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Gantois, 12.05.2011 à 10:22338195
Moi j'attends les intégrals de Arcq et Capricorne pour tout lire en une fois.

ingweil, 12.05.2011 à 9:34338193
Han ! Il est trop bien !
Comme à chaqee nouvel album, son nouveau lot de révélations, son nouveau lot d'interrogations... On en sort en ayant envie de se refaire toute la série...
La suite ! La suite !

Mael, 09.05.2011 à 19:38338151
Sympa sans plus.



Bien.



Très très bien.

Thierry, 05.05.2011 à 11:23338097
perdu la bulle vignette en route

Cet album ne couvre qu'une journée d'hiver. D'un côté, henry IV passe plusieurs fois à côté de la mort, mais son heure n'est pas encore venue. De l'autre, la rivalité entre Ariane et son frère Guillemot apparaît, sans compter l'admiration sans bornes qu'Ariane voue à l'Epervier, sans avoir la moindre idée de qui il s'agit.
Décidément, de la belle ouvrage, pour une série qui fut à la bande dessinée historique ce que fut "la quête de l'oiseau du temps" pour l'heroic fantasy: un précurseur indirectement responsable d'une longue suite de série historiques à la papa, qui ont rempli le catalogue de Vécu, label spécialement créé pour l'aubaine, comme le furent Bulle Noire où Loge Noire, par un Glénat toujours opportuniste. Pour la petite histoire, j'ai été surpris de voir que Vécu existait toujours et que de nouveaux tomes des "Aigles décapités" et des "Chemins de Malefosse" venaient de paraître. Ah bon ?!

Thierry, 05.05.2011 à 11:22338096
Cet album ne couvre qu'une journée d'hiver. D'un côté, henry IV passe plusieurs fois à côté de la mort, mais son heure n'est pas encore venue. De l'autre, la rivalité entre Ariane et son frère Guillemot apparaît, sans compter l'admiration sans bornes qu'Ariane voue à l'Epervier, sans avoir la moindre idée de qui il s'agit.
Décidément, de la belle ouvrage, pour une série qui fut à la bande dessinée historique ce que fut "la quête de l'oiseau du temps" pour l'heroic fantasy: un précurseur indirectement responsable d'une longue suite de série historiques à la papa, qui ont rempli le catalogue de Vécu, label spécialement créé pour l'aubaine, comme le furent Bulle Noire où Loge Noire, par un Glénat toujours opportuniste. Pour la petite histoire, j'ai été surpris de voir que Vécu existait toujours et que de nouveaux tomes des "Aigles décapités" et des "Chemins de Malefosse" venaient de paraître. Ah bon ?!

Thierry, 05.05.2011 à 10:32338092
vraiment sans enjeu, heureusement que la dernière trilogie a remonté le niveau

Mr_Switch, 30.04.2011 à 15:06338020
Une série présentée comme inspirée du manga. Il y a du dynamisme, de la pagination. Ca fait penser à certains artworks asiatiques, c'est vrai. Cependant, j'y vois plus un courant stylistique espagnol/italien actuel. Ce qui est bien le cas ici.
Ce n'est pas une insulte, au contraire. J'avoue que c'est un style qui m'attire ponctuellement.

Ca se lit très bien, on accroche indéniablement. Toutefois, malgré le dynamisme, il y a un état global un peu confus. Ma conclusion sera confuse aussi : voilà un bon moment de lecture mais une série pas foncièrement terrible.

SydN, 29.04.2011 à 17:30338014
Mael :

J'aime beaucoup Fabcaro. Ce recueil de planches éparses (principalement le Psiko, CQFD aussi) a le défaut type de ce genre d'ouvrage, le tout manque d'un liant. Malgré tout, l'humour absurde de l'auteur et l'esprit général permet une bonne cohérence. C'est toujours agréable de retrouver cet auteur (si l'on excepte les jungleries alimentaires) et des planches que l'on a connu en magazine, même s'il n'y a ici rien de renversant.


Normal que le livre soit plutôt moyen, finalement, ca reste dans le concept du titre ! :)

Mael, 29.04.2011 à 16:07338011
[frank3 : album sans vignette] Graphiquement très beau évidemment. Même si la BD muette est toujours un exercice très exigeant pour le lecteur, on a vite fait de se perdre dans ces dessins psychédélique pouvant vite faire naître la migraine (haaa, ces traits partout), Woodring est un de ceux qui maitrise le mieux cette technique. Curieusement, la fin est apaisante, positive, pleine d'espoir, ça change des cochons découpés en tranches, ce qui n'est pas déplaisant.

TRès bon recueil de dessins trash, "moralement douteux" d'Ivan Brunetti. J'ai ris. Après, ce trash radical mine de rien ça finit par se répéter, on retrouve ça chez d'autres (Johnny Ryan ou Hugleikur Daggson par exemple) et finalement cet impolitiquement correct n'est pas si original. Bon pour l'instant ça reste efficace pour moi mais il semble poindre des systématismes qui pourront devenir lassant.

J'aime beaucoup Fabcaro. Ce recueil de planches éparses (principalement le Psiko, CQFD aussi) a le défaut type de ce genre d'ouvrage, le tout manque d'un liant. Malgré tout, l'humour absurde de l'auteur et l'esprit général permet une bonne cohérence. C'est toujours agréable de retrouver cet auteur (si l'on excepte les jungleries alimentaires) et des planches que l'on a connu en magazine, même s'il n'y a ici rien de renversant.

Une série bien mystérieuse d'un des auteurs intéressants d'Ankama. Graphiquement c'est très attrayant, on ne sait pas vraiment où se situe la limite entre dessin traditionnel, collage, découpage... La mixité de technique est souvent un gadget malheureux, ici ça fonctionne bien mais la lisibilité reste cependant bien entravée. C'est dommage car l'histoire est elle même assez emberlificotée, débutant in medias res et faisant grand usage de l'ellipse. C'est bien construit mais il faut du temps pour rentrer dans ce tome d'exposition qui reste dans laisser certains sur le bas-côté, faute d'exposer de manière assez claire (je ne dis pas de tout dire, mais on est dans un autre monde, avec d'autres conventions, un autres mode de vie, alors bon ce serai pas du luxe quand même). Pour ma part je me suis battu alors j'attends la suite avec impatience, maintenant que je suis rentré dedans.

Le Goût du chlore ne m'avait pas ennuyé mais pas fasciné non plus, voici une autre histoire de piscine qui n'a rien d'autre à voir avec le livre de Vivès que l'élément aquatique. C'est d'une grande qualité narrative, graphiquement impressionant mais parfois imprécis (les visages et expressions ont tendances à beaucoup se ressembler, bloquant parfois la lecture), une bichro somptueuse, Sarbacane nous dévoile ici le travail passionnant d'une jeune auteur coréenne racontant la société de son enfance, une société de compétition permanente et de conditionnement dès l'enfance. A lire, pour le moins, à soutenir, tant qu'à faire.

