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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | SydN, 24.02.2012 à 21:34 | 343146 |
|  |  | Heu...
Il a ses règles?
Non franchement, je me suis relu, je ne vois pas ce que j'ai pu dire de si terrible...
1/ Je suis désolé si je t'ai faché, mais si je ne trompe pas tu considère le personnage de Jules comme étant le centre de la série et donc de l'univers de la série, et que par conséquent, s'il n'est pas présent tout le temps dans le récit, tout s'écroule... Bon. Je trouve ça interessant comme idée, mais ce n'est qu'une idée et mais je n'y crois pas trop (dans le sens où je ne pense pas que Bravo l'ai pensé ainsi). Dans ton explication Jules n'est plus seulement le personnage central du récit mais une sorte de référent dont tout l'univers de la série découle. Si c'est pas un concept, explique moi ce que c'est...
2/ Ben écoute ne pas voir les leçons de morales assainées par les E.T. du genre "vous pourrissez votre planète c'est pas bien". OK, on a compris, au jour d'aujourd'hui je ne vois pas qui dirait le contraire (même si personne ne change grand chose, mais ça c'est pas en donnant des lecons si évidentes que Bravo changera les choses...). Surtout qu'il y avait plein de moyen de dire celà de manière plus fine. Comme par exemple, faire constater à Jules l'ampleur du désastre terrestre et ses enjeux, on comprendrait de suite que c'est mal. Pas la peine de le dire de manière si flagrante. Surtout qu'il nous l'assaine au moins 4 fois dans le bouquin...pfff... Relis le passage sur la barque dans le spirou aussi, tu comprendra ce que je veux dire par manque de subtilité dans sa façon de proposer sa morale. Ca fait donneur de leçon, moi j'aime pas. C'est mon point de vue.
3/ ben écoute, si je te dis que j'ai pas compris, c'est pas pour t'embêter hein. C'était plus un appel pour que tu reformule plus clairement...
Sache que ma seule motivation est de discuter d'échanger des points de vue. Si on a plus le droit de ne pas être d'accord, où va-t-on? |
 | |  |  | | THYUIG : | ben écoute, sydn, je ne sais pas quoi te dire, je rebondis gentiment sur ce que tu dis mais 1/ je conceptualise 2/ je confonds morale et moralisant et 3/ on ne comprend pas ce que je veux dire...
So well, bonne continuation. |
surtout que tu confonds morale et maralisant :o)
la marale est un concept que je ne comprends pas trop :o))))))))) |
 | | THYUIG, 24.02.2012 à 16:11 | 343142 |
|  |  | ben écoute, sydn, je ne sais pas quoi te dire, je rebondis gentiment sur ce que tu dis mais 1/ je conceptualise 2/ je confonds morale et moralisant et 3/ on ne comprend pas ce que je veux dire...
So well, bonne continuation. |
 | | SydN, 24.02.2012 à 14:17 | 343138 |
|  |  | | THYUIG : | | c'est intéressant ce que tu dis sur la rythmique du récit (je suis moins d'accord sur le côté maralisateur qui ne me parait pas tant que ça hors de propos, surtout qu'avec Jules, on suit un héros qui découvre le monde) |
Non mais attention, je n'ai rien contre la morale, j'ai seulement du mal avec le moralisant. C'est différent. Une oeuvre peut être lourde de sens et faire réfléchir sans pour autant donner ouvertement des leçons du ça c'est bien, ça c'est pas bien.
De souvenir les 4 premiers tomes de Jules étaient moraux, mais pas moralisateurs.
| THYUIG : | | Bravo ets donc lui-même condamné à suivre son personnage tout le temps parce que sans ce référant, le monde n'existe pas, seul le regard de Jules le fait naitre. Et ça laisse comme tu le soulignes un récit au rythme épuisant (sur ce tome particulièrement, trop long, trop harrassant) |
A mon avis tu conceptualise trop :)
Et c'est moi qui dit ça lol
Je ne pense pas que Bravo pousse sa réflexion formelle jusque là, mais je peux me tromper ;)
Je pense que c'est seulement un choix rythmique qu'il a fait pour garder le lecteur accroché, ça s'arrête là.
Et puis même s'il a conceptualisé à un tel point, pourquoi pas, mais ça reste du domaine du choix: le choix entre la cohérence d'un concept et le plaisir de lecture. A ce niveau je préfère dire que le plaisir de lecture passe avant tout, car ce concept -si ca en est un- est loin d'être indispensable. Donc dans tout les cas, celà m'apparait comme un mauvais choix. Même si je le répète, à ce jeu là il s'en sort pas si mal !
| THYUIG : | | mais qui oublie de faire évoluer le récit vers des eaux plus saumatres et moins uninanimement limpides. |
je ne comprend pas cette fin de phrase ... (?) |
 | |  |  | Ai fini Les derniers jours de Stefan Zweig chez Casterman :
C'est la meilleure bd de ce début d'année pour moi (il faut dire que l'actualité n'est pas très riche). Tout d'abord, j'adore le dessin de Sorel. J'apprécie de le voir quitter les récits lovecraftiens (bien que j'adore le fils du grimacier). Il signe des planches d'une grande beauté formelle accentuée par de splendides couleurs qui rendent justice au brésil.
Je n'avais pas lu le livre de Seksik dont cette bd est l'adaptation. Je ne peux donc que parler de mon plaisir de lecture et pas émettre de jugement sur la qualité de cette adaptation.
Tout l'histoire peut se résumer au titre. Je pense que si on n' apprécie pas l'œuvre de Stefan Zweig on ne pourra pas apprécier cet ouvrage ( d'ailleurs aura t'on envie de le lire ?).
Je trouve que le scénario fait bien ressentir le spleen si particulier de Zweig. L'ouvrage n'est pas particulièrement tendre avec lui. Son choix peut paraître d'une grande lâcheté. L'émotion vient du sort de cette jeune épouse qui par amour accepte de suivre son mari dans une voie ou elle va à reculons.
Nous avons donc une belle histoire d'amour mais aussi la description d'une période dure pour les juifs ayant fui l'Allemagne nazie. Ils ont survécu mais toutes les horribles nouvelles de l'Europe les affectent au plus hauts points.
Enfin, je n'avais qu'une envie me replonger dans l'œuvre de Zweig à la fin de la lecture de cette bd. Je pense que c'était aussi le but des auteurs. Pari réussi.
Bref 85 pages de très bonnes lectures 4.5/5
ps: Je pense cependant que cette bd pourra être un sommet d'ennui pour certains. On peut être hermétique à la beauté de cette oeuvre. Il ne s'y passe pas grand chose, la fin est connue etc. |
 | | THYUIG, 23.02.2012 à 12:26 | 343122 |
|  |  | | SydN : | Quand même bien meilleur (car plus rythmé et moins lourdeau) que le précédent. Néanmoins, je trouve qu'Emile Bravo commence fortement à être énervant à vouloir donner des leçons de morales simplistes et consensuelles. Le précédent tome de Jules était très largement entaché par cette façon caricaturale et sans finesse de proposer son propos, Le Spirou aussi avait ses passages d'idéologie moralisante bien lourds (la promenade en barque, navrante...). Dans ce tome-ci, même si Emile Bravo continue à faire son donneur de leçon, il faut avouer que c'est mieux intégré au récit, moins direct (malgré quelques diatribes sur la religion), plus subtil en somme.
Par contre il y a quelques chose d'autre qui me gène. Je ne sais aps si ça vient de moi ou de lui, car j'ai l'impression qu'il a toujours fait ça (il va falloir que je relise les 1ers tomes), c'est sa façon de ne pas utiliser de grandes ellipses, de faire un récit dans la continuité, où on ne lache jamais les héros. C'est un peu étouffant, et rythmiquement parlant, c'est réussit, chapeau, mais on sent souvent que certains dialogues ou situations sont là pour faire la transition entre deux scènes. Les ficelles sont un peu trop voyantes à mon goût...
Donc, 3 soucoupes volantes. |
c'est intéressant ce que tu dis sur la rythmique du récit (je suis moins d'accord sur le côté maralisateur qui ne me parait pas tant que ça hors de propos, surtout qu'avec Jules, on suit un héros qui découvre le monde), mais pour moi, c'est surtout du fait que Jules est le personnage par lequel on suit l'histoire. ET c'est un candide qui n'imagine jamais que le monde puisse évoluer alors qu'il ne le regarde pas. Bravo est attaché à son personnage, il lui sert de jalon pour jauger la moralité du monde contemporain, c'est un outil neutre, car mis à part une jalousie toute adolescente, Jules est quand même ce personnage qui fait tout bien, un tintin plus jeune quoi.
Bravo ets donc lui-même condamné à suivre son personnage tout le temps parce que sans ce référant, le monde n'existe pas, seul le regard de Jules le fait naitre. Et ça laisse comme tu le soulignes un récit au rythme épuisant (sur ce tome particulièrement, trop long, trop harrassant) mais qui oublie de faire évoluer le récit vers des eaux plus saumatres et moins uninanimement limpides. |
 | | Marie, 23.02.2012 à 12:11 | 343121 |
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Peut-être que je n’ai pas lu assez de Larcenet, mais ce récit m’a fait sourire plus d’une fois et à la fin du bouquin j’avais définitivement l’air idiot et satisfait. Pourtant c’était pas gagné car j’ai mis des semaines avant de le lire après l’avoir presqu’acheté sous la contrainte d’un libraire enthousiaste. C’est vrai quoi, Valerian c’est ma madeleine cosmique, mes premiers émois spatio-temporels. Pas touche à l’icône sacrée avec des caricatures grossières ! Et puis j’ai réalisé que cette réappropriation était peut-être la meilleure opportunité de profiter encore de ce terrain de jeu fabuleux sans être déçu par des auteurs à l’inspiration épuisée par tant d’années de labeur méritant (du moins tant que l’aventure est de cette qualité). Je ne peux pas présager des suivants, mais celui-ci a su ajuster l’apport personnel indispensable à l’univers original.
