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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
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Il serait logique que je confonde "Mix et Remix" avec "Mix Mix"

Or quand je lis "Mix et Remix", je visualises "Kinky et Cosy"
Evidemment, c'est à cause de l'auteur qui signe "Nix".
Encore une confusion à la noix... |
 | | effer, 11.11.2011 à 17:23 | 341006 |
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Un avis intéressant, c'est bien de publier cet auteur ainsi dans cette collection. |
 | | Kais, 09.11.2011 à 11:22 | 340980 |
|  |  | | Thierry : | | c'est un peu comme 'Tintin au Congo' quand on y pense |
en + " les black attack " sa rime ! |
 | |  |  | | c'est un peu comme 'Tintin au Congo' quand on y pense |
 | | Mael, 08.11.2011 à 18:13 | 340974 |
|  |  | Rien que le titre est un chef d'oeuvre.
Dire que Buck Dany est une des plus grosses influences de Léo Quiévreux... (avec F'murr, c'est vrai que ce n'est pas plus sensible). |
 | | e m, 08.11.2011 à 17:52 | 340973 |
|  |  | Buck Danny #01...
Ouh qu'est-ce que ça a super mal vieilli.
Même en essayant de lire ça au deuxième degrés pour me marrer, j'ai eu dû mal à le finir.
0 porte-avion |
 | | Mael, 08.11.2011 à 15:05 | 340969 |
|  |  | En effet c'est pas mal. Je ne sais pas si c'est parce que le perso a été exploité de manière solo et complètement dévoyé depuis longtemps mais ça ne me choque pas, sur le principe, comme Gastoon. Après en plus c'est pas si mal, en effet c'est bien dessiné, j'ai un peu de mal avec la couleur parfois (surtout le rose) mais c'est bien foutu. Il y a de l'action, de l'amitié, une aventure, une sorte de récit d'apprentissage, etc. Bon c'est vrai qu'il y a les gentils indiens et les méchants hommes blancs et qu'ils auraient pu se passer de créditer "Franquin" sur la couverture mais en tous cas le pari est réussi. Comme ça ceux qui adorent dire que de toute façon il y a d'une côté les gardiens du temple réactionnaires et de l'autre les gens sincères qui aiment lire une bonne petite bd en seront pour leur frais : Gastoon ce n'est pas drôle, pas très beau, c'est mauvais. Les Marsu kids ça ne respire pas l'originalité, on aurait pu s'en passer, mais ça se lit très bien et remporte son pari. 3 œufs de marsupilami. |
 | |  |  | Bon, le dessin est chouette. Le prétexte est plutôt mince et convenu, tout en étant parfois un peu confus, mais on s'en fout finalement.
Une histoire de référentiel : Ce Marsu Kids se compare de façon innée au Marsupilami de Batem. Enfin au Marsu dessiné par Batem et qui a connu une pléiade de scénaristes.
Et à ce jeu, le Kids y gagne : Un scénario simple prétexte au service du dessin est parfois plus agréable que des scénarios abracadabrants.
Revers de la médaille : ce Marsu Kids est, en même temps, un gros fan service qui explore la veine poétique du personnage. Les couleurs se font plus pastels. Pour qui voudrait un poil de suspense, ça risque de paraître vain. De plus, ça reste très gentil.
Le seul problème persistant à la lecture, c'est de savoir qui est ce petit marsu que l'on suit, ainsi que ses frères et soeurs (?)(je n'ai pas bien compris si c'était la même fratrie). Est-ce un petit d'une nouvelle famille de marsu ? Ca n'est pas un petit de la famille que l'on connaît. Est-ce le marsupilami de la série batemienne, quand il était petit ? Possible, mais dans ce cas, c'est chronologiquement aberrant (ce qui ne me poserait pas problème si c'était clairement dit)
En tout cas, il y a des petits marsu, des chamailleries entre petits. Il y a du marsu adulte (le papa du marsu batemien ?).
Il y a de l'humain, mais pas aussi ringard que dans la série mère.
Il y a de l'amitié marsu/homme. C'est un piège pour le tome suivant mais c'est aussi un défi.
Le syndrome du super Marsu n'est pas trop présent.
Niveau dessin, c'est peut-être la couverture qui a le marsu le moins joli.
Bref, ce n'est pas l'album du siècle mais quand même une preuve que l'on peut encore se faire plaisir avec ce personnage ! |
 | | Matrok, 26.10.2011 à 13:44 | 340711 |
|  |  | Aaah, la rotation finlandaise ! |
 | | Matrok, 25.10.2011 à 22:39 | 340702 |
|  |  | Un hommage respectueux et sensible à des artistes de bande dessinée et de radio. Ce n'est pas le genre d'ouvrage qu'on peut assimiler d'un coup, et d'ailleurs est-ce fait pour ça ? J'écoute et je réécoute distraitement les émissions sur le CD, et je lis par petits morceaux les textes de Christian Rosset... |
 | | chrisB, 25.10.2011 à 21:10 | 340698 |
|  |  | | NDZ : | Déception. J'attendais sûrement beaucoup de ce livre. Même si l'intrigue est forte, le déroulement des évènements m'a semblé trop artificiel, et même si cela participe à l'ambiance, j'ai souvent levé le nez par manque d'adhésion au trop plein coïncidences (chassé-croisé des personnages principaux). |
Haaaaa c'est le bouquin de Pastor que je préfère !! une pépite |
 | |  |  | J’avais gardé un excellent souvenir de ce livre, mais à la relecture, cela fait pschhhhit. A travers l’image d’un gorille blanc qui se meurt dans le zoo de Barcelone, Toffolo s’interroge sur l’homme et l’animal, sur l’artiste, sur lui… et je me suis vraiment ennuyé. Pas dans le bon état d’esprit au moment de la lecture ?
