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Verdict panoramique de vos dernières lectures...

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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chrisB, 05.12.2011 à 16:42341362
Thierry :
balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire.


Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés...

Thierry, 05.12.2011 à 12:45341356
balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire.

Mael, 04.12.2011 à 23:41341348
Zut, je voulais poster ça dans "Derniers achats". ça me permettra d'insister sur le premier livre, "Gravenstein", un simple bijou absolu, une vraie petite merveille de liberté, avec un dessin magnifique. C'est norvégien, c'est entre la bande dessinée et le livre pour enfant. C'est très bon.

Mael, 04.12.2011 à 23:23341347
Festival de Montreuil, over.


Pierre, 04.12.2011 à 21:54341344
Mr_Switch :

Après c'est vrai que "Claude Sailor" auteur du "Moine Saucisse", c'est sympa pour qui sait que "Claude Marin" dessina les aventures de "Frère Boudin"...


Merci pour lui ! A noter que Marin a signé quelques pages au milieu des années soixante sous les pseudo (transparent) de Clay Sailor.

Mr_Switch, 04.12.2011 à 14:49341340

Premier tome d'une série qui se veut un hommage à Tillieux. Graphiquement, je n'ai rien à redire. J'y ai pris du plaisir. Il y a vraiment des types tillieliens, notamment les perso prognathes. Mais je ne suis pas assez expert en ligne tillielienne pour dire si l'on est dans la mauvaise copie ou dans l'hommage bien digéré. Je pense quand même que Rodier s'en sort très bien !

C'est au niveau du scénario que ça se gâte. Celui-ci est déprimant. La monde de la Bande dessinée est la trame, l'objet des allusions plus ou moins faciles d'accès. C'est déprimant car ça décrit un univers bien pourri... Déprimant car ça part dans la diatribe.
Je ne trouve pas l'histoire navrante au sens figuré mais je comprends que ça puisse faire cet effet (comme NDZ semble l'avoir ressenti).
Comme pour Gil Jourdan, on peut distinguer 2 humours. Celui de Paoli (ou de Libellule), un humour volontairement nul et peu subtil. Et celui de l'auteur-scénariste lui-même. Pour ce second humour, Corteggiani arrive à faire des allusions pour public éclairé mais allusions assez brutales. C'est sans doute voulu, mais ça en devient indigeste et déprimant à force. Et comme Corteggiani donnait son affaire, il est parfois difficile de voir où finit l'allusion fondée et où commence le roman.
Ainsi il est question de Bibou, mascotte d'un journal émanant d'un parti politique. Or Corteggiani a été rédacteur en chef BD de Pif Gadgets...
Ici on pense à Hergé, là on pense aux frères Uderzo. Là encore on ironise sur les collectionneurs, ou sur Mourad.
Beaucoup de coups de pied dans la fourmilière... mais ça en devient déprimant, trop déprimant.

Après c'est vrai que "Claude Sailor" auteur du "Moine Saucisse", c'est sympa pour qui sait que "Claude Marin" dessina les aventures de "Frère Boudin"...

Xavier, 03.12.2011 à 16:17341322
Thierry :
Je continue de regretter le fait que ces livres (ceux de Lynd Ward, mais aussi de Frans Masereel, Giacomo Patri, Otto Nuckel...) soient ainsi tombé dans l'oubli, en tout cas de ce côté de l'Atlantique.

Le bouquin de David Beröna sur le sujet est à la fois enthousiasmant (pour le panorama qu'il esquisse) et frustrant (puisqu'il ne s'agit qu'une esquisse, et que les oeuvres ne sont bien sûr pas présentées dans leur intégralité). Mais cela reste une belle introduction et une invitation à la découverte...

jérôme degryse, 03.12.2011 à 12:37341319
Lu à la suite les 2 tomes de D de Ayroles et Maiorana :

j'ai plutôt apprécié la lecture de ces albums. Lecture très distrayante. Le scénario est classique ( trop diront certains) mais est très bien mené. On ne s'ennuie pas et l'envie de tourner chaque page pour lire la suite est bien présente. On attend même la suite avec impatience. Graphiquement j'aime toujours autant le trait de Maiorana même si je trouve le tome 2 moins abouti que le premier volume.

Au niveau scénario, le point fort de cette bd est le personnage de Richard Drake. C'est aussi ma source d'interrogations. Pourquoi en s'étant autant inspiré du personnage de Richard Burton l'explorateur ne pas l'avoir appelé ainsi.....

Drake a le même visage que Burton. C'est aussi un explorateur. On retrouve comme pour Burton son expédition aux sources du Nil. On a aussi le partenaire devenu ennemi Stanford à la place de Stanley. On apprend que Drake est un épéiste brillant comme Burton. On découvre ses déboires pour trouver des financements. On évoque même dans un dialogue le Soudan ( Burton fut ambassadeur du soudan). Burton était connu pour être un ethnologue juste boutiste qui voulait découvrir toutes les coutumes d'un peuple même les plus noirs. C'est aussi évoqué dans cette bd. J'oublie le traducteur brillant des 1000 et une nuits en version non expurgée ce qui lui valu la censure dans son pays (idem dans la bd).

Un tel personnage est très intéressant mais pourquoi changer le nom. Je trouve que d'un point de vue éducatif on aurait du garder le nom ou au moins marquer en page de garde la source d'inspiration. Le but est de donner envie aux gens de découvrir ce personnage extraordinaire et réel. Burton eut une vie telle que jamais un romancier n'aurait pu l'inventer.

Je me souviens que Herenguel avait marqué ou assumé son inspiration ( et adaptation) de Memoire d'un gentilhomme corsaire.

Je trouve dommageable qu'ici tel ne fut pas le cas. 3.5/5


Lisez Un diable d'homme de Fawn Brodie aux éditions Phébus.

Bicephale, 01.12.2011 à 18:45341293
Thierry :
Les images de Lynd Ward sont puissantes et plus complexes qu'il n'y paraît.

