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News, potins, infos voire même scoop... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | yan, 05.03.2007 à 9:40 | 279760 |
|  |  | Et bien moi je ne suis pas d'accord avec Xav (je l'ai écrit là-bas).
Juger un livre avant sa parution (voir avant même qu'il existe) me paraît un peu… bête.
Juger un livre sur la façon dont l'éditeur fait sa promo est chose bizarre. La promo est ridicule certes, mais je ne parviens pas à juger ce que seront les livres à partir de ça.
Je ne ferai pas cet affront aux dessinateurs.
(Comme pour la discussion sur le label Kstr, j'attendrais de m'être coltiné les bouquins avant d'émettre le moindre avis…) |
 | |  |  | du9
Comment ne pas etre d'accord avec cette humeur de Xavier guilbert ? Evidemment, nous n'avons pas encore vu les livres annonces, mais la plaquette marketing fait assez peur. Cela me rappelle les zolis classiques illustres d'antan. |
 | | loic, 03.03.2007 à 18:08 | 279706 |
|  |  | cette scéne se déroule en Inde.
Passepartout est entré avec ses chaussures dans une mosquée.
On s'occupe de lui.
le tome 1 sortira en janvier 2008 pour Angoulême |
 | | THYUIG, 03.03.2007 à 15:46 | 279698 |
|  |  | | THYUIG : | | Tsss, je l'avais donné le lien... :) |
Oui, bon, je viens de cliquer, effectivement, merci m'sieur switch ! :o) |
 | | THYUIG, 03.03.2007 à 15:45 | 279697 |
|  |  | | Tsss, je l'avais donné le lien... :) |
 | |  |  | Un lien vers le blog du crocogoule :)
Un lien vers le site de Miss Aude, là.
Et, c'est Passepartout qu'on voit sur la planche. |
 | | THYUIG, 03.03.2007 à 15:09 | 279690 |
|  |  | | Oui, moi ça me sctoche littéralement, la dynamique, le trait, bref, ça colle parfaitement, merci Seb !! |
 | |  |  | | c'est assez etonnant; ca me fait penser a un collage de...plein de trucs bien mais totalement differents qui tiendraient magiquement ensemble |
 | |  |  | | normalement c'est tiré de l'adaptation du tour du monde en 80 jours à paraître chez Delcourt par sieur Loïc Dauvillier et Miss Aude Soleilhac au dessin... |
 | | THYUIG, 03.03.2007 à 14:59 | 279683 |
|  |  | Ca doit pas être le bon endroit pour poster ça mais je trouve cette planche absolument splendide et réussie. Le hic, c'est que je ne sais pas qui en est l'auteur...

Mais ça se trouve là : Le crocogoule |
 | |  |  | | Bah, ce qui me semblait intéressant de lire à travers cette émanation d'un service de com, c'était le possible retour (en masse) de bandes dessinées au format pocket en kiosques (Relais H) et qu'à partir de là comment pourront réagir les autres gros éditeurs de manga. |
 | |  |  | | Nicolas de Crécy sur France Culture ici, à 15h27 et aujourd'hui seulement. |
 | |  |  | | Sauf qu'il n'y a que chez Wart qu'on a du coucher pour obtenir ces informations. |
 | | Herbv, 01.03.2007 à 16:17 | 279471 |
|  |  | | et sur du9, et sur Mangaverse, et sur Manga-news ... Bref, tout le petit monde du Web BD parle du communiqué de presse de Hachette Livre. |
 | | Le PBE, 01.03.2007 à 13:43 | 279457 |
|  |  | | sixpieds : | | Selon livre hebdo, Pika serait en train de se faire avaler par Hachette. |
Il y aussi un sujet sur actuabd |
 | |  |  | | Selon livre hebdo, Pika serait en train de se faire avaler par Hachette. |
 | | NDZ, 22.02.2007 à 22:24 | 278775 |
|  |  | | MR_Claude : | En mars

Quelque part dans le monde rural, après la crise de la vache folle, un petit village figé dans le temps somnole paisiblement au rythme des tournées du facteur et du Café de la Place.
Et pourtant un événement extraordinaire va venir contrarier le «ron-ron» léthargique des quelques habitants de Saint-Pancréas... Un beau matin, Michel, garçon de ferme de son état, va être l’objet du plus étrange des phénomènes : comme touché par la grâce, il entre ni plus ni moins en lévitation ! Il n’en faut pas plus pour tirer de sa torpeur la bourgade endormie et déchaîner les passions de l’establishment politique, clérical et médiatique...
Pendant ce temps là, dans un monde lointain où les oiseaux ne volent plus et où les hommes sont des petites créatures de compagnie qui se balancent nonchalamment sur les trapèzes miniatures de leur cages à oiseaux, Kiki, la charmante «oisillonne», décide de partir en quête de cet étrange pays où les oiseaux demeurent encore ces gracieux volatiles au vol majestueux...
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Chic !! |
 | | lyaze, 22.02.2007 à 22:04 | 278772 |
|  |  | June en a déjà parlé il y a 2 jours sur le sujet "tribune et défouloir", mais je crois qu'il est important d'en reparler dans le sujet BD, le plus visible ici.
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 | |  |  | En mars

Quelque part dans le monde rural, après la crise de la vache folle, un petit village figé dans le temps somnole paisiblement au rythme des tournées du facteur et du Café de la Place.
Et pourtant un événement extraordinaire va venir contrarier le «ron-ron» léthargique des quelques habitants de Saint-Pancréas... Un beau matin, Michel, garçon de ferme de son état, va être l’objet du plus étrange des phénomènes : comme touché par la grâce, il entre ni plus ni moins en lévitation ! Il n’en faut pas plus pour tirer de sa torpeur la bourgade endormie et déchaîner les passions de l’establishment politique, clérical et médiatique...
Pendant ce temps là, dans un monde lointain où les oiseaux ne volent plus et où les hommes sont des petites créatures de compagnie qui se balancent nonchalamment sur les trapèzes miniatures de leur cages à oiseaux, Kiki, la charmante «oisillonne», décide de partir en quête de cet étrange pays où les oiseaux demeurent encore ces gracieux volatiles au vol majestueux...