putain que c’est beau… Thierry van Hasselt signe un grand livre. Il dresse un portrait-puzzle d’une femme, dont la mort tragique ne fut que la conclusion logique d’une vie tragique. Débarquée d’Amérique du Sud, Gloria Lopez échoue dans les griffes de proxénètes. Mais qui était-elle vraiment ? C’est ce qu’essaye de découvir le narrateur… je vous laisse la surprise de son identité. Comment saisir le portrait d’une femme que l’on a que sommairement croisé, sans jamais vraiment la rencontrer ? Comment apprehender ce que fut sa trajectoire ? Par petite touche, nous découvrons les événements qui ont abouti à sa disparition, mais elle continue pourtant de se dérober. Ainsi, Thierry van Hasselt reprend régulièrement un portrait de Gloria Lopez, mais chacun est different, comme pour insister sur le mystère qui l’entoure

Magnifique diamant noir du catalogue Fréon
on en a tant parlé, je me suis laissé séduire…
Est-ce, comme on le lit sur le forum d’en face (que je soupçonne de partialité) un des meilleurs albums de 2011 ? J’espère que non, car si c’était le cas, le niveau de 2011 ne doit pas pèter les flammes. Attention, je ne veux pas dire qu’Urban est un mauvais livre, juste que c’est un bon titre, qui ne manqué pas de qualité, mais qui n’est pas non plus exempt de défauts. Et on peut en effet regretter le fait qu’il soit ‘saboté’ dès le départ par une mise en place dérisoire qui hypothèque ses chances.
Urban, c’est une série qui tient à Coeur de Luc Brunschwig, qu’il porte en lui depuis son adolescence.
Urban, c’est une plongée dans Monplaisir (au depart, Brunschwig voulait l’appeler Sin City, avant que Miller ne lui pique son idée), une ville tout entière destinée au plaisir, meme et surtout dans ce que cela peut impliquer de misère et de bassesse.
Mais la jouissance sans entrave est une illusion. Il faut assurer la sécurité des vacanciers. Des rêves plein la tête, Zachary Buzz débarque à Monplaisir pour rejoinder le corps de Urban Interceptor, qui garantissent l’ordre. Mais sa naîveté est vite mise à l’épreuve quand il découvre la réalité de Monplaisir.
Le thème est classique. Le traitement et le graphisme aussi, tout en étant très efficace et soigné. De la belle ouvrage, mais il y a plein de petites choses qui me laissent un gout de trop peu. On sent que ce récit a longuement muri. Mais l’univers représenté paraît trop simple.
Par exemple, on explique à un moment que Zachary est different des autres parce qu’il est né et élevé sur terre, ce qui n’est pas le cas des autres cadets, ce qui explique leur maîtrise du vol, alors qu’ils n’ont pas l’ombre du chance en cas de combat au sol avec Zachary. Cela induit que la terre a colonisé l’espace de manière impressionante pour que Zachary soit une tele exception. Pourquoi ne trouve-t-on aucune mention de cette colonisation ? Y-a-t-il un spatioport ? Les gens s’adaptent-ils facilement à un environnement ou la gravité est différente ? A vrai dire, les vacanciers ressemblent à un troupeau dense et sans âme qui hante les rues sans trop avoir l’air de savoir quoi faire.
Parce que le fun, façon Monplaisir, je ne vois pas trop en quoi cela consiste. Les gens s’amusent, nous dit-on. Mais comment ? Un gigantesque Spring Break alcoolisé ? Ou bien, ils ne font qu’aller d’un endoir à l’autre en attendant la prochaine traque sur écran géant ?
Et il y a aussi cette incoherence à propos de la liftière, à poil, comme il se doit, qui a le couvert couvert de tatouages publicitaires, seul moyen qu’elle avait trouvé de subsister lorsqu’elle est arrive à Monplaisir. Une publicité si présente et aggressive qu’elle s’invite sur le moindre support, jusque sur la peau des plus pauvres (et bien roulées) ? Outre le fait qu’il me semble qu’elle est le seul personage de l’histoire à presenter une telle particularité, je m’attendrais à voir une ville envahie de publicité à tous les étages… mais rien de tout cela…
C’est ce genre de details qui me laissent sur ma faim. Cette impression d’un univers un peu negligee par rapport au reste.
sans doute le moins bon des TD depuis le début de la série. Le procédé narrative est usé et pas très bien exploité. Mais les premières planches, toutes en ambiance sont magnifiques. |
 | | SydN, 25.10.2011 à 15:25 | 340683 |
|  |  | | Mr_Switch : | | Le succès toujours actuel de la série [...] |
ça me déprime... |
 | |  |  | | Le côté vieillot n'est pas dû à l'age de la série. Le succès toujours actuel de la série est en décalage avec son âge. Paradoxe. |
 | | Mael, 25.10.2011 à 14:55 | 340678 |
|  |  | | Pour ma part je trouve que ça se ressent dans chaque, mais j'aurai plus dit 50 ans tant ça me paraît désuet et vieillot... |
 | |  |  | | Mael : | Deux étoiles pour la nostalgie mais objectivement c'est pas très beau, pas très drôle, pas très bien. |
Pas de nostalgie pour moi (enfin pas vraiment), mais le dessin de Bernadette Després fait partie de mes fondamentaux (elle faisait une page de gag moral dans chaque Astrapi)
Quant à Tom-tom et Nana, c'est une série qui va avoir 35 ans. Ca ne présume pas de sa valeur... On l'oublie juste parfois, c'est tout. |
 | | NDZ, 25.10.2011 à 10:03 | 340672 |
|  |  | Un biopic sous forme d'enquête. Même si c'est bien sympathique comme panorama de la chanson française à cheval sur la seconde guerre mondiale, on est parfois à la limite de l'ennui. Et pourquoi ? Je ne sais pas trop, le dessin est très joli, la mise en case et le découpage efficaces, certaines réparties très drôles. Peut-être est-ce un peu longuet, Gérard? Oui, 1000 feuilles c'est un peu beaucoup, une demi-part aurait été plus digeste. Avec moins de crème.
Déception. J'attendais sûrement beaucoup de ce livre. Même si l'intrigue est forte, le déroulement des évènements m'a semblé trop artificiel, et même si cela participe à l'ambiance, j'ai souvent levé le nez par manque d'adhésion au trop plein coïncidences (chassé-croisé des personnages principaux). |
 | | Mael, 25.10.2011 à 9:20 | 340669 |
|  |  | | Du coup je me suis convaincu de baisser la note tiens, une étoile c'est suffisant pour de la nostalgie. |
 | | Mael, 25.10.2011 à 9:19 | 340668 |
|  |  | Deux étoiles pour la nostalgie mais objectivement c'est pas très beau, pas très drôle, pas très bien. |
 | | SydN, 24.10.2011 à 9:58 | 340636 |
|  |  | | wandrille : | | Car c'est bien connu, l'humour ne peut pas donner des bijoux, c'est rigolo, c'est sale. |
Moi j'ai déjà vu des bijoux rigolos.
