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 | |  |  | | D'accord sur le fait que c'est toujours mal de ficher, de catégoriser, mais tu sais je suis "tout ou rien", à partir du moment où on veut parler du livre avec des mots sur un forum je pense qu'il vaut mieux être biographiquement complet, ou sinon pour être cohérent il ne faut pas du tout en parler, se taire à jamais, arrêter de croire qu'on peut parler des livres avec des mots sur des forums, c'est ce que je suis en train de penser depuis longtemps mais ça a du mal à se concrétiser vu que mon côté libraire tapageur persiste encore à ne pas se désinscrire. C'est tout ou rien, sincèrement. |
 | |  |  | | Mael : | | Bon en plus au niveau du dessin et couleurs c'est plutôt transparent. |
Si c'est aussi transparent que ça, que penser de celui qui s'empresse de la souligner, cette transparence, de vouloir la nommer, la pointer du doigt ? Cette transparence est quelque chose de fragile, de complexe, qu'il n'est pas nécessaire de vouloir aussitôt réduire (qu'est-ce que ça dit, là aussi, cette volonté ?). Y a des empressements suspects. C'est tout.
| Mael : | | Le savoir n'est pas un mal pour apprécier le travail général d'un auteur |
On ne parle pas de ça, ici, pas de "savoir" mais de "vouloir faire savoir".
| Mael : | | je trouve que ça enrichit l'analyse. |
Qu'a-t-on appris avec ce scoop ? Pour l'instant, là, tout de suite, qu'y a-t-on tous effectivement gagné ? |
 | |  |  | | Chouette, je voulais répondre ça mais Maël s'en est chargé, merci ! |
 | | Mael, 09.02.2012 à 16:48 | 342844 |
|  |  | Pour en avoir discuté avec lui je pense qu'il est tout aussi intéressant de savoir qu'on parle d'une origine commune et de différentes "personnalités" indiqués par ses hétéronymes (lui les appelle de manière très parlante ses "amis imaginaires"), qui incarnent a priori des visions différentes.
Bon en plus au niveau du dessin et couleurs c'est plutôt transparent. Moi qui connaît très mal son boulot (oui je sais il parait que c'est mal, je compte m'y pencher) je ne me suis jamais posé la question, j'ai ouvert le bouquin, je me suis dit "Tiens un nouveau Grandpey" et après on m'a indiqué que ce n'était pas lui qui signait l'ouvrage.
Le savoir n'est pas un mal pour apprécier le travail général d'un auteur je pense. Giraud ne souffre pas que l'on sache que c'est Moebius aucontraire, je trouve que ça enrichit l'analyse. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Rah mais c'était pas pour toi mais pour les autres, pardi. |
J'avais compris, mais ça ne change rien à ma réaction. Entretenir (ou, en tout cas, ne pas décider soi-même de réduire) le jeu fertile des hétéronymes de Grandpey me parait bien plus intéressant que de vouloir tout mettre à plat pour le supposé bien commun de l'humanité |
 | |  |  | | Rah mais c'était pas pour toi mais pour les autres, pardi. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Je pense qu'on peut dire publiquement qu'il s'agit de |
Mmm... ça manquait vraiment à notre savoir... c'était essentiel de l'apprendre... le scoop... l'info qui tue... la transparence... (gros soupir) |
 | |  |  | | Je vous aime les gars, je suis tout à fait d'accord avec vous. Pas encore reçu "Bijou spécial Magazine" mais j'ai trouvé stupéfiant tout ce que j'ai lu de lui jusque là. Je pense qu'on peut dire publiquement qu'il s'agit de Ronald Grandpey vu qu'il n'en cache rien sur son site : http://www.ronald-grandpey.net/?biblio, cela nous montre une nouvelle facette de cet auteur prodigieux. |
 | |  |  | | Bicephale : |
Et sinon...

Un format réduit, vingt-quatre pages, dos agrafé. Publié par Misma, pas diffusé en librairie, disponible à l'achat sur leur site. Tout d’une petit chose ? Franky Bartol (alias François Bartolino) est un auteur discret : il auto-publie deux fascicules noir et blanc en 2003 et 2004, avant de revenir avec ce Bijou Spécial Magazine en début d'année. Misma offre à Bartol la possibilité d'une première publication couleurs, et ce qu'il nous est donné de découvrir en ces pages est inestimable, prolongement fertile des formes qui nous occupent. Expérience perceptive unique en ce qu’elles engagent du lecteur et lui délivrent en retour, ces vingt-quatre pages aériennes et fécondes sont déjà plus essentielles que nombre de lourds romans graphiques.
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Je recommande aussi les incroyables 16 pages en couleur publiées dans le Dopottuto Max de l'année dernière, qui participent du même mouvement que ce "Bijou spécial magazine". Rien que pour ces planches de Franky Bartol il mérite l'achat. |
 | |  |  | | THYUIG : | | je ne connais pas ce Quintos qu'il faudrait que je lise. |
Il me semble qu'il avait été mal vu à sa parution, considéré comme très décevant, lourd, etc. Il me paraît pourtant être un des albums d'Andreas les plus cohérents. Et qui souligne, non sans finesses, ce moment tragique de l’Histoire où les vivants qui on charge de témoigner deviennent des témoins qui ont charge de survivre.
Et sinon...

Un format réduit, vingt-quatre pages, dos agrafé. Publié par Misma, pas diffusé en librairie, disponible à l'achat sur leur site. Tout d’une petit chose ? Franky Bartol (alias François Bartolino) est un auteur discret : il auto-publie deux fascicules noir et blanc en 2003 et 2004, avant de revenir avec ce Bijou Spécial Magazine en début d'année. Misma offre à Bartol la possibilité d'une première publication couleurs, et ce qu'il nous est donné de découvrir en ces pages est inestimable, prolongement fertile des formes qui nous occupent. Expérience perceptive unique en ce qu’elles engagent du lecteur et lui délivrent en retour, ces vingt-quatre pages aériennes et fécondes sont déjà plus essentielles que nombre de lourds romans graphiques.
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 | |  |  | | Je cite Dargaud : Mais c'est aux côtés d'Andreas qu'elle réalise les couleurs de Capricorne à partir du tome 6 ainsi que celles de Quintos, intervenant même sur le dessin. |
 | |  |  | | Rohagus : | | Thierry : |
Il n'a pas dessiné Quintos, mais délégué le dessin à Isa Cochet, qui dessine étragement comme lui, au point que je m'étais demandé si ce n'étais pas un galop d'essai pour la reprise du dessin d'une de ses deux séries.
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Hein ?
Est-ce du second degré ou une info que j'aurais complètement zappé ?
Sauf erreur, sur Quintos comme ailleurs, Isa Cochet, comme sur une grande partie des albums d'Andreas, n'effectue que la colorisation, pas le dessin. Quand Andreas m'a dédicacé mon album de Quintos, c'est bien lui qui a dessiné la dédicace et Isa Cochet qui l'a mise en couleurs. |
elle est en tout cas citée comme co-dessinatrice sur la bullefiche |
 | |  |  | | Thierry : |
Il n'a pas dessiné Quintos, mais délégué le dessin à Isa Cochet, qui dessine étragement comme lui, au point que je m'étais demandé si ce n'étais pas un galop d'essai pour la reprise du dessin d'une de ses deux séries.
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Hein ?
Est-ce du second degré ou une info que j'aurais complètement zappé ?
Sauf erreur, sur Quintos comme ailleurs, Isa Cochet, comme sur une grande partie des albums d'Andreas, n'effectue que la colorisation, pas le dessin. Quand Andreas m'a dédicacé mon album de Quintos, c'est bien lui qui a dessiné la dédicace et Isa Cochet qui l'a mise en couleurs. |
 | |  |  | | THYUIG : | | Thierry : | | Bicephale : | | (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie) |
tout-à-fait d'accord sur ce point
Mais concernant de gratuité, le formalisme pompier et de grandiloquence, je ne suis pas vraiment d'accord. Enfin d'accord... et pas d'accord, en tout cas sur l'interprétation. Je m'explique.
Andreas n'a jamais caché son admiration pour Neal Adams (et j'aimerai le voir un jour se frotter à Batman, mais on peut voir son ombre dans un Capricorne, le secret je crois).
Les mises en page d'Andreas ne tentent pas de faire du bruit. Elles installent une ambiance, je pense plus particulièrement à Cromwell Stone dont la mise en page éclatée et parfois difficile à saisir du premier coup d'oeil traduit la sensation d'étouffement du récit d'inspiration très lovecraftienne. La mise en page est plus qu'un gadget. Elle sert la narration de manière directe. Je me rappelle avoir eu du mal au début à saisir toutes les informations de certaines planches du cimetière des cathédrale, la faute à une lecture trop superficelle. En même temps, j'avais treize ans et je n'étais jamais sorti de la bulle de Marcinelle.