Juste un soupçon de mélancolie au souvenir de l’ancienne opulence baroque colorée et fastueuse, et d’une Laureline qui ne ressemblait pas à un marshmallow mâchouillé.
4 insultes à agent stellaire

Dessin et scénario faits de routines et de récup, fin bâclée. Certes, l'auteur n'a jamais été subtil dans l’envoi de messages, mais cette fois on a carrément droit aux lancers d’enclumes (avec sa pièce maîtresse, la grosse Bertha de l'art moderne). Que la série Jeremiah ne soit plus que l'ombre d'elle-même n'est pas une découverte, mais celui-ci est vraiment l’album de trop. J’en suis gênée pour l'auteur, on va dire que je n’ai rien vu et que ce T.31 n’a jamais existé.
… Larcenet ne serait pas intéressé ?
1 pauv'fantasme de lonesome motard

Oh la belle surprise ! C’est vrai quand on y pense, pénétrer dans l’enceinte d’une piscine c’est comme traverser le miroir ou tomber dans le terrier du lapin et désormais devoir obéir à de nouvelles règles et suivre de bien étranges coutumes. Vous imaginez vivre à tout jamais dans ce monde clos à la faune et la flore devenues luxuriantes, figé hors du temps sous une immense verrière sans entrée mais avec peut-être une sortie tapie au fond de la fosse ? François Schuiten aurait pu donner naissance à un tel délire, mais c’est Marine Blandin qui l’a fait en plus ondoyant et amusant.
Bien sûr il y a quelques faiblesses et je conçois que l’absence de réponses au pourquoi et au comment énerve l’esprit cartésien. Mais quelle importance puisque l’essentiel est de flotter dans les bulles et les glouglous de l’imaginaire.
5 cuisses musclées
Oh wait ! 5 paires de cuisses musclées
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 | | SydN, 23.02.2012 à 11:19 | 343115 |
|  |  | Quand même bien meilleur (car plus rythmé et moins lourdeau) que le précédent. Néanmoins, je trouve qu'Emile Bravo commence fortement à être énervant à vouloir donner des leçons de morales simplistes et consensuelles. Le précédent tome de Jules était très largement entaché par cette façon caricaturale et sans finesse de proposer son propos, Le Spirou aussi avait ses passages d'idéologie moralisante bien lourds (la promenade en barque, navrante...). Dans ce tome-ci, même si Emile Bravo continue à faire son donneur de leçon, il faut avouer que c'est mieux intégré au récit, moins direct (malgré quelques diatribes sur la religion), plus subtil en somme.
Par contre il y a quelques chose d'autre qui me gène. Je ne sais aps si ça vient de moi ou de lui, car j'ai l'impression qu'il a toujours fait ça (il va falloir que je relise les 1ers tomes), c'est sa façon de ne pas utiliser de grandes ellipses, de faire un récit dans la continuité, où on ne lache jamais les héros. C'est un peu étouffant, et rythmiquement parlant, c'est réussit, chapeau, mais on sent souvent que certains dialogues ou situations sont là pour faire la transition entre deux scènes. Les ficelles sont un peu trop voyantes à mon goût...
Donc, 3 soucoupes volantes. |
 | | SydN, 22.02.2012 à 17:10 | 343105 |
|  |  | ah oui, 3 pressions |
 | | SydN, 22.02.2012 à 17:10 | 343104 |
|  |  | On nous annonce du Valérian vu par Larcenet, et on a bien du Valérian vu par Larcenet. On y retrouve tous les ingrédients attendus. De la SF, bien sûr, mais aussi une bonne dose d'humour et de piliers de bars... Du coup sans se lit bien, c'est sympa et tout. Mais sans grande surprise...
Notez que l'humour Larcenien, tout comme l'humour Trondheimien, je commence à trop le connaître et à trouver ça moins drôle avec le temps. Je vois les trucs venir à des kilomètres, du coup ça marche peut être moins bien sur moi à ce niveau là que sur d'autres... Est-ce dut à une "baisse" de leur capacité à être drôle ou une baisse de ma capaciter à trouver leurs humour drôle?
Je ne sais pas trop... |
 | | Anoeta, 15.02.2012 à 11:22 | 342981 |
|  |  | 
Ça y est, c'est lu.
Première remarque : ce n'est livre nous est présenté à plusieurs reprises comme la volonté de 3 hommes: David B, Killofer et Stanislas. Il est marrant de voir comme les deux derniers auteurs sont très discrets sur le sujet en particuliers Stanislas qui ne fait pas un seul commentaire.
Il est intéressant de passer d'un univers à un autre, de Trondheim à Sfar puis à David B... Surtout quand ils racontent le même événement. On se rend compte mis bout à bout du talent de chaque et donc de la puissance de l'ensemble.
Évidemment il manque le principal intéressé, on pourra trouver cela regrettable mais c'est ainsi. Du point de vue des auteurs présents c'est l'impression de gâchis qui prédomine. Concernant le personnage Menu en lui-même, je trouve que Trondheim aurait pu passer sous silence une ou deux choses.
4 nuages |
 | |  |  | | c'est bien pour ça que j' fais l'impasse sur les enfants de Jessica :op |
 | |  |  | | D'un autre côté tout le monde a des casseroles ici, Thierry avec Jessica, June avec l'heure des sorcières :o). |
 | | crepp, 14.02.2012 à 12:30 | 342967 |
|  |  | he he he he he ... tu pouvais pas te souvenir d'un truc plus sympa pour moi :o))
et merci bien. |
 | |  |  | | Pierre : | | Ce bon vieux crepp ! Ah, qu'elles sont loin nos conversations sur les mérites graphiques de James Healer ... Souvenirs souvenirs. Heureux de te revoir parmi nous. |
James Healer ? La Troisième Vague ? Guido da Vita ? Yves Swolfs ?
Un autre lieu... un autre temps... |
 | | Pierre, 13.02.2012 à 23:53 | 342960 |
|  |  | | Ce bon vieux crepp ! Ah, qu'elles sont loin nos conversations sur les mérites graphiques de James Healer ... Souvenirs souvenirs. Heureux de te revoir parmi nous. |
 | | crepp, 12.02.2012 à 21:42 | 342936 |
|  |  | 
C'est étrange quand j'ai regardé l'album en librairie, le vendeur vient me voir et me dit, c'est une merveille mais il ne faut pas s'attarder sur le dessin.
je lui demande pourquoi ?
Ben vous savez c'est particulier ...
Non mais ne vous inquiétez pas, j'apprécie beaucoup le graphisme de Bruno.
Il me dit :"dans ce cas, achetez le"
Ca tombe bien, c'est ce que je comptais faire.
Bref tout ça pour expliquer que j'ai toujours eu un faible pour Bruno, J'ai déjà été très étonné et en bien sur l'ambiance générale et le polar "américain" d'Inner City Blues.
Je suis devenu un vrai adepte avec les très drôles aventures de Michel Swing (coureur automobile).
Donc replonger un peu dans le milieu BD avec Lui, m'a paru naturel, c'est pourtant pas le premier nom auquel j'avais pensé.
En tout cas bonne pioche. Atar Gull s'attarde donc au destin d'un esclave, d'un esclave "modèle", le titre peut paraitre étrange car la notion d'être un modèle pour un esclave n'est pas si facile que cela a montrer, mais en lisant on comprend très vite.
On a donc l'origine, la route, et la plantation, pour finir là où on ne s'y attend pas.
Le grand soulagement à la lecture, est de voir que les auteurs ne sont pas tombés dans "l'esclavagisme c'est mal", ils n'ont pas essayé de démontrer ce fait, ils ont juste montré le parcours d'un homme, et surtout de sa vengeance.
C'est très prenant, C'est beau, c'est touchant.
Bref Bruno me surprend encore.
Un petit bémol peut être il y a un autre personnage très intriguant dans ce livre, celui du capitaine Brulart, personnage sombre et torturé, il est excellent, mais j'avoue avoir eu un manque de ne pas trop se faire croiser Brulart et Atar Gul, même si en même temps le passage dans la prison prend peut être de l'ampleur.
Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, une très agréable lecture.
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 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Être si léger ce serait forcément insulter l'oeuvre ? |
Je ne critique pas ta légèreté, je questionne ta lourdeur. Celle accumulée au fil des posts, celle qui pèse de plus en plus.
| Aba Sourdi : | | je ne vois pas pourquoi la forme de l'échange, même écrit, devrait forcément toujours emprunter les voies cérébrales alors que nos élans d'amour spontanés nous poussent souvent à exprimer sans fard notre enthousiasme. |
Arrête ça. Précisément ça. Ce cinéma. Tes cloisonnements sans nuances, l'élan primordial décervelé, tes étiquettes manichéennes à deux sous : l'amour ou l'intellect, l'enthousiasme ou la réflexion... Le fait est que je n'aime pas sans intelligence, je ne m'enthousiasme pas sans réfléchir, et je ne pense pas sans affects. Moi. Personne. Même pas toi, quoi que tu t'évertues à raconter.
| Aba Sourdi : | | Si c'est ma paresse qui est incriminée, alors je plaide coupable, aucun problème. |
Et inlassablement, tu présentes le bâton pour te faire battre... Auras-tu au moins remarqué à quel point je résiste à tes propositions de flagellation publique ? A quel point elles ne m'intéressent pas ?
| Aba Sourdi : | | N'empêche que je suis persuadé que la difficulté que j'ai à te comprendre vient aussi de l'absence de paramètres qui sont essentiels pour ma nounours-attitude, à savoir le ton de la voix, le regard, etc. |
Arrête. Parle-moi, si tu veux (rien ne t'y oblige et je ne t'y force pas). Mais arrête de te tordre pour m'éviter.
