et nous mourrons dans un monde dont nous admettons les règles sans les avoir jamais édictées ni en avoir évalué même la pertinence.
Alors ne soyons pas si bourgeois et reprenons donc cet objet malpoli, insoumis, qui invective et conteste les propres codes de son médium : ainsi fallait-il en passer par là pour interpeller le lecteur paresseux dont l’esprit engourdi ne répond plus qu’à des stimuli pavloviens. Et examinons la vie de Betty telle qu’elle nous apparaît, dans son outrance putride.
Dès sa naissance, une bienveillante trinité s’est penchée sur son berceau : l’Église, l’armée et la famille. Cette jeune personne est placée en de si bonnes mains : formée, disciplinée, endoctrinée. On l’a même initiée aux Beaux-Arts. Cependant, à leur insu ses protecteurs ne viennent-ils pas là d’inoculer à notre héroïne un virus dangereux qui risquerait l’arracher à un avenir programmé ? Cette mélancolie qu’elle affecte paraît bien suspecte... Cela nécessite une reprise en main. Et Jésus, le bon Jésus de la trinité en personne lui souffle à l’oreille des conseils ambigus. Et qu’est-ce qu’elle dit Betty ? Elle dit merde. Dans cet empire qui encadre la vie du citoyen à qui il alloue du pain et des jeux, elle ne sera pas expert comptable, elle sera artiste. La voilà qui se brise ses carcans. Mais le monde est cruel pour les rebelles et notre chère petite passe par bien des états lamentables, subissant les tentations faciles de l’art pour l’art, de l’art vide, de l’art pour faire joli. Quoiqu’un ange gardien veille sur elle (un chien… cynique –et donc clairvoyant), difficile de ne pas céder aux assauts de la démoralisation, de la culpabilisation de la négation de soi. Pauvre Betty, poussée vers la sortie, elle préfère le saut dans le vide ! Et de sa mort même, elle sera dépossédée.
Qu’on se le dise : cette lecture laisse un goût extrêmement désagréable, mais elle est salutaire, retournant contre elles les normes établies qui sont autant d’instruments de la domination. À l’heure où l’ORTF fait la promotion sur les ondes d’une biographie inoffensive et à l’académisme compassé qui fige dans le stuc fictionnel une figure majeure de l’avant-garde du XXe siècle (Pablo pour ne la pas nommer), cet ouvrage édifiant, présenté sous une forme métaphorique au travers du tragique destin de Betty, nous incline à penser que la "vie d’artiste" en dépit des écueils que sont l’égotisme et la mélancolie, est en définitive la seule attitude possible pour résister à l’aliénation de la société où nous nous trouvons, quand bien même celle-ci nous le ferait payer très cher : alors le choix de l’art n’est pas la fuite dans l’irréel mais l’engagement d’une âpre lutte contre la soumission à l’ordre établi. La bande dessinée aussi peut être un sport de combat. |
 | | chrisB, 02.03.2012 à 14:13 | 343251 |
|  |  | | lanjingling : | | NDZ : | | [bonneval_pacha1 : album sans vignette] Une bafouille mr ChrisB? C'est dans ma liste d'achat... mais je voudrais être sûr :) | Il me semble que ChrisB n'est pas le plus grand fan de Gwen de Bonneval que l'on puisse trouver sur ce forum, ce que je comprends tres bien, par contre tu goutes assez Hugues Micol, attirance egalement emminement concevable. La question primordiale reste donc: est-ce un album jeunesse (comme nombre d'oeuvres de Bonneval) ou pas ? |
Je l'attendais ce Micol chez Dargaud !!
Alors non ce n'est pas jeunesse, c'est la bio d'un aïeule de Gwen de Bonneval, c’est de l’aventure avec de la politique dedans, ca sera en 4 tomes (et compte tenu de la bio du monsieur il y a de la matière). Le premier suit les débuts de ce bon officier français (ça va pas durer), c’est chouette, intéressant et bien troussé, bref on n’a pas envie de lâcher !
Et il doit sortir genre dans bientôt :o) |
 | | zewed, 02.03.2012 à 14:12 | 343250 |
|  |  | [musique_actuelle : album sans vignette]
Super album. Surtout la dernière histoire. Margerin a trouvé ses fils spirituels. Mais suis-je vraiment objectif ? |
 | |  |  | | NDZ : | | [bonneval_pacha1 : album sans vignette] Une bafouille mr ChrisB? C'est dans ma liste d'achat... mais je voudrais être sûr :) | Il me semble que ChrisB n'est pas le plus grand fan de Gwen de Bonneval que l'on puisse trouver sur ce forum, ce que je comprends tres bien, par contre tu goutes assez Hugues Micol, attirance egalement emminement concevable. La question primordiale reste donc: est-ce un album jeunesse (comme nombre d'oeuvres de Bonneval) ou pas ? |
 | |  |  | | Docteur C : |
Nous sommes tous pris dans un tissu de servitudes plus ou moins volontaires, il n'est pas mauvais de s'interroger parfois sur qui elles servent et comment. |
Tu parles d'or... :-) |
 | | NDZ, 02.03.2012 à 13:09 | 343247 |
|  |  | | [bonneval_pacha1 : album sans vignette] Une bafouille mr ChrisB? C'est dans ma liste d'achat... mais je voudrais être sûr :) |
 | |  |  | | Remedium : |
Merci à toi, Doc, pour ta lecture et ta critique ! Tu as raison de pointer des maladresses, l'urgence du moment dans lequel le récit a été écrit et dessiné n'aide pas, mais je suis vraiment content si le côté nécessaire et différent du message est visible. |
Mais de rien. Si j'avais jugé ce livre inutile, sans intérêt, je me serais simplement abstenu d'en parler. Donc oui, quelque chose passe, un message si tu veux, malgré ces maladresses, et bon si je les pointe c'est par honnêteté de lecteur.
| Remedium : |
Et pour SydN, oui, je suis toujours vivant et, bien que dessinant trop peu à cause de mon emploi d'esclave, ça m'arrive encore parfois ! ^^ |
Nous sommes tous pris dans un tissu de servitudes plus ou moins volontaires, il n'est pas mauvais de s'interroger parfois sur qui elles servent et comment. |
 | |  |  | | Docteur C : | Obsidion, dont je ne dévoilerais pas le sens du titre - quoiqu'il suffit d'avoir un dictionnaire - est un témoignage subjectif vécu au sein des émeutes qu'ont connu la Seine-Saint-Denis (puis la France entière) en 2005. Son auteur, Remedium, chronique tout autant le vécu des habitants pendant les évènements que le brouillage médiatique qui les suivra, il tente d'élargir le champ d'un témoignage qui autrement serait peut-être trop individuel, l'ouvre dans des strates de sens collectif. Cette bande dessinée n'est pas dépourvue de maladresses (dans le dessin, dans le texte, sa plus grande qualité serait le soin apporté à la composition des planches), elle est exécutée dans une certaine urgence, j'aurai du mal à adhérer à tout ce qui s'y développe, mais elle a le mérite de faire entendre une voix, des voix, minoritaires, un ton peu commun en bande dessinée, c'est déjà en cela une chose assez rare pour être signalée. Une lutte aussi, une colère, elles pleinement légitimes. De ce que cette bande dessinée chronique de la France en 2005, j'aurai envie d'écrire : aujourd'hui, c'est bien pire, à tous les niveaux. C'est publié par l'Esprit Frappeur. Trois France forte.
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Merci à toi, Doc, pour ta lecture et ta critique ! Tu as raison de pointer des maladresses, l'urgence du moment dans lequel le récit a été écrit et dessiné n'aide pas, mais je suis vraiment content si le côté nécessaire et différent du message est visible.