Est-ce qu'Andreas s'est fourvoyé sur Arq (et dans une moindre mesure sur Capricorne) ? Je ne peux pas nier les chutes de rythme du un premier cycle, trop long, et une intrigue qui devient confuse, surtout du fait des limitations du 48CC qui fragmente l'information (n'oublions pas qu'Andreas voulait au départ proposer Arq sous forme de gros recueils de 200 pages, ce qui fut refusé par Delcourt). Dans le même ordre d'idée, Capricorne connaît aussi de grosse baisses de régimes, et les tomes de transition avant le tome 14 sont un peu bouche-trou (mais pas dénués de qualité pour autant... Avalanche est sans doute gratuit et vain, mais finalement assez amusant).
Mais Arq, comme Capricorne, sont des séries au long court, qui arriveront vraisemblablement à leur terme, ce qui reste une performance dans la bande dessinée actuelle, qui empruntent délibérement au feuilleton populaire. Il est d'ailleurs amusant de se rappeler que Capricorne est aussi héros de pulps dans on univers. Cette tradition feuilletonnesque est pleinement assumée par Andreas. Capricorne reste une série très 'pulp', avec toutes les facilités que cela implique. Imparfait, sans doute, mais dans l'ensemble très satisfaisant. Arq aurait peut-être gagné à être simplifiée... les réalités en poupées russes ont failli me perdre...
Je continue de croire qu'il existe un malentendu sur Andreas, considéré à tort comme un auteur 'intello' alors qu'il reste très populaire dans ces histoires. Ses thémes restent attachés à un imaginaire fantastique et d'aventure similaire à beaucoup de titres estampillés 'grand public'. Mais il a une image d'auteur complexe qui rebute. Son style n'est peut-être pas dépourvu d'esbrouffe et teintée d'un certain formalisme. Mais n'est-ce pas le cas de pas mal d'auteurs grand public ? La coquetterie graphique, on la trouve chez Lauffray, Alice et pas mal d'autres, sans que cela ne choque outre mesure. On parle de style, auquel on adhère, ou pas. Mais il ne faut pas chercher plus loin. Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. Andreas s'amuse dans un cadre formel, mais ne cherche pas à en sortir. Il ne réinvente rien. Il interprête à sa manière dans le cadre 'restreint' du FB classique. Il n'est pas Ware, et ne cherche pas à 'être Ware'. Il est attaché à Bézian, qui est beaucoup plus intéressant d'un point de vue purement formel, et rentre plus dans la catégorie d'auteur 'intello' dans laquelle on a parqué Andreas de manière un peu facile.
C'est parfois gratuit, parfois chargé de sens, parfois (rarement, amha) raté, parfois réussi... mais à garder dans un contexte de franco-belge classique.
Andreas est un auteur qui souffre d'un malentendu originel sur son oeuvre. On lui donne plus d'importance ou d'ambition qu'il n'a vraiment. En tout cas, c'est mon opinion.
A vrai dire, je le vois mal recevoir un grand prix angoumoisin, parce qu'il ne le mériterait pas vraiment. Il est un peu en marge, mais n'a pas l'inventivité d'un Blain (qui aurait manqué de peu le grand prix cette année, paraît-il) par exemple.
Mais, en temps que lecteur, j'aime son style, j'aime ses histoires, je suis avec beaucoup de plaisir sa production (un des derniers auteurs dont j'achète tous les livres), mais je ne la mets pas vraiment sur un piedestal. Il y a à la limite un lobbying en forme de private joke bulledairienne dans mon chef (je vais le faire lyncher par quelques uns) :o)
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thierry, un post comme ça sur bdgest te vaudrait la peine capitale par lapidation ! :o)
Sinon, quant à moi, entièrement d'accord avec ce que tu écris sur l'auteur, à la différence que dans mon cas il m'a perdu et sur Arq et sur Capricorne, séries toutes deux interrompues parce que justement, ça louvoyait trop, ça n'avancait plus. Je reste quand même très fan des deux premeirs tomes d'Arq mais globalement, je préfère ANdreas quand il fait court : Cromwell Stone ou Coutoo ou Cyrrus Mil, je ne connais pas ce Quintos qu'il faudrait que je lise. |
Il n'a pas dessiné Quintos, mais délégué le dessin à Isa Cochet, qui dessine étragement comme lui, au point que je m'étais demandé si ce n'étais pas un galop d'essai pour la reprise du dessin d'une de ses deux séries.
Et comme si ma passion pour Andreas pouvait être mise en cause :o)
Si je poste en sus sur le site d'en face ma chronique pas vraiment enthousiaste d'une série culte d'un scénariste adulé au patronyme difficilement orthographique qui a sa petite court de fans hardcores sur le forum de BDGest, je frémis au sort qu'il me réserveront après la léthale lapidation :o)
en plus, j'ai failli le poster parce que LB avait remonté un sujet pour se la toucher après un article élogieux de Claude Gendrot. Mais je n'ai pas eu envie de courir le risque de me justifier pendant 3 jours. La flemme... |
 | | THYUIG, 09.02.2012 à 10:36 | 342832 |
|  |  | | Thierry : | | Bicephale : | | (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie) |
tout-à-fait d'accord sur ce point
Mais concernant de gratuité, le formalisme pompier et de grandiloquence, je ne suis pas vraiment d'accord. Enfin d'accord... et pas d'accord, en tout cas sur l'interprétation. Je m'explique.
Andreas n'a jamais caché son admiration pour Neal Adams (et j'aimerai le voir un jour se frotter à Batman, mais on peut voir son ombre dans un Capricorne, le secret je crois).
Les mises en page d'Andreas ne tentent pas de faire du bruit. Elles installent une ambiance, je pense plus particulièrement à Cromwell Stone dont la mise en page éclatée et parfois difficile à saisir du premier coup d'oeil traduit la sensation d'étouffement du récit d'inspiration très lovecraftienne. La mise en page est plus qu'un gadget. Elle sert la narration de manière directe. Je me rappelle avoir eu du mal au début à saisir toutes les informations de certaines planches du cimetière des cathédrale, la faute à une lecture trop superficelle. En même temps, j'avais treize ans et je n'étais jamais sorti de la bulle de Marcinelle.
Est-ce qu'Andreas s'est fourvoyé sur Arq (et dans une moindre mesure sur Capricorne) ? Je ne peux pas nier les chutes de rythme du un premier cycle, trop long, et une intrigue qui devient confuse, surtout du fait des limitations du 48CC qui fragmente l'information (n'oublions pas qu'Andreas voulait au départ proposer Arq sous forme de gros recueils de 200 pages, ce qui fut refusé par Delcourt). Dans le même ordre d'idée, Capricorne connaît aussi de grosse baisses de régimes, et les tomes de transition avant le tome 14 sont un peu bouche-trou (mais pas dénués de qualité pour autant... Avalanche est sans doute gratuit et vain, mais finalement assez amusant).
Mais Arq, comme Capricorne, sont des séries au long court, qui arriveront vraisemblablement à leur terme, ce qui reste une performance dans la bande dessinée actuelle, qui empruntent délibérement au feuilleton populaire. Il est d'ailleurs amusant de se rappeler que Capricorne est aussi héros de pulps dans on univers. Cette tradition feuilletonnesque est pleinement assumée par Andreas. Capricorne reste une série très 'pulp', avec toutes les facilités que cela implique. Imparfait, sans doute, mais dans l'ensemble très satisfaisant. Arq aurait peut-être gagné à être simplifiée... les réalités en poupées russes ont failli me perdre...
Je continue de croire qu'il existe un malentendu sur Andreas, considéré à tort comme un auteur 'intello' alors qu'il reste très populaire dans ces histoires. Ses thémes restent attachés à un imaginaire fantastique et d'aventure similaire à beaucoup de titres estampillés 'grand public'. Mais il a une image d'auteur complexe qui rebute. Son style n'est peut-être pas dépourvu d'esbrouffe et teintée d'un certain formalisme. Mais n'est-ce pas le cas de pas mal d'auteurs grand public ? La coquetterie graphique, on la trouve chez Lauffray, Alice et pas mal d'autres, sans que cela ne choque outre mesure. On parle de style, auquel on adhère, ou pas. Mais il ne faut pas chercher plus loin. Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. Andreas s'amuse dans un cadre formel, mais ne cherche pas à en sortir. Il ne réinvente rien. Il interprête à sa manière dans le cadre 'restreint' du FB classique. Il n'est pas Ware, et ne cherche pas à 'être Ware'. Il est attaché à Bézian, qui est beaucoup plus intéressant d'un point de vue purement formel, et rentre plus dans la catégorie d'auteur 'intello' dans laquelle on a parqué Andreas de manière un peu facile.
C'est parfois gratuit, parfois chargé de sens, parfois (rarement, amha) raté, parfois réussi... mais à garder dans un contexte de franco-belge classique.
Andreas est un auteur qui souffre d'un malentendu originel sur son oeuvre. On lui donne plus d'importance ou d'ambition qu'il n'a vraiment. En tout cas, c'est mon opinion.