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 | |  |  | | Bicephale : | | Aba Sourdi : | | Je pensais plutôt que tu allais sauter sur ma contradiction qui est de continuer à poster alors que je crache sur l'aire où je poste, et tu aurais eu raison. |
Encore une fois (la dernière, et puis je m'en irai faire autre chose) : lis-moi au lieu de fantasmer ce que je pourrais ou devrais écrire. |
Je peux comprendre que tu croies que j'essaie de noyer le poisson, simplement je ne comprends pas comment un post inutile comme celui qui est incriminé puisse devenir un post si dangereux alors qu'il se résumait à "vous avez trop raison les mecs, moi aussi je suis fan de Ronald Grandpey et je le dis tout haut car je n'ai que ça à faire et je me prends pas la tête avant de poster". Être si léger ce serait forcément insulter l'oeuvre ? Si oui, nous sommes face à deux conceptions d'un forum : je pense pour ma part qu'on y a la liberté d'être insouciant et désincarné, contrairement à notre création artistique qui doit coller à nous-même jusqu'au moindre trait. Alors certes, on parle de livres et on lit surtout avec notre cerveau, mais je ne vois pas pourquoi la forme de l'échange, même écrit, devrait forcément toujours emprunter les voies cérébrales alors que nos élans d'amour spontanés nous poussent souvent à exprimer sans fard notre enthousiasme. Pour creuser ce que me fait ressentir esthétiquement Franky Bartol, crois-moi qu'il faudrait que je prenne le temps d'écrire une chronique et que je suis bien trop paresseux pour ça. Si c'est ma paresse qui est incriminée, alors je plaide coupable, aucun problème.
(N'empêche que je suis persuadé que la difficulté que j'ai à te comprendre vient aussi de l'absence de paramètres qui sont essentiels pour ma nounours-attitude, à savoir le ton de la voix, le regard, etc. Tu n'es pas le premier forumeux qui semble ne pas accepter le reproche d'agressivité que je lui porte, je dois sans doute attribuer à "l'autrui pas content du net" une voix toujours trop forte et péremptoire. Je ne dis pas que moi je ne suis pas péremptoire hein, sur le net on apparaît tous comme des gros lourds péremptoires. Mais dans la vraie vie il n'y a quand même pas grand monde qui l'est, on est vite trahi par des gestes divers qui marquent la gêne ou le manque d'assurance.) |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Je pensais plutôt que tu allais sauter sur ma contradiction qui est de continuer à poster alors que je crache sur l'aire où je poste, et tu aurais eu raison. |
Encore une fois (la dernière, et puis je m'en irai faire autre chose) : lis-moi au lieu de fantasmer ce que je pourrais ou devrais écrire.
| Aba Sourdi : | | Si tu souhaites continuer ce sera par message privé car il y a des limites au déballage de petit nounours hyper-sensible que j'inflige à tous. |
Le coup du MP... le classique des classiques... Je ne viens pas sur un forum pour discuter en privé. Désolé. |
 | |  |  | | Mael : | | Personnellement Lucas je peux te dire que je ne suis pas certain que tu apprécierai mieux l'ironie ou les sarcasme de J de visu, il n'y a pas de différence palpable entre son discours ici et en "vrai". |
Vouloir inlassablement réduire (là encore) ce que j'écris à du sarcasme et de l'ironie, c'est continuer à ne pas lire.
Quant à ces histoires de "vrai", de "faux", d'initiale, de prénom en son entier, etc., je n'y entends rien : il y a bien du bruit, mais aucun mot qui se forme.
Pour le reste, j'ai déjà répondu. |
 | |  |  | | Bicephale : | | Tu mutiplies les pompes à miel, les pièges sirupeux, un sentimentalisme surjoué, mais tu ne lis pas. |
Oui, je suis un sentimental mais je ne surjoue rien, au contraire ce sont les seuls posts où je ne surjoue pas ! Aucun piège là-dedans, ton interprétation est erronée.
| Bicephale : | | Tu crois quoi ? Que la "vérité" se cache dans mon prénom, dans mes yeux, dans mes os, et pas dans ce que j'écris ? Le "biographiquement complet" tendrait-il, qui plus est, à faire l'économie du verbe pour atteindre à la "vérité" ? Le programme se révèle de plus en plus terrifiant. |
Je n'ai jamais employé le terme de "vérité", j'emploierais plutôt celui de justesse. Oui, je pense qu'une communication réellement juste passe aussi et surtout par des sens qui sont absents du cadre forum, par conséquent la tournure affective que prend pour moi cette joute (étant donné que je me sens agressé) ne convient pas à celui-ci. Je n'ai pas l'impression de dire quelque chose de terrifiant.
Je pensais plutôt que tu allais sauter sur ma contradiction qui est de continuer à poster alors que je crache sur l'aire où je poste, et tu aurais eu raison. Si tu souhaites continuer ce sera par message privé car il y a des limites au déballage de petit nounours hyper-sensible que j'inflige à tous. |
 | | Mael, 09.02.2012 à 19:42 | 342853 |
|  |  | Personnellement Lucas je peux te dire que je ne suis pas certain que tu apprécierai mieux l'ironie ou les sarcasme de J de visu, il n'y a pas de différence palpable entre son discours ici et en "vrai".
Bicephale (puisque c'est le pseudo choisit ici) pour te répondre je te dirais juste que je n'approuve pas à 100% la position de Aba Sourdi (à savoir dire "c'est machin" ici sans que ça serve plus). Ce que je dis c'est que dans l'absolu ça peut être utile pour comprendre un auteur, sa complexité, si on veut s'y pencher. Comme ça, de nulle part, ça ne sert à rien en effet. Mais je suis ravis que dans bulledair on puisse savoir que X=X=X, cela permet, quand on aime l’œuvre d'un auteur, de naviguer dans son oeuvre diverse.
Dans le cas précis de grandpey ses hétéronymes font partie de son travail et sont indiqué dans sa biblio. Ils ne servent pas à se cacher mais au contraire à créer une identité à ses divers avatars, à clarifier son œuvre et à la rendre cohérente. Cette sectorisation n'est pas forcément une bonne chose d'ailleurs (sur son œuvre je n'en sais rien je la connais trop mal, je parle en général) mais ce qui est certain c'est que les hétéronymes sont une partie intégrante de son travail/univers, et qu'en cela ils est important de les connaître. Il ne s'agit pas d'un délire people mais de l'analyse, de la lecture intelligente d'un travail. Pas de se dire "haha machin couche avec x" mais de comprendre pourquoi tel hétéronyme fait telle œuvre et pas un autre, ça a un sens.
Mais soyons bien d'accord je ne trouve pas qu'arriver en disant "haha c'est machin" soit forcément très intelligent, mais l'idée étant de s'extasier sur la complexité et la diversité du boulot d'un auteur selon les personnalités qu'il choisit ce n'est pas vide de sens. C'est sur ce n'est pas de l'analyse poussée, à ceux qui ne connaissent pas le boulot de Grandpey ça ne sert à rien, en effet. Mais ce n'est pas bien grave et on est très loin du délire sécuritaire. Au fond Ronald Grandpey peut bien être un pseudo, je n'en sais rien, ça m'importe peu, l'intéressant c'est de voir ce que le même auteur X assumé comme tel réalise et pourquoi il choisit divers noms pour le faire.
Surtout - je me répète hein désolé - que chez Grandpey c'est plus subtil que distinguer une production alimentaire d'une production alternative par ewx. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Je persiste à penser que les forums c'est naze car cette discussion n'a ni queue ni tête, on pourra la reprendre par oral si on se rencontre un jour, aucun problème, mais là tous ces mots et ces effets de style cassants, cette ironie, je ne supporte pas. Sur un forum il n'y a ni la voix, ni le regard, ni le sourire, par conséquent c'est nul pour discuter. Le pire c'est que ce cadre tout sauf sérieux, un forum, crée une atmosphère pourtant très sérieuse au moindre post, comme si celui-ci révélait absolument tout de la personnalité de son auteur, ce que n'oserait même pas penser le psychanalyste le plus acharné. Désolé, je ne suis pas Lucas et je ne pense pas non plus que tu sois Jérôme, par conséquent quel intérêt de poursuivre une discussion entre deux avatars irréconciliables : un fanboy écervelé et un accusateur agressif ? Au plaisir de faire ta connaissance en chair et en os, je te souhaite une bonne soirée (sincèrement). |
Immense soupir. Tu n'entends rien. Rien de rien. Puisque tu ne lis rien. Tu mutiplies les pompes à miel, les pièges sirupeux, un sentimentalisme surjoué, mais tu ne lis pas. Cette discussion a une queue et une tête. Il suffit de vouloir la lire et de ne pas se réfugier derrière son aveuglement. Sur un forum, il y a à lire (sinon, quoi d'autre ?). Dans ce que Bicephale écrit, dans ce qu'Aba Sourdi écrit, dans ce que tous écrivent, il y a, ne t'en déplaise, à lire. Et puis c'est quoi, ce problème que tu as avec les alias pour vouloir tout le temps aller fouiller dessous ? Tu crois quoi ? Que la "vérité" se cache dans mon prénom, dans mes yeux, dans mes os, et pas dans ce que j'écris ? Le "biographiquement complet" tendrait-il, qui plus est, à faire l'économie du verbe pour atteindre à la "vérité" ? Le programme se révèle de plus en plus terrifiant. |
 | |  |  | | Bicephale : | | Aba Sourdi : | | à partir du moment où on veut parler du livre avec des mots sur un forum je pense qu'il vaut mieux être biographiquement complet |
Tu me forces à enfoncer le clou : à quel moment (que j'ai sans doute raté) as-tu parlé du "livre" de cet auteur dont tu t'es empressé de déballer les petits secrets (aussi ouverts soient-ils) ? Quant au "biographiquement complet", ce sont juste des fantasmes de contrôle policier, d'universitaires usés, de Carte Vitale exhaustive et de biopuces sous-cutanées.