C'est ce que j'appelle des lectures variées.

SydN, 29.04.2011 à 9:47338009
Deux histoires s'entremèlent (une "réelle", l'autre issue d'un roman) pour au final se rejoindre. Plutot bien ficellé, mais ca ne va pas beaucoup plus loin que son propre concept (qui est déjà interessant en soit)... Au final: ça fonctionne. Si je ne suis pas hyper enthousiaste, je suis loin d'être déçu (même si j'en attendais pas des tonnes non plus). 3 pages blanches.

Mr_Switch, 28.04.2011 à 13:25338002
Pardon, ô grand manitou, ô grande valeur sûre (sure ?) du bon goût franco-belge, américano-marchard-de-sable ou franco-jodo-essèfe.

Gloire à toi, totem dans notre brume ambiante. Phare dans ce monde de Jolies Ténèbres.

Thierry, 28.04.2011 à 11:59338001
mauvaise langue, relis plus bas: Bienvenue sur Alflolol, Sur les terres truquées, L'ambassadeur des ombres, Les héros de l'équinoxe, le dyptique Chatelet/Brooklyn :o)
je relis l'intégrale (enfin, je compte m'arrêter à "par des temps incertains" parce que j'ai relu d'une traite les 2 suivant avant de lire le tout dernier tome),parce que bon.
Et après, je ne sais pas encore ce que je vais relire. Continuer mon exploration de l'incal en me refarcissant "avant l'incal" ? Serais-je masochiste à ce point ? Ou je me concentrerait sur les méta-barons ?

Mr_Switch, 28.04.2011 à 11:21338000
Au final, y a t il un tome de Valérian que tu aimes, Thierry ? >:)

Thierry, 28.04.2011 à 10:51337998
Un tome encore assez décevant. Mais dans ce cas, outre la réutilisation des comedy reliefs que sont les shingouzz, Christin et Mézières ajoutent une nouvelle recette éprouvée et éculée à leur arsenal: un enfant insupportable mais finalement pas si méchant.

Thierry, 27.04.2011 à 9:47337982
Après un piteux "Les armes vivantes", ce tome suivant démarrait vraiment bien. Valérian et Laureline sont contraints d'accepter une mission pour pouvoir retaper leur vaisseau. Ils doivent pénétrer le premier cercle de Rubanis pour découvrir ce qui s'y trame. Au départ, une idée intéressante: la planète Rubanis divisée en "cercles" selon les activités qui s'y déroulent: production, finances, plaisir et divertissement, politique et religion jusqu'au premier cercle où réside le détenteur du pouvoir. Valérian et Laurelian vont bien sûr devoir progresser dans ces cercles avant d'atteindre le premier, et y découvrir... quoi ? Une conclusion expédiée qui tombe à plat.
Parce qu'au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture et qu'on voit le nombre de pages restantes diminuer, on se demande comment les auteurs vont pouvoir proposer une conclusion satisfaisante. Ils n'y arrivent pas, tout simplement. L'idée permettait pourtant mieux.
Valérian est clairement sur la pente descendante et l'embellie que constitue ce tome, après un très mauvais album, ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Un des symptômes qui ne trompe pas, c'est la manie de plus en plus marquée des auteurs de réintroduire des personnages des tomes précédents. Les shingouzz étaient amusants au début, mais ils apparaissent de plus en plus comme des comparses comiques qui se caricaturent à l'envi.

Willy le Borgne, 25.04.2011 à 1:17337963
Hello
j'ai crée un petit sujet pour mettre vos coups de coeur, juste les titres qui vous font vibrer en ce moment, c'est ici :
Vos Coups de coeur du moment

Joe, 21.04.2011 à 18:42337925
tain me souvenais pas que j'avais lancé ce sujet aussi ^^
J'étais une sorte de lièvre du forum, en fait ;o)))

Mr_Switch, 21.04.2011 à 13:35337914
Tentative de traduire la scansion du jazz dans la "bande dessinée" (en fait dans le texte hors vignette) pour un résultat très pénible :(
Heureusement, j'accroche un peu plus aux CD :)

NDZ, 20.04.2011 à 12:09337902
Thierry :
effer :

Le second tome de Blast ne laisse pas retomber la tension autour de l'étrange Pozla Mancini dont l'interrogatoire se poursuit.
Il vit seul un été en s'immergeant dans la nature pour s'oublier, lui qui ne s'aime pas.
L'hiver venant, il cherche un abri et tombe sur un autre marginal nommé Jacky, un compagnonnage subit et dangereux.
Le dessin est très noir et très beau, au service d'une histoire dont la noirceur s'intensifie.
4 bouteilles.

Au fil des rencontres, Polza s'enfonce de plus en plus dans une rupture sociale et humaine.
Dans le premier tome, il emprunte le téléphone portable d'un mec. le ton est un peu tendu au début puis cordial.
Il y a ensuite les miséreux de la république fantoche. Polza trouve un compagnon d'ivresse en la personne du bucheron, avant de se lancer dans une diatribe condescendante envers le "président" de cette communauté, sans doute pas entièrement infondée, mais qui marque une distanciation de plus de l'humanité, même dans ses marges les plus asociales.
Dans ce deuxième tome, il commence par se cacher dans des maisons inoccupées, accentuant sa mise en marge du monde. Il ne le fréquente plus que lorsqu'il est liassé à l'abandon, ne fut-ce que temporairement. Puis il y a la rencontre de Jacky, qui, loin de marquer un retour au contact social et humain, symbolise surtout un refet complet de la société. Si la rencontre se construit sur le passé d'écrivain de Polza, la relation qu'ils nouent est conditionnée à une ignorance savamment entretenue du passé de chacun, et de leur motivation. Polza, grisé par un nouveau blast provoqué par de la drogue, se retrouve complètement sous influence de Jacky et se laisse embarquer dans la folie dangereuse de ce dernier, ne voulant pas voir le danger que présente ce mec. A son contact, il perd sans doute son dernier lien avec l'humanité.
Polza est tout entier dévoré par sa recherche du blast, et comme un junkie, il est prêt à toutes les compromissions pour y accéder. Il se cache la vérité dans un fatras de pseudo philosophie new age du retour à la nature et sur l'ivresse perçue comme une pratique quasi shamanique.
J'ai l'impression que Blast ne pourra s'apprécier pleinement qu'une fois la série termionée. Jusque là, nous ne pouvons que conjecturer, et si la conclusion n'est pas la hauteur de ce que Larcenet semble promettre, le chateau de carte risque de s'effondrer. A suivre, donc.


J'en remets une couche dans les impressions de lecture. Parce que la mienne remonte à une semaine et je risque de tout oublier... et que j'ai maintenant un peu de recul.

