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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | e m, 11.10.2011 à 20:13 | 340448 |
|  |  | Ca ne coûte rien...
Un jeune qui part vivre à Shanghai pendant quelques mois.
La première partie assez intéressante, on suit le jeune dans sa découverte de la ville.
Changement de ton dans la deuxième partie, c'est centré sur le personnage principal. Pas trop ce que à quoi je m'attendais. Je me suis pas mal ennuyé, la vie du jeune et de ses problèmes personnels ne m’intéressent pas vraiment.
Dommage. Je préfère un peu de dépaysement quand je lis ce genre de bouquin.
2 héritages
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 | |  |  | excellente chronique de Rohagus qui tout ce qu'il y a de bien à en dire. C'est un bon album, tiré d'un blog excellent.
C'est drôle, débile et intelligent à la fois. |
 | | SydN, 10.10.2011 à 12:14 | 340429 |
|  |  | en même temps on pourrait rétorquer que les personnages qui se rendent compte des "principes de leur univers" c'est un peu une facilité pour donner un semblant de profondeur là où il n'y a au final qu'un simple jeu.
la véritable difficulté serait d'intégrer ce "jeu" dans un système traditionnel. |
 | |  |  | | Une façon plus convaincante et plus intéressante de jouer avec le temps en bande dessinée, également en gaufrier d'ailleurs, c'est quand même "Une tranche de vie" de Gotlib et Mandryka dans la R.A.B. tome 5. Chez Mathieu il est dit dès le départ que ça se déroule en trois secondes donc je ne vois pas ce qu'il reste de ludique à part de s'extasier d'un point de vue technique (et je le redis, le zoom infini fonctionne mieux dans la version animée), or chez Gotlib et Mandryka il y a justement un jeu sur la perception du temps, on ne sait pas combien il dure et c'est là tout l'intérêt. Pour rappel, le principe est de s'attarder sur les tâches quotidiennes du réveil : là non plus aucune ellipse donc étirement du temps, mais véritable jeu avec celui-ci puisqu'à la fin le personnage s'écrie "Bon sang ! Avec tout ça je me suis foutu en retard !" : il y a ici un double bluff si l'on puit dire, une véritable mise en abyme, et non plus simplement une narration qui croit en elle-même, puisque le personnage est lui aussi victime de l'expérimentation, et non plus simplement le lecteur. Comme chez Philémon, comme chez J-C Acquefacques. Dans "Trois secondes", les personnages sont dans leur monde clos et ne se posent pas de questions. C'est triste. |
 | | NDZ, 09.10.2011 à 20:30 | 340421 |
|  |  | | SydN : | Je ne pense pas que ca ai été dessiné en dé-zoom, personnellement... Je pense au constraire que ca aurait été plus difficile...
J'ai plus l'impression qu'il y a là dessous tout un pré-travail en 3D, pour ne pas se perdre dans l'espace et pour facilité la mise en place des zooms. Mais ca, seul MAM pourrait y répondre... |
Je disais cela parce que, même s'il y a un travail de zoom/de-zoom numérique, d'intégration d'image dans d'autres par ordi, j'avais quand-même l'impression que l'épaisseur du trait (qui trahirait les agrandissements successifs) ne perdait de la qualité que dans les apparitions de certaines vues "avant agrandissement". En refeuilletant rapidement la version papier, je ne suis plus trop sûr de mon diagnostic. Même si je reste persuadé que pour le faire entièrement à la main, ce livre, il aurait fallu le réaliser en de-zoom. |
 | |  |  | | Jamais été motivé pour acheter ce bouquin, et tu ne me motives guère plus. Par contre je vous conseille "Le timbre maudit" qui est super ! |
 | |  |  | Pas de samba pour Capitaine Tonnerre du futur David B. qui signe ici le scénario sous le nom de David Beauchard d'Olivet et d'Olivier Legan, qui a fait carrière ailleurs
Que dire ? Est-ce un chef-d'oeuvre récapitulatif de l'humour autour des dictatures, fascismes, nazismes d'Amérique du Sud ? Ou est-ce une effroyable bouse ? Une effroyable erreur de jeunesse ?
Je n'en sais rien, à vrai dire. J'ai acheté ce bouquin 3 francs six sous dans une démarche paléontologique. Je n'en attendais pas grand chose d'un point de vue histoire. Je ne pouvais pas être déçu. Et de fait, c'est bien plus rythmé que je pouvais penser et c'est encore plus humour gras éculé que je n'aurais pu penser (je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire à vrai dire).
