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Verdict panoramique de vos dernières lectures...

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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NDZ, 22.05.2011 à 15:14338346
Où l'on voit que, même si c'est loin d'être le meilleur Jason, Jason qui fait du Jason reste bien au-dessus que Vehlman qui écrit pour Jason (ou bien Vehlman qui veut faire du Vehlman pour Jason mais qui se retrouve à faire du Jason pour Jason, en moins bien). Un récit qui mêle du fantastique, du quotidien et de l'humain... Avec un sens du rythme et des dialogues constant chez Jason, mais pas constant sur tout l'album.

e m, 21.05.2011 à 22:52338344
Scott Pilgrim #3...
C'est toujours un peu n'importe quoi, pas vraiment fun, pas vraiment marrant, toujours le même genre de scènes qui se répètent...
Si j'avais trouvé quelques trucs qui me plaisaient bien dans les deux premiers tomes, celui-ci m'a vraiment fatigué. Beaucoup de mal à le finir...
2 régimes végétaliens

NDZ, 21.05.2011 à 22:02338342
Lectures thématiques (sans le vouloir) autour des "jeunes adultes".

J'ai une vraie tendresse pour cette série. Là où certains, comme Dupuy et Berberian ou Peyraud, seraient toujours à la limite de m'ennuyer avec ce genre de péripéties ou de personnages, le petit univers de Paul déroule et m'embarque, avec un quotidien pourtant sans esbroufe, sans évènements extraordinaires. J'ai hâte de lire les deux derniers avant la sortie du sept en fin d'année...

Sur un parti pris graphique qui aurait pu s'avérer artificiel et seulement gratuit (les flashbacks des deux héros masculin et féminin sont dessinés par deux auteurs différents, Ulf K et C. Dutertre; Phicil, en troisième et principal dessinateur s'occupant du "présent"), Marc Lizano nous propose une belle histoire d'amour, efficace et originale notamment grâce à ce mélange des graphismes ou par le traitement des ellipses, qui ne verse jamais dans la niaiserie ou dans la blessure-du-passé-qui-est-trop-mélo tout en tournant d'une histoire simple et qui a pu arriver (presque) à tous. Un album bien sympa qui a pourtant été boudé à voir le nombre très réduit de bullenotes (d'ailleurs ça fait un peu club privé). Dommage.

Isaac, 21.05.2011 à 21:41338341
lyaze :
ingweil :
Han ! Il est trop bien !
Comme à chaqee nouvel album, son nouveau lot de révélations, son nouveau lot d'interrogations... On en sort en ayant envie de se refaire toute la série...
La suite ! La suite !


Tout pareil, c'est toujours aussi génial !

D'ailleurs, je viens de me prendre un bon coup de vieux... dans une perspective de tout relire aussi, je me suis souvenue de ma lecture du premier tome, j'étais au lycée, sûrement en première et ça fait donc 14 ans que dévore, toujours avec passion, chaque tome d'Arq.


Je viens tout juste de le terminer, quelle claque ! Magistral !

THYUIG, 21.05.2011 à 19:31338340
lyaze :
Belle surprise! J'appréciais déjà le blog de Stanislas Gros, ses planches "donjon pirate" et je suis heureuse de retrouver une histoire à lui en album. Déjà, j'aime beaucoup son dessin, la couleur, l'expressions des personnages, mais j'ai aussi adoré le ton de l'histoire, l'humour, la narration. Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.


tout pareil !!

THYUIG, 21.05.2011 à 19:29338339
Informatif, hyper bien réalisé (on ne s'ennuie pas une seconde) et pourtant il me manque un léger quelque chose, un rien qui lierait l'histoire au-delà de la chronique de collectionneurs de sons dans le sud des USA. Attention, le livre va malgré tout plus loin que ça, la ségrégation comme point central et innamovible de cette culture sudiste en roue libre. Mais mais mais.
Duchazeau dessine toujours aussi bien mais j'en veux plus !

dampremy jack, 21.05.2011 à 13:48338330


Moi des bandes dessinées de cette qualité-là, j'en lis peut-être une voire deux par an, maximum.

wandrille, 21.05.2011 à 10:12338328
Très très bonne surprise, j'avais été un peu déçu par le deux et pas entièrement convaincu par le un (surtout la mise en couleur bouillabaisse que tout le monde semblait trouver géniale et qui me paraissait par trop systématique).
Là, que ce soit le propos, l'histoire, la mise en couleur, tout coule. L'histoire devient complètement fantastique, le lecteur rentre aussi dans une dimension psychologique et le propos touche à la folie, devenant une fable sur la mégalomanie humaine et les dérives de l'idéal.

Beaucoup beaucoup aimé.

SydN, 20.05.2011 à 14:12338322
lyaze :
Belle surprise! J'appréciais déjà le blog de Stanislas Gros, ses planches "donjon pirate" et je suis heureuse de retrouver une histoire à lui en album. Déjà, j'aime beaucoup son dessin, la couleur, l'expressions des personnages, mais j'ai aussi adoré le ton de l'histoire, l'humour, la narration. Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.


je suis également curieux de le lire !

lyaze, 20.05.2011 à 12:34338319
Belle surprise! J'appréciais déjà le blog de Stanislas Gros, ses planches "donjon pirate" et je suis heureuse de retrouver une histoire à lui en album. Déjà, j'aime beaucoup son dessin, la couleur, l'expressions des personnages, mais j'ai aussi adoré le ton de l'histoire, l'humour, la narration. Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.

wandrille, 20.05.2011 à 10:30338318
Pas mieux que le doc : Le dessin est très maîtrisé dans son genre, auquel tu n'es sans doute pas sensible Rohagus, mais le dessin ne varie pas dans l'album, il est voulu, il est tenu.

Et il est, effectivement, extrèmement rigoureux au niveau de la composition et de la narration : j'ajouterais qu'il y a aussi un travail de matière avec le medium choisit (crayon graphite, oui, il me semble bien).

Cependant, il faut être sensible à ce type de dessin, ce qui s'éduque, n'est ce pas, mais tu peux rester complètement "profane" devant ça. C'est un travail d'habitude qui va avec les goûts de ce que tu lis.

ça viendra ou pas, mais si ça vient, ce jour là, tu seras bien content, parce que ça va t'ouvrir tout plein de lectures possibles et merveilleuses.

Docteur C, 19.05.2011 à 22:35338315
Mon frère nocturne m'avait paru un peu trop influencé par ses ainées, et particulièrement par Feuchtenberger (mais c'est vrai que Katja Tukianen aussi tiens) et d'une sensiblerie autofictive facile, oui, mais dans le cas de Frances, il me semble que ces influences sont digérées, et je n'ai que le premier tome, mais je l'ai trouvé assez réussi - il faudrait que je lise la suite.