Je trouve que pour le moment l'oeuvre se tient. On a aucune compromission : l'auteur s'en fout que l'on trouve certains passages à vide, certains dialogues verbeux-vains-faux ou certaines séquences trop artificielles-incohérentes-fausses, il fait un pari sur la longueur, sur l'effet final d'une perception/lecture globale et sur des vagues narratives ou émotionnelles contrôlées. Et le résultat touche au sublime.

D'une part, le style de Larcenet (qui est protéiforme depuis le début de sa carrière - certains moqueurs diront que c'est suivant ses "périodes" d'influence, je vois plutôt des phases successives de recherches graphique et narrative) est ici à une sorte d'apogée pour ce genre de récit. On a un mélange de techniques, de styles qui est homogène et donne un effet saisissant en terme de narration, de production d'émotion et de réflexion. Le mix Mizukiesque (y'a d'autres exemples) des animaux très détaillés, très dessin "naturaliste" et des hommes à l'expressivité accrue par un trait vibrant (du Francisque-Ordinaire) donne des tableaux complexes dans leur rendu, dans leur sens. Les lavis, les hachures, les montages construisent une forme qui créent un tout homogène, personnel et efficace.

Le récit, même si on ne pourra juger qu'avec le tout, est brut, sans pause, intense. Certain(e)s seront rebuté(e)s par le glauquissime (Y'a plus de filles en dédicace paraît-il?), par le noir-c'est-noir d'opérette pour les détracteurs chiants. Moi ça me plaît, une histoire qui ne fait rien pour se faire aimer, un personnage qui est antipathique, fou, effrayant, méprisable, dangereux, instable et incohérent. Après tout, même si la littérature nous a déjà fourni des tas de fous asociaux et gerbant, Larcenet nous offre ici quelqu'un qui a sa place au Panthéon des tarés répugnants qui nous disent tant sur notre époque, notre nature inhumaine, notre folie ordinaire.

Thierry, 20.04.2011 à 9:58337898
effer :

Le second tome de Blast ne laisse pas retomber la tension autour de l'étrange Pozla Mancini dont l'interrogatoire se poursuit.
Il vit seul un été en s'immergeant dans la nature pour s'oublier, lui qui ne s'aime pas.
L'hiver venant, il cherche un abri et tombe sur un autre marginal nommé Jacky, un compagnonnage subit et dangereux.
Le dessin est très noir et très beau, au service d'une histoire dont la noirceur s'intensifie.
4 bouteilles.

Au fil des rencontres, Polza s'enfonce de plus en plus dans une rupture sociale et humaine.
Dans le premier tome, il emprunte le téléphone portable d'un mec. le ton est un peu tendu au début puis cordial.
Il y a ensuite les miséreux de la république fantoche. Polza trouve un compagnon d'ivresse en la personne du bucheron, avant de se lancer dans une diatribe condescendante envers le "président" de cette communauté, sans doute pas entièrement infondée, mais qui marque une distanciation de plus de l'humanité, même dans ses marges les plus asociales.
Dans ce deuxième tome, il commence par se cacher dans des maisons inoccupées, accentuant sa mise en marge du monde. Il ne le fréquente plus que lorsqu'il est liassé à l'abandon, ne fut-ce que temporairement. Puis il y a la rencontre de Jacky, qui, loin de marquer un retour au contact social et humain, symbolise surtout un refet complet de la société. Si la rencontre se construit sur le passé d'écrivain de Polza, la relation qu'ils nouent est conditionnée à une ignorance savamment entretenue du passé de chacun, et de leur motivation. Polza, grisé par un nouveau blast provoqué par de la drogue, se retrouve complètement sous influence de Jacky et se laisse embarquer dans la folie dangereuse de ce dernier, ne voulant pas voir le danger que présente ce mec. A son contact, il perd sans doute son dernier lien avec l'humanité.
Polza est tout entier dévoré par sa recherche du blast, et comme un junkie, il est prêt à toutes les compromissions pour y accéder. Il se cache la vérité dans un fatras de pseudo philosophie new age du retour à la nature et sur l'ivresse perçue comme une pratique quasi shamanique.
J'ai l'impression que Blast ne pourra s'apprécier pleinement qu'une fois la série termionée. Jusque là, nous ne pouvons que conjecturer, et si la conclusion n'est pas la hauteur de ce que Larcenet semble promettre, le chateau de carte risque de s'effondrer. A suivre, donc.

effer, 19.04.2011 à 15:37337889

Le second tome de Blast ne laisse pas retomber la tension autour de l'étrange Pozla Mancini dont l'interrogatoire se poursuit.
Il vit seul un été en s'immergeant dans la nature pour s'oublier, lui qui ne s'aime pas.
L'hiver venant, il cherche un abri et tombe sur un autre marginal nommé Jacky, un compagnonnage subit et dangereux.
Le dessin est très noir et très beau, au service d'une histoire dont la noirceur s'intensifie.
4 bouteilles.

Thierry, 18.04.2011 à 11:21337876
je ne vais pas trop me casser le cul parce qu'un certain Mael Rannou a déjà consacré un article à Blackbird sur du9 qui fait assez bien le tour de la question de la thématique.
Blackbird est en effet une série assez réussie qui s'interroge intelligemment sur les dérives liberticides de la société ultra-libérale (l'ironie du terme libéralisme me frappe de plus en plus) à travers l'entrée en résistance de fanzineux qui se retrouvent hos-la-loi après l'abrogation de la loi Lang et de l'auto-édition. Mais Pierre Maurel évite le discours revendicatif et naïf qu'on pouvait redouter. Il préfère une fable politique plus "intime", se concentrant sur les personnages aux prises avec des doutes sur leur engagement et la meilleure manière de résister. Mais il ne fait pas de ses personnages des rebelles idéalistes à la Ché Guevara. Simplement des gens comme les autres qui se retrouvent bien malgré eux du mauvais côté d'une loi stupide. En filigrane, on devine la mise en garde contre la dérive fascisante de la société, mais sans tomber dans le couplet politique. Le monde Blackbird ressemble un peu aux prémices de lui de de V pour Vendetta.
J'ai personnellement trouvé que Blackbird manquait parfois un peu de liant, mais reste très plaisant.

Thierry, 17.04.2011 à 20:05337870
Matrok :
En effet, on pense beaucoup à Pratt, et pas que pour la couleur locale !

le rapport à l'ésotérisme ?
Une petit pointe de Borgès aussi peut-être (quoique je ne sois pas un grand connaisseur de Borgès)

Matrok, 16.04.2011 à 19:32337860
En effet, on pense beaucoup à Pratt, et pas que pour la couleur locale !

THYUIG, 16.04.2011 à 13:37337858
j'y ai trouvé beaucoup de similitudes avec Pratt quant à moi, faudrait que je le relise pour développer un poil plus mais d'emblée, l'onirisme qui se mue en réalité et inversement, c'est à Pratt que je pene immédiatement.