A vrai dire, je le vois mal recevoir un grand prix angoumoisin, parce qu'il ne le mériterait pas vraiment. Il est un peu en marge, mais n'a pas l'inventivité d'un Blain (qui aurait manqué de peu le grand prix cette année, paraît-il) par exemple.
Mais, en temps que lecteur, j'aime son style, j'aime ses histoires, je suis avec beaucoup de plaisir sa production (un des derniers auteurs dont j'achète tous les livres), mais je ne la mets pas vraiment sur un piedestal. Il y a à la limite un lobbying en forme de private joke bulledairienne dans mon chef (je vais le faire lyncher par quelques uns) :o)
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thierry, un post comme ça sur bdgest te vaudrait la peine capitale par lapidation ! :o)
Sinon, quant à moi, entièrement d'accord avec ce que tu écris sur l'auteur, à la différence que dans mon cas il m'a perdu et sur Arq et sur Capricorne, séries toutes deux interrompues parce que justement, ça louvoyait trop, ça n'avancait plus. Je reste quand même très fan des deux premeirs tomes d'Arq mais globalement, je préfère ANdreas quand il fait court : Cromwell Stone ou Coutoo ou Cyrrus Mil, je ne connais pas ce Quintos qu'il faudrait que je lise. |
 | |  |  | Lu Chroniques outremers ( tomes 1 et 2) de Le Floc'h :
Cela faisait un petit moment que je tournais autour du tome 1 mais un feuilletage rapide m'avait fait peur. Pas beaucoup de texte. J'appréhendais une lecture trop rapide, 5 minutes et puis c'est tout.
Finalement avec la sortie du tome 2, j'ai craqué. Bien m'en a pris. Certes, le défaut que je craignais est là mais avec 2 tomes à lire cela passe mieux. De plus, il y a le temps de lecture effectif et la marque que laisse cette lecture dans notre tête. Pour moi, cette empreinte est grande. Le pouvoir d'évocation du dessin, la puissance de l'intrigue pourtant minimaliste ont fait que quand je ferme les yeux c'est à cette bd que je pense.
Est ce la peur que je ressens dès que je suis sur un bateau qui fait que les récits de marine me plaisent tant? Aucune idée.
Des lecteurs ont signalé une parenté de cette bd avec Corto Maltese. Elle est effective et assumée par l'auteur ( un des marins est un clone de Corto enrobé). Cependant, j'y vois surtout des traces des romans de Henri de Monfreid et de Jack London ( Le loup des mers). Pour les aventuriers, il n'y a plus de continents à découvrir. L'Aventure c'est la mer. On n'est plus des pirates mais des contrebandiers. On fait sa loi sur son bateau. La guerre est là. On en profite. On fait des affaires avec qui paie le plus. Tant pis pour la morale. Le Floc'h campe des personnages intéressants et absolument pas manichéens. Ils sont même souvent plus horribles que sympathiques. Ainsi, plusieurs scènes du tome 1 font froids dans le dos.
Enfin, revenons au dessin. Je ne connaissais pas Le Floc'h. C'est une belle découverte. Au départ, le dessin paraît simpliste mais progressivement son pouvoir d'évocation fait effet. Certaines planches sont proches de tableaux abstraits. Il réussit l'exploit d'évoquer les tempêtes, le soleil qui se couche à l'horizon avec 2 couleurs et très peu de traits.
Vraiment un bel ouvrage dont j'attends la suite avec impatience ( un 4/5 coup de coeur qui montera certainement si les prochains tomes sont du même niveau) |
 | |  |  | | Thierry : | | Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. |
Le classer auprès d'eux serait pour le moins une immense erreur, oui...
Sinon, je te rejoins sur la réelle place d'Andreas : un auteur qu'on dira "classique" pour signifier un interprète, aussi exubérant soit-il, de formes convenues.
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 | |  |  | | Bicephale : | | (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie) |
tout-à-fait d'accord sur ce point
Mais concernant de gratuité, le formalisme pompier et de grandiloquence, je ne suis pas vraiment d'accord. Enfin d'accord... et pas d'accord, en tout cas sur l'interprétation. Je m'explique.
Andreas n'a jamais caché son admiration pour Neal Adams (et j'aimerai le voir un jour se frotter à Batman, mais on peut voir son ombre dans un Capricorne, le secret je crois).
Les mises en page d'Andreas ne tentent pas de faire du bruit. Elles installent une ambiance, je pense plus particulièrement à Cromwell Stone dont la mise en page éclatée et parfois difficile à saisir du premier coup d'oeil traduit la sensation d'étouffement du récit d'inspiration très lovecraftienne. La mise en page est plus qu'un gadget. Elle sert la narration de manière directe. Je me rappelle avoir eu du mal au début à saisir toutes les informations de certaines planches du cimetière des cathédrale, la faute à une lecture trop superficelle. En même temps, j'avais treize ans et je n'étais jamais sorti de la bulle de Marcinelle.
Est-ce qu'Andreas s'est fourvoyé sur Arq (et dans une moindre mesure sur Capricorne) ? Je ne peux pas nier les chutes de rythme du un premier cycle, trop long, et une intrigue qui devient confuse, surtout du fait des limitations du 48CC qui fragmente l'information (n'oublions pas qu'Andreas voulait au départ proposer Arq sous forme de gros recueils de 200 pages, ce qui fut refusé par Delcourt). Dans le même ordre d'idée, Capricorne connaît aussi de grosse baisses de régimes, et les tomes de transition avant le tome 14 sont un peu bouche-trou (mais pas dénués de qualité pour autant... Avalanche est sans doute gratuit et vain, mais finalement assez amusant).
Mais Arq, comme Capricorne, sont des séries au long court, qui arriveront vraisemblablement à leur terme, ce qui reste une performance dans la bande dessinée actuelle, qui empruntent délibérement au feuilleton populaire. Il est d'ailleurs amusant de se rappeler que Capricorne est aussi héros de pulps dans on univers. Cette tradition feuilletonnesque est pleinement assumée par Andreas. Capricorne reste une série très 'pulp', avec toutes les facilités que cela implique. Imparfait, sans doute, mais dans l'ensemble très satisfaisant. Arq aurait peut-être gagné à être simplifiée... les réalités en poupées russes ont failli me perdre...
Je continue de croire qu'il existe un malentendu sur Andreas, considéré à tort comme un auteur 'intello' alors qu'il reste très populaire dans ces histoires. Ses thémes restent attachés à un imaginaire fantastique et d'aventure similaire à beaucoup de titres estampillés 'grand public'. Mais il a une image d'auteur complexe qui rebute. Son style n'est peut-être pas dépourvu d'esbrouffe et teintée d'un certain formalisme. Mais n'est-ce pas le cas de pas mal d'auteurs grand public ? La coquetterie graphique, on la trouve chez Lauffray, Alice et pas mal d'autres, sans que cela ne choque outre mesure. On parle de style, auquel on adhère, ou pas. Mais il ne faut pas chercher plus loin. Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. Andreas s'amuse dans un cadre formel, mais ne cherche pas à en sortir. Il ne réinvente rien. Il interprête à sa manière dans le cadre 'restreint' du FB classique. Il n'est pas Ware, et ne cherche pas à 'être Ware'. Il est attaché à Bézian, qui est beaucoup plus intéressant d'un point de vue purement formel, et rentre plus dans la catégorie d'auteur 'intello' dans laquelle on a parqué Andreas de manière un peu facile.
C'est parfois gratuit, parfois chargé de sens, parfois (rarement, amha) raté, parfois réussi... mais à garder dans un contexte de franco-belge classique.
Andreas est un auteur qui souffre d'un malentendu originel sur son oeuvre. On lui donne plus d'importance ou d'ambition qu'il n'a vraiment. En tout cas, c'est mon opinion.
A vrai dire, je le vois mal recevoir un grand prix angoumoisin, parce qu'il ne le mériterait pas vraiment. Il est un peu en marge, mais n'a pas l'inventivité d'un Blain (qui aurait manqué de peu le grand prix cette année, paraît-il) par exemple.