En bijouterie.
Si si. |
 | |  |  | | Car c'est bien connu, l'humour ne peut pas donner des bijoux, c'est rigolo, c'est sale. |
 | |  |  | Ça fait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi poétique en bande dessinée ! Une oeuvre qui confirme que la forme strip peut créer des bijoux allant bien au-delà de l'humour. |
 | | Glotz, 18.10.2011 à 6:07 | 340551 |
|  |  | | Oui il est super drôle et judicieux (autre chose que Plantu...). Il est publié presque chaque semaine dans Courrier international, pour ceux qui aiment. |
 | | Mael, 17.10.2011 à 23:09 | 340541 |
|  |  | Bah moi j'ai lu ça, je ne connaissais que très peu le monsieur et j'ai beaucoup aimé. C'est drôle, bien fait, assez fin. Un nouveau fort beau livre dans cette très très belle collection. 4 étoiles. |
 | |  |  | | wandrille : | Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.
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il ne faut pas risquer de perdre le lecteur avec des messages trop complexes ! |
 | |  |  | Dernier truc qui me gêne aux entournures et qui devait déjà être dans le livre de Sue : le personnage poursuit sa vengeance contre tous les responsables du traitement et de la mort de son père.
Tous ? Un petit village résiste encore et toujours...
C'est à dire l'autre tribu qui les a capturés et vendus comme prisonnier ; ça renforce encore le propos un peu lourdingue sur l'escalavage c'est pas bien, c'est les blancs c'est pas bien.
Bien sûr, à l'époque de Sue, c'était un propos qui avait son courage et qui dénotait. Transposé de nos jours, ça tombe à plat et fait un peu tarte à la crème.
Les vilains blancs sont punis par le méchant noir.
Encore une fois, si on est dans une œuvre d'adaptation, ce que le renvoi en première page du nom d'Eugène Sue semble sous-entendre, on aurait pu espérer que les auteurs prennent les libertés nécessaires à conserver l'esprit tout en modernisant le traitement narratif. |
 | | THYUIG, 17.10.2011 à 16:23 | 340537 |
|  |  | | NDZ : | | Antoine : | | A noter que c'est l'adaptation d'un bouquin d'Eugène Sue, je ne crois pas que ça soit précisé dans l'album. |
Si, en première page.
Sinon, pour une fois tout à fait d'accord avec wandrille: j'ai plus pris mon pied sur le Micol, becoze traitement graphique (compo des pages, couleurs), conduite du récit, nuances des caractères MAIS le Nury + Brüno, même très "classique", même un poil "moralisateur" nous apporte de très belles choses également. Contrairement à ce que je pensais, Brüno a encore de la place pour de belles planches muettes, malgré un récit serré et qui aurait pu virer au bavard. Ce qui est bien. |
Y'a quand même un problème dans le traitement du sujet, ok ça parle surtout de vengeance, mais l'esclavage juste comme "décors" (j'emploie les guillemets à dessein, hein), c'est un peu gonflé, c'est quand même le moteur du récit.
Enfin, j'en ai parlé par ailleurs, mais si le bouquin de Sue n'est pas bon, ben fallait pas l'adapter hein. :) |
 | |  |  | L'intérêt de ce bouquin est moindre quand on n'a pas l'original pour comparer. Manque de bol Petzi fermier, ce n'est pas le plus simple à trouver. Le jour où je pourrais comparer... je pourrais sans doute pleinement avoir un avis... |
 | | NDZ, 17.10.2011 à 12:38 | 340533 |
|  |  | | Antoine : | | A noter que c'est l'adaptation d'un bouquin d'Eugène Sue, je ne crois pas que ça soit précisé dans l'album. |
Si, en première page.
Sinon, pour une fois tout à fait d'accord avec wandrille: j'ai plus pris mon pied sur le Micol, becoze traitement graphique (compo des pages, couleurs), conduite du récit, nuances des caractères MAIS le Nury + Brüno, même très "classique", même un poil "moralisateur" nous apporte de très belles choses également. Contrairement à ce que je pensais, Brüno a encore de la place pour de belles planches muettes, malgré un récit serré et qui aurait pu virer au bavard. Ce qui est bien. |
 | |  |  | Le Royaume de Ruppert & Mulot : Un livre/journal un peu fou, très éclaté dans l'invention d'un lieu multiple, complexe, une exploration mouvante, dynamique, des possibilités de la forme "bande dessinée" en même temps qu'une interrogation sur le bien et le mal, une vision très noire des rapports humains mâtinée d'un humour cruel avec un très grand soin apporté à l'ensemble. Du Ruppert & Mulot. Ce travail est toujours brillant et fascinant, mais avec cette impression de l'exercice de style virtuose mais distancié, un travail qui n'aura livré à mon sens toute sa puissance féroce que dans Irène et les clochards, leur meilleur livre de bande dessinée. Ici trois abandons de tout espoir.
Wimbledon Green de Seth : Un beau livre, dédié à Chris Ware (or ce travail n'a certes pas les qualités de l'incroyable Ware), j'ai eu du mal à finir ce livre tellement je l'ai trouvé creux, plat, et ennuyeux. Le dessin est très beau, la forme du livre aussi, et même les choix graphiques sont intelligents, mais Seth se complait dans une nostalgie bêtasse de l'enfance et du récit d'aventure sans nuance ni mise en perspective qui rend sa vision de la bande dessinée dans l'ensemble très caricaturale, bête, et complaisante, malgré les quelques finesses qui peuvent la traverser (dans la structure, et dans certains récits). Une vente aux enchères.