Thierry, 16.04.2011 à 13:08337857
Matrok :
Une merveille. Les 20 premières pages notamment sont parmi les plus poétiques et envoûtantes que j'ai pu lire depuis des années ! On part d'une fantaisie légère sur les chats de Trieste pour s'enfoncer dans une exploration de mondes cachés de plus en plus inquiétants...
ce qui me frappait dans ce carnet, c'est à quel point David B est un conteur dans le sens le plus noble du terme

Matrok, 15.04.2011 à 22:00337853
Une merveille. Les 20 premières pages notamment sont parmi les plus poétiques et envoûtantes que j'ai pu lire depuis des années ! On part d'une fantaisie légère sur les chats de Trieste pour s'enfoncer dans une exploration de mondes cachés de plus en plus inquiétants...

Thierry, 15.04.2011 à 9:22337829
Juste après avoir entamé la lecture de "Balckbird", je tombe sur cet article assez édifiant qui nous éclaire sur une loi assez étrange, délirante et non pas héritée d'un autre âge et que personne n'a pensé abrogé, mais bien promulguée sous le règne de Sarkozy 1er. Tout cela pour dire que l'accroche de cette histoire est moins absurde qu'elle est a l'air.
Dans "Blackbird", une nouvelle loi abroge le prix unique du livre et, accessoirement, interdit tout forme d'auto-édition. Un collectif de dessinateur se trouve confronté à cette situation impossible. Le préambule est intéressant et les personnages attachants. A suivre

martin, 13.04.2011 à 11:24337790
Thierry :
...quelques bonnes idées mais traitées puérilement. Il n'y a plus l'insolence des premiers épisodes. Celui-ci est très primaire et premier degré.

C'est pas faux, et c'est un peu la dérive de la série en général.

Thierry, 13.04.2011 à 10:45337789
les 3-4 suivants ne m'ont pas laissés de très bons souvenirs non plus, mais sans doute ne souffraient-ils pas de la proximité des meilleurs Valérian.
Je trouve surtout à cet épisode quelques bonnes idées mais traitées puérilement. Il n'y a plus l'insolence des premiers épisodes. Celui-ci est très primaire et premier degré.

martin, 13.04.2011 à 10:32337787
Thierry :
conforme à mon souvenir, c'est le plus mauvais

Rhooo l'autre ! celui-ci me laisse plutôt un bon souvenir, un bestiaire extra-terrestre malin et drôle, quelques pages bien faites. Peut-être faible idéologiquement avec une idée du genre "faire la guerre à la guerre" (je ne me souviens plus, ça ça ne m'a pas marqué).
C'est loin d'être le pire, il m'est arrivé de le relire avec plaisir contrairement aux derniers en date.

NDZ, 13.04.2011 à 6:53337785
Alors je dois avoir un problème grave avec Daniel. Souvent je trouve cela très très bien (Ice heaven, Ghost World, Pussey!), des fois je trouve cela rebattu, commun, ou tout sauf génial, limite chiant (je ne cite pas un truc que je dois absolument relire - et donc acheter - tellement ma bullenote déteint dans la symphonie de louanges). Pour Wilson, j'ai plutôt l'impression que j'ai eu sous les yeux un truc à la croisée de Harvey Pekar et Jimmy Corrigan. Des thèmes, des tics, des personnages déjà creusés et transcendés par d'autres.

NDZ, 13.04.2011 à 6:39337784
THYUIG :
chef d'oeuvre, rien que ça. Histoire classique d'une fillette écartée de la succession de son père et qu'on croit morte noyée. Mais elle prépare sa vengeance sur chacun des trois voisins qui ont contribué à la noyade par lacheté. Le dessin est, comment dire ? Ce que j'ai vu de plus réussi depuis belle lurette, on touche là au meilleur de Micol, et que dire de la mise en couleur, c'est fabuleux. Une mise en scène éclatante, les pleine pages alternent avec d'autres de factures plus classique mais putain, que c'est beau et bon ! Meilleur album 2011 à l'aise pour l'instant.


Mon fils m'a réveillé il y a une heure pour que je sois prêt (et caféiné) pour te répondre : "Oh que oui."

THYUIG, 13.04.2011 à 6:22337783
chef d'oeuvre, rien que ça. Histoire classique d'une fillette écartée de la succession de son père et qu'on croit morte noyée. Mais elle prépare sa vengeance sur chacun des trois voisins qui ont contribué à la noyade par lacheté. Le dessin est, comment dire ? Ce que j'ai vu de plus réussi depuis belle lurette, on touche là au meilleur de Micol, et que dire de la mise en couleur, c'est fabuleux. Une mise en scène éclatante, les pleine pages alternent avec d'autres de factures plus classique mais putain, que c'est beau et bon ! Meilleur album 2011 à l'aise pour l'instant.

fow, 12.04.2011 à 10:36337756


Très bon, très bien, très drôle, mangez en, du strip comme on sait pu en faire de nos jours...

longg, 11.04.2011 à 16:13337744




Parfois, quand un album est trop bien, pas la peine d'en dire plus.
"C'est trop bien!"

Thierry, 11.04.2011 à 9:37337731
Relecture de ce qui fut, pour ce que jeme rappelle, ma première incursion dans le monde de l'édition indépendante.
A l'arrière du livre se trouvait encore l'étiquette qui annonçait le prix en franc belge (660 BEF) et le prix imprime sur la couverture était encore en francs français (110 francs).
Ce qui m'avait attiré dans ce livre ? Une couverture magnifique. L'album était emballé, j'avais acheté sans ouvrir. Une fois déballé, quelle claque graphique ! je n'avais jamais rien vu de pareil. Un dessin aussi délié, tirant à ce point vers l'abstraction sans pour autant sacrifier à la lisibilité, je n'imaginais pas, pauvre petit lecteur de franco)belge bien calibré, que cela pouvait exister. Sans parler du plaisir que cela pouvait procurer !
Près de 10 ans plus tard, le force de cette expiation reste intacte pour moi. Une merveille méconnue qui raconte les derniers jours de Don Lope de Aguirre, immortalisé sous les traits de Klaus Kinski au cinéma dans le film de Werner Herzog. La fin d'une trajectoire marquée par la folie et la violence, qui ne peut se terminer que tragiquement.

Thierry, 11.04.2011 à 9:07337730
conforme à mon souvenir, c'est le plus mauvais

lanjingling, 10.04.2011 à 15:03337724
Mael :

Je renvoie à la chronique d'Herbv
qui termine en disant "Que demander de plus ? Le second tome, pardi !", et j'ajouterais: le film d'eric khoo, "tatsumi", qui vient de ce livre et d'autres de tatsumi.

e m, 10.04.2011 à 14:14337723
Mael :
Je renvoie à la chronique d'Herbv. Grandiose, beau, passionnant, pour tout amateur de l'histoire de la bande dessinée comme de l'amateur de bande dessinée tout court. En plus l'objet est beau et bien présenté (+1 pour les biographies en fin d'ouvrage), vivement le tome 2. Coup de cœur.