Et pour SydN, oui, je suis toujours vivant et, bien que dessinant trop peu à cause de mon emploi d'esclave, ça m'arrive encore parfois ! ^^ |
 | |  |  | Quel plaisir de retrouver la famille Singer! Décidément j'aime beaucoup cette série et ce n'est pas ce tome qui va me faire changer d'avis. J'apprécie le coté humain des persos. Ici, on assiste à la psychothérapie de la famille de Lloyd. Et bien, ils ont pas été gâté par la vie. Tu m'étonnes que Lloyd est besoin d'un masque pour se dérider. Ceux qui aiment l'action peuvent passer leur chemin. On a ici une version papier de l'excellente série "En analyse". On retrouve tout l'art des dialogues et de la construction des récits de Brunschwig. Certains pourront être déçus par l'enquête policière développée en parallèle. C'est oublier que dans Lloyd Singer les enquêtes ont toujours été là pour servir de révélateurs à la psychologie des personnages. Vraiment une très bonne lecture. J'attends la suite pour mettre une note effective.
Maintenant je vais développer le petit bémol de cet album (Rien n'est jamais parfait). Il n'était pas facile pour Olivier Martin de prendre la suite de la série. Soyons honnête, il s'en sort plutôt bien et il n'y a pas de cassure graphique nette avec les tomes précédents de Neuray. Nonobstant, le dessin a quelques ratés à mon goût. Je trouve que la morphologie des personnages n'est pas réellement constante d'une vignette à l'autre. Les personnages semblent vieillir-rajeunir, grossir-maigrir alors qu'on est dans la même époque. De même, certains traits ( nez proéminent, faucette) sautent plus ou moins aux yeux. Rien de rédhibitoire mais une légère gène dans la fluidité de ma lecture |
 | | SydN, 29.02.2012 à 21:10 | 343235 |
|  |  | | Mael : | A le demande générale de Sydn, mon avis sur ce livre. |
au fait: merci :) |
 | | Glotz, 29.02.2012 à 19:41 | 343232 |
|  |  | | Docteur C : | Mais enfin si tu connais au moins Der Round, on en a traduit un récit ensemble (depuis l'anglais sous-titré) pour le dernier Gorgonzola (le 17).
Dans les travaux les plus récents, il y a donc aussi ces deux volumes de Der Round, comme on peut le voir sur cette photo du blog de Daada books (la structure d'auto-édition de Turunen). Inédits en français pour le moment. Sauf Musta Der Round. |
Je croyais que Der Round venait d'Ufoja Lahdessa également, au temps pour moi. |
 | | SydN, 29.02.2012 à 10:28 | 343227 |
|  |  | | Docteur C : | Obsidion, dont je ne dévoilerais pas le sens du titre - quoiqu'il suffit d'avoir un dictionnaire - est un témoignage subjectif vécu au sein des émeutes qu'ont connu la Seine-Saint-Denis (puis la France entière) en 2005. Son auteur, Remedium, chronique tout autant le vécu des habitants pendant les évènements que le brouillage médiatique qui les suivra, il tente d'élargir le champ d'un témoignage qui autrement serait peut-être trop individuel, l'ouvre dans des strates de sens collectif. Cette bande dessinée n'est pas dépourvue de maladresses (dans le dessin, dans le texte, sa plus grande qualité serait le soin apporté à la composition des planches), elle est exécutée dans une certaine urgence, j'aurai du mal à adhérer à tout ce qui s'y développe, mais elle a le mérite de faire entendre une voix, des voix, minoritaires, un ton peu commun en bande dessinée, c'est déjà en cela une chose assez rare pour être signalée. Une lutte aussi, une colère, elles pleinement légitimes. De ce que cette bande dessinée chronique de la France en 2005, j'aurai envie d'écrire : aujourd'hui, c'est bien pire, à tous les niveaux. C'est publié par l'Esprit Frappeur. Trois France forte. |
Ouaouh il dessine encore Remedium? Ça me rajeunit pas... |
 | |  |  | | Glotz : | | Docteur C : | Après l'incroyable trilogie constituée par l'Amour au dernier regard, La mort rôde ici et Base, FRMK continue d'éditer dans nos contrées un des plus beaux travaux actuels en bande dessinée, soit ce que fait Marko Turunen.(...) |
Génial, enfin l'intégralité de ce beau fanzine traduite en intégralité. Il reste encore à traduire Supernormal et sûrement des œuvres plus récentes que je ne connais pas. |
Mais enfin si tu connais au moins Der Round, on en a traduit un récit ensemble (depuis l'anglais sous-titré) pour le dernier Gorgonzola (le 17).
Dans les travaux les plus récents, il y a donc aussi ces deux volumes de Der Round, comme on peut le voir sur cette photo du blog de Daada books (la structure d'auto-édition de Turunen). Inédits en français pour le moment. Sauf Musta Der Round.
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 | | Glotz, 28.02.2012 à 22:29 | 343222 |
|  |  | | Docteur C : | Après l'incroyable trilogie constituée par l'Amour au dernier regard, La mort rôde ici et Base, FRMK continue d'éditer dans nos contrées un des plus beaux travaux actuels en bande dessinée, soit ce que fait Marko Turunen. Il s'agit ici de l'intégrale des quatre numéros d'UFOJA LAHDESSA (auto-publiés séparément en finnois), chroniques quotidiennes douces amères qui basculent dans un fantastique particulier, lequel doit tout autant au vécu de leur auteur qu'à l'imagerie populaire et notamment au comics américain (les citations de Kirby sont fréquentes). Elles se tiennent dans ce magazine qui se veut donc dédié au signalement d'ovnis. Turunen invente un monde froid, un monde dans un couple impossible, gelé dans les petits accidents du quotidien. Coup de cœur de glace. |
Génial, enfin l'intégralité de ce beau fanzine traduite en intégralité. Il reste encore à traduire Supernormal et sûrement des œuvres plus récentes que je ne connais pas. |
 | |  |  | Obsidion, dont je ne dévoilerais pas le sens du titre - quoiqu'il suffit d'avoir un dictionnaire - est un témoignage subjectif vécu au sein des émeutes qu'ont connu la Seine-Saint-Denis (puis la France entière) en 2005. Son auteur, Remedium, chronique tout autant le vécu des habitants pendant les évènements que le brouillage médiatique qui les suivra, il tente d'élargir le champ d'un témoignage qui autrement serait peut-être trop individuel, l'ouvre dans des strates de sens collectif. Cette bande dessinée n'est pas dépourvue de maladresses (dans le dessin, dans le texte, sa plus grande qualité serait le soin apporté à la composition des planches), elle est exécutée dans une certaine urgence, j'aurai du mal à adhérer à tout ce qui s'y développe, mais elle a le mérite de faire entendre une voix, des voix, minoritaires, un ton peu commun en bande dessinée, c'est déjà en cela une chose assez rare pour être signalée. Une lutte aussi, une colère, elles pleinement légitimes. De ce que cette bande dessinée chronique de la France en 2005, j'aurai envie d'écrire : aujourd'hui, c'est bien pire, à tous les niveaux. C'est publié par l'Esprit Frappeur. Trois France forte.
Après l'incroyable trilogie constituée par l'Amour au dernier regard, La mort rôde ici et Base, FRMK continue d'éditer dans nos contrées un des plus beaux travaux actuels en bande dessinée, soit ce que fait Marko Turunen. Il s'agit ici de l'intégrale des quatre numéros d'UFOJA LAHDESSA (auto-publiés séparément en finnois), chroniques quotidiennes douces amères qui basculent dans un fantastique particulier, lequel doit tout autant au vécu de leur auteur qu'à l'imagerie populaire et notamment au comics américain (les citations de Kirby sont fréquentes). Elles se tiennent dans ce magazine qui se veut donc dédié au signalement d'ovnis. Turunen invente un monde froid, un monde dans un couple impossible, gelé dans les petits accidents du quotidien. Coup de cœur de glace. |
 | | Mael, 28.02.2012 à 13:25 | 343213 |
|  |  | A le demande générale de Sydn, mon avis sur ce livre. Il faut savoir que je l'ai lu sans attente aucune car je n'en avais jamais entendu parler (après j'ai un a priori positif sur Mandel). C'est une histoire bien construite, très fluide, servie par un dessin élégant qui accompagne cette idée de mouvement. Ce penchant du scénario est vraiment porté par le dessin et certains choix graphiques (notamment de nombreuses pleines-pages). Donc c'est beau, c'est bien fait - mention spéciale à l'introduction avec ses flashbacks sans lourdeur - mais après ça ne m'a pas emballé non plus. Je crains que Vertige rentre la catégorie des livre agréable, vite lus et vite oubliés. Si tu aimes Mandel n'hésite pas à y jeter un œil, c'est empli d'une douceur confortable, mais ne t'attends pas à être renversé. |
 | | martin, 27.02.2012 à 21:03 | 343208 |
|  |  | Lire ce livre pour comprendre c'est un peu vain. Surtout si comme moi on a suivi ça un peu de loin.