Le dessin est "léché", on peut l'écrire, il est très appliqué, très posé, les compositions, le découpage, les masses, les attitudes, sont très travaillés. La différence avec un dessin maladroit et enfantin saute aux yeux : on reconnait les personnages au premier coup d'oeil, les espaces de l'appartement, tout est pensé, dans la case, dans la planche, il y a un rythme, rythme voulu. Le fait que ce soit un travail au graphite (probablement) et que les dessins soient épurés d'un point de vue morphologique, cela serait de la maladresse? C'est superficiel. Il y a un problème de contraste dans la planche produite par Rohagus d'ailleurs, beaucoup de nuances de gris sont perdues. Enfin Joanna Hellgren dessine très bien de mon point de vue.

Mael, 19.05.2011 à 21:34338313
Malheureusement j'aurai bien du mal à te répondre car pour moi c'est simplement que c'est très beau, je regarde, y compris la planches que tu as montré, et je trouve ça très beau. Ce n'est pas la meilleure mais je la trouve tout à fait belle. J'ai eu la chance de bosser avec Joanna, de lui faire un scénario et je trouve que ces quatre planches sont juste à tomber.

Aba Sourdi : Mmoué, pas convaincu, c'est très certainement influencé je suis d'accord, mais ça ne se met tellement pas sur le même plans que ses influences graphiques. Je comprend hein mais je ne sais pas, c'est différent... Et puis Frances ce n'est pas comme "Mon frère nocturne" (beaucoup moins bon graphiquement d'ailleurs), ça ne se targue pas de vérité ou de réalisme même s'il est vrai que le décors est crédible j'adore cette ambiance, et la narration est parfaite, tout glisse avec superbe. Bref.

Rohagus, 19.05.2011 à 21:18338312
Aba Sourdi :
Je bloque moi aussi sur le dessin de Hellgren mais pour des raisons inverses à celles de Rohagus : c'est trop léché, trop influencé ! Chaque case pourrait être du Feuchtenberger, du Goblet mais aussi du Katja Tukiainen, le tout enrobé d'une 'vraie histoire' contrairement aux trois auteures pré-citées, donc forcément c'est plus facile.


Holala, vous voilà trois à la suite à me dire que vous trouvez le dessin de Hellgren dans "Frances" très beau et maintenant ici très léché. Léché ? J'ai vraiment l'impression d'être complètement à côté de la plaque.

Ce que j'ai vu dans "Frances", ce sont une douzaine de planches où le dessin prenait effectivement la forme d'illustrations léchées, mais dans la très grande majorité des autres planches, le dessin était du style de l'image que j'ai mise ci-dessous en exemple... et là j'ai vraiment du mal à trouver ça beau et encore moins léché.

Donc pour m'endormir un peu moins con, j'aimerais vraiment savoir si c'est une pure question de goût ou s'il y a dans "Frances" un travail artistique que j'aurais manqué et qui m'empêcherait de voir une beauté particulière ou une expérience graphique que seule une professionnelle peut fournir...?

Aba Sourdi, 19.05.2011 à 19:56338310
NDZ :
Une bête à six têtes et six mains, ça aurait pu être grotte-sque. Mais les six membres du réseau Clastres sont six artistes d'envergure. Alors on les mets dans le noir, on leur laisse le temps... et on a un truc hors du commun. Un OVNI. Les styles, les réflexions, les expérimentations se mêlent, comme se sont mêlées les lignes de leurs aînés. A priori hermétique au postulat de base, la fascination préhistorique m'ayant quittée depuis déjà plus de 20 ans au point d'être même parfois frileux face aux récits abordant la période (j'ai mis du temps à lire le pourtant bon Age de raison), à la lecture, le lien a été créé et ne s'est pas rompu: les auteurs m'ont transmis leur passion, leur émerveillement, leurs questions. Alors certes, il y a passages plus inspirés que d'autres, on risque parfois de glisser sur une énième évocation du mythe de la caverne, de la sempiternelle rencontre homme moderne/homme des cavernes (habitus Hibernatus)... mais ça vaut le coup de passer ces (tords) boyaux pour se retrouver un peu plus loin dans une nouvelle salle/page magistrale.

Je plussoie absolument. Ça me fait un peu mal au coeur de me dire que c'est Futuro qui a sorti le livre à la construction la plus libre et touchante de ces derniers temps, mais bon il faut le reconnaître. Hormis ce principe culotté, cet entremêlement de textes, de formes, de croquis et de pages de BD, c'est surtout le principe d'anonymat des planches qui m'a ravi : quoi de plus cohérent avec l'anonymat des peintures rupestres ? Bon d'accord, y'a les noms sur la couv pour faire vendre, mais à l'intérieur chaque artiste se répond directement l'un après l'autre de manière humble et fluide, on sent vraiment que cette expérience les a modifiés au point de se sentir meute, une bête à six têtes ouais, une bande de graphistes-écrivains sauvages qui n'ont que faire de l'ego de leur trait. En cela c'est très loin d'un 'album collectif' où l'on prendra plaisir à identifier tel ou tel artiste, ici c'est un vaste magma où seuls le propos et l'âme du dessin ont une importance (j'ai par exemple eu du mal à trouver où était Guibert mais c'était pas grave, je m'en foutais). Carrément rupestre, ouais. Trop bien !

Aba Sourdi, 19.05.2011 à 19:24338309
Je bloque moi aussi sur le dessin de Hellgren mais pour des raisons inverses à celles de Rohagus : c'est trop léché, trop influencé ! Chaque case pourrait être du Feuchtenberger, du Goblet mais aussi du Katja Tukiainen, le tout enrobé d'une 'vraie histoire' contrairement aux trois auteures pré-citées, donc forcément c'est plus facile. C'est la Larcenet de l'indé-nordique-féminin-pictural, son versant soft et accessible ! J'aurais jamais cru que ça existerait un jour ! Mais ça peut être bien pour découvrir ce genre de graphisme, hein, je dis pas le contraire.

Rohagus, 19.05.2011 à 16:51338307
wandrille :
oulala, je lis la chronique de Rohagus et je vois marqué "un dessin rebutant" et "un dessin de débutant me rappelant mes tentatives à l'école"...

Alors que c'est un très très beau dessin qui est là. C'est très sensible, très beau. La narration est fluide et l'objet est, comme toujours avec Cambourakis, de toute beauté : quelle merveille de couverture, avec ce jeu subtil entre le bleu et le vert kaki

Une très belle chose. Et une histoire touchante et prenante.


A noter que je ne critique pas du tout le travail éditorial, l'objet et les couvertures. C'est vraiment le dessin de la majorité des planches (illustrations excluses) elles-mêmes qui m'a déplu.