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 | |  |  | | cherchez pas, le but c'etait pas de distribuer des bons points :o) |
 | | chrisB, 20.02.2007 à 19:36 | 278468 |
|  |  | | THYUIG : | | tsss, j'ai parlé du "chat du kimono", ça fait plaisir de se sentir lu... :) |
Et moi du roman de Renart, les autres je les ai pas lus :o) |
 | | THYUIG, 20.02.2007 à 17:31 | 278451 |
|  |  | Ah, enfin un peu de reconnaissance ! :o))
(faut encore que je parle du "dans un cruchon", vraiment, hein, jimmy si tu nous lis, je t'oublie pas ) |
 | | THYUIG, 20.02.2007 à 17:30 | 278450 |
|  |  | Ah, enfin un peu de reconnaissance ! :o))
(faut encore que je parle du "dans un cruchon", vraiment, hein, jimmy si tu nous lis, je t'oublie pas ) |
 | |  |  | on pourrait aussi signaler que ceux qui radotent le plus sur ce site radotent tellement qu'ils n'ont plus le temps de lire de bandes dessinees.
A se demander ce que certains foutent encore sur un site dedie a la bande dessinee. Je ne vise personne mais mon nombril est tres mignon. |
 | |  |  | | oui bon, et t'as sauve Billy Wild a la derniere minute :o) (ainsi que Bile Noire et quelques autres). |
 | | THYUIG, 20.02.2007 à 17:23 | 278445 |
|  |  | | tsss, j'ai parlé du "chat du kimono", ça fait plaisir de se sentir lu... :) |
 | |  |  | Je sais pas si vous connaissez, mais BulleDair est un site pas trop mal, avec notamment un super Top Nouveautes. On peut y trouver les albums plebiscites par des gens dynamiques, cultives et de bon gout.
Toute fois une analyse plus poussee montre la chose suivante:
Les lecteurs de: Journal d'un fantôme, La montgolfière, Le chat du kimono, Paul, La Promesse, Dictature écologiste, Cent Mètres Carrés, Cow-Boy Moustache, Tozoïd et Vula, Kia Ora, Ce qu'il en reste, Dans un cruchon, Les nombrils, La promesse d'Erasme, Le roman de Renart (pour ne citer que les mieux notes), les lecteurs donc sont tous muets! Voila une nouvelle tout bonnement incroyable.
Les quelques albums ecartes de cette liste devraient se rejouir de n'avoir parfois qu'une personne parlante sur les trois necessaires pour son apparition dans le dit Top. |
 | | Yuio, 19.02.2007 à 5:23 | 278233 |
|  |  | La grande Ourse propose des téléchargements de leurs produits papiers. Ici, un combo violent Bodart/Wieringo... --> http://lagrandeourse.over-blog.com/article-5674656.html
Pour les afficionados de l'image car il n'y a pas de vrai rédactionnel ! |
 | |  |  | De la BD sur France Musique, c'était à 19h et ça donne ça ! (pour écouter, voir en haut à droite)
Avec notamment :

et
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 | | stef, 10.02.2007 à 9:32 | 277695 |
|  |  | 
Vous avez jusqu'au 21 février ... ! |
 | | Le PBE, 05.02.2007 à 11:58 | 277185 |
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Puisque la couv grand format de Dupuis déconne et que tu es bien placé pour en proposer une... ;o) |
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On peut voir les originaux de l'épisode Japon à l'expo BD Reporters de Beaubourg. Très belle expo, bien fichue, avec des pointures (Rhaa Baudoin !). A vue de nez, je dirais deux tiers d'originaux, dont quelques planches magnifiques du "Photographe". Entendu à cette occasion la remarque d'une jeune femme : "Ah ouais, c'est célèbre ça… mais les photos avec les dessins c'est chelou !".
Une autre à propos de l'expo Tintin : "ouais heureusement que c'est gratuit, j'allais pas payer pour voir des Tintin, j'en ai plein à la maison."
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 | |  |  | Félicitations willizecat !
Hâte de te lire. |
 | |  |  | D'après Sud-Ouest, ça bavarde sec sur Bulledair, à propos de Spirou et M&M... :)
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 | | Gijom, 01.02.2007 à 19:10 | 276827 |
|  |  | | Ouais je ne l'ai vu qu'après... |
 | | longg, 01.02.2007 à 16:52 | 276798 |
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Que ton lien marche pas ou qu'on en a déjà parlé hier? |
 | |  |  | | grimmy : |
Parce que Ego comme X est distribué par Flammarion maintenant (et plus par Le Comptoir), le même qui s'occupe de Casterman et Jungle et Paquet. D'où une équipe commerciale importante qui démarche les libraires qui doivent en échange prendre 1 ex de chaque titre au minimum, Ego comme X inclus. |
tu es vraiment obligé de tout prendre par un ??? moi j'élague dès la présentations des news par les représ et j'ai aucun soucis pour le faire (et mon droit de retours n'est pas "remis" en cause ^^ )
ou alors tu es considéré comme une librairie de "seconde zone" par les diffuseurs :s |
 | |  |  | | chrisB : | | Docteur C : | | Altair : | | Mais c'est 10000 fois mieux que les librairies Album qui ont fleuri comme des champignons dans les espaces commerciaux. (cela dit faudra que je retourne faire un tour à celle de Toulouse puisqu'apparemment elle vaut le coup, mais au premier coup d'oeil j'avais pas été emballée par la mise en valeur des bouquins) |
Celle de Toulouse est une librairie "historique" qui a pris l'enseigne il y a quelques temps - m'a t'on dit. En effet il faut savoir que l'indé (et la SF et le polar...) sont tout au fond du magasin, après le couloir et ses posters.
Pour le Virgin j'y ai peut être été un peu fort, ils mettent en avant de bon titres sans doute, mais disons qu'il y a mieux à Zoolose, voilà. |
C'est l'ancienne BD-Ciné ? si oui j'adorais cette endroit à l'époque (97-2000), je n'achetais pas encore de bd (sauf les carnets de voyage d'Imago Sekoya, mais je savais que c'etait de la bd :p) à l'époque mais le rayon sf et ciné etait chouette.
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Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais oui, Album Toulouse, c'est l'ancienne BD-Ciné et ils ont gardé (jusqu'à présent, pourvu que ça dure...) la même équipe.
La partie BD indé-bouquins polars/SF et toujours aussi bonne avec des gens qui connaissent leur sujet...
Idem pour les parties mangas et Franco-Belge/Comics. |
 | | chrisB, 01.02.2007 à 9:00 | 276738 |
|  |  | | Docteur C : | | Altair : | | Mais c'est 10000 fois mieux que les librairies Album qui ont fleuri comme des champignons dans les espaces commerciaux. (cela dit faudra que je retourne faire un tour à celle de Toulouse puisqu'apparemment elle vaut le coup, mais au premier coup d'oeil j'avais pas été emballée par la mise en valeur des bouquins) |
Celle de Toulouse est une librairie "historique" qui a pris l'enseigne il y a quelques temps - m'a t'on dit. En effet il faut savoir que l'indé (et la SF et le polar...) sont tout au fond du magasin, après le couloir et ses posters.