Mais, en temps que lecteur, j'aime son style, j'aime ses histoires, je suis avec beaucoup de plaisir sa production (un des derniers auteurs dont j'achète tous les livres), mais je ne la mets pas vraiment sur un piedestal. Il y a à la limite un lobbying en forme de private joke bulledairienne dans mon chef (je vais le faire lyncher par quelques uns) :o)
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 | |  |  | | Mael : | | ça s'enlise vite dans un scénario plus difficilement compréhensible que complexe, avec une mise en page éclaté qui tient plus de l’esbroufe que du génie |
La forme longue, le feuilleton qui n'en finit pas, aura grandement desservi Andreas. Il se sera mis à vouloir bâtir des cathédrales... (le syndrome Druillet, dira-t-on, ou un accès de Bilalerie : c'est très gros, ça veut en imposer, mais ça sonne creux). Quintos, travail tardif et mal-aimé d'Andreas, reste un de ses albums de la décennie passée que je préfère. Il n'est pas sans défauts, mais ceux-ci, contenus dans une forme resserrée, ne peuvent s'épancher.
| Mael : | | A de nombreuses reprise j'ai du revenir en arrière pour recréer le chemin non-naturel de sa narration |
Ce que tu dis d'Andreas est très juste, pointe des problèmes d'importance. Il y a chez lui une tendance franche au formalisme pompier. Tendance que l'on retrouve chez nombre d'auteurs de comics de super-héros des années 70, auteurs qui l'ont visiblement beaucoup nourri : à l'époque, les mises en page explosent, les limites de la grandiloquence sont repoussées... et pourtant c'est toujours Batman, et pourtant ce sont toujours les X-Men... les joujoux n'ont pas changé, c'est juste qu'ils font plus de bruits (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie). Au final, une page de Ware, de Bertoyas, de Columbia suffit à renvoyer au bac-à-sable ces velléités tapageuses. |
 | |  |  | | Mael : | | A de nombreuses reprise j'ai du revenir en arrière pour recréer le chemin non-naturel de sa narration, que le placement des cases n'induit pas toujours bien, c'est un problème souvent du à de la coquetterie dans la mise en page. |
C'est un problème que j'ai eu aussi quand j'ai découvert Andreas. Mais très vite, cela ne m'a plus posé de problèmes. Je dois avoir assimiler la coquetterie d'Andreas :o) |
 | | Mael, 08.02.2012 à 8:00 | 342801 |
|  |  |         Vu l'avis des bulledairiens je me suis donc lancé, dans Arq plutôt que Capricorne ou Rork parce que je l'avais sous la main. Alors oui c'est bien, très bien meme au début mais ça s'enlise vite dans un scénario plus difficilement compréhensible que complexe, avec une mise en page éclaté qui tient plus de l’esbroufe que du génie. A de nombreuses reprise j'ai du revenir en arrière pour recréer le chemin non-naturel de sa narration, que le placement des cases n'induit pas toujours bien, c'est un problème souvent du à de la coquetterie dans la mise en page.
Le tome 7 remonte en effet puis ça recommence dans une direction intéressante sans être fascinante. Sinon c'est bien dessiné, assez haletant et j'ai mis 3 ou 4 (excepté un deux étoiles). Je vais lire la suite mais je reste persuadé après lecture que même si c'est un bon auteur, j'ai bien fait de ne pas voter pour lui au GP bulledair. |
 | | NDZ, 04.02.2012 à 15:22 | 342745 |
|  |  | Très bon livre. Je comprends l'enthousiasme de certains à la sortie de la chose. Et je m'y joins. |
 | | Moi, 31.01.2012 à 17:50 | 342638 |
|  |  | Neptune : J'ai été assez surpris par ce petit livre de Aron Nels Steinke, un jeune auteur américain que je ne connaissais pas... Le dessin et la mise en page (gaufrier) témoignent d'une certaine modestie formelle (qu'on pourrait rapprocher d'un certain art naïf, et qui n'est pas sans rappeler James Kochalka) qui rend l'histoire tout de suite palpable et touchante. L'auteur peut ainsi faire aller son récit dans toutes les directions, passant d'une chronique semi-réaliste à un récit humoristique et épique tout en gardant toujours cette proximité et cette légèreté qui ramènent aussi au monde de l'enfance et qui, plutôt que de simplifier le propos, l'enrichissent d'une dimension presque autobiographique qui trouvera écho chez beaucoup de lecteurs. |
 | |  |  | Las Rosas : Voilà un livre lu avec beaucoup (trop) de retard. Que c'est bien ! A. Pastor s'approprie les codes de la série B "sudiste" avec un talent époustouflant : le vide des existences face au désert géographique, économique, affectif, l'hostilité du milieu, l'étouffement, la violence née de la frustration et du désoeuvrement et en même temps tout est profondément humain, délicat, fleur bleue même parfois. Et puis le format du récit permet à tout ça de s'installer, au lecteur de sentir le temps qui passe, de laisser infuser la complexité des relations humaines à Las Rosas... tout ce qui manque trop souvent au "polar" en BD, trop démonstratif, trop expéditif, presque toujours décevant. Bon sang ! Lisez moi ça si ce n'est pas encore fait ! |
 | | chrisB, 26.01.2012 à 8:22 | 342551 |
|  |  | Hhuhu c'est con mais ptain que c'est bon.
Si je devais chipoter, je trouve dommage que la démarche de David Vandermeulensoit réduite à un pavé de 10 lignes.
Mais rienq que pour voir notre Ric préféré prendre mandales sur mandales sur 20 pages...
|
 | | chrisB, 26.01.2012 à 8:04 | 342549 |
|  |  | Décidément, Bastien Vives n'est jamais aussi bon que quand il fait de l'humour ! vraiment un des ses meilleurs trucs (avec Pour l'empire et c'est un près tout), avec de bons éclats de rire dedans.
J'ai aussi acheté Polina, forcément avec l'avalanche de points aux bulles d'or, je lui ai redonné une chance. |
 | | Mael, 24.01.2012 à 22:25 | 342526 |
|  |  | Pour une série d'humour qui file depuis longtemps, Jack Palmer tient vachement bien la distance je trouve. Ce volume n'a rien de révolutionnaire mais comme l'Enquête Corse il pointe le sujet avec vigueur et aisance, c'est drôle, efficace et se lit très bien.
Ce livre est très bien fait mais je n'ai pas été passionné. Il faut dire que sur la BD je n'ai rien appris et que le vin est un sujet qui m'intéresse assez peu. Mais c'est bien fait, le postulat de base n'est pas idiot et n'est pas inintéressant. Mais c'est long. Ils sont bien sympathiques les deux protagonistes mais malgré de vrais perles (l'avant dernier chapitre avec les médecins devenus oenologue, le début qui part bien) mais la longueur n'est pas tenue tout le temps, presque 300 pages (ou plus je ne sais plus ?) c'est définitivement trop pour ne pas voir poindre l'ennui par moment. Malgré tout c'est une lecture qui se fait bien si l'on se force un peu, mais cette lecture pas désagréable va clairement s'effacer rapidement de ma mémoire. |
 | |  |  | | MÊME SI TU AS AIMÉ CES LIVRES, PAS LA PEINE DE GUEULER LEURS TITRES ! |
 | |  |  | | Charlie Brown : |
Yeah, Wandrille !
Polina Fauve d'or ? |
Bah, quand même, il y a du level en face... LES IGNORANTS, c'est tout de même vachement bien aussI et TA MERE LA PUTE aussi ça défonce... J'ai pas lu UNE VIE DANS LES MARGES, mais ça a l'air terrible aussi... |
 | | effer, 21.01.2012 à 17:44 | 342415 |
|  |  | | Mr_Switch : | Ce qui m'interpelle le plus dans cette série, c'est Madame Renarde. Renarde anthropomorphique, mais peu finalement, Eve Tharlet arrive à la dessiner Femme, à la dessiner Mère. Elle dessine un renard sans que l'on puisse douter qu'elle soit féminine et même mère, et ce sans gros artifice : pas de cils démesurés, pas de fleur sur l'oreille, pas de robe (elle est à poils littéralement), pas de bijoux véritablement (ce n'est pas la tige de marguerite fanée nouée à son cou, reliquat d'une aventure précédente, qui la rend féminine). Bref, une réussite graphique, à mon sens. |
Le dessin est magnifique pour tous les animaux qui ne sont jamais anthropomorphes. |
 | |  |  | Ce qui m'interpelle le plus dans cette série, c'est Madame Renarde. Renarde anthropomorphique, mais peu finalement, Eve Tharlet arrive à la dessiner Femme, à la dessiner Mère. Elle dessine un renard sans que l'on puisse douter qu'elle soit féminine et même mère, et ce sans gros artifice : pas de cils démesurés, pas de fleur sur l'oreille, pas de robe (elle est à poils littéralement), pas de bijoux véritablement (ce n'est pas la tige de marguerite fanée nouée à son cou, reliquat d'une aventure précédente, qui la rend féminine). Bref, une réussite graphique, à mon sens. |
 | |  |  | | Mael : | | lanjingling : | Tout a fait d'accord, et a propos, c'est quoi ce truc dont je n'avais jamais entendu parler, un recueil d'inedits, une compilation, des analyses ? |
Si j'ai bien compris (via le site d'Automne 67 et la chronique sur Du9) c'est un ensemble de récits courts disparates alors indisponibles en albums. | L'extrait mis sur du9 vient d'un album, donc "indisponibles en albums' parce que les albums sont épuisés je suppose. Merci pour l'info en tous cas. Je me demande ce que font maintenant tous les dessinateurs qui, comme lui, ont fait la gloire des Humanos il y a (pas si) longtemps... |
 | |  |  | | Mael : | Moi j'aime Tabary. C'est parfois lourdingue dans les jeux de mot mais les trognes sont vraiment sympathique et l'absurde poussé très loin, effaçant efficacement le mélo. Il jouait avec les codes ce monsieur, singeant un côté planplan, tout en réussissant à faire un truc intéressant (l'inverse de Dungeon Quest quoi). Et en plus c'est vraiment très très beau Tabary. Et vive Mic Delinx aussi (qui n'a rien à voir avec ce livre mais c'est pour qu'Allister Baudin soit content). |
Tout à fait d'accord. Il faut redécouvrir ses Iznogoud en solo qui sont des oeuvres majeures d'improvisation absurde, complètement en roue libre, utilisant à fond toutes les possibilités de la bande dessinée. Et toujours très vivant dans le dessin. Alors bien sûr, il y a un peu d'humour lourdingue par-ci par-là, mais quel improvisateur n'est pas lourdingue ? Même Bertoyas l'est parfois, et ça m'écorche de le dire... L'essentiel c'est qu'il y a toujours moins de tics que chez Trondheim. |
 | | Mael, 20.01.2012 à 17:53 | 342394 |
|  |  | | lanjingling : | Tout a fait d'accord, et a propos, c'est quoi ce truc dont je n'avais jamais entendu parler, un recueil d'inedits, une compilation, des analyses ? |
Si j'ai bien compris (via le site d'Automne 67 et la chronique sur Du9) c'est un ensemble de récits courts disparates alors indisponibles en albums.