Oui. Hasard du calendrier, je viens tout juste de commencer à lire le travail de Ward. Son premier récit, God’s Man, par-delà ses qualités, reste peut-être un poil convenu. Mais après, c’est un sacré bonheur de lecture, tant Ward lâche les amarres et surprend.

Madman’s Drum, son tambour nègre forcé au silence et sa famille maudite hallucinée qui dépérit lentement au fil des ans, désirs contraints, sous le poids des interdits. Wild Pilgrimage et sa très libidinale charge, qu’on qualifiera de pan-érotique tant tout vibre en ces pages, tout s’y excite, des arbres rebondis et leurs écorces charnelles aux fesses rondes des flics moulés dans des uniformes trop étroits ; on n’y compte plus les cheminées et les outils manuels qui bandent fort, les bottes de carottes aussi, les scènes de strangulation, les sauts de barrière et les jambes discrètement entrouvertes devant les feux de cheminée.

Prelude to a Million Years, quatrième œuvre, reprend la thématique de God’s Man pour la resserrer en une bombe d’efficacité, sombre, terrible. Quelques dizaines de gravures de grévistes matraqués, d’embrassade imposée du drapeau national, de mains forçant les nuques, de femmes réduites au néant, visite-éclair d’un monde effroyable avant que le protagoniste ne disparaisse dans les flammes, effondré sur son idéal de pierre inachevé. Prelude to a Million Years, histoire de nous rappeler que, comme disait l’autre, l’Empire n’a jamais pris fin.

La révolution est affaire de politique sans doute, et de désir aussi bien sûr : chez Ward, la révolution bande sec avant d’échouer, avant de crever (et, est-il besoin de le préciser, il n’y a pas matière à s’en réjouir). De livre en livre, Ward creuse son sillon, de plus en plus singulier. Ses gravures s’enrichissent, les effets de matière se démultiplient, les cadres disparaissent, tout ça pulse avec emphase, certes, mais l’emphase du délire, celle qui échappe, qui n’est pas affaire de pose, celle qui s’aventure aux limites et moissonne à tout va.

Je termine la série ce soir avec Song Without Words et Vertigo, et je suis ravi.

Sinon, j’ai lu Kluft, le dernier album de J-M Bertoyas, et c’est aussi vraiment très bien. Dans un tout autre genre, pourrait-on dire, mais on aurait alors complètement tort.

Ward, Bertoyas, il y a tant de belles choses à lire...

Thierry, 01.12.2011 à 12:54341284
les 2 graphic novels de Lynd Ward que je n'avais pas encore lu... dans le premier, Lynd Ward questionne la place de l'artiste dans une société en proie à l'agitation sociale. Dans le second, il met en scène les angoisses d'une future mère, qui craint de faire naître son enfant dans un monde chaotique.
Relativement courte, ces 2 récits font la part belle à un symbolisme appuyé. On aime ou on déteste ces novels in woodcuts, auxquels on peut reprocher une certaine emphase teintée de naïveté, mais elle assure aussi leur universalité et leur intemporalité. Les images de Lynd Ward sont puissantes et plus complexes qu'il n'y paraît. Elles véhiculent des émotions multiples et leur sens est tout autant nourri du travail de Ward que de l'oeil du lecteur qui les interprète sur base de son propre vécu et de ses émotions.
Je continue de regretter le fait que ces livres (ceux de Lynd Ward, mais aussi de Frans Masereel, Giacomo Patri, Otto Nuckel...) soient ainsi tombé dans l'oubli, en tout cas de ce côté de l'Atlantique.

SydN, 28.11.2011 à 18:36341246
Mael :
Le film m'avait beaucoup plu. J'ai longtemps hésité pour les bandes dessinées car le graphisme ne me plaisait pas des masses, on se laisse cependant emporter et c'est vraiment très très drôle, bien fait, avec des personnages attachants, une action débridée, etc. Je cours acheter les 3 volumes qui me manquent. 4 ex-maléfiques.


moi j'ai préféré le film, je trouve que la BD s'enlise un peu dans un côté "vie" (relations entre perso, histoires amoureuses, évolution du groupe de musique, etc...) assez banal et souvent beaucoup trop long.
De plus, les scènes "d'actions" sont tellement plates qu'il leur manque quelque chose je trouve. Du punch essentiellement.
Le film, en élagant me semble plus efficace, et les scènes de fight sont plus funky :)

Mr_Switch, 28.11.2011 à 14:18341236
Voilà un bouquin ou il manque résolument quelques clés.
On se laisse emporter par la poésie de certaines saynètes. Moins par d'autres.
L'introduction et la conclusion mettent en scène l'auteur lui-même de manière onirique. Mais ça m'a géné de ne pas savoir si c'était une introduction ou une préface dessinée. Ca m'a empêché de rentrer dans le bouquin tout de suite.
Ca reste à lire quand même !

NB : on retrouve les fulgurances d'un Dolph dans la poésie autant, et surtout, que dans le graphisme. C'en est même déroutant...
(Il devient quoi, Dolph, vous savez ? :) )

Mael, 24.11.2011 à 13:05341177
Le film m'avait beaucoup plu. J'ai longtemps hésité pour les bandes dessinées car le graphisme ne me plaisait pas des masses, on se laisse cependant emporter et c'est vraiment très très drôle, bien fait, avec des personnages attachants, une action débridée, etc. Je cours acheter les 3 volumes qui me manquent. 4 ex-maléfiques.

wandrille, 22.11.2011 à 20:03341162
effer :

Guy Delisle arrive en Cisjordanie comme un père de famille un peu trop candide,


Mouais, c'est un peu le reproche qu'on peut lui faire. Il est difficile de croire qu'un type comme lui, marié à une femme MSF arrive avec des yeux parfaitement vierge sur ce pays.

Je trouve que ça marche, mais je reste un peu plus extérieur que je ne l'avais été sur le précédent que je trouvais déjà un peu en dessous.

Si tu as apprécié celui-là, je te conseille plutôt de lire son tout premier SHENZEN qui, pour le coup est une merveille : le type part en chine, dans une ville-usine superviser un studio d'animation et, grosso modo, il ne se passe absolument rien dans sa vie.
Et de ce rien, il fait un truc passionnant.