Zou! Commandé.
Ca m'a l'air très intéressant ce manga. (et bel objet effectivement)
Cornélius pourra vous remercier, sinon je serai passé à côté 8)

Mael, 09.04.2011 à 9:56337713
Voici quelques semaines que je n'arrivais plus à me poser pour lire de bonne grosse BD. ET deux titres attendaient patiemment au bas de mon lit, à côté de l'intégrale Mafalda...

Je me demandais qu'est-ce qui pouvait procurer tant d'enthousiasme dans ce livre. La réponse est simple : c'est vachement bien. Un dessin élégant et un histoire sordide à souhait, souligner par une bichro verte bien glauque, et pourtant tout ça se lit sans lourdeur, grâce à la force du personnage principal auquel on s'attache sans mal malgré la longueur du bouquin et les longs passages en anglais non traduit (bon, même moi j'arrivais à comprendre alors ça doit pas être trop dur). 4 étoiles.

Je renvoie à la chronique d'Herbv. Grandiose, beau, passionnant, pour tout amateur de l'histoire de la bande dessinée comme de l'amateur de bande dessinée tout court. En plus l'objet est beau et bien présenté (+1 pour les biographies en fin d'ouvrage), vivement le tome 2. Coup de cœur.

Thierry, 08.04.2011 à 9:40337692
Suite directe aux foudres d'Hypsis, ce tome est assez raté. Mal équilibré, on peut se demander si il n'était pas prévu pour être découpé en 2 parties avant d'être réécrit pour un seul volume allongé à 62 planches. Mais après une longue introduction dans un paquebot spatial, lorsque l'intrigue revient sur Terre, elle se déroule beaucoup trop vite, n'évitant pas les raccourcis et une conclusion baclée.
L'idée même de départ est un peu tirée par les cheveu (comment Jal revient-il sur Terre à l'époque supposée du grand catacklysme ? Agent spatio-temporel, peut-être, mais sans vaisseau spatio-temporel). le dessin même de Mézières semble en retrait. Un tome pour iren , donc, qui, si je me rappelle le reste de la série, permet surtout à Valérian et Leuraline de quitter la Terre pour vivre de nouvelles avantures inter-galactiques. Sauf que le tome suivant "Les armes vivantes" est dans mon souvenir le plus mauvais de tous les Valérian.

Thierry, 04.04.2011 à 10:44337591
Cette fausse suite de "L'île au trésor" raconte une nouvelle chasse au trésor à laquelle le pirate Long John Silver. Avant de commencer la lecture, je me suis remémoré le roman de RL Stevenson. Il fait partie des classiques populaires les plus connus, qu'on a tous dû lire à l'école, et dont nous gardons en général un bon souvenir, parce que cela reste un bon roman d'aventure, porté par un personnage charismatique et fascinant, ce pirate à la jambe de bois, capable de toutes les cruautés mais qu'on arrive pas à détester, à tel point que nous trouvions normal que Jim Hawkins le laisse s'enfuir à la fin.
Ressusciter Long John Silver ? Un pari audacieux, voire impossible. Dorison & Lauffray ont pourtant tenté l'aventure. Lady Vivian Hastings pensait son mari disparu corps et âmes, perdu par son obsession de trouver la cité perdue de Guyanacapac en plein coeur de l'Amazonie. Mais lorsque son beau-frère fait irruption chez elle avec instructions tranbsmises de son mari pour solder tous ses bien pour financer une expédition pour ramner le trésor de Guyanacapac, elle tombe de haut. Décidée à ne pas se laisser faire, elle contacte le docteur Trelawney pour être mise en contact avec Long John Siver, afin de court-circuiter l'expédition et en prendre le contrôle.
Que du classique, mais en évitant de nous fourguer le perroquet juché sur l'épaule qui beugle "pièce de huit" et autres joyeusetés. Du baroque aussi, à moins que ce ne soit de la boursouflure. De l'excès, du grand spectacle, de la trogne... mais cela fonctionne relativement bien, parce que c'est assumé. De la série B à grand spectacle, du divertissement en première classe. Mais les personnages manque d'épaisseur. Long John Silver peine à retrouver le charisme du personnage de roman. Mais il a été tellement fantasmé par chaque lecteur que cela est mission impossible.
Si nous comparons cette série au roman qui lui a servi de modèle, il manque indéniablement qulque chose pour atteindre la dimension mythique de "L'île au trésor". Mais en terme de bande dessinée de divertissement, cette série remplit pleinement son cahier des charges. elle évite même le graveleux des seins qui débordent gratuitement. spoiler activé Reste que le rebondissement qui clot le troisième tome me laisse plus dubitatif. J'ai peur que les auteurs n'aient décidés de faire basculer leur intrigue dans un registre fantastique qui a tendance à être usé jusqu'à la corde, mais on verraspoiler désactivé
Je voulais du franco-belge classique et bien charpenté. J'ai été servi :o)

martin, 04.04.2011 à 10:31337588
THYUIG :
Aie, bobo tête ! Nan mais sans rire, quelqu'un arrive ici à lire ces deux tomes sans finir avec une migraine de tous les diables ? L'action y est incompréhensible, tout est alambiqué, alourdi par un style très premier degré et m^me si on sent un réel potentiel derrière les personnages qui composent W.E.S.T., on est très loin de la qualité d'écriture de la ligue des gentlemen extraordinaires, pour citer une série qui poserait peu ou prou les mêmes bases.
Difficile de s'y retrouver dans tous le premier tome et, alors que la conclusion s'amorce dans le second, l'embrouillamini est tel qu'il est presque certain que j'ai pigé l'inverse de la situation exposée.
On parle maintenant pourtant volontier de l'écueil du premier album qui ne serait qu'expositoire (je tente comme ça), ben cet album, c'est le cap Horn alors que la série a pourtant l'air de bien fonctionner. Les gens sont bizarres, dés que l'occulte frappe à la porte, ils sortent déjà leur portefeuilles.


Il n'y a pas de problème de mise en place dans WEST, passe directement aux tomes 5 et 6 qui sont franchement dans le genre fantastique et qui sont très bien.
J'adore Rossi et WEST aurait pu être une super série sans tous les imbroglios politico-financier-chépaquoi qui plombent le récit.

Thierry, 04.04.2011 à 9:59337587
Le camarade Staline, aka, le petit père des peuples, prétendant au titre de pire dictateur du XXème siècle, est frappé d'une hémorragie cérébrale. Alors qu'il agonise, les membres du comité central se réunissent pour décider de la marche à suivre... à commencer par quel médecin appeler. Parce que le régime stalinien est tellement absurde et gangrèné par la terreur que rien ne peut se décider simplement. Et surtout, les membres du comités se déchirent déjà sur la dépouille encore tiède pour récupérer le pouvoir à leur profit. Une tragicomédie absurde qui ne manque pas de qualités...

