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© Semic

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Etrange Armure
ScénarioChadwick Paul
DessinChadwick Paul
EncrageChadwick Paul
CouleurChalenor Chris
Année2004
EditeurSemic
CollectionSemic Books
SérieConcrete, tome 1
autres tomes1 | 2
Bullenote [détail]

1ère partie, Concrete : Strange Armor (Concrete : Strange Armor #1) [Récit à Suivre - Début]
2ème partie, Concrete : Strange Armor (Concrete : Strange Armor #2) [Récit à suivre]
3ème partie, Concrete : Strange Armor (Concrete : Strange Armor #3) [Récit à suivre]
4ème partie, Concrete : Strange Armor (Concrete : Strange Armor #4) [Récit à suivre]
5ème partie, Concrete : Strange Armor (Concrete : Strange Armor #5) [Récit à Suivre - Fin]

Enlevé par des extra-terrestres, le timide Ron Lithgow, devenu Concrete ("béton" en Français) va se retrouver prisonnier d'une bien étrange armure de pierre. Plus qu'une histoire de science-fiction, Concrete est une fable humaniste pleine de poésie et empreinte d'une réfléxion sur la condition humaine et la beauté de la vie sur Terre.

VO: Concrete: Strange Armor #1-5

 

2 avis

MR_Claude
Chronique réalisée dans le cadre du focus sur Concrete.

Alléché, je l'étais déjà depuis quelques temps: bouche à oreille, conseils d'internautes... La réalisation du dossier m'a permis de confirmer cet a priori positif. Une série inclassable, parfois contemplative, parfois «engagée», des couvertures d'où se dégage une ambiance douce et étrange, rappelant dans l'esprit (et la maquette) des vieux pulps.

Cet album nous présente les origines du personnage, l'idéal pour toucher un public non connaisseur sans avoir à commencer au tout début. Ron Lithgow, homme sans histoire, guère brillant, un peu largué dans sa vie, est capturé par des extra-terrestres qui transplantent son cerveau dans le corps de l'un des leurs, un corps de deux bons mètres fait de pierre. Voila le point de départ, et voila quasiment tout ce qu'on peut en dire, Paul Chadwick ne faisant ensuite que dérouler les fils psychologiques de son histoire.
Comment Concrete va-t-il s'accepter? Va-t-on l'accpter? A-t-il encore un rôle à jouer et lequel?

Par petites touches successives, Paul Chadwick capte l'attention, touche, émeut, fait sourire. Graphiquement c'est rès classique, très sage, avec toutefois quelques effets de mise en page récurrents, et peu conventionnels. On n'est pas dans un comic book bourré d'action, et cela sied très bien à ce rythme lent (comme la lente découverte de son nouveau «moi» par Concrete) et contemplatif. Une sourde critique pointe ça et là à l'encontre des autorités militaires qui vont naturellement vouloir garder Concrete sous leur contrôle, des media et de leur star-system dans le piège duquel Concrete tombe complètement. Mais Chadwick sait garder cette critique secondaire, simplement comme un des éléments qui vont contribuer à la construction de son héros. On assiste «en direct» à son cheminement mental, à ses doutes, ses craintes, aux choix qu'il va opérer. C'est une mécanique discrète mais imparable.

Sans ressort dramatique trop démonstratif, sans effet graphique tape-à-l'oeil, un personnage éminemment humain se construit devant nous. La morale de l'histoire qui voudrait que sous l'apparence froide du monstre de pierre se cache un véritable être humain serait trop simpliste et caricaturale. C'est tout simplement touchant. Espérons que d'autres aimeront, afin de découvrir par la suite de quoi seront constituées les véritables «aventures» de Concrete...
yancomix
Dès les premières pages de notre lecture on se dit que Paul Chadwick a un grand talent pour nous faire croire fastoche à des trucs incroyables.
Le personnage principal et son ami, dès le début, se font kidnapper par des extra-terrestres (et pas de manière hi-tech, hein, non, comme dans une infâme ruelle new-yorkaise) et le lecteur béat ne moufte pas, tout est étrangement plausible, et nous poursuivons notre lecture prêt à tout croire.
Un vrai bonheur!

Chadwick nous invite donc à découvrir les origines de Concrete. À nous plonger dans cette armure avec son héros, Ron Lithgow, prisonnier de ce corps.
Témoins, nous écoutons et suivons le cheminement de sa pensée.
Car Concrete n'est pas de ces comic-books américains où l'action prime. De super-héros ici, point. Concrete c'est vous ou moi. Mais plongé dans l'incompréhensible, l'inacceptable, l'infranchissable.
Comment vivre dorénavant, devenu monstrueux, coupé définitivement de sa vie antérieure?
Chadwick s'applique à faire partager à ses lecteurs cette étrange et paniquante situation:
Par exemple cette scène ô combien parlante d'un Concrete contemplant le tableau qu'il vient d'acheter, représentation de son rêve inaccessible.
Mais alors qu'il était humain, ce fantasme était déjà inaccessible, sa vie n'était déjà pas grand-chose, en tout cas n'était pas devenue ce qu'il en rêvait enfant.
Son incapacité à vivre, aujourd'hui matérialisée par la coupure au monde que lui impose son armure, est plus ancienne, plus profonde.
Finalement, cette étrange armure, ce minérale costume de super-héros, n'est qu'un prétexte à nous raconter l'histoire d'un homme à la recherche de lui-même, presque un récit initiatique déguisé en palpitante science-fiction. Ou l'éternelle histoire de l'homme à la croisée des chemins, conquérant de son libre-arbitre et de sa liberté.

Graphiquement, bien que très classique, Paul Chadwick utilise toutes les ressources de son dessin pour enfermer Ron lithgow non seulement dans un corps de pierre, mais dans tout un système de lignes étouffantes:
Les toiles vertes des scientifiques de la NSA, cases plus petites à l'intérieur des cases de la page, espace restreint…
L'endroit où vit Concrete, lignes qui délimitent, enferment littéralement Concrete dans un rectangle, cage ( case ? ) où il est condamné à vivre…
Même procédé avec les nombreux écrans de contrôle, cases qui enferment encore plus mais aussi éloignent, tiennent à distance, réifient en monstre un pourtant être humain…
Et que dire de ce damier que, pour une quelconque étude scientifique, trace le Dr Vonnegut sur le corps de Concrete. Concrete est une chose, il ne s'appartient plus, il est à ceux qui maîtrisent les barreaux de sa cage: lignes-grillages, filet dessiné. Il est à ce titre significatif que Concrete, qui ne sait plus ( avec ses mains gigantesques ) tenir un crayon pour écrire, fasse comme première expérience libératrice le ré-apprentissage de cette pratique.
Maîtriser les lignes pour ne plus en être prisonnier.
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