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Dargaud

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Ame rouge
Sc�narioDíaz Canales Juan
DessinGuarnido Juanjo
CouleursGuarnido Juanjo
Ann�e2005
EditeurDargaud
S�rieBlacksad, tome 3
autres tomes1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 1hs
Bullenote [d�tail]

 

2 avis

Da Rocha
Après deux ans d'attente, Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido nous livrent enfin le troisième album d'une série devenue incontournable. Dans « Âme Rouge », les milices racistes du précédent opus laissent leur place à l'inquisition MacCarthyste répondant à un nationalisme exacerbé au sein des Etats-Unis des années 1950.

Autant le dire tout de suite, la narration est de qualité ce qui n'était pas joué d'avance compte tenu des thèmes abordés. Le scénario de Canales nous fait entrer dès les premières pages au cœur d'un bon vieux polar comme je les aime avec son héros désabusé et un cortège de seconds rôles réjouissants. L'intrigue complexe mêle astucieusement histoire d'espionnage, erreurs du passé et atmosphère policière pour notre plus grand bonheur. Le rythme insufflé au récit alterne savamment action débridée et moment de respiration avec une volonté inspirée de mettre en relief les avantages graphiques.

Car le dessin de Juanjo Guarnido est une nouvelle fois épatant. La galerie de personnages animaliers est remarquable tant leurs expressions ressemblent à celles de sujets humains. Comme à chaque fois, la race du protagoniste rappelle à merveille son tempérament présumé et ses travers. Si l'on ajoute à cela un découpage admirable et des couleurs bien senties, nous avons tous les ingrédients qui ont contribué à la réussite de cette série. Déjà récompensé par le prix du dessin au festival d'Angoulême 2004 (« Blacksad : Artic Nation »), Guarnido ne devrait pas être en reste avec ce nouvel opus.

« Blacksad » est une des productions qui aura le plus marqué le monde de la bande dessinée ces derniers temps !
Coacho
Blacksad est un phénomène éditorial qui fascine ou qui irrite, c’est selon.
Certains y voient de l’esbroufe, d’autres reprochent une certaine indigence au scénario, d’autres encore s’indignent d’une si fulgurante ascension pour un album, une série maintenant, qui ne casserait pas 3 pattes à un canard.
Sans défendre le sacro-saint droit à la liberté de goût de chacun, mais en étant tout à fait honnête, ces albums sont bien inégaux mais contiennent toujours juste ce qu’il faut pour capturer l’attention de la majorité des lecteurs.
Même si je rigole encore de l’affirmation beuglante du vendeur de la librairie Album de Nice qui disait que c’était sûrement le meilleur album de la décennie, je me contentais de voir avec une certaine admiration le parcours de ces deux auteurs qui étaient parrainés dès « Quelque part entre les ombres » par Régis Loisel, parrain pas foncièrement honteux !
Avec ça, on a l’impression que l’on doit rentrer dans un sanctuaire, en baissant la voix, et les yeux avec déférence, et ne pas se permettre de dire que ce 3° album n’est pas exempt de tout défaut. Et pourtant…
Canalès a décidé de mettre un peu tout et n’importe quoi, perdant son lecteur assez rapidement, enfin, le lecteur qui s’attarde sur les détails secondaires dont l’album regorge.
Ainsi, Blacksad est devenu un homme de main d’un riche personnage qui, après que le gros matou soit parti voir une allocation d’un ancien ami, ne réapparaît plus et ne cherche pas à savoir où est passé son garde du corps quotidien.
Il y a ensuite une kyrielle de personnages secondaires, tous très bien croqués, qui apparaissent dans la maison de Gottfield et qui ne servent finalement pas à grand chose.
Ensuite, la fibre politique s’éveille.
Nos auteurs espagnols placent des personnages de la même nationalité qu’eux, notamment le peintre dont le nom m’échappe, pour les rendre victimes du grand impérialisme américain.
Ce qui permet à Canalès de suggérer la sombre période de chasse aux sorcières qui se traduisit aux Etats-Unis par une forte contestation (euphémisme) du modèle communiste.
Mais ce n’est pas tout ! Puisqu’il y a un personnage qui est peintre, nous allons avoir droit à quelques cases sur le néophyte qui regarde l’Art et ne le comprend pas…
Tout en enchaînant sur la traque des anciens nazis, chasse orchestrée par un savant qui fut déporté et qui veut révéler la vérité crue sur certains personnages dont l’image est troublée…
Enfin, il y a bien là matière à faire 5 albums !
Cependant, cette histoire est divertissante se laisse lire. Quelque chose qui se veut un peu prétentieux, peut-être, mais si on l’aborde avec beaucoup de détachement, la lecture vous permettra un agréable moment de détente passagère…
Parce que je sais que même si on peut reprocher à Guarnido d’abuser de certains effets, il faut lui reconnaître un certain talent de metteur en scène.
Les personnages de Liebber (le hibou), de Ribs (le croco), ou le sourire carnassier et enjôleur de Gottfield (le dalmatien) sont superbes !
Mais pas que cela… Les couleurs, directes, sont vraiment des modèles d’ambiances qui savent se mettre au diapason des émotions (p. 31), et il nous livre des cases somptueuses comme celles des pages 27 et 28, confirmant en cela sont talent de dessinateur animalier entretenu par sa période de salarié de Disney.
Enfin, je retiens aussi l’offre de 56 pages de Dargaud pour laisser le temps de s’exprimer, et aussi la tentative de réussir des one-shots cohérents dans une période ou le diptyque est souvent la requête minimum. Il faut, je crois, le souligner.
Enfin, le clin d’œil aux fables animalières est amusant parce que le livre d’Alma Mayer (La Fontaine today) y fait référence, mais surtout, aux premières pages de la partie de cartes, je vous laisse savourer la morale du lapin, qui croyait gagner plus vite que les autres avec une bonne main de poker, qui se fait taper par une tortue plus lente, mais au jeu bien meilleur ! ;o)
En tout cas, un album moyen d’un certain niveau, mais lisible, faut pas exagérer !
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