Voilà donc un livre qui passe en revue tous les poncifs des dictatures sud-américaines (et d'Amérique centrale en fait). Voilà un livre qui mêle de l'humour abscons (voir le comportement du chien du héros).
Tant et si bien que l'on ne sait pas si David B. se vautre dans le gag éculé ou s'il raille le gag éculé. Ca atteint un tel paroxysme que la seconde hypothèse n'est pas impossible, même sans présager de la carrière futur du scénariste.
Le dessin de Legan est parfois maladroit mais il est en adéquation avec le scénario...
Au final, voilà un catalogue de cet humour (à souligner que les populations sud-américaines ne sont vraiment l'objet des gags, ce qui est déjà beaucoup). Un livre vraiment étonnant comme pièce d'archive. Une daube ? Oui mais laquelle ?
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 | | SydN, 09.10.2011 à 13:45 | 340411 |
|  |  | Je ne pense pas que ca ai été dessiné en dé-zoom, personnellement... Je pense au constraire que ca aurait été plus difficile...
J'ai plus l'impression qu'il y a là dessous tout un pré-travail en 3D, pour ne pas se perdre dans l'espace et pour facilité la mise en place des zooms. Mais ca, seul MAM pourrait y répondre... |
 | | NDZ, 07.10.2011 à 10:58 | 340394 |
|  |  | Ayé, lu. Donc on a une livre plutôt honnête, qui ne cache pas son côté procédé et surtout qui lance de belles réflexions sur le medium bande dessinée. Loin de penser comme certains ici (ou sur du9) que l'exercice est trop limité, voire forcé, voire raté, je trouve que la lecture est plaisante, l'impression de vertige saisissante. Je ne vais pas en ajouter des tartines, ma réflexion suit encore son cours, piégée par les miroirs.
Juste une grosse chose (pour ne pas dire connerie) avant que je l'oublie:
Il me semble évident que l'auteur a dû dessiner en dé-zoom (et donc commencer par la fin) en dessinant une case puis en la rapetissant, la centrant et la complétant pour atteindre la suivante... qui est la précédente en lecture. Si c'est bien le cas - cette stratégie de conception inverse - on a une très belle chose essentielle qui apparaît; à savoir que l'auteur à dessiné dans un sens inverse à celui qu'il va présenter en lecture...
Une lecture qui va du "tout noir" (l'incompréhension de l'intrigue représentée par cette première case noire) jusqu'au "tout blanc" (la dernière case est blanche) où tout doit être lumière/lumineux (normal pour un photon): le lecteur doit avoir compris l'histoire et ses intrications les plus tordues.
Or il aurait conçu son album du "tout blanc" vers le "tout noir", il a donc noirci des pages blanches, il a pris ce qui constitue fondamentalement un livre: du papier auquel il a ajouté au fur et à mesure de l'encre. Et ça, je trouve cela génial.
Dernière chose, j'ai eu une lecture organisée en aller-retour entre les cases, à savoir que, sans le vouloir, au bout d'un certain temps s'est installé de manière automatique (et pour moi seul?) un rythme de lecture du type : case 1 - case 2 - case 3 - case 4 - case 3 - case 2 - case 4 - case 5 - case 6 - case 7 - case 8 - case 5 - etc. Je ne vois pas trop comment expliquer mieux, mais cela était une expérience de lecture nouvelle et spontanée. Une belle surprise. Encore insistant sur la spécificité du medium.
Loin d'être l'album de l'année pour moi, il reste essentiel et profondément riche, comme chaque MAM.
Je vais voir la version numérique tout à l'heure. |
 | | SydN, 04.10.2011 à 14:14 | 340349 |
|  |  | | Thierry : | | SydN : | | Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph... |
on dirait que tu décris une fractale |
hmm... non... une fractale est constitué d'une multitude de petites fractales. Ici c'est pas le cas, c'était plutot le graph qui en cachait un autre tout petit sur lequel on zoome. |
 | |  |  | | SydN : | | Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph... |
on dirait que tu décris une fractale |
 | |  |  | Dans ce septième tome, Le Gall évoque une parenthèse enchantée, lorsque la famille de Théodore a quitté Dunkerque pour s'installer à la Vallée des Roses, dans une grande maison partagée avec ses grands parents. Succession de petites saynettes délicates et nostalgiques... c'est beau, tout simplement, mais d'une beauté simple et sincère. |
 | | SydN, 02.10.2011 à 16:36 | 340338 |
|  |  | | Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph... |
 | | strip, 02.10.2011 à 12:07 | 340336 |
|  |  | | SydN : |
Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...