Rohagus, 19.05.2011 à 16:38338306
Mael :
"J'ai franchement eu du mal à me motiver à entamer cette série, la faute à un dessin que je trouve moche et qui me rappelle mes propres tentatives de dessin des années lycée-collège, moi qui n'ai jamais su dessiner correctement. On dirait vraiment le style d'un mauvais amateur qui n'a trouvé aucun professionnel pour raconter son histoire alors décide de se débrouiller tout seul avec ses mauvais moyens. Seuls quelques rares grands dessins plus ou moins en une planche, au trait beaucoup plus fin et soigné, indique que l'auteure a quelques talents d'illustrations. Mais toutes les autres cases sont laides et il faut s'y faire pour entrer dans le récit."

Tudieu, je n'avais pas lu ça. Nom de dieu, quand je pense que pour moi la série Frances de Joanna Hellgren c'était purement et simplement l'auteur qui m'a le plus claqué graphiquement en 2009 - quoiqu'encore beaucoup influencée par Goblet et Feuchtenberger - je me rend compte qu'en effet les goûts et les couleurs.

Rohagus, si ce que tu dis est vrai tu aurais du persévérer, et ce n'est même pas du second degré.


Sérieusement ? Non mais j'ai eu beau le regarder de près, hormis les quelques grandes illustrations dont je parle ci-dessus, je ne vois vraiment mais vraiment pas le talent technique dans ces dessins. Je sais que je manque clairement de connaissance en matière de techniques graphiques et je dessine comme un pied, mais là j'ai vraiment du mal à comprendre.
La mise en page est correcte et la narration fluide, OK. Ce n'est pas un gamin ignorant en matière de narration et de clarté de l'image qui a dessiné. Mais sur le graphisme pur, le trait, là, franchement...
On parle bien de ce genre de planche là ?



Si oui, alors oui, je dessinais et dessine sûrement encore aussi bien que ça.

Mais je suis évidemment très curieux de savoir ce qui te plait autant dans ce graphisme.

Mael, 19.05.2011 à 15:26338304
"J'ai franchement eu du mal à me motiver à entamer cette série, la faute à un dessin que je trouve moche et qui me rappelle mes propres tentatives de dessin des années lycée-collège, moi qui n'ai jamais su dessiner correctement. On dirait vraiment le style d'un mauvais amateur qui n'a trouvé aucun professionnel pour raconter son histoire alors décide de se débrouiller tout seul avec ses mauvais moyens. Seuls quelques rares grands dessins plus ou moins en une planche, au trait beaucoup plus fin et soigné, indique que l'auteure a quelques talents d'illustrations. Mais toutes les autres cases sont laides et il faut s'y faire pour entrer dans le récit."

Tudieu, je n'avais pas lu ça. Nom de dieu, quand je pense que pour moi la série Frances de Joanna Hellgren c'était purement et simplement l'auteur qui m'a le plus claqué graphiquement en 2009 - quoiqu'encore beaucoup influencée par Goblet et Feuchtenberger - je me rend compte qu'en effet les goûts et les couleurs.

Rohagus, si ce que tu dis est vrai tu aurais du persévérer, et ce n'est même pas du second degré.

wandrille, 19.05.2011 à 14:43338303
oulala, je lis la chronique de Rohagus et je vois marqué "un dessin rebutant" et "un dessin de débutant me rappelant mes tentatives à l'école"...

Alors que c'est un très très beau dessin qui est là. C'est très sensible, très beau. La narration est fluide et l'objet est, comme toujours avec Cambourakis, de toute beauté : quelle merveille de couverture, avec ce jeu subtil entre le bleu et le vert kaki

Une très belle chose. Et une histoire touchante et prenante.

NDZ, 16.05.2011 à 9:25338240
David Turgeon nous propose un petit théâtre de marionnettes, une mythologie, une errance de personnages tout à fait agréable... ils nous emmènent dans leurs aventures feuilletonesques, et on a alors une succession de séquences sous forme de passage de relais. Au premier abord, le tout peut paraître un peu décousu mais si on accepte de se faire embarquer et balloter, il y a un style, une fluidité, un ton, une poésie, une fantaisie qui ne peuvent que charmer. Son petit monde du Golem pour le moment. A découvrir.

NDZ, 16.05.2011 à 9:18338239
Une bête à six têtes et six mains, ça aurait pu être grotte-sque. Mais les six membres du réseau Clastres sont six artistes d'envergure. Alors on les mets dans le noir, on leur laisse le temps... et on a un truc hors du commun. Un OVNI. Les styles, les réflexions, les expérimentations se mêlent, comme se sont mêlées les lignes de leurs aînés. A priori hermétique au postulat de base, la fascination préhistorique m'ayant quittée depuis déjà plus de 20 ans au point d'être même parfois frileux face aux récits abordant la période (j'ai mis du temps à lire le pourtant bon Age de raison), à la lecture, le lien a été créé et ne s'est pas rompu: les auteurs m'ont transmis leur passion, leur émerveillement, leurs questions. Alors certes, il y a passages plus inspirés que d'autres, on risque parfois de glisser sur une énième évocation du mythe de la caverne, de la sempiternelle rencontre homme moderne/homme des cavernes (habitus Hibernatus)... mais ça vaut le coup de passer ces (tords) boyaux pour se retrouver un peu plus loin dans une nouvelle salle/page magistrale.

WiBz, 14.05.2011 à 23:57338225
effer :

Je l'ai avalé goulûment!
Maintenant, on rembobine; d'abord le tome précédent ensuite, ce tome génial doucement.

Aider Andreas à continuer Arq, Capricorne et le reste, voilà pourquoi il lui faut un prix à Angoulême, pour le mettre en lumière, ainsi ses éditeurs seront obliger de faire leur travail de promotion.

Il faudrait faire du loobying auprès du prochain jury...


Et ça permettrait de réediter Rork ...

effer, 14.05.2011 à 16:16338224

Je l'ai avalé goulûment!
Maintenant, on rembobine; d'abord le tome précédent ensuite, ce tome génial doucement.

Aider Andreas à continuer Arq, Capricorne et le reste, voilà pourquoi il lui faut un prix à Angoulême, pour le mettre en lumière, ainsi ses éditeurs seront obliger de faire leur travail de promotion.