Du grand art.
Un peu au contraire, là, je trouve qu'il y a plein de matière passionnante et qu'il la réduit à l'anecdotique à force de ne voir ça qu'avec son bout de lorgnette personnel.

Bref, un bon moment, mais qui manque un peu de force.

effer, 22.11.2011 à 16:16341154

Je n'avais pas lu Shenzen et seulement parcouru Pyong Yang,Je n'accrochais pas au graphisme de G Delisle, mais j'ai lu la preview de Chroniques de Jérusalem sur "Le Monde" et là, j'ai vraiment beaucoup apprécié.
Guy Delisle arrive en Cisjordanie comme un père de famille un peu trop candide, mais très vite, grâce à ses croquis, ses remarques fines sur des détails incongrues, voir kafkaïens de la société multi-culturelle et religieuse de l'état d'Israël, il emporte l'adhésion du lecteur.
De plus l'année 2010 qu'il a passé là-bas a été dramatique, ce qui apporte à cet album un caractère puissant de reportage d'histoire immédiate.
4 Kippas.

Mael, 17.11.2011 à 23:09341100
Relire ce livre m'a procuré une telle émotion et un tel plaisir qu'avant que ma chronique soit validée je poste mon avis ici.

Aujourd'hui, la structure Colosse fédère les meilleurs auteurs québécois, et pour peu que l'on s'intéresse au sujet il est impossible de passer à côté. Un acte qui serait d'autant plus regrettable dans le cas présent : celui du premier livre d'un auteur trop discret, une vraie réussite.

Pour l'histoire il s'agit d'un strict fait historique : le crash d'un avion américain contenant 4 bombe H sur la banquise, le 21 janvier 1968. La contamination radioactive fut immense, une bombe se perdit au fond de l'eau tandis que l'incendie faisait fondre la glace. Le secret défense est décrété et l'on découvre cela des années après. Mais une fois passée l'inquiétude et le brin de honte, après avoir découvert un accident majeur qui nous était inconnu, on reprend la lecture de ce fanzine à la conception magnifique.

Entièrement muet et très graphique, le dessin joue sur le découpage de feuilles de papier. Entendons-nous bien : il ne s'agit pas de divers collages de papiers découpés, mais de succession de petits feuilles de cahiers dans lequel l'auteur a évidé des formes qui se révèlent appliquées sur un fond noir. L'extrême élégance du résultat est bluffante. La simulation des étendues enneigées est parfaite, et le contraste radical entre la matière papier très sensible et le noir profond suffit à nous immergé dans les lieux de l'action.

De plus, le livre présente une préface en inuktitut (également en français et anglais en fin de volume), une langue qui m'est totalement inconnue mais dont la simple vue provoque une émotion profonde. Un choix qui permet aussi d’assurer l'ancrage d'Iceberg dans la lutte pour la reconnaissance des droits des inuits, une nation qui a encore plus de mal à se faire entendre dans le Canada que nos camarades francophones. Pas un simple premier livre, ni même un ouvrage prometteur, une vraie première œuvre.

Mr_Switch, 17.11.2011 à 14:59341094
Depuis que j'ai internet, j'ai souvent "entendu parler" d'une série légendairement nulle. Sujet de private joke sur tel chan, sur tel autre site. Doggyguard, c'est nul.
C'est vrai qu'il y a longtemps que je n'avais pas lu un truc aussi nul. Ce n'est pas une effroyable bouse. Ce n'est pas illisible ou nauséabond.
Non, c'est juste nul et vide. A un niveau à la limite de l'OVNI :)

SydN, 14.11.2011 à 16:20341050
SydN :
Thierry :
Suite à une sortie accusant ce livre de complaisance adolescente et d'androgynie suspecte (sic),


tiens donc?
où ça?


on m'a répondu en PV, merci ;)

SydN, 14.11.2011 à 13:55341046
Thierry :
Suite à une sortie accusant ce livre de complaisance adolescente et d'androgynie suspecte (sic),


tiens donc?
où ça?

ibnalrabin, 14.11.2011 à 11:13341045
Colombine :
Est-ce que Mix et Remix est toujours crieur ou je ne sais quoi à Lausanne ?


Non, ça fait déjà pas mal d'années qu'il ne l'est plus. (La cathédrale de Lausanne possède un crieur, qui annonce chaque heure en haut du clocher en criant quelque chose comme "Ici le guet, 3 heures ont sonné". Je suis assez jaloux de cette tradition, à Genève y en a pas.) En même temps avec le nombre de dessins qu'il place il doit pas avoir trop de soucis pour gagner sa vie.