En tous cas c'est dispo et ce sera un achat prochain. |
 | |  |  | | lanjingling : | | J'avais lu le roman que j'avais trouvé avoir mal vielli, débitant des clichés de l'horreur gothique; mais peut-être ma déception a-t-elle été due à la traduction et , aimant ce que fait Maruo, je lui fais confiance pour sublimer le matériaux de base. |
Les deux adaptations de Maruo (L'Île panorama & La Chenille) m'ont forcément donné envie d'aller voir du côté d'Edogawa Rampo. Je n'ai jamais rien lu de lui. Je prévois de lire La Chambre Rouge, que j'ai choisi au hasard. Ce que tu en dis n'a pas l'air engageant, je verrai. En tout cas, L'Île panorama, tel qu'adapté par Maruo, ne souffre pas des défauts que tu relèves. |
 | |  |  | | wandrille : | Bon... j'ai mis du temps... finalement je l'ai lu. Et je trouve ça très fort. Je n'argumenterait pas plus... Bastien Vives a un peu le don de diviser les pro et les anti.
Bon, quand on est pro-vives, on ne peut qu'être séduit. Je prêchais pour ma paroisse en disant que La Boucherie était son meilleur album.
Celui-ci est mieux. |
Yeah, Wandrille !
Polina Fauve d'or ? |
 | |  |  | | Bicephale : | L'île Panorama : la création d’un utopie hallucinée, construite sur le dos d’un mort. Le livre surprend (voire fascine) par le virage contemplatif opéré dans son derniers tiers, mouvement final qui n’est pas sans évoquer le Jardin de Yokoyama. Incontestablement un des meilleurs livres de Suehiro Maruo parus en langue française à ce jour. | J'avais lu le roman que j'avais trouvé avoir mal vielli, débitant des clichés de l'horreur gothique; mais peut-être ma déception a-t-elle été due à la traduction et , aimant ce que fait Maruo, je lui fais confiance pour sublimer le matériaux de base. |
 | |  |  | L'île Panorama : la création d’un utopie hallucinée, construite sur le dos d’un mort. Le livre surprend (voire fascine) par le virage contemplatif opéré dans son derniers tiers, mouvement final qui n’est pas sans évoquer le Jardin de Yokoyama. Incontestablement un des meilleurs livres de Suehiro Maruo parus en langue française à ce jour. |
 | |  |  | | Mael : | Oui, vive Pif.
On ne parle pas souvent de Jano&Tramber ici et pourtant il semble y avoir des amateurs. Je suis le quatrième bullenoteur de ce livre et il n'avait reçu que des coups de cœurs. J'en reste au 4 étoiles mais c'est vraiment une bonne lecture, débile à souhait avec un dessin vraiment vif. C'est bien Jano, il mériterait un peu d'être redécouvert (ce qu'Automne 67 avait essayé de faire). | Tout a fait d'accord, et a propos, c'est quoi ce truc dont je n'avais jamais entendu parler, un recueil d'inedits, une compilation, des analyses ?Et vivent les humanos aussi
|
 | | Mael, 20.01.2012 à 14:30 | 342381 |
|  |  | Oui, vive Pif.
Bon je ne vais pas dire que j'avais beaucoup d'espérance pour cette collab Yann/Hausmann mais bon, Yann a fait d'excellents scénars et Hausmann est quand même très à l'aise dans les ambiances de forêt. C'est une histoire pas mal troussée, même si parfois le côté lourdingue de Yann revient, et le boulot est fait. Rien d'inoubliable cependant.
Là par contre du très oubliable, cette deuxième collab des deux cités plus haut fonctionne beaucoup moins. Tout ça commençait bien, et puis on retrouve quelques recettes vues dans l'autre volume, en moins bien.
Je ne l'avais pas lu, une de mes honte avec Astérios Polyp. En fait vu que c'est du muet je voulais prendre le temps de me poser pour le lire, et puis j'ai oublié. C'est en effet quelque chose de très personnel, un dessin réaliste qui réussi à être élégant et inventif dans son look ''vieille photo''. Le scénario est extrêmement basique mais l'originalité du traitement rend ce livre tout a fait intéressant. Un vrai petit ovni qui a bien mérité son prix du meilleur album.
On ne parle pas souvent de Jano&Tramber ici et pourtant il semble y avoir des amateurs. Je suis le quatrième bullenoteur de ce livre et il n'avait reçu que des coups de cœurs. J'en reste au 4 étoiles mais c'est vraiment une bonne lecture, débile à souhait avec un dessin vraiment vif. C'est bien Jano, il mériterait un peu d'être redécouvert (ce qu'Automne 67 avait essayé de faire). |
 | |  |  | | Mael : |
Moi j'aime Tabary. C'est parfois lourdingue dans les jeux de mot mais les trognes sont vraiment sympathique et l'absurde poussé très loin, effaçant efficacement le mélo. Il jouait avec les codes ce monsieur, singeant un côté planplan, tout en réussissant à faire un truc intéressant (l'inverse de Dungeon Quest quoi). Et en plus c'est vraiment très très beau Tabary. Et vive Mic Delinx aussi (qui n'a rien à voir avec ce livre mais c'est pour qu'Allister Baudin soit content). | Et vive Pif aussi. |
 | | Mael, 19.01.2012 à 23:04 | 342359 |
|  |  | Sympathique, difficile de ne pas apprécier mais en même temps c 'est pas palpitant non plus. C'est bien fait, assez tendre, joli, avec des passage intéressants ( quotidien de mangaka) d'autres ennuyeux, mais la "saveur Taniguichi" commence à vraiment sembler répétitives. Et la fin absolument abrupte est certes osée mais apparait plus comme un arrêt en plein milieu sans vraiment de fin qu'un parti pris. Bon, je continue mes lectures.
Moi j'aime Tabary. C'est parfois lourdingue dans les jeux de mot mais les trognes sont vraiment sympathique et l'absurde poussé très loin, effaçant efficacement le mélo. Il jouait avec les codes ce monsieur, singeant un côté planplan, tout en réussissant à faire un truc intéressant (l'inverse de Dungeon Quest quoi). Et en plus c'est vraiment très très beau Tabary. Et vive Mic Delinx aussi (qui n'a rien à voir avec ce livre mais c'est pour qu'Allister Baudin soit content).
En amateur du Québec je me devait de le lire, on m'en a beaucoup parlé, c'est pas mal. Agréable et bien ficelé, je vais lire la suite avec intérêt. Par contre je suis pas convaincu par l'apport de Trip sur le dessin : en gros tous les grisés , soit disant volumes mais qui floutent et alourdissent plus qu'autre choses de jolies couleurs). Je ne connais absolument le Québec de cette époque mais la BD en donne une bonne atmosphère, et la langue évite les québécismes maladroits grâce au travail de dialoguiste de Jimmy Beaulieu, une bien bonne idée qui évite le côté "Lucky Luke par Laurent Gerra" que l'on pouvait craindre. |
 | |  |  | Bon... j'ai mis du temps... finalement je l'ai lu. Et je trouve ça très fort. Je n'argumenterait pas plus... Bastien Vives a un peu le don de diviser les pro et les anti.
Bon, quand on est pro-vives, on ne peut qu'être séduit. Je prêchais pour ma paroisse en disant que La Boucherie était son meilleur album.
Celui-ci est mieux. |
 | |  |  | | Klezmer 4 : Un livre qui ne raconte rien et qui donne pourtant largement de quoi prendre son pied pour qui veut. Le dessin de Sfar est à son top. |
 | | Mael, 18.01.2012 à 23:11 | 342298 |
|  |  | L'avantage de bosser dans le secteur BD d'une bibliothèque c'est que l'on peut rattraper son retard.