Il faudrait faire du loobying auprès du prochain jury...

ingweil, 13.05.2011 à 9:48338205
Dommage... L'essai du tome 1 n'est pas concrétisé, la faute à une dissolution de l'itrrigue pour absolument atteindre la pagination. C'est typiquement le genre de titre qui est gâché par l'édition : autant le premier tome savait utiliser tout l'espace pour présenter des personnages, des enjeux et surtout une ambiance (ah ! Belleville !), autant le second tome passe un peu à côté (comme on le voit trop souvent sur les dyptiques d'ailleurs). La faute à quoi ? La faute je pense à ce fichu nombre de pages à tenir, il faut absolument raconter quelque chose dans ce volume, on en vient donc à diluer des moments sans intérêts, à perdre de vue l'aura qui entourait Zhul, à lancer des péripéties peu crédibles (Jabcek ????)... J'ai lu les deux tomes d'affilée hier soir et la césure est véritablement flagrante sur le rythme, il ne s'agit pas d'une nostalgie d'un titre qui m'a marqué l'année dernière. Le dessin reste très très bon, mais il manque cette alchimie qui avait si bien fonctionné dans le premier tome. Une petite déception donc, mais j'attends avec impatience de lire de nouveaux titres du duo.

lyaze, 12.05.2011 à 13:08338199
ingweil :
Han ! Il est trop bien !
Comme à chaqee nouvel album, son nouveau lot de révélations, son nouveau lot d'interrogations... On en sort en ayant envie de se refaire toute la série...
La suite ! La suite !


Tout pareil, c'est toujours aussi génial !

D'ailleurs, je viens de me prendre un bon coup de vieux... dans une perspective de tout relire aussi, je me suis souvenue de ma lecture du premier tome, j'étais au lycée, sûrement en première et ça fait donc 14 ans que dévore, toujours avec passion, chaque tome d'Arq.

Thierry, 12.05.2011 à 10:35338196
Gantois :
Moi j'attends les intégrals de Arcq et Capricorne pour tout lire en une fois.

je compte relire les 13 premiers Arq avabnt de lire le 14ème parce que je crois que j'ai beaucoup décroché

Gantois, 12.05.2011 à 10:22338195
Moi j'attends les intégrals de Arcq et Capricorne pour tout lire en une fois.

ingweil, 12.05.2011 à 9:34338193
Han ! Il est trop bien !
Comme à chaqee nouvel album, son nouveau lot de révélations, son nouveau lot d'interrogations... On en sort en ayant envie de se refaire toute la série...
La suite ! La suite !

Mael, 09.05.2011 à 19:38338151
Sympa sans plus.



Bien.



Très très bien.

Thierry, 05.05.2011 à 11:23338097
perdu la bulle vignette en route

Cet album ne couvre qu'une journée d'hiver. D'un côté, henry IV passe plusieurs fois à côté de la mort, mais son heure n'est pas encore venue. De l'autre, la rivalité entre Ariane et son frère Guillemot apparaît, sans compter l'admiration sans bornes qu'Ariane voue à l'Epervier, sans avoir la moindre idée de qui il s'agit.
Décidément, de la belle ouvrage, pour une série qui fut à la bande dessinée historique ce que fut "la quête de l'oiseau du temps" pour l'heroic fantasy: un précurseur indirectement responsable d'une longue suite de série historiques à la papa, qui ont rempli le catalogue de Vécu, label spécialement créé pour l'aubaine, comme le furent Bulle Noire où Loge Noire, par un Glénat toujours opportuniste. Pour la petite histoire, j'ai été surpris de voir que Vécu existait toujours et que de nouveaux tomes des "Aigles décapités" et des "Chemins de Malefosse" venaient de paraître. Ah bon ?!

Thierry, 05.05.2011 à 11:22338096
Cet album ne couvre qu'une journée d'hiver. D'un côté, henry IV passe plusieurs fois à côté de la mort, mais son heure n'est pas encore venue. De l'autre, la rivalité entre Ariane et son frère Guillemot apparaît, sans compter l'admiration sans bornes qu'Ariane voue à l'Epervier, sans avoir la moindre idée de qui il s'agit.
Décidément, de la belle ouvrage, pour une série qui fut à la bande dessinée historique ce que fut "la quête de l'oiseau du temps" pour l'heroic fantasy: un précurseur indirectement responsable d'une longue suite de série historiques à la papa, qui ont rempli le catalogue de Vécu, label spécialement créé pour l'aubaine, comme le furent Bulle Noire où Loge Noire, par un Glénat toujours opportuniste. Pour la petite histoire, j'ai été surpris de voir que Vécu existait toujours et que de nouveaux tomes des "Aigles décapités" et des "Chemins de Malefosse" venaient de paraître. Ah bon ?!

Thierry, 05.05.2011 à 10:32338092
vraiment sans enjeu, heureusement que la dernière trilogie a remonté le niveau

Mr_Switch, 30.04.2011 à 15:06338020
Une série présentée comme inspirée du manga. Il y a du dynamisme, de la pagination. Ca fait penser à certains artworks asiatiques, c'est vrai. Cependant, j'y vois plus un courant stylistique espagnol/italien actuel. Ce qui est bien le cas ici.
Ce n'est pas une insulte, au contraire. J'avoue que c'est un style qui m'attire ponctuellement.

Ca se lit très bien, on accroche indéniablement. Toutefois, malgré le dynamisme, il y a un état global un peu confus. Ma conclusion sera confuse aussi : voilà un bon moment de lecture mais une série pas foncièrement terrible.

SydN, 29.04.2011 à 17:30338014
Mael :

J'aime beaucoup Fabcaro. Ce recueil de planches éparses (principalement le Psiko, CQFD aussi) a le défaut type de ce genre d'ouvrage, le tout manque d'un liant. Malgré tout, l'humour absurde de l'auteur et l'esprit général permet une bonne cohérence. C'est toujours agréable de retrouver cet auteur (si l'on excepte les jungleries alimentaires) et des planches que l'on a connu en magazine, même s'il n'y a ici rien de renversant.


Normal que le livre soit plutôt moyen, finalement, ca reste dans le concept du titre ! :)

Mael, 29.04.2011 à 16:07338011
[frank3 : album sans vignette] Graphiquement très beau évidemment. Même si la BD muette est toujours un exercice très exigeant pour le lecteur, on a vite fait de se perdre dans ces dessins psychédélique pouvant vite faire naître la migraine (haaa, ces traits partout), Woodring est un de ceux qui maitrise le mieux cette technique. Curieusement, la fin est apaisante, positive, pleine d'espoir, ça change des cochons découpés en tranches, ce qui n'est pas déplaisant.

TRès bon recueil de dessins trash, "moralement douteux" d'Ivan Brunetti. J'ai ris. Après, ce trash radical mine de rien ça finit par se répéter, on retrouve ça chez d'autres (Johnny Ryan ou Hugleikur Daggson par exemple) et finalement cet impolitiquement correct n'est pas si original. Bon pour l'instant ça reste efficace pour moi mais il semble poindre des systématismes qui pourront devenir lassant.

J'aime beaucoup Fabcaro. Ce recueil de planches éparses (principalement le Psiko, CQFD aussi) a le défaut type de ce genre d'ouvrage, le tout manque d'un liant. Malgré tout, l'humour absurde de l'auteur et l'esprit général permet une bonne cohérence. C'est toujours agréable de retrouver cet auteur (si l'on excepte les jungleries alimentaires) et des planches que l'on a connu en magazine, même s'il n'y a ici rien de renversant.