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c'était ça ? :
Powers of ten |
 | |  |  | | Docteur C : |
Une recherche sur "zoom infini" et "infinite zoom" dans Google donne des trucs plutôt pourris mais qui illustrent le propos. Alors voilà, il y a de la bande dessinée numérique, mais cette version numérique du 3" n'en est pas vraiment une, pour ceux qui l'ont vu, donc il faut trouver d'autres exemples de bande dessinée numérique. Je crois savoir qu'on va faire du Turbo Media à PFC#3... |
Ah oui, oui, dis donc, j'ai fait la même recherche et c'est pas... oui non... Et puis j'ai vu la bande annonce, c'est effectivement visuellement autre chose que de la lecture bd classique ... et pourtant.
Est ce que la gouttière est constitutif de la bd. Finalement, c'est un peu une autre forme de gouttière ce glissement.
ça me fait penser à ce que faisaitt Benoît Preteseille dans "l'ecume de l'ecume des jours" des grandes cases sans séparation avec le texte qui vient donner le rythme de lecture.
Là aussi on nous avait reproché de ne pas faire de la bd (pas le même genre de puriste, hein, là c'était plutôt les libraires tenant de l'héroic fantasy à gros seins).
La limite au medium est difficile à encadrer, mais je pense tout de même que quand on est dans la narration elliptique, on est dans la bande dessinée.
Peut on considérer que, dans 3'' on est encore dans l'ellipse ? |
 | |  |  | | SydN : |
Toi t'as bien bien lu ma chronique sur du9, c'est pas beau! |
Mais enfin non ce n'est qu'un compte-rendu succinct de lecture je...
| SydN : |
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| Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise. |
Moui... Et alors? Tout doit rester figé? |
Le voudrais-je que ce ne serait pas possible. Non, "tout" ne doit pas rester figé, après je n'ai aucune honte à me proclamer fétichiste du livre, qui est un fétiche bien plus vague que l'iPad, quelque part... Je tendais juste à dire que ce qui fait les codes, ou les composants récurrents de la bande dessinée, s'est d'abord créé pour et dans la presse américaine, puis européenne, etc. C'était un rappel historique, rien de plus.
| SydN : |
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| Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée? |
Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...
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Une recherche sur "zoom infini" et "infinite zoom" dans Google donne des trucs plutôt pourris mais qui illustrent le propos. Alors voilà, il y a de la bande dessinée numérique, mais cette version numérique du 3" n'en est pas vraiment une, pour ceux qui l'ont vu, donc il faut trouver d'autres exemples de bande dessinée numérique. Je crois savoir qu'on va faire du Turbo Media à PFC#3... |
 | | NDZ, 01.10.2011 à 20:40 | 340331 |
|  |  | | Docteur C : | | NDZ : |
Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci! |
Du toast tapenade au café du commerce? Et pourquoi pas des vérines tant que tu y es... Une coupelle de cacahuètes salées un peu louche et seulement à la deuxième conso! |
Où qu'on allait avec Le PBE et chrisB, y'en avait des toasts à la tapenade. Même que c'est le chrisB qui en redemandait. |
 | |  |  | | Docteur C : |
Je n'ai pas lu 3' ni vu cette version numérique donc je ne saurai quoi en dire.
Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés. |
Wouahou, pour quelqu'un qui pensait que ce sujet n'avait par pour titre "propos de café du commerce sur vos dernières non-lectures", tu te défends hyper bien...
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 | | SydN, 01.10.2011 à 20:14 | 340329 |
|  |  | | Docteur C : |
Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés. |
Toi t'as bien bien lu ma chronique sur du9, c'est pas beau!
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| Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise. |
Moui... Et alors? Tout doit rester figé?
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| Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée? |
Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...
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 | | longg, 01.10.2011 à 20:12 | 340328 |
|  |  | | Docteur C : | | et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise. |
Mmh, alors toi t'es pas Suisse du coup, mais merci d'avoir bien orthographié Töpffer (pionnier de la bande dessinée) :) |
 | |  |  | | NDZ : |
Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci! |
Du toast tapenade au café du commerce? Et pourquoi pas des vérines tant que tu y es... Une coupelle de cacahuètes salées un peu louche et seulement à la deuxième conso!