THYUIG, 04.04.2011 à 6:42337584
Aie, bobo tête ! Nan mais sans rire, quelqu'un arrive ici à lire ces deux tomes sans finir avec une migraine de tous les diables ? L'action y est incompréhensible, tout est alambiqué, alourdi par un style très premier degré et m^me si on sent un réel potentiel derrière les personnages qui composent W.E.S.T., on est très loin de la qualité d'écriture de la ligue des gentlemen extraordinaires, pour citer une série qui poserait peu ou prou les mêmes bases.
Difficile de s'y retrouver dans tous le premier tome et, alors que la conclusion s'amorce dans le second, l'embrouillamini est tel qu'il est presque certain que j'ai pigé l'inverse de la situation exposée.
On parle maintenant pourtant volontier de l'écueil du premier album qui ne serait qu'expositoire (je tente comme ça), ben cet album, c'est le cap Horn alors que la série a pourtant l'air de bien fonctionner. Les gens sont bizarres, dés que l'occulte frappe à la porte, ils sortent déjà leur portefeuilles.

wandrille, 01.04.2011 à 21:45337549
J'ai enfin pu lire ce livre que j'ai découvert outre atlantique; C'est très bien : bien dessinée, bien colorisé, bien raconté.

Une petite réserve sur le rythme de l'histoire un peu trop soutenu et qui aurait mérité je pense des moments de pause. Là c'est haletant, trop haletant, on n'en peut plus d'aller de rebond en rebond, mais bon, il faut mieux ça que l'inverse.

En tout cas un très bon moment de lecture, pour un très beau livre.

lanjingling, 31.03.2011 à 18:59337533
Thierry :
En fait, j'aime bien la métaphore de la toile et du cadre. Un toile sans cadre est lâche et difficile à travailler. Sans cadre, il faut être foutrement doué pour être capable d'en tirer le meilleur parti, même si le cadre n'est pas la toile.
supports/surfaces :)

Mr_Switch, 31.03.2011 à 13:07337520
Spoiler (sur les deux faces)
Quatrième tome de notre nitouche. Badaboum. Une grande partie n'est que la conclusion convenue et l'explication du tome 3. En outre, ça se finit mal. Les Sad End sont risqués. Même si l'on n'a pas envie d'un Happy End hollywoodien (qui aurait pu être mal placé ici), ce Sad End a un goût plus frustrant qu'amer.
A priori, certaines ellipses ne sont pas évidentes à la lecture. Si j'ai compris que l'avant dernière page était de l'ordre du phantasme, d'autre personne de mon entourage l'a prise au premier degré et n'a pas compris le message (ou a cru y voir un message... Le message inverse que ce tome met en avant). Une fin donc un peu décevante, même si en écirvant ces lignes, je m'aperçois que j'ai plus apprécié que je ne pensais...

ingweil, 30.03.2011 à 16:53337506
Mael :
Et bien ça on m'avait dit que c'était bien mais alors c'est vraiment très très bien. Très beau livre, si le dessin un peu expressionniste est parfois maladroit (rarement) c'est toujours passionnant, narration parfaite dans un étrange flottement. Premier coup de cœur de 2011.

Ah ben je suis complètement passé à côté, pas compris du tout ce qui pouvait bien plaire dedans. Tant pis.

effer, 30.03.2011 à 16:38337505
Mr_Switch :
Tu comprends maintenant mon embarras à t'expliquer l'objet ? :)

Oui, je comprends.
;-)

Mr_Switch, 30.03.2011 à 15:35337504
Tu comprends maintenant mon embarras à t'expliquer l'objet ? :)

effer, 30.03.2011 à 15:29337503

Enfin je trouve cet album et je commence à le feuilleter pour en voir un peu plus et j'arrive à la fin bêtement.
C'est tout.
Je n'ai pas trouvé cela érotique, je n'ai pas trouvé suffisamment de ces superbes planches travaillées comme Dave MacKean sait les faire.
C'est son premier album qui me déçoit.
2 étoiles.

NDZ, 30.03.2011 à 11:56337491
Joli polar noir, bien ficelé bien qu'assez classique dans la trame (le jeune voyou, la guerre des gangs). La valeur ajouté vient très certainement de deux atouts majeurs: le traitement social/actualité du sujet (des clans des rues, des clandestins, du travail au noir, de la misère des sous-sols qui nous habillent et nous nourrissent) et le trait de Perriot qui rend remarquablement la dynamique des corps qui souffrent, qui se débattent et qui se battent. Au final, un gros lien de parenté avec les deux R.G. de Dragon et Peeters, deux diptyques à mettre entre toutes les mains avides de "série noire" à la française, de qualité.

NDZ, 30.03.2011 à 11:49337490
C'est très joli mais au final assez peu original. Je ne sais pas si je lirai la suite...

effer, 29.03.2011 à 17:12337481
Un très beau carnet de voyage d'Emmanuel Lepage à bord du Marion Dufresne, le navire qui ravitaille nos conféties d'îles caressées par les quarantièmes et cinquantièmes rugissants, un voyage longtemps rêvé par un terrien.
Des dessins et des aquarelles qui m'ont fait rêver de poser mon sac à bord moi aussi.
4* du sud.

Mr_Switch, 29.03.2011 à 13:34337479
Quand on doit mettre un sommaire dans la bullebase, il arrive que la fonction des auteurs ne soit pas indiquée par la source.
Ce n'est pas très gênant d'indiquer qu'un personne généralement dessinatrice est également "scénariste". L'inverse est plus délicat : un "scénariste" peut ne pas être "dessinateur" du tout.

Une chaîne de production scénariste puis dessinateur puis coloriste est tout à fait possible.
Pourtant tout idéalistes que nous sommes, on espère qu'il a des feedbacks entre le dessinateur et le scénariste. Que le "scénariste" est plus qu'un "scénariste" mais un véritable coauteur.

SydN, 29.03.2011 à 13:26337477
Aba Sourdi :
Après bon, c'est une question de goût, personnellement j'aime les scénaristes qui sont avant tout des écrivains, qui ont un style littéraire (ou pas) immédiatement reconnaissable. J'ai toujours beaucoup aimé que sur les tranches des vieux albums Dargaud il y ait écrit "Textes de Machin, Dessin de Bidule" et pas "Scénario de Machin". La dénomination "Scénario de" m'est toujours apparue comme infantile, reliée à une certaine sorte de BD puérile sans personnalité d'auteur, la preuve Les Requins Marteaux qui sont en plein dans ce registre référentiel ont toujours écrit "Scénario de" dans leurs bouquins, ce qui m'avait au premier abord beaucoup surpris venant d'un indépendant. Mais tout ça ce ne sont que des mots après tout, il faudrait vérifier si les bouquins Frémok faits en collaboration sont crédités "Scénario de" ou "Textes de" (l'idéal étant pour moi de ne rien mettre du tout comme à L'Asso), et dans mon souvenir il me semble que oui, argh. Zut.


oui, mais là c'est une question de goût.
Le scénariste "à l'ancienne" existe toujours et à son mot à dire. Vehlmann par ex, oui, que tu as cité, est un bon exemple... Après j'en vois pas vraiment d'autres, mais c'est parce que moi non plus c'est pas tellement dans mes goûts tout ça...