Une série bien mystérieuse d'un des auteurs intéressants d'Ankama. Graphiquement c'est très attrayant, on ne sait pas vraiment où se situe la limite entre dessin traditionnel, collage, découpage... La mixité de technique est souvent un gadget malheureux, ici ça fonctionne bien mais la lisibilité reste cependant bien entravée. C'est dommage car l'histoire est elle même assez emberlificotée, débutant in medias res et faisant grand usage de l'ellipse. C'est bien construit mais il faut du temps pour rentrer dans ce tome d'exposition qui reste dans laisser certains sur le bas-côté, faute d'exposer de manière assez claire (je ne dis pas de tout dire, mais on est dans un autre monde, avec d'autres conventions, un autres mode de vie, alors bon ce serai pas du luxe quand même). Pour ma part je me suis battu alors j'attends la suite avec impatience, maintenant que je suis rentré dedans.

Le Goût du chlore ne m'avait pas ennuyé mais pas fasciné non plus, voici une autre histoire de piscine qui n'a rien d'autre à voir avec le livre de Vivès que l'élément aquatique. C'est d'une grande qualité narrative, graphiquement impressionant mais parfois imprécis (les visages et expressions ont tendances à beaucoup se ressembler, bloquant parfois la lecture), une bichro somptueuse, Sarbacane nous dévoile ici le travail passionnant d'une jeune auteur coréenne racontant la société de son enfance, une société de compétition permanente et de conditionnement dès l'enfance. A lire, pour le moins, à soutenir, tant qu'à faire.

C'est ce que j'appelle des lectures variées.

SydN, 29.04.2011 à 9:47338009
Deux histoires s'entremèlent (une "réelle", l'autre issue d'un roman) pour au final se rejoindre. Plutot bien ficellé, mais ca ne va pas beaucoup plus loin que son propre concept (qui est déjà interessant en soit)... Au final: ça fonctionne. Si je ne suis pas hyper enthousiaste, je suis loin d'être déçu (même si j'en attendais pas des tonnes non plus). 3 pages blanches.

Mr_Switch, 28.04.2011 à 13:25338002
Pardon, ô grand manitou, ô grande valeur sûre (sure ?) du bon goût franco-belge, américano-marchard-de-sable ou franco-jodo-essèfe.

Gloire à toi, totem dans notre brume ambiante. Phare dans ce monde de Jolies Ténèbres.

Thierry, 28.04.2011 à 11:59338001
mauvaise langue, relis plus bas: Bienvenue sur Alflolol, Sur les terres truquées, L'ambassadeur des ombres, Les héros de l'équinoxe, le dyptique Chatelet/Brooklyn :o)
je relis l'intégrale (enfin, je compte m'arrêter à "par des temps incertains" parce que j'ai relu d'une traite les 2 suivant avant de lire le tout dernier tome),parce que bon.
Et après, je ne sais pas encore ce que je vais relire. Continuer mon exploration de l'incal en me refarcissant "avant l'incal" ? Serais-je masochiste à ce point ? Ou je me concentrerait sur les méta-barons ?

Mr_Switch, 28.04.2011 à 11:21338000
Au final, y a t il un tome de Valérian que tu aimes, Thierry ? >:)

Thierry, 28.04.2011 à 10:51337998
Un tome encore assez décevant. Mais dans ce cas, outre la réutilisation des comedy reliefs que sont les shingouzz, Christin et Mézières ajoutent une nouvelle recette éprouvée et éculée à leur arsenal: un enfant insupportable mais finalement pas si méchant.

Thierry, 27.04.2011 à 9:47337982
Après un piteux "Les armes vivantes", ce tome suivant démarrait vraiment bien. Valérian et Laureline sont contraints d'accepter une mission pour pouvoir retaper leur vaisseau. Ils doivent pénétrer le premier cercle de Rubanis pour découvrir ce qui s'y trame. Au départ, une idée intéressante: la planète Rubanis divisée en "cercles" selon les activités qui s'y déroulent: production, finances, plaisir et divertissement, politique et religion jusqu'au premier cercle où réside le détenteur du pouvoir. Valérian et Laurelian vont bien sûr devoir progresser dans ces cercles avant d'atteindre le premier, et y découvrir... quoi ? Une conclusion expédiée qui tombe à plat.
Parce qu'au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture et qu'on voit le nombre de pages restantes diminuer, on se demande comment les auteurs vont pouvoir proposer une conclusion satisfaisante. Ils n'y arrivent pas, tout simplement. L'idée permettait pourtant mieux.
Valérian est clairement sur la pente descendante et l'embellie que constitue ce tome, après un très mauvais album, ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Un des symptômes qui ne trompe pas, c'est la manie de plus en plus marquée des auteurs de réintroduire des personnages des tomes précédents. Les shingouzz étaient amusants au début, mais ils apparaissent de plus en plus comme des comparses comiques qui se caricaturent à l'envi.

Willy le Borgne, 25.04.2011 à 1:17337963
Hello
j'ai crée un petit sujet pour mettre vos coups de coeur, juste les titres qui vous font vibrer en ce moment, c'est ici :
Vos Coups de coeur du moment

Joe, 21.04.2011 à 18:42337925
tain me souvenais pas que j'avais lancé ce sujet aussi ^^
J'étais une sorte de lièvre du forum, en fait ;o)))

Mr_Switch, 21.04.2011 à 13:35337914
Tentative de traduire la scansion du jazz dans la "bande dessinée" (en fait dans le texte hors vignette) pour un résultat très pénible :(
Heureusement, j'accroche un peu plus aux CD :)

NDZ, 20.04.2011 à 12:09337902
Thierry :
effer :

Le second tome de Blast ne laisse pas retomber la tension autour de l'étrange Pozla Mancini dont l'interrogatoire se poursuit.
Il vit seul un été en s'immergeant dans la nature pour s'oublier, lui qui ne s'aime pas.
L'hiver venant, il cherche un abri et tombe sur un autre marginal nommé Jacky, un compagnonnage subit et dangereux.
Le dessin est très noir et très beau, au service d'une histoire dont la noirceur s'intensifie.
4 bouteilles.