| Aba Sourdi : | | C'est tout ou rien, sincèrement. |
Sincèrement, à quelle horreur supplémentaire m'invites-tu là ? A supporter ton tout ? A te demander le rien ? Un tout petit peu de mesure, un tout petit peu, presque rien, une goutte d'incomplétude serait tellement plus agréable. Sincèrement. |
Je persiste à penser que les forums c'est naze car cette discussion n'a ni queue ni tête, on pourra la reprendre par oral si on se rencontre un jour, aucun problème, mais là tous ces mots et ces effets de style cassants, cette ironie, je ne supporte pas. Sur un forum il n'y a ni la voix, ni le regard, ni le sourire, par conséquent c'est nul pour discuter. Le pire c'est que ce cadre tout sauf sérieux, un forum, crée une atmosphère pourtant très sérieuse au moindre post, comme si celui-ci révélait absolument tout de la personnalité de son auteur, ce que n'oserait même pas penser le psychanalyste le plus acharné. Désolé, je ne suis pas Lucas et je ne pense pas non plus que tu sois Jérôme, par conséquent quel intérêt de poursuivre une discussion entre deux avatars irréconciliables : un fanboy écervelé et un accusateur agressif ? Au plaisir de faire ta connaissance en chair et en os, je te souhaite une bonne soirée (sincèrement). |
 | |  |  | Il y a de bonnes choses, des trucs qui interpellent. On peut le lire comme prophétique... ou non.
Mais ! Mais c'que c'est chiiiiant... |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | à partir du moment où on veut parler du livre avec des mots sur un forum je pense qu'il vaut mieux être biographiquement complet |
Tu me forces à enfoncer le clou : à quel moment (que j'ai sans doute raté) as-tu parlé du "livre" de cet auteur dont tu t'es empressé de déballer les petits secrets (aussi ouverts soient-ils) ? Quant au "biographiquement complet", ce sont juste des fantasmes de contrôle policier, d'universitaires usés, de Carte Vitale exhaustive et de biopuces sous-cutanées.
| Aba Sourdi : | | C'est tout ou rien, sincèrement. |
Sincèrement, à quelle horreur supplémentaire m'invites-tu là ? A supporter ton tout ? A te demander le rien ? Un tout petit peu de mesure, un tout petit peu, presque rien, une goutte d'incomplétude serait tellement plus agréable. Sincèrement. |
 | |  |  | | D'accord sur le fait que c'est toujours mal de ficher, de catégoriser, mais tu sais je suis "tout ou rien", à partir du moment où on veut parler du livre avec des mots sur un forum je pense qu'il vaut mieux être biographiquement complet, ou sinon pour être cohérent il ne faut pas du tout en parler, se taire à jamais, arrêter de croire qu'on peut parler des livres avec des mots sur des forums, c'est ce que je suis en train de penser depuis longtemps mais ça a du mal à se concrétiser vu que mon côté libraire tapageur persiste encore à ne pas se désinscrire. C'est tout ou rien, sincèrement. |
 | |  |  | | Mael : | | Bon en plus au niveau du dessin et couleurs c'est plutôt transparent. |
Si c'est aussi transparent que ça, que penser de celui qui s'empresse de la souligner, cette transparence, de vouloir la nommer, la pointer du doigt ? Cette transparence est quelque chose de fragile, de complexe, qu'il n'est pas nécessaire de vouloir aussitôt réduire (qu'est-ce que ça dit, là aussi, cette volonté ?). Y a des empressements suspects. C'est tout.
| Mael : | | Le savoir n'est pas un mal pour apprécier le travail général d'un auteur |
On ne parle pas de ça, ici, pas de "savoir" mais de "vouloir faire savoir".
| Mael : | | je trouve que ça enrichit l'analyse. |
Qu'a-t-on appris avec ce scoop ? Pour l'instant, là, tout de suite, qu'y a-t-on tous effectivement gagné ? |
 | |  |  | | Chouette, je voulais répondre ça mais Maël s'en est chargé, merci ! |
 | | Mael, 09.02.2012 à 16:48 | 342844 |
|  |  | Pour en avoir discuté avec lui je pense qu'il est tout aussi intéressant de savoir qu'on parle d'une origine commune et de différentes "personnalités" indiqués par ses hétéronymes (lui les appelle de manière très parlante ses "amis imaginaires"), qui incarnent a priori des visions différentes.
Bon en plus au niveau du dessin et couleurs c'est plutôt transparent. Moi qui connaît très mal son boulot (oui je sais il parait que c'est mal, je compte m'y pencher) je ne me suis jamais posé la question, j'ai ouvert le bouquin, je me suis dit "Tiens un nouveau Grandpey" et après on m'a indiqué que ce n'était pas lui qui signait l'ouvrage.
Le savoir n'est pas un mal pour apprécier le travail général d'un auteur je pense. Giraud ne souffre pas que l'on sache que c'est Moebius aucontraire, je trouve que ça enrichit l'analyse. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Rah mais c'était pas pour toi mais pour les autres, pardi. |
J'avais compris, mais ça ne change rien à ma réaction. Entretenir (ou, en tout cas, ne pas décider soi-même de réduire) le jeu fertile des hétéronymes de Grandpey me parait bien plus intéressant que de vouloir tout mettre à plat pour le supposé bien commun de l'humanité |
 | |  |  | | Rah mais c'était pas pour toi mais pour les autres, pardi. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Je pense qu'on peut dire publiquement qu'il s'agit de |
Mmm... ça manquait vraiment à notre savoir... c'était essentiel de l'apprendre... le scoop... l'info qui tue... la transparence... (gros soupir) |
 | |  |  | | Je vous aime les gars, je suis tout à fait d'accord avec vous. Pas encore reçu "Bijou spécial Magazine" mais j'ai trouvé stupéfiant tout ce que j'ai lu de lui jusque là. Je pense qu'on peut dire publiquement qu'il s'agit de Ronald Grandpey vu qu'il n'en cache rien sur son site : http://www.ronald-grandpey.net/?biblio, cela nous montre une nouvelle facette de cet auteur prodigieux. |
 | |  |  | | Bicephale : |
Et sinon...

Un format réduit, vingt-quatre pages, dos agrafé. Publié par Misma, pas diffusé en librairie, disponible à l'achat sur leur site. Tout d’une petit chose ? Franky Bartol (alias François Bartolino) est un auteur discret : il auto-publie deux fascicules noir et blanc en 2003 et 2004, avant de revenir avec ce Bijou Spécial Magazine en début d'année. Misma offre à Bartol la possibilité d'une première publication couleurs, et ce qu'il nous est donné de découvrir en ces pages est inestimable, prolongement fertile des formes qui nous occupent. Expérience perceptive unique en ce qu’elles engagent du lecteur et lui délivrent en retour, ces vingt-quatre pages aériennes et fécondes sont déjà plus essentielles que nombre de lourds romans graphiques.
|

Je recommande aussi les incroyables 16 pages en couleur publiées dans le Dopottuto Max de l'année dernière, qui participent du même mouvement que ce "Bijou spécial magazine". Rien que pour ces planches de Franky Bartol il mérite l'achat. |
 | |  |  | | THYUIG : | | je ne connais pas ce Quintos qu'il faudrait que je lise. |
Il me semble qu'il avait été mal vu à sa parution, considéré comme très décevant, lourd, etc. Il me paraît pourtant être un des albums d'Andreas les plus cohérents. Et qui souligne, non sans finesses, ce moment tragique de l’Histoire où les vivants qui on charge de témoigner deviennent des témoins qui ont charge de survivre.
Et sinon...

Un format réduit, vingt-quatre pages, dos agrafé. Publié par Misma, pas diffusé en librairie, disponible à l'achat sur leur site. Tout d’une petit chose ? Franky Bartol (alias François Bartolino) est un auteur discret : il auto-publie deux fascicules noir et blanc en 2003 et 2004, avant de revenir avec ce Bijou Spécial Magazine en début d'année. Misma offre à Bartol la possibilité d'une première publication couleurs, et ce qu'il nous est donné de découvrir en ces pages est inestimable, prolongement fertile des formes qui nous occupent. Expérience perceptive unique en ce qu’elles engagent du lecteur et lui délivrent en retour, ces vingt-quatre pages aériennes et fécondes sont déjà plus essentielles que nombre de lourds romans graphiques.
|
 | |  |  | | Je cite Dargaud : Mais c'est aux côtés d'Andreas qu'elle réalise les couleurs de Capricorne à partir du tome 6 ainsi que celles de Quintos, intervenant même sur le dessin. |
 | |  |  | | Rohagus : | | Thierry : |
Il n'a pas dessiné Quintos, mais délégué le dessin à Isa Cochet, qui dessine étragement comme lui, au point que je m'étais demandé si ce n'étais pas un galop d'essai pour la reprise du dessin d'une de ses deux séries.
|
Hein ?