Pour le Virgin j'y ai peut être été un peu fort, ils mettent en avant de bon titres sans doute, mais disons qu'il y a mieux à Zoolose, voilà. |
C'est l'ancienne BD-Ciné ? si oui j'adorais cette endroit à l'époque (97-2000), je n'achetais pas encore de bd (sauf les carnets de voyage d'Imago Sekoya, mais je savais que c'etait de la bd :p) à l'époque mais le rayon sf et ciné etait chouette.
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 | |  |  | | THYUIG : | | NonNonBâ qui est resté depuis 6 mois sur les tables d'Oscar Hibou |
6 mois sans personne pour l'acheter ? |
 | | grimmy, 31.01.2007 à 21:48 | 276719 |
|  |  | | poypoy : | | Je viens de tout lire, c'est intéressant. Pas grand chose de neuf à apporter au débat, mais juste pour dire que les "livres" de ego comme X je les ai vus en librairie à Vichy, et pas si mal exposés vu que je ne fréquente pas les autres rayons que le rayon BD, sauf en y passant. La librairie en question étant une librairie tout à fait classique, et pas avant gardiste pour deux sous, j'imagine qu'on doit bien les trouver ailleurs. |
Parce que Ego comme X est distribué par Flammarion maintenant (et plus par Le Comptoir), le même qui s'occupe de Casterman et Jungle et Paquet. D'où une équipe commerciale importante qui démarche les libraires qui doivent en échange prendre 1 ex de chaque titre au minimum, Ego comme X inclus. |
 | | THYUIG, 31.01.2007 à 18:28 | 276710 |
|  |  | Ben mes cochonx, z'avez causé aujourd'hui ! Doit être content le boss ! :)
@Lyaze : certains libraires n'ont pas changé leur manière d'envisager les indé et leur laissent toujours autant de place qu'avant. la preuve avec ce NonNonBâ qui est resté depuis 6 mois sur les tables d'Oscar Hibou (la meilleure librairie du monde, si si). Par conséquent on peut les trouver même après leurs sorties.
Sinon, c'était bien beau de vous lire ! :) |
 | | poypoy, 31.01.2007 à 17:52 | 276709 |
|  |  | | Je viens de tout lire, c'est intéressant. Pas grand chose de neuf à apporter au débat, mais juste pour dire que les "livres" de ego comme X je les ai vus en librairie à Vichy, et pas si mal exposés vu que je ne fréquente pas les autres rayons que le rayon BD, sauf en y passant. La librairie en question étant une librairie tout à fait classique, et pas avant gardiste pour deux sous, j'imagine qu'on doit bien les trouver ailleurs. |
 | | samsa, 31.01.2007 à 17:39 | 276708 |
|  |  | A Zoulouze moi j'achetais 90% de mes BD à Ombres Blanches, librairie généraliste exceptionnelle.... Sinon quelques Occases à Terre de légende, mais sans plus.
A bon je dévie ?
:D |
 | | kstor, 31.01.2007 à 17:35 | 276707 |
|  |  | @ grimmy, juste une précision : tu dis que le comptoir ne propose pas d'office. ce n'est pas tout à fait vrai.
simplement, il demande que les livres restent en librairie plusieurs mois le temps qu'on leur donne une chance de trouver leurs lecteurs. cela me semble assez normal.
ce qui l'est moins, c'est qu'un libraire reçoive un carton d'office hachette, qu'il l'ouvre, en extraie les deux livres qu'ils jugent acceptables, et referme le carton avant de le retourner illico à l'envoyeur. ça existe.
sachant que le libraire paie le transport de tous les bouquins qu'il reçoit et aussi de tous les bouquins qu'il renvoie, chacun appréciera l'absurdité de la chose.
une majorité de libraires préfèrent bosser avec hachette plutot que le comptoir. tu comprends, c'est plus confortable. grosse machine. réponse immédiate. pas des délais de quinze jours de livraison au-dela desquels, comme chacun sait, les livres sont périmés. pas besoin de choisir les livres, d'ailleurs. ils arrivent tous seuls. pas le stress de rater un best seller. et puis, tu n'es pas obligé de parfaire tes connaissances en épluchant les festivals et internet, en rencontrant les auteurs et les éditeurs puisque le diffuseur est là avec ses fiches toutes faites pour te mâcher ton vrai travail auprès du chaland (je dis "tu" mais je ne m'adresse pas à toi, je parle du métier). pas besoin de valoriser les livres, le dernier arrivé chasse celui de la semaine dernière.
ou se situe la normalité du "retour des livres au distributeur" ? comment le libraire peut-il se satisfaire d'être devenu un manutentionnaire/gestionnaire sans avis (je dis sans avis, parce que pour avoir un avis sur les 11 livres/jour qui sont sortis en 2006, faut s'accrocher) ? |
 | |  |  | | Altair : | | Mais c'est 10000 fois mieux que les librairies Album qui ont fleuri comme des champignons dans les espaces commerciaux. (cela dit faudra que je retourne faire un tour à celle de Toulouse puisqu'apparemment elle vaut le coup, mais au premier coup d'oeil j'avais pas été emballée par la mise en valeur des bouquins) |
Celle de Toulouse est une librairie "historique" qui a pris l'enseigne il y a quelques temps - m'a t'on dit. En effet il faut savoir que l'indé (et la SF et le polar...) sont tout au fond du magasin, après le couloir et ses posters.
Pour le Virgin j'y ai peut être été un peu fort, ils mettent en avant de bon titres sans doute, mais disons qu'il y a mieux à Zoolose, voilà. |
 | | Altair, 31.01.2007 à 17:17 | 276702 |
|  |  | | kstor : | Je te renvoie à ce qui a été dit sur la fnac et virgin, l'échange entre docteur c et altair est de ce point de vue édifiant.
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Ah, édifiant ? Je n'ai pas argumenté plus en avant parce que ce n'était pas vraiment le sujet, mais le rayon indé du Virgin de Toulouse est très correct. Faut dire qu'ils ont de la place, ce qui permet de bien mettre en valeur les bouquins ; mais de ce que j'en ai vu les quelques fois ou j'y suis passée, les livres mis en avant en valaient tous la peine et on sentait qu'un connaisseur était passé derrière.
Je pense que ce genre de rayon peut attirer les "non-connaisseurs" vers des choses qui changent du dernier blockuster.