Morpion Blues de Claire Pétry : Un premier livre, avec ses défauts de premier livre (les titres donnés aux strips sont inutiles et leur typographie casse celle des strips eux-mêmes). Un livre petit (collection Blop?), un peu trop court, avec donc des strips de quatre cases dont le premier constitue un dessin d'ouverture, tout exécuté à la carte à gratter. Les strips sont inégaux, mais certaines situations, alliées aux qualités du dessin, rendent une inquiétante étrangeté du quotidien, il y a assez de basculements du sens et de singularité dans cette petite chose pour qu'on y trouve son compte. Ce qui en fait un des meilleurs livres qu'a pu publier Diantre! Deux enfants habillés en soldat maoïste. |
 | |  |  | | A noter que c'est l'adaptation d'un bouquin d'Eugène Sue, je ne crois pas que ça soit précisé dans l'album. |
 | | chrisB, 17.10.2011 à 7:57 | 340526 |
|  |  | | THYUIG : | | wandrille : | Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.
Tous les personnages sont négatifs, à force de tout noyer dans l'ombre, on obtient une œuvre sans contraste. |
assez d'accord sur ta dernière phrase, le sujet méritat une histoire plus nuancée, des personnages moins caricaturaux. Je m'étonne vraiment des notes que le livre récolte?? |
Pas mieux les gars, un peu dècu comme vous par le bouquin, et oui graphiquement ça claque. On sent que Bruno a affiné son dessin pour ce titre, non ? je le trouve vraiment plus chiadé que sur µJunk par exemple...
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 | | THYUIG, 17.10.2011 à 6:07 | 340524 |
|  |  | | wandrille : | Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.
Tous les personnages sont négatifs, à force de tout noyer dans l'ombre, on obtient une œuvre sans contraste. |
assez d'accord sur ta dernière phrase, le sujet méritat une histoire plus nuancée, des personnages moins caricaturaux. Je m'étonne vraiment des notes que le livre récolte?? |
 | |  |  | contraste par rapport au Brüno. Ici aussi, une histoire de vengeance, mais, là où le premier est assez manichéen avec un personnage finalement sans subtilité, le second offre au personnage principal plein d'échappatoires pour fuir sa vengeance, plein de justification et une critique même de la vengeance en tant que telle.
Les cibles de la vengeance, toujours coupables non punis, ont, d'une façon ou d'une autre trouvé une expiation de leur crime, dans l'amour ou l'honneur, mais la vengeance s'abat quand même, implacable.
Et graphiquement, une merveille. |
 | |  |  | Déception. Bien sûr, c'est beau, couleur dessin... mais narration très classique et surtout, un propos un peu simpliste : l'esclavage, c'est pas bien.
Tous les personnages sont négatifs, à force de tout noyer dans l'ombre, on obtient une œuvre sans contraste. |
 | | e m, 16.10.2011 à 19:41 | 340517 |
|  |  | XIII Mystery #3...
L'histoire du major Jones quand elle était petite. Où plutôt l'histoire de Wittaker, le personnage de Jones ne servant à rien dans cet album. Ils auraient pu l'intituler "Big Elroy".
La petite Jones âgée de 10 ans fait quand même quelques apparitions.
- elle croise plein de personnages de la série XIII (manque plus que XIII lui même)
- elle réfléchi et s'exprime comme tous les adultes qu'elle rencontre
A part ça il y a plein de références plutôt incongrues dans l'univers de XIII. (Rastapopoulos, Schlirf, R.Polanski, etc...)
Une fois de plus, heureusement que le dessin et les couleurs sont sympa.
1 film érotique
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 | | NDZ, 16.10.2011 à 10:55 | 340511 |
|  |  | Encore étonné. Malgré les dizaines de chroniques ou compte-rendus de lecture que j'avais picorées ici et là pour me donner envie, Blutch m'a encore surpris. Une rêverie autour de l'image, de l'icône, qui bouge ou pas, dans le temps ou sur l'écran, en coulisses. C'est souvent pas super rigoureux, les coqs à l'âne et les copier/coller de citations s'emmêlent dans un joyeux et parfois lugubre foutoir. On a des étoiles et de la violence, du sexe et du phantasme. Les émotions et réflexions (pas pendant sept ans non plus) qui m'ont tiraillé en cours de lecture ont eu le plus bel effet sur moi. Bien que je me sois (encore) senti bien faiblard niveau références ciné (plus encore qu'avec Gordon McGuffin), la lecture n'a pas été polluée par un sentiment de louper qqchose, ou par une admiration transie pour le cinéphile Blutch qui aurait été déplacée. Une très bonne synthèse de l'oeuvre de Blutch au temps t (niveau trait et propos, on a du Rio Bravo, Mitchum, SunnyMoon, Vitesse Moderne, La volupté, La Beauté, etc. enfin, vous avez compris). Quatre stars, notamment pour l'effet de mise en scène de la séquence "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses? .... Oui !!!!" :) |
 | | NDZ, 16.10.2011 à 10:44 | 340510 |
|  |  | | chrisB : | Oh pitain la déception !!! je tournais autour, avec encore en bouche le gout de l'effet mitigé de "3 ombres" qui ne m'avait pas embalé à mort mort (mais bonne lecture, ua dessus de ce Portugal). Bref le hasard m'a mis entre les mains l'album, mon portfeuille reste intact (ouf), et j'ai pu me lancer dans la lecture de ce gros pavé de près de 300 pages.
C'est beau, certaines planches sont à tomber, mais ça ne fait pas un album et on s'ennuie ferme par moment, c'est d'autant plus dommage que l'on sent l'envie de toucher, de se livrer derrière, mais non...déçu !! |
Alors là, tu me refroidis. Je me retrouve dans ta deuxième phrase alors je vais peut-être le lire en bibliothèque du coup. |
 | | chrisB, 15.10.2011 à 14:55 | 340507 |
|  |  | Oh pitain la déception !!! je tournais autour, avec encore en bouche le gout de l'effet mitigé de "3 ombres" qui ne m'avait pas embalé à mort mort (mais bonne lecture, ua dessus de ce Portugal). Bref le hasard m'a mis entre les mains l'album, mon portfeuille reste intact (ouf), et j'ai pu me lancer dans la lecture de ce gros pavé de près de 300 pages.
C'est beau, certaines planches sont à tomber, mais ça ne fait pas un album et on s'ennuie ferme par moment, c'est d'autant plus dommage que l'on sent l'envie de toucher, de se livrer derrière, mais non...déçu !! |
 | | SydN, 13.10.2011 à 9:55 | 340484 |
|  |  | Chouette surprise que de retrouver les deux compères Spiessert et Bourhis avec un ton plus sérieux que ce qu'ils ont l'habitude de fournir. On est loin de Naguère les étoiles...