SydN, 29.03.2011 à 13:23337476
enlevez le "bien" entre le "plus" et le "scénarisé"
X|

SydN, 29.03.2011 à 13:22337475
martin :
Sauf qu'en fait on en sait rien. Quand on lit la bande dessinée finale, on imagine seulement le processus.
Un dialoguiste (si ça existe) ne va pas travailler la dramaturgie, les aspects techniques du récit. Trondheim quand il écrit pour les autres fait ça. On l'oublie parce que son usage du bon mot est trop présent, mais ce n'est pas qu'un dialoguiste (à mon sens c'est même plutôt un dialoguiste maniéré).


je suis tout à fait en accord avec ça.
Et Sfar aussi fait ça. Ses histoire écrites pour les autres (les olives noires et les derniers professeur Bell surtout) sont finalement plus bien scénarisés que ses livres où il fait tout tout seul. Il y a une progression dramaturgique, c'est moins foutraque... On sent qu'il y a moins d'improvisation, que c'est plus cadré.

Aba Sourdi, 29.03.2011 à 13:21337474
Après bon, c'est une question de goût, personnellement j'aime les scénaristes qui sont avant tout des écrivains, qui ont un style littéraire (ou pas) immédiatement reconnaissable. J'ai toujours beaucoup aimé que sur les tranches des vieux albums Dargaud il y ait écrit "Textes de Machin, Dessin de Bidule" et pas "Scénario de Machin". La dénomination "Scénario de" m'est toujours apparue comme infantile, reliée à une certaine sorte de BD puérile sans personnalité d'auteur, la preuve Les Requins Marteaux qui sont en plein dans ce registre référentiel ont toujours écrit "Scénario de" dans leurs bouquins, ce qui m'avait au premier abord beaucoup surpris venant d'un indépendant. Mais tout ça ce ne sont que des mots après tout, il faudrait vérifier si les bouquins Frémok faits en collaboration sont crédités "Scénario de" ou "Textes de" (l'idéal étant pour moi de ne rien mettre du tout comme à L'Asso), et dans mon souvenir il me semble que oui, argh. Zut.

Thierry, 29.03.2011 à 11:12337471
Je crois surtout qu'avec les années 90, la bande dessinée s'est définitivement dégagée du carcan de la parution hebdomadaire. Ce phénomène avait déjà débuté avec des magazines mensuels comme (A suivre) ou la multiplication d'albums qui ne passaient plus par la case de la prépublication. Le rythme n'était plus dicté par le nimbre de page à rendre par semaine pour consinuer d'intéresser le lecteur. Charlier est typiquement un scénariste qui travaille dans la continuité d'une forme de feuilleton, ce qui n'a jamais vraiment été le cas pour les livres "inées, et même pour les scénaristes "mainstream", parce que les journaux de prépublication (Lanfeust, pavillon Rouge ou BoDoï, entre autres) avaient une fréquence de parution mensuelle.

martin, 29.03.2011 à 10:51337470
Le scénario c'est un peu qu'une idée. Le scénario à la Charlier c'est celui du taylorisme, le premier élément dans une chaine de montage. Avec la bande dessinée alternative des années 90, on a eu l'impression que ce taylorisme avait disparu, parce que soit les auteurs étaient complets soit on parlait de collaboration entre le scénariste et le dessinateur, donc on n'avait plus cet aspect industriel.
Sauf qu'en fait on en sait rien. Quand on lit la bande dessinée finale, on imagine seulement le processus.
Un dialoguiste (si ça existe) ne va pas travailler la dramaturgie, les aspects techniques du récit. Trondheim quand il écrit pour les autres fait ça. On l'oublie parce que son usage du bon mot est trop présent, mais ce n'est pas qu'un dialoguiste (à mon sens c'est même plutôt un dialoguiste maniéré).
Si on se place dans une logique industrielle, le scénario en tant que premier élément se doit d'être bon puisqu'il peut déclencher ou non la suite du projet en le rendant viable. D'où l'importance du scénariste en télé ou cinéma.
Je ne pense pas que l'alternatif rejette ce principe mais juste qu'il en permet d'autres.

Thierry, 29.03.2011 à 10:47337469
En fait, j'aime bien la métaphore de la toile et du cadre. Un toile sans cadre est lâche et difficile à travailler. Sans cadre, il faut être foutrement doué pour être capable d'en tirer le meilleur parti, même si le cadre n'est pas la toile.

Thierry, 29.03.2011 à 9:56337467
Là je ne peux pas être complètement d'acord. Pour moi, un scénario, c'est aussi et surtout un travail de fond, qui prépare le socle du "dessin". Une improvisation ne peut se fonder que sur une situation et des personnages suffisamment bien défini pour que la suite, dans toute sa liberté, puise reposer sur quelque chose. Autrement, cela ne racopnte plus rien. Parce que je reste profondément attaché à l'idée qu'une bande dessinée doive raconter quelque chose. Même "L", dans toute sa radicalité, raconte quelque chose et ne repose pas sur les simples improvisaions et spontanéité. elle sont partie intégrante du récit, mais il y a un début construit, même diffus, qui sous-tend les pages, comme le cadre du toile.
Pour Vivès, revenons-en à notre cas d'école, sa virtuosité graphique ne pardonne pas des dialogues médiocres et des personnages à l'épaisseur d'une feuille de brick. le scénario, c'est aussi définir les personnages, leur donner un passé, des souvenirs, des blessures... qui ne paraîtront peut-être pas dans le récit, mais qui participent activement à l'élaboration de l'histoire, à tirer les personnages vers telle ou telle réaction... Souvent, les auteurs racontebnt que certains personnages ont pris plus d'importance quer prévu initialement, parce qu'ils ont cette épaisseur qui leur font prendre leur indépendance. C'estce genre de spontanéité et d'imptovisation que le cadre d'un scénario permet.
La bande dessinée indépendante n'a pas aboli la notion de scénario. Elle a modifié sa nature. Il n'existe sans doute plus de scénarios ultra-détaillés comme ceux de Charlier (aui était un dessinateur frustré, ceci explique sans doute cela). les scénarios actuels s'apparentent sans doute plus à des guides, qui définissent les limites jusqu'où la spontanéité peut s'exprimer sans nuire à l'ensemble.
La bande dessinée doit encore raconter une histoire, être cohérente avec elle-même. C'est ce cela que le scénario est le garant. Pas tant de la vraisemblance de l'histoire.