Est-ce du second degré ou une info que j'aurais complètement zappé ?
Sauf erreur, sur Quintos comme ailleurs, Isa Cochet, comme sur une grande partie des albums d'Andreas, n'effectue que la colorisation, pas le dessin. Quand Andreas m'a dédicacé mon album de Quintos, c'est bien lui qui a dessiné la dédicace et Isa Cochet qui l'a mise en couleurs. |
elle est en tout cas citée comme co-dessinatrice sur la bullefiche |
 | |  |  | | Thierry : |
Il n'a pas dessiné Quintos, mais délégué le dessin à Isa Cochet, qui dessine étragement comme lui, au point que je m'étais demandé si ce n'étais pas un galop d'essai pour la reprise du dessin d'une de ses deux séries.
|
Hein ?
Est-ce du second degré ou une info que j'aurais complètement zappé ?
Sauf erreur, sur Quintos comme ailleurs, Isa Cochet, comme sur une grande partie des albums d'Andreas, n'effectue que la colorisation, pas le dessin. Quand Andreas m'a dédicacé mon album de Quintos, c'est bien lui qui a dessiné la dédicace et Isa Cochet qui l'a mise en couleurs. |
 | |  |  | | THYUIG : | | Thierry : | | Bicephale : | | (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie) |
tout-à-fait d'accord sur ce point
Mais concernant de gratuité, le formalisme pompier et de grandiloquence, je ne suis pas vraiment d'accord. Enfin d'accord... et pas d'accord, en tout cas sur l'interprétation. Je m'explique.
Andreas n'a jamais caché son admiration pour Neal Adams (et j'aimerai le voir un jour se frotter à Batman, mais on peut voir son ombre dans un Capricorne, le secret je crois).
Les mises en page d'Andreas ne tentent pas de faire du bruit. Elles installent une ambiance, je pense plus particulièrement à Cromwell Stone dont la mise en page éclatée et parfois difficile à saisir du premier coup d'oeil traduit la sensation d'étouffement du récit d'inspiration très lovecraftienne. La mise en page est plus qu'un gadget. Elle sert la narration de manière directe. Je me rappelle avoir eu du mal au début à saisir toutes les informations de certaines planches du cimetière des cathédrale, la faute à une lecture trop superficelle. En même temps, j'avais treize ans et je n'étais jamais sorti de la bulle de Marcinelle.
Est-ce qu'Andreas s'est fourvoyé sur Arq (et dans une moindre mesure sur Capricorne) ? Je ne peux pas nier les chutes de rythme du un premier cycle, trop long, et une intrigue qui devient confuse, surtout du fait des limitations du 48CC qui fragmente l'information (n'oublions pas qu'Andreas voulait au départ proposer Arq sous forme de gros recueils de 200 pages, ce qui fut refusé par Delcourt). Dans le même ordre d'idée, Capricorne connaît aussi de grosse baisses de régimes, et les tomes de transition avant le tome 14 sont un peu bouche-trou (mais pas dénués de qualité pour autant... Avalanche est sans doute gratuit et vain, mais finalement assez amusant).
Mais Arq, comme Capricorne, sont des séries au long court, qui arriveront vraisemblablement à leur terme, ce qui reste une performance dans la bande dessinée actuelle, qui empruntent délibérement au feuilleton populaire. Il est d'ailleurs amusant de se rappeler que Capricorne est aussi héros de pulps dans on univers. Cette tradition feuilletonnesque est pleinement assumée par Andreas. Capricorne reste une série très 'pulp', avec toutes les facilités que cela implique. Imparfait, sans doute, mais dans l'ensemble très satisfaisant. Arq aurait peut-être gagné à être simplifiée... les réalités en poupées russes ont failli me perdre...
Je continue de croire qu'il existe un malentendu sur Andreas, considéré à tort comme un auteur 'intello' alors qu'il reste très populaire dans ces histoires. Ses thémes restent attachés à un imaginaire fantastique et d'aventure similaire à beaucoup de titres estampillés 'grand public'. Mais il a une image d'auteur complexe qui rebute. Son style n'est peut-être pas dépourvu d'esbrouffe et teintée d'un certain formalisme. Mais n'est-ce pas le cas de pas mal d'auteurs grand public ? La coquetterie graphique, on la trouve chez Lauffray, Alice et pas mal d'autres, sans que cela ne choque outre mesure. On parle de style, auquel on adhère, ou pas. Mais il ne faut pas chercher plus loin. Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. Andreas s'amuse dans un cadre formel, mais ne cherche pas à en sortir. Il ne réinvente rien. Il interprête à sa manière dans le cadre 'restreint' du FB classique. Il n'est pas Ware, et ne cherche pas à 'être Ware'. Il est attaché à Bézian, qui est beaucoup plus intéressant d'un point de vue purement formel, et rentre plus dans la catégorie d'auteur 'intello' dans laquelle on a parqué Andreas de manière un peu facile.
C'est parfois gratuit, parfois chargé de sens, parfois (rarement, amha) raté, parfois réussi... mais à garder dans un contexte de franco-belge classique.
Andreas est un auteur qui souffre d'un malentendu originel sur son oeuvre. On lui donne plus d'importance ou d'ambition qu'il n'a vraiment. En tout cas, c'est mon opinion.
A vrai dire, je le vois mal recevoir un grand prix angoumoisin, parce qu'il ne le mériterait pas vraiment. Il est un peu en marge, mais n'a pas l'inventivité d'un Blain (qui aurait manqué de peu le grand prix cette année, paraît-il) par exemple.
Mais, en temps que lecteur, j'aime son style, j'aime ses histoires, je suis avec beaucoup de plaisir sa production (un des derniers auteurs dont j'achète tous les livres), mais je ne la mets pas vraiment sur un piedestal. Il y a à la limite un lobbying en forme de private joke bulledairienne dans mon chef (je vais le faire lyncher par quelques uns) :o)
|
thierry, un post comme ça sur bdgest te vaudrait la peine capitale par lapidation ! :o)
Sinon, quant à moi, entièrement d'accord avec ce que tu écris sur l'auteur, à la différence que dans mon cas il m'a perdu et sur Arq et sur Capricorne, séries toutes deux interrompues parce que justement, ça louvoyait trop, ça n'avancait plus. Je reste quand même très fan des deux premeirs tomes d'Arq mais globalement, je préfère ANdreas quand il fait court : Cromwell Stone ou Coutoo ou Cyrrus Mil, je ne connais pas ce Quintos qu'il faudrait que je lise. |
Il n'a pas dessiné Quintos, mais délégué le dessin à Isa Cochet, qui dessine étragement comme lui, au point que je m'étais demandé si ce n'étais pas un galop d'essai pour la reprise du dessin d'une de ses deux séries.
Et comme si ma passion pour Andreas pouvait être mise en cause :o)
Si je poste en sus sur le site d'en face ma chronique pas vraiment enthousiaste d'une série culte d'un scénariste adulé au patronyme difficilement orthographique qui a sa petite court de fans hardcores sur le forum de BDGest, je frémis au sort qu'il me réserveront après la léthale lapidation :o)
en plus, j'ai failli le poster parce que LB avait remonté un sujet pour se la toucher après un article élogieux de Claude Gendrot. Mais je n'ai pas eu envie de courir le risque de me justifier pendant 3 jours. La flemme... |
 | | THYUIG, 09.02.2012 à 10:36 | 342832 |
|  |  | | Thierry : | | Bicephale : | | (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie) |
tout-à-fait d'accord sur ce point
Mais concernant de gratuité, le formalisme pompier et de grandiloquence, je ne suis pas vraiment d'accord. Enfin d'accord... et pas d'accord, en tout cas sur l'interprétation. Je m'explique.
Andreas n'a jamais caché son admiration pour Neal Adams (et j'aimerai le voir un jour se frotter à Batman, mais on peut voir son ombre dans un Capricorne, le secret je crois).
Les mises en page d'Andreas ne tentent pas de faire du bruit. Elles installent une ambiance, je pense plus particulièrement à Cromwell Stone dont la mise en page éclatée et parfois difficile à saisir du premier coup d'oeil traduit la sensation d'étouffement du récit d'inspiration très lovecraftienne. La mise en page est plus qu'un gadget. Elle sert la narration de manière directe. Je me rappelle avoir eu du mal au début à saisir toutes les informations de certaines planches du cimetière des cathédrale, la faute à une lecture trop superficelle. En même temps, j'avais treize ans et je n'étais jamais sorti de la bulle de Marcinelle.
Est-ce qu'Andreas s'est fourvoyé sur Arq (et dans une moindre mesure sur Capricorne) ? Je ne peux pas nier les chutes de rythme du un premier cycle, trop long, et une intrigue qui devient confuse, surtout du fait des limitations du 48CC qui fragmente l'information (n'oublions pas qu'Andreas voulait au départ proposer Arq sous forme de gros recueils de 200 pages, ce qui fut refusé par Delcourt). Dans le même ordre d'idée, Capricorne connaît aussi de grosse baisses de régimes, et les tomes de transition avant le tome 14 sont un peu bouche-trou (mais pas dénués de qualité pour autant... Avalanche est sans doute gratuit et vain, mais finalement assez amusant).