Au fil des rencontres, Polza s'enfonce de plus en plus dans une rupture sociale et humaine.
Dans le premier tome, il emprunte le téléphone portable d'un mec. le ton est un peu tendu au début puis cordial.
Il y a ensuite les miséreux de la république fantoche. Polza trouve un compagnon d'ivresse en la personne du bucheron, avant de se lancer dans une diatribe condescendante envers le "président" de cette communauté, sans doute pas entièrement infondée, mais qui marque une distanciation de plus de l'humanité, même dans ses marges les plus asociales.
Dans ce deuxième tome, il commence par se cacher dans des maisons inoccupées, accentuant sa mise en marge du monde. Il ne le fréquente plus que lorsqu'il est liassé à l'abandon, ne fut-ce que temporairement. Puis il y a la rencontre de Jacky, qui, loin de marquer un retour au contact social et humain, symbolise surtout un refet complet de la société. Si la rencontre se construit sur le passé d'écrivain de Polza, la relation qu'ils nouent est conditionnée à une ignorance savamment entretenue du passé de chacun, et de leur motivation. Polza, grisé par un nouveau blast provoqué par de la drogue, se retrouve complètement sous influence de Jacky et se laisse embarquer dans la folie dangereuse de ce dernier, ne voulant pas voir le danger que présente ce mec. A son contact, il perd sans doute son dernier lien avec l'humanité.
Polza est tout entier dévoré par sa recherche du blast, et comme un junkie, il est prêt à toutes les compromissions pour y accéder. Il se cache la vérité dans un fatras de pseudo philosophie new age du retour à la nature et sur l'ivresse perçue comme une pratique quasi shamanique.
J'ai l'impression que Blast ne pourra s'apprécier pleinement qu'une fois la série termionée. Jusque là, nous ne pouvons que conjecturer, et si la conclusion n'est pas la hauteur de ce que Larcenet semble promettre, le chateau de carte risque de s'effondrer. A suivre, donc.


J'en remets une couche dans les impressions de lecture. Parce que la mienne remonte à une semaine et je risque de tout oublier... et que j'ai maintenant un peu de recul.

Je trouve que pour le moment l'oeuvre se tient. On a aucune compromission : l'auteur s'en fout que l'on trouve certains passages à vide, certains dialogues verbeux-vains-faux ou certaines séquences trop artificielles-incohérentes-fausses, il fait un pari sur la longueur, sur l'effet final d'une perception/lecture globale et sur des vagues narratives ou émotionnelles contrôlées. Et le résultat touche au sublime.

D'une part, le style de Larcenet (qui est protéiforme depuis le début de sa carrière - certains moqueurs diront que c'est suivant ses "périodes" d'influence, je vois plutôt des phases successives de recherches graphique et narrative) est ici à une sorte d'apogée pour ce genre de récit. On a un mélange de techniques, de styles qui est homogène et donne un effet saisissant en terme de narration, de production d'émotion et de réflexion. Le mix Mizukiesque (y'a d'autres exemples) des animaux très détaillés, très dessin "naturaliste" et des hommes à l'expressivité accrue par un trait vibrant (du Francisque-Ordinaire) donne des tableaux complexes dans leur rendu, dans leur sens. Les lavis, les hachures, les montages construisent une forme qui créent un tout homogène, personnel et efficace.

Le récit, même si on ne pourra juger qu'avec le tout, est brut, sans pause, intense. Certain(e)s seront rebuté(e)s par le glauquissime (Y'a plus de filles en dédicace paraît-il?), par le noir-c'est-noir d'opérette pour les détracteurs chiants. Moi ça me plaît, une histoire qui ne fait rien pour se faire aimer, un personnage qui est antipathique, fou, effrayant, méprisable, dangereux, instable et incohérent. Après tout, même si la littérature nous a déjà fourni des tas de fous asociaux et gerbant, Larcenet nous offre ici quelqu'un qui a sa place au Panthéon des tarés répugnants qui nous disent tant sur notre époque, notre nature inhumaine, notre folie ordinaire.

Thierry, 20.04.2011 à 9:58337898
effer :

Le second tome de Blast ne laisse pas retomber la tension autour de l'étrange Pozla Mancini dont l'interrogatoire se poursuit.
Il vit seul un été en s'immergeant dans la nature pour s'oublier, lui qui ne s'aime pas.
L'hiver venant, il cherche un abri et tombe sur un autre marginal nommé Jacky, un compagnonnage subit et dangereux.
Le dessin est très noir et très beau, au service d'une histoire dont la noirceur s'intensifie.
4 bouteilles.

Au fil des rencontres, Polza s'enfonce de plus en plus dans une rupture sociale et humaine.
Dans le premier tome, il emprunte le téléphone portable d'un mec. le ton est un peu tendu au début puis cordial.
Il y a ensuite les miséreux de la république fantoche. Polza trouve un compagnon d'ivresse en la personne du bucheron, avant de se lancer dans une diatribe condescendante envers le "président" de cette communauté, sans doute pas entièrement infondée, mais qui marque une distanciation de plus de l'humanité, même dans ses marges les plus asociales.
Dans ce deuxième tome, il commence par se cacher dans des maisons inoccupées, accentuant sa mise en marge du monde. Il ne le fréquente plus que lorsqu'il est liassé à l'abandon, ne fut-ce que temporairement. Puis il y a la rencontre de Jacky, qui, loin de marquer un retour au contact social et humain, symbolise surtout un refet complet de la société. Si la rencontre se construit sur le passé d'écrivain de Polza, la relation qu'ils nouent est conditionnée à une ignorance savamment entretenue du passé de chacun, et de leur motivation. Polza, grisé par un nouveau blast provoqué par de la drogue, se retrouve complètement sous influence de Jacky et se laisse embarquer dans la folie dangereuse de ce dernier, ne voulant pas voir le danger que présente ce mec. A son contact, il perd sans doute son dernier lien avec l'humanité.
Polza est tout entier dévoré par sa recherche du blast, et comme un junkie, il est prêt à toutes les compromissions pour y accéder. Il se cache la vérité dans un fatras de pseudo philosophie new age du retour à la nature et sur l'ivresse perçue comme une pratique quasi shamanique.
J'ai l'impression que Blast ne pourra s'apprécier pleinement qu'une fois la série termionée. Jusque là, nous ne pouvons que conjecturer, et si la conclusion n'est pas la hauteur de ce que Larcenet semble promettre, le chateau de carte risque de s'effondrer. A suivre, donc.

effer, 19.04.2011 à 15:37337889

Le second tome de Blast ne laisse pas retomber la tension autour de l'étrange Pozla Mancini dont l'interrogatoire se poursuit.
Il vit seul un été en s'immergeant dans la nature pour s'oublier, lui qui ne s'aime pas.
L'hiver venant, il cherche un abri et tombe sur un autre marginal nommé Jacky, un compagnonnage subit et dangereux.
Le dessin est très noir et très beau, au service d'une histoire dont la noirceur s'intensifie.
4 bouteilles.