Je n'ai pas lu 3' ni vu cette version numérique donc je ne saurai quoi en dire.
Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés.
| Wendy : |
je note encore cette confusion qui voudrait que la bd ne soit que le livre. |
Je ne vois pas qui l'aurait faites... Et puis c'est une banalité.
| Wendy : |
Confusion faite par les habitués du genre, donc sans surprise. |
Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise.
| Wendy : |
La bd est une narration en image séparée, donc le support numérique me parait tout à fait valable pour parler aussi de bande dessinée. |
Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée?
| Wendy : |
Ah ça, c'est sûr ma bonne dame, c'était mieux avant... |
Et en même temps rien ne garanti que le programme pour demain donne quelque chose de meilleur qu'aujourd'hui ou qu'hier etc. |
 | |  |  | | Oui et les gouttières entre les cases, sont-elles encore des ellipses temporelles, tant la fraction temporelle qu'elles représentent est négligeable ? |
 | | NDZ, 01.10.2011 à 13:30 | 340323 |
|  |  | | wandrille : | | Je n'ai ly ni la version numérique, ni la version papier |
Moi non plus.
| wandrille : | | poser une ambiance et un univers en 3 secondes, on dirait pourtant que MAM y arrive. |
C'est un point qui n'a pas été beaucoup discuté il me semble et qui mériterait d'être creusé. On oppose souvent bande dessinée dans leur rapport au temps: le film a une durée fixe et un déroulement imposé; la bande dessinée est une lecture qui, si elle intègre un rythme narratif, n'impose pas un rythme ni un sens de lecture - on peut traîner sur des images, revenir trois pages en arrière, etc.
MAM impose ici une "durée" narrative (3 secondes) mais pas de durée de lecture. Il illustre ce clivage ciné/bédé d'autant mieux qu'il projette réellement du temps (3 secondes) dans l'espace (la double page) ce qui est aussi une caractéristique de la bande dessinée. Et il fait tout ça en virant l'ellipse, en jouant de la focale (le zoom infini), en imposant un point de vue "caméra subjective", forme propre au cinéma. Et ça, c'est quand-même réfléchir un peu sur le medium, ça spécificité, son avantage.
Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci! |
 | |  |  | Je pensais qu'il y avait écrit "verdict panoramique de vos dernières lectures..." en titre de ce sujet, et non pas "propos de café du commerce sur vos dernières non-lectures". Mais bon, c'est Wendy, on ne le changera pas...
Gousse & Gigot d'Anne Simon, second tome : c'est pas mal du tout, une narration erratique de la vie de deux "colocataires" (?), et du sort de leurs visiteurs, portée par un beau dessin malgré les apparences, une bonne surprise, chez Misma. Trois clients.
La fabrique de fanzines par ses ouvriers-mêmes : c'est pas mal non plus, content qu'un livre collectif existe sur la fabrique de fanzines malgré ses imperfections. Issu d'une résidence entre les cinq "ouvriers" de la fabrique (Baladi, Ibn Al Rabin, Levasseur, Kündig et Novello), il a un côté fanzineux, vite fait, inabouti, par bribes, compilation pas toujours convaincante, avec des pages franchement anecdotiques, mais d'autres très intéressantes, et parfois même drôles (comme celles d'Ibn Al Rabin). En tout cas variées. Reste que ça fait une trace de cette mise à disposition du public des moyens de faire des petits fanzines, elle-même passionnante. Trois cordes à linge. |
 | |  |  | Je n'ai ly ni la version numérique, ni la version papier, mais je note encore cette confusion qui voudrait que la bd ne soit que le livre.
Confusion faite par les habitués du genre, donc sans surprise.
La bd est une narration en image séparée, donc le support numérique me parait tout à fait valable pour parler aussi de bande dessinée.
Si ce support marche mieux, ma foi, il serait triste de s'imposer de lire la chose en livre si l'acte de tourner la page vient en fait troubler la lecture ( ce que je ressens à la lecture des articles des désapointés)
Quant au fond, ma foi, ça me parait difficile de poser une ambiance et un univers en 3 secondes, on dirait pourtant que MAM y arrive. Alors évidemment, est-ce qu'une bd doit être un tour de force, juste un concept ou obligatoirement un sujet lourd traité avec les moyens du roman graphiques ?