ça n'explique rien et moi finalement ça me convient bien. Le seul sujet au fond c'est une histoire d'amitié qui devait être particulièrement forte vue comme la violence des réactions. C'est une histoire triste. Amitié et tristesse, c'est plutôt rare en bande dessinée que le sujet soit bien traité.
Il faut prendre les choses plus littérairement et moins sur le plan du témoignage. Avec ce point de vue, c'est un livre qui fonctionne très bien. Et où l'absence du point de vue de Menu est essentiel à sa réussite.
En plus les exégètes pourront relire tout Donjon à l'aune de Quoi!
Donc pour qui est fait ce livre ? Plus pour n'importe quel lecteur (même si la connaissance de l'histoire est nécessaire) que pour des observateurs de la structure qui devront attendre encore 10 ans pour qu'une nouvelle génération nous parle des apports réels de l'association. |
 | |  |  | | Xavier : | | C'est une réaction intime à un truc qui relève de la tambouille interne |
Au-delà des accès de logorrhée de certains témoins périphériques, un truc m'aura un peu gêné durant toute cette histoire : à quel point, et malgré ce que beaucoup en auront dit (jusqu'à l'article paru sur le site du Comics Journal dont j'espérais bien plus en la matière), cette "tambouille interne" ne saurait être qu'une simple histoire de tambouille interne, à quel point cette histoire intime ne saurait être qu'intime. Autrement dit : à quel point cette histoire concerne directement (enfilade de cercles concentriques) le monde de l'édition indépendante, le monde de l'édition de bandes dessinées, le monde de l'édition du livre. Bref, des secteurs culturels, économiques, liés qui plus est eux-mêmes à d'autres secteurs de la société (agissant sur eux et, bien plus sans doute, agis par eux). Jean-Louis Gauthey est l'un des rares à avoir aborder, dans un texte, le problème un peu sous cet angle (résumé hâtif donc réducteur : la bd indé est un biotope, la disparition de l'Association serait un cataclysme, donc l'Association doit perdurer).
Plutôt que de s'intéresser aux tenants et aboutissants des relations entre untel et untel, aux histoires d'affects qui ne nous concernent pour la plupart que bien peu, il s'impose aussi peut-être de considérer cette histoire d'un point de vue social, politique, historique. Interroger par exemple ce qui s'est passé à L'Association (et ce qui s'y passe aujourd'hui) en rapport avec les mouvements de fond de l'industrie du livre depuis plusieurs années. Se demander si c'est de l'ordre du simple hasard que cette crise, et ce changement de direction, arrive maintenant. Se demander si tout ça ne participe pas aussi d'un mouvement structurel plus large (ce qui viendrait immanquablement affaiblir les déterminations communément avancées). Continuer à interroger le déplacement de certains (Trondheim, David B) vers les éditeurs mainstream puis leur retour à l'Association, et ce sans se satisfaire de réduire ces mouvements à une simple et unique question de personnes (cette histoire ayant été écrite mille fois, n'y a-t-il pas d'autres angles à envisager ?). Lire les livres des uns et des autres pour connaître les positions politiques et artistiques qui y sont énoncées (lumineuses pages de David B. dans son Journal d'Italie, sur lesquelles il y aurait tant à écrire). Ce que l'on peut reprocher à Quoi !, c'est de faire perdurer un peu plus la bluette (aussi sanglante soit-elle) de l'histoire de la bande de copains, d'ajouter une pierre à l'édifice du feuilleton sentimental, quand on assiste peut-être là, dans ce moment de crise, à un tournant non-négligeable de l'histoire éditoriale de la bande dessinée.
Les années qui viennent promettent en tout cas de nous éclairer sur tout ça. |
 | | SydN, 27.02.2012 à 18:37 | 343202 |
|  |  | | Xavier : | | SydN : | | Du coup, n'étant à mon sens pas suffisamment au courant des affaires internes passées [...] |
Justement, c'est à mon sens le problème principal de ce livre. Pourquoi, et surtout pour qui, existe-t-il? C'est une réaction intime à un truc qui relève de la tambouille interne, et qui nécessite bien souvent de connaître tous ces gens pour pouvoir en dévider l'écheveau.
On est proche des livres-événements qui étaient destinés aux adhérents, ou pour certains mêmes, aux auteurs eux-mêmes -- justement, ça me fait penser à ce "M. le Menu" qui avait été offert à Menu pour ses quarante ans.
Je peux comprendre cette volonté de s'expliquer, de s'exprimer, mais j'avoue rester un peu perplexe sur ce besoin de le publier et d'en faire un livre destiné à un public qui ne serait pas vraiment au fait de "l'affaire"... |
en fait je pense qu'à la base, ils ont ressentit le besoin de s'expliquer auprès des fans originels de l'asso qui ne sont pas forcément adhérants et qui s'interesse à l'histoire de cette structure et à son évolution. Maintenant, le résultat reste à mon sens un peu trop approximatif niveau historique (tout ce blanc entre 1990 et 2004) et trop accés sur le "probleme Menu" pour paraitre autre chose qu'un lynchage public... |
 | | Xavier, 27.02.2012 à 17:18 | 343197 |
|  |  | | SydN : | | Du coup, n'étant à mon sens pas suffisamment au courant des affaires internes passées [...] |
Justement, c'est à mon sens le problème principal de ce livre. Pourquoi, et surtout pour qui, existe-t-il? C'est une réaction intime à un truc qui relève de la tambouille interne, et qui nécessite bien souvent de connaître tous ces gens pour pouvoir en dévider l'écheveau.
On est proche des livres-événements qui étaient destinés aux adhérents, ou pour certains mêmes, aux auteurs eux-mêmes -- justement, ça me fait penser à ce "M. le Menu" qui avait été offert à Menu pour ses quarante ans.
Je peux comprendre cette volonté de s'expliquer, de s'exprimer, mais j'avoue rester un peu perplexe sur ce besoin de le publier et d'en faire un livre destiné à un public qui ne serait pas vraiment au fait de "l'affaire"... |
 | | SydN, 27.02.2012 à 17:16 | 343196 |
|  |  | | NDZ : | | Je suis très proche de ton avis (et donc de ta note). Excepté sur l'intérêt de la contribution Capron. |
je comprend à propos de Capron... Comme je l'ai dit, c'est moi qui ai du mal avec ce type de lecture, ce n'est pas son travail qui pêche. C'est très personnel et paradoxal, c'est comme les Alan Moore ou les Fabrice Neaud que je trouve géniaux et passionants mais que je n'arrive pas à finir... Je ne sais pas trop d'ou vient le problème, c'est comme ça, même si je trouve ça bien, parce que créatif et bien foutu, ça m'ennuie. C'est donc surement moi le probleme... :) |
 | | NDZ, 27.02.2012 à 13:26 | 343185 |
|  |  | | SydN : | Je regrette plusieurs choses dans ce livre:
1 - ca ressemble à s'y méprendre à un manifeste anti-Menu. Même si plusieurs fois les auteurs montrent qu'il apprécient d'autres aspect du bonhomme -dont la qualité indubitable de son travail-.
2 - Puisqu'on y explique comment la séparation s'est passé, il est dommage que l'on ai droit à une telle ellipse entre 1990 et 2004 ! Comment et pourquoi la plupart des créateurs ont délaissé leur rôle au sein de la structure, comment se sont-il laisser grignoter leur espace? Je trouve que ça manque cruellement, on a plus affaire aux conséquences, au constat de leur lâcheté finalement.
3 - Il manque le point de vue de Menu
4 - Les pages de Jean louis Capron, pourtant inventives, ne m'ont pas passionné par leur contenu, et trop de blabla pour moi (et du coup bcp trop de pages...). Mais c'est on ne peut plus subjectif...