Après, pour moi ce genre d'espace ne remplacera jamais la petite librairie où on sent un amour du livre et une envie de faire partager ses découvertes (c'est pour ça que j'ai dit que je prenais des notes parce que je n'ai pas encore trouvé ça dans ma nouvelle ville). Mais c'est 10000 fois mieux que les librairies Album qui ont fleuri comme des champignons dans les espaces commerciaux. (cela dit faudra que je retourne faire un tour à celle de Toulouse puisqu'apparemment elle vaut le coup, mais au premier coup d'oeil j'avais pas été emballée par la mise en valeur des bouquins) |
 | | kstor, 31.01.2007 à 17:05 | 276698 |
|  |  | @kris, avec du retard, désolé...
deux choses : tu contestes la dénonciation de la récup des auteurs par les gros éditeurs. cela a été fort justement dit par 6pieds, les gros sont frileux et mécaniquement entraînés à refaire ce qui marche ailleurs, voire à s'approprier le travail des autres. la bande dessinée a déjà failli en crever dans les années 80. tu prends l'exemple de trondheim. mais il disait encore récemment qu'une des motivations à créer l'asso était de pouvoir publier ce qu'on lui refusait ailleurs. "slaloms", par exemple, est sorti chez menu avant de faire la abscule chez dargaud...
et puis tu dis : "Je sais, on dénonce surtout que ça a la couleur de l'indé mais que ça n'en est pas donc trahison et tromperie. Joli respect pour le lectorat soit dit en passant, pauvres cons de lecteurs pas foutus de faire la différence." Mais pour que les lecteurs soient foutus de faire la différence, encore faudrait-il qu'ils aient accès à la différence ! Je te renvoie à ce qui a été dit sur la fnac et virgin, l'échange entre docteur c et altair est de ce point de vue édifiant.
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 | |  |  | | fow : | | Alors moi, je vis à la campagne hein, y a qu'une seule librairie dans un rayon de 20km. On y trouve les journeaux courants mais même pas les revues d'architecture ou d'art enfin bref la zone, et même en commandant. Bref on y va plus. Après y a le centre culturel de leclerc à 20 bornes de là. Mais on fait nos courses à l'inter du coin qu'est plus près. Alors forcément, notre libraire bd c'est amazon. Et bien chez amazon, ils ont une étagère magique: il y en a qu'une et y a de la place pour tout le monde. Personne ne se gène. Warum est à côté de soleil tout ça. Enfin voilà quoi. |
Je comprends très bien ton problème géographique. Simplement dis-toi aussi que l'étagère magique d'Amazon, c'est aussi le résultat du travail des libraires "réels" qui font leur boulot correctement, et qui donc mettent en avant les livres qui le méritent, peu importe l'éditeur. |
 | |  |  | Kris ? Je suppose l"un des deux auteurs derrière "Un homme est mort " ??
J'aimerai apporter quelques précisions.
| Kris : |
Je ne cible pas ce que dit Alagbé qui n'a d'ailleurs pas été le premier ni le plus virulent à dénoncer les soi-disant dangers de Futuro/écritures, etc.
Je cible l'ensemble des discours que je trouve bien trop simplistes, consistant à affirmer, sur fond de crise réelle/supposée, à venir/déjà là, que les gros pillent les petits dont ils veulent avoir la peau afin de gagner encore plus d'argent et c'est là leur seul but.
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il me semble de "réelle/supposée" et "a venir/déjà là" derrière "crise" indique surtout que ça ne te touche pas toi personnelement. Mais de ma propre expérience ça semble bien plus concret. Quant à la simplification, elle est bien entendu simpliste mais n'ayons pas la naiveté de ne pas voir comment celà fonctionne. Le cynisme pratiqué (et qui est facilement vérifiable dans les festivals par exemple quand on sait tendre l'oreille au bon endroit) est bien là et n'a rien de simpliste (comme par exemple "le seul but"). ça ne m'outre pas plus que celà, je commence à bien connaitre le monde du livre.
Trondheim a commencé à publier très tôt chez Dargaud, à une époque où il était loin d'être un auteur susceptible de ramener beaucoup d'argent.
Sauf erreur de ma part, Sfar a commencé chez Delcourt (ou dans le pire des cas, c'était relativement contemporain de ses premiers pas), à une époque où, là aussi, il était loin de représenter un grand espoir de rentrées sonnantes et trébuchantes. Alex Barbier publiait également chez Delcourt, etc, etc.
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Il ne s'agit pas de nier qui à fait quoi. Pour Alex Barbier, c'est plus compliqué (effectivement, ne simplifions pas). A l'époque, il avait une grande rétrospective au CNBDI alors que ses bouquins n'étaient plus disponibles. Le CNBDI (ou le FIBD) on donc poussé du pieds un gros éditeur (subventions à la clé) pour avoir ses livres. D'ailleurs après les deux tomes prévus, Barbier est parti chez Fréon (ancien frmk), pas pour les sous certainement, et Barbier s'est expliqué, à qui voulait bien l'entendre, sur ses raisons.
A l'époque (milieu des années 90), Menu avait une théorie sur le fait qu'il était intéressant que certains auteurs aillent publier chez les gros et que ça amènerait en retour un public pour les petits. J'ai toujours été très sceptique sur ce discours et je pense aujourd'hui que j'avais raison de l'être.
Delcourt et les Humanos (Gnaedig à l'époque) ont lancé Encrages et Tohu-Bohu en 1997, s'inspirant il est vrai des formats lancés par l'Asso. Mais ils n'ont pas du tout récupéré des auteurs "indés", lançant plutôt leurs propres jeunes auteurs auxquels ils croyaient (Wazem par ex. pour les Humanos, Davodeau et Jouvray pour Delcourt, lequel Davodeau avait commencé chez Dargaud). A l'époque, personne n'a crié au scandale que je sache. Alors pourquoi villipender Ecritures aujourd'hui qui reprend la même démarche (je n'ai pas vu beaucoup d'auteurs ayant déserté les "indés" pour aller chez Ecritures. Il s'agit là aussi d'auteurs ayant été mis sous les projecteurs par Casterman tel Taniguchi et Thompson).
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Wazem a commencé dans l'illustration presse et bien que je n'en suis plus tout à fait sur, il me semble qu'on l'a vu la première fois dans "sauve qui peut", petite revue suisse qui accueillait également Baladi, Kalonji ou... Zep. On l'a vu également chez Atrabile. Personne n'a crier très fort au scandale (mais un peu quand même) parce tant Encrage que Tohu-Bohu étaient tellement mal foutus et éditorialement bordélique que ça n'en valait pas la peine. Les deux se sont rapidement plantés d'ailleurs. Il semble que cette volonté de ressembler aux petites collections des indés de l'époque ait été pensé à la légère (ça donnera l'occasion de reparler du respect du lecteur plus loin).