Il me semble que ça peut être tout ça à la fois, MAM ouvre juste une des nombreuses portes.
| Aba Sourdi : |
Déçu par le dernier M-A Mathieu qui manque d'ambition,
déçu par le dernier David B. qui manque de poésie,
déçu par le dernier Sfar qui n'est que du radotage
déçu par le dernier Baudoin qui n'est qu'un carnet de voyage
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Ah ça, c'est sûr ma bonne dame, c'était mieux avant... |
 | | SydN, 01.10.2011 à 1:38 | 340315 |
|  |  | Je répond a xavier et abasourdi sur du9, et comme ya pas de raison qu'abasourdi soit le seul a copier coller ici, ben je l'imite bêtement:
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Moi je trouve très interessants les discours de ceux qui n'aiment pas, car généralement ils sont bien mieux argumentés que ceux qui en font l'apologie. Aussi, ça fait plaisir de lire des critiques négatives et contructives sur un bouquin qui fait -apparement- l'unanimité un peu partout sur le net...
Néanmoins, moi qui ai aimé ce dernier livre de Marc Antoine Mathieu, j'aimerai vous donner mon point de vue. Non pas dans le but de vous faire changer d'avis, c'est peine perdue, mais plus pour exprimer un discours différent qui je l'espère vous interressera autant que le votre m'a interessé.
Personellement j'aime beaucoup lire ou entendre des avis différents du mien, ça me stimule et me rapelle continuellement que des individus peuvent avoir des systèmes de pensée différents et des fois, ça fait pas de mal...
Donc, bon, j'y viens.
Personnellement, contrairement à ce que vous me donnez l'impression de penser ( autant jeanine, lucas, que xavier sur bulledair), j'ai du mal à penser que le fond dans une bande dessinée se limite à la profondeur de l'histoire. Pour moi, le fond se situerait plutôt dans l'expérience de lecture.
Bob disait ci-dessus son emerveillement quand au sentiment démiurgique du spectateur de la version animée de 3" qui pouvait manipuler a saguise vitesse et sens de lecture, s'arrêter sur une case, revenir en arrière, etc... Ce que je voudrais souligner, c'est que la lecture du livre procure exactement le même sentiment, et qu'elle pose -volontairement ou non- l'idée qu'en bande dessinée, de toute façon le lecteur est roi. L'auteur aura beau fluidifier sa narration en eliminant le plus possible la capacité elliptique de la bande dessinée, le lecteur gardera toujours ce pouvoir de determiner sa propre façon de lire. Alors qu'on est toujours maître a bord, en lisant 3" on s'en rend compte plus que jamais!
1ère experience de lecture majeure que procure ce livre!
La seconde réside dans cette narration quasiment non-elliptique inhabituelle en bande dessinée. Inhabituelle, car - et vous l'avez souligné justement- sans grand intérêt dans le domaine de la bande dessinée, qui brille justement grâce a son fort potentiel elliptique.
Cette absence, ce refus, est déjà un défi. Sans fond peut-être pour vous, mais dans lequel je vois plutôt un désir de provoquer un sentiment de lecture inhabituel. Une experience de lecture nouvelle, différente. Je n'y vois pas quelque chose de purement formel, puisque une narration qui n'use pas des codes auquels nous sommes habitué provoque nécessairement une émotion, un sentiment. Et une émotion n'est pas formelle. Pour moi la bande dessinée n'est pas forcement le véhicule d'une histoire, mais bien de sensations, diverses et variés. L'histoire, s'il y en a une est finalement toujours un prétexte à faire passer ces sensations, ces sentiments. Et ici, il n'y a pas plus prétexte que cette histoire de complot autour du foot. L'idée est donc merveilleusement representée.
Je ne sais pas si il y a derrière ça une volonté d'auteur, mais une oeuvre véhicule toujours bien plus de choses que ce que l'auteur a bien voulu y mettre.
Personellement, j'ai aussi vécu une troisieme forme d'experience de lecture majeure. Mais elle est bien plus personelle. Cette narration en forme de zoom, non elliptique, m'a fait littéralement plonger dans les images, j'étais comme pris par une sorte de langueur hypnotique. Expérience rare ces dernières années à la lecture de bandes dessinées.