Et ça fait encore plus plaisir quand on se rend compte que ça fonctionne très bien tout ça. On est loin de Naguère les étoiles...
Le récit, bien que classique et sans grandes surprises une fois le concept établit, parvient tout de même à atteindre une certaine intensité de par ses thématiques, à la fois fascinantes et angoissantes. La réflexion des auteurs n'est pas tellement approfondie, mais ce vide laisse libre court à notre propre réflexion, tellement les thèmes abordés sollicite notre imaginaire et nous met face à la place de l'humain dans le monde.
J'ai de plus en plus besoin je crois, de lire des livres qui sollicitent la réflexion du lecteur, plutôt que d'imposer une vision d'auteur, quitte à ce que le récit perde un peu en densité. J'aime quand les oeuvres en disent plus que ce que les artistes ont voulu y mettre!
Normalement j'aurais mit 3, mais puisque la réflexion autour de ce livre me poursuit plusieurs jours après l'avoir lu, je ne peux qu'augmenter la note...
4 anthropomorphes |
 | | e m, 12.10.2011 à 21:48 | 340479 |
|  |  | Thorgal #32...
Dans la continuité des précédents, plus on avance, plus je suis convaincu que cette reprise du scénario par YS est ratée.
J'ai eu l'impression de lire un lire pour enfant (!)
Il est loin le Thorgal qui m'avait donné ma première grosse claque bd...
Tiens faudrait que je relise le cycle du Pays Qâ, juste pour me marrer un peu :-)
Heureusement que GR reste aux couleurs direct, ça sauve un peu le truc.
1 poupée
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 | | chrisB, 12.10.2011 à 8:17 | 340453 |
|  |  | Un chouille décu au regard des bullenotes excellentes et unanimes, ça reste globalement sympathique, mais pas de quoi crier au must |
 | | e m, 11.10.2011 à 20:13 | 340448 |
|  |  | Ca ne coûte rien...
Un jeune qui part vivre à Shanghai pendant quelques mois.
La première partie assez intéressante, on suit le jeune dans sa découverte de la ville.
Changement de ton dans la deuxième partie, c'est centré sur le personnage principal. Pas trop ce que à quoi je m'attendais. Je me suis pas mal ennuyé, la vie du jeune et de ses problèmes personnels ne m’intéressent pas vraiment.
Dommage. Je préfère un peu de dépaysement quand je lis ce genre de bouquin.
2 héritages
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 | |  |  | excellente chronique de Rohagus qui tout ce qu'il y a de bien à en dire. C'est un bon album, tiré d'un blog excellent.
C'est drôle, débile et intelligent à la fois. |
 | | SydN, 10.10.2011 à 12:14 | 340429 |
|  |  | en même temps on pourrait rétorquer que les personnages qui se rendent compte des "principes de leur univers" c'est un peu une facilité pour donner un semblant de profondeur là où il n'y a au final qu'un simple jeu.
la véritable difficulté serait d'intégrer ce "jeu" dans un système traditionnel. |
 | |  |  | | Une façon plus convaincante et plus intéressante de jouer avec le temps en bande dessinée, également en gaufrier d'ailleurs, c'est quand même "Une tranche de vie" de Gotlib et Mandryka dans la R.A.B. tome 5. Chez Mathieu il est dit dès le départ que ça se déroule en trois secondes donc je ne vois pas ce qu'il reste de ludique à part de s'extasier d'un point de vue technique (et je le redis, le zoom infini fonctionne mieux dans la version animée), or chez Gotlib et Mandryka il y a justement un jeu sur la perception du temps, on ne sait pas combien il dure et c'est là tout l'intérêt. Pour rappel, le principe est de s'attarder sur les tâches quotidiennes du réveil : là non plus aucune ellipse donc étirement du temps, mais véritable jeu avec celui-ci puisqu'à la fin le personnage s'écrie "Bon sang ! Avec tout ça je me suis foutu en retard !" : il y a ici un double bluff si l'on puit dire, une véritable mise en abyme, et non plus simplement une narration qui croit en elle-même, puisque le personnage est lui aussi victime de l'expérimentation, et non plus simplement le lecteur. Comme chez Philémon, comme chez J-C Acquefacques. Dans "Trois secondes", les personnages sont dans leur monde clos et ne se posent pas de questions. C'est triste. |
 | | NDZ, 09.10.2011 à 20:30 | 340421 |
|  |  | | SydN : | Je ne pense pas que ca ai été dessiné en dé-zoom, personnellement... Je pense au constraire que ca aurait été plus difficile...
J'ai plus l'impression qu'il y a là dessous tout un pré-travail en 3D, pour ne pas se perdre dans l'espace et pour facilité la mise en place des zooms. Mais ca, seul MAM pourrait y répondre... |
Je disais cela parce que, même s'il y a un travail de zoom/de-zoom numérique, d'intégration d'image dans d'autres par ordi, j'avais quand-même l'impression que l'épaisseur du trait (qui trahirait les agrandissements successifs) ne perdait de la qualité que dans les apparitions de certaines vues "avant agrandissement". En refeuilletant rapidement la version papier, je ne suis plus trop sûr de mon diagnostic. Même si je reste persuadé que pour le faire entièrement à la main, ce livre, il aurait fallu le réaliser en de-zoom. |
 | |  |  | | Jamais été motivé pour acheter ce bouquin, et tu ne me motives guère plus. Par contre je vous conseille "Le timbre maudit" qui est super ! |
 | |  |  | Pas de samba pour Capitaine Tonnerre du futur David B. qui signe ici le scénario sous le nom de David Beauchard d'Olivet et d'Olivier Legan, qui a fait carrière ailleurs
Que dire ? Est-ce un chef-d'oeuvre récapitulatif de l'humour autour des dictatures, fascismes, nazismes d'Amérique du Sud ? Ou est-ce une effroyable bouse ? Une effroyable erreur de jeunesse ?
Je n'en sais rien, à vrai dire. J'ai acheté ce bouquin 3 francs six sous dans une démarche paléontologique. Je n'en attendais pas grand chose d'un point de vue histoire. Je ne pouvais pas être déçu. Et de fait, c'est bien plus rythmé que je pouvais penser et c'est encore plus humour gras éculé que je n'aurais pu penser (je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire à vrai dire).