Mais Arq, comme Capricorne, sont des séries au long court, qui arriveront vraisemblablement à leur terme, ce qui reste une performance dans la bande dessinée actuelle, qui empruntent délibérement au feuilleton populaire. Il est d'ailleurs amusant de se rappeler que Capricorne est aussi héros de pulps dans on univers. Cette tradition feuilletonnesque est pleinement assumée par Andreas. Capricorne reste une série très 'pulp', avec toutes les facilités que cela implique. Imparfait, sans doute, mais dans l'ensemble très satisfaisant. Arq aurait peut-être gagné à être simplifiée... les réalités en poupées russes ont failli me perdre...
Je continue de croire qu'il existe un malentendu sur Andreas, considéré à tort comme un auteur 'intello' alors qu'il reste très populaire dans ces histoires. Ses thémes restent attachés à un imaginaire fantastique et d'aventure similaire à beaucoup de titres estampillés 'grand public'. Mais il a une image d'auteur complexe qui rebute. Son style n'est peut-être pas dépourvu d'esbrouffe et teintée d'un certain formalisme. Mais n'est-ce pas le cas de pas mal d'auteurs grand public ? La coquetterie graphique, on la trouve chez Lauffray, Alice et pas mal d'autres, sans que cela ne choque outre mesure. On parle de style, auquel on adhère, ou pas. Mais il ne faut pas chercher plus loin. Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. Andreas s'amuse dans un cadre formel, mais ne cherche pas à en sortir. Il ne réinvente rien. Il interprête à sa manière dans le cadre 'restreint' du FB classique. Il n'est pas Ware, et ne cherche pas à 'être Ware'. Il est attaché à Bézian, qui est beaucoup plus intéressant d'un point de vue purement formel, et rentre plus dans la catégorie d'auteur 'intello' dans laquelle on a parqué Andreas de manière un peu facile.
C'est parfois gratuit, parfois chargé de sens, parfois (rarement, amha) raté, parfois réussi... mais à garder dans un contexte de franco-belge classique.
Andreas est un auteur qui souffre d'un malentendu originel sur son oeuvre. On lui donne plus d'importance ou d'ambition qu'il n'a vraiment. En tout cas, c'est mon opinion.
A vrai dire, je le vois mal recevoir un grand prix angoumoisin, parce qu'il ne le mériterait pas vraiment. Il est un peu en marge, mais n'a pas l'inventivité d'un Blain (qui aurait manqué de peu le grand prix cette année, paraît-il) par exemple.
Mais, en temps que lecteur, j'aime son style, j'aime ses histoires, je suis avec beaucoup de plaisir sa production (un des derniers auteurs dont j'achète tous les livres), mais je ne la mets pas vraiment sur un piedestal. Il y a à la limite un lobbying en forme de private joke bulledairienne dans mon chef (je vais le faire lyncher par quelques uns) :o)
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thierry, un post comme ça sur bdgest te vaudrait la peine capitale par lapidation ! :o)
Sinon, quant à moi, entièrement d'accord avec ce que tu écris sur l'auteur, à la différence que dans mon cas il m'a perdu et sur Arq et sur Capricorne, séries toutes deux interrompues parce que justement, ça louvoyait trop, ça n'avancait plus. Je reste quand même très fan des deux premeirs tomes d'Arq mais globalement, je préfère ANdreas quand il fait court : Cromwell Stone ou Coutoo ou Cyrrus Mil, je ne connais pas ce Quintos qu'il faudrait que je lise. |
 | |  |  | Lu Chroniques outremers ( tomes 1 et 2) de Le Floc'h :
Cela faisait un petit moment que je tournais autour du tome 1 mais un feuilletage rapide m'avait fait peur. Pas beaucoup de texte. J'appréhendais une lecture trop rapide, 5 minutes et puis c'est tout.
Finalement avec la sortie du tome 2, j'ai craqué. Bien m'en a pris. Certes, le défaut que je craignais est là mais avec 2 tomes à lire cela passe mieux. De plus, il y a le temps de lecture effectif et la marque que laisse cette lecture dans notre tête. Pour moi, cette empreinte est grande. Le pouvoir d'évocation du dessin, la puissance de l'intrigue pourtant minimaliste ont fait que quand je ferme les yeux c'est à cette bd que je pense.
Est ce la peur que je ressens dès que je suis sur un bateau qui fait que les récits de marine me plaisent tant? Aucune idée.
Des lecteurs ont signalé une parenté de cette bd avec Corto Maltese. Elle est effective et assumée par l'auteur ( un des marins est un clone de Corto enrobé). Cependant, j'y vois surtout des traces des romans de Henri de Monfreid et de Jack London ( Le loup des mers). Pour les aventuriers, il n'y a plus de continents à découvrir. L'Aventure c'est la mer. On n'est plus des pirates mais des contrebandiers. On fait sa loi sur son bateau. La guerre est là. On en profite. On fait des affaires avec qui paie le plus. Tant pis pour la morale. Le Floc'h campe des personnages intéressants et absolument pas manichéens. Ils sont même souvent plus horribles que sympathiques. Ainsi, plusieurs scènes du tome 1 font froids dans le dos.
Enfin, revenons au dessin. Je ne connaissais pas Le Floc'h. C'est une belle découverte. Au départ, le dessin paraît simpliste mais progressivement son pouvoir d'évocation fait effet. Certaines planches sont proches de tableaux abstraits. Il réussit l'exploit d'évoquer les tempêtes, le soleil qui se couche à l'horizon avec 2 couleurs et très peu de traits.
Vraiment un bel ouvrage dont j'attends la suite avec impatience ( un 4/5 coup de coeur qui montera certainement si les prochains tomes sont du même niveau) |
 | |  |  | | Thierry : | | Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. |
Le classer auprès d'eux serait pour le moins une immense erreur, oui...
Sinon, je te rejoins sur la réelle place d'Andreas : un auteur qu'on dira "classique" pour signifier un interprète, aussi exubérant soit-il, de formes convenues.
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 | |  |  | | Bicephale : | | (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie) |
tout-à-fait d'accord sur ce point
Mais concernant de gratuité, le formalisme pompier et de grandiloquence, je ne suis pas vraiment d'accord. Enfin d'accord... et pas d'accord, en tout cas sur l'interprétation. Je m'explique.
Andreas n'a jamais caché son admiration pour Neal Adams (et j'aimerai le voir un jour se frotter à Batman, mais on peut voir son ombre dans un Capricorne, le secret je crois).
Les mises en page d'Andreas ne tentent pas de faire du bruit. Elles installent une ambiance, je pense plus particulièrement à Cromwell Stone dont la mise en page éclatée et parfois difficile à saisir du premier coup d'oeil traduit la sensation d'étouffement du récit d'inspiration très lovecraftienne. La mise en page est plus qu'un gadget. Elle sert la narration de manière directe. Je me rappelle avoir eu du mal au début à saisir toutes les informations de certaines planches du cimetière des cathédrale, la faute à une lecture trop superficelle. En même temps, j'avais treize ans et je n'étais jamais sorti de la bulle de Marcinelle.
Est-ce qu'Andreas s'est fourvoyé sur Arq (et dans une moindre mesure sur Capricorne) ? Je ne peux pas nier les chutes de rythme du un premier cycle, trop long, et une intrigue qui devient confuse, surtout du fait des limitations du 48CC qui fragmente l'information (n'oublions pas qu'Andreas voulait au départ proposer Arq sous forme de gros recueils de 200 pages, ce qui fut refusé par Delcourt). Dans le même ordre d'idée, Capricorne connaît aussi de grosse baisses de régimes, et les tomes de transition avant le tome 14 sont un peu bouche-trou (mais pas dénués de qualité pour autant... Avalanche est sans doute gratuit et vain, mais finalement assez amusant).
Mais Arq, comme Capricorne, sont des séries au long court, qui arriveront vraisemblablement à leur terme, ce qui reste une performance dans la bande dessinée actuelle, qui empruntent délibérement au feuilleton populaire. Il est d'ailleurs amusant de se rappeler que Capricorne est aussi héros de pulps dans on univers. Cette tradition feuilletonnesque est pleinement assumée par Andreas. Capricorne reste une série très 'pulp', avec toutes les facilités que cela implique. Imparfait, sans doute, mais dans l'ensemble très satisfaisant. Arq aurait peut-être gagné à être simplifiée... les réalités en poupées russes ont failli me perdre...
Je continue de croire qu'il existe un malentendu sur Andreas, considéré à tort comme un auteur 'intello' alors qu'il reste très populaire dans ces histoires. Ses thémes restent attachés à un imaginaire fantastique et d'aventure similaire à beaucoup de titres estampillés 'grand public'. Mais il a une image d'auteur complexe qui rebute. Son style n'est peut-être pas dépourvu d'esbrouffe et teintée d'un certain formalisme. Mais n'est-ce pas le cas de pas mal d'auteurs grand public ? La coquetterie graphique, on la trouve chez Lauffray, Alice et pas mal d'autres, sans que cela ne choque outre mesure. On parle de style, auquel on adhère, ou pas. Mais il ne faut pas chercher plus loin. Il faudrait peut-être simplement classer Andreas dans la catégorie du FB classique, et pas auprès de Bertoyas et Ware. Andreas s'amuse dans un cadre formel, mais ne cherche pas à en sortir. Il ne réinvente rien. Il interprête à sa manière dans le cadre 'restreint' du FB classique. Il n'est pas Ware, et ne cherche pas à 'être Ware'. Il est attaché à Bézian, qui est beaucoup plus intéressant d'un point de vue purement formel, et rentre plus dans la catégorie d'auteur 'intello' dans laquelle on a parqué Andreas de manière un peu facile.
C'est parfois gratuit, parfois chargé de sens, parfois (rarement, amha) raté, parfois réussi... mais à garder dans un contexte de franco-belge classique.