Thierry, 18.04.2011 à 11:21337876
je ne vais pas trop me casser le cul parce qu'un certain Mael Rannou a déjà consacré un article à Blackbird sur du9 qui fait assez bien le tour de la question de la thématique.
Blackbird est en effet une série assez réussie qui s'interroge intelligemment sur les dérives liberticides de la société ultra-libérale (l'ironie du terme libéralisme me frappe de plus en plus) à travers l'entrée en résistance de fanzineux qui se retrouvent hos-la-loi après l'abrogation de la loi Lang et de l'auto-édition. Mais Pierre Maurel évite le discours revendicatif et naïf qu'on pouvait redouter. Il préfère une fable politique plus "intime", se concentrant sur les personnages aux prises avec des doutes sur leur engagement et la meilleure manière de résister. Mais il ne fait pas de ses personnages des rebelles idéalistes à la Ché Guevara. Simplement des gens comme les autres qui se retrouvent bien malgré eux du mauvais côté d'une loi stupide. En filigrane, on devine la mise en garde contre la dérive fascisante de la société, mais sans tomber dans le couplet politique. Le monde Blackbird ressemble un peu aux prémices de lui de de V pour Vendetta.
J'ai personnellement trouvé que Blackbird manquait parfois un peu de liant, mais reste très plaisant.

Thierry, 17.04.2011 à 20:05337870
Matrok :
En effet, on pense beaucoup à Pratt, et pas que pour la couleur locale !

le rapport à l'ésotérisme ?
Une petit pointe de Borgès aussi peut-être (quoique je ne sois pas un grand connaisseur de Borgès)

Matrok, 16.04.2011 à 19:32337860
En effet, on pense beaucoup à Pratt, et pas que pour la couleur locale !

THYUIG, 16.04.2011 à 13:37337858
j'y ai trouvé beaucoup de similitudes avec Pratt quant à moi, faudrait que je le relise pour développer un poil plus mais d'emblée, l'onirisme qui se mue en réalité et inversement, c'est à Pratt que je pene immédiatement.

Thierry, 16.04.2011 à 13:08337857
Matrok :
Une merveille. Les 20 premières pages notamment sont parmi les plus poétiques et envoûtantes que j'ai pu lire depuis des années ! On part d'une fantaisie légère sur les chats de Trieste pour s'enfoncer dans une exploration de mondes cachés de plus en plus inquiétants...
ce qui me frappait dans ce carnet, c'est à quel point David B est un conteur dans le sens le plus noble du terme

Matrok, 15.04.2011 à 22:00337853
Une merveille. Les 20 premières pages notamment sont parmi les plus poétiques et envoûtantes que j'ai pu lire depuis des années ! On part d'une fantaisie légère sur les chats de Trieste pour s'enfoncer dans une exploration de mondes cachés de plus en plus inquiétants...

Thierry, 15.04.2011 à 9:22337829
Juste après avoir entamé la lecture de "Balckbird", je tombe sur cet article assez édifiant qui nous éclaire sur une loi assez étrange, délirante et non pas héritée d'un autre âge et que personne n'a pensé abrogé, mais bien promulguée sous le règne de Sarkozy 1er. Tout cela pour dire que l'accroche de cette histoire est moins absurde qu'elle est a l'air.
Dans "Blackbird", une nouvelle loi abroge le prix unique du livre et, accessoirement, interdit tout forme d'auto-édition. Un collectif de dessinateur se trouve confronté à cette situation impossible. Le préambule est intéressant et les personnages attachants. A suivre

martin, 13.04.2011 à 11:24337790
Thierry :
...quelques bonnes idées mais traitées puérilement. Il n'y a plus l'insolence des premiers épisodes. Celui-ci est très primaire et premier degré.

C'est pas faux, et c'est un peu la dérive de la série en général.

Thierry, 13.04.2011 à 10:45337789
les 3-4 suivants ne m'ont pas laissés de très bons souvenirs non plus, mais sans doute ne souffraient-ils pas de la proximité des meilleurs Valérian.
Je trouve surtout à cet épisode quelques bonnes idées mais traitées puérilement. Il n'y a plus l'insolence des premiers épisodes. Celui-ci est très primaire et premier degré.

martin, 13.04.2011 à 10:32337787
Thierry :
conforme à mon souvenir, c'est le plus mauvais

Rhooo l'autre ! celui-ci me laisse plutôt un bon souvenir, un bestiaire extra-terrestre malin et drôle, quelques pages bien faites. Peut-être faible idéologiquement avec une idée du genre "faire la guerre à la guerre" (je ne me souviens plus, ça ça ne m'a pas marqué).
C'est loin d'être le pire, il m'est arrivé de le relire avec plaisir contrairement aux derniers en date.

NDZ, 13.04.2011 à 6:53337785
Alors je dois avoir un problème grave avec Daniel. Souvent je trouve cela très très bien (Ice heaven, Ghost World, Pussey!), des fois je trouve cela rebattu, commun, ou tout sauf génial, limite chiant (je ne cite pas un truc que je dois absolument relire - et donc acheter - tellement ma bullenote déteint dans la symphonie de louanges). Pour Wilson, j'ai plutôt l'impression que j'ai eu sous les yeux un truc à la croisée de Harvey Pekar et Jimmy Corrigan. Des thèmes, des tics, des personnages déjà creusés et transcendés par d'autres.

NDZ, 13.04.2011 à 6:39337784
THYUIG :
chef d'oeuvre, rien que ça. Histoire classique d'une fillette écartée de la succession de son père et qu'on croit morte noyée. Mais elle prépare sa vengeance sur chacun des trois voisins qui ont contribué à la noyade par lacheté. Le dessin est, comment dire ? Ce que j'ai vu de plus réussi depuis belle lurette, on touche là au meilleur de Micol, et que dire de la mise en couleur, c'est fabuleux. Une mise en scène éclatante, les pleine pages alternent avec d'autres de factures plus classique mais putain, que c'est beau et bon ! Meilleur album 2011 à l'aise pour l'instant.


Mon fils m'a réveillé il y a une heure pour que je sois prêt (et caféiné) pour te répondre : "Oh que oui."

THYUIG, 13.04.2011 à 6:22337783
chef d'oeuvre, rien que ça. Histoire classique d'une fillette écartée de la succession de son père et qu'on croit morte noyée. Mais elle prépare sa vengeance sur chacun des trois voisins qui ont contribué à la noyade par lacheté. Le dessin est, comment dire ? Ce que j'ai vu de plus réussi depuis belle lurette, on touche là au meilleur de Micol, et que dire de la mise en couleur, c'est fabuleux. Une mise en scène éclatante, les pleine pages alternent avec d'autres de factures plus classique mais putain, que c'est beau et bon ! Meilleur album 2011 à l'aise pour l'instant.

fow, 12.04.2011 à 10:36337756


Très bon, très bien, très drôle, mangez en, du strip comme on sait pu en faire de nos jours...

longg, 11.04.2011 à 16:13337744




Parfois, quand un album est trop bien, pas la peine d'en dire plus.
"C'est trop bien!"