Voilà donc un livre qui passe en revue tous les poncifs des dictatures sud-américaines (et d'Amérique centrale en fait). Voilà un livre qui mêle de l'humour abscons (voir le comportement du chien du héros).
Tant et si bien que l'on ne sait pas si David B. se vautre dans le gag éculé ou s'il raille le gag éculé. Ca atteint un tel paroxysme que la seconde hypothèse n'est pas impossible, même sans présager de la carrière futur du scénariste.
Le dessin de Legan est parfois maladroit mais il est en adéquation avec le scénario...
Au final, voilà un catalogue de cet humour (à souligner que les populations sud-américaines ne sont vraiment l'objet des gags, ce qui est déjà beaucoup). Un livre vraiment étonnant comme pièce d'archive. Une daube ? Oui mais laquelle ?
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 | | SydN, 09.10.2011 à 13:45 | 340411 |
|  |  | Je ne pense pas que ca ai été dessiné en dé-zoom, personnellement... Je pense au constraire que ca aurait été plus difficile...
J'ai plus l'impression qu'il y a là dessous tout un pré-travail en 3D, pour ne pas se perdre dans l'espace et pour facilité la mise en place des zooms. Mais ca, seul MAM pourrait y répondre... |
 | | NDZ, 07.10.2011 à 10:58 | 340394 |
|  |  | Ayé, lu. Donc on a une livre plutôt honnête, qui ne cache pas son côté procédé et surtout qui lance de belles réflexions sur le medium bande dessinée. Loin de penser comme certains ici (ou sur du9) que l'exercice est trop limité, voire forcé, voire raté, je trouve que la lecture est plaisante, l'impression de vertige saisissante. Je ne vais pas en ajouter des tartines, ma réflexion suit encore son cours, piégée par les miroirs.
Juste une grosse chose (pour ne pas dire connerie) avant que je l'oublie:
Il me semble évident que l'auteur a dû dessiner en dé-zoom (et donc commencer par la fin) en dessinant une case puis en la rapetissant, la centrant et la complétant pour atteindre la suivante... qui est la précédente en lecture. Si c'est bien le cas - cette stratégie de conception inverse - on a une très belle chose essentielle qui apparaît; à savoir que l'auteur à dessiné dans un sens inverse à celui qu'il va présenter en lecture...
Une lecture qui va du "tout noir" (l'incompréhension de l'intrigue représentée par cette première case noire) jusqu'au "tout blanc" (la dernière case est blanche) où tout doit être lumière/lumineux (normal pour un photon): le lecteur doit avoir compris l'histoire et ses intrications les plus tordues.
Or il aurait conçu son album du "tout blanc" vers le "tout noir", il a donc noirci des pages blanches, il a pris ce qui constitue fondamentalement un livre: du papier auquel il a ajouté au fur et à mesure de l'encre. Et ça, je trouve cela génial.
Dernière chose, j'ai eu une lecture organisée en aller-retour entre les cases, à savoir que, sans le vouloir, au bout d'un certain temps s'est installé de manière automatique (et pour moi seul?) un rythme de lecture du type : case 1 - case 2 - case 3 - case 4 - case 3 - case 2 - case 4 - case 5 - case 6 - case 7 - case 8 - case 5 - etc. Je ne vois pas trop comment expliquer mieux, mais cela était une expérience de lecture nouvelle et spontanée. Une belle surprise. Encore insistant sur la spécificité du medium.
Loin d'être l'album de l'année pour moi, il reste essentiel et profondément riche, comme chaque MAM.
Je vais voir la version numérique tout à l'heure. |
 | | SydN, 04.10.2011 à 14:14 | 340349 |
|  |  | | Thierry : | | SydN : | | Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph... |
on dirait que tu décris une fractale |
hmm... non... une fractale est constitué d'une multitude de petites fractales. Ici c'est pas le cas, c'était plutot le graph qui en cachait un autre tout petit sur lequel on zoome. |
 | |  |  | | SydN : | | Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph... |
on dirait que tu décris une fractale |
 | |  |  | Dans ce septième tome, Le Gall évoque une parenthèse enchantée, lorsque la famille de Théodore a quitté Dunkerque pour s'installer à la Vallée des Roses, dans une grande maison partagée avec ses grands parents. Succession de petites saynettes délicates et nostalgiques... c'est beau, tout simplement, mais d'une beauté simple et sincère. |
 | | SydN, 02.10.2011 à 16:36 | 340338 |
|  |  | | Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph... |
 | | strip, 02.10.2011 à 12:07 | 340336 |
|  |  | | SydN : |
Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...
|
c'était ça ? :
Powers of ten |
 | |  |  | | Docteur C : |
Une recherche sur "zoom infini" et "infinite zoom" dans Google donne des trucs plutôt pourris mais qui illustrent le propos. Alors voilà, il y a de la bande dessinée numérique, mais cette version numérique du 3" n'en est pas vraiment une, pour ceux qui l'ont vu, donc il faut trouver d'autres exemples de bande dessinée numérique. Je crois savoir qu'on va faire du Turbo Media à PFC#3... |
Ah oui, oui, dis donc, j'ai fait la même recherche et c'est pas... oui non... Et puis j'ai vu la bande annonce, c'est effectivement visuellement autre chose que de la lecture bd classique ... et pourtant.
Est ce que la gouttière est constitutif de la bd. Finalement, c'est un peu une autre forme de gouttière ce glissement.
ça me fait penser à ce que faisaitt Benoît Preteseille dans "l'ecume de l'ecume des jours" des grandes cases sans séparation avec le texte qui vient donner le rythme de lecture.
Là aussi on nous avait reproché de ne pas faire de la bd (pas le même genre de puriste, hein, là c'était plutôt les libraires tenant de l'héroic fantasy à gros seins).
La limite au medium est difficile à encadrer, mais je pense tout de même que quand on est dans la narration elliptique, on est dans la bande dessinée.