Quant à écriture, bien mieux pensé et plus flagrante dans la ressemblance (et j'en profite pour dire que je ne suis jamais rentré dans ce type de querelle que je trouve un peu ridicule), il me parait envisageable de lui faire ce type de critique. La collection s'est rapidement orienté vers des traductions, ce qui est 1-moins risqué, 2- moins cher. Mais bref, écritures, je m'en fous un peu (voire beaucoup).
Je sais, on dénonce surtout que ça a la couleur de l'indé mais que ça n'en est pas donc trahison et tromperie. Joli respect pour le lectorat soit dit en passant, pauvres cons de lecteurs pas foutus de faire la différence.
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Ha faut pas prendre le lectorat en otage non plus. Et je ne vois pas en quoi raler dessus signifie un quelconque manque de respect aux lecteurs ??? Je trouve simplement que Ecritures devient surtout une collec de traduction et qu'il n'y a donc plus vraiement lieu de la confondre avec une production "indé" publiant des jeunes auteurs européens très majoritairement.
Futuro c'est encore différent puisqu'effectivement, elle accueille nombre d'auteurs considérés comme historiquement "indés" (ça ne veut pas dire grand chose, on est d'accord mais vous voyez ce que je veux dire) : Néanmoins, cela fait un moment que Gnaedig le faisait chez Dupuis et ces auteurs (Blutch par exemple) n'ont fait que le suivre (on peut peut-être se poser la question du pourquoi d'ailleurs non ? Qu'une histoire de sous là-aussi ?). Pourquoi personne n'a rien dit lorsque Blutch ou David B ont publié chez Aire Libre, à l'initiative déjà de Gnaedig ? Je crois même avoir plutôt entendu à l'époque une certaine satisfaction pour la reconnaissance tant attendue de la qualité de ces auteurs. Mais qu'ils le fassent chez Futuro nouvelle version, c'est un scandale.
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Je suis assez d'accord avec toi tout en me disant que la seule chose qui ai fait un petit (enfin, petit...) scandale est la reprise du nom (porteur d'un certain nombre de valeurs) par un éditeur qui avait l'habitude d'être critiqué justement sur ces points là. Soleil mène merveilleusement sa barque au vu du résultat. Maintenant, on ne peut pas vraiment dire qu'il prenne des risques non plus, DAvid B en 2005 n'est pas David B. en 1995 et De Crécy, Mathieu etc. sont très loin d'être des inconnus. Le seul vrai beau risque que j'ai vu est Lucille.
Enfin, le fait de publier chez des gros n'a jamais empêché ces auteurs de continuer à publier chez de plus petits (toujours l'exemple des auteurs de l'asso). Il me semble même que ça a permis d'amener un nouveau public vers ces éditeurs pas toujours accessibles (en librairie je parle). Le boom des éditeurs indés depuis dix ans est dû au talent de leurs auteurs et à leur volonté réussie de renouveler la manière de faire de la bande dessinée. on est d'accord.
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C'est la théorie dont Menu m'avait parlé en 1995... Et je penes qu'il a tord sur ce point. J'ai pu constater que j'aurais maintenant bien du mal a avoir de nouveaux livres de la part d'auteurs faisant partie de nos meilleurs ventes parce que justement, ils sont accaparés par des gros. C'est un problème de temps, on ne peut pas tout faire et je ne le leur reproche aucunement d'aller glaner du pognon pour vivre décemment là ou des petites structures ne pourraient leur assurer la même chose. J'ai parfois l'impression d'être directeur de collection (ou pire, chasseur de tête) pour Dargaud ou futuropolis bis mais sans salaire... quel dommage.
Mais croyez-vous que la "vulgarisation" du travail de ces mêmes auteurs par des éditeurs ayant plus de moyens pour les faire connaître est totalement étrangère à ce boom et ce succès des indés ?
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Oui, complètement. C'est en celà que je ne suis pas d'accord avec cette théorie. Je crois que la seule chance de survie des petits éditeurs passaient par une totale étanchéité avec les gros éditeurs. Il aurait fallu pour celà bien plus de conscience militante pour y parvenir. Maintenant c'est trop tard, faudra faire avec. Cela aurait donné un "boom" bien plus petit mais auarit pu mieux équilibrer les rapports en éditeurs de différentes tailles.
Et c'est bien là que je veux en venir : le discours opoposant gros/petits que je vois se développer depuis plus d'un an est simplificateur et défini d'un seul côté de la lorgnette.
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Mais tout le monde s'exprime (cf. LB sur ce forum), on a donc les deux côtés de la lorgnette. Quand au débat gros/petit, il aura toujours lieu, tout le temps et pas que dans le monde du livre. Oui, le gros a toujours le rôle du méchant, c'est le principe de la chaine alimentaire, le plus gros prédateur est en haut. Et alors ? Tout le monde en a conscience et tout le monde fait avec.
Qu'être éditeur ou auteur "indépendant" soit un sacerdoce, nul ne le nie. Mais est-ce vraiment différent aujourd'hui qu'il y a dix ou quinze ans, ou même de tout temps ? N'est-ce pas inhérent à une volonté de défrichement et de recherche permanente ? Et pourquoi serait-ce la faute aujourd'hui du quasi-seul Mourad Boudjellal (un peu aidé par sa copine Ecritures) alors qu'il n'y avait pas de fautif il y a dix ans, à un moment où les indés étaient pourtant loin d'être aussi connus et reconnus ?
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Je ne crois pas que ça soit fondamentalement différent. de toute façon, chaque éditeur cherche a obtenir quelque chose (de la visibilité pour les petits, une bonne image pour les gros). Le problème de Soleil étant son extrème visibilité (tel son bruyant stand qui fait chier tout le monde sur Angoulême) qui l'expose toujours en premier à l'attaque de la critique. Mais visibilité et polémique sont aussi des atouts pour faire parler de soi, non ?
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Je viens de lire ton nouveau message avec lequel je suis plutôt d'accord, mais ça m'embéterait bien que cette expansion se fasse sans 6 pieds sous terre, évidement...
et je te trouve effectivement bien optimiste
6P |
 | | Kris, 31.01.2007 à 16:22 | 276692 |
|  |  | je n'ai pas demandé qui était contre, j'ai juste souligné qu'effectivement ces nouveaux éditeurs en avaient mieux la possibilité que les éditeurs purement BDs. Delsol diffuse uniquement de la bande dessinée.