Et j'ai apprécier d'autres choses:
1 - Le fait qu'on apprend à un moment dans le livre que Stanislas refuse de faire des pages pour un ouvrage qui devient de plus en plus ouvertement anti-menu. Il ne semble pas apprécier le côté lynchage. Mais finalement il fournira deux pages sur sa vision -poétique- de ce qu'est et doit rester l'Association. Sans grand intérêt en soit, ces deux pages montrent en creux que décidément ce livre est vraiment trop accès sur les erreurs de Menu et non pas sur les celles des autres fondateurs.
2 - Le fait que les fondateurs n'aient pas trahit leur style de BD actuel, leur évolution. Les pages de David B font plus penser à son carnet d'Italie qu'a L'ascension du haut mal. Trondheim fait des petits rien plutôt que du approximativement... Finalement, ça donne une sensation de sincérité à tout ça.
3 - Les pages de Mokeït
4 - Les pages de Trondheim qui se passent pendant le festival d'Aix. C'est comme ça que j'aime le Trondheim actuel: quand il est simple et touchant.
Au final, donner une note à ce livre est presque un acte politique. Du coup, n'étant à mon sens pas suffisamment au courant des affaires internes passées, je préfère voter blanc et mettre pile poil la moyenne:
3 hydres. |
Je suis très proche de ton avis (et donc de ta note). Excepté sur l'intérêt de la contribution Capron. |
 | | SydN, 27.02.2012 à 11:14 | 343179 |
|  |  | Je regrette plusieurs choses dans ce livre:
1 - ca ressemble à s'y méprendre à un manifeste anti-Menu. Même si plusieurs fois les auteurs montrent qu'il apprécient d'autres aspect du bonhomme -dont la qualité indubitable de son travail-.
2 - Puisqu'on y explique comment la séparation s'est passé, il est dommage que l'on ai droit à une telle ellipse entre 1990 et 2004 ! Comment et pourquoi la plupart des créateurs ont délaissé leur rôle au sein de la structure, comment se sont-il laisser grignoter leur espace? Je trouve que ça manque cruellement, on a plus affaire aux conséquences, au constat de leur lâcheté finalement.
3 - Il manque le point de vue de Menu
4 - Les pages de Jean louis Capron, pourtant inventives, ne m'ont pas passionné par leur contenu, et trop de blabla pour moi (et du coup bcp trop de pages...). Mais c'est on ne peut plus subjectif...
Et j'ai apprécier d'autres choses:
1 - Le fait qu'on apprend à un moment dans le livre que Stanislas refuse de faire des pages pour un ouvrage qui devient de plus en plus ouvertement anti-menu. Il ne semble pas apprécier le côté lynchage. Mais finalement il fournira deux pages sur sa vision -poétique- de ce qu'est et doit rester l'Association. Sans grand intérêt en soit, ces deux pages montrent en creux que décidément ce livre est vraiment trop accès sur les erreurs de Menu et non pas sur les celles des autres fondateurs.
2 - Le fait que les fondateurs n'aient pas trahit leur style de BD actuel, leur évolution. Les pages de David B font plus penser à son carnet d'Italie qu'a L'ascension du haut mal. Trondheim fait des petits rien plutôt que du approximativement... Finalement, ça donne une sensation de sincérité à tout ça.
3 - Les pages de Mokeït
4 - Les pages de Trondheim qui se passent pendant le festival d'Aix. C'est comme ça que j'aime le Trondheim actuel: quand il est simple et touchant.
Au final, donner une note à ce livre est presque un acte politique. Du coup, n'étant à mon sens pas suffisamment au courant des affaires internes passées, je préfère voter blanc et mettre pile poil la moyenne:
3 hydres. |
 | | Mael, 26.02.2012 à 19:40 | 343177 |
|  |  | | Je n'ai pas de vacances, je suis un stagiaire exploité. |
 | | Pierre, 26.02.2012 à 17:43 | 343172 |
|  |  | | Aujourd'hui dimanche 25 février Mael a fait ses devoirs de vacances. |
 | | Mael, 25.02.2012 à 13:57 | 343159 |
|  |  |
J'ai enfin pris le temps de lire cet achat angoumoisin (il ne me reste plus que le Frances 3 et ce sera terminé !), hormis la forme les 7 livres sont très variés, mon avis porte donc sur l'ensemble plutôt que sur un album au cas par cas (pour ça il y a mes bullenotes, qui vont de 2 à 4).
1) LL de Mars a fait la remarque dans son avis, mais en effet les objets sont beaux. Au regard, mais aussi à la tenue, et ils servent vraiment le procédé. Je l'avoue, je ne m'étais jamais penché sur les accordéons en ligne, d'abord parce que je n'aime pas lire sur écran, ensuite parce que je me disais ''il semble y avoir une complexité, je lirai ça plus tard à tête reposé''. L'objet papier règle ce problème, plus psychologique que réel, mais permet surtout un réel accompagnement du procédé liant chacun de ces titres (une contrainte d'écriture rigoureuse, plutôt simple à saisir une fois que l'on a vu le plan au début de chaque ouvrage et lu l'un d'eux), le format à l'italienne est en effet l'encadrement parfait d'une contrainte imposant un découpage en strips s'imbriquant sans cesse. Ce que je dis n'est pas très clair, j'en conviens, mais c'est limpide avec un des livres dans les mains, c'est ce qui compte.
2) De cette contrainte, les 4 auteurs (LL de Mars, J&E LeGlatin et Docteur C) font des usages très différents, il est assez amusant de voir que certains des canevas sont repris à plusieurs reprises tout en donnant des résultats radicalement différents. Il y a là quelque chose d'assez exaltant. Il est intéressant de noter que si j'ai retrouvé tout ce que j'appréciais déjà chez les Bicéphale et Docteur C, j'ai pu aborder plus facilement par ce biais le boulot d'LL de Mars, qui m'a étonné à plusieurs reprise avec un ton assez drôle, et d'autre fois presque naïf. C'est sans nul doute celui des 4 dont je connais le moins le boulot, je l'ai toujours trouvé intéressant sans vraiment réussir à y entrer, depuis Bethy (et ça s'est poursuivit avec Une brève etc.) quelque chose semble s'être débloqué. En tous les cas la rencontre entre ces quatre auteurs se fait très bien, on ressent la communauté d'esprit assez forte qui les lie malgré de vraies différences d'approches.
3) La qualité diffère aussi selon les titres, comme on le voit à mes bullenotes j'ai mes préférences. La plupart m'ont fait passer un bon moment, l'un m'a paru vraiment plus faible, deux vraiment au dessus. Peut-être aussi parce qu'ils étaient dans le début de mes lectures et que je me suis lassé par la suite ? Il faudrait que je les relise plus tard pour m'en assurer. Dans mon souvenir ceux qui m'ont le plus marqué sont ceux où le procédé était le moins marqué, il passait fluidement, sans accroc. Celui qui m'a plu le moins fonctionnait moins habilement, on sentait des lourdeurs et des facilités, mais c'est là la base de l'exercice. Tout les amateurs de littérature potentielles savent que souvent le résultat n'est pas parfait mais que l'intérêt est là tout de même grâce à l'expérience. C'est ce qui m'amène au quatrième point.
4) Il était important, et c'est courageux de l'avoir fait, de publier tous les accordéons d'un coups. Oui il y en a des moins bon et des meilleurs, mais il me semblerait aberrant de dire "Lisez De la couture et Pièges à sucre, les autres vous pouvez vous en passer". C'est un exercice qui, comme le projet 52 autrefois mené par les frères leGlatin seul, prend un intérêt beaucoup plus grand dans sa complétude. C'est ainsi que l'on comprend vraiment le recherche fondamentale qui guide le boulot des LeGlatin depuis le début (et dans lequel se retrouvent sans mal LL de mars et Docteur C). Je ne sais pas s'il y aura d'autres accordéons, je ne pense pas car j'ai toujours eu l'impression qu'une fois les tentatives faites, il leur paraissait nécessaire de passer à autre chose. Les 7 livres coûtent 35€, pas franchement une fortune (quand on voit ce que coute un album classique...), ils méritent véritablement le détour. Il est bien sûr possible de les acheter à l'unité, mais il me semble qu'on y perdrait vraiment un aspect.