Peut on considérer que, dans 3'' on est encore dans l'ellipse ? |
 | |  |  | | SydN : |
Toi t'as bien bien lu ma chronique sur du9, c'est pas beau! |
Mais enfin non ce n'est qu'un compte-rendu succinct de lecture je...
| SydN : |
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| Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise. |
Moui... Et alors? Tout doit rester figé? |
Le voudrais-je que ce ne serait pas possible. Non, "tout" ne doit pas rester figé, après je n'ai aucune honte à me proclamer fétichiste du livre, qui est un fétiche bien plus vague que l'iPad, quelque part... Je tendais juste à dire que ce qui fait les codes, ou les composants récurrents de la bande dessinée, s'est d'abord créé pour et dans la presse américaine, puis européenne, etc. C'était un rappel historique, rien de plus.
| SydN : |
|
| Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée? |
Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...
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Une recherche sur "zoom infini" et "infinite zoom" dans Google donne des trucs plutôt pourris mais qui illustrent le propos. Alors voilà, il y a de la bande dessinée numérique, mais cette version numérique du 3" n'en est pas vraiment une, pour ceux qui l'ont vu, donc il faut trouver d'autres exemples de bande dessinée numérique. Je crois savoir qu'on va faire du Turbo Media à PFC#3... |
 | | NDZ, 01.10.2011 à 20:40 | 340331 |
|  |  | | Docteur C : | | NDZ : |
Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci! |
Du toast tapenade au café du commerce? Et pourquoi pas des vérines tant que tu y es... Une coupelle de cacahuètes salées un peu louche et seulement à la deuxième conso! |
Où qu'on allait avec Le PBE et chrisB, y'en avait des toasts à la tapenade. Même que c'est le chrisB qui en redemandait. |
 | |  |  | | Docteur C : |
Je n'ai pas lu 3' ni vu cette version numérique donc je ne saurai quoi en dire.
Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés. |
Wouahou, pour quelqu'un qui pensait que ce sujet n'avait par pour titre "propos de café du commerce sur vos dernières non-lectures", tu te défends hyper bien...
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 | | SydN, 01.10.2011 à 20:14 | 340329 |
|  |  | | Docteur C : |
Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés. |
Toi t'as bien bien lu ma chronique sur du9, c'est pas beau!
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| Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise. |
Moui... Et alors? Tout doit rester figé?
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| Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée? |
Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...
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 | | longg, 01.10.2011 à 20:12 | 340328 |
|  |  | | Docteur C : | | et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise. |
Mmh, alors toi t'es pas Suisse du coup, mais merci d'avoir bien orthographié Töpffer (pionnier de la bande dessinée) :) |
 | |  |  | | NDZ : |
Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci! |
Du toast tapenade au café du commerce? Et pourquoi pas des vérines tant que tu y es... Une coupelle de cacahuètes salées un peu louche et seulement à la deuxième conso!
Je n'ai pas lu 3' ni vu cette version numérique donc je ne saurai quoi en dire.
Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés.
| Wendy : |
je note encore cette confusion qui voudrait que la bd ne soit que le livre. |
Je ne vois pas qui l'aurait faites... Et puis c'est une banalité.
| Wendy : |
Confusion faite par les habitués du genre, donc sans surprise. |
Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise.
| Wendy : |
La bd est une narration en image séparée, donc le support numérique me parait tout à fait valable pour parler aussi de bande dessinée. |
Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée?
| Wendy : |
Ah ça, c'est sûr ma bonne dame, c'était mieux avant... |
Et en même temps rien ne garanti que le programme pour demain donne quelque chose de meilleur qu'aujourd'hui ou qu'hier etc. |
 | |  |  | | Oui et les gouttières entre les cases, sont-elles encore des ellipses temporelles, tant la fraction temporelle qu'elles représentent est négligeable ? |
 | | NDZ, 01.10.2011 à 13:30 | 340323 |
|  |  | | wandrille : | | Je n'ai ly ni la version numérique, ni la version papier |
Moi non plus.
| wandrille : | | poser une ambiance et un univers en 3 secondes, on dirait pourtant que MAM y arrive. |
C'est un point qui n'a pas été beaucoup discuté il me semble et qui mériterait d'être creusé. On oppose souvent bande dessinée dans leur rapport au temps: le film a une durée fixe et un déroulement imposé; la bande dessinée est une lecture qui, si elle intègre un rythme narratif, n'impose pas un rythme ni un sens de lecture - on peut traîner sur des images, revenir trois pages en arrière, etc.
MAM impose ici une "durée" narrative (3 secondes) mais pas de durée de lecture. Il illustre ce clivage ciné/bédé d'autant mieux qu'il projette réellement du temps (3 secondes) dans l'espace (la double page) ce qui est aussi une caractéristique de la bande dessinée. Et il fait tout ça en virant l'ellipse, en jouant de la focale (le zoom infini), en imposant un point de vue "caméra subjective", forme propre au cinéma. Et ça, c'est quand-même réfléchir un peu sur le medium, ça spécificité, son avantage.
Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci! |
 | |  |  | Je pensais qu'il y avait écrit "verdict panoramique de vos dernières lectures..." en titre de ce sujet, et non pas "propos de café du commerce sur vos dernières non-lectures". Mais bon, c'est Wendy, on ne le changera pas...
Gousse & Gigot d'Anne Simon, second tome : c'est pas mal du tout, une narration erratique de la vie de deux "colocataires" (?), et du sort de leurs visiteurs, portée par un beau dessin malgré les apparences, une bonne surprise, chez Misma. Trois clients.
La fabrique de fanzines par ses ouvriers-mêmes : c'est pas mal non plus, content qu'un livre collectif existe sur la fabrique de fanzines malgré ses imperfections. Issu d'une résidence entre les cinq "ouvriers" de la fabrique (Baladi, Ibn Al Rabin, Levasseur, Kündig et Novello), il a un côté fanzineux, vite fait, inabouti, par bribes, compilation pas toujours convaincante, avec des pages franchement anecdotiques, mais d'autres très intéressantes, et parfois même drôles (comme celles d'Ibn Al Rabin). En tout cas variées. Reste que ça fait une trace de cette mise à disposition du public des moyens de faire des petits fanzines, elle-même passionnante. Trois cordes à linge. |
 | |  |  | Je n'ai ly ni la version numérique, ni la version papier, mais je note encore cette confusion qui voudrait que la bd ne soit que le livre.
Confusion faite par les habitués du genre, donc sans surprise.