Thierry, 14.11.2011 à 11:08341044
Suite à une sortie accusant ce livre de complaisance adolescente et d'androgynie suspecte (sic), j'ai eu envie de le relire. Je n'y ai rien trouvé de complaisant ou de suspect. Par contre, cette relecture m'a de nouveau apporté énormément de plaisir. Manuele Fior y raconte une histoire d'amour, mais au lieu de nous montrer un couple qui se découvre, s'aime et se quitte, comme on le fait en général, il se concentre sur ce qui précède et suit cette histoire, qu'on devine être la première grande histoire pour Piero et Lucia.
Ils sont adolescents, Piero et son ami Nicola sont inséparables, toujours fourrés ensemble sur la mobylette de Piero. Ils arrivent à la fin de l'adolescence, au moment des choix à poser pour sa vie d'adulte. Reprendre le magasin familial ou partir tenter sa chance ailleurs. Et les filles dans tout ça ? Autant ce dernier est réservé, autant Nicola est extraverti et séducteur. Et voilà qu'emménage une mère et sa fille, Lucia dans l'immeuble de Piero. Piero et Nicola sont troublés par Lucia... On devine la suite, mais Fior ne la montre pas. Il préfère nous transporter des années plus tard, lorsque Piero et Lucia viennent de se séparer. L'une a fui à Oslo tandis que l'autre a quitté sa petite ville pour embrasser la carrière d'égyptologue. Il y a un gout de renoncement dans cette histoire, chacun voyant sa vie se dérouler d'une manière qu'il n'a pas vraiment voulu, presque malgré soi. Ils on,t pos&é des choix, la vie leur en a imposé d'autres et ils ont dû faire avec.
Ce livre se construit en chapitres suivant alternativement Piero et Lucia au fil de leur vie, chaque chapitre ayant sa propre note chromatique: les chapitres sur l'adolescence sont noyés d'un jaune qui évoque à la fois le soleil des vacances et le sépia des photo-souvenirs. Ceux se déroulant en Norvège privilégient les couleurs froides alors que es chapîtres égyptiens préfèrent les couleurs chaudes, avant qu'un dernier chapitre, en forme de conlusion, adopte des teintes sombres et crépusculaires. Plus qu'une coquetterie graphique, ce choix de couleur apporte une vraie personnalité au livre et habille parfaitement le dessin de Fior. A titre de comparaison, son trait brut n'est guère différent sur son livre 'Mademoiselle Else', mais la mise en couleur, plus classique, donne un ton beaucoup plus feutré à son adaptation d'Arthjur Schnitzler.
Arrivé au terme de ce livre, on peut se demander où Fior a voulu nous emmener. Est-ce l'histoire d'une occasion manquée ? Au contraire, est-ce l'histoire d'un deuil qui ne veut se faire ? Ou un refus obstiné d'accepter le cours de la vie (la fameuse complaisance adolescente, peut-être ?) ? Le dernier chapître ne manque pas d'ambiguité et laisse le lecteur dans le doute. A moins qu'il ne soit simplement question de trajectoires individuelles qui se croisent parfois avant de se séparer définitivement, sans que l'on ne puisse rien y faire. Lucia et Piro se sont croisés et il n'y a aucun sens à essayer de les réunir. Le choix de Fior de ne jamais donner la parole à Nicola vient sans doute d'une volonté de montrer que, de toute façon, Lucia et surtout Piero ne prennent jamais vraiment de distance sur leur histoire. Que le regret et la colère jamais pleinement exprimée de Piero ne l'empêche de tracer un trait définitif sur cette histoire.

Smiley_Bone, 13.11.2011 à 19:11341034
C'est à dire que dans ma ville natale, ils sont tous un peu underground faut dire, maga aussi :).

Mr_Switch, 13.11.2011 à 13:17341032
Marrant, je ne connaissais pas Plonk et Replonk de noms, jusqu'à hier... Et aujourd'hui, ils ont droit à une double page dans le magazine télé...

Colombine, 13.11.2011 à 12:30341031
J'ai toujours eu du mal avec Mix et Remix, idnalrabin donne peut-être la vraie explication: j'en ai trop vu jusqu'à l'overdose...

Est-ce que Mix et Remix est toujours crieur ou je ne sais quoi à Lausanne ?

ibnalrabin, 12.11.2011 à 18:24341024
Ces confusions sur Mix et Remix c'est parce que vous êtes pas Suisses. Ici y a des dessins de ce garçon absolument partout: des tas d'affiches, jusque dans les pharmacies (et y a beaucoup de pharmacies), des flyers publicitaires (ou non), dans certains journaux, etc. Personnellement, alors que j'étais assez fan, j'ai un peu une overdose. D'ailleurs il s'applique vraiment de moins en moins pour ces boulots de "communication" (je sais pas comment dire).

Du coup j'ai un peu de la peine à me rendre compte si ses strips sont toujours drôles ou non.

(D'ailleurs, Plonk et Replonk aussi ils sont un peu partout.)

Mael, 12.11.2011 à 17:25341023
Plonk et Replonk ? Moi je les confonds avec



et



re-

Aba Sourdi, 12.11.2011 à 17:18341022
Et moi je confonds toujours avec les cartes postales loufoques "Plonk & Replonk", bienvenue au club !

Mr_Switch, 12.11.2011 à 14:43341021
Mael :
J'en avais déjà parlé ais je donne un avis plus complet et argumenté sur du9.


Il serait logique que je confonde "Mix et Remix" avec "Mix Mix"



Or quand je lis "Mix et Remix", je visualises "Kinky et Cosy"
Evidemment, c'est à cause de l'auteur qui signe "Nix".

Encore une confusion à la noix...

effer, 11.11.2011 à 17:23341006
Mael :
J'en avais déjà parlé ais je donne un avis plus complet et argumenté sur du9.

Un avis intéressant, c'est bien de publier cet auteur ainsi dans cette collection.

Mael, 11.11.2011 à 13:58341004
J'en avais déjà parlé ais je donne un avis plus complet et argumenté sur du9.

Kais, 09.11.2011 à 11:22340980
Thierry :
c'est un peu comme 'Tintin au Congo' quand on y pense


en + " les black attack " sa rime !

Thierry, 09.11.2011 à 10:56340979
c'est un peu comme 'Tintin au Congo' quand on y pense

Mael, 08.11.2011 à 18:13340974
Rien que le titre est un chef d'oeuvre.

Dire que Buck Dany est une des plus grosses influences de Léo Quiévreux... (avec F'murr, c'est vrai que ce n'est pas plus sensible).

e m, 08.11.2011 à 17:52340973
Buck Danny #01...
Ouh qu'est-ce que ça a super mal vieilli.
Même en essayant de lire ça au deuxième degrés pour me marrer, j'ai eu dû mal à le finir.
0 porte-avion

Mael, 08.11.2011 à 15:05340969
En effet c'est pas mal. Je ne sais pas si c'est parce que le perso a été exploité de manière solo et complètement dévoyé depuis longtemps mais ça ne me choque pas, sur le principe, comme Gastoon. Après en plus c'est pas si mal, en effet c'est bien dessiné, j'ai un peu de mal avec la couleur parfois (surtout le rose) mais c'est bien foutu. Il y a de l'action, de l'amitié, une aventure, une sorte de récit d'apprentissage, etc. Bon c'est vrai qu'il y a les gentils indiens et les méchants hommes blancs et qu'ils auraient pu se passer de créditer "Franquin" sur la couverture mais en tous cas le pari est réussi. Comme ça ceux qui adorent dire que de toute façon il y a d'une côté les gardiens du temple réactionnaires et de l'autre les gens sincères qui aiment lire une bonne petite bd en seront pour leur frais : Gastoon ce n'est pas drôle, pas très beau, c'est mauvais. Les Marsu kids ça ne respire pas l'originalité, on aurait pu s'en passer, mais ça se lit très bien et remporte son pari. 3 œufs de marsupilami.