PS : Je suis emmerdé parce que j'écris ça après m'être fait alpaguer sur un autre sujet par certains des auteurs. J'avais l'intention d'écrire mon avis sur ces livres avant, après l'échange j'avais l'impression que tout ce que j'écrirai serait automatiquement faussé et j'ai franchement hésité à le faire. La lecture des opuscules ma convaincu qu'il fallait bien en parler. |
 | | THYUIG, 25.02.2012 à 11:27 | 343154 |
|  |  | | Oui, j'ai mes règles voilà. |
 | | SydN, 24.02.2012 à 21:34 | 343146 |
|  |  | Heu...
Il a ses règles?
Non franchement, je me suis relu, je ne vois pas ce que j'ai pu dire de si terrible...
1/ Je suis désolé si je t'ai faché, mais si je ne trompe pas tu considère le personnage de Jules comme étant le centre de la série et donc de l'univers de la série, et que par conséquent, s'il n'est pas présent tout le temps dans le récit, tout s'écroule... Bon. Je trouve ça interessant comme idée, mais ce n'est qu'une idée et mais je n'y crois pas trop (dans le sens où je ne pense pas que Bravo l'ai pensé ainsi). Dans ton explication Jules n'est plus seulement le personnage central du récit mais une sorte de référent dont tout l'univers de la série découle. Si c'est pas un concept, explique moi ce que c'est...
2/ Ben écoute ne pas voir les leçons de morales assainées par les E.T. du genre "vous pourrissez votre planète c'est pas bien". OK, on a compris, au jour d'aujourd'hui je ne vois pas qui dirait le contraire (même si personne ne change grand chose, mais ça c'est pas en donnant des lecons si évidentes que Bravo changera les choses...). Surtout qu'il y avait plein de moyen de dire celà de manière plus fine. Comme par exemple, faire constater à Jules l'ampleur du désastre terrestre et ses enjeux, on comprendrait de suite que c'est mal. Pas la peine de le dire de manière si flagrante. Surtout qu'il nous l'assaine au moins 4 fois dans le bouquin...pfff... Relis le passage sur la barque dans le spirou aussi, tu comprendra ce que je veux dire par manque de subtilité dans sa façon de proposer sa morale. Ca fait donneur de leçon, moi j'aime pas. C'est mon point de vue.
3/ ben écoute, si je te dis que j'ai pas compris, c'est pas pour t'embêter hein. C'était plus un appel pour que tu reformule plus clairement...
Sache que ma seule motivation est de discuter d'échanger des points de vue. Si on a plus le droit de ne pas être d'accord, où va-t-on? |
 | |  |  | | THYUIG : | ben écoute, sydn, je ne sais pas quoi te dire, je rebondis gentiment sur ce que tu dis mais 1/ je conceptualise 2/ je confonds morale et moralisant et 3/ on ne comprend pas ce que je veux dire...
So well, bonne continuation. |
surtout que tu confonds morale et maralisant :o)
la marale est un concept que je ne comprends pas trop :o))))))))) |
 | | THYUIG, 24.02.2012 à 16:11 | 343142 |
|  |  | ben écoute, sydn, je ne sais pas quoi te dire, je rebondis gentiment sur ce que tu dis mais 1/ je conceptualise 2/ je confonds morale et moralisant et 3/ on ne comprend pas ce que je veux dire...
So well, bonne continuation. |
 | | SydN, 24.02.2012 à 14:17 | 343138 |
|  |  | | THYUIG : | | c'est intéressant ce que tu dis sur la rythmique du récit (je suis moins d'accord sur le côté maralisateur qui ne me parait pas tant que ça hors de propos, surtout qu'avec Jules, on suit un héros qui découvre le monde) |
Non mais attention, je n'ai rien contre la morale, j'ai seulement du mal avec le moralisant. C'est différent. Une oeuvre peut être lourde de sens et faire réfléchir sans pour autant donner ouvertement des leçons du ça c'est bien, ça c'est pas bien.
De souvenir les 4 premiers tomes de Jules étaient moraux, mais pas moralisateurs.
| THYUIG : | | Bravo ets donc lui-même condamné à suivre son personnage tout le temps parce que sans ce référant, le monde n'existe pas, seul le regard de Jules le fait naitre. Et ça laisse comme tu le soulignes un récit au rythme épuisant (sur ce tome particulièrement, trop long, trop harrassant) |
A mon avis tu conceptualise trop :)
Et c'est moi qui dit ça lol
Je ne pense pas que Bravo pousse sa réflexion formelle jusque là, mais je peux me tromper ;)
Je pense que c'est seulement un choix rythmique qu'il a fait pour garder le lecteur accroché, ça s'arrête là.
Et puis même s'il a conceptualisé à un tel point, pourquoi pas, mais ça reste du domaine du choix: le choix entre la cohérence d'un concept et le plaisir de lecture. A ce niveau je préfère dire que le plaisir de lecture passe avant tout, car ce concept -si ca en est un- est loin d'être indispensable. Donc dans tout les cas, celà m'apparait comme un mauvais choix. Même si je le répète, à ce jeu là il s'en sort pas si mal !
| THYUIG : | | mais qui oublie de faire évoluer le récit vers des eaux plus saumatres et moins uninanimement limpides. |
je ne comprend pas cette fin de phrase ... (?) |
 | |  |  | Ai fini Les derniers jours de Stefan Zweig chez Casterman :
C'est la meilleure bd de ce début d'année pour moi (il faut dire que l'actualité n'est pas très riche). Tout d'abord, j'adore le dessin de Sorel. J'apprécie de le voir quitter les récits lovecraftiens (bien que j'adore le fils du grimacier). Il signe des planches d'une grande beauté formelle accentuée par de splendides couleurs qui rendent justice au brésil.
Je n'avais pas lu le livre de Seksik dont cette bd est l'adaptation. Je ne peux donc que parler de mon plaisir de lecture et pas émettre de jugement sur la qualité de cette adaptation.
Tout l'histoire peut se résumer au titre. Je pense que si on n' apprécie pas l'œuvre de Stefan Zweig on ne pourra pas apprécier cet ouvrage ( d'ailleurs aura t'on envie de le lire ?).
Je trouve que le scénario fait bien ressentir le spleen si particulier de Zweig. L'ouvrage n'est pas particulièrement tendre avec lui. Son choix peut paraître d'une grande lâcheté. L'émotion vient du sort de cette jeune épouse qui par amour accepte de suivre son mari dans une voie ou elle va à reculons.
Nous avons donc une belle histoire d'amour mais aussi la description d'une période dure pour les juifs ayant fui l'Allemagne nazie. Ils ont survécu mais toutes les horribles nouvelles de l'Europe les affectent au plus hauts points.
Enfin, je n'avais qu'une envie me replonger dans l'œuvre de Zweig à la fin de la lecture de cette bd. Je pense que c'était aussi le but des auteurs. Pari réussi.
Bref 85 pages de très bonnes lectures 4.5/5
ps: Je pense cependant que cette bd pourra être un sommet d'ennui pour certains. On peut être hermétique à la beauté de cette oeuvre. Il ne s'y passe pas grand chose, la fin est connue etc. |
 | | THYUIG, 23.02.2012 à 12:26 | 343122 |
|  |  | | SydN : | Quand même bien meilleur (car plus rythmé et moins lourdeau) que le précédent. Néanmoins, je trouve qu'Emile Bravo commence fortement à être énervant à vouloir donner des leçons de morales simplistes et consensuelles. Le précédent tome de Jules était très largement entaché par cette façon caricaturale et sans finesse de proposer son propos, Le Spirou aussi avait ses passages d'idéologie moralisante bien lourds (la promenade en barque, navrante...). Dans ce tome-ci, même si Emile Bravo continue à faire son donneur de leçon, il faut avouer que c'est mieux intégré au récit, moins direct (malgré quelques diatribes sur la religion), plus subtil en somme.