Mais Sodis et Actes Sud pourraient le faire (et le font peut-être). Reste qu'on ne changera pas de telles habitudes de manière spectaculaire. Mais plus qu'être présents au sein des autres rayons, je crois d'abord à un regard différent posé par des lecteurs refusant jusque-là la bande dessinée (pour x mauvaises raisons mais peu importe) mais lecteurs de, par exemple, la production littéraire d'Actes Sud. Voir ce même nom sur une bande dessinée peut donner envie à ces lecteurs de franchir le pas, ce qu'ils n'auraient pas fait avec un ouvrage édité par un éditeur purement BD.
Le côté ghetto réservé aux initiés est encore fortement présent dans la bande dessinée et l'arrivée de Gallimard, Denoël, Actes Sud, Hachette Littératures, etc. ne peut que contribuer à faire tomber cette barrière exaspérante qui veut qu'un lecteur ne s'intéresse pas à un ouvrage uniquement "parce que c'est de la bédé". As-t-on déjà vu quelqu'un dire qu'il n'aimait pas un film parce qu'il n'aimait pas le cinéma ?
Peut-être donc que cela va permettre d'agrandir le nombre de lecteurs (ce n'est évidemment qu'une supposition). Peut-être que cela va juste subdiviser encore le nombre de lecteurs potentiels. Peut-être un peu des deux. Mais ça ne va pas se voir sur six mois, ça c'est sûr... |
 | |  |  | | Kris : | La solution ne serait-elle pas de chercher à agrandir le lectorat BD qui, quoi qu'on en dise, est loin d'être à son maximum possible (combien de personnes achètent régulièrement des BDs ?).
oui mais pour ça, il faut qu'on en parle de bandes dessinées (donc attachés de presse et moyens de promos), qu'on les voit (donc tirage), qu'on aille chercher les les lecteurs dans les autres rayons (et notamment du côté des essais et de la littérature, ce qui est plus facile pour des éditeurs "généralistes" comme Denoël, Actes-Sud, Gallimard, etc. ayant de surcroît une image forte de qualité), qu'elle soit moins chère, etc, etc.
Je retrouve ici nombre de volontés éditoriales propres à ces "nouveaux" éditeurs, "faux-petits". Peut-être que plutôt que de déboucher sur une vraie crise, prépare t-on la prochaine expansion ?
Très optimiste je le concède mais on manque encore de recul pour juger vraiment, je pense. |
Elargir le lectorat, aller vers les librairies généralistes, rapprocher la littérature et certaines bandes dessinées, mais qui est contre?
Cependant, en terme de diffusion, rien n'a été fait dans ce sens par les nouveaux gros/petits indés (FuturoGallimardDelSolBayou, Denoël etc.). Et ce ne sont pas les "petits" qui se sont battus sur ce point pendant des années, et à qui ont pique objectivement la place depuis quelques temps, qui en ont les moyens.
Paradoxe: Ego comme X a sorti une collection littéraire. Je ne l'ai vu dans aucune librairie BD "classique". Pourtant, en terme de diffusion ça aurait pu avoir lieu. Mais là encore, qui aurait les moyens de cette politique de distribution/diffusion? Pas les petits éditeurs en tout cas. Ce sont les distributeurs/diffuseurs qui auraient les moyens de cet élargissement. SODIS/Delsol, notamment.
Je veux bien croire à de la bonne volonté mais elle ne saute pas aux yeux, quand même. |
 | | Kris, 31.01.2007 à 15:39 | 276687 |
|  |  | Après avoir lu le message de Sixpieds, je pense effectivement que le vrai pb est celui de la surproduction (j'allais en parler mais je trouvais mon message déjà bien trop long...), disons genre "indé" (on créé une nouvelle catégorie mais là encore tout le monde voit de quoi je parle).
On peut estimer que Futuro y prend sa part, même si elle publie assez peu de livres (une trentaine cette année), le "problème" étant plutôt la multiplication d'éditeurs. Certes mais on fait quoi ? On interdit et on réserve une chasse gardée ?
La solution ne serait-elle pas de chercher à agrandir le lectorat BD qui, quoi qu'on en dise, est loin d'être à son maximum possible (combien de personnes achètent régulièrement des BDs ?).
oui mais pour ça, il faut qu'on en parle de bandes dessinées (donc attachés de presse et moyens de promos), qu'on les voit (donc tirage), qu'on aille chercher les les lecteurs dans les autres rayons (et notamment du côté des essais et de la littérature, ce qui est plus facile pour des éditeurs "généralistes" comme Denoël, Actes-Sud, Gallimard, etc. ayant de surcroît une image forte de qualité), qu'elle soit moins chère, etc, etc.
Je retrouve ici nombre de volontés éditoriales propres à ces "nouveaux" éditeurs, "faux-petits". Peut-être que plutôt que de déboucher sur une vraie crise, prépare t-on la prochaine expansion ?
Très optimiste je le concède mais on manque encore de recul pour juger vraiment, je pense. |
 | | grimmy, 31.01.2007 à 15:38 | 276685 |
|  |  | Puis-je apporter mon grain de sel au débat, en ta,t que libraire ?
Je trouve que Kris a en partie raison. Je le rejoint en grand partie. Voilà comment je vois le problème quant à l'esposition de la bd indé en librairie.
Les causes sont nombreuses :
1. La production trop importante de livres sortis : 4000 titres en 2006, on ne frise même plus le n'importe quoi, on en en plein dedans. Quelle est la durée d'exposition d'un ouvrage avant de rejoindre ce qu'on appelle "le fonds" (c'est à dire les titres anciens ?) : chez nous c'est entre 2 jours et 1 mois. Plus si le bouquin se vend très bien. Conséquence : le libraire commande des quantités de plus en plus réduites, parce qu'il ne peut pas tout exposer et parce qu'il sait qu'il y a bien des titres qui ne partiront pas.
Il arrive quelques fois que les sorties Delcourt + Soleil représentent plus de 50 titres différents dans la journée !!
2. Le problème de l'office. Les diffuseurs de livres ont dans leur conditions générales de ventes avec les libraires un atout incroyable : l'office. C'est à dire, que le libraire doit tout acheter d'office par 1 exemplaire. Un éditeur sort 300 nouveautés par an ? Le libraire les recevra toutes. C'est obligatoire. Au libraire, ensuite, de dire s'il en veut plus de 1 ou pas. Mais c'est 1 ex minimum. Du coup, on recoit des palettes et des palettes de livres dont on se fout completement, qui occupent de la place à la place du concurent, et enduite on les retourne...