Mr_Switch, 06.11.2011 à 14:47340903
Bon, le dessin est chouette. Le prétexte est plutôt mince et convenu, tout en étant parfois un peu confus, mais on s'en fout finalement.

Une histoire de référentiel : Ce Marsu Kids se compare de façon innée au Marsupilami de Batem. Enfin au Marsu dessiné par Batem et qui a connu une pléiade de scénaristes.
Et à ce jeu, le Kids y gagne : Un scénario simple prétexte au service du dessin est parfois plus agréable que des scénarios abracadabrants.

Revers de la médaille : ce Marsu Kids est, en même temps, un gros fan service qui explore la veine poétique du personnage. Les couleurs se font plus pastels. Pour qui voudrait un poil de suspense, ça risque de paraître vain. De plus, ça reste très gentil.

Le seul problème persistant à la lecture, c'est de savoir qui est ce petit marsu que l'on suit, ainsi que ses frères et soeurs (?)(je n'ai pas bien compris si c'était la même fratrie). Est-ce un petit d'une nouvelle famille de marsu ? Ca n'est pas un petit de la famille que l'on connaît. Est-ce le marsupilami de la série batemienne, quand il était petit ? Possible, mais dans ce cas, c'est chronologiquement aberrant (ce qui ne me poserait pas problème si c'était clairement dit)

En tout cas, il y a des petits marsu, des chamailleries entre petits. Il y a du marsu adulte (le papa du marsu batemien ?).
Il y a de l'humain, mais pas aussi ringard que dans la série mère.
Il y a de l'amitié marsu/homme. C'est un piège pour le tome suivant mais c'est aussi un défi.
Le syndrome du super Marsu n'est pas trop présent.

Niveau dessin, c'est peut-être la couverture qui a le marsu le moins joli.

Bref, ce n'est pas l'album du siècle mais quand même une preuve que l'on peut encore se faire plaisir avec ce personnage !

Matrok, 26.10.2011 à 13:44340711
Aaah, la rotation finlandaise !

Matrok, 25.10.2011 à 22:39340702
Un hommage respectueux et sensible à des artistes de bande dessinée et de radio. Ce n'est pas le genre d'ouvrage qu'on peut assimiler d'un coup, et d'ailleurs est-ce fait pour ça ? J'écoute et je réécoute distraitement les émissions sur le CD, et je lis par petits morceaux les textes de Christian Rosset...

chrisB, 25.10.2011 à 21:10340698
NDZ :
Déception. J'attendais sûrement beaucoup de ce livre. Même si l'intrigue est forte, le déroulement des évènements m'a semblé trop artificiel, et même si cela participe à l'ambiance, j'ai souvent levé le nez par manque d'adhésion au trop plein coïncidences (chassé-croisé des personnages principaux).



Haaaaa c'est le bouquin de Pastor que je préfère !! une pépite

Thierry, 25.10.2011 à 15:46340685
J’avais gardé un excellent souvenir de ce livre, mais à la relecture, cela fait pschhhhit. A travers l’image d’un gorille blanc qui se meurt dans le zoo de Barcelone, Toffolo s’interroge sur l’homme et l’animal, sur l’artiste, sur lui… et je me suis vraiment ennuyé. Pas dans le bon état d’esprit au moment de la lecture ?



putain que c’est beau… Thierry van Hasselt signe un grand livre. Il dresse un portrait-puzzle d’une femme, dont la mort tragique ne fut que la conclusion logique d’une vie tragique. Débarquée d’Amérique du Sud, Gloria Lopez échoue dans les griffes de proxénètes. Mais qui était-elle vraiment ? C’est ce qu’essaye de découvir le narrateur… je vous laisse la surprise de son identité. Comment saisir le portrait d’une femme que l’on a que sommairement croisé, sans jamais vraiment la rencontrer ? Comment apprehender ce que fut sa trajectoire ? Par petite touche, nous découvrons les événements qui ont abouti à sa disparition, mais elle continue pourtant de se dérober. Ainsi, Thierry van Hasselt reprend régulièrement un portrait de Gloria Lopez, mais chacun est different, comme pour insister sur le mystère qui l’entoure