Par contre il y a quelques chose d'autre qui me gène. Je ne sais aps si ça vient de moi ou de lui, car j'ai l'impression qu'il a toujours fait ça (il va falloir que je relise les 1ers tomes), c'est sa façon de ne pas utiliser de grandes ellipses, de faire un récit dans la continuité, où on ne lache jamais les héros. C'est un peu étouffant, et rythmiquement parlant, c'est réussit, chapeau, mais on sent souvent que certains dialogues ou situations sont là pour faire la transition entre deux scènes. Les ficelles sont un peu trop voyantes à mon goût...
Donc, 3 soucoupes volantes. |
c'est intéressant ce que tu dis sur la rythmique du récit (je suis moins d'accord sur le côté maralisateur qui ne me parait pas tant que ça hors de propos, surtout qu'avec Jules, on suit un héros qui découvre le monde), mais pour moi, c'est surtout du fait que Jules est le personnage par lequel on suit l'histoire. ET c'est un candide qui n'imagine jamais que le monde puisse évoluer alors qu'il ne le regarde pas. Bravo est attaché à son personnage, il lui sert de jalon pour jauger la moralité du monde contemporain, c'est un outil neutre, car mis à part une jalousie toute adolescente, Jules est quand même ce personnage qui fait tout bien, un tintin plus jeune quoi.
Bravo ets donc lui-même condamné à suivre son personnage tout le temps parce que sans ce référant, le monde n'existe pas, seul le regard de Jules le fait naitre. Et ça laisse comme tu le soulignes un récit au rythme épuisant (sur ce tome particulièrement, trop long, trop harrassant) mais qui oublie de faire évoluer le récit vers des eaux plus saumatres et moins uninanimement limpides. |
 | | Marie, 23.02.2012 à 12:11 | 343121 |
|  |  | 
Peut-être que je n’ai pas lu assez de Larcenet, mais ce récit m’a fait sourire plus d’une fois et à la fin du bouquin j’avais définitivement l’air idiot et satisfait. Pourtant c’était pas gagné car j’ai mis des semaines avant de le lire après l’avoir presqu’acheté sous la contrainte d’un libraire enthousiaste. C’est vrai quoi, Valerian c’est ma madeleine cosmique, mes premiers émois spatio-temporels. Pas touche à l’icône sacrée avec des caricatures grossières ! Et puis j’ai réalisé que cette réappropriation était peut-être la meilleure opportunité de profiter encore de ce terrain de jeu fabuleux sans être déçu par des auteurs à l’inspiration épuisée par tant d’années de labeur méritant (du moins tant que l’aventure est de cette qualité). Je ne peux pas présager des suivants, mais celui-ci a su ajuster l’apport personnel indispensable à l’univers original.
Juste un soupçon de mélancolie au souvenir de l’ancienne opulence baroque colorée et fastueuse, et d’une Laureline qui ne ressemblait pas à un marshmallow mâchouillé.
4 insultes à agent stellaire

Dessin et scénario faits de routines et de récup, fin bâclée. Certes, l'auteur n'a jamais été subtil dans l’envoi de messages, mais cette fois on a carrément droit aux lancers d’enclumes (avec sa pièce maîtresse, la grosse Bertha de l'art moderne). Que la série Jeremiah ne soit plus que l'ombre d'elle-même n'est pas une découverte, mais celui-ci est vraiment l’album de trop. J’en suis gênée pour l'auteur, on va dire que je n’ai rien vu et que ce T.31 n’a jamais existé.
… Larcenet ne serait pas intéressé ?
1 pauv'fantasme de lonesome motard

Oh la belle surprise ! C’est vrai quand on y pense, pénétrer dans l’enceinte d’une piscine c’est comme traverser le miroir ou tomber dans le terrier du lapin et désormais devoir obéir à de nouvelles règles et suivre de bien étranges coutumes. Vous imaginez vivre à tout jamais dans ce monde clos à la faune et la flore devenues luxuriantes, figé hors du temps sous une immense verrière sans entrée mais avec peut-être une sortie tapie au fond de la fosse ? François Schuiten aurait pu donner naissance à un tel délire, mais c’est Marine Blandin qui l’a fait en plus ondoyant et amusant.
Bien sûr il y a quelques faiblesses et je conçois que l’absence de réponses au pourquoi et au comment énerve l’esprit cartésien. Mais quelle importance puisque l’essentiel est de flotter dans les bulles et les glouglous de l’imaginaire.
5 cuisses musclées
Oh wait ! 5 paires de cuisses musclées
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 | | SydN, 23.02.2012 à 11:19 | 343115 |
|  |  | Quand même bien meilleur (car plus rythmé et moins lourdeau) que le précédent. Néanmoins, je trouve qu'Emile Bravo commence fortement à être énervant à vouloir donner des leçons de morales simplistes et consensuelles. Le précédent tome de Jules était très largement entaché par cette façon caricaturale et sans finesse de proposer son propos, Le Spirou aussi avait ses passages d'idéologie moralisante bien lourds (la promenade en barque, navrante...). Dans ce tome-ci, même si Emile Bravo continue à faire son donneur de leçon, il faut avouer que c'est mieux intégré au récit, moins direct (malgré quelques diatribes sur la religion), plus subtil en somme.
Par contre il y a quelques chose d'autre qui me gène. Je ne sais aps si ça vient de moi ou de lui, car j'ai l'impression qu'il a toujours fait ça (il va falloir que je relise les 1ers tomes), c'est sa façon de ne pas utiliser de grandes ellipses, de faire un récit dans la continuité, où on ne lache jamais les héros. C'est un peu étouffant, et rythmiquement parlant, c'est réussit, chapeau, mais on sent souvent que certains dialogues ou situations sont là pour faire la transition entre deux scènes. Les ficelles sont un peu trop voyantes à mon goût...
Donc, 3 soucoupes volantes. |
 | | SydN, 22.02.2012 à 17:10 | 343105 |
|  |  | ah oui, 3 pressions |
 | | SydN, 22.02.2012 à 17:10 | 343104 |
|  |  | On nous annonce du Valérian vu par Larcenet, et on a bien du Valérian vu par Larcenet. On y retrouve tous les ingrédients attendus. De la SF, bien sûr, mais aussi une bonne dose d'humour et de piliers de bars... Du coup sans se lit bien, c'est sympa et tout. Mais sans grande surprise...
Notez que l'humour Larcenien, tout comme l'humour Trondheimien, je commence à trop le connaître et à trouver ça moins drôle avec le temps. Je vois les trucs venir à des kilomètres, du coup ça marche peut être moins bien sur moi à ce niveau là que sur d'autres... Est-ce dut à une "baisse" de leur capacité à être drôle ou une baisse de ma capaciter à trouver leurs humour drôle?
Je ne sais pas trop... |
 | | Anoeta, 15.02.2012 à 11:22 | 342981 |
|  |  | 
Ça y est, c'est lu.
Première remarque : ce n'est livre nous est présenté à plusieurs reprises comme la volonté de 3 hommes: David B, Killofer et Stanislas. Il est marrant de voir comme les deux derniers auteurs sont très discrets sur le sujet en particuliers Stanislas qui ne fait pas un seul commentaire.
Il est intéressant de passer d'un univers à un autre, de Trondheim à Sfar puis à David B... Surtout quand ils racontent le même événement. On se rend compte mis bout à bout du talent de chaque et donc de la puissance de l'ensemble.
Évidemment il manque le principal intéressé, on pourra trouver cela regrettable mais c'est ainsi. Du point de vue des auteurs présents c'est l'impression de gâchis qui prédomine. Concernant le personnage Menu en lui-même, je trouve que Trondheim aurait pu passer sous silence une ou deux choses.
4 nuages |
 | |  |  | | c'est bien pour ça que j' fais l'impasse sur les enfants de Jessica :op |
 | |  |  | | D'un autre côté tout le monde a des casseroles ici, Thierry avec Jessica, June avec l'heure des sorcières :o). |
 | | crepp, 14.02.2012 à 12:30 | 342967 |
|  |  | he he he he he ... tu pouvais pas te souvenir d'un truc plus sympa pour moi :o))
et merci bien. |
 | |  |  | | Pierre : | | Ce bon vieux crepp ! Ah, qu'elles sont loin nos conversations sur les mérites graphiques de James Healer ... Souvenirs souvenirs. Heureux de te revoir parmi nous. |
James Healer ? La Troisième Vague ? Guido da Vita ? Yves Swolfs ?