En échange de cet office, le diffuseur s'engage à reprendre 100 % des invendus. Sympa, non ? Le problème c'est que c'est très dur de ne commander qu' 1 exemplaire face au représentant. "allez, fait un effort, prends en 1 ou 2 de plus, on ne le verra pas si tu n'en prend que 1" etc etc...
D'ou plus de place pour recevoir les nouveautés des indés.
parce ques les indés s'esposent à d'autres problèmes :
1. Ils ne proposent pas l'office. Donc, tu commandes; mais en échange tu gardes si tu vends pas. C'est plutôt bien parce qu'on peut ne pas tout commander (alors que j'aimerais plutôt ne pas pouvoir tout commander chez les gros, et avoir l'obligation de tout commander chez les petits, hein). Donc, le libraire, frileux, prends pas. Déja avec toutes les merdes qu'il reçoit obligatoirement, il s'en sort pas, alors si on lui dit qu'il est pas obligé, hein, y va pas se priver de laisser tomber.
2. le côté gestionnaire du libraire : faut que les livres tournent. Il ne fait commander que ce qui se vend (on va quand même pas pousser des livres !)et vire immédiatement les invendus de plus de 3 mois.
3. Mais l'arrivéee du "Seuil", de "Denoel" etc.. change la donne : on peut les retourner ceux là, donc on commande pas de problème. En plus le commercial m'a dit que c'était bien.
Alors que pour "le comptoir", le commercial, je sais pas qui c'est, c'est commandé par téléphone, alors, hein...
Heu voilà, j'ai été super long. Désolé, les gars... |
 | | Kris, 31.01.2007 à 15:24 | 276684 |
|  |  | "les auteurs n'ont pas à culpabiliser d'écrire des livres qui se vendent, tant mieux pour eux. Mais je crois qu'il y a d'autres cibles qu'alagbé. ce n'est pas parce qu'alagbé tire sur un éditeur dont un des auteurs s'exprime ici que l'auteur doit s'interposer en prenant le rictus du nanti."
(Désolé, j'ai la flemme d'aller voir comment on fait pour citer Kstor proprement).
Heu... J'espère que ce n'est pas à moi à qui tu fais allusion ? Parce que le rictus du nanti n'éclaire pas spécialement mon visage (et encore moins mon portefeuille qui n'a rien de celui d'un nanti...).
Je ne cible pas ce que dit Alagbé qui n'a d'ailleurs pas été le premier ni le plus virulent à dénoncer les soi-disant dangers de Futuro/écritures, etc.
Je cible l'ensemble des discours que je trouve bien trop simplistes, consistant à affirmer, sur fond de crise réelle/supposée, à venir/déjà là, que les gros pillent les petits dont ils veulent avoir la peau afin de gagner encore plus d'argent et c'est là leur seul but.
Trondheim a commencé à publier très tôt chez Dargaud, à une époque où il était loin d'être un auteur susceptible de ramener beaucoup d'argent.
Sauf erreur de ma part, Sfar a commencé chez Delcourt (ou dans le pire des cas, c'était relativement contemporain de ses premiers pas), à une époque où, là aussi, il était loin de représenter un grand espoir de rentrées sonnantes et trébuchantes. Alex Barbier publiait également chez Delcourt, etc, etc.
Delcourt et les Humanos (Gnaedig à l'époque) ont lancé Encrages et Tohu-Bohu en 1997, s'inspirant il est vrai des formats lancés par l'Asso. Mais ils n'ont pas du tout récupéré des auteurs "indés", lançant plutôt leurs propres jeunes auteurs auxquels ils croyaient (Wazem par ex. pour les Humanos, Davodeau et Jouvray pour Delcourt, lequel Davodeau avait commencé chez Dargaud). A l'époque, personne n'a crié au scandale que je sache. Alors pourquoi villipender Ecritures aujourd'hui qui reprend la même démarche (je n'ai pas vu beaucoup d'auteurs ayant déserté les "indés" pour aller chez Ecritures. Il s'agit là aussi d'auteurs ayant été mis sous les projecteurs par Casterman tel Taniguchi et Thompson).
Je sais, on dénonce surtout que ça a la couleur de l'indé mais que ça n'en est pas donc trahison et tromperie. Joli respect pour le lectorat soit dit en passant, pauvres cons de lecteurs pas foutus de faire la différence.
Futuro c'est encore différent puisqu'effectivement, elle accueille nombre d'auteurs considérés comme historiquement "indés" (ça ne veut pas dire grand chose, on est d'accord mais vous voyez ce que je veux dire) : Néanmoins, cela fait un moment que Gnaedig le faisait chez Dupuis et ces auteurs (Blutch par exemple) n'ont fait que le suivre (on peut peut-être se poser la question du pourquoi d'ailleurs non ? Qu'une histoire de sous là-aussi ?). Pourquoi personne n'a rien dit lorsque Blutch ou David B ont publié chez Aire Libre, à l'initiative déjà de Gnaedig ? Je crois même avoir plutôt entendu à l'époque une certaine satisfaction pour la reconnaissance tant attendue de la qualité de ces auteurs. Mais qu'ils le fassent chez Futuro nouvelle version, c'est un scandale.
Enfin, le fait de publier chez des gros n'a jamais empêché ces auteurs de continuer à publier chez de plus petits (toujours l'exemple des auteurs de l'asso). Il me semble même que ça a permis d'amener un nouveau public vers ces éditeurs pas toujours accessibles (en librairie je parle). Le boom des éditeurs indés depuis dix ans est dû au talent de leurs auteurs et à leur volonté réussie de renouveler la manière de faire de la bande dessinée. on est d'accord.
Mais croyez-vous que la "vulgarisation" du travail de ces mêmes auteurs par des éditeurs ayant plus de moyens pour les faire connaître est totalement étrangère à ce boom et ce succès des indés ?
Je laisse chacun répondre à cette question selon sa sensibilité et l'histoire de son rapport au livre mais, de mon côté, pour avoir travaillé de 1998 à 2004 en librairie, j'ai bien vu le nombre de lecteurs découvrant Lapinot chez Dargaud ou Guibert chez Dupuis et s'en aller ensuite vers leurs bouquins édités à l'Asso. Plus qu'une soi-disant concurrence à mort, on pourrait donc tout aussi bien regarder ce phénomène sous cet angle différent et parler d'émulation mutuelle.
Et c'est bien là que je veux en venir : le discours opoposant gros/petits que je vois se développer depuis plus d'un an est simplificateur et défini d'un seul côté de la lorgnette.
Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, il n'est pas désespéré de ne pas se faire entendre. On n'entend que lui.