Magnifique diamant noir du catalogue Fréon

on en a tant parlé, je me suis laissé séduire…
Est-ce, comme on le lit sur le forum d’en face (que je soupçonne de partialité) un des meilleurs albums de 2011 ? J’espère que non, car si c’était le cas, le niveau de 2011 ne doit pas pèter les flammes. Attention, je ne veux pas dire qu’Urban est un mauvais livre, juste que c’est un bon titre, qui ne manqué pas de qualité, mais qui n’est pas non plus exempt de défauts. Et on peut en effet regretter le fait qu’il soit ‘saboté’ dès le départ par une mise en place dérisoire qui hypothèque ses chances.
Urban, c’est une série qui tient à Coeur de Luc Brunschwig, qu’il porte en lui depuis son adolescence.
Urban, c’est une plongée dans Monplaisir (au depart, Brunschwig voulait l’appeler Sin City, avant que Miller ne lui pique son idée), une ville tout entière destinée au plaisir, meme et surtout dans ce que cela peut impliquer de misère et de bassesse.
Mais la jouissance sans entrave est une illusion. Il faut assurer la sécurité des vacanciers. Des rêves plein la tête, Zachary Buzz débarque à Monplaisir pour rejoinder le corps de Urban Interceptor, qui garantissent l’ordre. Mais sa naîveté est vite mise à l’épreuve quand il découvre la réalité de Monplaisir.
Le thème est classique. Le traitement et le graphisme aussi, tout en étant très efficace et soigné. De la belle ouvrage, mais il y a plein de petites choses qui me laissent un gout de trop peu. On sent que ce récit a longuement muri. Mais l’univers représenté paraît trop simple.
Par exemple, on explique à un moment que Zachary est different des autres parce qu’il est né et élevé sur terre, ce qui n’est pas le cas des autres cadets, ce qui explique leur maîtrise du vol, alors qu’ils n’ont pas l’ombre du chance en cas de combat au sol avec Zachary. Cela induit que la terre a colonisé l’espace de manière impressionante pour que Zachary soit une tele exception. Pourquoi ne trouve-t-on aucune mention de cette colonisation ? Y-a-t-il un spatioport ? Les gens s’adaptent-ils facilement à un environnement ou la gravité est différente ? A vrai dire, les vacanciers ressemblent à un troupeau dense et sans âme qui hante les rues sans trop avoir l’air de savoir quoi faire.
Parce que le fun, façon Monplaisir, je ne vois pas trop en quoi cela consiste. Les gens s’amusent, nous dit-on. Mais comment ? Un gigantesque Spring Break alcoolisé ? Ou bien, ils ne font qu’aller d’un endoir à l’autre en attendant la prochaine traque sur écran géant ?
Et il y a aussi cette incoherence à propos de la liftière, à poil, comme il se doit, qui a le couvert couvert de tatouages publicitaires, seul moyen qu’elle avait trouvé de subsister lorsqu’elle est arrive à Monplaisir. Une publicité si présente et aggressive qu’elle s’invite sur le moindre support, jusque sur la peau des plus pauvres (et bien roulées) ? Outre le fait qu’il me semble qu’elle est le seul personage de l’histoire à presenter une telle particularité, je m’attendrais à voir une ville envahie de publicité à tous les étages… mais rien de tout cela…
C’est ce genre de details qui me laissent sur ma faim. Cette impression d’un univers un peu negligee par rapport au reste.


sans doute le moins bon des TD depuis le début de la série. Le procédé narrative est usé et pas très bien exploité. Mais les premières planches, toutes en ambiance sont magnifiques.

SydN, 25.10.2011 à 15:25340683
Mr_Switch :
Le succès toujours actuel de la série [...]


ça me déprime...

Mr_Switch, 25.10.2011 à 15:09340679
Le côté vieillot n'est pas dû à l'age de la série. Le succès toujours actuel de la série est en décalage avec son âge. Paradoxe.

Mael, 25.10.2011 à 14:55340678
Pour ma part je trouve que ça se ressent dans chaque, mais j'aurai plus dit 50 ans tant ça me paraît désuet et vieillot...

Mr_Switch, 25.10.2011 à 14:43340677
Mael :
Deux étoiles pour la nostalgie mais objectivement c'est pas très beau, pas très drôle, pas très bien.


Pas de nostalgie pour moi (enfin pas vraiment), mais le dessin de Bernadette Després fait partie de mes fondamentaux (elle faisait une page de gag moral dans chaque Astrapi)
Quant à Tom-tom et Nana, c'est une série qui va avoir 35 ans. Ca ne présume pas de sa valeur... On l'oublie juste parfois, c'est tout.

NDZ, 25.10.2011 à 10:03340672
Un biopic sous forme d'enquête. Même si c'est bien sympathique comme panorama de la chanson française à cheval sur la seconde guerre mondiale, on est parfois à la limite de l'ennui. Et pourquoi ? Je ne sais pas trop, le dessin est très joli, la mise en case et le découpage efficaces, certaines réparties très drôles. Peut-être est-ce un peu longuet, Gérard? Oui, 1000 feuilles c'est un peu beaucoup, une demi-part aurait été plus digeste. Avec moins de crème.

Déception. J'attendais sûrement beaucoup de ce livre. Même si l'intrigue est forte, le déroulement des évènements m'a semblé trop artificiel, et même si cela participe à l'ambiance, j'ai souvent levé le nez par manque d'adhésion au trop plein coïncidences (chassé-croisé des personnages principaux).

Mael, 25.10.2011 à 9:20340669
Du coup je me suis convaincu de baisser la note tiens, une étoile c'est suffisant pour de la nostalgie.

Mael, 25.10.2011 à 9:19340668
Deux étoiles pour la nostalgie mais objectivement c'est pas très beau, pas très drôle, pas très bien.

SydN, 24.10.2011 à 9:58340636
wandrille :
Car c'est bien connu, l'humour ne peut pas donner des bijoux, c'est rigolo, c'est sale.


Moi j'ai déjà vu des bijoux rigolos.
En bijouterie.
Si si.

wandrille, 23.10.2011 à 20:26340615
Car c'est bien connu, l'humour ne peut pas donner des bijoux, c'est rigolo, c'est sale.

Aba Sourdi, 23.10.2011 à 10:25340605
Ça fait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi poétique en bande dessinée ! Une oeuvre qui confirme que la forme strip peut créer des bijoux allant bien au-delà de l'humour.

Glotz, 18.10.2011 à 6:07340551
Oui il est super drôle et judicieux (autre chose que Plantu...). Il est publié presque chaque semaine dans Courrier international, pour ceux qui aiment.

Mael, 17.10.2011 à 23:09340541
Bah moi j'ai lu ça, je ne connaissais que très peu le monsieur et j'ai beaucoup aimé. C'est drôle, bien fait, assez fin. Un nouveau fort beau livre dans cette très très belle collection. 4 étoiles.

Thierry, 17.10.2011 à 19:36340540
wandrille :
Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.

il ne faut pas risquer de perdre le lecteur avec des messages trop complexes !

wandrille, 17.10.2011 à 16:45340539
Dernier truc qui me gêne aux entournures et qui devait déjà être dans le livre de Sue : le personnage poursuit sa vengeance contre tous les responsables du traitement et de la mort de son père.

Tous ? Un petit village résiste encore et toujours...

C'est à dire l'autre tribu qui les a capturés et vendus comme prisonnier ; ça renforce encore le propos un peu lourdingue sur l'escalavage c'est pas bien, c'est les blancs c'est pas bien.