Un autre lieu... un autre temps... |
 | | Pierre, 13.02.2012 à 23:53 | 342960 |
|  |  | | Ce bon vieux crepp ! Ah, qu'elles sont loin nos conversations sur les mérites graphiques de James Healer ... Souvenirs souvenirs. Heureux de te revoir parmi nous. |
 | | crepp, 12.02.2012 à 21:42 | 342936 |
|  |  | 
C'est étrange quand j'ai regardé l'album en librairie, le vendeur vient me voir et me dit, c'est une merveille mais il ne faut pas s'attarder sur le dessin.
je lui demande pourquoi ?
Ben vous savez c'est particulier ...
Non mais ne vous inquiétez pas, j'apprécie beaucoup le graphisme de Bruno.
Il me dit :"dans ce cas, achetez le"
Ca tombe bien, c'est ce que je comptais faire.
Bref tout ça pour expliquer que j'ai toujours eu un faible pour Bruno, J'ai déjà été très étonné et en bien sur l'ambiance générale et le polar "américain" d'Inner City Blues.
Je suis devenu un vrai adepte avec les très drôles aventures de Michel Swing (coureur automobile).
Donc replonger un peu dans le milieu BD avec Lui, m'a paru naturel, c'est pourtant pas le premier nom auquel j'avais pensé.
En tout cas bonne pioche. Atar Gull s'attarde donc au destin d'un esclave, d'un esclave "modèle", le titre peut paraitre étrange car la notion d'être un modèle pour un esclave n'est pas si facile que cela a montrer, mais en lisant on comprend très vite.
On a donc l'origine, la route, et la plantation, pour finir là où on ne s'y attend pas.
Le grand soulagement à la lecture, est de voir que les auteurs ne sont pas tombés dans "l'esclavagisme c'est mal", ils n'ont pas essayé de démontrer ce fait, ils ont juste montré le parcours d'un homme, et surtout de sa vengeance.
C'est très prenant, C'est beau, c'est touchant.
Bref Bruno me surprend encore.
Un petit bémol peut être il y a un autre personnage très intriguant dans ce livre, celui du capitaine Brulart, personnage sombre et torturé, il est excellent, mais j'avoue avoir eu un manque de ne pas trop se faire croiser Brulart et Atar Gul, même si en même temps le passage dans la prison prend peut être de l'ampleur.
Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, une très agréable lecture.
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 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Être si léger ce serait forcément insulter l'oeuvre ? |
Je ne critique pas ta légèreté, je questionne ta lourdeur. Celle accumulée au fil des posts, celle qui pèse de plus en plus.
| Aba Sourdi : | | je ne vois pas pourquoi la forme de l'échange, même écrit, devrait forcément toujours emprunter les voies cérébrales alors que nos élans d'amour spontanés nous poussent souvent à exprimer sans fard notre enthousiasme. |
Arrête ça. Précisément ça. Ce cinéma. Tes cloisonnements sans nuances, l'élan primordial décervelé, tes étiquettes manichéennes à deux sous : l'amour ou l'intellect, l'enthousiasme ou la réflexion... Le fait est que je n'aime pas sans intelligence, je ne m'enthousiasme pas sans réfléchir, et je ne pense pas sans affects. Moi. Personne. Même pas toi, quoi que tu t'évertues à raconter.
| Aba Sourdi : | | Si c'est ma paresse qui est incriminée, alors je plaide coupable, aucun problème. |
Et inlassablement, tu présentes le bâton pour te faire battre... Auras-tu au moins remarqué à quel point je résiste à tes propositions de flagellation publique ? A quel point elles ne m'intéressent pas ?
| Aba Sourdi : | | N'empêche que je suis persuadé que la difficulté que j'ai à te comprendre vient aussi de l'absence de paramètres qui sont essentiels pour ma nounours-attitude, à savoir le ton de la voix, le regard, etc. |
Arrête. Parle-moi, si tu veux (rien ne t'y oblige et je ne t'y force pas). Mais arrête de te tordre pour m'éviter.
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 | |  |  | | Bicephale : | | Aba Sourdi : | | Je pensais plutôt que tu allais sauter sur ma contradiction qui est de continuer à poster alors que je crache sur l'aire où je poste, et tu aurais eu raison. |
Encore une fois (la dernière, et puis je m'en irai faire autre chose) : lis-moi au lieu de fantasmer ce que je pourrais ou devrais écrire. |
Je peux comprendre que tu croies que j'essaie de noyer le poisson, simplement je ne comprends pas comment un post inutile comme celui qui est incriminé puisse devenir un post si dangereux alors qu'il se résumait à "vous avez trop raison les mecs, moi aussi je suis fan de Ronald Grandpey et je le dis tout haut car je n'ai que ça à faire et je me prends pas la tête avant de poster". Être si léger ce serait forcément insulter l'oeuvre ? Si oui, nous sommes face à deux conceptions d'un forum : je pense pour ma part qu'on y a la liberté d'être insouciant et désincarné, contrairement à notre création artistique qui doit coller à nous-même jusqu'au moindre trait. Alors certes, on parle de livres et on lit surtout avec notre cerveau, mais je ne vois pas pourquoi la forme de l'échange, même écrit, devrait forcément toujours emprunter les voies cérébrales alors que nos élans d'amour spontanés nous poussent souvent à exprimer sans fard notre enthousiasme. Pour creuser ce que me fait ressentir esthétiquement Franky Bartol, crois-moi qu'il faudrait que je prenne le temps d'écrire une chronique et que je suis bien trop paresseux pour ça. Si c'est ma paresse qui est incriminée, alors je plaide coupable, aucun problème.
(N'empêche que je suis persuadé que la difficulté que j'ai à te comprendre vient aussi de l'absence de paramètres qui sont essentiels pour ma nounours-attitude, à savoir le ton de la voix, le regard, etc. Tu n'es pas le premier forumeux qui semble ne pas accepter le reproche d'agressivité que je lui porte, je dois sans doute attribuer à "l'autrui pas content du net" une voix toujours trop forte et péremptoire. Je ne dis pas que moi je ne suis pas péremptoire hein, sur le net on apparaît tous comme des gros lourds péremptoires. Mais dans la vraie vie il n'y a quand même pas grand monde qui l'est, on est vite trahi par des gestes divers qui marquent la gêne ou le manque d'assurance.) |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Je pensais plutôt que tu allais sauter sur ma contradiction qui est de continuer à poster alors que je crache sur l'aire où je poste, et tu aurais eu raison. |
Encore une fois (la dernière, et puis je m'en irai faire autre chose) : lis-moi au lieu de fantasmer ce que je pourrais ou devrais écrire.
| Aba Sourdi : | | Si tu souhaites continuer ce sera par message privé car il y a des limites au déballage de petit nounours hyper-sensible que j'inflige à tous. |
Le coup du MP... le classique des classiques... Je ne viens pas sur un forum pour discuter en privé. Désolé. |
 | |  |  | | Mael : | | Personnellement Lucas je peux te dire que je ne suis pas certain que tu apprécierai mieux l'ironie ou les sarcasme de J de visu, il n'y a pas de différence palpable entre son discours ici et en "vrai". |
Vouloir inlassablement réduire (là encore) ce que j'écris à du sarcasme et de l'ironie, c'est continuer à ne pas lire.
Quant à ces histoires de "vrai", de "faux", d'initiale, de prénom en son entier, etc., je n'y entends rien : il y a bien du bruit, mais aucun mot qui se forme.
Pour le reste, j'ai déjà répondu. |
 | |  |  | | Bicephale : | | Tu mutiplies les pompes à miel, les pièges sirupeux, un sentimentalisme surjoué, mais tu ne lis pas. |
Oui, je suis un sentimental mais je ne surjoue rien, au contraire ce sont les seuls posts où je ne surjoue pas ! Aucun piège là-dedans, ton interprétation est erronée.
| Bicephale : | | Tu crois quoi ? Que la "vérité" se cache dans mon prénom, dans mes yeux, dans mes os, et pas dans ce que j'écris ? Le "biographiquement complet" tendrait-il, qui plus est, à faire l'économie du verbe pour atteindre à la "vérité" ? Le programme se révèle de plus en plus terrifiant. |
Je n'ai jamais employé le terme de "vérité", j'emploierais plutôt celui de justesse. Oui, je pense qu'une communication réellement juste passe aussi et surtout par des sens qui sont absents du cadre forum, par conséquent la tournure affective que prend pour moi cette joute (étant donné que je me sens agressé) ne convient pas à celui-ci. Je n'ai pas l'impression de dire quelque chose de terrifiant.