Andreas est un auteur qui souffre d'un malentendu originel sur son oeuvre. On lui donne plus d'importance ou d'ambition qu'il n'a vraiment. En tout cas, c'est mon opinion.
A vrai dire, je le vois mal recevoir un grand prix angoumoisin, parce qu'il ne le mériterait pas vraiment. Il est un peu en marge, mais n'a pas l'inventivité d'un Blain (qui aurait manqué de peu le grand prix cette année, paraît-il) par exemple.
Mais, en temps que lecteur, j'aime son style, j'aime ses histoires, je suis avec beaucoup de plaisir sa production (un des derniers auteurs dont j'achète tous les livres), mais je ne la mets pas vraiment sur un piedestal. Il y a à la limite un lobbying en forme de private joke bulledairienne dans mon chef (je vais le faire lyncher par quelques uns) :o)
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 | |  |  | | Mael : | | ça s'enlise vite dans un scénario plus difficilement compréhensible que complexe, avec une mise en page éclaté qui tient plus de l’esbroufe que du génie |
La forme longue, le feuilleton qui n'en finit pas, aura grandement desservi Andreas. Il se sera mis à vouloir bâtir des cathédrales... (le syndrome Druillet, dira-t-on, ou un accès de Bilalerie : c'est très gros, ça veut en imposer, mais ça sonne creux). Quintos, travail tardif et mal-aimé d'Andreas, reste un de ses albums de la décennie passée que je préfère. Il n'est pas sans défauts, mais ceux-ci, contenus dans une forme resserrée, ne peuvent s'épancher.
| Mael : | | A de nombreuses reprise j'ai du revenir en arrière pour recréer le chemin non-naturel de sa narration |
Ce que tu dis d'Andreas est très juste, pointe des problèmes d'importance. Il y a chez lui une tendance franche au formalisme pompier. Tendance que l'on retrouve chez nombre d'auteurs de comics de super-héros des années 70, auteurs qui l'ont visiblement beaucoup nourri : à l'époque, les mises en page explosent, les limites de la grandiloquence sont repoussées... et pourtant c'est toujours Batman, et pourtant ce sont toujours les X-Men... les joujoux n'ont pas changé, c'est juste qu'ils font plus de bruits (une remarque en passant : la grande invention de Moore, le saut qu'il opère, ce sera ça : arrêter le bruit, et faire émerger une langue au cœur de cette vilaine cacophonie). Au final, une page de Ware, de Bertoyas, de Columbia suffit à renvoyer au bac-à-sable ces velléités tapageuses. |
 | |  |  | | Mael : | | A de nombreuses reprise j'ai du revenir en arrière pour recréer le chemin non-naturel de sa narration, que le placement des cases n'induit pas toujours bien, c'est un problème souvent du à de la coquetterie dans la mise en page. |
C'est un problème que j'ai eu aussi quand j'ai découvert Andreas. Mais très vite, cela ne m'a plus posé de problèmes. Je dois avoir assimiler la coquetterie d'Andreas :o) |
 | | Mael, 08.02.2012 à 8:00 | 342801 |
|  |  |         Vu l'avis des bulledairiens je me suis donc lancé, dans Arq plutôt que Capricorne ou Rork parce que je l'avais sous la main. Alors oui c'est bien, très bien meme au début mais ça s'enlise vite dans un scénario plus difficilement compréhensible que complexe, avec une mise en page éclaté qui tient plus de l’esbroufe que du génie. A de nombreuses reprise j'ai du revenir en arrière pour recréer le chemin non-naturel de sa narration, que le placement des cases n'induit pas toujours bien, c'est un problème souvent du à de la coquetterie dans la mise en page.
Le tome 7 remonte en effet puis ça recommence dans une direction intéressante sans être fascinante. Sinon c'est bien dessiné, assez haletant et j'ai mis 3 ou 4 (excepté un deux étoiles). Je vais lire la suite mais je reste persuadé après lecture que même si c'est un bon auteur, j'ai bien fait de ne pas voter pour lui au GP bulledair. |
 | | NDZ, 04.02.2012 à 15:22 | 342745 |
|  |  | Très bon livre. Je comprends l'enthousiasme de certains à la sortie de la chose. Et je m'y joins. |
 | | Moi, 31.01.2012 à 17:50 | 342638 |
|  |  | Neptune : J'ai été assez surpris par ce petit livre de Aron Nels Steinke, un jeune auteur américain que je ne connaissais pas... Le dessin et la mise en page (gaufrier) témoignent d'une certaine modestie formelle (qu'on pourrait rapprocher d'un certain art naïf, et qui n'est pas sans rappeler James Kochalka) qui rend l'histoire tout de suite palpable et touchante. L'auteur peut ainsi faire aller son récit dans toutes les directions, passant d'une chronique semi-réaliste à un récit humoristique et épique tout en gardant toujours cette proximité et cette légèreté qui ramènent aussi au monde de l'enfance et qui, plutôt que de simplifier le propos, l'enrichissent d'une dimension presque autobiographique qui trouvera écho chez beaucoup de lecteurs. |
 | |  |  | Las Rosas : Voilà un livre lu avec beaucoup (trop) de retard. Que c'est bien ! A. Pastor s'approprie les codes de la série B "sudiste" avec un talent époustouflant : le vide des existences face au désert géographique, économique, affectif, l'hostilité du milieu, l'étouffement, la violence née de la frustration et du désoeuvrement et en même temps tout est profondément humain, délicat, fleur bleue même parfois. Et puis le format du récit permet à tout ça de s'installer, au lecteur de sentir le temps qui passe, de laisser infuser la complexité des relations humaines à Las Rosas... tout ce qui manque trop souvent au "polar" en BD, trop démonstratif, trop expéditif, presque toujours décevant. Bon sang ! Lisez moi ça si ce n'est pas encore fait ! |
 | | chrisB, 26.01.2012 à 8:22 | 342551 |
|  |  | Hhuhu c'est con mais ptain que c'est bon.
Si je devais chipoter, je trouve dommage que la démarche de David Vandermeulensoit réduite à un pavé de 10 lignes.
Mais rienq que pour voir notre Ric préféré prendre mandales sur mandales sur 20 pages...
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 | | chrisB, 26.01.2012 à 8:04 | 342549 |
|  |  | Décidément, Bastien Vives n'est jamais aussi bon que quand il fait de l'humour ! vraiment un des ses meilleurs trucs (avec Pour l'empire et c'est un près tout), avec de bons éclats de rire dedans.
J'ai aussi acheté Polina, forcément avec l'avalanche de points aux bulles d'or, je lui ai redonné une chance. |
 | | Mael, 24.01.2012 à 22:25 | 342526 |
|  |  | Pour une série d'humour qui file depuis longtemps, Jack Palmer tient vachement bien la distance je trouve. Ce volume n'a rien de révolutionnaire mais comme l'Enquête Corse il pointe le sujet avec vigueur et aisance, c'est drôle, efficace et se lit très bien.
Ce livre est très bien fait mais je n'ai pas été passionné. Il faut dire que sur la BD je n'ai rien appris et que le vin est un sujet qui m'intéresse assez peu. Mais c'est bien fait, le postulat de base n'est pas idiot et n'est pas inintéressant. Mais c'est long. Ils sont bien sympathiques les deux protagonistes mais malgré de vrais perles (l'avant dernier chapitre avec les médecins devenus oenologue, le début qui part bien) mais la longueur n'est pas tenue tout le temps, presque 300 pages (ou plus je ne sais plus ?) c'est définitivement trop pour ne pas voir poindre l'ennui par moment. Malgré tout c'est une lecture qui se fait bien si l'on se force un peu, mais cette lecture pas désagréable va clairement s'effacer rapidement de ma mémoire. |
 | |  |  | | MÊME SI TU AS AIMÉ CES LIVRES, PAS LA PEINE DE GUEULER LEURS TITRES ! |
 | |  |  | | Charlie Brown : |
Yeah, Wandrille !