Bien sûr, à l'époque de Sue, c'était un propos qui avait son courage et qui dénotait. Transposé de nos jours, ça tombe à plat et fait un peu tarte à la crème.

Les vilains blancs sont punis par le méchant noir.

Encore une fois, si on est dans une œuvre d'adaptation, ce que le renvoi en première page du nom d'Eugène Sue semble sous-entendre, on aurait pu espérer que les auteurs prennent les libertés nécessaires à conserver l'esprit tout en modernisant le traitement narratif.

THYUIG, 17.10.2011 à 16:23340537
NDZ :
Antoine :
A noter que c'est l'adaptation d'un bouquin d'Eugène Sue, je ne crois pas que ça soit précisé dans l'album.


Si, en première page.

Sinon, pour une fois tout à fait d'accord avec wandrille: j'ai plus pris mon pied sur le Micol, becoze traitement graphique (compo des pages, couleurs), conduite du récit, nuances des caractères MAIS le Nury + Brüno, même très "classique", même un poil "moralisateur" nous apporte de très belles choses également. Contrairement à ce que je pensais, Brüno a encore de la place pour de belles planches muettes, malgré un récit serré et qui aurait pu virer au bavard. Ce qui est bien.


Y'a quand même un problème dans le traitement du sujet, ok ça parle surtout de vengeance, mais l'esclavage juste comme "décors" (j'emploie les guillemets à dessein, hein), c'est un peu gonflé, c'est quand même le moteur du récit.
Enfin, j'en ai parlé par ailleurs, mais si le bouquin de Sue n'est pas bon, ben fallait pas l'adapter hein. :)

Mr_Switch, 17.10.2011 à 13:14340534
L'intérêt de ce bouquin est moindre quand on n'a pas l'original pour comparer. Manque de bol Petzi fermier, ce n'est pas le plus simple à trouver. Le jour où je pourrais comparer... je pourrais sans doute pleinement avoir un avis...

NDZ, 17.10.2011 à 12:38340533
Antoine :
A noter que c'est l'adaptation d'un bouquin d'Eugène Sue, je ne crois pas que ça soit précisé dans l'album.


Si, en première page.

Sinon, pour une fois tout à fait d'accord avec wandrille: j'ai plus pris mon pied sur le Micol, becoze traitement graphique (compo des pages, couleurs), conduite du récit, nuances des caractères MAIS le Nury + Brüno, même très "classique", même un poil "moralisateur" nous apporte de très belles choses également. Contrairement à ce que je pensais, Brüno a encore de la place pour de belles planches muettes, malgré un récit serré et qui aurait pu virer au bavard. Ce qui est bien.

Docteur C, 17.10.2011 à 10:21340530
Le Royaume de Ruppert & Mulot : Un livre/journal un peu fou, très éclaté dans l'invention d'un lieu multiple, complexe, une exploration mouvante, dynamique, des possibilités de la forme "bande dessinée" en même temps qu'une interrogation sur le bien et le mal, une vision très noire des rapports humains mâtinée d'un humour cruel avec un très grand soin apporté à l'ensemble. Du Ruppert & Mulot. Ce travail est toujours brillant et fascinant, mais avec cette impression de l'exercice de style virtuose mais distancié, un travail qui n'aura livré à mon sens toute sa puissance féroce que dans Irène et les clochards, leur meilleur livre de bande dessinée. Ici trois abandons de tout espoir.

Wimbledon Green de Seth : Un beau livre, dédié à Chris Ware (or ce travail n'a certes pas les qualités de l'incroyable Ware), j'ai eu du mal à finir ce livre tellement je l'ai trouvé creux, plat, et ennuyeux. Le dessin est très beau, la forme du livre aussi, et même les choix graphiques sont intelligents, mais Seth se complait dans une nostalgie bêtasse de l'enfance et du récit d'aventure sans nuance ni mise en perspective qui rend sa vision de la bande dessinée dans l'ensemble très caricaturale, bête, et complaisante, malgré les quelques finesses qui peuvent la traverser (dans la structure, et dans certains récits). Une vente aux enchères.

Morpion Blues de Claire Pétry : Un premier livre, avec ses défauts de premier livre (les titres donnés aux strips sont inutiles et leur typographie casse celle des strips eux-mêmes). Un livre petit (collection Blop?), un peu trop court, avec donc des strips de quatre cases dont le premier constitue un dessin d'ouverture, tout exécuté à la carte à gratter. Les strips sont inégaux, mais certaines situations, alliées aux qualités du dessin, rendent une inquiétante étrangeté du quotidien, il y a assez de basculements du sens et de singularité dans cette petite chose pour qu'on y trouve son compte. Ce qui en fait un des meilleurs livres qu'a pu publier Diantre! Deux enfants habillés en soldat maoïste.

Antoine, 17.10.2011 à 9:43340527
A noter que c'est l'adaptation d'un bouquin d'Eugène Sue, je ne crois pas que ça soit précisé dans l'album.

chrisB, 17.10.2011 à 7:57340526
THYUIG :
wandrille :
Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.

Tous les personnages sont négatifs, à force de tout noyer dans l'ombre, on obtient une œuvre sans contraste.



assez d'accord sur ta dernière phrase, le sujet méritat une histoire plus nuancée, des personnages moins caricaturaux. Je m'étonne vraiment des notes que le livre récolte??


Pas mieux les gars, un peu dècu comme vous par le bouquin, et oui graphiquement ça claque. On sent que Bruno a affiné son dessin pour ce titre, non ? je le trouve vraiment plus chiadé que sur µJunk par exemple...

THYUIG, 17.10.2011 à 6:07340524
wandrille :
Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.

Tous les personnages sont négatifs, à force de tout noyer dans l'ombre, on obtient une œuvre sans contraste.


assez d'accord sur ta dernière phrase, le sujet méritat une histoire plus nuancée, des personnages moins caricaturaux. Je m'étonne vraiment des notes que le livre récolte??

wandrille, 16.10.2011 à 22:21340521
contraste par rapport au Brüno. Ici aussi, une histoire de vengeance, mais, là où le premier est assez manichéen avec un personnage finalement sans subtilité, le second offre au personnage principal plein d'échappatoires pour fuir sa vengeance, plein de justification et une critique même de la vengeance en tant que telle.