Je pensais plutôt que tu allais sauter sur ma contradiction qui est de continuer à poster alors que je crache sur l'aire où je poste, et tu aurais eu raison. Si tu souhaites continuer ce sera par message privé car il y a des limites au déballage de petit nounours hyper-sensible que j'inflige à tous. |
 | | Mael, 09.02.2012 à 19:42 | 342853 |
|  |  | Personnellement Lucas je peux te dire que je ne suis pas certain que tu apprécierai mieux l'ironie ou les sarcasme de J de visu, il n'y a pas de différence palpable entre son discours ici et en "vrai".
Bicephale (puisque c'est le pseudo choisit ici) pour te répondre je te dirais juste que je n'approuve pas à 100% la position de Aba Sourdi (à savoir dire "c'est machin" ici sans que ça serve plus). Ce que je dis c'est que dans l'absolu ça peut être utile pour comprendre un auteur, sa complexité, si on veut s'y pencher. Comme ça, de nulle part, ça ne sert à rien en effet. Mais je suis ravis que dans bulledair on puisse savoir que X=X=X, cela permet, quand on aime l’œuvre d'un auteur, de naviguer dans son oeuvre diverse.
Dans le cas précis de grandpey ses hétéronymes font partie de son travail et sont indiqué dans sa biblio. Ils ne servent pas à se cacher mais au contraire à créer une identité à ses divers avatars, à clarifier son œuvre et à la rendre cohérente. Cette sectorisation n'est pas forcément une bonne chose d'ailleurs (sur son œuvre je n'en sais rien je la connais trop mal, je parle en général) mais ce qui est certain c'est que les hétéronymes sont une partie intégrante de son travail/univers, et qu'en cela ils est important de les connaître. Il ne s'agit pas d'un délire people mais de l'analyse, de la lecture intelligente d'un travail. Pas de se dire "haha machin couche avec x" mais de comprendre pourquoi tel hétéronyme fait telle œuvre et pas un autre, ça a un sens.
Mais soyons bien d'accord je ne trouve pas qu'arriver en disant "haha c'est machin" soit forcément très intelligent, mais l'idée étant de s'extasier sur la complexité et la diversité du boulot d'un auteur selon les personnalités qu'il choisit ce n'est pas vide de sens. C'est sur ce n'est pas de l'analyse poussée, à ceux qui ne connaissent pas le boulot de Grandpey ça ne sert à rien, en effet. Mais ce n'est pas bien grave et on est très loin du délire sécuritaire. Au fond Ronald Grandpey peut bien être un pseudo, je n'en sais rien, ça m'importe peu, l'intéressant c'est de voir ce que le même auteur X assumé comme tel réalise et pourquoi il choisit divers noms pour le faire.
Surtout - je me répète hein désolé - que chez Grandpey c'est plus subtil que distinguer une production alimentaire d'une production alternative par ewx. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Je persiste à penser que les forums c'est naze car cette discussion n'a ni queue ni tête, on pourra la reprendre par oral si on se rencontre un jour, aucun problème, mais là tous ces mots et ces effets de style cassants, cette ironie, je ne supporte pas. Sur un forum il n'y a ni la voix, ni le regard, ni le sourire, par conséquent c'est nul pour discuter. Le pire c'est que ce cadre tout sauf sérieux, un forum, crée une atmosphère pourtant très sérieuse au moindre post, comme si celui-ci révélait absolument tout de la personnalité de son auteur, ce que n'oserait même pas penser le psychanalyste le plus acharné. Désolé, je ne suis pas Lucas et je ne pense pas non plus que tu sois Jérôme, par conséquent quel intérêt de poursuivre une discussion entre deux avatars irréconciliables : un fanboy écervelé et un accusateur agressif ? Au plaisir de faire ta connaissance en chair et en os, je te souhaite une bonne soirée (sincèrement). |
Immense soupir. Tu n'entends rien. Rien de rien. Puisque tu ne lis rien. Tu mutiplies les pompes à miel, les pièges sirupeux, un sentimentalisme surjoué, mais tu ne lis pas. Cette discussion a une queue et une tête. Il suffit de vouloir la lire et de ne pas se réfugier derrière son aveuglement. Sur un forum, il y a à lire (sinon, quoi d'autre ?). Dans ce que Bicephale écrit, dans ce qu'Aba Sourdi écrit, dans ce que tous écrivent, il y a, ne t'en déplaise, à lire. Et puis c'est quoi, ce problème que tu as avec les alias pour vouloir tout le temps aller fouiller dessous ? Tu crois quoi ? Que la "vérité" se cache dans mon prénom, dans mes yeux, dans mes os, et pas dans ce que j'écris ? Le "biographiquement complet" tendrait-il, qui plus est, à faire l'économie du verbe pour atteindre à la "vérité" ? Le programme se révèle de plus en plus terrifiant. |
 | |  |  | | Bicephale : | | Aba Sourdi : | | à partir du moment où on veut parler du livre avec des mots sur un forum je pense qu'il vaut mieux être biographiquement complet |
Tu me forces à enfoncer le clou : à quel moment (que j'ai sans doute raté) as-tu parlé du "livre" de cet auteur dont tu t'es empressé de déballer les petits secrets (aussi ouverts soient-ils) ? Quant au "biographiquement complet", ce sont juste des fantasmes de contrôle policier, d'universitaires usés, de Carte Vitale exhaustive et de biopuces sous-cutanées.
| Aba Sourdi : | | C'est tout ou rien, sincèrement. |
Sincèrement, à quelle horreur supplémentaire m'invites-tu là ? A supporter ton tout ? A te demander le rien ? Un tout petit peu de mesure, un tout petit peu, presque rien, une goutte d'incomplétude serait tellement plus agréable. Sincèrement. |
Je persiste à penser que les forums c'est naze car cette discussion n'a ni queue ni tête, on pourra la reprendre par oral si on se rencontre un jour, aucun problème, mais là tous ces mots et ces effets de style cassants, cette ironie, je ne supporte pas. Sur un forum il n'y a ni la voix, ni le regard, ni le sourire, par conséquent c'est nul pour discuter. Le pire c'est que ce cadre tout sauf sérieux, un forum, crée une atmosphère pourtant très sérieuse au moindre post, comme si celui-ci révélait absolument tout de la personnalité de son auteur, ce que n'oserait même pas penser le psychanalyste le plus acharné. Désolé, je ne suis pas Lucas et je ne pense pas non plus que tu sois Jérôme, par conséquent quel intérêt de poursuivre une discussion entre deux avatars irréconciliables : un fanboy écervelé et un accusateur agressif ? Au plaisir de faire ta connaissance en chair et en os, je te souhaite une bonne soirée (sincèrement). |
 | |  |  | Il y a de bonnes choses, des trucs qui interpellent. On peut le lire comme prophétique... ou non.
Mais ! Mais c'que c'est chiiiiant... |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | à partir du moment où on veut parler du livre avec des mots sur un forum je pense qu'il vaut mieux être biographiquement complet |
Tu me forces à enfoncer le clou : à quel moment (que j'ai sans doute raté) as-tu parlé du "livre" de cet auteur dont tu t'es empressé de déballer les petits secrets (aussi ouverts soient-ils) ? Quant au "biographiquement complet", ce sont juste des fantasmes de contrôle policier, d'universitaires usés, de Carte Vitale exhaustive et de biopuces sous-cutanées.
| Aba Sourdi : | | C'est tout ou rien, sincèrement. |
Sincèrement, à quelle horreur supplémentaire m'invites-tu là ? A supporter ton tout ? A te demander le rien ? Un tout petit peu de mesure, un tout petit peu, presque rien, une goutte d'incomplétude serait tellement plus agréable. Sincèrement. |
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