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Delcourt

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Des soldats d'honneur
Sc�narioSfar Joann | Trondheim Lewis
DessinBézian Frédéric
CouleursWalter (Pezzali)
Ann�e2006
EditeurDelcourt
CollectionHumour de Rire
S�rieDonjon Monsters, tome 10
autres tomes... 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12
Bullenote [d�tail]

Görk et Krag sont frères. Soldats de la Géhenne, ils gardent une porte secrète du Donjon. La porte étant peu usitée, ils s’ennuient. Jusqu’à ce qu’un vieillard aveugle oblige Krag, seul ce jour-là, à appeler du renfort pour l’empêcher d’entrer. Parce qu’il n’a pas rempli sa mission, Krag est condamné à être tué en plein désert par son propre frère…

 

2 avis

Matt Murdock
Quand j'ai refermé le dernier Donjon Monster, Des Soldats d'honneur, je me suis rappelé en voyant le logo en quatrième de couverture que la série était éditée dans la collection Humour de Rire, elle est bien bonne celle-là.

Ce Donjon là est toujours scénarisé par Sfar et Trondheim, mais c'est Bezian qui s'attelle aux dessins. L'album, cinq niveaux avant le premier Donjon crépuscule, nous raconte l'histoire de deux frères, soldats du Grand Khan, l'un par faiblesse va laisser passer Marvin dans le donjon, et devra se faire couper les ailes et se laisser mourir dans le désert, sentence qui devra être exécutée par son frère. Les dessins de Bezian sont superbes, le trait dur, et assez sombre. La construction est volontairement froide et austère. Chaque page est constituée de 6 cases, et il n'y a aucune bulle, juste le dessin et un texte nous plongeant dans les pensées du personnage chargé d’exécuter son frère. Ce motif est répété jusqu’à la fin de l’album, on peut trouver cela assez froid, et le rejeter en tant que tel, mais j'ai vraiment aimé ce style assez dur. On est plus vraiment dans un BD jeunesse pour le coup. J'ai l’impression que Sfar et Trondheim ont choisi de prendre une direction beaucoup plus noire qu'à l'accoutumé. Encore un bon Donjon, dans la série Monster.
Coacho
Nous l’attendions ce Monster de Bézian, auteur apprécié des bédéphiles pour son travail si particulier comme « L’étrange nuit de Monsieur Korb » ou le triptyque « Adam Sarlech ».
Et bien il a réussi l’examen de passage !
Quelle réussite !
Bien que parfois bringuebalés ou perdus dans l’univers foisonnant des scénaristes fous du Donjon, on peut dire qu’ils nous servent là une histoire forte et poignante qui se rapproche des grandes tragédies grecques, mais avec l’humour absurde d’un Woody Allen.
Un discours noir servi par des couleurs assez pâles ou sombres et un récitatif permanent qui renforcent la tristesse et l’incompréhension de ces 2 frères qui vont oublier de s’aimer pour des questions d’honneur mal placé…
A la limite du surréalisme, et allant au bout de l’idiotie dans laquelle l’orgueil peut placer parfois les individus, les planches se succèdent à un rythme lancinant qui touche juste à chaque fois.
Il existe aussi un croustillant décalage entre les récitatifs et l’image qui l’illustre que chaque lecteur pourra apprécier.
Un découpage en gaufrier de 6 cases qui ne sont pas sans rappeler le travail de Joann Sfar sur bon nombre de ses albums comme les Olives Noires (en scénariste) ou Le Chat du Rabbin.
C’est d’ailleurs à mon sens un album scénarisé plus fortement par ce dernier tant on y retrouve des expressions méridionales qui lui sont propres et qu’on peut retrouver dans ses carnets (6° case p. 34 « J’ai la cagasse mais j’y vais » ou 6° case p.35 « J’évalue mes chances de leur péter la gueule à tous »).
Petit bémol pour des hommes de lettres, des textes comme « …qu’il (sans « s ») sont neutres dans le conflit… » mais c’est parce que cette recherche de l’excellence me pousse à trop d’exigence !
Il reste cette ambiance incroyable, ces planches magnifiques (comme la « pleine page » 9 qui est époustouflante) et cette vraie tendresse que l’on arrive à éprouver pour ces crapules trop vite arrachées à leur insouciante jeunesse… Une vraie réussite, sur mon honneur !
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