Bon je ne l'avais pas terminé hier quand j'ai donné mon "pas passionnant et un peu terne" mais je le maintiens après totale lecture, mais si ça gagne en intérêt à partir du mariage de la cousine (au bout d'une centaine de page tout de même donc, enfin je crois). C'est pas mauvais hein, mais longuet, et les couleurs que j'ai vu louées de ci de là je les trouve en effet trop uni, bouffant le dessin et créant plus de gêne qu'autre chose, ternes donc. 3 étoiles donc, parce que c'est un livre tout à fait correct, mais bien en dessous des attentes.
Par contre là (oui je l'avais pas lu et c'est honteux) ça méritait amplement toutes les louanges. J'ai vraiment accroché", malgré la taille ça se lit de manière très fluide, pas pesant du tout, drôle et fin, une narration et un jeu graphique vraiment intéressant sans être pédant... J'ai hésité entre 4 étoiles et le coup de cœur car malgré tout le plaisir je n'était pas "renversé", mais je me suis laissé aller et hop, le plaisir c'est déjà beaucoup et il y a une vraie recherche qui mérite la note maximale !
Je n'avais jamais lu ce petit livre de Bravo, c'est assez drôle, bien fait dans le genre réécriture de conte. J'ai bien ri, il est fort ce bravo. J'ai mis 4 étoiles parce que je trouvais ça bien fait (et du coup à ce moment là j'ai remonté la note d'Astérios qui était à 4, parce que bon c'était quand même un degré au dessus, haaa la contingence de la bullenote.
Là j'avais longtemps attendu parce que je n'étais pas convaincu de base. Je me disais que ce faux récit d'aventure qui en est quand même et qui moque les RPG mais en les calquant mais c'est du second degré du coup c'est bien et drôle allait m'emmerder. Parce que le second degré j'aime bien, mais quand il y a un mauvais livre, changer l'angle ne me parait pas suffisant. c'est donc plein d'a priori que j'ai entamé une lecture qui n'a malheureusement que confirmé cette idée, malgré mes efforts pour arriver péniblement à la fin.
Et le fameux album que j'avais acheté suite à des conseils bulledair. Je ne suis pas déçu, c'est très envolé, très agréable. Pas révolutionnaire sans doute mais bien construit et avec une vraie finesse dans le dessin. Je vais regarder la suite des travaux de Marine Blandin avec curiosité car ils ont su me séduire avec une facilité déconcertante.
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 | |  |  | un petit ton en dessous du premier, mais que c'est bon quand même. J'aime Quai d'Orsay autant pour sa manière de nous faire pénétrer dans les coulisses de la diplomatie mondiale, qui en prend pour son grade, que pour sa description sans fard des petites mesquineries et grosses vacheries qui sont la règle au sein de la petite cours qui gravite autour de Taillard de Vorms.
La principale différence avec le premier tome, c'est que cette fois, les auteurs se rattachent de manière beaucoup plus franche à la réalité, en utilisant le fameux discours de l'ONU, qui reste le grand fait d'armes de Villepin. Le livre devient plus 'sérieux'.
Je m'interroge aussi sur une scène à la fin, lorsque Arthur prend un verre avec l'écrivain et un une jeune fille qui remet ouvertement en doute la sincérité de la position française sur le dossier. Simple anecdote que les auteurs ont voulu retranscrire pour marquer le gouffre grandissant entre la tour d'ivoire de la diplomatie et la perception du public, ou pique féroce addressée à Lanzac pour apprter un éclairage différent sur cette position si noble de prime abord... Et je me trompe peut-être mais il me semble que c'est la seule scène sur les 2 tomes où la diplomatie est confrontée au 'monde réel', comme pour insister à quel point elle est parfois déconnectée.
Restent de francs éclats de rire, comme le concept du taylorisme du terrorisme (pas sûr d'avoir compris non plus :o))), le club Med ou le Chiffre :o)
Alleï, j'aurai pû lmui donner 1 ou même 3 points, mais il n'en avait pas besoin pour triompher aux bulles d'or |
 | |  |  | | Docteur C : | Oui mais il faut se souvenir aussi du fin mot de l'histoire : c'est Ben Katchor lui-même qui a conçu la maquette ainsi, et il se déclarait interrogé à ce sujet tout à fait satisfait du résultat (passage du format à l'italienne à la double page).
Bon alors on peut poser des limites à la "volonté de l'auteur", mais enfin cette conclusion dépassionne de manière amusante la polémique autour du "respect de l'œuvre". C'est Ben Katchor qui a conçu et voulu ce "tronçonnage" pour un passage d'un format à l'autre. |
D'un autre côté, l'éditeur arrive parfois avec un diktat de format que l'auteur valide ou rejette, ce qui équivaut à ne pas être édité. Si la volonté de Katchor était dictée par 'soit on tronçonne, soit on ne t'édite pas', c'est un autre problème |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Mr_Switch : | | On peut difficilement croire que ta question n'est pas ironique, Aba Sourdi... Le Julius Knipl de Casterman est l'Ecriture qui a mis le feu aux poudres, c'est celui dont parle l'Eprouvette. |
Tu oublies que j'ai une mémoire de poisson rouge ! De plus, les Eprouvette sont malheureusement dans mon grenier, faute de place. C'est marrant, dans mon souvenir c'était le "Louis Riel, l'insurgé" de Chester Brown qui avait fait tout un foin, je me rappelle que Menu trouvait le sous-titre rajouté "l'insurgé" complètement ridicule. Mais aucun souvenir de Ben Katchor, faut dire que je ne connaissais pas du tout à l'époque. C'est parce qu'il a été horriblement tronçonné pour entrer dans le format Ecritures, c'est ça ? Ah oui, maintenant ça me revient, en effet. |
Oui mais il faut se souvenir aussi du fin mot de l'histoire : c'est Ben Katchor lui-même qui a conçu la maquette ainsi, et il se déclarait interrogé à ce sujet tout à fait satisfait du résultat (passage du format à l'italienne à la double page).
Bon alors on peut poser des limites à la "volonté de l'auteur", mais enfin cette conclusion dépassionne de manière amusante la polémique autour du "respect de l'œuvre". C'est Ben Katchor qui a conçu et voulu ce "tronçonnage" pour un passage d'un format à l'autre.
A ta place j'attendrai quand même l'édition Rackham. |
 | |  |  | | C'est un format à l'italienne imprimé en double page à la française. |
 | |  |  | | Mr_Switch : | | On peut difficilement croire que ta question n'est pas ironique, Aba Sourdi... Le Julius Knipl de Casterman est l'Ecriture qui a mis le feu aux poudres, c'est celui dont parle l'Eprouvette. |
Tu oublies que j'ai une mémoire de poisson rouge ! De plus, les Eprouvette sont malheureusement dans mon grenier, faute de place. C'est marrant, dans mon souvenir c'était le "Louis Riel, l'insurgé" de Chester Brown qui avait fait tout un foin, je me rappelle que Menu trouvait le sous-titre rajouté "l'insurgé" complètement ridicule. Mais aucun souvenir de Ben Katchor, faut dire que je ne connaissais pas du tout à l'époque. C'est parce qu'il a été horriblement tronçonné pour entrer dans le format Ecritures, c'est ça ? Ah oui, maintenant ça me revient, en effet.