lanjingling, 28.03.2011 à 23:19337464
j'ai le meme point de vue qu'Aba Sourdi, la notion de scenario ne me depasse pas, mais je trouve l'idee, tres repandue a hollywood, chez certains editeurs, entre autres, qu'"un bon film (ou B.D., ou roman), c'est d'abord une bonne histoire" me semble totalement derisoire, et a cote de la plaque; si c'etait vrai, tout "bon scenario" donnerait automatiquement un bon film (ou B.D., ou roman), le realisateur, ecrivain ou dessinateur ne serait qu'un technicien utilisant des recettes parfaitemnt eprouvees (que bizarrement personne ne semble avoir encore trouvees)
dans le numero de janvier des cahiers du cinema, un critique parlait de ralisateurs qui parviennent a faire un bon film a partir d'un scenario ou d'une histoire mauvaises

Aba Sourdi, 28.03.2011 à 22:03337460
Pour ma part j'ai le sentiment que c'est plutôt dû à une nouvelle manière de concevoir le récit en bande dessinée, plutôt qu'à une approche qui privilégierait le dessin. Le récit moderne aujourd'hui s'est plus que jamais libéré de l'aspect "calculé", "ficelé", car l'improvisation et la spontanéité se sont développées plus que de raison, pour le meilleur et pour le pire diront certains, mais en tout cas on ne pourra jamais revenir à l'aspect froid et académique de la "scénarisation". Pour quelqu'un comme moi qui a été biberonné à Trondheim et Sfar, eh bien j'avoue que des gens comme Vehlmann sont d'un autre temps, j'ai du mal à m'imaginer en quoi consiste leur travail.

Cela se ressent même dans ma vision de ma propre création, ce n'est pas parce que je ne sais pas dessiner que j'ai la moindre envie d'être "scénariste" pour quelqu'un d'autre, je ne saurais pas quoi faire, je ne sais même pas ce qu'est un "scénario". J'ai bien quelques exemples dans ma tête, genre toute la période où Trondheim n'a été que scénariste (et honorable à l'époque) pour Parme, Garcia et d'autres, mais pour moi c'était surtout un travail de dialoguiste. Quant aux livres seulement scénarisés par Sfar, on y retrouve ses mises en page et là encore ses dialogues, mais je ne l'imagine pas confectionnant un "scénario". C'est quoi un "scénario" en fait ? L'un des apports principaux de la bande dessinée indépendante me semble être l'abolition de cette notion de "scénario".
Et pourtant j'admire Anne Baraou par exemple, mais je la décrirais plutôt comme un écrivain et là encore une dialoguiste. Mais "scénario" je sais pas, ça me dépasse...
Oui voilà, la nouvelle BD de création, à la fois de par son importance donnée à la forme et de par la liberté de son fond, me semble rendre anachronique le sens premier de "scénario", comme on peut le trouver encore au cinéma.
Car on est d'accord qu'un scénariste à la base ne met pas en page, n'est-ce pas ? Pour prendre un exemple très récent, j'ai trouvé le dernier Vehlmann complètement Jasonien dans le découpage et pour moi la narration moderne n'est que là-dedans, je ne me soucie pas de l'histoire ou de l'intrigue, d'où mon impossibilité à concevoir aujourd'hui le métier de "scénariste" autrement que comme dialoguiste. En fait je m'aperçois que ça rejoint ce que vous dites sur la vision plus introspective ou cérébrale du récit, donc c'est parfait on est d'accord. On diverge simplement sur la cause : pour moi ce n'est pas un trip de dessinateur mais plus profondément une envie de raconteur et de lecteur, une modernité du propos.

Thierry, 28.03.2011 à 20:01337451
c'est vrai qu'un scénario de Charlier suffirait à remplir un film, alors que pas mal de scénarios actuels font la part belle à des scènes pus graphiques (contemplatives... ou d'action) qui dilue la narration et cela donne ces premiers tomes qui ne racontent pas grand chose et servent juste à planter un décors ou une ambiance.

dampremy jack, 28.03.2011 à 19:35337448
Ben ouais. Je suis assez d'accord.
Ça a aussi des conséquences (bénéfiques ou pas, c'est pas la question) graphiquement, parce qu'à cela, il faut rajouter le nombre de pages qui a augmenté.
Du coup, on a souvent des rythmes assez lents, très contemplatifs, avec beaucoup de pages d'ambiance, beaucoup plus de silence. Des trucs qu'un scénariste n'écrit pas forcément naturellement parce que ce sont des plaisirs de dessinateurs.
Mais peut-être me trompe-je?

Thierry, 28.03.2011 à 10:52337438
dampremy jack :
Ça pose surtout la question de la place du scénariste dans la BD actuelle, qui est essentiellement une bande dessinée de dessinateurs.

J'ai envie de rebondir sur cette assertion émise par, étrangement, un scénariste.
Je suis tout-à-fait d'accord. Je me demande même si nous ne nous retrouvons pas devant une situation très proche de celle des années 80 où, sous l'impulsion de certains éditeurs dont les Humanoïdes Associés (et Dionnet), la bande dessinée est devenue très graphique. Je ne suis pas historien de la bande dessiéne, mais il me semble qu'il y avait aussi une relative explosion de l'offre, de nouveaux éditeurs et que tout cela a débouché sur une crise majeure.
De cette crise naquirent finalement deux grands courants: une bande dessinée grand public "nouvelle mouture" promue par Soleil et Delcourt, et un renouveau de la bande dessinée "alternative" qui a associé les courants underground avec une approche "classique" incarnée dans le Futuropolis historique.

Dans les années 90, quand je suis revenu à la bande dessinée, j'ai le souvenir, peut-être tronqué, de "scénaristes super-stars", à côté desquels les dessinateurs devenaient presque des seconds rôles. Le nom du scénariste suffisait à faire exister le projet. C'était l'époque de gloire de Brunschwig, Chauvel, Morvan, Corbeyran, Arleston... J'ai du mal à voir une nouvelle génération se dégager (Kris ? Vehlmann ? Appolo ?, mais ils me semblent avoir un rayonnement moindre. Je suis peut-être aussi déconnecté des réalités :o)

D'un point de vue plus large, la bande dessinée me semble avoir un problème avec les scénaristes
Longtemps absents des couvertures, sauf exceptions , il fallut que Morris insiste pour qe Goscinny soit repris comme scénariste des Lucky Luke, il y a eu quelques scénaristes super-stars (Goscinny, Cauvin, Van Hamme, Charlier, Cothias -sans rire -, Dufaux -j'assume -) pourqui le simple nom devenait argument de vente.
mais la bande dessinée continue de les distinguer, entre autres par le grand prix d'angoulême qui ne récompense que des auteurs complets. mais qui est dupe d'un grand prix remis à Schuiten alors que, dès que le nom de Schuiten est prononcé, le "& Peeters" est déjà prêt à sortir tant ils sont indissociables ? Et donner un grand prix à Juillard, alors qu'il vient de signer "le cahier bleu" en solo, n'est-ce pas horriblement vexant pour Cothias, tant le succès de Juillard est lié à celui des 7 vies, qui est plus le bébé de Cothias que de Juillard ?

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