Thierry, 11.04.2011 à 9:37337731
Relecture de ce qui fut, pour ce que jeme rappelle, ma première incursion dans le monde de l'édition indépendante.
A l'arrière du livre se trouvait encore l'étiquette qui annonçait le prix en franc belge (660 BEF) et le prix imprime sur la couverture était encore en francs français (110 francs).
Ce qui m'avait attiré dans ce livre ? Une couverture magnifique. L'album était emballé, j'avais acheté sans ouvrir. Une fois déballé, quelle claque graphique ! je n'avais jamais rien vu de pareil. Un dessin aussi délié, tirant à ce point vers l'abstraction sans pour autant sacrifier à la lisibilité, je n'imaginais pas, pauvre petit lecteur de franco)belge bien calibré, que cela pouvait exister. Sans parler du plaisir que cela pouvait procurer !
Près de 10 ans plus tard, le force de cette expiation reste intacte pour moi. Une merveille méconnue qui raconte les derniers jours de Don Lope de Aguirre, immortalisé sous les traits de Klaus Kinski au cinéma dans le film de Werner Herzog. La fin d'une trajectoire marquée par la folie et la violence, qui ne peut se terminer que tragiquement.

Thierry, 11.04.2011 à 9:07337730
conforme à mon souvenir, c'est le plus mauvais

lanjingling, 10.04.2011 à 15:03337724
Mael :

Je renvoie à la chronique d'Herbv
qui termine en disant "Que demander de plus ? Le second tome, pardi !", et j'ajouterais: le film d'eric khoo, "tatsumi", qui vient de ce livre et d'autres de tatsumi.

e m, 10.04.2011 à 14:14337723
Mael :
Je renvoie à la chronique d'Herbv. Grandiose, beau, passionnant, pour tout amateur de l'histoire de la bande dessinée comme de l'amateur de bande dessinée tout court. En plus l'objet est beau et bien présenté (+1 pour les biographies en fin d'ouvrage), vivement le tome 2. Coup de cœur.

Zou! Commandé.
Ca m'a l'air très intéressant ce manga. (et bel objet effectivement)
Cornélius pourra vous remercier, sinon je serai passé à côté 8)

Mael, 09.04.2011 à 9:56337713
Voici quelques semaines que je n'arrivais plus à me poser pour lire de bonne grosse BD. ET deux titres attendaient patiemment au bas de mon lit, à côté de l'intégrale Mafalda...

Je me demandais qu'est-ce qui pouvait procurer tant d'enthousiasme dans ce livre. La réponse est simple : c'est vachement bien. Un dessin élégant et un histoire sordide à souhait, souligner par une bichro verte bien glauque, et pourtant tout ça se lit sans lourdeur, grâce à la force du personnage principal auquel on s'attache sans mal malgré la longueur du bouquin et les longs passages en anglais non traduit (bon, même moi j'arrivais à comprendre alors ça doit pas être trop dur). 4 étoiles.

Je renvoie à la chronique d'Herbv. Grandiose, beau, passionnant, pour tout amateur de l'histoire de la bande dessinée comme de l'amateur de bande dessinée tout court. En plus l'objet est beau et bien présenté (+1 pour les biographies en fin d'ouvrage), vivement le tome 2. Coup de cœur.

Thierry, 08.04.2011 à 9:40337692
Suite directe aux foudres d'Hypsis, ce tome est assez raté. Mal équilibré, on peut se demander si il n'était pas prévu pour être découpé en 2 parties avant d'être réécrit pour un seul volume allongé à 62 planches. Mais après une longue introduction dans un paquebot spatial, lorsque l'intrigue revient sur Terre, elle se déroule beaucoup trop vite, n'évitant pas les raccourcis et une conclusion baclée.
L'idée même de départ est un peu tirée par les cheveu (comment Jal revient-il sur Terre à l'époque supposée du grand catacklysme ? Agent spatio-temporel, peut-être, mais sans vaisseau spatio-temporel). le dessin même de Mézières semble en retrait. Un tome pour iren , donc, qui, si je me rappelle le reste de la série, permet surtout à Valérian et Leuraline de quitter la Terre pour vivre de nouvelles avantures inter-galactiques. Sauf que le tome suivant "Les armes vivantes" est dans mon souvenir le plus mauvais de tous les Valérian.

Thierry, 04.04.2011 à 10:44337591
Cette fausse suite de "L'île au trésor" raconte une nouvelle chasse au trésor à laquelle le pirate Long John Silver. Avant de commencer la lecture, je me suis remémoré le roman de RL Stevenson. Il fait partie des classiques populaires les plus connus, qu'on a tous dû lire à l'école, et dont nous gardons en général un bon souvenir, parce que cela reste un bon roman d'aventure, porté par un personnage charismatique et fascinant, ce pirate à la jambe de bois, capable de toutes les cruautés mais qu'on arrive pas à détester, à tel point que nous trouvions normal que Jim Hawkins le laisse s'enfuir à la fin.
Ressusciter Long John Silver ? Un pari audacieux, voire impossible. Dorison & Lauffray ont pourtant tenté l'aventure. Lady Vivian Hastings pensait son mari disparu corps et âmes, perdu par son obsession de trouver la cité perdue de Guyanacapac en plein coeur de l'Amazonie. Mais lorsque son beau-frère fait irruption chez elle avec instructions tranbsmises de son mari pour solder tous ses bien pour financer une expédition pour ramner le trésor de Guyanacapac, elle tombe de haut. Décidée à ne pas se laisser faire, elle contacte le docteur Trelawney pour être mise en contact avec Long John Siver, afin de court-circuiter l'expédition et en prendre le contrôle.
Que du classique, mais en évitant de nous fourguer le perroquet juché sur l'épaule qui beugle "pièce de huit" et autres joyeusetés. Du baroque aussi, à moins que ce ne soit de la boursouflure. De l'excès, du grand spectacle, de la trogne... mais cela fonctionne relativement bien, parce que c'est assumé. De la série B à grand spectacle, du divertissement en première classe. Mais les personnages manque d'épaisseur. Long John Silver peine à retrouver le charisme du personnage de roman. Mais il a été tellement fantasmé par chaque lecteur que cela est mission impossible.
Si nous comparons cette série au roman qui lui a servi de modèle, il manque indéniablement qulque chose pour atteindre la dimension mythique de "L'île au trésor". Mais en terme de bande dessinée de divertissement, cette série remplit pleinement son cahier des charges. elle évite même le graveleux des seins qui débordent gratuitement. spoiler activé Reste que le rebondissement qui clot le troisième tome me laisse plus dubitatif. J'ai peur que les auteurs n'aient décidés de faire basculer leur intrigue dans un registre fantastique qui a tendance à être usé jusqu'à la corde, mais on verraspoiler désactivé
Je voulais du franco-belge classique et bien charpenté. J'ai été servi :o)

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