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© Groinge

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Faudrait voir à voir
ScénarioIbn Al Rabin
DessinIbn Al Rabin
Année2004
EditeurGroinge
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

Un livre étonnant, sorte de carnet tenu jour après jour, coûte que coûte et scrupuleusement, de juillet 2001 à juillet 2002. Attention ce livre n'a rien à voir avec l'autobiographie, tient à préciser l'auteur! Quoique, faudrait voir...

 

1 avis

glotz
« Encore un album conceptuel » pourrait s'écrier le lecteur féru d'aventures avec des épées et des gros seins en lisant le quatrième de couverture de l'album d'Ibn Al Rabin Faudrait voir à voir : « Un livre étonnant, sorte de carnet de bord tenu jour après jour, coûte que coûte et scrupuleusement de juillet 2001 à juillet 2002. Ibn Al Rabin y explore la page blanche avec audace et ténacité, jouant avec les formes, les mots, les silences, les silhouettes. Voici la cartographie mentale quotidienne d'une création en perpétuel mouvement. Un journal de bord qui déborde de vie et d'idées. Attention, ce livre n'a rien à voir avec l'autobiographie, tient à préciser l'auteur ! Quoique, faudrait voir... »
Et qu'y a-t-il concrètement dans ces 434 pages ? Un inventaire détaillé révelerait de l'humour absurde (p. 190, 224, 236, 253, 285), cynique (158, 278), plus classique (201), voire grivois (258), des clins d'oeils aux chefs d'oeuvres de la culture populaire (254, 282), pas mal de remplissage (assumé le plus souvent, 262), des poèmes mal construits et bien d'autres choses tout aussi palpitantes.
L 'ouvrage ne se voulant ni autobiographique ni recueil de strips remplit plutôt bien l'objectif de s'interroger sur la possibilité de la création au quotidien, avec ses aléas : lors des périodes de fatigue l'intérêt est bien faible, et ce parfois plusieurs jours de suite, alors que l'on trouve ci et là quelques éclairs de génie.
Plus défilent les pages et plus se dégage une structure commune au « journal » : les lombrics, le refrain « on m'appelle l'hirondelle des faubourgs », les rectangles vivants, Karl Marx et « l'homme qui a vu le fils de l'homme qui a vu l'ours » (qui concluent l'albums) reviennent au fil des mois, donnant un semblant de cohérence à l'ensemble et permettant quelques running-gags qui aident à accomplir l'objectif fixé.
Hélàs, dans les dernières semaines, les planches construites se font de plus en plus rares, au profit de « réflexions » sur la création et d'expérimentations graphiques bien souvent assimilables à une regrettable vacuité, hormis peut-être celle de la page 299. Pour tenter de se sortir du piège du rien à dire, Ibn Al Rabin utilise alors les mêmes personnages et les mêmes ficelles, et ce qui, sur l'ensemble du livre, aidait à la cohésion et était appréciable, devient assez énervant sur de petites périodes. Ainsi la série des 7 gags de Chiara et l'interviewer, si elle aurait pu être drôle dans un autre contexte, faut rentrer le livre dans le mécanisme du strip quotidien et l'auteur trahit le postulat initial, de même les mauvais petits poèmes rimés, drôles aux toutes premières lectures, n'inspirent assez vite plus qu'ennui et vers la fin le lecteur se prend à compter les pages lui restant à lire...
Une idée de départ très intéressante, des coups d'éclats indéniables (comme la page 310), une grande majorité de pages plaisantes mais l'essouflement aisé à sentir vers la fin montre que l'expérience n'est pas à recommencer. Un an, c'est beaucoup trop long...
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