Pour tout ça, je ne peux pas déprécier ce livre malgré les principaux défaut que vous lui trouvez qui sont pour moi non pas mineurs, mais plutôt atténué par les qualités que je lui trouve. C'est loin d'etre mon Marc Antoine Mathieu préféré. Mais l'experience de lecture a été au rendez vous, et comme ca devient rare, je suis content.
J'ajoute que je trouve que le plus gros défaut du livre - qui a été également souligné par Xavier sur bulledair- c'est cette intro certainement ajoutée par l'éditeur qui vient nous expliquer pourquoi et comment lire ce livre... Sans intérêt, peu éléguant et méme connotant l'idée que le lecteur est très certainement trop bête pour comprendre. Pis, ajoute une explication qui n'en méritais pas. Et qui est plus est, est certainement absurde. J'y viens:
Un détail qui me titille mais sur lequel je ne suis pas assez calé pour me prononcer définitivement, mais il me semble qu'il y a une erreur dans la présentation des images-reflets. A priori, la lumière rebondit sur le miroir, elle ne pénètre pas au coeur de son reflet, donc l'image ne devrait jamais s'inverser. Il faut donc soit remettre en cause le travail de l'auteur, soit cette intro foireuse de l'éditeur, qui cherche a tout prix à rationnaliser un "parcours de caméra" a priori impossible en nous donnant l'explication du parcours de la lumière, alors qu'il ne s'agit en fait que d'un zoom infini dans une image...
Devinez sur qui je rejette la faute? |
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 | |  |  | | Disons qu'elle n'est pas faite pour l'écriture familière, on a le droit d'être familier qu'à l'oral, ce qui est quand même souvent dommage je trouve quand même, parce que le familier permet des choses quand même je trouve. Mais point trop n'en faut, certes. Quand même. |
 | | pirik2, 30.09.2011 à 15:46 | 340312 |
|  |  | Négation = "ne".."plus" ("Quand tu n'es plus jeune")
La langue française n'est pas si sale! :) |
 | |  |  | | (mince, je me rends compte qu'on peut comprendre le "quand t'es plus jeune" par l'inverse de ce qu'il veut dire, saleté de "plus", je déteste l'ambivalence de ce mot, saleté de langue française ! au moins c'est bien la preuve que cette envolée était très, trop spontanée.) |
 | |  |  | D'accord aussi avec Matrok. Déçu par le dernier M-A Mathieu qui manque d'ambition, déçu par le dernier David B. qui manque de poésie,
déçu par le dernier Sfar qui n'est que du radotage
déçu par le dernier Baudoin qui n'est qu'un carnet de voyage
Mon dieu mon dieu, c'est pas joyeux
qu'ils sont déprimants tous ces vieux
Lewis Trontron avait raison
quand t'es plus jeune tu tournes en rond
Et cela marche aussi pour lui
c'est celui qui y est qui l'a dit
...euh, excusez-moi, ça m'est venu tout seul. Je n'recommencerai plus. |
 | | Matrok, 30.09.2011 à 14:57 | 340308 |
|  |  | Je ne suis que légèrement déçu, mais c'est peut-être la première fois que je suis déçu par un bouquin de David B. Peut-être est-ce dû au texte froid et universitaire de Jean-Pierre Filiu ? Ce n'est pas la première fois que David B. prend un sujet historique ou géopolitique, mais jusqu'ici il menait lui-même sa barque là où le menait ses sentiments et son introspection. Ici, on a l'impression que sa vision poétique est comme bridée par le texte. Bon, je chipote parce que sur le plan artistique c'est quand même très, très au dessus de la grande majorité des BD à sujet historique... |
 | | pirik2, 30.09.2011 à 14:49 | 340307 |
|  |  | | pirik2 : | Je n'ai vu que la version numérique mais cela reste impressionnant.
Je me demandais, est ce écrit "BD" ou "histoire" sur la couverture du livre?
Parce que si ce n'est pas intéressant en tant que BD ou récit, cela m'a l'air assez chouette comme livre, tour de magie, énigme.. Ou simple casse tête visuellement plus grandiose et touchant qu'un jeu de Cluedo. MAM montre ou dispose davantage qu'il ne raconte.
Et je ne pense pas que la version numérique assouvisse une envie d'enquête ou de contemplation. L'animation est un vertige spectaculaire face auquel on reste passif.
Repousser les possibilités du 9e art", il ne faudrait pas que cela tourne à l'obsession.
Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas à juger des choix de l'auteur ou du livre en lui même. (je ne l'ai pas eu en mains!) |
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 | | pirik2, 30.09.2011 à 14:48 | 340306 |
|  |  | Je n'ai vu que la version numérique mais cela reste impressionnant.
Je me demandais, est ce écrit "BD" ou "histoire" sur la couverture du livre?
Parce que si ce n'est pas intéressant en tant que BD ou récit, cela m'a l'air assez chouette comme livre, tour de magie, énigme.. Ou simple casse tête visuellement plus grandiose et touchant qu'un jeu de Cluedo. MAM montre davantage qu'il ne raconte.
Et je ne pense pas que la version numérique assouvisse une envie d'enquête ou de contemplation. L'animation est un vertige spectaculaire face auquel on reste passif.
Repousser les possibilités du 9e art", il ne faudrait pas que cela tourne à l'obsession.
Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas à juger des choix de l'auteur ou du livre en lui même. (je ne l'ai pas eu en mains!) |
 | | Xavier, 30.09.2011 à 14:19 | 340305 |
|  |  | | Aba Sourdi : | | Je copie-colle ici mon message polémique laissé sur Du9 concernant ce livre trop encensé à mon goût ! :) |
Assez d'accord sur les critiques qui crient par trop au génie devant un bouquin qui m'a énormément déçu. A plus d'un titre, d'ailleurs.
Tout d'abord, le récit que l'on nous demande de démêler est assez simpliste et inintéressant. Ce qui fait qu'on ne lit pas ce livre pour connaître le fin fond de l'histoire, mais seulement pour en tourner les pages. Et quand bien même on n'aurait pas saisi tous les tenants et les aboutissants, il n'y a aucune raison pour que l'on y revienne: la construction de l'intrigue est purement intellectuelle et ne crée aucun lien affectif ou émotionnel avec les personnages. Ils sont des pions sur un plateau de Cluedo, avec autant d'épaisseur et d'intérêt.
Autre gros travers: MAM sert ici un récit supposément muet, mais dans lequel toute l'intrigue est révélée par l'écrit (une de journaux, affiches, billets, etc...).
Ensuite, le procédé de miroirs débouche surtout sur beaucoup d'efforts pour pas grand-chose -- nous amener à découvrir dans son ensemble une seule scène (celle sur laquelle on ouvre le livre) qui contient tous les indices. Donc on a les séquences où l'on explore cette scène, et pour lesquelles les miroirs servent à en saisir la spacialité, et les séquences de transition qui ne servent qu'à remplir et qui n'apportent rien au récit (la longue séquence avec la Lune étant particulièrement symptomatique).
Rajoutons de plus que, si l'art de la bande dessinée réside de suggérer ce qui se passe dans l'espace inter-iconique, le fait de vouloir détailler par le menu ces enchaînements ne fait qu'affaiblir progressivement la narration spécifique à la bande dessinée elle-même.
Enfin, ce qui est pour moi l'échec le plus marquant de ce livre, c'est le besoin de préciser à la fois le concept (le voyage de la lumière) et l'objectif du récit (résoudre une intrigue) dans les paratextes qui l'accompagnent. C'est le signe le plus fort qui indique que l'on a affaire à un projet non accompli, qui n'arrive pas par lui-même à rendre son ambition intelligible.
D'une certaine manière, cela s'étend également à la version numérique, qui finit par ne valoriser qu'un seul aspect (ce long zoom avant) en occultant la narration.
Bref, beaucoup trop de défauts à mon goût pour l'auteur des Julius Corentin Acquefacques. |
 | |  |  | Mais justement... N'était-ce pas une animation qui a été transformée en bandes dessinées ? J'avais cru comprendre. De là, le problème s'inverse : ce n'est plus un problème d'adaptation du livre en animation mais bien l'inverse.
Le livre n'est-il pas un moyen d'acheter l'animation ? Une sorte de miniblog après l'heure.
La partie web des miniblog ne devait être qu'un bonus. Hélas pour la majorité que j'ai lus, la partie web était plus qu'un bonus, c'était la véritable conclusion. Les parties web ne sont pas en ligne et la majorité des miniblog sont étêtés
C'est là que Jeanine pêche, son commentaire l'avoue à demi-mot. Le livre pris seul est sans doute plus contestable que le livre et son animation faisant un tout.
Si l'on part du principe que c'est une animation mise en bandes, beaucoup de ce que tu soulignes devient logique. |
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