| NDZ : | | Il sera réédité par Rackham cette année il me semble. Si tu peux attendre, ça vaut le coup. |
Oui, c'est ce que je vais faire. Merci pour l'info !!! |
 | | Mael, 15.01.2012 à 11:49 | 342044 |
|  |  | | Il y avait un double problème, es scènes de sports assez nombreuses auxquelles je ne comprenait rien, mais aussi le fait que je trouve les actions décrites absolument pas claire : qui sont ces gens qu'ils croisent, d'où ils sortent, le frère qui débarque en plein milieu etc. Je veux pas dire que je voulais un descriptif de chaque personne, loin de là, si c'est subtilement amené tant mieux, sauf que là javais juste l'impression que c'était balancé sans maitrise et que la narration était vraiment hachée. Mais ça m'a tellement surpris (pas qu'à cause de ton avis très positif mais aussi parce qu'Acte sud Bd ont tendance a faire de bons livres) que je vais le relire dans un mois ou deux à tête reposée. |
 | | beuzno, 15.01.2012 à 11:23 | 342043 |
|  |  | | Mael : | Désolé beuzno je ne partage en effet pas ton enthousiasme ! Dans cet ouvrage nous suivons l'auteur, alors jeune joueur de rugby, qui traverse le monde pour jouer, et ces matchs amicaux sont toujours l'occasion de rencontre. Sauf que je n'ai pas du tout réussi à rentrer dedans. Je trouve l'aspect global séduisant (même si j'ai l'impression que les couleurs sont vachement ternie, comme bue par le papier) mais au fil des matchs j'ai surtout vu une suite de tactiques auquels je ne comprenais absolument rien. Du coup pour le néophyte absolu en rugby que je suis, c'est trop technique, je suis complètement perdu et la dimension humaine vantée par l'éditeur me semble complètement secondaire et passe en arrière plan. D'autant que quand des personnages arrivent ils m'nt semblé assez mal introduit, je ne comprenais jamais qui ils étaient, ni d'où ils sortait (qui sont ces joueurs ? Son frère continue à jouer au rugby ou pas ? etc...). Les premières pages étaient pourtant très emballantes. Je ressayerai peut-être plus tard en étant plus posé. En attendant, un petit ballon ovale. |
pour moi, dans ce livre, le rugby est le prétexte, le cadre (que j'adore) pour raconter des rencontres humaines autour du monde et je pensais qu'il n'était pas nécessaire de connaître le rugby pour apprécier
|
 | |  |  | | On peut difficilement croire que ta question n'est pas ironique, Aba Sourdi... Le Julius Knipl de Casterman est l'Ecriture qui a mis le feu aux poudres, c'est celui dont parle l'Eprouvette. |
 | | NDZ, 14.01.2012 à 20:38 | 342038 |
|  |  | | Aba Sourdi : | Je découvre seulement Ben Katchor et je suis émerveillé devant tant de densité, d'originalité, d'exigence, de drôlerie, de poésie urbaine. Du coup il me manque que celui chez Casterman-Ecritures, est-il horriblement mal édité comme d'habitude ou cela vaut-il quand même la peine faute de mieux ? |
Il sera réédité par Rackham cette année il me semble. Si tu peux attendre, ça vaut le coup. |
 | |  |  | Je découvre seulement Ben Katchor et je suis émerveillé devant tant de densité, d'originalité, d'exigence, de drôlerie, de poésie urbaine. Du coup il me manque que celui chez Casterman-Ecritures, est-il horriblement mal édité comme d'habitude ou cela vaut-il quand même la peine faute de mieux ? |
 | | Mael, 13.01.2012 à 20:41 | 342007 |
|  |  | | Bah je sais pas, y a de la compèt, moi je suis pas du tout du tout sportif du coup ça me fascinait pas. |
 | | effer, 13.01.2012 à 17:01 | 341999 |
|  |  | | Mael : | Désolé beuzno je ne partage en effet pas ton enthousiasme ! Dans cet ouvrage nous suivons l'auteur, alors jeune joueur de rugby, qui traverse le monde pour jouer, et ces matchs amicaux sont toujours l'occasion de rencontre. Sauf que je n'ai pas du tout réussi à rentrer dedans. Je trouve l'aspect global séduisant (même si j'ai l'impression que les couleurs sont vachement ternie, comme bue par le papier) mais au fil des matchs j'ai surtout vu une suite de tactiques auquels je ne comprenais absolument rien. Du coup pour le néophyte absolu en rugby que je suis, c'est trop technique, je suis complètement perdu et la dimension humaine vantée par l'éditeur me semble complètement secondaire et passe en arrière plan. D'autant que quand des personnages arrivent ils m'nt semblé assez mal introduit, je ne comprenais jamais qui ils étaient, ni d'où ils sortait (qui sont ces joueurs ? Son frère continue à jouer au rugby ou pas ? etc...). Les premières pages étaient pourtant très emballantes. Je ressayerai peut-être plus tard en étant plus posé. En attendant, un petit ballon ovale. |
Ce n'est pas un album pour "footeux", alors?
;)) |
 | | Mael, 13.01.2012 à 0:59 | 341976 |
|  |  | Désolé beuzno je ne partage en effet pas ton enthousiasme ! Dans cet ouvrage nous suivons l'auteur, alors jeune joueur de rugby, qui traverse le monde pour jouer, et ces matchs amicaux sont toujours l'occasion de rencontre. Sauf que je n'ai pas du tout réussi à rentrer dedans. Je trouve l'aspect global séduisant (même si j'ai l'impression que les couleurs sont vachement ternie, comme bue par le papier) mais au fil des matchs j'ai surtout vu une suite de tactiques auquels je ne comprenais absolument rien. Du coup pour le néophyte absolu en rugby que je suis, c'est trop technique, je suis complètement perdu et la dimension humaine vantée par l'éditeur me semble complètement secondaire et passe en arrière plan. D'autant que quand des personnages arrivent ils m'nt semblé assez mal introduit, je ne comprenais jamais qui ils étaient, ni d'où ils sortait (qui sont ces joueurs ? Son frère continue à jouer au rugby ou pas ? etc...). Les premières pages étaient pourtant très emballantes. Je ressayerai peut-être plus tard en étant plus posé. En attendant, un petit ballon ovale. |
 | |  |  | Quand j'ai feuilleté le bouquin, la première chose que j'ai ressentie, ce sont les couleurs. En effet, elles me semblaient inadéquates. Je ne dis pas "mauvaises", je dis "inadéquates". J'avais l'impression qu'elles ne faisaient pas corps avec le dessin, que le dessin n'avait pas été fait pour être colorisé. Un peu comme certains vieux comics N&B qui sont édités en couleurs. Au début de lecture, j'ai bien ressenti ça. Et puis finalement ça s'est estompé. Il y a même parfois un petit côté chromo qui ne fait qu'augmenter le côté sordide de l'histoire. Au final, elles ne sont pas si mal, ces couleurs. Laurent, j'espère ne pas trop te vexer...
Quant à l'histoire, elle est forcément intéressante, puisqu'elle traite du 17 octobre 1961 et d'événements oubliés. La fin est peut-être un peu rapide et notre personnage central pas autant affecté qu'il devrait. Autre petit problème, il s'agit une fiction à partir d'une histoire vraie... Or la préface et le dossier final mettent en contraste les différences entre l'histoire vraie et la fiction... au risque d'ôter de l'intérêt à la bande elle-même... |
 | | Mael, 10.01.2012 à 21:58 | 341919 |
|  |  | Je me souviens que celui là m'avait vraiment retourné petit, ce grand aigle... je n'étais pas fan de réalisme et pourtant ça marchait impec sur moi ! (Par contre aucun souvenir de l'épisode avec le dromadaire). |
 | |  |  | Petit-Renard - Le monstre de la prairie.
L'exemple-type de l'histoire qui fut trop et pas assez. L'exemple de l'ingratitude du lecteur. Je suivais ça dans Astrapi. Enfin, non, justement. Je lisais chaque parcelle de mon Astrapi sauf "Le monstre de la prairie". C'était dessiné dans un style "réaliste", comme pour les grands. Pas pour moi. C'était rasoir. Ca ne m'intéressait pas ! Je caricature à peine : je n'avais aucune idée de l'histoire jusqu'à la semaine dernière. Je n'avais pas réalisé qu'il y avait des dromadaires dans l'histoire. En réalité, si je n'ai vraiment jamais lu cet épisode jusqu'alors, j'avais lu l'épisode suivant (inédit en album : la louve d'argent) qui parle d'un loup et qui avait su susciter une curiosité chez moi.
"Le monstre de la prairie" était donc trop pour les grands.
Et maintement l'épisode lu en entier, fatalement quel est le verdict ? Bin, le dessin est bien mignon ! Et le scénario un peu simpliste ou plus l'antagonisme trop vite, trop facilement défait.
Ingratitude. |
 | | NDZ, 08.01.2012 à 15:59 | 341883 |
|  |  | Dans le 2, Taillard est un peu moins barré...
Dans le 2, Taillard est un peu moins insupportable...
Dans le 2, Taillard est un peu moins fou...
Dans le 2, Taillard est un peu plus prétentieux...
Reste que, bien que l'on ne soit plus dans le récit initiatique génial, pétaradant et hilarant, on a toujours, dans ce deuxième tome, des séquences fabuleuses comme la visite en Russie... en espagnol et surtout, pour moi THE séquence du tome 2, les vacances de Taillard au club med :))
De là à dire qu'il est complaisant, ce bouquin, n'exagérons rien: ça décrit quand-même un microcosme de fêlés du bocal, imbus de leurs propres personnes, persuadés d'avoir une destinée mondiale, qui naviguent à vue, font un boulot essentiel dans un mélange des genres plus que dérangeant... (la diplomatie et ce mélange du "renseignement" sur la vie privée, de flatteries, de superficialité, d'hypocrisie, etc; la prise de décisions comme le déclenchement d'une guerre, sur un feeling - heureusement bon sur ce coup-ci - ou sur des rancunes ?).
Une belle oeuvre qui montre que l'on est gouvernés par tout sauf la Raison. |
 | | Mael, 08.01.2012 à 12:15 | 341879 |
|  |  | Anoeta : Dans le 1 c'est le côté grand guinol qui est plus marqué, c'est vrai (notamment l'appel à ses amis poètes etc.), mais en fait j'ai lu les 2 tomes d'un coup donc j'en garde l'image d'un homme certes irritable et grandiloquent, mais avec une vision.
Quand un Maupas je le vois comme un très proche de Taillard, un ami, et savoir s'entourer est également une très grande qualité pour un homme politique. Et une des premières pour un ministre, on le sait bien leur rôle est d'incarner leur ministère, pas de le faire tourner, ils ont un cabinet pour ça et la série le montre très bien.