Polina Fauve d'or ? |
Bah, quand même, il y a du level en face... LES IGNORANTS, c'est tout de même vachement bien aussI et TA MERE LA PUTE aussi ça défonce... J'ai pas lu UNE VIE DANS LES MARGES, mais ça a l'air terrible aussi... |
 | | effer, 21.01.2012 à 17:44 | 342415 |
|  |  | | Mr_Switch : | Ce qui m'interpelle le plus dans cette série, c'est Madame Renarde. Renarde anthropomorphique, mais peu finalement, Eve Tharlet arrive à la dessiner Femme, à la dessiner Mère. Elle dessine un renard sans que l'on puisse douter qu'elle soit féminine et même mère, et ce sans gros artifice : pas de cils démesurés, pas de fleur sur l'oreille, pas de robe (elle est à poils littéralement), pas de bijoux véritablement (ce n'est pas la tige de marguerite fanée nouée à son cou, reliquat d'une aventure précédente, qui la rend féminine). Bref, une réussite graphique, à mon sens. |
Le dessin est magnifique pour tous les animaux qui ne sont jamais anthropomorphes. |
 | |  |  | Ce qui m'interpelle le plus dans cette série, c'est Madame Renarde. Renarde anthropomorphique, mais peu finalement, Eve Tharlet arrive à la dessiner Femme, à la dessiner Mère. Elle dessine un renard sans que l'on puisse douter qu'elle soit féminine et même mère, et ce sans gros artifice : pas de cils démesurés, pas de fleur sur l'oreille, pas de robe (elle est à poils littéralement), pas de bijoux véritablement (ce n'est pas la tige de marguerite fanée nouée à son cou, reliquat d'une aventure précédente, qui la rend féminine). Bref, une réussite graphique, à mon sens. |
 | |  |  | | Mael : | | lanjingling : | Tout a fait d'accord, et a propos, c'est quoi ce truc dont je n'avais jamais entendu parler, un recueil d'inedits, une compilation, des analyses ? |
Si j'ai bien compris (via le site d'Automne 67 et la chronique sur Du9) c'est un ensemble de récits courts disparates alors indisponibles en albums. | L'extrait mis sur du9 vient d'un album, donc "indisponibles en albums' parce que les albums sont épuisés je suppose. Merci pour l'info en tous cas. Je me demande ce que font maintenant tous les dessinateurs qui, comme lui, ont fait la gloire des Humanos il y a (pas si) longtemps... |
 | |  |  | | Mael : | Moi j'aime Tabary. C'est parfois lourdingue dans les jeux de mot mais les trognes sont vraiment sympathique et l'absurde poussé très loin, effaçant efficacement le mélo. Il jouait avec les codes ce monsieur, singeant un côté planplan, tout en réussissant à faire un truc intéressant (l'inverse de Dungeon Quest quoi). Et en plus c'est vraiment très très beau Tabary. Et vive Mic Delinx aussi (qui n'a rien à voir avec ce livre mais c'est pour qu'Allister Baudin soit content). |
Tout à fait d'accord. Il faut redécouvrir ses Iznogoud en solo qui sont des oeuvres majeures d'improvisation absurde, complètement en roue libre, utilisant à fond toutes les possibilités de la bande dessinée. Et toujours très vivant dans le dessin. Alors bien sûr, il y a un peu d'humour lourdingue par-ci par-là, mais quel improvisateur n'est pas lourdingue ? Même Bertoyas l'est parfois, et ça m'écorche de le dire... L'essentiel c'est qu'il y a toujours moins de tics que chez Trondheim. |
 | | Mael, 20.01.2012 à 17:53 | 342394 |
|  |  | | lanjingling : | Tout a fait d'accord, et a propos, c'est quoi ce truc dont je n'avais jamais entendu parler, un recueil d'inedits, une compilation, des analyses ? |
Si j'ai bien compris (via le site d'Automne 67 et la chronique sur Du9) c'est un ensemble de récits courts disparates alors indisponibles en albums.
En tous cas c'est dispo et ce sera un achat prochain. |
 | |  |  | | lanjingling : | | J'avais lu le roman que j'avais trouvé avoir mal vielli, débitant des clichés de l'horreur gothique; mais peut-être ma déception a-t-elle été due à la traduction et , aimant ce que fait Maruo, je lui fais confiance pour sublimer le matériaux de base. |
Les deux adaptations de Maruo (L'Île panorama & La Chenille) m'ont forcément donné envie d'aller voir du côté d'Edogawa Rampo. Je n'ai jamais rien lu de lui. Je prévois de lire La Chambre Rouge, que j'ai choisi au hasard. Ce que tu en dis n'a pas l'air engageant, je verrai. En tout cas, L'Île panorama, tel qu'adapté par Maruo, ne souffre pas des défauts que tu relèves. |
 | |  |  | | wandrille : | Bon... j'ai mis du temps... finalement je l'ai lu. Et je trouve ça très fort. Je n'argumenterait pas plus... Bastien Vives a un peu le don de diviser les pro et les anti.
Bon, quand on est pro-vives, on ne peut qu'être séduit. Je prêchais pour ma paroisse en disant que La Boucherie était son meilleur album.
Celui-ci est mieux. |
Yeah, Wandrille !
Polina Fauve d'or ? |
 | |  |  | | Bicephale : | L'île Panorama : la création d’un utopie hallucinée, construite sur le dos d’un mort. Le livre surprend (voire fascine) par le virage contemplatif opéré dans son derniers tiers, mouvement final qui n’est pas sans évoquer le Jardin de Yokoyama. Incontestablement un des meilleurs livres de Suehiro Maruo parus en langue française à ce jour. | J'avais lu le roman que j'avais trouvé avoir mal vielli, débitant des clichés de l'horreur gothique; mais peut-être ma déception a-t-elle été due à la traduction et , aimant ce que fait Maruo, je lui fais confiance pour sublimer le matériaux de base. |
 | |  |  | L'île Panorama : la création d’un utopie hallucinée, construite sur le dos d’un mort. Le livre surprend (voire fascine) par le virage contemplatif opéré dans son derniers tiers, mouvement final qui n’est pas sans évoquer le Jardin de Yokoyama. Incontestablement un des meilleurs livres de Suehiro Maruo parus en langue française à ce jour. |
 | |  |  | | Mael : | Oui, vive Pif.
On ne parle pas souvent de Jano&Tramber ici et pourtant il semble y avoir des amateurs. Je suis le quatrième bullenoteur de ce livre et il n'avait reçu que des coups de cœurs. J'en reste au 4 étoiles mais c'est vraiment une bonne lecture, débile à souhait avec un dessin vraiment vif. C'est bien Jano, il mériterait un peu d'être redécouvert (ce qu'Automne 67 avait essayé de faire). | Tout a fait d'accord, et a propos, c'est quoi ce truc dont je n'avais jamais entendu parler, un recueil d'inedits, une compilation, des analyses ?Et vivent les humanos aussi
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 | | Mael, 20.01.2012 à 14:30 | 342381 |
|  |  | Oui, vive Pif.
Bon je ne vais pas dire que j'avais beaucoup d'espérance pour cette collab Yann/Hausmann mais bon, Yann a fait d'excellents scénars et Hausmann est quand même très à l'aise dans les ambiances de forêt. C'est une histoire pas mal troussée, même si parfois le côté lourdingue de Yann revient, et le boulot est fait. Rien d'inoubliable cependant.
Là par contre du très oubliable, cette deuxième collab des deux cités plus haut fonctionne beaucoup moins. Tout ça commençait bien, et puis on retrouve quelques recettes vues dans l'autre volume, en moins bien.
Je ne l'avais pas lu, une de mes honte avec Astérios Polyp. En fait vu que c'est du muet je voulais prendre le temps de me poser pour le lire, et puis j'ai oublié. C'est en effet quelque chose de très personnel, un dessin réaliste qui réussi à être élégant et inventif dans son look ''vieille photo''. Le scénario est extrêmement basique mais l'originalité du traitement rend ce livre tout a fait intéressant. Un vrai petit ovni qui a bien mérité son prix du meilleur album.
On ne parle pas souvent de Jano&Tramber ici et pourtant il semble y avoir des amateurs. Je suis le quatrième bullenoteur de ce livre et il n'avait reçu que des coups de cœurs. J'en reste au 4 étoiles mais c'est vraiment une bonne lecture, débile à souhait avec un dessin vraiment vif. C'est bien Jano, il mériterait un peu d'être redécouvert (ce qu'Automne 67 avait essayé de faire). |
 | |  |  | | Mael : |
Moi j'aime Tabary. C'est parfois lourdingue dans les jeux de mot mais les trognes sont vraiment sympathique et l'absurde poussé très loin, effaçant efficacement le mélo. Il jouait avec les codes ce monsieur, singeant un côté planplan, tout en réussissant à faire un truc intéressant (l'inverse de Dungeon Quest quoi). Et en plus c'est vraiment très très beau Tabary. Et vive Mic Delinx aussi (qui n'a rien à voir avec ce livre mais c'est pour qu'Allister Baudin soit content). | Et vive Pif aussi. |
 | | Mael, 19.01.2012 à 23:04 | 342359 |
|  |  | Sympathique, difficile de ne pas apprécier mais en même temps c 'est pas palpitant non plus. C'est bien fait, assez tendre, joli, avec des passage intéressants ( quotidien de mangaka) d'autres ennuyeux, mais la "saveur Taniguichi" commence à vraiment sembler répétitives. Et la fin absolument abrupte est certes osée mais apparait plus comme un arrêt en plein milieu sans vraiment de fin qu'un parti pris. Bon, je continue mes lectures.
Moi j'aime Tabary. C'est parfois lourdingue dans les jeux de mot mais les trognes sont vraiment sympathique et l'absurde poussé très loin, effaçant efficacement le mélo. Il jouait avec les codes ce monsieur, singeant un côté planplan, tout en réussissant à faire un truc intéressant (l'inverse de Dungeon Quest quoi). Et en plus c'est vraiment très très beau Tabary. Et vive Mic Delinx aussi (qui n'a rien à voir avec ce livre mais c'est pour qu'Allister Baudin soit content).
En amateur du Québec je me devait de le lire, on m'en a beaucoup parlé, c'est pas mal. Agréable et bien ficelé, je vais lire la suite avec intérêt. Par contre je suis pas convaincu par l'apport de Trip sur le dessin : en gros tous les grisés , soit disant volumes mais qui floutent et alourdissent plus qu'autre choses de jolies couleurs). Je ne connais absolument le Québec de cette époque mais la BD en donne une bonne atmosphère, et la langue évite les québécismes maladroits grâce au travail de dialoguiste de Jimmy Beaulieu, une bien bonne idée qui évite le côté "Lucky Luke par Laurent Gerra" que l'on pouvait craindre. |
 | |  |  | Bon... j'ai mis du temps... finalement je l'ai lu. Et je trouve ça très fort. Je n'argumenterait pas plus... Bastien Vives a un peu le don de diviser les pro et les anti.
Bon, quand on est pro-vives, on ne peut qu'être séduit. Je prêchais pour ma paroisse en disant que La Boucherie était son meilleur album.
Celui-ci est mieux. |
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