La bd est une narration en image séparée, donc le support numérique me parait tout à fait valable pour parler aussi de bande dessinée.
Si ce support marche mieux, ma foi, il serait triste de s'imposer de lire la chose en livre si l'acte de tourner la page vient en fait troubler la lecture ( ce que je ressens à la lecture des articles des désapointés)
Quant au fond, ma foi, ça me parait difficile de poser une ambiance et un univers en 3 secondes, on dirait pourtant que MAM y arrive. Alors évidemment, est-ce qu'une bd doit être un tour de force, juste un concept ou obligatoirement un sujet lourd traité avec les moyens du roman graphiques ?
Il me semble que ça peut être tout ça à la fois, MAM ouvre juste une des nombreuses portes.
| Aba Sourdi : |
Déçu par le dernier M-A Mathieu qui manque d'ambition,
déçu par le dernier David B. qui manque de poésie,
déçu par le dernier Sfar qui n'est que du radotage
déçu par le dernier Baudoin qui n'est qu'un carnet de voyage
|
Ah ça, c'est sûr ma bonne dame, c'était mieux avant... |
 | | SydN, 01.10.2011 à 1:38 | 340315 |
|  |  | Je répond a xavier et abasourdi sur du9, et comme ya pas de raison qu'abasourdi soit le seul a copier coller ici, ben je l'imite bêtement:
|
Moi je trouve très interessants les discours de ceux qui n'aiment pas, car généralement ils sont bien mieux argumentés que ceux qui en font l'apologie. Aussi, ça fait plaisir de lire des critiques négatives et contructives sur un bouquin qui fait -apparement- l'unanimité un peu partout sur le net...
Néanmoins, moi qui ai aimé ce dernier livre de Marc Antoine Mathieu, j'aimerai vous donner mon point de vue. Non pas dans le but de vous faire changer d'avis, c'est peine perdue, mais plus pour exprimer un discours différent qui je l'espère vous interressera autant que le votre m'a interessé.
Personellement j'aime beaucoup lire ou entendre des avis différents du mien, ça me stimule et me rapelle continuellement que des individus peuvent avoir des systèmes de pensée différents et des fois, ça fait pas de mal...
Donc, bon, j'y viens.
Personnellement, contrairement à ce que vous me donnez l'impression de penser ( autant jeanine, lucas, que xavier sur bulledair), j'ai du mal à penser que le fond dans une bande dessinée se limite à la profondeur de l'histoire. Pour moi, le fond se situerait plutôt dans l'expérience de lecture.
Bob disait ci-dessus son emerveillement quand au sentiment démiurgique du spectateur de la version animée de 3" qui pouvait manipuler a saguise vitesse et sens de lecture, s'arrêter sur une case, revenir en arrière, etc... Ce que je voudrais souligner, c'est que la lecture du livre procure exactement le même sentiment, et qu'elle pose -volontairement ou non- l'idée qu'en bande dessinée, de toute façon le lecteur est roi. L'auteur aura beau fluidifier sa narration en eliminant le plus possible la capacité elliptique de la bande dessinée, le lecteur gardera toujours ce pouvoir de determiner sa propre façon de lire. Alors qu'on est toujours maître a bord, en lisant 3" on s'en rend compte plus que jamais!
1ère experience de lecture majeure que procure ce livre!
La seconde réside dans cette narration quasiment non-elliptique inhabituelle en bande dessinée. Inhabituelle, car - et vous l'avez souligné justement- sans grand intérêt dans le domaine de la bande dessinée, qui brille justement grâce a son fort potentiel elliptique.
Cette absence, ce refus, est déjà un défi. Sans fond peut-être pour vous, mais dans lequel je vois plutôt un désir de provoquer un sentiment de lecture inhabituel. Une experience de lecture nouvelle, différente. Je n'y vois pas quelque chose de purement formel, puisque une narration qui n'use pas des codes auquels nous sommes habitué provoque nécessairement une émotion, un sentiment. Et une émotion n'est pas formelle. Pour moi la bande dessinée n'est pas forcement le véhicule d'une histoire, mais bien de sensations, diverses et variés. L'histoire, s'il y en a une est finalement toujours un prétexte à faire passer ces sensations, ces sentiments. Et ici, il n'y a pas plus prétexte que cette histoire de complot autour du foot. L'idée est donc merveilleusement representée.
Je ne sais pas si il y a derrière ça une volonté d'auteur, mais une oeuvre véhicule toujours bien plus de choses que ce que l'auteur a bien voulu y mettre.
Personellement, j'ai aussi vécu une troisieme forme d'experience de lecture majeure. Mais elle est bien plus personelle. Cette narration en forme de zoom, non elliptique, m'a fait littéralement plonger dans les images, j'étais comme pris par une sorte de langueur hypnotique. Expérience rare ces dernières années à la lecture de bandes dessinées.
Pour tout ça, je ne peux pas déprécier ce livre malgré les principaux défaut que vous lui trouvez qui sont pour moi non pas mineurs, mais plutôt atténué par les qualités que je lui trouve. C'est loin d'etre mon Marc Antoine Mathieu préféré. Mais l'experience de lecture a été au rendez vous, et comme ca devient rare, je suis content.
J'ajoute que je trouve que le plus gros défaut du livre - qui a été également souligné par Xavier sur bulledair- c'est cette intro certainement ajoutée par l'éditeur qui vient nous expliquer pourquoi et comment lire ce livre... Sans intérêt, peu éléguant et méme connotant l'idée que le lecteur est très certainement trop bête pour comprendre. Pis, ajoute une explication qui n'en méritais pas. Et qui est plus est, est certainement absurde. J'y viens:
Un détail qui me titille mais sur lequel je ne suis pas assez calé pour me prononcer définitivement, mais il me semble qu'il y a une erreur dans la présentation des images-reflets. A priori, la lumière rebondit sur le miroir, elle ne pénètre pas au coeur de son reflet, donc l'image ne devrait jamais s'inverser. Il faut donc soit remettre en cause le travail de l'auteur, soit cette intro foireuse de l'éditeur, qui cherche a tout prix à rationnaliser un "parcours de caméra" a priori impossible en nous donnant l'explication du parcours de la lumière, alors qu'il ne s'agit en fait que d'un zoom infini dans une image...
Devinez sur qui je rejette la faute? |
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