Mais c'est vrai que dans le 2 Taillard est habité, ne veut pas démordre de sa position et y va contre son ministère même, qui finit par le suivre, avec toute l'opinion publique, c'est assez beau. Ha et cette séquence où il veut convaincre tous les pays du conseil de sécurité de le rejoindre sur sa motion... Le caïman du président de l'Oubanga... |
 | | Anoeta, 08.01.2012 à 10:56 | 341877 |
|  |  | | Mael : | J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture. |
Je n'avais lu que le tome 1 et jusque là j'étais tout à fait d'accord. La remarque suivante m'a surprise :
| Mael : | | On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. |
C'est très vrai pour le second tome beaucoup moins pour le premier.
Le premier tome avait un côté ministère ridicule :
- Celui qui tenait les rennes semblait être Maupas plus que Taillard.
- Les conseillers se tiraient tous dans les pattes.
- Chirac était absent à l'image de son mandat.
Ici c'est bien Taillard qui tient son ministère et non pas Maupas. Peut être que Arthur a vraiment été fasciné par le personnage au point de ne voir plus que par lui.
Je ne suis pas sur que le gag du falcon (très réussi par ailleurs) aurait été traité de la m^me manière dans le tome 1. Le pauvre ministre qui voyage dans un petit avion qui fait du bruit...
Enfin, concernant Chirac, on voit le président d'un côté "ce bon vieux Chirac" qui m'agace pas mal... |
 | | THYUIG, 07.01.2012 à 17:15 | 341871 |
|  |  | | Mr_Switch : | Où l'objet-livre se mêle étroitement au livre-récit. Ce n'est pas inédit, mais ça fait toujours son petit effet. Je n'en dirais pas plus. Glop. |
C'est très bien ça ouais, je me suis régalé ! |
 | |  |  | | Une question me vient : si ce livre avait été un cadeau-adhérents, cela t'aurait peut-être moins choqué ? Parce qu'il ne faut pas oublier que c'est ça aussi L'Asso, c'est des publications collectives légères où on joue de l'émulation entre auteurs pour proposer quelque chose qui intéresse les amateurs. Pour moi ce livre se situe dans cette lignée "pour amateurs", bien que le sujet en soit grave par la force des choses. Je comprends donc qu'on puisse regretter qu'il n'ait pas gardé un statut confidentiel réservé aux fans. Mais tous les sympathisants ne sont pas adhérents et il y avait ici un souci de transmettre des vérités historiques au plus de monde possible, voilà tout. |
 | |  |  | | Docteur C : | | D'ailleurs j'ai vraiment détesté le texte "leçon de morale sophistique de copain" de Sfar ouvrant ses pages de carnets "censurées". Sophisme, parce qu'il superpose le retrait de ces pages des carnets par Menu à la page sur La vallée des merveilles publiée dans L'Eprouvette. Mais la retranscription subjective d'une conversation dans un restau n'a rien à voir avec la critique (parodie) d'un livre publié. |
Tu mets "parodie" entre parenthèses mais pour moi c'est ça l'essentiel, ce qui m'avait surpris à l'époque c'est que cette page était purement gratuite, pas du tout argumentée, contrairement à tout le reste de la revue. Pourquoi Menu n'a t-il pas fait une vraie critique de La Vallée des Merveilles ? Parce qu'il y avait une histoire d'amitié qui se jouait là-dedans, par conséquent on peut tout à fait placer ça sur le même plan que l'affaire des pages de carnet.
| Docteur C : | | En lisant ce livre dans sa globalité, j'ai l'impression d'être une cible. D'être traitée comme une groupie un peu bêtasse à gaver avec des petites histoires pour groupie. Et pas beaucoup plus que ça. Ce qui fait que passer un moment de dégoût un peu poisseux, je me désintéresse... |
Je comprends cet argument. Heureusement que de mon côté je connaissais la plupart des éléments factuels de l'histoire, car sinon j'aurais vraiment eu l'impression d'être dans une position un peu régressive, style le gars qui veut absolument connaître les détails les plus croustillants de la vie de ses idoles. Mais je n'ai pas l'impression que ce livre joue le voyeurisme chirurgical, au contraire ça reste dans le sentiment, comme tu l'as remarqué. De plus, il n'y a même pas d'effet de suspense, la structure est subtile. Mais je ne dis pas non plus que c'est un chef-d'oeuvre absolu de la bande dessinée, ça reste un livre destiné aux fans de L'Asso, pour ça on est d'accord. |
 | |  |  | Où l'objet-livre se mêle étroitement au livre-récit. Ce n'est pas inédit, mais ça fait toujours son petit effet. Je n'en dirais pas plus. Glop. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Ici je pense qu'il se justifie parce qu'on a affaire à une affaire humaine tellement complexe qu'il faut se décharger du souci formel pour mieux aller au fond des choses, sinon on se cacherait trop derrière l'art. C'est ce que j'ai toujours pensé concernant l'autobio, même en tant qu'auteur d'ailleurs (bien que mes pages autobio ne soient plus depuis longtemps visibles donc je parle dans le vide). |
Ce livre prétend se donner un objet à penser : L'Association, comme structure éditoriale, "aventure humaine" si vous voulez.
Ce livre a prétendu "contrecarrer" les visions délirantes d'un certain JCM sur le fonctionnement de ladite structure, et rétablir une vérité sur le rôle des fondateurs etc.
Ce livre est publié à L'Association, qui se veut une maison d'édition accueillant des travaux qui ne seraient pas "mainstream", mais expérimentaux, difficiles, etc. Enfin c'est ce que j'ai toujours lu sous la plume de tout le monde.
Or, pour moi lecteur, ce livre est mainstream. Formellement, pour la plupart des pages, c'est du réchauffé, et mou.
Or je ne reproche pas exactement à Lewis Trondheim de faire du Lewis Trondheim, il n'a pas fait que des petits riens, mais bien d'autres choses, au cours des années, mais d'être dans un service assez minimum, et d'appuyer sur le ressort émotif, sentimental, de jouer avec les sentiments du lecteur et de leur laisser une bien plus large place qu'à tout autre considération (en bref faire du sentimentalisme). La même pour Killoffer. Mais j'ai quand même du mal à penser qu'après vingt ans d'Association tout ce qu'il y a à figurer est un jeu avec la personnalité/le personnage de Menu, des rapports avec lui, avec quelques anecdotes "copains", et pas beaucoup plus que ça.
Le travail autobio de Fabrice Neaud ne fonctionne pas du tout comme ça (même s'il a pu verser dans le sentimentalisme, dans son Journal I, c'était du sentimentalisme pur, qui ne se donnait rien d'autre pour objet que ledit sentiment).
Or, ancien adhérent, ayant beaucoup lu Lapin, etc., j'ai quand même l'impression que ce livre ne retranscrit pas grand-chose de ce qu'a pu être l'Association, mais plutôt des bribes d'anecdotes surtout sentimentales, et du sensationnalisme sur un coin de table (de restaurant japonais). Pas seulement. Mais majoritairement.
Je n'aime pas les positions que prennent ces auteurs au fil du temps (Trondheim, David B, Joann Sfar, et ici même Killoffer), leur position sociale a changé, et leurs travaux autobiographiques pas vraiment, on est dans un même traitement un peu faussement naïf des évènements, formellement plus très mouvant, et ça ne me paraît plus pertinent, un peu vain, vide, au moins trop léger. D'ailleurs j'ai vraiment détesté le texte "leçon de morale sophistique de copain" de Sfar ouvrant ses pages de carnets "censurées". Sophisme, parce qu'il superpose le retrait de ces pages des carnets par Menu à la page sur La vallée des merveilles publiée dans L'Eprouvette. Mais la retranscription subjective d'une conversation dans un restau n'a rien à voir avec la critique (parodie) d'un livre publié. Si non? Non. De toute façon rien n'est poussé au rang de problème philosophique.
En lisant ce livre dans sa globalité, j'ai l'impression d'être une cible. D'être traitée comme une groupie un peu bêtasse à gaver avec des petites histoires pour groupie. Et pas beaucoup plus que ça. Ce qui fait que passer un moment de dégoût un peu poisseux, je me désintéresse...
Alors parlons de jeu formel référentiel, parlons de gentil bordel structurel (un peu lâché, un peu accidentel, franchement patine à tous les étages). Non, ce n'est pas là que commence l'analyse de ce livre, et certainement pas structurelle. Allister, de qui te moques-tu, de Trondheim ou de moi? |
 | |  |  | | Bon, c'était seulement "tu te moques de qui?", mais j'aime bien jouer mes vierges effarouchées. Et puis à vrai dire, j'ai été surtout surpris de prendre un certain plaisir à lire un livre qui s'annonçait comme un recueil d'anecdotes, et dont j'ai trouvé qu'il réussissait à être aussi un peu autre chose. A propos de rien, comme je n'achète pas souvent de nouveautés et que je m'ennuyais, j'ai lu le livre deux-trois fois. J'avais trouvé ça vraiment très léger à la première lecture, j'ai commencé à l'apprécier avec les suivantes. |
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