Or, nombre d'auteurs ne doivent rien professionnellement parlant aux personnes colportant ce discours et se retrouvent malgré tout avec l'étiquette de traître/fossoyeur de la Bd de qualité collé dans le dos ou pire d'imitateur merdique. Et croyez-moi, ça ne leur colle pas un "rictus de nanti" : ils ne s'y reconnaissent pas, c'est tout. Mais ils ne passent pas leur temps à le gueuler non plus.
Qu'être éditeur ou auteur "indépendant" soit un sacerdoce, nul ne le nie. Mais est-ce vraiment différent aujourd'hui qu'il y a dix ou quinze ans, ou même de tout temps ? N'est-ce pas inhérent à une volonté de défrichement et de recherche permanente ? Et pourquoi serait-ce la faute aujourd'hui du quasi-seul Mourad Boudjellal (un peu aidé par sa copine Ecritures) alors qu'il n'y avait pas de fautif il y a dix ans, à un moment où les indés étaient pourtant loin d'être aussi connus et reconnus ?
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 | | chrisB, 31.01.2007 à 15:16 | 276683 |
|  |  | | Un tirage de tete est prévu ? |
 | |  |  | | ça va partir comme des petits painpains. |
 | |  |  | | chrisB : | | sixpieds : | | Grototo chez les papous |
C'est la suite de "Grokiki chez les pépés" ?
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Oui, avec un autre dessinateur et ça se passe dans un monde paralelle. |
 | | chrisB, 31.01.2007 à 15:09 | 276679 |
|  |  | | sixpieds : | | Grototo chez les papous |
C'est la suite de "Grokiki chez les pépés" ?
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 | | Altair, 31.01.2007 à 15:06 | 276678 |
|  |  | *prend des notes*
(quelque part ça me rassure ce que tu racontes Docteur C parce que pour le moment j'étais assez déçue de mes trouvailles toulousaines... j'ai pas du tomber sur les bonnes boutiques) |
 | |  |  | | Altair : | | chrisB : | | Je connais bien Virgin, un pote y bossait il y a peu, la direction a clairement fait savoir qu'il fallait y aller molo sur les indés. Maintenant il y a encore des choses mais vraiment pas toutes les nouveautés. |
Curieusement, à toulouse, c'est le Virgin qui a le plus beau rayon "indé" de la ville... |
Je ne peux pas laisser dire ça, parce que c'est faux.
La librairie Album a un plus beau rayon, et de loin (une pièce entière, en fond de magasin, avec beaucoup de stocks).
Il y a aussi Le voltigeur avec un petit fonds, pas tout certes, et les nouveautés très en retard, mais on peut s'asseoir, boire et feuilleter.
Il y a aussi les Musicophages qui ont tous les livres des Requins marteaux, Bon goût, le dernier Cri, et beaucoup de fanzines.
Mais au Virgin, j'y suis allé une fois, ils n'ont rien du tout: une étagère et un vague présentoir bouffé par un peu n'importe quelle nouveauté vaguement "indé" qui tourne. |
 | | souze, 31.01.2007 à 14:57 | 276675 |
|  |  | tout a fait d'accord avec sixpieds...
... et un futoropolis qui n'existe pas, ca serait les derniers davi b ou blutch qui sortiraient chez des indes, et c'est avec ce genre de valeurs sures qu'ils peuvent exister plus facilement. |
 | |  |  | | Laurent Percelay : |
Le problème des éditeurs indés n'est pas tellement les Dupuis/Dargaud/Delcourt/Soleil/Futuro, qui jouent à se concurrencer entre eux, mais plutôt les éditeurs de "vrais" livres - Denoël/Seuil/Gallimard/Actes Sud - qui eux viennent effectivement chasser sur leurs rayonnages. |
Je confirme les dires de Laurent.
Les petits éditeurs font des livres en même temps qu'ils luttent pour leur survie. Ce n'est pas le cas des gros, qui n'ont que de l'argent à perdre (et certains se casseront quand ils estimerons en avoir trop perdu).
La difficulté actuelle est tout simplement de rester visible face aux gros. Après tout, l'espace "indé" a été gagné par les petits éditeurs à force de persévérance ET de bons livres. cet espace est effectivement de plus en plus occupé par les Denoël, actes sud et consorts avec qui nous ne luttons PAS à armes égales. Sous leur image de "petits", ils ont une force de vente et de visibilité bien supérieures (et là encore il ne s'agit pas discuter du contenu de l'offre proposé mais simplement de sa mise en évidence et à disposition pour les lecteurs) : Qui parmis les petits peut se payer une armada de Service de presse avec une attachée de presse à plein temps. On a pu voir depuis l'année passée que dans l'espace médiatique (internet et forums compris) qu'ils sont présents partout et tout le temps, chaque publication est largement repris par les médias et "fait l'actualité". Ce n'est plus le cas pour les livres des petits dont certains sortent dans un total anonymat, ce qui n'a rien à voir avec la qualité des ouvrages des uns et des autres. Il s'agit juste de visibilité, de faire parler d'un ouvrage, beaucoup, au moment ou il sort car sa durée de vie, vue la masses des titres, est de plus en plus courte.
Dans un même ordre d'idée, cela joue aussi sur les mises en place. On pourrait dire que les "faux petits tirent gros" et ont une armada de représentants pour convaincre les libraires. Plus facile donc d'avoir au final un stocks conséquent d'ouvrages en rayon. Nous constatons souvent que dans telle ou telle librairie, nous n'avons qu'un ou deux exemplaires d'une nouveauté et les libraires débordés ne se donnent pas nécessairement la peine de les recommander quand il n'y en a plus. Saturer une niche, cela revient à dire qu'on étouffent les plus faibles (le moyen usuel de se faire de la place dans le système de vente actuel).
Il ne s'agit pas de venir pleurer sur leur sort mais juste de prendre conscience que si aujourd'hui, la bande dessinée propose un éventail nettement plus riche de titres en terme de contenu, ce n'est pas le fait de ceux qui étaient déjà là mais des petits qui sont arrivés avec "autre chose". Le jour ou les petits auront tous bu la tasse, ne restera que ceux qui sont prèt a prendre ce genre de risque UNIQUEMENT quand il existe déjà et est proposé par d'autres :
moins de petits éditeurs aventureux = moins de risque pris par les gros, et les bons livres que l'on a eu ces derniers temps se feront à leur tour de plus en plus rares. retour à la case départ assuré (Oui faut pas se leurrer, quand on fait 150 000 ex avec " Grototo chez les papous", on va pas s'emmerder finalement avec une bd reportage qui ne se vendra qu'à 5 ou 10 000.)
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