Les cibles de la vengeance, toujours coupables non punis, ont, d'une façon ou d'une autre trouvé une expiation de leur crime, dans l'amour ou l'honneur, mais la vengeance s'abat quand même, implacable.

Et graphiquement, une merveille.

wandrille, 16.10.2011 à 22:16340519
Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.

Tous les personnages sont négatifs, à force de tout noyer dans l'ombre, on obtient une œuvre sans contraste.

e m, 16.10.2011 à 19:41340517
XIII Mystery #3...
L'histoire du major Jones quand elle était petite. Où plutôt l'histoire de Wittaker, le personnage de Jones ne servant à rien dans cet album. Ils auraient pu l'intituler "Big Elroy".
La petite Jones âgée de 10 ans fait quand même quelques apparitions.
- elle croise plein de personnages de la série XIII (manque plus que XIII lui même)
- elle réfléchi et s'exprime comme tous les adultes qu'elle rencontre
A part ça il y a plein de références plutôt incongrues dans l'univers de XIII. (Rastapopoulos, Schlirf, R.Polanski, etc...)

Une fois de plus, heureusement que le dessin et les couleurs sont sympa.
1 film érotique

NDZ, 16.10.2011 à 10:55340511
Encore étonné. Malgré les dizaines de chroniques ou compte-rendus de lecture que j'avais picorées ici et là pour me donner envie, Blutch m'a encore surpris. Une rêverie autour de l'image, de l'icône, qui bouge ou pas, dans le temps ou sur l'écran, en coulisses. C'est souvent pas super rigoureux, les coqs à l'âne et les copier/coller de citations s'emmêlent dans un joyeux et parfois lugubre foutoir. On a des étoiles et de la violence, du sexe et du phantasme. Les émotions et réflexions (pas pendant sept ans non plus) qui m'ont tiraillé en cours de lecture ont eu le plus bel effet sur moi. Bien que je me sois (encore) senti bien faiblard niveau références ciné (plus encore qu'avec Gordon McGuffin), la lecture n'a pas été polluée par un sentiment de louper qqchose, ou par une admiration transie pour le cinéphile Blutch qui aurait été déplacée. Une très bonne synthèse de l'oeuvre de Blutch au temps t (niveau trait et propos, on a du Rio Bravo, Mitchum, SunnyMoon, Vitesse Moderne, La volupté, La Beauté, etc. enfin, vous avez compris). Quatre stars, notamment pour l'effet de mise en scène de la séquence "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses? .... Oui !!!!" :)

NDZ, 16.10.2011 à 10:44340510
chrisB :
Oh pitain la déception !!! je tournais autour, avec encore en bouche le gout de l'effet mitigé de "3 ombres" qui ne m'avait pas embalé à mort mort (mais bonne lecture, ua dessus de ce Portugal). Bref le hasard m'a mis entre les mains l'album, mon portfeuille reste intact (ouf), et j'ai pu me lancer dans la lecture de ce gros pavé de près de 300 pages.
C'est beau, certaines planches sont à tomber, mais ça ne fait pas un album et on s'ennuie ferme par moment, c'est d'autant plus dommage que l'on sent l'envie de toucher, de se livrer derrière, mais non...déçu !!


Alors là, tu me refroidis. Je me retrouve dans ta deuxième phrase alors je vais peut-être le lire en bibliothèque du coup.

chrisB, 15.10.2011 à 14:55340507
Oh pitain la déception !!! je tournais autour, avec encore en bouche le gout de l'effet mitigé de "3 ombres" qui ne m'avait pas embalé à mort mort (mais bonne lecture, ua dessus de ce Portugal). Bref le hasard m'a mis entre les mains l'album, mon portfeuille reste intact (ouf), et j'ai pu me lancer dans la lecture de ce gros pavé de près de 300 pages.
C'est beau, certaines planches sont à tomber, mais ça ne fait pas un album et on s'ennuie ferme par moment, c'est d'autant plus dommage que l'on sent l'envie de toucher, de se livrer derrière, mais non...déçu !!

SydN, 13.10.2011 à 9:55340484
Chouette surprise que de retrouver les deux compères Spiessert et Bourhis avec un ton plus sérieux que ce qu'ils ont l'habitude de fournir. On est loin de Naguère les étoiles...
Et ça fait encore plus plaisir quand on se rend compte que ça fonctionne très bien tout ça. On est loin de Naguère les étoiles...
Le récit, bien que classique et sans grandes surprises une fois le concept établit, parvient tout de même à atteindre une certaine intensité de par ses thématiques, à la fois fascinantes et angoissantes. La réflexion des auteurs n'est pas tellement approfondie, mais ce vide laisse libre court à notre propre réflexion, tellement les thèmes abordés sollicite notre imaginaire et nous met face à la place de l'humain dans le monde.
J'ai de plus en plus besoin je crois, de lire des livres qui sollicitent la réflexion du lecteur, plutôt que d'imposer une vision d'auteur, quitte à ce que le récit perde un peu en densité. J'aime quand les oeuvres en disent plus que ce que les artistes ont voulu y mettre!
Normalement j'aurais mit 3, mais puisque la réflexion autour de ce livre me poursuit plusieurs jours après l'avoir lu, je ne peux qu'augmenter la note...
4 anthropomorphes

e m, 12.10.2011 à 21:48340479
Thorgal #32...
Dans la continuité des précédents, plus on avance, plus je suis convaincu que cette reprise du scénario par YS est ratée.
J'ai eu l'impression de lire un lire pour enfant (!)
Il est loin le Thorgal qui m'avait donné ma première grosse claque bd...
Tiens faudrait que je relise le cycle du Pays Qâ, juste pour me marrer un peu :-)
Heureusement que GR reste aux couleurs direct, ça sauve un peu le truc.
1 poupée

chrisB, 12.10.2011 à 8:17340453
Un chouille décu au regard des bullenotes excellentes et unanimes, ça reste globalement sympathique, mais pas de quoi crier au must

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